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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
vendredi 19 octobre 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'ordre, 1934-10-19, Collections de BAnQ.

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# RÉDACTION ET ADMINISTRATION tarif des abonnements ISO est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* 1 an 6 mois 3 mois 5* En ville, parla poste.$9.00 $4.75 $2.50 Canada (hors de Montréal), Royaume-Uni, France et $6.00 $3.25 *1.75 Espagne., Etats-Uniset Amérique du Sud $6.50 $3.50 *1.85 .$8.00 $4.25 $2.25 Administrateur PIERRE ASSEL1N Secrétaire de la Rédaction .PIERRE BOUCHER Vyti On est pri* d'envoyer toute correspondance à la casa 4018 de fHôtel dos Postes en mentionnant sur l’enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.' Autres pays ¦ Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur i OLIVAR A S SELIN L'abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chique affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année — No 186 Le numéro : 5 sous Montréal, vendredi 19 octobre 1934 l’on nous met en prison, d être les bons garçons que nous avons été jusqu'ici.» Ce langage est précis, et il n est rien de mieux pour mettre une situation au clair.Les allocations de chômage ne sont pas élevées, tout le monde en convient ; l’Etat ne peut cependant faire mieux promettre I économie nationale et empirer la situation.I.c Congrès de la colonisation a entre autres objets celui de chercher les moyens d’employer les chômeurs à un travail utile à eux-mêmes et à la collectivité.Les gouvernements se préoccupent d’assainir l’économie canadienne; on peut les chicaner à propos des méthodes qu’ils emploient, mais tout le monde doit naître leur bonne volonté.Il n'est Canada qui se réjouisse de la misère des chômeurs.Ils doivent collaborer à la reprise des affaires autant que les contribuables, et c'est dans cet esprit que la Commission Panet a suggéré de les employer à des travaux publics.A nos sympathiques chômeurs — sympathiques parce que je crois encore que la plupart ne demandent que du travail et un salaire suffisant — rappelons cependant qu ils sont les premiers responsables de leur malheur.Ce sont eux, les ouvriers de Montréal, qui ont maintenu au pouvoir depuis vingt ans les démagogues et les conseillers pillards qui ont endetté la Ville au point qu’aujourd’hui elle ne peut secourir les chômeurs comme elle le voudrait.Les protestations des sans-travail illustrent clairement les conséquences du « réformisme » démagogique en honneur dans une certaine presse, et que les politiciens pratiquent sur une grande échelle depuis quelque temps.Tous ces gens se doutent-ils qu’à semer le vent on récolte la tempête et qu’à «stigmatiser» (c’est leur mot) les abus de l’économie moderne, en dénonçant à tort et à travers les « capitalises », ils préparent le soulèvement des ouvriers ?Les propagandistes du communisme ne seront jamais aussi éloquents que M.Stevens ou certains orateurs de « cheu nous».Il y a des réformes à faire dans le capitalisme, c'est entendu ; accomplissons-les donc sans trop nous en glorifier.Pour prouver son zèle à la classe ouvrière, un Arcand ou un Rioux, vingt-six fois par mois, dénonce aux quatre vents-: les manufacturiers-« pressurédrs de jeunes filles ».Un Houde menace les banques de « lâcher » les chômeurs et obtient des crédits au moyen d’un chantage de cette sorte.Faut-il s’étonner ensuite que les chômeurs se croient les victimes de « noirs capitalises » et profèrent à leur tour des menaces ?Il faut plaindre les chômeurs.Est-ce à dire qu’ils soient les seuls à souffrir de la crise ?Une multitude de petits bourgeois, de fonctionnaires ou de commis doivent se serrer la ceinture.Plus encore que toute autre catégorie de personnes, la jeunesse souffre des difficultés actuelles : elle n’a pas connu les ripailles de naguère et se résigne à son sort.Nous ne sortirons du marasme que par l’effort commun et l’utilisation de toutes les énergies.Les chômeurs « professionnels » n’ont pas le droit de se croiser les bras pendant que les autres travaillent.Il est triste de nettoyer les rues au froid, quand on n’est pas chaudement vêtu ; il est triste aussi de travailler continuellement, soit trois cents jours par année, pour un salaire de famine.La Ville ne demande pas tant aux chômeurs; tout au plus trois ou quatre semaines par trimestre.Nos Canadiens-Français, autrefois si courageux, ont dégénéré s'ils rechignent devant une aussi mince besogne.Questions de langue.nous cesserons sauf erreur, au Métropole Building.J’ap- f prends à la dernière minute que ce complot a échoué grâce à des dissidences trop nombreuses.Dieu merci, il y a encore parmi les étudiants des têtes solides.Il faut compter sur cette minorité intelligente pour répandre dans la jeunesse, avec la curiosité de l’esprit, ce respect de soi-même qui fait l'homme véritable.Relisons les conseils de Kipling à son fils.LA CIVILISATION LATINE Réforme ou révolution ?par André BOWMAN Où Von voit que les universitaires et l’Université ne sont pas indemnes de la contagion du charabia On se demande partout qu'est-ce qui va se produire en France si la réforme constitutionnelle proposée par Doumergue est rejetée par l’Assemblée nationale, le mois prochain.On n’entrevoit pas d'autre solution que la révolution, de droite ou de gauche, ou tout au moins la disparition du Parlement tel qu’on le connaît depuis 1875.On dresse un impressionnant bilan des fautes, des erreurs, des scandales ; on prononce de virulents réquisitoires contre la faiblesse du pouvoir, due à la lâcheté des partis politiques qui se sont infiniment multipliés et qui ne vivent que de concessions pas toujours très propres ; on déplore le glissement de plus en plus marqué vers une gauche qui a cessé d’être simplement républicaine pour devenir socialiste et même communiste ; on accuse le pays d’etre passé du laïcisme politique et scolaire à l'athéisme à peine voilé ; on croit voir dans les incidents de la vie quotidienne d’un peuple de 42 millions d’habitants autant de signes de l’affaissement moral du pays ; on a curieusement interprété les journées de Février, ce qui est probablement dû à la méconnaissance, même dans les milieux étrangers avertis, de ce que l'on pourrait qualifier la chose française.Bref, quand on parle du régime français, du gouvernement de la République et du Parlement, on a généralement un mot cruel, la plupart du temps inexact parce que mal placé.Il semble qu’aux yeux de l’étranger il existe deux Frances, la France officielle, plus ou moins corrompue, plus ou moins incapable, plus ou moins « rond-de-cuiriste », et la France véritable, qui ne.songerait, elle, qu’à se libérer de scs entraves politiques et administratives périmées.C'est la prodigieuse liberté de plume qui existe en France qui a contribué à répandre à l’intérieur et surtout à l’extérieur l'idée qu'il y a plus de scandales dans la République que dans les pays voisins.Partout ailleurs, ces libertés exposeraient les journalistes aux rigueurs des lois, ce qui n’implique pas une morale supérieure, ni une meilleure administration.Or, la plupart du temps, on a affaire à des cas très ordinaires, souvent grossis à l'extrême pour des raisons politiques ou simplement électorales.Je pourrais citer maints scandales étrangers qui dépassent en importance l’affaire Stavisky, celle de Panama, de l'Union Générale et même l'affaire Dreyfus.Ainsi donc, quand on porte un jugement sur le régime, ce n'est pas tellement sur les scandales qu'il faudrait appuyer que sur les faiblesses purement administratives ou politiques.Non certes que je veuille en quoi que ce soit prendre la défense de la république en tant que mode de gouvernement.Mais je voudrais faire comprendre au lecteur que si la forme a peut-être besoin d'être renouvelée, il ne suit pas nécessairement que « tout est pourri dans le royaume de Danemark ».En dehors des chinoiseries administratives, des lenteurs parfois désespérantes.la bureaucratie française, très centralisée, offre des avantages importants pour la bonne marche des affaires du pays.Les ministres passent, mais les chefs de services restent, et ce sont eux, en somme, qui ont la plupart du temps le dernier mot.Mais quelles que soient les circonstances atténuantes que l'on puisse plaider, il n'en reste pas moins vrai que les cadres politiques et administratifs de la France doivent être réformés si l’on ne veut pas assister à la dissolution de l'Etat et à une crise politique analogue à celle qui a frappé plusieurs pays européens : la Russie, l'Italie, l’Alle- magne et l'Autriche.Soixante ans.cela commence à dater pour une constitution élaborée à une époque où on la considérait comme un moyen terme et surtout comme temporaire.Depuis 1875, jamais l'Assemblée nationale n'a été convoquée pour apporter une réforme à la constitution, si ce n'est lorsque le gouvernement créa, il y a quelques années, la caisse d'amortissement de la dette publique.Apres les journées de Février, on s'est aperçu un peu partout qu’il était sans com- « Docteur », « bachelier ès arts », etc.Chez nos concitoyens anglais, qui.conque est docteur en ou ès quoi que ce soit peut faire précéder son nom de ce titre.Nous assistions tout dernièrement à une collation de grades universitaires ou il n’était question, en anglais, que du «Dr.Atherton », du «Dr.Montpetit ».A tout moment quelque compte rendu de la Gazette, du Star, nous entretient du « Dr.Victor Morin », qui est notaire, du
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