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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
mercredi 15 août 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'ordre, 1934-08-15, Collections de BAnQ.

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^ '.j rjff^'t jniiii'i ¦'., ;-.-|i.1.,¦ ' n ,• ¦Mm ¦ |.jVr' iliY iV*:ai l~' Ï "i 1 # RÉDACTION ET ADMINISTRATION .TARIF DES ABONNEMENTS t 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* 1 an 6 mots 3 mois I En ville, par la poste.Canada (hors de Montréal), ] Royaume-Uni, France et ) $6.00 Espagne .j Etats-Unis et Amérique du Sud 86.50 Autres pays $9.00 84.75 $2.50 83.25 81.75 83.50 81.85 88.00 $4.25 82.25 Administrateur PIERRE ASSELIN Secrétaire de la Rédaction .LUCIEN PARIZEAU On est prié d'envoyer toute correspondance à la case 4018 de 1 HA tel des Postes en mentionnant sur l'enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.Quotidien de culture française! et de renaissance nationale Directeur-fondateur % QLIVAR ASSELIN L'abonnement est payable d’avance par mandat-poste ou chique affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année — No 132 Le numéro; 5 sous Montréal, mercredi 15 août 1934 (le journalisme français dans la province de Québec) ; Edmond Turcotte, directeur du Canada (la presse franco-américaine).Sur l’importance de ce congrès, inutile d’insister.Si jamais « La Ville dote la besoin du secours spirituel de la France, Veuve et l’enfant c C8t aujourd'hui.Montcalm écrivait d’un pompier mort» dé^à auJm,ini8tfie dc la Marine que les v , soldats de la milice canadienne, débrail- lisait-on ces jours derniers dans un jour- lés et de mœurs rudes, détestaient les nal très estimable d’ailleurs, en tête d’un officiers polis que le Roi leur envoyait fait-divers municipal qui expliquait de France.Cet orgueil blessé s’est effectivement que la VEUVE avait obte- nimé avec le temps jusqu’à la gallopho-nu une pension parce que le pompier bie la plus niaise, meme chez cette classe son mari était mort.de Canadiens dite à tort cultivée, même Le reporter qui a rédigé ce fait-divers et surtout chez certains journalistes, savait parfaitement, soyons-cn sûrs, que Quand on a compris qu’il n’y a pas le mari d’une veuve est toujours mort, d’autre ressource, pour les Canadiens Il a ete victime d’une regie de compost- français, que de se fondre dans la Confé-tion typographique scrupuleusement deration anglo-saxonne ou de retremper observée à la rédaction des journaux constamment leur culture et leur langue d information canadiens et américains et dans le commerce des écrivains français, qui exige qu’un titre ait l’apparence géo- c’est une pitié de sentir la haine sourde métrique, dût le sens aller à tous les qu’un certain nombre d’entre diables.Pour présenter, avec les carac- tons qu’ils soient en minorité — ont tères en usage dans la composition des vouée à tout ce qui vient de France, titres de menus faits-divers, trois bran- D’ailleurs, pour que les journaux de ches exactement égales, il fallait à toute grande information répandent quoti-force, apres «pompier», un mot de diennement, à pleines pages, une langue quatre lettres: le nouvelliste, s’étant un qui humilierait les pourceaux, si les instant gratté la tête, a sagement réfléchi pourceaux pouvaient lire, il faut que s’il y avait une veuve il y avait un l’esprit français, chez la masse du peuple, mort et il a ajouté sans broncher: ee soit profondément dépravé.Car la «mort».L’abus des adjectifs démons- langue, première forme de l’activité hu-tratifs ce, cet, ces, cette («on retrouve maine, ne se sépare pas des mœurs, ces cadavres », « la police arrête cet indi- comme le virent les félibres Mistral et vidu»,-etc.), du verbe au passif («Je Aubanel, conservateurs du délicieux criminel a été arrêté par la police»), parler d’oc et, en même temps, des parfois de l’un et de l’autre à la fois ( « cet tûmes provençales.Luther fit de même assassin est reconnu par les voisins »), a ppur l’allemand.Demandez-vous à quoi pour cause ordinaire, dans le journal l’esprit est voué, à quel anéantissement il canadien de langue « française », Tenté- ^’achemine, dans un pays où le français, tement de quelque chef de service à faire enseigné à l’école comme une langue entrer dans ses titres ou ses manchettes morte, s’écrit dans la presse exactement tel nombre de lettres, pas jargon rage et de contraction m’a soutenu très juge à la hâte, avec ce manque de sens sérieusement qu’en faisant ainsi passer critique qui le caractérisé, sur des excep.la typographie avant la grammaire et le rions ou des accidents.M.Edgard dictionnaire on a obtenu des journaux Coulon, qui vient de fournir à I’Ordre bien supérieurs aux journaux de France, une étude intéressante sur la question Opinion qui, comme bien d’autres, en celtique, nous écrivait récemment: notre pays, prend naissance dans le « Comme tous les Français, je crois parti-pris de se libérer de la tutelle intel- que nos ancêtres, en abandonnant leurs lectuelle de la France.Mgr Courtois, frères canadiens, ont commis une grande aujourd’hui évêque coadjuteur de Trois- faute, répétée sdus Louis XVI et sous Rivières, écrivait jadis dans le défunt Napoléon 1er.Le Canada nous eût été Trifluvien, à propos des lois françaises nécessaire à tous égards et nous avions sur les congrégations et sur la séparation tout à gagner à rester unis à lui.Les de 1 Eglise et de l’Etat, que, le français fautes historiques sont irréparables, mais étant devenu une langue de perdition, du moins pouvons-nous chercher à conies Canadiens-Français d’origine fraii- naître nos pensées réciproques: c’est çaise devaient songer sérieusement à pourquoi j’ose vous envoyer ces quelques 1 abandonner.Lfes journalistes qui font pages, qui ne sont que la très simple à leurs textes de beaux titres symétriques expression de l’avis du petit bourgeois qui ne s’apparentent, quant au sens, à français.R a été fondé à Paris, en 1930, aucune langue connue, sont mus eux une société de folklore français, destinée aussi par la haine de « ces maudits à recueillir ce qui peut subsister de nos Franças ».vieilles traditions.Vous recevrez par même courrier un extrait se rapportant à notre région.La société serait, à coup sûr, • très heureuse d’accueillir des articles, contes, coutumes, etc.provenant de nos frères de sang canadien et je serais très flatté de vous servir de parrain.» En France, où beaucoup d’hommes cultivés croient encore — du moins, ils le disent — que nous parlons comme à l’époque du Régent, la question du français au Canada ne se pose pas dans son vrai jour.Le moyen le plus sûr d’améliorer les relations franco-canadiennes, ce serait, comme le propose M.Coulon, l’échange des collaborations, de journal à journal.Je me souviens d’avoir lu, dans les Nouvelles Littéraires, un article sur Montréal, signé d’un Européen qui a longtemps vécu parmi nous: c’était superficiel, plat et, en maint endroit, inexact.La partie des encyclopédies françaises consacrée aux choses du Canada ne vaut guère mieux.En l’espèce, les comités de rédaction devraient s’adjoindre des collaborateurs canadiens.Sur ce plan de collaboration mutuelle, les relations entre la France et nous sortiraient des cadres diplomatiques, où elles n’ont jamais produit que des mots.Lucien PARIZEAU Comment une langue se perd Verchères, le comté 'de M.Duranleau, 50 de Berthier, le comté de M.Barrette et 15 d'Yamaska.De plus.300 hommes environs sont employés par le gouvernement à des travaux de dragage sur le Saint-Laurent ; on m'affirme que pas un seul d'entre eux n’est de Sorel.On sait que les bateaux de dragage ont leur base à Sorel.Le gouvernement ayant dédaigné Sorel, où un conservateur ne sera jamais élu député, avait au moins le devoir d'employer les chômeurs de cette ville avant les cultivateurs de Saint-Barthélémy ( Berthier) ; on voit comment il s’est acquitté de ce devoir.Quel traitement subissent les Canadiens-Français employés au chantier du gouvernement fédéral, ou aux « Chantiers Manseau » où on exécute d'importantes commandes du ministère de la Marine ?Depuis la dernière élection le contremaître général du chantier fédéral, un nommé» Carswell, est un unilingue.Aux « Chantiers Manseau », les emplois importants sont confiés à des Anglo-Canadiens ; les quelques contremaîtres Canadiens-Français sont moins rémunérés que les Anglais qui font le même travail.Pourquoi ?Qu'on aille le demander à M.Duranleau : c'est à lui qu’appartient la surveillance des travaux exécutés par le ministère de la Marine.Sur la terrasse d’Elseneur nous avons eu Le spectre de la restauration d’ufl Habsbourg rôde de nouveau à tous les carrefours dangereux de l’Europe.Une fois de plus, le problème est à l’ordre du jour : « Othon peut-il remonter sur le trône de ses ancêtres ?Doit-il tenter de le faire ?Va-t-il, dans l’état actuel des choses, risquer l’aventure ?Un roi pourra-t-il sauver le pays ?» Toutes questions qui agitent de nouveau les passions et les esprits.L’héritier des Habsbourg a été longtemps tenu en veilleuse.On le pousse maintenant au premier plan de la scène.Les monarchistes autrichiens estiment que l’occasion est propice et qu’il faut d’ailleurs jouer le tout pour le tout, si l’on veut sauver le pays : l’ex-impératrice Zita n’a jamais perdu l’espoir de rentrer à Vienne ; l’Italie ressort de son sac à malices un prétendant qu’elle croit sûr, aussi sûr que Dollfuss, et que l’on espère du reste enchaîner par un mariage d’Etat ; enfin, certaines puissances verraient sans déplaisir le rétablissement d’un Habsbourg.Le jeune Othon a pour lui l’ex-roi d’Espagne, qui, n’ayant pu conserver le trône de son pays, va essayer d’en donner un à son « cher cousin ».Dans tout ce mouvement, il y a beaucoup d’enthousiasmes, beaucoup d’illusions et peut-être plus encore de calculs intéressés.Et cependant, la cause vaut bien qu’on s’intéresse à elle.Il ne manque pas de bons arguments en faveur d’une restauration.Le plus puissant — ceci n’est qu’une opinion personnelle — serait le rétablissement d’un principe d’équilibre et d’ordre dans un pays déchiré par l’anarchie et le retour à " une formulé traditionnelle, certainement plus logique que toutes celles des gouvernements qui se sont succédé à Vienne depuis quinze ans.Mais en toute chose il faut considérer les différents aspects.La restauration d’un Habsbourg en Autriche, ou même en Hongrie, est plus qu’une question purement nationale : c’est une question européenne.On l’a bien vu lorsqu’on a cru à Belgrade que l’Italie mobilisait dans l’intention de replacer sur le trône des Habsbourg le prince Othon et de lui faire épouser ensuite une princesse italienne.La Yougoslavie a non seulement menacé de mobiliser, mais elle a même concentré des troupes à la frontière.L’intervention italienne a été arrêtée dans l’oeuf et les choses sont restées dans le statu quo.L’Autriche reste soumise à un régime bâtard qui n’est plus une démocratie et qui n’a même pas le prestige d’un régime moi narchique.S’il n’y avait que l’hostilité de la Petite Entente pour prévenir une res-tauration à Vienne, il est probable que l’on arriverait à un compromis un jour ou l’autre.Mais il y a surtout l’opposition allemande et il y a celle, assez peu connue du reste, de la Hongrie.Il y a aussi celle de la France, qui admettrait bien un Habsbourg, à condition qu’il fût entièrement dégagé de liens italiens.On peut voir par là que la restauration n’est pas encore accomplie à Vienne.Il peut y avoir un coup d’Etat, mais difficilement quelque chose de durable.Si l’on en croit les dépêches de presse, l’ex-impératrice Zita accomplirait un effort gigantesque pour réduire l’opposition de la Petite Entente en lui offrant de s’amalgamer dans un nouvel Etat qui comprendrait même la Pologne.On est là, bien entendu, dans le domaine de la plus haute fantaisie.Mais si jamais ce rêve se réalisait, l’Europe aurait à faire face à un IVe Reich, aussi dangereux, sinon davantage, que celui de MM.Hitler et consorts.mm .________________________________ cnvc- am \ H h, ¦ 1 eux — met- I l riSlP m m Dolard DANSEREAU i ¦i que Ecboe i M.Alexandre\ Taschereau A la gloire de Cartier • Un plaideur malheureux, que le servilisme des tribunaux envers le pouvoir politique avait failli ruiner, raconta un jour dans le Nationaliste qu’étant entré dans un W.C.d’hôtel il n'avait eu qu’à allonger la main pour toucher à un dispositif de distribution de papier qui s’ap-< .pelait «Equity ».Il m’était donné ces ^Sciences Economiques est extrêmement de- jours derniers, dans le même endroit, de dicate et importante.Nous aurons sans constater que si l’esprit souffle où il veut •"doute, un jour ou 1 autre, 1 occasion de Admiration se manifeste comme «lie peut.^day^itM'Çj.Nous_ voulpns -Sur-Tenveloppc-du-" papier- que»vous savee sejilçrjlent maintenant donner une idee et qU; nc SCrt nullement à écrire (sauf, d ensemble de 1 organisme que nous croyons viable au Canada, pour la sauvegarde et la direction de ses intérêts sociaux et économiques.L’idée essentielle sur laquelle il nous plairait tant de nous étendre, et qui porte sur tout enseignement, est celle de culture générale.Aux Anglo-Saxons qui n’y croient pas parce qu’ils s’en passent, aux Yankis qui la méprisent parce qu’elle les gêne, ils nous faut prouver qu’elle seule civilise.De la culture générale dépend par exemple la notion latine du devoir (obligation et sanction) qui est la sauvegarde du type moral.La notion américaine du devoir (!) cherche au contraire la sauvegarde du confort, de l’intérêt matériel, du type physique.La flagrante incompatibilité de ces deux doctrines n’est-elle pas, au fond, la raison profonde des désaccords internationaux d’aujourd’hui, de l’incompréhension totale et réciproque d’ailleurs entre français et américains ?Pour un| Conseil National Economique cou- i IX Ajoutons quelques mots à ce que nous disions hier du recrutement des écono- dont nous avons parlé, l’est plus encore de renseignement secondaire, supérieur, primaire supérieur et technique, avec, cependant, cette différence qu’au lieu de s’en tenir à un minimum de connaissances les jeunes gens qui suivent de tels cours et tendent par conséquent à un rôle social plus important, devraient ajouter un réel intérêt pour la question économique, sans lequel il leur serait impossible, plus tard, de remplir leur devoir.S’il n’est pas demandé à tous de définir une politique économique, s’il est réclamé de chacun de laisser faire ceux qui y sont compétents, il,n’en est pas moins vrai qu’aucun organisme national, en cette matière, ne saurait fonctionner efficacement sans la ' collaboration intelligente de tous, et, au premier chef, de ceux dont dépendent directement des groupes d’hommes, des groupes d’intérêts.Nous avons réclamé la création, par l’école, d’un milieu propice à une action économique saine, A ceux qui dirigent ou dirigeront des entreprises, ou en seront les conseillers techniques, incombera la tâche de rendre effectives et fécondes les décisions ou suggestions du Conseil National Economique.A eux donc d’en comprendre la portée et le mécanisme en se familiarisant dès les années de collège et d’université avec les questions sociales et économiques.Inutile d’insister sur ce point.Nous avons dit aussi qu’une carrière nouvelle s’offrirait à l’esprit de l’enfant, à condition qu’il en eût la vocation.Celle-ci ne peut être que confuse dans les années d’école, et ne saurait s’affirmer que par •une information plus étendue dans les années de collège.Reste à savoir quelles connaissances spéciales seraient requises d’un économiste pour le faire agréer par le Collège Economique; Ne parlons pas des débuts de l’organisation où, par la force des choses, l’on devrait manifester une certaine tolérance.Mais peu à peu ceux qui seraient chargés de juger les candidats devraient se montrer de plus en plus exigeants.C’est l’évidence même.L’économie devenant l’objet-d’une profession, et la valeur technique de ses spécialistes une nécessité, il faudra voir à compléter l’organisation de l’enseignement des Sciences Sociales, Economiques et Politiques.Nul n’ignore l’Ecole fondée et dirigée par M.Edouard Montpetit et dont la portée se précise chaque année.Sans outrepasser les droits des profanes en la matière, nous osons espérer qu’un jour viendra où une faculté autonome (i), désirée sans doute par M.Montpetit lui-même, consacrera l’importance de la question économique et constituera, dans chaque université canadienne, l’organisme d'enseignement où nécessairement les futurs économistes devront gagner compétence et diplômes, ceux-ci leur permettant seulement de se porter candidats au Collège Economique.La question de l’enseignement des ( i ) La chose existe, croyons-nous, en Angleterre, sous le nom de « London School for Economies comme un 1 peut-être au Dr Lalanne ses mortels articles), un industriel né malin, un commerçant « patriote » voulant sans doute honorer à sa manière le découvreur du Canada, a fait imprimer : « Cartier ».Malheureusement, ou heureusement, l’auteur de cette trouvaille a, à la canadienne, omis le prénom du grand homme, de sorte qu’à moins de deviner l’intention l’usager ne saurait dire s’il s’agit de Jacques ( ier), de l’illustre Georges-Etienne, du diplomate qui empêche MM.Duranleau et Cardin de se ruer l’un sur l’autre, ou tout simplement du Jeune-Canada qui participa si • glorieusement à la grève de l’internat.01.A.i :f ?t.-, ! Ne pas confondre! Tout le monde connaît les « shorts », ces courtes culottes que portent les sportifs et, particulièrement, les as du tennis.Mais, en Grande-Bretagne, on désigne aussi sous le nom de « shorts » les films de court métrage.De là une plaisante confusion dont s’indigne un journal illustré londonien, en reproduisant cette annonce d’un grand théâtre cinématographique : « Changement de shorts à chaque représentation ! » Ce confrère suggère non sans humour que ce changement « shocking » se fasse derrière l’écran.Quoiqu’en ait pensé M.Bourassa, la désagrégation des Etats-Unis est autrement avancée que celle de la France, et il serait opportun, ici, au Canada, de donner aux.enfants, collégiens, étudiants, la hantise de la culture générale, le culte de la synthèse.i' Olivar ASSELIN André VERRIER La France et nous H (à suivre) ' Corrections tardives i A Sorel Un lecteur québécois nous fait observer très' justement que nous avons de toute évidence écrit le contraire de notre pensée dans cette phrase de notre article du samedi 4 août sur l’offre d’emplois dans les services de la Santé de l’armée britannique : Et ce nous est une raison de ne pas voir sans déplaisir l’offre que fait aux jeunes médecins canadiens-français le colonel docteur Arthur Mignault.ancien commandant de l’hôpital militaire de Saint-Cloud (No 6), de leur procurer des engagements de cinq années dans les services sanitaires de l'armée britannique.Une distraction nous a empêché d écrire, comme il eût fallu : « Et ce nous est une raison de voir sans déplaisir.» Dans un autre article sur Hinden-burg, également écrit de Trois-Pistoles, j’avais indiqué entre parenthèses des alternatives de temps à employer si le vieux président boche mourait avant la publication.Le lecteur de copie, estimant sans doute que je souffrais d'un dérangement cérébral, et néanmoins trop respectueux de ma sacrée personne pour changer un iota à mon manuscrit, a laissé passer des bouts de phrases comme celui-ci ; « Hindenburg est (ou était à sa mort).» Le lecteur, quelque peu éveillé, aura de lui-même discerné la bourde.N'empêche que l'article a fait son tour de presse avec ses étranges parenthèses.Comme quoi la réputation d'écrire le français convenablement a parfois ses inconvénients.—.OL A, ¦ ¦» A l’occasion du IVe centenaire du débarquement de Jacques Cartier à Gaspé, MM.Henri Gagnon, président de la Canadian Press, et Georges Pelletier, directeur du Devoir, organiseront à Québec, du 27 au 29 août, une réunion de la presse française.Le Comité national français y déléguera quatre rapporteurs: M.Jean Lafond, directeur du Journal de Rouen, traitera des relations professionnelles entre la presse parisienne et la presse de province; M.Franc-Nohain, secrétaire général de I’Echo de Paris, parlera de l’importance de ^élément littéraire et intellectuel dans la presse française; M.Fortu-nat Strowski, professeur à la Sorbonne, traitera des courants d’idées dans la presse française; et M.Charles Houssaye, vice-président de l’agence Havas, exposera «les progrès intellectuels dans l’information de la presse française dans ses relations avec l’étranger, notamment avec l’Amérique du Nord ».Les quatre rapporteurs canadiens-français seront MM.Olivar Asselin, directeur de I’Ordre (relations de la presse canadienne et de la presse française) ; Charles Gautier, rédacteur en chef du Droit (le journalisme français hors du Québec) ; Noël Fauteux, rédacteur en chef de la Presse Il y a des villes chères au coeur de M.Bennett et de son chevalier servant, M.Alfred Duranleau, notamment Trois-Rivières et Berthier, toutes deux représentées aux Communes par deux braves conservateurs, MM.Bourgeois et Barrette.D’autres villes, comme Sorel et Hull, ne partagent point l’honneur et le profit d’avoir député des conservateurs à Ottawa et, par conséquent, n’ont rien reçu des $40 millions votés à la dernirèe session pour combattre le chômage.A Trois-Rivières, on démolira quelques vieux quais pour les reconstruire au coût de $270,000 sur les nouveaux quais on élèvera ensuite des remises et hangars pour $128,000.Le futur Hôtel des Postes de Berthier va coûter $48,500.Loin de nous la pensée de reprocher à ces deux villes fortunées l’argent qu’elles ont arraché au gouvernement fédéral ! Mais pourquoi Hull et Sorel n’ont-elles rien reçu ?r ri ! André BOWMAN La télévision A Sorel, près de 400 familles ( 1,492 personnes sur une population d’environ 10,000) dépendent des allocations de chômage.Les finances municipales sont en bon état, paraît-il : mais on parle de supprimer le « dole ».Le gouvernement fédéral n’avait donc aucune raison plausible d’ignorer Sorel.après s’être montré si généreux envers Berthier et Trois-Rivières.Le chantier maritime du gouvernement fédéral, établi à Sorel, emploie 323 hommeSi dont 30 de .Chambly- t On annonce de Londres qu’un projet de construction d’un grand théâtre de télévision serait en bonne voie d’élaboration.L’édifice envisagé serait situé sur le bord de la mer, dans la région du Lancashire.Ce serait le premier établissement de télévision dans le monde entier.Il serait prévu pour 2000 spectateurs.Les programmes viendraient de Dublin et échapperaient ainsi à la censure bris tannique* I Un film sur Bayreuth A l'occasion des préparatifs pour les fêtes wagnériennes de Bayreuth, la Ufa a tourné récemment, avec le concours des meilleurs interprètes de Wagner, un film éducatif dont le titre provisoire est Bayreuth se prépare.Le metteur en scène est le Dr Nicholas Kaufmann.I V -, .______________________________________________________________________________________________________________________________ « L’ORDRE — Montreal, mercredi 15 août 1934 Le travail des secourus L’opinion de nos lecteurs REVUE DE LA PRESSE CANADIENNE D'après une déclaration de M.Sa- I chiffre de la contribution fédérale et vignac à la presse, les secourus celui, moins élevé, qui sera établi à devraient bientôt gagner leur allocation l'avenir, il est inopportun d’imposer à de chômage.la Ville une charge supplémentaire.Conseil municipal choisira, Il serait injuste aussi d'exiger de parmi les divers projets qui lui furent l’homme marié, père de plusieurs en-suggérés, celui qui paraîtra à la fois fants, des heures de travail supplément le plus juste envers les secourus et le taires.L’allocation de chômage, somme plus avantageux pour la Ville.toute, suffit tout juste à l’entretien de La première proposition qu’on étu- ceux qui la reçoivent.Si le père de fa-dicra est celle du conseiller de Notre- mille retire davantage, c’est qu'il lui Dame-dc-Grâce, M.Biggar.Elle con- faut davantage pour nourrir, habiller et siste à verser un supplément d’un dol- loger sa famille.A personne Valloca-lar à l'allocation ordinaire du chômeur, tion n’est censée servir à payer des amu-cn échange d’un certain nombre d'heures sements.Pendant les loisirs plus longs de travail par semaine.Les conseillers que lui laisserait le plan Schubert, par favorisent plutôt le plan actuellement en exemple, ou le plan Biggar, le céliba-vlgueur à Ville-Saint-Michel.Le se- taire se reposerait, chercherait un em-couru qui consentirait à travailler pour ploi.etc.; le père de famille, d’après la Ville recevrait $0.30 de l’heure, et le plan Schubert, travaillera cinq ou six le secouru inoccupé $0.20 ; le premier jours par semaine pour toucher son n’aurait droit qu'à un nombre d’heures allocation, c’est-à-dire un salaire de de travail proportionnel au chiffre de famine.Il ne faut point faire regretter l’allocation reçue.Ce dernier plan s'ap- aux pères de famille d'avoir des enfants, parente à la proposition Schubert dont II est facile de parer à ces incon-il a les avantages et les inconvénients, vénients.Qu’on établisse à cet effet le Deux objections d'ordre pratique principe suivant : tout secouru doit un s’opposent à la mise en œuvre de ces certain nombre de journées de travail plans.Il y a 38,000 familles à Montréal à la Ville en retour de l’allocation qu’il qui reçoivent des allocations de chô- reçoit.Ce nombre de jours serait sen-mage, soit 38,000 chômeurs au moins siblement le même pour tous.Ce serait que la Ville devrait employer quelques un excellent moyen de s’assurer que heures par semaine.Pour déterminer tous les secourus sont vraiment des pendant combien d’heures chacun aura saris-travail.Ils seraient appelés au travaillé, il faudra Uhe petite armée de travail par ordre alphabétique.On comptables ; les frais d'administration éviterait de cette façon des frais d’ad-de la Commission de chômage, déjà ministration supplémentaires.Ce sys-élevés, seraient doublés.Or, le Trésor tème rend justice aux pères de famille, municipal est à sec ; un supplément aux allocations de chômage, fût-il seulement d'un dollar par chômeur, coûterait à la Ville $38,000 au moins par semaine.Au moment où Montréal devra combler la différence entre l’ancien avec un enthousiasme qui étonne de la part de gens qui se laissent abrutir aussi délibérément.Alors le poste, fidèle à sa clientèle, se réjouit de cette confirmation de ses émissions et se laisse gaiement tirer par en bas par la masse des auditeurs qu'il devrait plutôt chercher à élever.Et c'est ainsi que tout le monde dégringole vers l’égalité par en bas, chacun s'efforçant — effort facile! — de s'abaisser au niveau de celui qui est au-dessous de lui.C’est la démocratisation de la société après celle de la politique.Le trust de ressenec cisément « courir de trop grands risques d errer ».Les doctrines d'où il partait formaient un terrain solide, mais il s’aventurait au delà des limites de cette solidité dans exégèse hasardeuse des encycliques, exégèse exprimée dans une langue qui tenait souvent du charabia, chose dont on cherche à l'excuser en écrivant qu’« aux phrases ciselées il préférait les idées pratiques et claires ».De là nos discussions avec ce polémiste ébouriffé comme sa chevelure — et parfois ébouriffant — car nous partions des mêmes bases: mais il s'aventurait souvent un peu loin, comme l’écrit son confrère Eugène L'Heureux. C’est ainsi que s’exprime, à l’ÉCHO DU St-MauR!CE, M.Dallaire devant la ridicule explosion de sympathie que la mort du maréchal-président Hindenburg a soulevée dans tous les pays, à commencer par les ennemis anciens et actuels de l’Allemagne.M.Dallaire se rallie aux vues exprimées dans l’ORDRE par notre directeur.Un prêtre canadien de l’Alberta renouvelle son abonnement.Le Je viens, dit-il, de transporter mes pénates à X, dans la région de la rivière de la Paix, comme vous pourrez voir sur la carte au verso de mon enveloppe.Nous commençons une paroisse nouvelle et ca-nadienne-fraitçaise.Tout à côté de notre embryon de village, il y a une école industrielle du gouvernement pour les Indiens des réserves voisines.Nous avons le service de la chapelle et de l'ancienne résidence des Pires Oblats en attendant.une VOrdre du 4 août, sous la signature autorisée de M.Olivar Asselin, s'étonne et avec raison do ce déchaînement de sympathie universelle qui a été l'écho de la mort du vieu:: boche qui, avec le Kaiser et ses qu'a provoqué dans la presse rurale et dans suppôts, ont déclanché 1 épouvantable hé- [’Ordre la campagne qu’elle a inaugurée tacom e e .contre le trust de l’essence.Elle apporte une L ÉTOILE DU ^Jord se réjouit de l’écho Nous venons recommencer ici ce que nous avons fait depuis 5 ans à Girouxville et depuis 34 ans dans ce pays albertain : Celle de Macdonald et celle de sir grouper les nôtres et les organiser au point mise au point à mes commentaires sur la façon ! Reginald Tyrwhitt, — que, par distraction, de vue religieux, national, éducationnel et dont elle avait envisagé la possibilité d'un mo- j’ai appelé « lord » Tyrwhitt_qui se sont économique.C’est notre tâche, que nous nopole d Etat.donné libre cours au Canada presque en même aimons toujours davantage! Nous acquiesçons bien volontiers à temps, écrit (’ÉVÉNEMENT.Quant à l’abonnement à votre esti- mÈÊÊÈnSÊËËÊÊl e», .d,p„L.m.um* «gj-u- - r rs?s * m" u.ïï.sr8*;,ic,e ,jtssas5.wsa.-.sistevrss:t"zrs E mande?Ont-Ils la mémoire si courte qu’ils | mentes».vale do l’empire.Instruits par une expé- et loul le temPs— no se rappellent plus le martyre que fit Nous ne discutons pas ces apprécia- rience qui a coûté très cher en hommes subir à la France et à la Belgique les mé- tions, qui ne vont, du reste, nullement à et en argent, les Canadiens ne seront pro-thodes brutales et inhumaines d’Hinden- l’encontre de ce que nous avons dit.Mais burg et de son état major?nous tenons à bien préciser que si nous Est-ce qu’on a oublié que c’est sous le avons envisagé soit une enquête, soit un monopole, dans la question do l’essence, ce n’est absolument que comme des palliatifs qui seraient loin de répondre à tous nos voeux.Deux propagandes opposées M.Asselin étale la molosse des puissances devant l’assassinat do Dollfuss, assassinat préparé en Allemagne sous l’oeil du parfait bandit Hitler, lequel avait deux semaines avant marché dans le sang de ceux qui l’avaient porté au pouvoir, pour excuser cet horrible crime, le maître de l’Allemagne disait qu'il avait fait exécuter ses amis parce qu'ils avalent conspiré avec une puissance étrangère qui ne pouvait être que la France.Et cette France si flère, naguère, a fermé les yeux sous l'insulte, au lieu de protester.Et ment.La Ville n'a pas à débourser un sou de plus.Au fait, pourquoi le Conseil municipal ne s'informerait-il pas auprès de la Commission de chômage à ce sujet ?Lettre d’un prêtre qui comprend qu’une culture intellectuelle plus approfondie affinera la religion, et assurera, si cela est encore possible, le salut économique.Vaillant missionnaire de la rivière de la Paix, nous te disons merci.Par contraste, ta lettre me fait songer à l’attitude de certain chanoine du bas Saint-Laurent qui estime I’Ordre un journal dangereux parce que j’ai écrit que son église est unq monstruosité d’architecture, et qui fut, hélas! pendant plusieurs années, principal d’une école normale de filles.Aux yeux de ce fanatique apôtre de l’ignorance, souhaiter que Dieu soit honoré dans des temples dignes de Lui, c'est travailler pour le démon.— Ol.A, bablement pas pressés de souscrire aux projets des jingoes.Ils savent que toute participation aux armements britanniques est u- i concession do plus quant à ce prétendu devoir qu’on nous prêche, d’avoir à épouser toutes les querelles de la métropole.commandement de cet homme cruel qu’on coupa les mains à de jeunes entants parce qu'ils avalent crié « Vive la France » ou qu’ils avalent chanté la « Marseillaise » ?A-t-on également oublié l’Invasion et l’as- Nous sommes, à l’Etoile du Nord, des eassinat en masse des civils, des vieillards partisans convaincus de la liberté absolue Bans défense, des mères avec leurs enfants, du commerce et de l’industrie et nous n'a-réunis à une heure fixe sur la place pu- vons, par ailleurs, pas grande confiance blique et fusillés il bout portant ?dans les enquêtes si à la mode en ce mo- Cette cruauté d’Hindenburg ne fut éga- : ment.Mais il est des cas, et c’est celui de lée que par celle de cet autre misérable , l'essence, où le mal est si grand et ___ que fut Von Tlrpitz, celui qui, pendant la 1 répercussions si profondes dans notre éco- guerre, faisait torpiller les bateaux à, pas- nomie générale, qu’il lui faut un remède, sagers, chargés de voyageurs inoffensifs, quel qu’il soit, et le plus tôt possible.Nous les bateaux-hôpitaux transportant des ma- aimerions infiniment mieux que ce ne soit fades et des blessés.pas l’application d’un monopole dont nous L'orgie terminée et la paix conclue, ne sommes pas, en principe, partisans, — Hlndenburg fut élu président de son pays, mais nous voulons, au problème qui se « Quand le diable devint vieux, Il se fit pose à nous, une solution Immédiate.Or, ermite ».Et depuis cette époque le vieil devant la carence des dirigeants de l’inassassin a présidé à tous les reniements dustrio de l’essence, que notre article et des obligations contractées à genoux aux ses échos n’ont pas fait sortir dé leur pieds du vainqueur.; morgue insolente, où peut-on la trouver en Avant de mourir il a félicité Hitler do , dehors d’une intervention des pouvoirs pula boucherie du 30 juin, et il n’a pas trou-1 hiles ?vé.une parole de sympathie, à la suite du meurtre de Doilfuss, perpétré sous l’oeil Dollard DANSEREAU Ica filiales de l’or ic dégonflèrent.Bientôt meme les pièces sonnantes s’épuisèrent et ce papier figuratif qu’on nommait chèque perdit peu à peu toute signification.L'homme était devenu pauvre.Ce fut un joli chassé-croisé.Mais le monde, à la faveur de cet enseignement, revint peu à peu à une nouvelle formule de vie.L’homme réapprit une leçon, depuis longtemps connue, mais trop vite oubliée, à savoir : que l'or ne fait pas le bonheur des peuples.II réorganisa son existence d’après une norme de sagesse.L’or maudit reposait toujours dans les coffres.Et l’homme l’oublia.Il n’y avait plus qu’une monnaie, qu’un or commun : celui que le soleil couchant éparpillait en parcelles lumineuses sur l’agglomération des toits.Et l’apothcose d’un bonheur simple se levait IL ARRIVA que l'homme devint dupe | pour la race humaine que la hantise de 1 dé lui-même et qu’en sa chair il plaça | l'or avait si longtemps torturée.CKmeet MARCHAND Nouveaux musées La ville de Milan a acquis une collection de près de 700 peintures ,et 1000 gravures'retraçant le développement de la ville.Cet ensemble a été réuni au cours de vingt années par M.Luigi Beretta.Avec les diverses pièces que possédait déjà la Ville, cette collection formera le noyau d’un musée municipal qui sera installé au Palais Dugnani dans les jardins publics.On espère pouvoir l’inaugurer au début de 1935.* * * On vient d’inaugurer, à Bailleul, le musée Benoit de Puydt.Ce musée, formé avant la guerre par les collections léguées à la ville par un amateur d’art, Benoit de Puydt, a été installé dans un élégant immeuble voisin du beffroi.Il renferme de très belles collections de meubles, de bois sculptés, de faïences, d’objets usuels; on peut y admirer une magnifique tapisserie et plusieurs beaux primitifs.« Ils » savent cela, mais lès politiciens qui nous gouvernent l’ignorent délibérément.A remarquer que Macdonald n’a fait ni bruit ni discours tandis que la tournée de sir Tyrwhit s’est faite au son d’une trompette qui n’a pas manqué d’éveiller les échos.D’ailleurs le pacifisme d’un Macdonald et le militarisme d’un Tyrwhitt se rencontrent et se concilient facilement lorsque l’intérêt de l’Empire entre en jeu et qu’il est question de sa défense.Quand la voix de Macdonald résonne, à Ottawa ou à Toronto, elle ne rend pas le même son qu’à Genève.Ces deux propagandes apparemment opposées, ces deux écoles qu’on croit antagonistes n’en forment qu'une en définitive: celle de la propagande impérialiste et de la puissance britannique par le désarmement, l’affaiblissement et l’appauvrissement des autres.La conférence d’Ottawa Il n’y a pas eu de conférence, écrit le Soleil, La conférence convoquée à Ottawa le 30 Juillet n’avait qu’un objectif: amorcer la retraite qui dégagera finalement le gouvernement fédéral de toute intervônttoq1 dans l’assistance accordée aux chômeurs.Il n’y a pas eu conférence.Le premier ministre a déclaré que le gouvernement abandonnait le régime qu’il a institué en 1930 et se contenterait d’assurer utie part des frais d’assistance, suivant les budgets établis par les provinces.On a parlé d’ultimatum.Ce n’étalt pas même cola.L’ultimatum laisse à celui qui le reçoit la ressource d’acceptèr ou de refuser certaines propositions.M.Bennett a exposé ce qui sera.Ce qui sera, c’est avant tout une diminution du concours que l'âdininistratlôn fédérale apportait depuis quatre ans à l'assistance publique.Les Intentions du cabinet fédéral sont apparues dès que les provinces ont formulé leurs demandes.Il était entendu que les administrations provinciales établiraient leur budget d’assistance pour les prochains six mois et que le cabinet fédéral déterminerait sur ces chiffrée lt somme qu’il fournira.Les premières tractations engagées à Ottawa ont révélé que le gouvernement fédéral est surtout préoccupé de donner moins qu’auparavant.La Colombie Anglaise et le Manitoba l’ont constaté.C’est bien la dérobade d’Ottawa devant les obligations prises en 1930.Tout d’abord la diminution des subsides, puis leur suppression.Les provinces se débrouilleront.a des La rançon de l’or r , , , Nous n’avons pas plus confiance que son”présument16 VAllemagne nazl8te et do , l'ÉTOiLE Du Nord en une enquête.Nous 8011 M.r AsseBn a Infiniment raison d'être ! aVOnS *"coJr.'Lmoin18 confiance qu’elle dans le scandalisé de ce flot de sympathie immé- 1 molj°pole d Etat.L ETOILE DU NORD ne s’y rltée.; rallie d’ailleurs qu’en désespoir de hissé en berne le drapeau canadien sur tlon 9ue celle-la, nous sommes bien mal prisl nos édifices publics, ont-ils pensé à morts, et aux maux dont nous souffrons depuis la guerre, calamité que nous devons attribuer sans hésitation à Hinden-burg et à Ludendorft.Et comment expliquer la veulerie de la presse de tous les pays, les sympathies de ; Sciences morales et politiques sur la coloni-vluic'an5 ?ChefS d'Etats’ les condol^nces du sation au Canada français.J’ai donné l’autre jour la substance de cette communication d’après le résumé de la PATRIE.Naturellement, le SOLEIL, journal ministériel, interprète les opinions de M.Blanchard dans j sens favorable au plan Vautrin — type, pas ! Vaudrin, ce n’est pas sur le même plan — et , insiste surtout sur l’« aide-toi, le ciel t’aidera ».sa propre fin.Il avait inventé une curieuse chose : le progrès, c’est-à-dire, l’utilisation de l'homme par l'homme, et maintenant il régnait sur la matière conquise.Lé soir, quand le soleil incendiait le front des cathédrales, avant que la ville né s’éveillât pour jouir de la nuit, l'homme, au séuil de sa villa, dénombrait son or qu'un rayon attardé teintait de sang.Sa main fiévreuse carésSait le métal aux ré- * j , flets hallucinants.Et tandis qu’au long des .Câpres de, depeches qu.nous par- avenues s’allumait lé chapélet dés réflcc- TT Vf i° * - tes s.rr min Et voie, que tous ses des.rS se résumaient le, Anglais de la Mother Country ont dé-a celui-ci : amonceler dé lor, le monopo- cidé de faire de Vélevage au prix de mil.iser dans des coffres.lions de bonnes livres sterling, nos éleveurs A tant chent ce métal, son cœur sen- de j'ouest se voient dans l’obligation de durcit.La fut,e sereine, qui jadis illumi- garder leurs boeufs et leurs vaches.M.naît son front las de travailleur, setei- Hoadley.premier-ministre de l’Alberta, ne gmt sur ses traits.Et son visage, exsangue Voit pas d'autre façon de s’en tirer que la ét fourbe aux muscles tires par les veilles vivante : payer 50 sous par cent livres de et les calculs, acquit 1 impassibilité de la bœuf qui seront mises en conserve.Pour qui plerI5' .ces conserves ?Pour lés cochons, tout sim- En ceci 1 homme éprouvait déjà un plemènl.H est une autre raison à cet àba-avant-gout du châtiment qui s enflait au- tage en masse de bêtes à cornes : la sèche-dessus de sa tête.L’or qui reluisait au resse qui a brûlé les pâturages d’une grande fond de son esprit comme une sourde veil- partie de la province.Tirons de cette mal-leuse, l’or en qui, affadi et desséché, il heureuse expérience la leçon qui s’impose, s’abîmait, travaillait à forger son tour- Pendant que le contribuable anglais paye ment.Car il vivait dans la crainte conti- des millions de livres pour soutenir un éle-nuélle de perdre son bien.Quand la nuit vage coûteux, le contribuable canadien était tombée sur la ville bruyantê, il s’al- paye, à son tour, des millions de dollars longeait devant la gueule de ses coffres pour s’entourer d’une « protection » qui à et, jusqu’au matin, la tête enfiévrée par cause d’une inopportune sécheresse — un l'insomnie, il veillait sur le sommeil de des nombreux impondérables en économique son trésor, tressaillant au moindre bruit, — provoque une insécurité sociale et écono-tandis 'que ses rêves conscients étaient dé- mique plus grande que jamais, chirés de cris lugubres et empoisonnes par une senteur dé meurtre., L’hommè thésaurisateur s’amoindrissait.Son cerveau se fatiguait à jongler avec des chiffres et à échafauder des hypothèses.Sa bouche ne trouvait plus aucune saveur aux mets capricieux et sa chair, domptée par ce morbide esprit de lucre,' dédaignait le luxe que l’art, marié à la science, inventait pour lui.Mais il arrivait parfois qué, làs du pal, infiniment exténué, ce serf, en qui la bête souffrait encore, se livrât aux plaisirs les plus grossiers.Or Dieu, mesurant l’abîme où s’enlisait sa sotte créature, résolut de la sauver malgré elle, en rétablissant dans sa vie les fondements du bonheur primitif.Un matin, sous l’influence du sortilège divin, les potentats de la finance et tous ceux qui, sur un plan plus modeste, amassaient quelque pécule perdirent la combinaison de leurs coffres-forts.Les serrures de sûreté, qu’un habile perfectionnement rendait inviolables, opposèrent une résistance victorieuse à toutes les manipulations des experts.Les monnaies et les lingots restaient entassés dans le secret des parois résistantes.Cette gestation allait-elle se prolonger longtemps ?L’or ne circulait plus.Les hommes, habitués à le palper, avaient des figures curieuses, empreintes d’ennui et de désabusement.Le commerce, l'industrie, toutes cause et Docteur Tancrèfle Aeielln.ehlrurglén-dea-Mate, 6064, avenue du Pare, près rue Leurieri à son bureau de » h.à 6 h.eur rendèa-voua, Tti.: DO *087.Pourquoi l’Ouest tue ses boeufs :: nos h Cv> Colonisation Le Soleil revient sur le communication de M.Raoul Blanchard à l’Académie des i Découvertes eu Crète Dans une caverne découverte récemment près du village, d'Arkalokhori, en Crète, on a trouvé de nombreuses antiquités dont vingt hachés en or à double tranchant.La découverte de cette grotte et des trésors quelle contenait remet en question l’identification de l’antre sacré du Dicté, où le mythologie plaçait la naissance de Zeus.Les fouilles pratiquées de 1884 à 1885 à Anoya, sur le mont Ida, par M.Aerakia, professeur à Candie, avaient fait découvrir une double caverne arrangée en sanctuaire qui avait prêté à cette localisation du culte minoen de Zeus, caché par Rhea, sa mère, dans une grotte de Crète, pour le dérober à son père, Kronos.D’autres trouvailles avaient fait placer là grotte du Dicté près du village de Psychro, sur le haut plateau de Lassithi.Si la diplomatie exige de telles bassesses, grand Dieu où en sommes-nous rendus ! Nous en sommes rendus à n'avoir plus de réaction de défense ni de dégoût.Et il n’y a peut-être pas lieu de étonner, du moins en notre pays où on nous * tellement habitués à tout accepter.Notre I N’est pas colon qui veut.On n’est pas éducation, comme notre régime politique, tend ! folon, n°n F.Ius Tgré Bo1' Le mlnIstre de i faire de .de, e=„fa,„i,L pk» | &%%%&% $tt grande partie de notre presse contribue à ac- lection.C’est l'alpha du mouvement, centuer cette déformation.Notre régime politique rend toute-puissante pour quatre ou cinq années une majorité qui s’est imposée par la démagogie et ne sera un nous en fi L l! Les critiques trouveront là la réponse à leurs récriminations.Pourquoi le veulent de retour à la terre n’est-il pas plus prononcé?Pourquoi n’a-t-il pas toujours eu l’importance qu’on lui accorde depuis quelques années?Mais tout simplement parce que les colons étaient rares au moment de la prospérité des centrés urbains et qu’il était tout-à-fait inutile d’amorcer un mouvement auquel aurait manquer l'indispensable: le recrutement.Il fallait tout d’abord préparer la popularité de la colonisation.L’intervention des administrations ne pouvait venir qu’aprèe cette préparation.mou- remplacée au bout de terme que par un parti qui aura renchéri démagogie.En attendant, la majorité peut tout faire impunément, mettre le drapeau en berne pour une ennemi décédé aussi bien que chambarder impunément l’économie du pays.L’opposition étant impuissante, les protestations du public étant inutiles, le public prend vite l’habitude de ne plus avoir la moindre réaction et de se laisser tout imposer, passivement.son sur sa « Votre téléphone a la valeur que vous lui donnes.».Sous le régime de la Confédération, le gouvernement d’Ottawa, quand les choses vont bien, dit aux provinces: « Laissez-moi faire.» Quand les choses vont mal, il leur dit: « Débrouillez-vous 1 » C’est beau, une confédération! Il y a des gens qui trouvent que la préparation a été longue, mais il faut admettre que le gouvernement de la Province n’est pas le seul responsable des retards que les critiques déplorent.Maintenant qu’il a les mains plus libres, par la grace de M.Bennett, attendons de le voir à l’œuvre.J^E temps c’est la vie.Epargner du temps c’est prolonger sa vie.Bien employer son temps c’est tirer le meilleur parti de sa vie.Votre téléphone, parce qu’il épargne votre temps, ajoute au nombre de vos jours et fait de vous un membre plus utile et plus efficace de la société.La radio C’est au môme ordre d'idées que se rattache cette constatation du même ÉCHO du St-Maurice sur l’abus de l’annonce corn- | merciale à la radio.George» LANGLOIS â: Un prince conférencier Le second fils du roi Gustave V, le prince Guillaume de Suède et duc de Süder-manie, a fêté ces jours derniers son cinquantième anniversaire et le peuple suédois, auprès duquel le prince jouit d’une grande renommée en sa triple qualité d'écrivain, de conférencier et de chasseur, s’est largement associé aux fêtes.Le prince a, de plus, collaboré récemment à la confection d’un film illustrant les beautés naturelles de Il y a quelques années, il entreprit r,A a“e "âii « n’était pas infaillible, pas plus que per- de *aire PaXer 66 dollars comme droit d’en-sonne d’entre nous, il est juste cepén- trée sur la scène.Les détenteurs dés billets Plusieurs de ses affirmations, guère prisées pnnc.e ,apre* la c°“ , n Quand cèlul'ci d’abord par les esprits peu au fait des aPPfit la chose, il s en montra fort contra-questiôns sociales, ont fini par recevoir la rié.Cependant, comme les sommes recueillies ,e convulsion de la folie gemamque.il partout où la démocratie comme c’est fatal sinon sans reproche, qui avait tait ses y a un element de drame que Shakespeare travaille contre le peuple meme.L or pur preuves pendant la guerre d’où 11 avait eût dégagé avec force : I cr\) that 1 have est mo ns solide que 1 alliage ; la nation rapporté de cruelles mutilations do la face, comc /0 this great stage of fools.Si .française, née du mélange initial de plu- homme d’aventures et de coups de main, l'hitlérisme répond aux ambitions profondes sieurs races, résistera à des catastrophes qui LxualitéVguePrriTreS,eShév0oïquo et “cassée* du peuple allemand, il a des chances de emporteront l’Allemagne des purs aryens, formule typiquement germanique.On no , survivre, même à son chef supreme; s il L est la conclusion que Clement-Janm tire peut s’empêcher do frémir à la pensée du n’est qu’une manifestation accidentelle de la de la conférence de Renan : rôle qu’un dégénéré do cette envergure, de mjnorjté ]a plus bruyante, il cédera tôt ou 1 IT: "Æ l.rd à I.¦»»* démocratique.^ Celle .Ile, d’Hitler, il y a tenu.native ne permet pas de repos a I Europe ; dans les deux cas, le danger reste que l’Allemagne désemparée déborde sur le continent.A cette mesure, il n’y a qu’une riposte : l’armement.Le * dillingerisnie * Pardonnez-moi ce néologisme barbare, pour désigner cette maladie barbare qui s’est emparée des Yankees : le culte des bandits., Dillinger jouissait d’une popularité plus universelle que La Fayette, Washington ou Lincoln.A vrai dire, il ne partageait les honneurs de la publicité qù’avec les stars de cinéma.Il avait assassiné seize hommes et dévalisé vingt banques.Il bafouait la police.A la fin, c’était un peu humiliant, le grand public raillant les déconvenues de la police et louant l’audace du gangster., Je suis Partout écrit : Il y avait, du Pacifique à l’Atlantique, une psychose Dillinger.On le voyait, le même jour, dans les bas-fonds de New-York et dans ceux d’Hollywood.Parfois, on s’en prenait à d’innocents citoyens qui avaient le grave défaut de trop ressembler au Tueur.C’est ainsi qu’un commis-voyageur d’Evanson (Indiana), sosie de Dillinger, avait dû se résigner à porter la barbe pour échapper au zèle des détectives amateurs.Un jour, à la sortie de l’Opéra de Chicago, il avait failli être mis en pièces par une foule furieuse, et la police no l’avait protégé que.pour l’amener vivant au commissariat, où on ne le relâcha qu’après un passage à tabac en règle.Mais, même mort, il continue à exercer sur Chicago une fascination morbide.Les journaux ont raconté ces luttes sordides autour du cadavre pour se partager quelques reliques du bandit et l’interminable défilé de la foule à la Morgue, où le corps était exposé.Il y eut plus de monde, assure-t-on, que pour rendre à la dépouille du maréchal Foch un suprême hommage.Les municipalités, qui organisent — car il ne s’agit pas seulement de tolérance — de semblables parades macabres autour du cercueil d’un gangster, ont une lourde responsabilité dans le développement de la criminalité.Un peuple qui a donné aux vocabulaires français, anglais, voire allemand, un nouveau terme de mépris (gangster) qu'on applique aux bandits politiques et aux plus infâmes fripouilles, n’a pas raison d’être fier de son ordre social.une évolution.'"I Les plus nobles pays sont ceux dont les éléments ethniques sont les plus divers.Ajoutons que leur variété ne s'opposa pas à.la création d’une société homogène, façonnée par une communauté d’aspirations, do coutumes, de traditions, ainsi que par un même passé de souffrances et de gloire.Là se trouve la définition mémo de la nation, avant tout « famille spirituelle ».L’esprit de violence et de conquête s'abrite sous les fallacieux prétextes do race et de langue.Il persiste chez nos voisins, et c'est pourquoi le charmant petit livre do Renan nous semble encore aujourd’hui fournir matière à des méditations de tout premier intérêt.Les races s’unissent par des épreuves et des triomphes communs ; les langues secondaires sc fondent peu à peu dans une seule langue principale : c’est de ce travail obscur que naît la nation.Les S.A., comme on sait, composent la « garde d’honneur » de la nation : comment le peuple allemand n’en a-t-il pas la nausée, lui qui voit maintenant craquer de toutes parts, dans le sang des invertis, la puissante Croix gammée ?Hitler ne survivra à la boucherie de sa garde prétorienne qu’en distrayant son peuple vers les problèmes extérieurs.Idée coloniale, question sarroise, Anschluss : il se peut que ces jouets fassent oublier momentanément à l’Allemagne qu’elle est au bord de la banqueroute économique et de la panique morale.Si ces problèmes ne suffisent pas à la distraire, le Chancelier lui livrera, à l’intérieur, les protestants et les catholiques.Mais cet enivrement ne saurait durer.Hitler lui-même ne peut que retarder l’heure de sa chute.% il;., * Qu ’est-ce qu ’une nation ?* L’éditeur Helleu vient de ressortir, dans une édition soignée, le petit ouvrage de Renan, Qu'est-ce qu'une nation ?, conférence que l’historien fit en Sorbonne, le 11 mars 1882.L’opuscule fait grand bruit.Une nation, ce n’est pas un agglomérat d’hommes de même sang, parlant la même langue, mais la fusion, dans un creuset uni-' que, de mille éléments disparates.C’est ainsi que la France, par le rôle civilisateur qu'elle joue en Europe depuis le moyen r "• EszrBÈtSSsE e )um " mands.Dans CANDIDE, M.Clement-Janin résume si clairement la conférence de Renan, que je ne résiste pas au plaisir de le citer : %: m il/, Propagande soviétique en France L’alliance franco-soviétique est conclue, je veux dire perpétrée, car il s’agit d’une erreur diplomatique qui ressemble beaucoup à une faute contre la nation française.J’ai cité dernièrement un article de M.Philippe Barres sur la propagande du Komintern dans les ligues ouvrières de Paris et de la province française.Le JOURNAL DES DÉBATS vient de publier un morceau de prose soviétique, extrait de VEncyclopédie militaire, et que voici : Le point de vue du prolétariat sur les armées d’un Etat bourgeois est formulé dans les Résolutions du Vie Congrès du Komintern (Internationale communiste) •comme suit : « L’armée, quelle que soit la forme de son organisation, représente une partie vitale de l'Etat bourgeois Le prolétariat, au moment de sa révolution, ne devra pas démocratiser l’armée, mais la briser.» Ce principe posé, la distinction entre une armée permanente et la milice, entre une armée de conscrits et une armée de mercenaires, se trouve supprimée.Le parti communiste oppose à la militarisation générale le mot d’ordre de l’armement du prolétariat.Les partis communistes qui regardent le travail révolutionnaire dans l'armée comme ne faisant qu’un avec le mouvement révolutionnaire général des masses ouvrières-paysannes, préparent les soldats pour la lutte contre la bourgeoisie régnante.Le règne de la bourgeoisie entraîne Inévitablement de nouvelles guerres impérialistes et des interventions armées contre l'Union soviétique.C’est justement pour cela que les partis communistes doivent actuellement diriger tout leur travail vers le but central, qui est de préparer, attirer et organiser les masses pour la lutte contre les guerres impérialistes.D'après Engels, la militarisation des masses provoque la décomposition de toutes les armées bourgeoises.Les communistes ne doivent donc pas « boycotter » les armées bourgeoises, ils doivent entrer dans leurs rangs et prendre en main la direction révolutionnaire de ce processus naturel de décomposition des armées bourgeoises.11 y a des assassinats auxquels le meurtrier survit rarement.A l’assassinat collectif du 30 juin, le gouvernement du Ille Reich, du moins dans sa forme actuelle, aura de la peine à survivre.Le « mythe du sang » — on sait la consommation que la littérature de panégyrique du parti a fait de ce Mytlius des Blutes dans lequel elle faisait tenir toute la substance spirituelle du mouvement — le « mythe du sang » s’accomplit.Point dans l’orgueil et la lumière; mais dans l’ignominie du meurtre.Il y a des mots vengeurs.L'Allemagne vient de nous donner le spectacle non d’une révolution (Il y a encore de la noblesse dans le mot) mais d’une convulsion, avec tout ce qui est contenu dans le terme de sauvagerie, d’obscurité, de bassesse pathologique.L'Allemagne est, en toutes lettres, un cas pathologique.L'hitlérisme, c’est le ro-, mantisme de l’allemanitc ou, mieux, c'en est la transformation décadente.Dans la Revue DE FRANCE, opinion contraire de M.Max (-fermant, qui appelle Hitler « la voix sonore du germanisme ».Le germanisme, dit-il en substance, nie le repos, qu’il assimile au néant, répudie le souvenir et, par là-même élimine de son ; Après Charlemagne et la reconstitution temporaire d’un empire d'Occident, le traité de Verdun (843) crée des divisions territoriales qui n'ont guère changé depuis : la France, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Italie, l'Espagne.Ce ne sont pas encore des nations, mais leurs occupants s’acheminent par des voies souvent détournées vers leur existence nationale.Elles y parviennent par la fusion de leurs éléments ethniques, car différentes races se rencontrent sur Purs sols.Deux faits contribuent à cette fusion; l’adoption du christianisme, comme religion dominante, et l’oubli, par les conquérants barbares, de leur idiome originel, ainsi que l’oubli, par les vaincus, de l'humiliation de la défaite.L’oubli, puissant facteur d’union.Les Germains, en Gaule, échangèrent vite leur patois contre celui des Gaulois; en se fixant sur une terre nouvelle, les femmes qu’ils y prirent leur Imposèrent leur langue avec leur religion.Bientôt les différences de races s’évanouirent.Les chansons de geste, ces miroirs parfaits des moeurs du moyen âge, en témoignent éloquemment, par leur silence même.Dès ce moment, les habitants de la Gaule ont cessé d’être des Francs r% Déclin du parlementarisme Je suis un peu en retard, mais la question en vaut la peine.Les Chambres belges ont accordé au gouvernement des pouvoirs spéciaux, quasi discrétionnaires, assez semblables au blanc-seing i que M.Roosevelt s’est fait remettre par le Congrès.C’est un coup rude porté au régime parlementaire.Le gouvernement belge pourra à son gré, sans l’intervention des Chambres, voter diverses réformes fiscales, monétaires et politiques.Notez que, depuis la guerre, l'unique souci du gouvernement semblait être d’équilibrer à toute force lé budget, fût-ce en accroissant les impôts.Libéré de ce souci tout électoral, le gouvernement belge pourra prendre des mesures radicales pour atténuer le chômage, stimuler (’exportation des produits ouvrés, stabiliser sa devise et réduire les impôts, qui écrasent le contribuable.A la GAZETTE DE LAUSANNE, M.R.Dupriez note avec satisfaction que le gouvernement belge n’emploiera point ses pouvoirs spéciaux à détériorer sa monnaie : Inutile de dire qu’il ne manque pas en Belgique comme ailleurs de 1 i 1
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