L'ordre, 22 août 1934, mercredi 22 août 1934
I # REDACTION et administration TARIF DES ABONNEMENTS 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* 1 an 6 mois 3 moi* Ü ! En ville, par la poste.Canada (hors de Montréal), Royaume-Uni, France et $6.00 $3.25 *1.75 Espagne .Etats-Unis et Amérique du Sud $6.50 $3.50 $1.85 Autres pays.$8.00 $4.25 $2.25 « $9.00 $4.75 $2.50 Administrateur PIERRE ASSELIN Secrétaire de la Rédaction .LUCIEN PARIZEAU On est prié d’envoyer toute correspondance à la case 4018 de VHôtel des Postes en mentionnant sur renveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur; * OLIVAR ASSELIN L’abonnement est payable d’avance par mandat-poste ou chique affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année—No 138 Le numéro : 5 sous Montréal, mercredi 22 août 1934 nous sachions, n’a envoyé un sou à la famille.Quand ces enfants qui auront été sauvés de la mort par un médecin anglais et protestant, par une Croix-Rouge en majorité anglaise et protestante, par un homme public anglais et protestant, en dépit d’un père canadien-français (pardon, Desrochers, mais ici le qualificatif est bien à sa place) et d’un curé canadien-français et malgré l’apathie ordinaire.de nos « patriotes » de saint-jean-baptisme — quand ces enfants, dis-je, seront devenus grands, à quelle nationalité, à quelle religion appartiendront-ils ?Plaise à Dieu que la mère qui, les ayant portés, a sur eux tous les droits, et que le grand-père dont le bon sens indique un sang honorable, soient là pour leur montrer le devoir.Mais s’ils élisent de se ranger avec ceux qui les ont sauvés, quel est donc le « patriote » de la province de Québec — baptistard, acéjiciste, commis-voyageur « catholique », lecteur du Devoir — qui pourra leur jeter la pierre ?Le cas des cinq jumelles Dionne On peut prévoir que les conseillers ne manqueront pas de s’octroyer le traitement du maire; Cette affaire sera peut-être soumise au ministre des Affaires municipales, c'est-à-dire à M.David Croll lui-même, qui sait ?Cela me rappelle la déconvenue d'un conseiller municipal montréalais que la charité chrétienne me défend de nommer.C'était sous l’administration Gabias; M.Rinfret, maire et député fédéral, se trouvait à Ottawa.Notre surhomme était maire suppléant.Le jour venu de retirer son indemnité de conseiller, il se présente, m’a-t-on dit, chez le trésorier : « L’argent que vous me donnez là, c’est mon salaire comme échevin; mais je suis pro-maire aussi, et je veux mon salaire de promaire.» Non sans difficulté, le trésorier lui fit comprendra que les fonctions de maire suppléant sont purement honorifiques.Le pauvre homme a été défait à la dernière élection.— D.D.Un « prêt » du Canadien-Pacifique.Les compagnies de chemin de fer n’ont guère habitué le public à des cadeaux, des prêts ou des dons, sans espoir de retour.DJailleurs, qui les en blâmera ?On n’est pas dans les affaires par philanthropie.Le Canadien-Pacifique va « prêter » à la Ville le général Panet, directeur de sa police.En effet, si le Conseil municipal y consent, M.Panet dirigera la Commission du chômage, au traitement symbolique d'un dollar par année.M.Panet resterait en même temps au service du Canadien-Pacifique qui lui verse un traitement probablement plus substantiel.Nul ne met en doute l’honnêteté ni l’indépendance de M.Panet.II est président de la Fédération des Oeuvres de charité canadiennes-françaises.Cependant, le Canadien-Pacifique, qui veut avoir des amis partout, sera bien aise de voir un de ses fonctionnaires supérieurs à la tête de la Commission du chômage, à l’époque où l’on recrutera des colons parmi les chômeurs.Il y aura alors de nombreux transports à effectuer.Sans faillir à son devoir, un fonctionnaire à titre gracieux peut se montrer complaisant pour un maître aussi généreux que le Canadien-Pacifique.:—M;-4I«tide- *• rendu-naguère - un-•fier service à cette compagnie en faisant avorter le projet de la gare centrale du réseau de l’Etat.C'est peut-être en reconnaissance pour M.Houde que le Canadien-Pacifique « prête » le général Panet à la Ville ?— D.D.La frontière anglaise sur le Rhin Parce que le gouvernement de la province de Québec n’a pas sauvé les trois jumeaux Meunier, le Devoir estime qu’il attache beaucoup moins d’importance à la santé de l’enfance que celui d’Ontario, qui a fait son affaire de server la vie aux cinq petites Dionne, nos compatriotes.Eh oui! la famille Dionne a reçu des pouvoirs publics de la grande province anglaise et protestante plus d’attention et plus de secours que la famille Meunier des pouvoirs publics de noire province française et catholique.M.Georges Langlois nous a dit pourquoi: entre trois jumeaux et cinq jumeaux, en l’espèce, il y a une différence qui n’échappera à personne; quelque bien disposé qu’il soit envers la natalité, un ministre de la Santé publique a-t-il le devoir de se tenir aux aguets pour découvrir tous les cas de naissance sortant de la normale ?Notre collaborateur eût pu ajouter que cinq jumelles venant au monde dans les solitudes du Nouvel-Ontario (car c’est là qu’habite la famille Dionne) et trois jumeaux venant au monde à l’ombre du palais cardinalice de Québec, si l’on peut dire, ne devraient pas, normalement, avoir les mêmes chances de survie.Mais le Devoir a-t-il réfléchi encore à ceci ?Dionne, c’est un nom bien français.Le ¦Nouvel-Ontario, c’est un pays où les gens de la province de Québec se préoccupent de créer et de maintenir des écoles françaises; à telle enseigne qu’en 1913 le directeur de 1’Ordre, alors président général -de ltt Saciété mdntréaUise de-Suint-l' l16-Jean-Baptiste par une fantaisie du suffrage populaire, y fit envoyer à cette fin près de quinze mille dollars, produit d’une quête publique entreprise en dépit des politiciens, ecclésiastiques et laïques.Pour lé Canada français, la sauvegarde de la natalité est aussi importante là qu’ailleurs.Nous avons dans le Québec de multiples sociétés « patriotiques »; celles de Montréal dépensent vingt-cinq mille dollars par année (que dis-jc, vingt-cinq mille dollars! mettons plutôt cent mille) pour enseigner le patriotisme au peuple par l’image et par le discours, et pour lui vanter en particulier la gloire des familles nombreuses.lar6e» cascade de mots « bouffonnes-Mais quand on a appris en notre province qu’une compatriote perdue en pays anglais et protestant avait donné le jour à cinq enfants, qui chez nous s’est occupé de savoir si la mère et les enfants vivraient, et s’ils avaient ce qu’il fallait pour assurer leur subsistance ?La presse a raconté jour par jour que la Croix-Rouge ontarienne, composée de dames anglaises, avait aussitôt apporté son concours au médecin de la famille, le dévoué docteur Dafoe; qu’ensemble ils s’étaient opposés au dessein du père, évidemment un homme du peuple, et pas très éclairé, d’aller exhiber sa femme, ses enfants, et lui-même l’engendreur, à l’Exposition de Chicago («Un Siècle de progrès », et quel progrès ! ) ; qu’ensemble également ils s’étaient entendus avec l’Hôpital Victoria et un autre hôpital anglais de Montréal pour assurer aux enfants une provision quotidienne de lait de nourrice; que devant l’insistance des barnums améri- Ce n’était certainement pas pour obtenir un bel effet oratoire que M, Baldwin déclarait, il y a quelques set main es, que la frontière anglaise st trouve maintenant reportée sur le Rhin.Ce n'était pas non plus pour faire plaisir à une partie de l’opinion française, ni pour donner un avertis* sement aux dirigeants du Reich, C'était pour prévenir son pays du danger aérien qui le menace et dont les manœuvres récentes au-dessus de Londres ont fait la preuve.La déclaration du président du Conseil privé n’était en définitive que le reflet de l'opinion de l’état-major et du comité de défense impériale.Le gouvernement britannique s’est rendu compte de la gravité de la situation et a fait immé-diatement siennes les conclusions mi* litaires.Le péril plane au-dessus de Londres ; la métropole de l’Empire est à la merci d'une attaque aérienne.On s'en doutait depuis longtemps ; on vient d’en avoir la confirmation.II ne semble pas possible, à l'heure actuelle tout au moins, d’empêcher un groupe d'escadrilles ennemies de survoler la capitale anglaise et de la bombarder.Les défenses se sont révélées insuffisantes, mieux : incapables de briser l’assaut de l’adversaire.con- i' f ; Olivar ASSELIN Rabelais et Cartier b D’esprit curieux et « polygélaste », comme aime à dire Daudet, Rabelais, qui avait appris de Jacques Cartier les termes de marine, décrivit probablement les pérégrinations de Pantagruel d’après le récit fantastique que le navigateur lui avait fait de ses expéditions canadiennes.Le nom de Gargantua (1) figure même aux archives de Saint-Malo.Rabelais parle d’un guide de Pantagruel du nom de Jamet (le père de Jacques) et d’un « grand voyageur et traverseur de voyes -i* Lft-pAWC^ HITLER CECI, CELA ET AUTRE CHOSE Il serait trop long d’entrer dans le détail des opérations militaires qui ont tellement impressionné l'état-major et le gouvernement.Qu’il suffise de dire qüè Ton ëst iarrlvê à la cdiïdusion suivante les attaques aériennes au-dessus de Londres, ou de tout autre grand centre, arrivent avec une vitesse foudroyante, les combats- sont extrêmement courts, les résultats presque instantanés et, normalement, en faveur « Pageant naval ».Cette expression court maintenant les rues.Après le « pageant » aérien de Saint-Hubert, qui n’était qu’un vulgaire carrousel, le « pageant » des Jardins Lafontaine, et «naval», s’il vous plaît! Evidemment, cette nouvelle affliction vient de l’anglais: naval pageant.Le mot de «carnaval» (le carnaval de Nice, le carnaval de Rome, etc.) était trop simple.Quant à dire « carnaval aquatique », ou « carnaval sur l’eau », il n’y fallait pas songer.« Naval », c’est bien plus impressionnant.Le malheur est que « naval » signifie depuis longtemps « de combat » : armée navale, école navale, couronne navale, à telle enseigne qu’on distingue une flotte de guerre d’une flotte marchande en l’appelant « flotte navale » ou meme « marine navale ».Je voudrais bien savoir ce qu’en pense l’Amiral Duranleau.— L.P.L’enquête Lapointe.M.Taschereau va confier l’étude du problème de l’électricité dans notre province à une commission présidée par M.Ernest Lapointe et dont fera partie M.Augustin Frigon, directeur de l’Ecole Polytechnique.La Commission se rendra dans les principaux centres de la province, et tous ceux qui s’intéressent à la production et à la distribution de l’électricité pourront se faire entendre.Il reste un commissaire à nommer ; bien entendu, il sera de langue anglaise.M.Taschereau ferait bien de choisir un économiste de carrière pour compléter les cadres de la commission : ün légiste politicien, un tech- Les adversaires des « trusts » auront enfin l’occasion d’exprimer leur ressentiment! Nous espérons bien que tous ceux qui se croient des lumières en ces matières révéleront leurs profondes pensées à la Commission.Nous pouvons être assurés qye les sociétés d’exploitation électrique ne confieront pas à n’importe qui le soin de parler en leur nom aux séances de la Commission, et que leurs représentants arriveront bardés de statistiques et de renseignements techniques.Les adversaires des « trusts » pourront invoquer maintes opinions respectables, mais les enquêteurs devront juger d’après les faits.Si « trust » il y a, il importe que les défenseurs de l’intérêt public se renseignent auparavant de façon précise sur la question.La perspective des élections est le commencement de la sagesse pour un gouvernement démocratique.M.Taschereau s’est enfin rendu au vœu, maintes fois exprimé, de la population, en instituant une enquête sur la question de l’électricité.Elle devra être complète et définitive.Un excellent moyen d’assurer l’efficacité d’enquêtes de cette nature, c’est de ne pas les faire à huis clos.Nous sommes sûrs que M.Taschereau voudra que celle-ci soit publique.— D.D.En Ontario.Deux libéraux, MM.J.King et R.Patterson, viennent d’être élus députés à l’Assemblée législative ontarienne pour y représenter respectivement les comtés de South Wellington et de North Grey.Ils remplacent M.D.Taylor, nommé sous-ministre de la Pêche, et M.Paul Munro, tué accidentellement il y a deux mois.Depuis son avènement au pouvoir, M.Hepburn poursuit une campagne de rigoureuse économie.Il a fait sauter pardessus bord plusieurs hauts fonctionnaires qui émargeaient au budget pour la seule rasion, semble-t-il, qu’ils étaient des bien-pensants.Comme le démontre le résultat de l’élection complémentaire du 20 août, la politique de M.Hepburn est populaire.Toute campagne d’économie - budgétaire sera bien vue des électeurs.— D.D.Conseillers municipaux! Le maire de Windsor, M.David Croll, est aussi ministre des Affaires municipales en Ontario.Dans un geste d’esprit civique qui mérite d’être signalé, il a renoncé à son traitement de maire pour n’accepter que celui de ministre.Il ne fait pas comme M.Houde, qui fut à la fois, jadis, chef de l’Opposition provinciale, maire et député, mais qui se garda bien de renoncer à une seule de ses trois « indemnités ».Voilà que les conseillers municipaux de Windsor veulent maintenant se partager le traitement du maire Croll, dont le ministre Croll ne veut plus.« Nous remplissons à tour de rôle, disent-ils, les fonctions de maire suppléant; il est juste et équitable que nous touchions le traitement du rrçaire.» Il appartient au Conseil municipal de Windsor de trancher la question.: M couvreur du Brésil et des Terres Neuves.Le père de Pantagruel avait sans doute connu Jacques Cartier à la cour, et il paraît bien qu’il lui rendit souvent visite à Saint-Malo, dans la maison où le pilote finit tranquillement scs jours.Chose certaine, le polémiste que le roi lâcha contre la Sorbonne n’était pas tendre pour les cosmographes en chambre de son temps, « écrivons de belles be-soignes », qui représentaient des pays fabuleux, peuplés de monstres uni-jambes s’ombrageant avec la plante de leur pied ou portant un œil à la place du nombril.II les raillait de son rire a W' ' I 'r du plus fort, en l’espèce, de l’agresseur, qui reste maître de l’heure, de l’objec* tif et des modalités d’attaque.Ce que l’on appelle en termes techniques le jeu des réserves n’a aucune action utile dans le cas d’une attaque par avions.Les problèmes de la guerre aérienne sont entièrement différents de ceux de Z Bcbos I Recordmen du cigare • A Berlin est mort il n'y a pas longtemps le recordman allemand du cigare, qui, pen-dant 60 ans, fuma 25 havanes par jour, ce ja guerre sur terre, ou même sur mer, qui fait un total de 547,500.Peu de temps avant sa fin, il déclara qu’ayant eu à choisir ; entre le tabac et une épouse, il ne regrettait rien, ayant totalisé un nombre d’heures de bonheur qu'aucune femme n’aurait pu lui donner.bien qu’ils aient avec ces derniers une certaine analogie : celle de la rapidité de la décision.ques », et Cartier lui-même n'échappa point à ses brocards.En fait, les épures du Malouin n’étaient guère moins naïves que les inventions cartographiques du moyen âge.Une carte de lui représente un continent peuplé de bêtes féroces, de pygmées, et entouré d’une mer où flotte un monstre marin, probablement une baleine, qui lance deux jets d’eau parallèles par les deux cheminées qu’il porte sur la tête.Mais le tracé des côtes est, pour l’époque, d’une grande précision.Cartier était né dans un pays de corsaires efde légendes.Comme tous les marins de son temps, il croyait à l’existence d’une île des Démons, Il résulte des manœuvres au-dessus de la capitale qu’il n'est plus possible de défendre Londres par les moyens défensifs ordinaires, mais bien par une attaque préventive.Il n’y a donc qu’une solution : installer des bases aériennes sur le continent, établir un « éventail » et regarder attentivement du côté du Rhin.Il doit y avoir assez longtemps que les autorités britanniques envisa* gent la création de défenses continentales.puisque déjà, avant les graves déclarations de M.Baldwin, le cabinet anglais avait sondé la France et la Belgique dans ce sens.Depuis, les intentions se sont cristallisées, et le gouvernement de Londres songe de plus en plus à reporter sa frontière sur le continent.Cette décision est lourde de conséquences.Si le cabinet anglais, enfin conscient de la menace aérienne germanique, parvient à convaincre le pays de la nécessité de sortir du « splendide isolement », ce sera un grand pas vers le maintien de la paix.Il n'y aurait rien de tel pour retenir l'Allemagne qu'une puissante base aérienne britannique établie sur le continent.Si les Anglais pouvaient se décider! ‘ André BOWMAN Le record du monde serait détenu par Autrichien, mort à l'âge de 73 ans, M.Nanas, qui avait atteint le chiffre de 628,000 cigares.II9,7$I femmes égyptiennes, le recensèrent de 1927 accusait un nombre d’illèttrées de 6>835,739.Dans leur grande majorité, ces femmes vivent dans des conditions d’existence très primitives et sont strictement tenues à l’écart de toute vie extérieure.Cependant, elles jouissent, mariées ou non, d’une pleine capacité civile.Toute Egyptienne administre ses biens, tant meubles qu’immeubles, et en dispose à son gré.Elle peut, s’il lui plaît, et sans autorisation de son mari, les faire gérer Par un tiers, un « wakil ».Le régime matrimonial de droit commun est celui de la séparation des patrimoines, et la femme, « quelle que soit sa fortune, n'est pas tenue de contribuer aux charges du ménage ».Le principe de la communauté des biens est inconnu en Egypte.Point n’est besoin à la musulmane de recourir à son mari pour se faire ouvrir un compte en banque, accepter une succession, signer un bail, acheter un immeuble, négocier un titre de ïtnte, ester en justice, etc.En somme, la ! r 8 Montreal Light Heat & Power Consolidated l MM 8 E 1 «5 4 0 0m i $ • Une autre lettre de la série paraîtra dans ce journal la semaine prochaine f.1 i t;, « M : ÏGR9 * ‘M Un cent dépense en électricité à Montréal procure à la famille plus de confort et d'agrément qu un cent dépensé pour tout autre service ou marchandise .de plus, si nous pouvons mettre à exécution notre projet de diminution de tarif, reprenant ainsi la pratique établie par la compagnie, le pouvoir d'achat du cent électrique accusera une augmentation progressive substantielle t CEUTEIECÏRIOIE 1 1ÎS-F ¦ fiiS ! ii'-î .IIBII.N m • - : ¦ ¦ • L’ORDRE—Montréal, mercredi 22 août 1934 4 LC CINÉMA REVUE DE LA PRESSE ÉTRANGÈRE | guerrier.Son discours d'adieu à ses troupes, après la victoire de son protégé, lira Villa! Les partisans des Dollfuss sont restés, après le putsch, maîtres du pouvoir.Pour combien de temps?Dans les milieux de la Petite Entente, on ne se tait, là-dessus, aucune du régime actuel sont comptés et que ce ne sont pas des épigones comme Eey, Star-hemberg, Schmitz ou Schusschnlgg qui pourraient le sauver.Il est en effet évident que pour éviter la désagrégation totale de son propre régime, Hitler volt, plus que jamais, son salut dans un coup de force en Autriche.Tous ses efforts y sont tendus et les objurgations de M.Mussolini n’y pourront rien.Chez M.de Margonne, Balzac parle de son projet : faire vivre dans un décor de province l’un de ces types d’avares qu'il a mainte fois observés.Ecoutons M.Cadilhac : On passe en revue ceux de la contrée.Lui-même à Tours en a connu.Et voici qu’un ami de la famille Margonne cite d’un avare de Saumur, le père Nivelleau, des traits qui enchantent Balzac.Il part peu après pour Saumur, descend chez un de ses amis, M, Maupolnt, à la Mimerolle, et a l’occasion de rencontrer et de voir ce cureux échantillon d’avarice provinciale.Ce Nivelleau a servi de modèle à Balzac : Nivelleau a certainement servi de modèle à l’écrivain.A sa soeur Laure Survllle qui lui reproche de trop entasser les millions dans son livre, 11 répond : « Mais, bête, puisque l’histoire est vraie ! Veux-tu que je fasse mieux que la vérité?Tu Ignores comment l’argent pousse dans la main des avares.» Et presque dans le même temps, 11 écrit à Mme Garraud : «Je ne puis rien dire à vos critiques si ce n'est que les faits sont contre vous.A Tours, 11 y a un épicier en boutique qui a 8 millions ; M.Eynard, simple colporteur, en a 20 et a eu 13 millions en or chez lui : Il les a placés en 1814 sur le grand livre à 56 francs et s’en est ainsi fait 20.» Eugénie n’a rien pourtant de la fille de Nivelleau.Certains balzaciens croient que le véritable modèle du romancier, ce fut cette Maria dont Balzac, paraît-il.avait eu un enfant.M.Cadilhac fait néanmoins observer combien cette hypothèse s’accorde mal avec l’amour lilial d’Eugénie.Voici une autre hypothèse : Aussi nombre de balzaciens, M.Marcel Bouterou en tête, nlent-lls l’existence de cette Maria.Depuis quelques années, et notamment depuis la thèse soutenue récemment en Sorbonne par Mme Sophie de Korwln-Plotrowska sur Balzac et le monde slave, on a tendance à lndentifler en partie Eugénie Grandet avec le grand amour de Balzac, l’Etrangère Eva Hanska, qu’il vit pour la première fols à Neutchâtel en 1832, au moment qu'il portait et écrivait précisément ce roman.De toute façon, Balzac a décrit ce qu’il avait vu.L’art du romancier étant de fixer dans un type étemel les traits de personnages transitoires, il y a de la vanité à se quereller sur les sources de son inspiration.Eugénie Grandet,.c’est la femme et mille femmes à la dois, comme Grandet lui-même, s’il tient ses traits essentiels de Nivelleau, ressemble à tous les avares pris ensemble sans ressembler exactement à un seul d’entre eux.Von Papen à Vienne Un fait à noter : l’indécision du cabinet Schuschnigg quant à l’attitude qu’il prendra à l’égard du 111e Reich.Dollfuss s’était montré intransigeant sur la question de l’indépendance autrichienne; Schuschnigg paraît moins ferme que son prédécesseur.C’est que, malgré tout, l’Autriche est de langue et de culture allemandes.Elle ne se protégera pas toute seule contre un Anschluss qui existe déjà virtuellement sur le plan moral.Il semble que la seule garantie de l’Autrich
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