L'ordre, 29 août 1934, mercredi 29 août 1934
! # ; RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS I.180 eut, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* I 1 an 6 moil 3 moil * ; En ville, par la poste.Canada (hors de Montréal), ] RoyaUme-Uni, France et f $6.00 $3.25 $1.75 Espagne .) Etats-Unis et Amérique du Sud $6.50 $3.50 $1.85 Autres pays.$8.00 $4.25 $2.25 l $9.00 $4.75 $2.50 * Administrateur PIERRE ASSELIN Secrétaire de la Rédaction .LUCIEN PARIZEAU i fl On est prié d'envoyer toute correspondance a la case.4018 de l'HAtel des Postes en mentionnant sur l'enveloppe le service (Rédaction OU Ad minis f.t rat ion) auquel on veut s'adresser.: Quotidien de culture française et de renaissance nationale L'abonnement est payable d’avance par mandat-poste ou chique affranchi, accepté et payable au pair à Montréal, : Directeur-fondateur; xOLIVAR ASSELIN •i ' > l I Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.I Le numéro; 5 sous Première année—No 144 / Montréal, mercredi 29 août 1934 H ^ V I y Cf I Ck P'^^® ^® Par>* annonçait ces jours der: H V X?fms I ¦ 11 inters qu’on espérait pouvoir transfor- ¦ ¦ ru mW (Oier l’eau de mer en un carburant qui hVdrOGlGCtriOUB **&*®f"* moins d’un sou du gallon.Si w *1 / cela est vrai, nous sommes peut-être en présence d’un éclairage ou d’une force motrice dix fois moins coûteux que le courant de Shawinigan ou de la Montreal L.H.& P.Co.L’Etat n’a pas le devoir de protéger contre des concurrences comme celle-là des capitaux en grande partie fictifs ni d’ailleurs des capitaux d’aucune sorte.dispersés dans les centres français du Massachusetts, du Nevv-Hampshire, du Rhode-Island, du Connecticut et même du New-York.Mais, tout a une fin.Grovçr Cleveland fut élu et les démocrates victorieux refermèrent la caisse électorale jusqu’aux élections suivantes.Ce fut le désastre.La plupart des journaux de Lanthier périrent du coup et le National lui-même languit seulement une année de plus.' Ainsi finit l’ambitieux projet de Benjamin Lanthier de donner aux Franco-Américains un organe assez puissant pour rayonner sur toute la Nouvelle-Angleterre.Il fut repris une douzaine d’années plus tard, mais sous une forme modifée, par un autre personnage qui voyait grand.En 1906 fut fondée à Manchester une société appelée la New England Investment Company.Dans l’esprit de son fondateur, M.Joseph de Champlain, elle devait être une espèce de puissante coopérative financière au moyen de quoi les Franco-Américains exploiteraient les entreprises commerciales et industrielles les plus diverses.Il y eut un commencement de réalisation, et M.de Champlain, pour mieux agir sur l’opinion, fonda le Réveil, à Manchester, et mit la main sur le plus ancien des quotidiens de la Nouvelle-Angleterre, I’Etoilb, de Lowell.Mais la New England Investment Company ne réussit pas et elle conduisit I’Etoile à une retentissante faillite en 1916.Les Franco-Américains sont toutefois dés hommes dont la qualité maîtresse est l’esprit d’entreprise.L’idée d’un journal français rayonnant sur toute la Nouvelle-Angleterre fut reprise une quinzaine d’années plus tard, c’est-à-dire en 1924, à Woonsocket.dans le Rhode-Island.Le.Rhode-Island est le plus petit des Etats dé l’Union américaine.Vu le petit nombre de ses habitants — 6 ou 700,000 au plus — lès Franco-Américains y ont l’avantage de constituer le cinquième ou le sixième de la population, ce qui ne leur donne pas seulement une influence politique considérable, dans l’Etat, mais aussi une cohésion qui entretient chez eux peut-être encore plus vivant que dans les autres Etats le souvenir de leurs origines.C’est dans le Rhode-Island que se pro- La nouvelle guerre anglo-allemande par André BOWMAN A part M.Bouchard, qui sait que la/ régie municipale épargnera aux habj£.tants de Saint-Hyacinthe la moitié $e leur budget actuel d’énergie ou de you-rant électrique, mais qui ne saurait flous garantir que la gratuité de l’éclaira gc ou de l’énergie industrielle ne deviendra pas un jour le programme électo rai de quelque Bouchard plus démagejjgue ou, moins honnête, rares sont aujourd'hui, dans le Québec, ceux qui savent?exactement en quoi le régime hydroé/ectrique de cette province devrait ctre^ modifié.On peut en effet concevoir ^’exploitation: Il y a trois semaines que l’accord anglo* allemand sur les dettes commerciales a été signé, mais il n’est entré en vigueur que II 20 août.Il ne se rapporte qu’aux modalité» et aux transferts de devises pour les transactions à venir, et les négociations sur le» échéances passées ne sont pas encore terminées.OUvu ASSEL1N D’une façon générale, l’opinion anglaise se montre peu satisfaite, et dans les milieux du Lancashire le mécontentement est tri» marqué.Devant l’impossibilité de se faire payer, les filateurs anglais avaient cessé leurs exportations à destination de l’Allemagne ; ils ne les ont pas encore reprise»* L’industrie textile, surtout à Manchester, refuse de livrer désormais quoi que ce soit à l’Allemagne, tant que celle-ci n’aura pal payé ses arriérés, qui sont, comme on le sait, considérables.Les filateurs, plus particulièrement, se sont rendu compte de la manoeuvre de leurs concurrents d’outre* Rhin.Le textile allemand achetait, s an» payer, ou avec du papier non négociable, des filés anglais qui servaient à alimenter les usines et à mettre sur le marché extérieur des tisus à très bas prix qui entraient en concurrence directe avec les produits britanniques.Le Lancashire a été longtemps dupe ; il entend ne plus l’être davantage.Non seulement les milieux du textile sont mécontents, mais encore les milieux financiers ne montrent à l’égard de l’accord qu’un enthousiasme très modéré.En effet, aux termes de l’accord, la Reichsbank, qui finance toutes les opérations commerciale» extérieures allemandes, n’est tenue de verser au comptant qu’une somme de cinq pour cent, ce qui est visiblement un chiffre trop bas et déplace les risques financiers des -transactions anglo-allemandes.En' cas de manquements, et l’expérience est là pour montrer que ce n’est pas une simple conjecture, ce serait à la finance anglaise à supporter les pertes résultant de la carence allemande.C’est contre cet état de choses qui les banques et les maisons de crédit de la Cité protestent, sans grand succès jusqu’à présent.La confiance dans la stabilité du marché allemand a beaucoup baissé du fait de certaines découvertes récentes.Une enquête habilement menée a montré que le* Allemands achetaient ou essayaient systématiquement d’acheter à crédit des matière* premières indispensables à la guerre.On a fait un relevé des offres ds transactions et d’opérations commerciales de ces deux derniers mois, et l’on s’est aperçu que les achat» portaient surtout sur du pétrole, du caoutchouc, de l’étain, du nickel, etc., que ce» ordres dépassaient de beaucoup les chiffre» normaux des achats allemands en Angleterre et n’étaient pas justifiés par la situation actuelle de l’industrie du Reich.On s’est évidemment demandé si ces achats à crédit ne correspondaient pas à un système soigneusement étudié de réapprovisionnement en matières premières, et un grand journal conservateur.le Morning Post, dénonçait récemment la manœuvre allemande dans un article intitulé « Un banqueroutier habituel », article qui a fait beaucoup de bruit dans les milieux de la Cité et ailleurs.L’accord anglo-allemand pourra fonctionner parfaitement pourvu que le débiteur ait réellement l’intention d’en appliquer toutes les stipulations.Le mécanisme en est assez ingénieux.Dans le cas où les firme» allemandes ne posséderaient pas les devises nécessaires aux transactions, elles pourraient verser le solde en marks à la Reichsbank, au nom de la Banque d’Angleterre.Cette dernière serait chargée de régler en sterling les créanciers anglais et pourrait, à n’importe quel moment, se servir de ces marks pour liquider des dettes anglaises.Normalement, les opérations commerciales pourraient donc continuer comme par le passé.Mais on s’est déjà rendu compte que la Reich n’a nullement l’intention d’exécuter les clauses de l’accord.Pour ne pas heurter de front les intérêts britanniques, les Allemands cherchent à tourner la difficulté en achetant à crédit, ce qui pourrait changer du tout au tout la balance commerciale Quon ne se méprenne pas / 1* Comme une régie directe par la Province, avec distribution du courant par la province elle-même, s (rit à un tarif unique variant seulement suivant l’usage, soit à de» tarif» différents réglés par l’usage, la longueur des réry'jaux de transmission, la densité des po% ulations à desservir, le» perspectives de» recettes; 2° Comme une régie provinciale avec concession du courant aifx municipalités suivant un tarif uniforme ou un tarif variable, les municipalités assurant elles-mêmes, aux condition^ qu’elles entendront, le service de !> distribution, ou même restant libres de le concéder; 3* Comme une exploitation privée le contrôle de l;ï province ou des municipalités, avec fm sans l’intervention financière de celles-ci ou de celle-là pour assurer la péréquation absolue ou relative des taux atqc; localités les moins avantageusement sit uées.Chacun de ces * égimes pose une multitude de problèmes d’ordre juridique, financier, administratif, qui requerront, de la part de 1^ commission d’enquête annoncée par MJ Taschereau, l’examen le plui attentif, Ieq»lu» compétent el le plus désintéressé.Tfi s’agit, en effet, bien moins de tireri/e gouvernement d’embarras par une soj ution qui satisfasse ou qui endorme temporairement l’opinion, que de trouver laj solution la plus conforme à l’intérêt publ ic et à la fois au respect que doit toute /société civilisée aux droits honnêtemej it acquis.Inutile de dire qu’il faudra aussi tenir compte de la situation présente ou éventuelle des finances pif bliquea.C’est dire que la commission / l’enquête n’aura pas la tâche facile, nf ême si elle ne doit pas s’aventurer danfi des études théoriques qui l'entraîneraient bien en dehors du Canada, dans Heureux généalogistes Dollard DANSEREAU -e- Un protocole commercial germano-soviétique Un protocole commercial germano-soviétique au sujet de l’achat de marchandises russes en Allemagne, a été signé récemment au ministère de l'économie du Reich.Ce protocole est l’aboutissement des négociations engagées entre l’Allemagne et les Soviets sur la base du protocole germano-russe du 20 mars dernier.Ses détails seront publiés ultérieurement.Le régime hitlérien a provoqué, paraît-il, Une recrudescence des recherches généalogiques à Londres.En effet, de nombreux Allemands veulent pouvoir attester auprès des autorités la pureté de leur sang.Les oeuf dixièmes de ce; clients ne connaissent d'ailleurs pas le nom de jeune fille de leurs grand’mcres : d'autres savent seulement que leur aïeul et leur bisaïeul se sont mariés dans ¦ne église de Londres.Comme il y a envi-tan 600 églises dans la capitale anglaise, kl «nquêtes sont longues et difficiles.« — Je décline ton cadeau, répondit le caïd d'un ton malicieux.Si ton auto possédait cette vertu, tu la garderais pour toi! » OLD STOCK Le père mort, les fils vous retournent [le champ.De ça, de lèi, partout, si bien gu au bout [de l'an, L* route plastique résista bien plus long-tempe que la route dure.Elle eat économique et pratique.Elle ne provoque pas de glieae- 1 menu Le llumnn offre tous oee avantage» l.ve «xpArlencea eont concluantes à cet I egard. ' , “ ' 1 n rr L’ORDRE — Montreal, mercredi 29 août 1934 3 ! mité : MM.CJiarles-P.Beaubien, C.H.Caban.Alfred Duranleau, Raoul Dandurand, J.-H.Rainville, Honore Mercier, Athanasc David, André Fau-teux, E.Fabre-Surveyer, Mgr A.-V.-J.Piette, M.l’abbé O.Maurault, MM.Francis Fauteux, Léon Trépanier, Hcnry-L.Auger, Alphonse Raymond, François de Martigny, Victor Doré, Edouard Montpetit, Henry W.Morgan, Philéas Paré, Marcel Nougier, S» u~* Madrid.Mais le clou de la vente a etc natu-Lomité de réception des dames : Tellement la célèbre Madone de Raphaël, dite Mesdames Athanasc David, Honoré dAlba, achetée par le trop fameux Mellon Mercier.Alfred Thibodeau, R.-S.-W.pour 1,500,000 dollars.On croit savoir que Allen, Albert Dupuis, Léon Mercier- les ventes d’autres chefs-d’œuvre, appartenant Gouin, François de Martigny, C.-K.aux musées de deux capitales soviétiques, aura Russell, Albert de Lorimier, Madeleine i;eu au cours
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