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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
mardi 9 octobre 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'ordre, 1934-10-09, Collections de BAnQ.

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tü # ¦ RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS f 180 est, rue Sainte-Catherine, Montreal Téléphone : PLatcau 8511* ¦ wmc/.On pouvait douter, il y a quelques jours, de la fermeté du gouvernement espagnol devant la révolution grondante.On pouvait surtout douter de sa force, car il ne suffit pas d’avoir l’armée derrière soi pour rester maître de la situation dans un pays en déséquilibre et en ébullition.Malgré sa faiblesse apparente, le gouvernement de Madrid a su prendre les décisions nécessaires et les faire appliquer.Chose curieuse, il a eu le dernier mot.Non seulement ses troupes lui sont restées fidèles, mais les révoltés, autonomistes et révolutionnaires, n’ont pas fait preuve de qualités bien remarquables.Il ne s’est pas trouvé de chef capable de galvaniser les esprits, et le mouvement a avorté en moins de trois jours.La victoire de Madrid sur Barcelone indique beaucoup plus la faiblesse des extrémistes de gauche que la force des hommes actuellement au pouvoir.Le régime républicain est profondément faible ; celui que certains prétendaient lui substituer l’est encore davantage, pour le moment du moins.Les troubles sanglants qui viennent de finir ne sont qu’un épisode dans l’histoire de la république.On peut se demander à combien de crises semblables le régime pourra résister.Une chose est certaine : partout dans la péninsule règne un grave mécontentement.La république n'a pas de racines profondes en Espagne : elle n’est qu’un compromis.A côté d'un pouvoir encore assez lucide, puisqu'il a su verser le sang à temps pour empêcher un effondrement tragique, se trouvent nombre de partis, ennemis les uns des autres, mais unis dans leur haine commune du régime madrilène.C’est justement la divergence de vues, d'intérêts et d'opinions de ces partis hostiles qui prévient toute action concertée de leur part.Les assauts contre le pouvoir central sont spasmodiques : ils sont assez dispersés pour permettre une contre-attaque décisive.C’est la raison pour laquelle les autonomistes catalans tirant dans une direction, les séparatistes dans l’autre, les régionalistcs de leur côté, Madrid a pu les battre séparément.Les événements d Espagne sont symptomatiques d’un mouvement révolutionnaire en profondeur.Certes, il n'y avait aucune raison valable de recourir aux armes pour obtenir quelques concessions politiques, pas plus en Catalogne qu'ailleurs.Si le mouvement a pris des proportions inquiétantes, si la révolte a débuté et fini dans le sang, c’est bien aux éléments extrémistes qu’on le doit.On sait que les syndicalistes révolutionnaires sont très puissants en Espagne.Ils penchent fortement vers l'extrême-gauche.Aussi ont-ils vu.dans les troubles politiques des derniers jours, une superbe occasion de saisir le pouvoir, en se servant de tous les ennemis du régime et du pouvoir.Ils n’ont heureusement pas réussi.La victoire des extrémistes au- quencc.! Selon M.Albert Rioux, président de l'U.C.C.(cf.le Devoir, du 25 septembre), la Commission du Prêt Agricole fédéral, grâce aux amendements subis par la législation primitive, est autorisée à prêter au cultivateur un montant pouvant atteindre les deux tiers de la valeur totale de la terre et des bâtisses.La loi fédérale se montre donc assez généreuse, surtout si l’on considère que l'article 981 du Code Civil n’autorise lui-même, comme placement hypothécaire de bon père de famille, que des prêts ne dépassant pas les trois cinquièmes de l'évaluation municipale.« Nous pourrions », ajoute M.Rioux, « citer des cultivateurs PARFAITEMENT SOLVABLES à qui la Commission n'a pas voulu avancer des sommes insignifiantes.Un seul bureau de notaires a fait parvenir 82 demandes d'emprunt, qui FURENT TOUTES REFUSÉES.» M.Alfred Laurence Qu’est-ce qu’un bon impôt ?Eddy, Il n'est pas inopportun de se poser cette question quand on songe à la grande misère de nos finances publiques, surtout de nos finances municipales.Ce qui se débite de sottises depuis qu’on essaie de résoudre le problème des finances municipales dépasse l’imagination.Je suis convaincu que si on demandait à chacun de ceux qui administrent nos finances publiques ce que c’est qu’un bon impôt, aucun ne serait en état de répondre avec bon sens.Les trois quarts de notre représentation municipale sont formés de, gens .ï$iu ne connaissent des finances publiques que ce qu’ils en lisent dans les journaux ou en entendent dans les réunions publiques.Ce qui paralysera toujours les Canadiens-Français, c’est l’esprit de réunion publique dans lequel tous leurs problèmes sont abordés.Rares, trop rares, sont ceux qui « étudient dans les coins» et à qui on facilité le travail.Ayez l’esprit électoral et vous réussirez ! Revenons à la question que nous avons posée.Qu’est-ce qu’un bon impôt ?C’est celui qui s'inspire du maximum de justice fiscale.Un impôt excessif, mal réparti, mal prélevé, est un impôt qui devient-une source continuelle de troubles sociaux dont le terme certain est la faillite de l’Etat.Un problème dont personne a peu près ne parle, est l'incidence de l’impôt.Si le cadre d’un article de journal nous le permettait, nous aimerions beaucoup à examiner dans le détail, pour nos lecteurs, des exemples clairs de l’incidence malheureuse de certains impôts; de l’impôt sur le revenu, par exemple.Dans la plupart des -cas, cet impôt retombe sur la grande masse des consommateurs.Et combien de ceux qui devraient payer l’impôt sur le revenu y échappent impunément parce que c’est un des plus mal organisés qui soient ! Au Canada, le problème fiscal se complique encore de problèmes qu’on ne retrouve pas dans les pays où l’unité politique, juridique, administrative, est chose faite depuis longtemps.Notre constitution fédérale, qui a mal réparti et de façon obscure les pouvoirs d'imposer le contribuable, est une source de difficultés insurmontables.II faudra sous peu, et c’est ce qui arrivera inévitablement, procéder à une nouvelle répartition des impôts entre le gouvernement fédéral, les provinces et les municipalités.Le plus mauvais impôt qui soit est l'emprunt.Doit-on crier au miracle en voyant la rapidité avec laquelle se couvrent les emprunts publics ?La limite réelle des pouvoirs d’emprunt est pourtant dépassée presque partout.Ce qui n’empêche personne de recourir à l’éternel moyen du prélèvement fiscal différé qu’est l’emprunt.L’Etat, devenu le plus gros capitaliste, absorbe la grande majorité des capitaux disponibles.La conséquence de ces emprunts massif* est facile à prévoir : les individus les plus intéressants, économiquement parlant, les cultivateurs, par exemple, sont les victimes de la rareté du crédit.Leurs liquidités suffisent à peine à payer leurs impôts et le service de leurs dettes.Il ne leur reste presque plus rien du pouvoir d’achat dont ils devraient disposer pour leurs acquisitions de produits finis.Pourquoi alors, s’étonner si l’industrie, le commerce, les transports ne fonctionnent qu’au ralenti ?Que l’Etat et des autres pouvoirs «taxateurs» nous organisent .un juste régime fiscal, debarrassé des mesquines préoccupations électorales, et vous verrez que la machine économique se remettra en marche d’elle-même.Voilà qui n’est certes pas facile à obtenir à notre époque.La décadence des esprits est si avancée que, si vous demandez une véritable restauration inspirée du bon sens, vous faites figure de mauvais coucheur.A VOrdre, on n’a jamais douté de la sincérité de M.L’Heureux : on est même convaincu que c’est cette sincérité qui lui fait parfois user envers la « Mauvaise Presse » de tactiques assez peu honnêtes.Mais cela n’empêche pas cet apprenti-économiste, professeur dans une université catholique, de parler de corporatisme à tort et à travers, au risque de CQjppromcUre_V„autorité .diocésaine qui l’a pris sous sa protection.Encore une fois, cher confrère, comment concevez-vous le corporatisme appliqué à la Confédération canadienne ?Quand vous aurez allumé votre lanterne, nous y verrons peut-être un peu plus clair.L’auteur de l’article du P.du G., M.le notaire Eudore Couture, qui est aussi co propriétaire de ce journal, dit qu’il faut attribuer l’inefficacité du crédit agricole dans le Québec à l’insuffisance .ou à la défectuosité dot titres, moins fréquente dans des provinces moins anciennes, où la propriété a été l’objet de mutations moins nombreuses et où les hypothèques périmées sont plus faciles ou moins coûteuses à rayer.Les articles du Code civil applicables en l’espèce devraient, selon lui, « être amendées pour permettre meubles, agricoles ou autres, d’obtenir, sans passer par un labyrinthe inextricable et interminable de formalités onéreuses, ruineuses même, la preuve légale de leurs titres, la radiation d’hypothèques sans valeur mais incrustées à perpétuité sur leurs propriétés, et qui sont causes qu’il est impossible d’emprunter sur première hypothèque ».Il y a déjà plusieurs années que le Progrès du Golfe agite cette question.Il serait à souhaiter qu’à une prochaine session des Chambre^ provinciales la Commission de la législation se donnât la peine d’entendre notre ami et confrère Couture, car il est certainement inadmissible que par la faute de la loi actuelle le prêt agricole d’Ottawa reste inopérant en notre province.1 1 propriétaires dim- aux Oliver ASSEL1N r Jean-Marie NADEAU Bcboe L’enseignement de VEcule dw Haute* Etude» Commerciale», 535 avenue Viger, prépare au commerce, à la pûbliclté.au journalisme.Complétera avantageusement les connaissances professionnelles de l'avocat et du Ne pas oublier • La ville de Senlis (France) a commémore le vingtième anniversaire de l’exécution de son maire, Eugène Odent, en septembre 1914, et de vingt habitants sacrifiés comme otages, lors de la sauvage ruée allemande sur Paris.Le maire actuel de Senlis, M.Louât, a demandé à ses concitoyens de ne pas oublier.Et il a ajouté ces excellentes paroles : « Que l’on ne croie pas et que l’on ne fasse pas dire que cet appel au souvenir csf un appel à la vengeance et à la revanche.Non, malgré nos blessures encore mal cicatrisées, nous ne voulons pas de nouvelle guerre, même si nous avions la certitude d'une nouvelle victoire.Mais notre appel est destiné à stimuler la vigilance et à la maintenir sans cesse.Ce n’est pas de ce côté du Rhin que l’on rêve de nouveaux combats, d’autant qa’011 peut les entrevoir atroces : la « sauvagerie », qui a marqué les événements récents en Allemagne et en Autriche peut nous don-idée de ce que serait pour le peuple ennemi le traitement préparé par la « Kultur allemande.» notaire.Goura du joui?du aoir et par correspondance.— Tél.: HA 6203.(r-a) Une tactique sournoise.D'après une information parue dans le Star, MM.King et Lapointe se sont rendus, en Angleterre pour y discuter des problèmes de défense impériale.Un membre du Cabinet Bennett aurait dit : « Le premier-ministre ne voudra point parler cinq minutes de défense impériale », surtout à la veille d’une élection.MM.King et Lapointe seraient allés à Londres afin de pouvoir se vanter, à leur retour, d’avoir fait rater toute négociation tendant à engager le Canada dans une politique d’armement.Certains affirment que les chefs libéraux ont été convoqués en Angleterre par le War Office lui-même : le gouvernement de Londres ne demanderait pas mieux que d’accorder les violons de MM.King et Bennett à son profit.Et, le Star insiste sur ce point, c’est pour endormir la méfiance du Québec qu'on entame des négociations aussi longues et aussi difficiles.La presse française de notre province a en effet exposé plus que toute autre au pays les dangers pour le Canada d’une politique d’armement.Le peuple canadien ne veut pas être entraîné dans les guerres de l’Angleterre.Nous avons bien autre chose à faire de notre argent que de le gaspiller en armements inutiles pour notre pays.Cependant la presse canadienne-fran-çaise n’est pas seule à combattre la politique d’armement que le gouvernement de Londres voudrait nous faire adopter.Qu’on sache aussi que des journaux anglais, entre autres la Winnipeg Free Press, dont la rédaction est dix fois meilleure que celle du Star, sont opposés comme les journaux québécois aux projets du War Office.C’est une tactique sournoise et malhonnête d’une certaine partie de la presse anglaise en notre pays de dénigrer ainsi les Canadiens français.Primo, il n’y a aucune lâcheté à décliner le dangereux honneur de défendre l’Angleterre dents y a diminué de moitié depuis.me Oiivar ASSEL1N La lanterne fumeuse de M.L’Heureux Jean LE BRET ncr une Je.crains que loul le monde ne voie l'u-fianimitc parfaitement organisée du Soleil, de /’ÉVÉNEMENT, du CANADA, du NOUVELLISTE, de la Tribune et de /’Ordre sur toutes les questions concernant la politique et la dictature économique.Ainsi parla Zarathoustra, je veux dire M.Eugène L’Heureux, de I’Action catholique, évidemment pour faire entendre qu’il y a dans le Canada français, par opposition à la « Bonne Presse » qui euit en matière économique les directives papales, une « Mauvaise Presse » qui ne 'eut pas tenir compte de ces directives.Ceux de nos confrères que M.L’Heu-reux met en cause sauront se défendre.Quant à nous, nos lecteurs savent pertinemment que l'insinuation de M.L’Heureux ne repose sur rien; que nous demandons seulement à savoir ce que 1 Action catholique entend par le corporatisme et comment elle s’y prendrait pour appliquer ce système dans une Confédération comme la nôtre, où le pouvoir, en matière économique, se par-*age entre dix gouvernements différents.Mais du fait même de VAction catho- La sécurité par le silence L’essai fait pendant quatre nuits consécutives, à Londres, de supprimer tout appel et avertissement de trompes par les véhicules à moteur, de 23 h.30 à 7 h., a parfaitement réussi : on a constaté un seul accident pendant cette épreuve; la nécessité d’aller à moins vive allure a sauvé plusieurs vies.Fort de cette expérience, le ministre des transports à étendu la mesure à toutes les localités habitées de la Grande-Bretagne.Nombre de Montréalais souhaiteraient de la part de notre police un souci veur de leur sommeil et de celui de leurs ! tion politique, enfants.Ne pas mettre un frein à la rage des d«n"r&cL«àLk%re^nLlE croire a une victoire des partis d’ordre, et à tout propos, et de se déchaîner dans nos ; Nous n avons fa,t A" assister a la défaite des éléments révolutionnaires, qui peuvent un jour se reprendre et être à leur tour victorieux.Mais il est possible qu'en faisant certaines concessions dans le domaine constitutionnel, le pouvoir central puisse rester, en dernier Le genièvre (gin) de Kayper fut le premier connu au Canada et il reste le favori de « nos gens ».C’est une gentleman, à prix populaire.boisson de (r-b) La femme aux quatre maris • Dans le vaste cimetière d’une grande ville du Sud-Ouest de la France, il est, dans une allée romantique, une tombe qui impose la méditation.Sur la stèle, on peut lire : À MES ÉPOUX Regrets éternels Quatre noms différents, gravés sur la pierre grise, nous apprennent que là, quatre messieurs, parmi lesquels un ancien gendarme, gisent après avoir fait leur temps régulier de service conjugal.Leur veuve et depuis qu’elle a versé quatre torrents de larmes aux départs successifs et définitifs de ses conjoints légitimes, elle ne manque point d'apporter des fleurs sur leur cénotaphe.Et elle parle déjà de se remarier 1 rait été désastreuse pour le pays, qui i pareil en fa- j manque de cadres et surtout d’éduca- Cependant il serait imprudent de t Un ami de I’Ordre qui s’intéresse particulièrement au succès de notre journal faisait dernièrement son tour de Gaspcsie.11 regrette comme beaucoup d’autres de n’avoir pu boire qu’en contravention, partout à l’est de la Rivière-du-Loup.Il n’*n a pas moins remarqué à toutes ses étapes que le touriste avait sa provision de gin de Kuyper, boisson favorite de l’excursionniste à cause de ses qualités et de son bon marché.rues sans ralentir nulle part, prépare une génération de névropathes.N’en est-il pas assez déjà?' 4 quatre fois inconsolable, vit encore, Londres est du reste loin d’être la première ville à introduire les heures de silence nocturne.Rome en est dotée depuis plusieurs mois déjà.Berlin est soumise à des restric- .lions pareilles.Helsingfors est une ville silen- ! ressort' arbltrc de la Sltuat,0n- Ce se-cieuse depuis trois ans; le nombre des acci-1 ra*t la meilleure solution : elle permet- > I (r) trait la consolidation du pouvoir régu- ¦I • ' B: i L’ORDRE—Montreal, mardi 9 octobre 1934 2 Se- cours de droit REVUE DE LA PRESSE CANADIENNE administratif et publie lier.Il ne faut pas entretenir trop d’il- ] fusions sur le sort de la République.L'exemple de 1873 est encore trop ; rapproché pour qu'on l'oublie facilement.Pour une renaissance économique §!¦ La Faculté de Droit nous communique le programme des cours de droit adminis-„ , ., , .• , iratif et public que donnera pendant trois Il ne > agit pas de la moralité, mut de $emaines< $0U6 ]c$ auspices de l'Institut 1 annonce.Tout le monde se plaint qu ri y a scienlifique franco-canadien.M.Charles Et-trop d’annonces.On se plaint aussi de la ta- ^ maître des requêtes au-Conseil d'Etat çon dont certaines réclames sont presentees.^ ofesseur à l'Ecole des Sciences poli- L’Illustration propose 1 etablissement de paris d’une censure.La conférence d’ouverture aura lieu ce soir, à 8 h.30.à la salle Saint-Sulpicc, et portera sur le sujet suivant : Les institutions publiques de la France moderne.Voici le des autres conférences : i cas les services des banquiers et des agents I de change, et ils s'en trouvent bien.Leurs : services ne sont pas trop chèrement payés.Dans notre pays on exerce un peu tous les métiers sans préparation.On s’établit professeur sans formation spéciale, on s’improvise homme politique pourvu que quelques électeurs naïfs y consentent et que quelques organisateurs assez habiles fassent le reste.Nos conseillers municipaux se disent ,et ils ne manquent peut-être pas de logique, qu’ils peuvent bien s’improviser banquiers.Seulement dans les domaines où l'on a trop longtemps improvisé, cela nous a menés à la faillite.Si l’on confie à des banquiers improvisés le soin de mettre de l’ordre dans nos finances municipales et de rétablir le crédit de la ville.Le projet de l’impôt municipal sur le revenu Le projet d’impôt municipal sur le revenu continue d’alimenter la chronique.Au Devoir, M.Louis Dupire prend ouvertement parti contre ce projet dont il prévoit avec raison que seuls ou à peu près les salariés en supporteront le fardeau.A celui-ci, seuls les salariés ne peuvent se dérober.La loi force l'employeur à dénoncer les salaires de ses employés.Mais les enquêtes ne nous ont-elles rien appris qui ont, aux Etats-Unis, jeté de la lumière sur les procédés des gens très riches ?On a vu chez nos voisins que des multimillionnaires, qui touchaient des centaines de milliers de dollars de revenus annuels, pouvaient, en jouant habilement de la loi, se soustraire à tout impôt sur le revenu; nous avons vu chez nous un magnat de l’industrie des tabacs retirer par tranches énormes les sommes mises à.la réserve et se dérober I à toute imposition, jusqu’à ce que la loi fût modifiée pour s’adapter à son cas.Mais ce sont là des révélations insignifiantes.Le gouvernement est tenu à la discrétion dans ces affaires et, à moins d’une circonstance fortuite, comme une enquête ou un procès, on ne sait pas grand'chose sur les détours que l’on peut prendre pour déjouer une fiscalité censée hautement avertie.Nous connaissons un homme qui, tout jeune, a fait une étude approfondie des textes, avec l'aide de conseils juridiques et d’experts comptables et qui a amassé une fortune à découvrir des loop-holes, des échappatoires, dans la loi de l'impôt sur le revenu.L’impôt sur le revenu se résout en réalité en un impôt sur les salariés.Il constituera, s’il est Imposé, une surtaxe sur les gens assez honnêtes pour déclarer leur véritable revenu ou qui ne peuvent pas se dérober à la déclaration et une prime additionnelle aux fraudes fiscales.Avant d’y recourir, a-t-on étudié les répercussions possibles de cette taxe ?M.Dupire entreprénd alors de trouver de nouvelles sources de revenu, car la Ville en a grand besoin.Il ne veut pas grever davantage les propriétaires et ne veut pas non plus que l’on frappe trop « sur les propriétaires, sur les salariés, sur toute la catégorie de moyennes et petites gens qui sont séparés par un cheveu d# la gêne, de la misère et.parfois, de l’assistance publique ».Sur qui frapper alors) Il a un plan, cet homme, et un plan très simple, car les gens qui se croient le nombril du monde sans pouvoir même regarder leur propre nombril ont toujours des plans'très simples.Ce plan?Ecraser les trusts sous l'impôt et détourner vers la caisse municipale certains impôts qui ont alimenté jusqu'ici la tré» sorerie de la Province.Si cela cause des embarras à la Province, tant mieux! cela fera d’une pierre deux coups; la Ville y trouvera son compte et le gouvernement de la Province ne mérite que des embarras puisqu’il n’est pas l’ami du Devoir ni surtout de M.Dupire.D’économies, il n’en est pas question pour M.Dupire.Comprend-on maintenant ?A l’ACTION CATHOLIQUE, M.Jules Doricn cité le fait que je signalais l’autre jour d’après l’article de M.Rioux au Devoir; la présence de hauts fonctionnaires unilingues et d’une compétence douteuse aux postes québécois du ministère fédéral de l’Agriculture.Il ajoute que le ministère des Finances lui a adressé une dépêche rédigée en anglais au sujet dé l’emprunt fédéral; que les discours prononcés à ce sujet à la radio par les ministres l’ont été en anglais; qu’un avis de la Commission dite du service civil relatif à un recrutement d’infirmières exigeait que celles-ci connussent l’anglais, mais non le français.M.Doriori se demande alors: Comprend-on maintenant comment 11 fait que la plupart des positions dit service civil qui commandent de gros salaires ne vont jamais aux nôtres ?Ils ne sont jamais «qualifiés», paralt-11; et voilà comment tel» d’entre eux, qui ont passé par Jes écoles, décroché leurs diplômes et possèdent au surplus une vaste expérience, agissent comme sous-ordres, à petits salaires, dans des bureaux dirigés par des chefs dans le genre de ceux dont parle M.Rioux.Comprend-on maintenant l'histoire dés billets de la Banque Central* ?, Comprend-on, comment de pauvres malades cqnadlens-françals sont exposée à ne pas pouvoir se faire comprendre dans les hôpitaux fédéraux, parce que, en matière de langue, les gardes n’ont d’autre obligation que celle de parler couramment l'anglais ?Comprend-on comment 11 se fait que nos frères de certaines provinces n’entendent jamais à la Radio Etat d’autre français que « cette concerte vos a été donné par la Commission Canadienne de là Radio Dlffousion » ?J’ajouterai: Et comprend-on que nous n’avons rien à attendre de cette confédération?La censure de la radia Comment on tourne la loi En temps de chômage, le prix de la main-d’œuvre s'avilit.Des industriels en profitent pour faire travailler des ouvriers presque sans rémunération.S’il est une époque où une loi établissant un salaire minimum pour différentes catégories d’ouvriers est opportune, c’est bien quand sévit une crise de chômage.L’ingéniosité de certains hommes à tourner les lois qui les gênent semble ne pas avoir de borne.Il est d’autant plus facile de tourner une loi de cette nature que les ouvriers eux-mêmes y prêtent parfois leur concours ou leur complicité quand c’est leur seul moyen de se procurer du travail en remplaçant leurs concurrents qui, eux, exigent le salaire minimum imposé par la loi.Un des trucs découverts récemment consiste à payer aux ouvriers, au moins théoriquement, le salaire imposé, et à leur retenir, sous prétexte d’emprunt, une partie de ce salaire.En félicitant le juge Marin d’avoir annulé un contrat de ce genre intervenu entre un patron et ses ouvriers, la PRESSE espère que la décision du juge fermera la porte (sic) à ces « pratiques dangereuses pour le bon ordre et la paix dans notre société ».Accusée de n’avoir pas suffisamment rémunéré ses employées, une compagnie alléguait qu’elle avait droit (le signer un contrat avec ces mêmes employées, par lequel elle pouvait retenir une partie de leur salaire, sous forme de prêt remboursable lorsque les affaires le permettraient, mais dans un délai maximum de dix ans.Le tribunal a refusé de sanctionner pareil arrangement, en déclarant qu'il constitue une violation de la lot du salaire minimum des femmes.En effet, la loi déclare que les patrons doivent payer tel et tel salaire, rien de plus.11 peut arriver qu’une entreprise, Jeune, encore mal assise, cherche le concours financier de scs employés ou employées pour les débuts, avec l’Idée de rembourser ces prêts plus bon intérêt lorsque l'affaire sera bien lancée, et peut-être de récompenser la complaisance des prêteurs en les faisant participer aux profits au fur et à mesure que les affaires s'amélioreront.Mais il peut arriver aussi que ce soit là seulement une manœuvre pour se soustraire à la loi du salaire minimum.Lorsque la preuve de pareille mauvaise Intention est évidente, nos cours de Justice doivent se montrer sévères envers les coupables, façons, le mieux est (l’empêcher ces prêts déguisés ou forcés aux patrons.Il me parait même superflu de faire la preuve de la mauvaise intention.Si une entreprise industrielle est acculée à la nécessité d’emprunter à ses ouvriers pour subsister, il vaut mieux qu’elle ferme ses portes.Les ouvriers étant les dernières personnes auxquelles une entreprise doive vraisemblablement s’adresser pour emprunter de l'argent, il faut qu’avant d'en venir là l'industrie ait épuisé toutes les sources ordinaires d’emprunt : banques, commanditaires, actionnaires, prêteurs sur obligations, sur hypothèques, etc.Si l’entreprise a épuisé toutes ces sources ordinaires d'emprunt, ce n’est pas au moyen des faibles avances que peuvent lui consentir ses ouvriers que sa situation financière se redressera.Dans ces conditions les ouvriers n’ont à peu près aucune chance d’être jamais remboursés et même de conserver leur emploi pendant de nombreuses semaines.Si d’autre part l’entreprise n'a pas épuisé tous les moyens ordinaires d’obtenir du crédit, il est évident qu’un emprunt à ses ouvriers constitue une manœuvre malhonnête par laquelle on vèut tourner la loi aux dépens des ouvriers.Que des ouvriers bien rémunérés souscrivent à une émission régulière et publique d’obligations lancée par une entreprise viable, cela peut encore s'admettre.Mais le salaire minimum est par définition une rémunération qui doit tout juste suffire à la vie de l’ouvrier et qui, par conséquent, ne lui permet généralement pas de faire quelques économies: il est donc inconcevable que des ouvriers qui ne reçoivent que ce salaire mini-I mum soient en mesure de prêter à qui que ce soit, surtout à leur patron.La mauvaise foi des industriels qui recourent à de tels procédés est évidente.Ils devraient être sibles d’une peine très sévère.Ne disons pas : * Fontaine.M.Houdc s'est fait fort de se passer des banques et des banquiers.Il a même ameuté la populace contre eux.Si les banquiers allaient se détourner de lui et lui fermer leurs guichets et leurs bureaux quand il ne pourra plus se passer d’eux.Voici précisément qu’on aura besoin de leur concours.La dette municipale est écrasante.La mode est à la conversion car l’insécurité des prêts aux parliculiers et le faible taux d intérêt payé par les banques favorisent les emprunts publics à un taux d'intérêt à peine plus élevé que celui des banques.Il est question de convertir la dette municipale.Mais cela pourra-t-il àe faire sans l'intermédiaire des banques?Quelques phénix du Conseil municipal soutiennent que oui.La Patrie répond: La seconde défaite révolutionnaire s est accomplie en France, le plus naturellement du monde, à coups de bulletins de vote.L'aile marchante de l'armée franco-bolchevistc a subi un Depuis assez longtemps déjà une campagne se poursuit en faveur des produits canadiens.La Société de Saint-Jean-Baptiste a inscrit cet article de propagande à son programme.En principe, il n’y a rien à objecter à l'idée d’« acheter Malgré une campagne sourde mais ! chez nous », comme on dit.Ce sont les acharnée, les extrémistes, qui ont res- effets pratiques de cette campagne qui suscité le cartel des gauches sous le doivent nous intéresser.Quels sont jus-nom de front commun, ont laissé du ^’aujourd'hui les résultats du mot d'ordre , ,, r, lancé par la Société de Saint-Jean- terram aux partisans de M.Dou- Bapti,te ?A peu près nul$> ct les pmpec.merguc.Au cours des élections canto- j t{vcs d’avenir ne sont guère plus encou- riales qui viennent d'avoir lieu, les ré- j rageantes, formistes ont enregistré des gains ap- | préciablcs.Ces élections, dont l'impor- ] nières.Comment d’abord constituer et tance n’est intelligible qu’aux personnes qui connaissent à fond la structure politique de la France, montrent bien que le président du Conseil continue d'avoir le pays derrière lui.Elles montrent surtout que les frontistes n’ont pas amélioré leurs positions, qu'ils ne se trouvent pas en mesure de bloquer les réformes qui se préparent.Ceci est de la plus haute importance.Ces réformes une fois votées, le pays sera relativement à l'abri du danger socialo-communiste.échec qui fait présager sa défaite.On propose, à Washington, l’établissement d’une censure sur l'annonce par radio.N’est-ce pas étonnant qu'on n’y ait point pensé plus tôt ?Le nombre de saletés dont la « courtoisie > patronne des concerts radiophoniques est Incalculable, raison en est facile à comprendre.Les journaux veillent au grain do leur annonce.Sans doute, leur bonne fol peut-être surprise, de temps à autre, puisque personne n’est Infaillible.Mais les postes de radio n’ont pas de ces scrupules.Les boniments parlés échappent mieux à la censure que les boniments écrits, et l'on sait que la loi défend de qualifier trop précisément les vertus de certains remèdes.Le journal se conformera à la loi; mais l'annonceur de radio lira le texte préparé par le fabricant.Autant en emporte le vent.C’est ainsi que certains remèdes déclarés par la « American Medical Association » (dont les analyses et les commentaires ne sont pas toujours tendres) comme dangereux, nuis ou charlatanesques donnent à la radio une publicité que les journaux refuseraient.vil ' programme Mercredi, 10 octobre ; L’Elat ct le contrôle de l'économie nationale en France.Et la r-': Jeudi, 11 octobre : L’Etat et l'organisation corporative des grandes forces raies, economiques et sociales de la nation française.Vendredi, 12 octobre : La loi cl le respect des traditions historiques de la France.Cet échec s’explique de plusieurs ma- mo- rendre viable un nationalisme économique canadicn-français ?Les conditions économiques d’un pays sont indépendantes des questions de race.Elles relèvent avant tout de l’éducation et, dans notre cas, des goûts ct des habitudes de chacun.Ce n’est un Mardi, 16 octobre : Le pouvoir central en France.Mercredi, 1 7 octobre : Régions et départements de France.Organisation.Jeudi, 18 octobre : Ailles et villages de France.Vie municipale.Vendredi, 19 octobre : Paris.Institutions municipales.Mardi, 23 octobre : Le pouvoir judiciaire et la juridiction administrative en France.n x secret pour personne que notre éducation économique est à peu près inexistante.On enseigne tout, à l’école, excepté cela.Quand, dans les établissements d’enseignement secondaire, on s’aventure à donner aux étudiants quelques notions d’économie politique, le professeur, qui a lu deux ou trois traités de cette science, se borne à exposer quelques « grands » principes.Cet enseignement n’a rien de réaliste et ne fait pas ressortir les particularités de la vie économique canadienne, ses ressources si variées, son organisation dans le cadre politique, juridique et administratif, qui nous Il serait aussi facile de contrôler le texte de certaines réclames radiophoniques, de celles des produits pharmaceutiques en particulier, que le texte des réclames publiées dans les journaux.La réclame radiophonique n’est pas improvisée, mais lue; le texte doit en être conservé et classé.Ce texte peut subir au moins le même contrôle que celui des journaux.Les résultats des élections cantonales ne sont pas encore définitifs, mais ils indiquent d'une façon très nette l'orientation du pays.C’est avec plaisir que l’on note cette victoire des modérés.La situation i Mercredi, 24 octobre : La responsabilité de l'Etat et des administrations en France.Jeudi, 25 octobre : Une limitation du droit français à l'arbitraire de i administration publique.Le recours par excès de pouvoir.sont propres.Notre peu d’importance, comme producteurs, nous empêchera toujours de extérieure est déjà assez compliquée ! rendre fructueuses les campagnes en fa-que des difficultés intérieures ¦ veur de 1 achat des produits canadiens.! Car il faut bien commencer par le com-: mcncement, qui est, dans l’ordre écono-mique, la production.Tout le secret de de maintenir la paix sur le Continent, notre renaissance économique est là ; accroître au maximum notre potentiel de production.I>e reste viendra par surcroît, sans qu’il soit besoin de mener à son de trompe de bruyantes campagnes en faveur des produits canadiens.Un contrôle non moins facile à établir, c’eit celui de la quantité des réclames lues devant lé micro.Tout le monde admet qu'il y a abus.Cet abus pourrait se corriger par une toute petite loi analogue à celle qu'on a imposée aux journaux.On sait que, théoriquement du moins, le ministère des Postes exige que, dans les journaux, l'annonce ne dépasse pas la moitié de l'espace, c’eit-à-dire que la moitié au moins du journal soit consacrée à ce qu'on nomme « la matière à lire ».Cela permet aux journaux de bénéficier d’un tarif postal réduit.Si l’annonce l’emporte sur la matière à lire, ils doivent payer le tarif des circulaires qui est plus élevé.Pourquoi n’obligerait-on pas les postes de T.S.F.à consacrer une partie minimum du temps de leur émission à autre chose que l’annoncé, celle-ci ne devant pas dépasser un nombre d'heures déterminé comme c’est le cas du nombre de colonnes des journaux?sans viennent réduire à néant les efforts Vendredi, 26 octobre : Les fonctionnaires français.CeS cours auront lieu à la salle Saint-Sulpice, 1 700, rue Saint-Denis, à 8 h.30 du soir.Nous ne saurions trop souligner leur importance et leur intérêt ni trop engager nos lecteurs à y assister.Tout le monde y apprendra quelque chose, même les conseillers municipaux.que fait le gouvernement dans le but André BOWMAN Le Conseil au travail.De toutes Jean-Marie NADEAU La canalisation du Saint-Laurent Films documentaires Nos trente-cinq conseillers municipaux se creusent la cervelle pour découvrir de nouveaux revenus à la Ville.Chacun y va de sa proposition : on a recommandé la taxe sur les téléphones, les radios, les bains ; l'impôt sur le revenu.les salaires, les loyers, les créan- , , ., ., ces hypothécaires ; enfin la vente des On se demande aux Etats-Unis si les ports innombrables lots qui appartiennent à de 1 Atlantique et du Mississipi ne subiront la Ville, et un meilleur partage des Pas» Par sulte .canalisation, des dom-pouvoirs d impôt entre le gouvernement ma8es plus considérables que les avantages de Québec ct les municipalités.qu’y trouveront les villes du Centre-Ouest ct ., .de l’Ouest.Le Sénat américain s’est pro- i Ville a acquis, au prix d un dol- , sur cette àlion Van dernier .lar chacun, des milhers de lots que des é„c serait son alti[ude devant un traité propriétaires ont abandonnés faute de rcmanié ; accorderait de sérieux avantages pouvoir en payer les taxes.M.Leduc aux travailleurs américains ?suggère 1 amenagement en parcs et en j jardins d'une partie de ces lots et d'autres conseillers municipaux recom- ; mandent la vente du reste.Les nou- ; a tranche la difficulté en cinq veaux propriétaires verseraient à la certain, affirme-t-il, que les ports canadiens Ville l'impôt foncier et ainsi l'adminis- j de 1 Est ne Perdront rien à la canalisation, tration ferait des affaires d'or, encais- j La prospérité de plusieurs états améri-sant le produit de la vente, et se mé- cains dépend de la canalisation du Saint-nageant des revenus pour l’avenir.Laurent.Les Etats-Unis, dont l’industrie C’est une idée géniale ! Nous propo- est mieux outillée que la nôtre, ont besoin sons au Conseil municipal de la mettre d'électricité ; le Canada, même s’il présen-immédiatement en pratique.Le nombre tait un front uni contre le projet américain, des poires est immense, et il s'en trou- .offrirait une bien faible résistance aux désirs vera certes pour acquérir de la Ville de son puissant voisin.Or, quelques proies terrains abandonnés par leurs an- | vinces canadiennes s’imaginent qu’elles reti-ciens propriétaires, peu satisfaits d'avoir reront de précieux avantages de la canali-à payer tant d'impôts sur des terrains , sation ; elles ne demandent rien d’autre peut-vagues.; être que de créer des embarras à la province Après la Trappe, la Grande Chartreuse.Le Français Maurice Cloche est en train de terminer les prises de vues des maquettes construites spécialement pour son film La Merveille de l’Occident, consacré au Mont Saint-Michel.Il a aussi commencé la préparation d’un film sur La Grande Chartreuse.Le président Roosevelt est tenace.Il prépare un nouveau traité avec le Canada au sujet de la canalisation du Saint-Laurent.Georges LANGLOIS Patronyme {Du Havre-Éclair) CHEZ Le patronyme, c’est comme une étiquette, et bien qu’on n’ait à peu près rien fait pour le recevoir, on tient à l’ordinaire à son nom qu’une habitude, qu’une donnée immédiate, Ont idéalise à l’intérieur de la conscience.On peut s’appeler Dupont ou Durand, il y a en nous une espèce de métaphysique qui nous identifie à l’étiquette, et jamais il ne me viendrait de concevoir que je puisse être ce que jé suis, si je portais un autre nom : c’est normal, puisque le patronyme n’est pas une littérature, mais bien plutôt le résumé, à travers le temps, de ce qui fut la lignée, la famille, le principe et l’histoire.Néanmoins, on discute volontiers d’euphonie en la matière, d’élégance, ct certains individus, mécontents d’une conson-nance fâcheuse, ne supportent plus un vocable que les préjugés et les convenances sociales ont subitement condamné; et ces gens là s’avisent promptement d’écrire Président de la République qui a droit de biffer le passé.Eh ! oui, on change de nom et l'on bouscule la tradition ; L’ < Officiel » vient d’autoriser M.Cornichon à se faire désormais appeler licitement M.Bourgeois.C’est un exemple.Pourquoi ?Il faut croire qu’il déplaisait à ce monsieur d’être nominalement mate.W00DH0USE it i A Le gouvernement américain surveille mieux ses intérêts que le nôtre.M.Bennett sec : il est AU RAYON DES MEUBLES Mobilier Chesterfield recourvert de *‘.a-pisserie brune à pois.L'envers d»\s coussins est recouvert de tapisserie ramngée.Trix courant : $129.$89 tenement initial: $4.45 Mensualités: $3.52 Chambre à coucher moderne en noyer oriental.Lit de milieu, chiffonnier, commode ct coiffeuse munies de glaces de Venise.Prix courant : $129.Aujourd'hui : 6 V.$79 M.Filion a entonné le refrain I de Quebec, d'autrefois : « Montréal à Montréal », qui a pour variante moderne : « à bas j de la canalisation du Saint-Laurent.Qu’il Taschereau! » IL est vrai qu’autrefois me suffise de rappeler que le Canada n'est la Ville percevait le prix des permis de pas à court d’électricité, et que nos finances taverne et de voiture.C’était avant la publiques ne sont guère en état de supporter Régie des alcools et l'automobile.Com- : les frais considérables qu’entraîneraient des ment accommoder les ambitions du fisc , travaux dont l’utilité est loin d’être démontréalais au progrès?L’émission des montrée.C’est suffisant pour que le gouver-permis de taverne appartient, comme il nement d’Ottawa oppose le plus catégorique convient, à la Régie ; la Voiriç relève refus au gouvernement de Washington, cussi du gouvernement provincial Comment espérer cependant que le Ca- ainsi, bien entendu, que 1 automobi- nada prenne une aussi ferme décision à l’én-lisme.Pour satisfaire Montréal, il fau- contre de l’opinion américaine sur une ques-drait que le gouvernement provincial t;on ^sentant un intérêt vital pour l’indus-remît aux municipalités une partie des trie des Etats-Unis ?Les Anglo-Canadiens, revenus de 1 automobilisme et leur don- bicn qu'j]s affichent un impérialisme aveugle nât un généreux pourcentage des som- et sourd_ sont américanisés jusque dans la mes perçues au titre de la Regie Or moelle.Le Canada ne nous appartient plus.Tro.s-Rivieres, Québec et Samte-Rose mais il est le domaine des capitalistes anglais ont les mêmes droits que Montreal ne et américains.Le gouvernement d’Ottawa.1 oublions pas.C est une comptabilité que des disons électorales asservissent au gouvernement de Québec.Lui-même ^ a’est élevé contre l'abus de la comptabilité à l’hôtel de ville ; pourquoi veut-il jeter le gouvernement provincial dans le même pétrin ?C’est le contribuable qui, en fin de compte, paie toujours.au Je ne reprendrai pas le débat au sujet Versement initial: $3.95 Mensualités : $3.92 pas- Tnbles à thé roulantes en noyer massif.Prix courant: $24.50.m $14.50 Tables à café finies noyer.Pieds tulipe.Se vendent ordinairement $5.50.$2.99 un aro- Formalisme! convention! mesquinerieI Quelle différence y a-t-il en logique pure entre Cornichon et Bourgeois ?.D’ARTAGNAN SC Au rayon des fourrures I Manteaux de broadtail garnie d'écureuil dé Sibérie en diverses nuances de gris et de brun.Prix courant: $145.LA • L'ORPRy est édité pur les Editions de l'Ordre limitée (cette bouffonne désigna-tion cat Imposée par le seul gouvernement français d'Amérique) et Imprimé par la Cie de Publication de la Patrie limitée, 180 est, rue Salnte-Catherlne, Montréal.$119 Allocation pour votre vieux manteau de fourrure: $17.85.Soldes $101.15.à payer en mensualités de $5.62 l'ns d'IntérOt aux non.sous- crire à ses emprunts répétés.Nos échevins eux-mêmes, sans doute, auront besoin de consulter des compétences.Et cela, à notre sens, suffit pour démontrer qu'ils vont un peu vite lorsque, sous prétexte de conserver à la municipalité tout le profit de la conversion de sa dette, on ne recourrait au ministère d’aucun banquier, ni d'aucun Intermédiaire quelconque I pour disposer des nouvelles émissions, que Aux derniers examens scolaires, à Bar- j l on entreprendrait d'écouler d'un comptoir tolT%%rTf'^'d'"TT : rhôWcCun Ion mZr.°\t foire, faisait preuie d une telle ignorance placement d’émissions d’obligations se fait que 1 examinateur ne savait quelle ques- le mieux par ceux qui font profession de tion lui poser pour obtenir de lui une ré- cette sorte d’opérations financières.Le ponse admissible.Il lui demanda : gouvernement fédéral ainsi que les gouver- nements provinciaux requièrent eu pareil Dollard DANSEREAU Æ-V.Le candidat II y aurait lieu peut-être de procéder à un meilleur partage des pouvoirs d’impôt entre le gouvernement de Québec et les municipalités, mais notre Conseil municipal n'a pas encore montré comment mener à bien une aussi délicate opération.En attendant, qu'on cesse de crier aux exactions du gouvernement provincial.Montréal, dix fois plus populeux que Québec, verse naturellement des sommes plus considérables au gouvernement de notre province que ne le fait la « Vieille capitale ».A quoi bon tant nous battre les flancs?Nous ne sommes guère plus maltraités que les habitants des autres villes de la province, Trois-Rivières ou Hull par exemple.Le Conseil au travail, il fallait s'y attendre, nous engendrera de fort curieuses souris.— Voyons ! Dites-moi seulement qui a découvert l’Amérique ?Mutisme complet.— Vous ne savez même pas qui a découvert l’Amérique ?Et l’examinateur, impatiente, d'une voix de stentor : « Christophe Colomb ! » Immédiatement, le candidat se leva et fit mine de se retirer.— Mais pourquoi partez-vous ?— Je croyais que vous appeliez lé candidat suivant.VIEUX C/«*J I ¦ IPEGWI cria BIERE Black horse if# L O.GROTHE, Limitée, Maison canadienne et indépendante Dollard DANSEREAU DAWES Si < Pf: ____ i i .I h üHDUK—Montreal, mardi 9 octobre 1931 3 LA PENSÉE ÉTRANGÈRE » £> i LES MAÎTRES DE L’HEURE « Histoire du Canada (1534-1934) »u> EN ALLEMAGNE Gazi Moustafa Kémal Pacha Les partisans Nous extrayons de /’Action française cette causerie de l'intérim de M.Robert Brasillach sur le dernier ouvrage du Directeur de la Maison des Etudiants canadiens à Paris.guerre continentale, assiègent Québec.Elle n’a pour se défendre que des missionnaires, des femmes, des enfants, le vieux capitaine Pontgravé et quatorze mousquets.Champlain est obligé de capituler.Il est emmené en Angleterre, où il apprend que lorsque les Anglais ont attaqué Québec la paix était signée depuis trois mois avec la France.Enfin, après avoir contraint l’Angleterre à des négociations avantageuses pour le Canada, Champlain rentra triomphalement à Québec en 1633, gouverneur incontesté de la Nouvelle-France.Il mourut en 1635, le jour de Noël, épuisé de travail, « dans le petit coin caché au bout du monde » dont il avait rêvé de faire « une ville de la grandeur de Saint-Denis ».Cette ville, Québec, compte aujourd’hui près de 200,000 habitants ; elle est la capitale d’une province de 2,900,000 habitants, qui représente 30% de la population totale du Canada.Et dans la nation née de cette ville, les descendants et colons de la Nouvelle-France tiennent leur place et maintiennent, suivant le mot de Champlain, « avec la langue française, un cœur et un courage français ».Dans l’ampleur de son magnifique dessein, dit M.Firmin Roz, Champlain ne séparait pas les deux grands aspects de la co Ionisation, telle qu'il la comprenait : l'aspect matériel, si l’on peut dire, et l'aspect spirituel.« Il se proposait à la fois de découvrir, d’évangéliser et de coloniser.Le commerce avec les sauvages, la traite comme on l’appelait, n’est pour lui qu’un moyen de mettre en mouvement les expéditions, de les provoquer, de les organiser, de préparer et de financer la colonisation.Celle-ci, d’autre part, en s’installant sur des terres nouvelles, consiste, non à détruire les indigènes, mais à les convertir et à les civiliser, à gagner des âmes à Dieu et des sujets au Roi.Les missionnaires, les écoles, doivent compléter l’œuvre des commerçants et des défricheurs.Les colons eux-mêmes ont besoin qu’on entretienne et qu’on développe en eux la vie spirituelle, car, plus encore que sur la terre natale, il leur faut, dans la dure existence qui leur est faite au pays neuf, toutes les ressources physiques et morales, toutes les forces de l’intelligence et de la volonté, aussi bien que la vigueur cl l’endurance du corps.» Champlain voulut attirer une élite de colons, et il se préoccupa d'entretenir et de développer ce qu’ils avaient de meilleur en même temps que d’étendre aux naturels du pays les bienfaits de cette civilisation, dont les immigrants venus de France étaient les représentants.Aujourd’hui encore, le Canada se ressent de cette dignité de ses origines, qui fut un des éléments essentiels du caractère canadien.Dès 1611, Mme de Gucrchevillc et deux Jésuites, sans perdre de temps, s’étaient initiés aux langues indigènes et avaient pu, l’année suivante, établir un petit catéchisme en « sauvageois ».En 1615, deux Récollets s’embarquèrent sur le Saint-Etienne.Leur historien, le frère Gabriel Sagard Théodat, a raconté, de la façon la plus touchante et la plus pittoresque, l’évangélisation entreprise chez les Murons.Le père Jamet, leur chef, fit le serment « de ne jamais abandonner ledit pays mais d’y faire tout ce que nous pourrons pour le service de Dieu, du Roi et du bien public ».Quand, après la capitulation de Québec en 1629, les Récollets sé virent contraints d’évacuer la colonie, ils avaient « décemment » serré dans une cache leurs ornements en taffetas de Chine, j L’œuvre du dopolavoro allemand, la « Force leurs devants d’autel en camelot vert, leurs I Par Ie Joie », a conquis beaucoup d’anciens sociaux-démocrates, tandis que la faculté (Du Petit Démocrate) Le correspondant de la GAZETTE DE Lausanne à Berlin écrivait le 18 septembre : mous.N'ayant pas de temps à perdre, noul n’avons pas cherché à montrer au jeune ignare que le régime qu’il sert ne pratique, sous le nom de socialisme allemand, pas autre chose que le dit Kapitalismous et surtout qu'il applique, et à 100 p.100, les méthodes de l’odieux Mcrkantilismous (efforts pour améliorer la balance du commerce extérieur, soutien de l'exportation, salaires bas, augmentation du chiffre de l& population, compression radicale de l’importation, etc.).Parmi les balbutiements du jeune auteur, qui ignore cordialement et Adam Smith et Cobden, les seules pauvres idées un peu cohérentes étaient inspirées en droite ligne des doctrines soviétiques ! L’attachement de beaucoup de prolétaires au national-socialisme et aux vagues théories hitlériennes repose en réalité sur le plus vaste des malentendus politiques.Ce qui.bien entendu, ne saurait en rien nuire à la chaleur de la conviction.Les tièdes et les ralliés par indifférence constituent certainement le plus gros effec-chaque Allemand standardisé, pour être (|f jg, troupes d’Hitler.Nombreux sont, en estimé exactement, exigerait une enquête effet, les Allemands pour lesquels le régime approfondie, en admettant que puisse dis- n'a«pas modifié notablement les conditions paraître la part d hypocrisie indispensable d’existence et qui apprécient avant tout à tous ceux fonctionnaires et ouvriers j'ordre intérieur, la fin des luttes politiques.- dont le gagne-pain dépend du confor- Beaucoup de ces Allemands redoutent aussi misme des attitudes et des propos.Si, par de nouvelles convulsions et ils sont d’avis exemple, 1 on traverse les couloirs d un mi- j qUe_ puisque le peuple allemand est inca-mstere ou d une administration, la formule pable de se gouverner et qu'il lui faut un de salut: « rieil Hitler ! », dite a chaque, dictateur, autant Hitler qu’un Kaiser, le- minute par les gens qui se croisent, donne, Lorsqu'en mai 1922 Mahomet VI Vahi-cleddin, sultan de l’Empire ottoman, pour se débarrasser à Constantinople de Moustafa Kémal, dont le caractère autoritaire comme ]a popularité grandissante l'inquiétaient vivement, le nomma inspecteur d’armée et l’envoya en Asie mineure, il ne se doutait pas qu’il venait de signer l’arrêt qui mettrait fin à la dynastie des sultans Osman-lis et que, quelques mois plus tard, c’en serait fini, probablement à tout jamais, du trône des successeurs de Mahomet II, conquérant en 1453 de Constantinople.Moustafa Kémal s’est acquis, durant la grande guerre et plus encore pendant la guerre follement provoquée et fort mal conduite par la Grèce, un incontestable dant sur l'armée turque et sur le peuple ottoman.Au moment où, sous l’influence de l'Angleterre, Vahideddin s'apprêtait à signer avec la Grèce une paix désavantageuse pour la Turquie, Moustafa Kémal, Ismet Pacha et plusieurs autres devinrent l'âme de la résistance, et le premier profita du titre qui venait de lui être décerné pour organiser une lutte nouvelle.Le 19 mai 1922, date de son débarquement à Trébi-zonde et origine de la seconde phase de la guerre gréco-turque dite guerre de l’Indépendance, qui devait aboutir à la défaite complète des armées helléniques et au triomphe des troupes ottomanes, est considéré en Turquie comme une date historique, et son anniversaire est fêté chaque année comme une fête nationale.Après la victoire et la déposition du sultan, Moustafa Kémal, appelé désormais Gazi, c’est-à-dire le Victorieux, s’empara du pouvoir politique, appuyé sur la grande Assemblée nationale; mais il crut habile, pour ménager les transitions nécessaires, de conserver provisoirement aux successeurs d’Osman le pouvoir religieux, c’est-à-dire le Kalifat, qu’il fit confier à Abdul Médjid.Cette transition fut de courte durée, dès 1924, le Kalifat fut aboli et la Turquie officiellement laïcisée.Ainsi était rempli le but poursuivi par Moustafa Kémal et ses amis: donner à la Turquie, sous le masque d’une République parlementaire, un gouvernement dictatorial moderne et laïciste.* * * Istanbul et 1 indispensable boulevard qui la protège, — Istanbul, que tout de même le nouveau maître de la Turquie ne pouvait .abandonner à cause de sa gloire, de sa ri- Ml h,rmln Koz a entrepris de raconter chesse, de son admirable situation géogra- succinctement, mais complètement, les étapes phique, — la Turquie s'est, à l’heure ac- successives, par lesquelles le Canada s’est tuelle, «concentrée» en Asie Mineure, «cheminé jusqu’à son actuel développement Avant 1920, elle comptait 34 millions d'ha- Inique et économique.Vue générale de bitants, dont 22 en Europe.Elle n’en pos- l'llisloire àu Canada, 1534-1934, tel est le sède plus aujourd’hui que 14 millions, dont l“re de son remarquable ouvrage.13 en Asie.C’est aujourd'hui, je le crois, , Beaucoup de navigateurs avant Jacques avec une entière sincérité que le Gazi Ç«tier ont.ou prétendent avoir touché le comme son ministre Ismet Pacha peuvent "vage canadien.Constantin-Weyer a ra-déclarcr, ainsi qu’ils l’ont fait devant nous, conté dans Leïf l'heureux comment, vers l’an que la Turquie n’a plus aucune autre am- (000.des Scandinaves du Groenland et de bition en Europe que d’être un élément de l’Islande y avaient déjà tenté un établis-pacification.sement.L’Angleterre revendique le droit de Cette transformation complète, absolue, priorité pour les Cabots, c'est-à-dire la fa-en moins d’une génération, de tout un mille génoise Giovanni Cabotto qui, en peuple, le Gazi l’a faite dans un cadre ap- 1497, aurait croisé dans les eaux cana-parent de liberté et de démocratie; mais la diennes.Il y eut aussi le «secret de Terre-vérité nous oblige à dire que c'est là un Neuve », que connaissaient depuis des siè-cadre étrangement trompeur; nul dictateur, clés d'assez nombreux marins des côtes du à l’heure actuelle, même Hitler, même Mus- Portugal, de l’Espagne atlantique et des solini, ne dispose d’un pouvoir personnel P*ys basques, bretons, normands, flamands, plus complet, plus absolu, que Gazi Mous- H y eut enfin le voyage de Verazzano, pita fa Kémal Pacha, président de la Répu- lote florentin au service du célèbre armateur blique parlementaire turque.dieppois Jean Ango, et envoyé par Fran- II y a dans le peuple allemand, et aussi Çois 1er en 1523 avec une escorte de dédans le peuple italien, un certain nombre, couvreurs, et une escadrille de quatre vais-sinon — ce que je crois pour ma part — seaux, à la recherche d’un passage d'Eu- un grand nombre de citoyens qui sont en rope en Chine par le nord.Verazzano pé- opposition d’esprit et de désir avec le gou- nélra sans doute dans la région du Saint-vernement de leur pays.En Turquie, il n'y Laurent, mais celle-ci n’en restait pas moins a pas l’ombre d’une opposition, pas plus à découvrir, et le vrai découvreur fut secrète que publique.Sans doute, comme Jacques Cartier.en Italie et comme en Allemagne, les élec- Les lecteurs de l'AcTtON FRANÇAISE lions aussi bien aux assemblées locales qu'à ont déjà lu plusieurs articles sur ce grand 1 Assemblée nationale y sont-elles une dé- homme, nous n’insisterons pas et nous pas-rision puisqu'un seul parti — le Parti du serons tout de suite à la colonisation pro- Pcuplc — existe, mais je ne suis pas sur prement dite.Signalons en passant que le que si les élections étaient vraiment libres, j mot Canada était le | blement d'indiens.Peu à peu, ce nom fut étendu à toute la vallée du Saint-Laurent, puis aux provinces maritimes, aux provinces de l’Ouest, et s’applique aujourd’hui à l’ensemble du pays compris entre l’Atlantique et le Pacifique, et désigné politiquement sous le nom de Dominion ou Puissance du Canada.Les débuts, Champlain Le Congrès-parade monstre de Nuremberg est terminé.Le peuple allemand vient, en l’espace de deux mois et demi — depuis les massacres du 30 juin — de subir de la part de ses dirigeants une « reprise en mains » énergique et efficace.L’ordre, le calme et le silence régnent.Les rapports de police doivent être particulièrement rassurants puisque l’on parle de dissoudre les camps de concentration et de procéder à une large amnistie, en faveur de gens qui n'ont d’ailleurs commis que le crime d'opinion.Il n'est donc plus question de « politique » en Allemagne.La marée brune est étale et recouvre tout.Le peuple allemand accepte le national-socialisme, comme il aurait accepté n’importe quel autre régime qui, sûr de l’appui de l’armée, aurait opéré par des procédés identiques.ascen- Le degré précis de loyalisme chez ., quel opprimerait probablement aussi en par sa repetition fastidieuse, 1 impression s'appuyant sur l’armée et de multiples d une plaisanterie voulue.On parierait vo-1 polices.Ion,^er.que les mêmes fonctionnaires ne En "faisant systématiquement-appel aux sc lançaient pas jadis a la tele des « Guten « Instincts héroïques », le Führer a fait vi-Morgen » aussi fréquents ni aussi sonores.Ces échanges de saluts intraduisibles expriment-ils un attachement très sincère à Lire nouvelle ?Qui peut sonder les reins et les coeurs ?Jules Cambon évoquait, il y a plus de vingt ans, dans ses rapports, « l’étrange pouvoir de concert et de dissimulation du peuple allemand ».brer les fibres profondes de son peuple.Le réarmement massif et la cessation des paiements à l'étranger, avec l’institution du service de travail, les trois idées géniales du règne, étaient souhaités par la plus grande partie de la population, tandis que la surex-citation des sentiments d’orgueil, chez un j peuple douloureusement déchu de sa puis-| sance d’avant-guerre, venait parfaire le suc- Le Führer a.certes, des partisans fana- ' fcs f'f.^mense manœuvre démagogique.' Les idees de revanche qui sommeillaient et que l’Allemagne nouvelle fait passer lentement du subconscient dans le conscient • trouvent aussi un aliment approprié dans l’appareil militaire, dans toutes les pompes soldatesques du régime.nom d’un rassem- il s’en affirmerait un autre.De ce pouvoir absolu, sans limites, le Gazi fait un usage qui frappe les Turcs d'admiration.Dans tous les établissements, dans toutes les maisons, son portrait, le plus souvent en pied, et toujours en civil, s’affiche à la place d'honneur.Sur les places publiques, sur toutes les places publiques, répétée dans la même ville comme à Ankara à quatre ou cinq exemplaires, s’élève sa statue, presque toujours équestre, et en Général victorieux.La création de la nouvelle Ankara est un sujet d’orgueil pour les Turcs: d’un coup de baguette magique, le Gazi, à côté de la vieille ville sans eau, ou presque, il y a dix ans, et maintenant abondamment arrosée et dont il a conservé pieusement les reliques, a fait surgir le cadre d’une métropole qui pourra abriter plus d’un million d'habitants.Aucun arbre, il y a encore quelques années, n'égayait ce paysage grandiose mais désertique.Le Gazi a créé là une petite forêt.Il a d’abord essayé diverses essences forestières qui n’ont pas résisté au sol ingrat et au climat.Il a tenu bon- — comme jusqu’ici il a fait en tout et toujours.Enfin, l’acacia s’est montré plus accommodant que le platane ou le sycomore et plusieurs dizaines de milliers de petits acacias forment aujourd’hui un énorme massif de verdure à quelques kilomètres d'Ankara.L’on raconte, et je ne serais pas très éloigné de le croire, que pour avoir, cette fois, raison de la nature rebelle, le Gazi, plusieurs années durant, a fait régulièrement arroser son immense plantation.C'est un trait qui en vaut un autre pour faire comprendre le côté volontaire et opiniâtre du caractère d’un homme qui, incontestablement, laissera un nom dans l’histoire de son pays, et même probablement dans l’Histoire.car, * * * tiques, notamment chez les femmes et la jeunesse des deux sexes.Il n’y a là rien ! détonnant parce que nombre de couches de la population, tout en ne comprenant rien au national-socialisme, ont pour la personne d’Hitler l'admiration mystique due à un Sauveur, à un Messie qui, chaque jour, du matin au soir, rachète l'humanité germanique pourrie par le ci-devant libé-ralo-judéo-marxisme.(Il ne faut pas oublier que l’Allemagne n'est devenue allemande que depuis la « prise du pouvoir », le 30 janvier 1933.) « Le Canada de Jacques Cartier formait, sur les bords du Saint-Laurent, un petit royaume indien, dont le groupement principal, celui dans lequel résidait le chef, mais qu'il serait néanmoins bien excessif d’appeler capitale, portait le nom de Slada-coué.Le mot,f en langage huron, signifie passage étroit, et fut remplacé .plus tard par un terme algonquin ayant le même sens.: Québec.» En 1541, François 1er, à peine libéré de sa guerre avec Charles-Quint, qui l’avait détourné de tout autre entreprise, revient à ses projets coloniaux.L’embarquement du corps expéditionnaire comportait un premier convoi : de- colons ouvriers et agriculteurs, et le chef .de la colonie : Jean-François de la Rocquet de Roberval.-L’Espagne voyait d’un mauvais œil cette mobilisation, mais François 1er répondit à Charles-Quint qui mettait la papauté en branle : « Le soleil luit pour moi comme pour les autres ; je voudrais bien voir la clause du testament d’Adam qui m’exclut du partage du monde.» En 1603, le commandeur Aymar de Chastes, gouverneur de Dieppe, allait provoquer des événements essentiels dans l’histoire du Canada.Il établit la première compagnie de commerce et de navigation française.De Chastes confia la conduite des vaisseaux au sieur de Pontgravé, navigateur de Saint-Malo, et il lui adjoignit, comme explorateur, un modeste gentilhomme de Saintonge : Samuel de Champlain.Ce choix engageait l’avenir même de la colonie.Samuel de Champlain, explorateur et constructeur, devait être le fondateur du Canada.« Tout ce qui avait précédé n’en était que le prologue.» Champlain est une des figures les plus caractéristiques parmi les hommes de génie et les héros de l’ancienne France.Son esprit d’entreprise, sa sagesse, sa prudence, son audace et son courage n’ont d’égaux que son intelligence et son désintéressement personnels.Sa conduite semble avoir établi la règle de toute la suite des avatars canadiens.On se dévoue, on travaille pour le Roy, c’est-à-dire pour la France, et pour Dieu.A l’inverse des Espagnols au Pérou et des Anglais dans la Nouvelle-Ecosse, les colons français, dès leur premier contact avec l’indigène, né montrent aucune avidité, ne se livrent à aucun sévice ni pillerie, ils sont humains et très vaillants.Champlain comprit tout de suite qu’il fallait se servir du Saint-Laurent pour fonder le principal établissement français, et qu’il fallait utiliser le grand fleuve comme principal moyen de pénétration dans l’intérieur du continent.Le 3 juillet 1608, ayant vu et compris du premier coup d’œil, les avantages de cette situation incomparable, Champlain choisit le village Stadacoué qui devait devenir Québec « pour y poser la première pierre de l’édifice colonial qu'entrevoyait son génie ».Il disait aimer ce « commencement du beau et bon pays de la grande rivière ».Quand on se représente le passé de la Turquie, depuis six cent vingt-cinq sous la domination d'un pouvoir monarchique absolu confondu avec le pouvoir religieux, quand on connaît ce qu’étaient les des Turcs, leur esprit si religieux, leur fatalisme, leur absence ’d’initiative, la place prédominante qu’avaient prise les étrangers à Constantinople, on reste stupéfait lorsqu’on considère l'état présent de la Turquie.La polygamie — à vrai dire déjà très diminuée, en fait, depuis un certain nombre d’années — abolie; le port religieux et symbolique du fez rigoureusement interdit; les capitulations supprimées ; les étrangers progressivement refoulés ; les Turcs cessant de n ôtre que de bons soldats, de mauvais fonctionnaires, ou de médiocres cultivateurs, pour devenir aussi des ingénieurs, des médecins, des entrepreneurs, des commerçants; l’antique alphabet turc placé par l’alphabet latin avec toutes les conséquences linguistiques; Constantinople, devenue Istanbul, déchue de son rang de capitale au profit d’Ankara, car, comme le déclare" le guide officiel de la nouvelle métropole, « le gouvernement de Gazi Moustafa Kémal vit bien que, pour rompre toute attache, tout lien moral et matériel avec la Turquie des Sultans et des capitulations, Istanbul, la vieille capitale des Suitans-Kalifes * * * ans, Il faut avoir présent à l’esprit l’ensemble de ces composantes pour comprendre le large consentement rencontré par le Führer chez ses sujets.Toutes les questions se résolvent ici par le sentiment, l’idée de race, le culte de l’honneur, le sens de la commu-.nauté, l’appel aux « instincts héroïques ».Les par .sans «implement convaincus 0n pourra objecter que les difficultés éco-sont les profiteurs du regime extrêmement émiques auxquelles va le Troisième Km-nom reux puisque les I g.(I ar tcir/cnnsscn p|re contribueront à rafraîchir cet enthou-ou câmârâdcs, en langage soviétique: tôva- siasme Spartiate et collectiviste et que la niches), surtout les «vieux lutteurs ».(#//£ dictateur ne pourra pas maintenir indéfini-(impfer), ont tous reçu des places ou des ment son peuple à.cette température cTébul-promotions, tandis qu une minorité de Ica- ]jtion et d’ivresse dionysiaque.C’est posters s est adjugé des prébendes auxquelles sible, mais ce n'est nullement certain.Por-n auraient pas osé rever les « bonzes » de tées sur le plan héroïque, présentées comme la république weimarienne.une forme de la résistance à une conjura- Le peuple ouvrier s’est aussi partielle- tion étrangère, les restrictions et complica-ment rapproché du national - socialisme, lions économiques peuvent au contraire contribuer à resserrer l’emprise du régime sur l’esprit d'une population dépourvue de sens critique et privée, non seulement de — théorique — dont jouit maintenant le la connaissance des faits extérieurs, mais aussi du contrôle des décisions auxquelles elle ne peut qu’obéir.i.mœurs rem- calices, et les avaient laissés derrière eux pour les retrouver au retour.Les Jésuites furent les meilleurs auxi- salarié de pouvoir regarder son patron dans Iiaires de Champlain et ses continuateurs, les y«ux et se prétendre son égal dans le Des Ursulines, des Hospitalières furent en- cadre de la communauté populaire rehausse voyées par la duchesse d’Aiguillon, nièce moralement ce salarié à de Richelieu.Les Hospitalières improvisèrent un hôpital, les Ursulines une école.Leur œuvre d'éducation ne s’est jamais interrompue et dure encore.La mère Marie de l’Incarnation, ursuline de Tours, est une des plus grandes figures de l’histoire canadienne ; « Il est impossible, dit M.Firmin Roz, de ne pas être frappé par la magnificence de ces débuts au Canada : un Champlain et une Marie de l’Incarnation, •— un héros et une sainte ! » D’autres femmes, Mme de la Peltrie, Jeanne Mance jouent un rôle considérable dans le développement de la colonie.Jeanne Mance devait être des fondatrices de Montréal.La France envoyait là-bas une élite et qui s’y perfectionnait encore.« Un zèle admirable suscitait des vocations d’héroïsme.» Un père jésuite I pouvait écrire au général de l'ordre: « Voici que devient parmi les Français comme un proverbe : que celui qui veut devenir meilleur passe dans fa Nouvelle-France.» Jamais la colonisation ne se présenta sous un aspect plus sublime ; jamais colons n’eurent plus le droit d’être fiers de la noblesse de leurs origines, il n’y manqua pas même le sang des martyrs, car les Iroquois, ennemis des Flurons nos alliés, traquent et capturent missionnaires et néophytes et les font mourir dans les supplices.Le premier évêque çlu Canada, Mgr de Laval, fut un grand évêque.Sorti d’une des plus illustres familles de France, vivant dans l’ascétisme, détaché de tous les biens de la fortune, il s’était dévoué aux intérêts spirituels, et il se donna corps et âme à ceux du Canada.En outre, sa fermeté, son intelligence, son entente des affaires et sa ténacité firent de son long épiscopat uni source de bienfaits pour la colonie.Ainsi, dès le règne de Louis XIV, à peine cinquante ans après là fondation de Québec par Champlain, le Canada était véritablement France dont la mère patrie pouvait être justement orgueilleuse, non point encore pour sa richesse, mais pour son excellence physique et morale.Camille LOUTRE ses propres yeux, même si sa paye s’est trouvée réduite de 20 à 30 p.100 par les diverses initiatives prises par le régime dans sa lutte contre le chômage.Berlin et surtout Hambourg font ici exception, car leurs populations ouvrières ont toujours été très radicales et croient, en dépit de la propagande débordante du nazisme, au succès de la lutte de classes.Une des plus grandes habiletés du régime fut l’introduction de la conception de I honneur dans des domaines où ce sentiment ne joue d’ordinaire aucun rôle.L’ouvrier allemand fut, comme le paysan, promu l'an dernier au titre pompeux de soutien de la nation.Le travail manuel fut déclaré sacré.L'ouvrier et le paysan, fut-il affirmé, vent la communauté populaire au même titre que les employeurs.Ils sont donc les égaux de ceux-ci et tout patron qui traite injustement son personnel forfait à l’honneur.Le socialisme allemand a déjà été défini par ses adversaires; un système de .travaux forcés aggravé de service militaire.C’est sans doute vrai; mais la notion de l'honneur, si elle est acceptée par les assujettis, vient opportunément et efficacement expliquer, compenser et faire admettre les salaires de famine et la disparition de toute liberté individuelle.Excellent succédané de l'asphalte de roche, le Uutnnn remplit toutes les conditions essentielles pour le revêtement des routes appelées à servir à une circulation Intense.(r-b) * * * ottomans, ne pouvait plus être la capitale de la jeune République laïque ».Voilà, très résumé, le bilan de dix de gouvernement du Gazi.Quel est donc I nomme qui a fait cela ?Que durera et que deviendra son œuvre?Moustafa Kémal est-il arrivé à changer le caractère de son peuple, et celui-ci, quand ne le tiendra plus la poigne de fer qu’una-nimement il admire, retournera-t-il à sa nonchalance traditionnelle, à son fatalisme ancestral ?Peut-être est-il vain de faire des prévisions de longtemps impossibles à vérifier 1 ans Amitié italo-suisse * * * Ce n est pas seulement Moustafa Kémal.Ce sont aussi les hommes qui l’ont ment appuyé, épaulé, conseillé, et parmi eux hmet Pacha, le négociateur habile du traité de Lausanne, le ferme et parfois dur pré-eident du Conseil; Fevzi Pacha, chef d’état-major qui tient en mains une armée dont la valeur militaire n’est pas négligeable ; Kiazim Pacha, président de la grande Assemblée nationale turque.Mais c’est, cependant, surtout le « Ga-zi ».Cet homme, qui gouverne par la force, J16 ,s cst Pourtant pas imposé seulement par la force.Il a un incontestable prestige personnel qu’il tire, principalement sans doute, de sa victoire, mais aussi de sa personnalité Propre.Grand, élancé, le front haut, les Jeux clairs, un peu durs peut-être, le ton volontaire, le geste assuré, il possède L'n ascendant physique incontestable.Au Pjoral, il s’impose par sa volonté, sa téna-tite et son ambition.Dès le début de son action, il a su où il Voulait la mener: il a eu des buts précis Auxquels il a tout sacrifié: faire de la Turquie une nation homogène, moderne et «aique, {Du Journal de Genève du 22 septembre) constam- Le 24 septembre 1924, fut signé à Rome un traité de conciliation et de règlement judiciaire entre la Suisse et l'Italie dont la portée était considérable non seulement pour les deux pays intéressés, mail pour le droit international lui-même.Dans ce document est établi, en effet, un régime d’après lequel les deux Etats s'engagent à soumettre à une procédure de conciliation tout différend pouvant survenir entre eux, et, à défaut de conciliation, à exécuter de bonne foi la sentence que serait appelée à prononcer la Cour Internationale de La Haye à la demande de l’une des parties.Ce traite établit ainsi un système de conciliation et d'arbitrage obligatoires de nature à éviter tout conflit, et contribue de façon permanente à maintenir l’harmonie entre deux Etats dont les rapports sont empreints depuis longtemps de la plus grande cordialité.Signé pour la durée de dix ans, cet instrument diplomatique vient d'être confirmé et renouvelé à la date exacte du 10e anniversaire de sa signature.A cette occasion, notre ministre à Rome, M.Wagnière, qui jouit chez nos voisins du sud de la plus haute considération, a été reçu avec des égards tout particuliers par le chef du gouvernement italien, et l’amitié italo-suisse a été célébrée en termes qui iront au cœur de tous les Suisses.Tout ce que l'on peut dire, c'est que cette œuvre durera et s'affirmera, tant que durera et s'affirmera elle-même la volonté qui l’a créée.Est-il sur que cette volonté soit aussi longue que la vie elle-même du dictateur ?St j’en crois certaines rumeurs, le maître de la Turquie ne serait plus maintenant aussi insensible que naguère aux charmes d’Istanbul.Il prolonge de plus en plus ses séjours *à Dolma-Batchi, le merveilleux palais des sultans osmanlis.Retournera-t-il, lui aussi, à l'atavisme oriental, et la douceur incomparable des rives du Bosphore ensorcellera-t-elle — nouveau conte des mille et une nuits — le fier, volontaire, et prestigieux Gazi ?une 7 ser- I men- LE GRAND VOYAGEUR : * * * Ï1 n’est jamais trop tard pour s’instruire Les partisans du national - socialisme, surtout dans les masses prolétarisées, sont souvent des communistes qui s’ignorent.Feu Rœhm avait porté à 2,500,000 l’effectif de ses S.A.Une bonne moitié de troupes, les nouveaux venus à cette milice brune, étaient de ci-devant communistes.11 nous a été donné récemment de lire quelques articles publiés par un jeune confrère allemand de 18 ans, chef de presse (Presse-ivart) d une section de jeunesse hitlérienne (H.J.).Notre éminent collègue, avec l'aplomb de I ignorance, jonglait dans son En 1924, M.Mussolini déclara qu'il « papier » avec des termes pour lui obs- considérait ce traité comme perpétuel.Le cuis, avec des clichés qu’il avait dû en-1 premier renouvellement de cette conven-tendre chez la portière.Il pestait en style j don, après dix années d’expérience, grandiloquent et ampoulé d’Allemand ré- i est un gage que ce vœu, auquel nous nous veillé contre le Kapitalismous, sans oublier! associons sans réserve, sera exaucé, de dire vertement son fait au Merkandlis- •1 en en gardant jalousement la direction exclusive.jU.r fa're moderne et laïque, il a procédé à la série de réformes dont nous avonf ^onné plus haut un aperçu, et il y a Procédé radicalement, sans dédaigner les moyens violents, à preuve les dix-huit pcn-aisons qui ont sanctionné, dans les jours 9ui ont suivi, l’interdiction du port du fez.our la faire homogène, il a renoncé, c Propos délibéré, à revendiquer, après la grande guerre, les immenses territoires Peens plus peuplés de chrétiens que de ores et sur lesquels, depuis des siècles, la orquie étendait sa domination.Il y a là Un mit considérable, et qui n’est peut-être pas assez connu du grand public.Hormis L’Université de Syracuse (Etaits-Unis, bien entendu) vient de créer une « Chaire de compréhension cinématographique ».Elle s’adresse aux personnes d’un certain âge qui ont du mal à s’adapter à la tech-du film.et à suivre les intrigues ces Richelieu, dès son accession au pouvoir en 1624, accorda à Champlain une aide sans réserves, il avait compris lui aussi ce que devait représenter le Canada.Dans l’intervalle, Champlain s’était marié, et quand il ramena sa très jeune femme à Québec, elle se fit aimer et admirer par sa bonté et sa beauté, apprenant l’algonquin pour instruire dans leur propre langue les enfants indigènes.En 1625, les Anglais, prétendant de la nique parfois quelque peu embrouillées qui se déroulent sur l’écran devant leurs yeux ébahis! Peut-être pourrait-on adjoindre à cette docte chaire une autre série de leçons.destinées aux scénaristes et metteurs en scène, leur enseigner l’excellence de cet adage une nouvelle ‘ k euro- X pour français: « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement ».Mais c'est une autre histoire.I t nous L’Imprimerie de la Pairie execute lea travaux les plus difficiles.Demandez nos prix, TéL: LA 3121.(1) Par FlRMlN Roi.J.M.(r) .1.5 U -w v L’ORDRE — Montréal, mardi 9 octobre 193 Î LE THÉÂTRE Un renouveau théâtral France ?4 La modestie du Huron LIVRES NOUVEAUX par Louis-Napoléon, alors Prince-Président.Aux Tuileries le Docteur devint vite l’ami, l'invité des soirées intimes, l'hôte de la table familiale.Les souvenirs qu’il a laissés et que réédite à si juste titre la Bibliothèque Historique.font suivre sur le vif de l'actualité passionnante les événements qui préparèrent — à quelle cadence vertigineuse! — la chute du trop brillant Empire.La guerre de 1870, la catas-1.— Tristan Dcrème trophe de Sedan, la Révolution du 4 ¦¦ grave émotion : au gré de sa fantaisie capricieuse il s’amuse et nous amuse, riche en trouvailles, prompt aux inven- fidèle, ces Mémoires sont poignants tiens.Habile comme un prestidigita- d’émotion et de sincérité, mais, plus leur, il nous émerveille, nous éblouit de ! encore, par l’abondance et la précision cent images aux cent couleurs et, sou- | des documents sur l'un des plus grands dain, entre deux tours de magie, nous drames de l'histoire contemporaine, ils saisit et nous émeut.Il est transparent constituent un témoignage d’une valeur comme l’eau profonde, a dit de lui, si considérable.- E HURON, essentiellement obscr- | moindre détail.Il suffit qu’un nom fi- ___ vateur.a constaté que la crise gurc dans un manuel pour qu’il passe mondiale, qui atteint les affaires ainsi dans le domaine de l histoire.Cela stm-que les cerveaux, n’a pas eu.jusqu’à pUfie les choses.I admiration comme la l'heure actuelle, d'effet appréciable sur critique.la fondation des sociétés, sportives, j Le seul point difficile est de figurer commerciales, artistiques, littéraires ou Jans les manuels.Il faut avoir énor-autres.Le Huron a constaté une recru- mément de qualités, ou pas du tout, descence de fondations qu’il ne s expli- peur se faire accepter des fabricants que pas très bien, mais qui doit certai- de manuels.Comme le Huron désire renient avoir sa raison d être dans une laisser un témoignage de sa valeur aux société de Visages Pâles, de Pieds générations futures, il a songé, pendant Plats, de Dos verdâtres et squameux.]7 jours et demi, à se faire inscrire dans et d’Iroquois récalcitrants.Chaque jour lin manuel quelconque, de littérature, le Huron trouve dans les gazettes ma- de chimie, de sport, ou de ce que vous ticre à se dilater la rate, mais s il ne coudrez.Après maintes cogitations fc-se la dilate pas plus souvent, c’est qu il condes.il est arrivé à la conclusion a souci de conserver lisse la peau de suivante : Il faut d'abord fonder une son visage et de ne pas se rider avant société, un cercle, un club, dont l’article l'âge.Le Huron lit « impavidement » premier des statuts imposera aux mem-des annonces infiniment réjouissantes.bres le culte du Huron.Cela sera très pour le bénéfice de ses lecteurs et de facile à réaliser, étant donné que le ses lectrices, il communiquera à son Huron possède, rien qu'en la province public bipède et intelligent la dernière bénie des Dieux, quelque 31L.8L1 lec-qu'il a découverte dans un grand jour- tours et des lectrices par millions, qui rial local.C’est une vraie perle.Le tous sont des admirateurs sincères et journal en question annonce que de passionnés du Huron, impavide et braves et bons jeunes gens viennent de bronzé.Ceci fait, il n'y aura plus qu'à fonder une société ayant pour raison nommer président d'honneur du cercle sociale : « Les amis de Louis Fréchette un fabricant de manuels, de préférence Enregistrée ».et dont le but est appa- officiels, et le Huron, ou plutôt sa mé-remment de rendre un culte impérissa- moire, restera impérissable au cours ble à la mémoire et aux oeuvres du 1 des siècles à venir.cfë/unt L la noureffe était cha- | p^suadê que ce pro,et ia trouver S/%n%ur "de ,7.Ziétc.,'euL homme au ,usage aussi mte figent que ^ffion, ^admirateurs et d'admira- empathique et dont fes traits, pour ne tiffets du Huron fondent une pas ressembler a celui d un Huron, res- , SQciété pc[éc .€ lcs amis et adora- heureusement.M.Henry Bidou.pirent neanmoins un air qui inspire a tr-ce$ du f-Juron impavide et bronzé » ; Le Poisson rouge, ce n'est donc pas confiance.Le Huron s est re,oui.et ses /es membres dc cc Cerc/e ren.un recueil de contes, ni de nouvelles.lecteurs se rejouiron pro a ¦> cm en au- ^cnt au /-Juron un culte justement me- encore moins un roman —1 ou plutôt, tant, en apprenant cet c noureffe de ^ , j.^ cuite consiste en une si.précisément, c'est le roman même de presse.Aon certes que c uron ai a | ;edure quotidienne dc tous ses billets; la vie quotidienne, éparpillée en tous moindre objection a soulever al établis- ^ adoratrices du Huron lui sens au fil des heures et de leurs mi- servent en cette province un eu e renden( tm cuite « supplémentaire » nutes, V « almanach » d'un poète, et qui noureau et «frechetien, qui doit e^re ^s fe nom dc «sacrifice gaie- n'a dans la littérature contemporaine indispensable a fa me littéraire des consenti » ; 5' que fc A/uron ait d'autre analogue que.sous le titre qu'a faces Paies.Le Huron rcrcrc ous les ^ ^ de choisir les « sacrifiées » et voulu le grand Provençal.les Proses ».-«•
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