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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
jeudi 16 août 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'ordre, 1934-08-16, Collections de BAnQ.

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* ! # RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS l I 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* 1 an 6 mois 3 mois J En ville, par la poste.Canada (hors de Montréal), ] Royaume-Uni, France et > $6.00 $3.25 *1.75 Espagne .J Etats-Unis et Amérique du Sud $6.50 $3.50 $1.85 Autres pays.$8.00 $4.25 $2.25 $9.00 $4.75 $2.50 Administrateur PIERRE ASSELIN Secrétaire de la Rédaction .LUCIEN PARIZEAU ) I On est prié d'envoyer toute correspondance a ta case 40/6 de F Hôtel des Postes en ment/onnant sur f enveloppe le service (Rédaction ou Adnunia.t rat ion) auquel on veut s'adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur, t OLIVAR ASSELIN L'abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pa/r à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année—No 133 Le numéro: 5 sous Montréal, jeudi 16 août 1934 noir comment cet « américanisme » avait pu pénétrer dans la langue française, et f ai demandé à une revue qui se spécialise à donner des réponses à des questions (sans doute /’Intermédiaire des Chercheurs et Curieux) quelle est l'origine de cette expression.J'ai été renversé en lisant la réponse suivante: « Le meilleur rhum importé en France vient d’une petite ville connue sous le nom de « Aux Cayes » (prononcé < o-Kay » en français), située près de Port-au-Prince, à Haiti.Dans le commerce de vins et d’alcools, lorsqu’une liqueur est d’une qualité irréprochable on dit quelle est € Aux Cayes », et cette expression a été généralisée pour désigner toute chose irréprochable.» D’autre part, l’auteur de l’intéressante étude sur le français commercial parue récemment dans I’Ordre, M.Adju-tor Fradet, de Québec, nous écrit: O.K.— (Oil Korrect) — Pour attester qu’une pièce comptable quelconque est exacte, qu’une épreuve d’imprimerie est en tout conforme à la copie, on devrait mettre les initiales E.R.A.(Exact, reconnu et approuvé), et non O.K.Dans la pratique on peut employer les lettres E.A.(Exact et approuvé): Celte facture est E.A, M.Fradet prend pour acquis que O.K.est l’abbréviation d’OU Korrect.Cette théorie yankie ne tenant compte ni l’origine attribuée à la formule par YIntermcdiaire des Chercheurs et Curieux ni de l’emploi courant de cette formule en France, il n’y a pas très grand mal à dire ou écrire en français O.K.À noter toutefois que la prononciation française d’O.K.est oka, tandis que les deux mots qu’on prétend que figurent ces deux lettres se prononcent okaïes.La question reste ouverte.L*Allemagne et les colonies CANDEUR Tout comme en 1904 La foule a lancé des tomates à la tête des orateurs de la C.C.F., qui avaient organise une réunion publique aux Jardins Lafontaine.Les journaux.Il ne manque pas de gens pour affirmer que l'histoire ne sert à rien et que les peuples ne tirent jamais profit des enseignements des générations précédentes.Il en est d'autres qui, au contraire.estiment que l'histoire est un perpétuel recommencement, et que « plus ça change, plus c'est la même chose ».Entre ces deux extrêmes il existe, bien entendu, un moyen terme, probablement exact, mais dont tiennent rarement compte les politiciens, qui ne sont pas tous hommes d'Etat.De ce moyen terme on peut tirer des enseignements.Un des plus intéressants.puisqu'il est relatif à la paix mondiale, est celui du camouflage des intentions réelles des Etats.C'est toujours la réussite de ce camouflage qui provoque les faux-pas diplomatiques, les tensions entre capitales et les conflits.L'histoire est là pour le prouver.Jamais une chancellerie ne dit le fond de sa pensée, et ce n'est pas Machiavel qui a inventé le machiavélisme.De nos jours, il suffit de se donner la peine d’aller au fond des choses pour découvrir, derrière toutes sortes de belles déclarations, des intentions complètement différentes.Cette recherche est difficile ; elle exige le sens historique et la connaissance de l'histoire.C’est pourquoi il est utile de remonter dans le passé pour interpréter correctement le présent.Lorsque Napoléon 1er écrasa la Prusse à Iéna, il imposa à Berlin des conditions très dures.Il visait particulièrement à désorganiser l’armée prussienne.Deux généraux allemands, Scharnhorst et Gneisenau, soumirent un plan à l'Empereur, qui l’accepta.Le .Riaa, Àtajt.^inten- tions réelles y étaient si bien camouflées, que quelques années plus tard l’armée prussienne était.reconstituée.Pendant tout « son règne ».Bismarck joua avec Napoléon III sur le principe des nationalités, afin de cacher son jeu, qui était celui de l’hégémonie de la Prusse en Allemagne (par conséquent la négation du principe même).Il en résulta plusieurs guerres, dont celle de 1870.C’est encore en camouflant ses intentions véritables que Bismarck lança la France dans des entreprises coloniales qui ne valaient pas, disait-il, « la peau d’un seul grenadier poméranien ».L'arrière-pensée du chancelier allemand était de brouiller la France avec l’Angleterre, dans l'intention d'en tirer un profit quelconque.Il fut à deux doigts de réussir.L’affaire de Fachoda en est une preuve.Mais, en fin de compte, le chancelier avait oublié de compter avec un de ces impondérables qui font et défont les politiques : il en résulta un accord et non un conflit.¦ Si l'on jette un coup d’œil rétrospectif sur l'avance russe en Extrême-Orient, entre 1890 et 1904, on constate encore le même camouflage des intentions réelles du gouvernement allemand.Berlin encouragea, avec une habileté parfaite, reconnaissons-le, la marche russe vers la Mer Jaune et fit miroiter l'avantage d’une annexion de la Mandchourie.L’ours russe tomba dans le panneau et, la corruption aidant, le gouvernement de Pétersbourg ne tarda pas à être enlisé dans des intrigues et dans une politique dangereuse qui se terminèrent par la guerre avec le Japon.Là encore, Berlin avait agité l'épouvantail jaune — on se rappelle le tableau symbolique et ridicule inspiré par le Kaiser lui-même sur le péril asiatique —- afin de cacher ses véritables intentions.L’Allemagne, qui visait à « liquider » la France, voulait mettre la Russie hors de cause, pour avoir les mains libres du côté ouest.Tout cela n'est que de l'histoire, sans doute, mais de l'histoire qui se répète.On assiste de nouveau à une campagne admirablement dirigée pour détourner l'attention de Moscou vers les plaines de la Mandchourie, car plus que jamais l’Allemagne veut avoir les mains libres en Europe.C'est pourquoi une guerre russo-japonaise servirait admirablement la politique de Berlin.Des hostilités entre Tokio et Moscou auraient toute sorte d’avantages.Non seulement la Russie serait occupée à l’autre bout du monde, mais elle ne pourrait plus.le cas échéant, prêter main-forte à la Pologne si celle-ci était menacée par l’Allemagne, et Varsovie ne saurait résister bien longtemps à Berlin.L’affaiblissement du Japon aurait des avantages économiques im« menses pour le Reich, qui pourrait recommencer de déverser sa camelote sut le marché chinois.Les Etats-Unis seraient suffisamment préoccupés de l'issue de la lutte pour ne plus porter aux événements d’Allemagne tout l'intérêt qu’ils méritent.Quant à l’Angleterre, menacée d'une hégémonie soit russe, soit japonaise, en Asie, elle se désintéresserait vraisemblablement du sort des nations continentales, et l’on pourrait recommencer tranquillement de petites guerres dans le genre de celles de 1864, de 1866 et de 1870.Ce serait de nouveau la guerre « payante» (suivant la formule héritée du Grand Frédéric), et la revanche de l’humiliation de 1918.On comprend pourquoi les Allemands tâchent à brouiller les cartes entre le Japon et la Russie, et aussi entre Tokio et Washington.Au traire des pays de grande civilisation, comme la France ou l’Angleterre, qui ne songent à accomplir leur mission que dans un milieu parfait d’équilibre.l'Allemagne a toujours recherché la destruction des autres pour s’élever chaque fois plus forte au milieu des ruines.C'est peut-être le destin de la Germanie de ne vivre que de rapines et de meurtres.Mais dans ce cas-là, le monde a le droit et le devoir de se défendre, même contre la propagande qui semble la plus insignifiante, une fois qu'elle est timbrée : « Made in Germany.» L’abatage massif du 30 juin («la page de turpitudes la plus effroyable de l’histoire allemande », a dit le prince de Starhemberg) ombre éclaboussée de sang, le discours que M.Schacht, président de la Reichs-bank, avait prononcé neuf jours plus tôt, à Berlin, sur les revendications coloniales de l’Allemagne.Plus impressionnant que l’assassinat de quelques invertis, ce réquisitoire ajoute à la menace de Y Anschluss, ou annexion de l’Autriche, la volonté unanime de la nation allemande de récupérer, fût-ce par force, ce mandat sud africain dont elle se dit frustrée.Schacht ne veut pas seulement réinstaller l’Allemagne dans ses anciennes colonies: il réclame, pour les marchandises allemandes, l’accès aux marchés étrangers et, pour la Trésorerie du IHe Reich, la réduction des intérêts de sa dette extérieure.Avant la guerre, dit-il, les colonies nous étaient utiles; aujourd’hui, elles nous sont nécessaires.Une feuille hitlérienne, la Rheinisch-WestfaelIsche Zeitunc, enchérit sur ces paroles (traduction de l’agence Havas) : ç>R mis dans l’ombre, a SÀOV ur favs » 1 ,6.e.o.Vf?M Â I 4
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