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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
vendredi 2 novembre 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'ordre, 1934-11-02, Collections de BAnQ.

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t # RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS ISO est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511» 1 an 6 mois 3 mois Administrateur En ville, parla poste.Canada (hors de Montréal), 1 Royaume-Uni, France et } $6.00 $3.25 *1.75 Espagne .J Etats-Uniset Amérique du Sud $6.50 Autres pays PIERRE ASSEL1N Secrétaire de la Rédaction .PIERRE BOUCHER $9.00 *4.75 $2.50 I $3.50 $1.85 $8.00 $4.25 $2.25 On est prié d’envoyer toute correspondance à ta case 4018 de l’H&tel des Postes en mentionnant sur J’enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s'adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur * OLIVAR ASSELIN L’abonnement est payable d’avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année — No 197 Le numéro: 5 sous Montréal, vendredi 2 novembre 1934 Le Congrès de la Colonisation LES BEAUX-ARTS La Mer et les Morts Quelques considérations D .sur cet événement Raisons d espérer — Raisons de douter Je revois le départ de la Délégation française aux fêtes de Cartier.Une gare sans larmes.Sur les malles, deux mots entremêlés: mission, croisière.Lequel l’emporte ?— Toute la France déplace scs sommets vers le Canada.blanche, dans l’espace.A l’aide d'un rameau il recueille dans le bénitier d’argent des gouttelettes d’eau qu’il projette avec force, et qui retombent à ses pieds après avoir béni la mer en la reflétant.Le pavillon s’abaisse; la sirène salue d’un seul cri rauque.Mlle Flandin, avec une grâce émue, abandonne au sillage une corbeille de fleurs où s’ordonnent les trois couleurs.Le blanc et le bleu s’évanouissent vite; le rouge persiste comme une flamme.V Le domaine à coloniser Le soir, le Champlain s’avance droit sur l’Occident.Une Parisienne, debout Sur la fin du Congrès, alors qu’il n’y avait plus que quelques minutes tirer au clair cette question, — qui d’ailleurs n’avait pas de place particulière au programme, — j’exprimai un doute sur l’étendue du domaine à coin- communications étant donnes, il n’y reste pas assez de terre arable pour fonder dix paroisses.Et l’on pourrait dire la même chose du bassin du lac Saint-Jean, où les bonnes terres sont presque toutes prises, et depuis longtemps.Le versant sud de la Gaspésic peut offrir à la colonisation un domaine de 60 milles de longueur sur une trentaine de largeur, soit une superficie totale de moins de 2000 milles, équivalente à celle d une soixantaine de paroisses rurales.Inutile cependant de faire observer la plus grande partie de ce domaine restera encore longtemps inaccessible.Il n’y a de voie ferrée que celle du littoral, et la colonisation, avec les routes de terre, ne saurait guère pénétrer à plus de dix milles de la côte.Il être autrement s’il existait le long du chemin de fer quelques agglomérations urbaines d’une certaine importance, niais pour bien des raisons ces agglomérations ne sauraient exister avant très longtemps si toutefois elles ne sont pas tout à fait impossibles.Un autre obstacle au peuplement de cette pénéplaine réside dans la zone morte d’un mille à deux milles de profondeur que les pêcheurs ont créée sur certains points de la côte.Je connais, par exemple, une paroisse du littoral qui mesure 12 milles de longueur et qui compte plus de 2000 âmes, mais dont toute la population s’étend sur un seul rang et sur des bandes de terre d’un arpent, d’un demi-arpent et même d’un quart d’arpent de largeur.Les premiers concessionnaires de lots ont divisé leur terre en deux, en trois et même en quatre dans le sens de la longueur pour faire de la place à leurs file, à leurs gendres; le même morcellement s’est reproduit aux générations suivantes.Comme il n’y avait pas d’arpenteur géomètre dans la région et que la culture intéressait très peu les habitants, on allait à la bonne franquette devant le curé, faisant légalement fonction de notaire, et l’on convenait que A donnait à son fils B telle et telle partie de sa terre (parfois moins d’un demi-arpent) ayant front sur la mer et s’étendant jusqu’à l’autre bout.Un peu plus tard, par influence électorale ou autrement, les pêcheurs ont obtenu des terres dans le deuxième rahg pour s’en faire une réserve d’espars et de mâture, et ainsi s’est trouvée constituée la zone morte dont nous parlons.Mais quoi qu’il en soit de cet autre obstacle, il est bien sûr que tant qu’il ne se construira pas un chemin de fer entre Causapscal t t le bassin de Gaspé, à l’intérieur de la péninsule, le développement agricole de la Gaspcsie sera d’une extrême lenteur.L’arrière-pays des comtés de l’estuaire du Saint-Laurent, sur la rive droite, se peuplera par les fils de cultivateurs de ces comtés mêmes.En Gaspcsie, la population de la côte n’a pas la vigueur physique ni les aptitudes nécessaires à la prise de possession des terres de l’intérieur, et il faudra amener de loin les colons dans une région où ils se trouveront dépaysés.Le lemiscamingue, au nord de Ville-Marie et en gagnant l’Abitibi, peut porter quelques paroisses comme celle de la Rivière-Solitaire, mais là encore un isolement relatif qui a bientôt son effet sur les courages, l’éloignement des grands marchés qui fait que la plupart des produits agricoles se vendent bon marché et que la marchandise coûte cher, diminuent considérablement l’attrait des terres à coloniser.Reste l’Abitibi.On a vu ce qu’en pense M.l’abbé Minette.Un agronome qui connaît bien la région m’a expliqué que ce qui a retardé jusqu’ici le peuplement de ce pays, c’est la densité d’une forêt qui conserve la neige ou la glace jusqu’à la mi-été.A mesure, dit-il, que le pays se déboisera et que l’action du soleil se fera sentir davantage, la terre deviendra plus hospitalière, la colonisation plus attrayante et plus facile.Cette est très raisonnable.Nous ne dou- : pour sur la passerelle, le mouvement du large dans ses cheveux, exulte: « La marche au Soleil ! » Ce mot réveille dans mou cœur de Canadien le fol espoir que ce retour — car c’en est uu — s’accomplisse sans ombre vers les rivages où je sais que la fidélité d’un peuple attend.Hélas! c’était compter sans la mer, continent plastique, tour à tour plaiue ou montagne, au gré des vents.Au sud de l’Irlande, le « Puits de Saint-Patrice » nous réserve, comme à l’ordinaire, son accueil bourru.Un premier faux pas, des craquements plus prononcés, nous avertissent que la vague creuse, comme disent les marins.Deux jours de chevauchée.Par bonheur, la dépression vient vers nous, et nos courses entre-croisées L’océan se referme sur ses morts.Nos yeux, désormais sans attache, retournent à l'horizon et retiennent l’impression d’une immense chose froide où l’on vient d'évoquer seraient ensevelis.Je me rappelle Saint-Malo où niser.Aux applaudissements de Passent-Idée, un congressiste nie répondit que le domaine cultivé ne mesurait pas plus de 9 millions d’acres et que, d’après des chiffres officiels, il devait rester à ceux que peu près quinze millions d’acres de terre colonisablc.Cela m’en bouchait un coin, comme on ne dit pas à l’Académie.Devant tant d’optimisme je ne pus que m'incliner; d’autant plus que j’avais à peine le temps de prendre le train.Il y noua avons consacré des heures splendides à la mémoire de Jacques Cartier.Au déjeûner de la Chambre de que commerce, je m’étonnais que le président saluât d’abord les naufrages de la Cité louine, quand je m’enchantais à ctu-urv**- ma- me revint cependant qu’à l’époque où j'étais secrétaire du ministre de la Colonisation la superficie des terres concédées pour l’agriculture était officiellement estimée à 22 millions d'acres.Quelques instants après je demandais en particulier au missionnaire colonisateur de l’Abitibi, M.l’abbé Minette, quelle population cette région pouvait nourrir.Il hésita quelques instants, puis il répondit, plutôt dubitativement: «Un million.» Et nous parlions d’une région divisée en lots de la superficie actuelle.Cette fois je réfléchis que le peuplement de l’Abitibi se poursuit depuis vingt ans, sans autre entrave que les difficultés de communications, et que néanmoins la population de la région, y compris quelques milliers de mineurs, ne compte pas encore trente mille âmes.Les sociétés poursuivre sur la mer des caravelles.Comme serait peut- cn il avait raison! Les morts sont destin.Ignorés pour la plupart, nous les partageons.Durant deux cents ans, et plus encore puisqu'on recule l’obscure decouverte de l’Amérique, les morts de France ont été nos morts.Disparus depuis longtemps, réduits à sait plus quoi, au point qu’on a peine à imaginer la trainee de leurs ossements, ils demeurent quand même puisqu’on les a fait revivre tout à l’heure.Ils M.Charles Maillard notre nous détachent plus vite vers le calme.L’âme de la Mission se raffermit.On peut lui offrir le programme des traversées; aujourd’hui un air de valse ou une conférence, demain l’absoute en mer.Ne racontez pas cette cérémonie aux lecteurs français, m’a-t-on dit; elle est trop connue.Nulle croisière, surtout si elle est officielle par quelque côté, qui ne la porte au compte de scs graves distractions.Pourtant, elle nous a remués.Nous y assistions, silencieux; et nul ne s’est doute, parmi les Français que nous accompagnions, que, par cet hommage aux morts, le voyage prenait déjà pour nous, bien avant l’arrivée à Gaspé, sa signification.Sur un transatlantique, lo grand salon est le lieu de toutes les réunions: danse, concert, cinéma, prière.Ou y marierait, au besoin.Un accessoire suffit à transfigurer l’auditoire, préparé par la fascination de l’affichage.— La messe se dit sur un petit autel, enveloppé du tricolore.Un missionnaire se tient debout sous des ornements noirs.Des cierges minuscules clignotent sur l’étendue.Les scouts, sous leur écharpe bleue et rouge, chantent sans apprêts le dernier cantique du Titanic: Nearer my God to Thee, Plus près de toi, mon Dieu.L’orchestre joue l'Ave Maria de Schubert, puis celui de Gounod.Un prêtre canadien, après l’Evangile, lamente, dans notre indéfinissable accent, un accent total où se résout la France de l’Ouest, l’oubli de l’éternité.Qui donc se plaignait de n’arriver, pas à prier sans mélange ?Malgré l’émotion, le décor m’emporte.Le marbre blanc, les colonnes tronquées, badigeonnées d’or, qui ressemblent aux poêles d’Alsace; le plafond, où des sanguines ra-# content, d’un treit de schéma, la vie sau- LES IDEES ET LES FAITS vagcde 1108forôls;surtoutlataPissciic de fond, que j’aime pour sa fantaisie très ~~”—”—dix-huitième: des bêtes respectueuses blique, que le desordre de cette époque comme si quelque saint François de Sales où tout ce qui avait droit de vie se re- j leur eût commandé d’être attendries; des pliait sur lui-même ou cherchait la sé- , Indiens de parade vêtus de couleurs curite a 1 enseigne des corporations., .Réaction naturelle, d'ailleurs, contre la I,aIcs; des poissons jetés sur mie peau centralisation excessive de l’ancien Em- ^ ours que 1 on dirait préparée pour le pire romain.Mais la « Bonne Presse » boudoir d’une marquise; un fleuve qui sait-elle de quoi elle parle?Les corpo- n’est plus qu’un ruisseau, où une nef, rations, consacrées puis dissoutes à voi]es giflées, reste immobile; aux ver-bon droit par la royauté, mais c étaient , , , , , , alors, faute d’une autorité ferme qui les sauts dc la colllnc ,outcs lcs ^ayes dc eût réglementées, autant de cavernes à Caen; et, au premier plan, un Champlain appétits individuels, autant d’instru- botté de gris, coiffe dc rose, très en deu-ments de la domination du patron sur miles.Dans un cartouche plus sévère, 1 artisan.En théorie les glides assu- bouches de canon camouflées de raient au patron des debouches ; a 1 ar- , , ,., tisan un état professionnel et la rému- 'leurs et de drapeaux, cette légende en nération fixe de son travail.Dans la lettres fortes: « Il a apporté au Canada pratique, les corporations (supprimées la pensée française et la civilisation.» par Charles VI, puis reconstituées) j] n’en faut pas davantage pour me P-*.* toutes les institutions dont les pouvoirs traverse de nom eau 1 ocean et Ion ne et le rôle ne sont pas définis.Levasseur sait plus dans quel sens; elle repart au-rapporte que certaines corporations, jourd’imi de France vers le Canada, elle prenant la taille à forfait, la percevaient v revient Cn nous qui l’avons gardée, elles-memes sur leurs membres avec pro- U , , , fit.Le patron imposait à l'apprenti des Doub,c Prescncc» LS %til’lLS POUR L’ELEOITOX L UX MEMBRE DE L’ASSEMBLEE LEGISLA.il\E, actuellement en vole de préparation, sont priées dc se présenter: Le ministre des Finances a annoncé samedi que M.John Arundel-Cautfield Osborne, actuellement secrétaire de la Banque d’Angleterre, devenait vice-gouverneur de la Banque du Canada, et que, prochainement, un Canadien français, versé dans la finance, serait nommé vice-gouverneur adjoint.Ce n’est pas là ce qu’on attendait du gouvernement fédéral.Puisqu’un Anglo-Canadien était nommé gouverneur, il convenait que le poste de vice-gouverneur fût offert à un Canadien-Français.Qu’cnsuite le gouvernement eût jugé bon de nommer un expert anglais avec pouvoirs de consultation, nous n’y aurions eu aucune objection.Le Conseil municipal de Saint-Lambert demande qu’on réduise à 20 sous le tarif en vigueur sur les ponts Jacques-Cartier et Victoria, alors que ce tarif est actuellement de 25 sous pour les automobiles.Les habitués du pont, y compris les habitants de Saint-Lambert, bénéficient du prix exceptionnel de $5 pour 50 billets ; ils veulent qu’on le réduise de moitié, soit à $2.50 pour le même nombre de billets.Le Conseil municipal dc Saint-Lambert n’offre point cependant de couvrir la perte qu’encoure-raient les administrations des ponts par le fait d’une diminution de leurs recettes.Comme le faisait observer le président du Comité executif de Montréal, M.Savignac, ce serait aux contribuables dc Montréal à solder le déficit éventuel.S’il habitait Montréal et manifestait au bénéfice de notre ville l’attachement qu’il porte à Saint-Lambert, M.Laffoley tiendrait ce propos : « Les résidents dè Saint-Lambert qui réclament contre le péage s’enrichissent à Montréal : imposons-leur une taxe d’affaires plus considérable qu’aux autres.Chacun pour soi : Saint-Lambert ne peut s’accroître qu’au détriment de Montréal, à bas Saint-Lambert ! » Montréal n’a pas adopté cette politique qui, en peu de temps dépeuplerait sans doute Saint-Lambert.Mais comme il faut payer pour la construction et l’entretien des ponts, mieux vaut alors que les usagers en acquittent les frais plutôt que les contribuables de Montréal.Pour faire du chalet une propriété de bon rapport, il suffirait peut-être dc concéder 1 établissement d'un funiculaire qui, partant du voisinage dc la rue Peel, aboutirait au chalet par une tranchée en se dissimulant sous le feuillage verturc de plantes grimpantes.Dans un pays moins pourri d’hypocrisie, où le jeu ne fût pas exploité en contravention seulement et à seule fin de produire des pots-dc-vin, on pourrait en même temps affermer le chalet à un casino comme ceux d’Ostende, de Trouville et de Monte-Carlo, qui ferait la richesse dc Montréal.Mais puisque la « vertu » dc nos concitoyens anglais s’obstine à combattre ces entreprises dans l’intérêt de tripots comme ceux qui pullulent en notre ville, dressons-nous au moins contre les plans malodorants de M.B ray.Si le Conseil municipal sc range à l’avis de ce gros homme, on verra bientôt apparaître, à la suite de l’auto, le funiculaire et la maison dc jeu, mais le fruit de toutes ces concessions tombera dans la poche de quelques « schemers » et non dans la caisse municipale.Ce sera comme pour les emplacements de débits d’essence, qui jusqu’ici sc sont vendus, et très cher, mais non pas au profit de la Ville.D’après la Gazette de ce matin, M.Houdc aurait déploré devant les Hommes d’affaires du Nord que la question de l’automobilisme dans la montagne se présentât sous les aspects d’une « lutte de races », toute la presse dc langue française étant favorable au projet B ray et toute la presse anglaise dénonçant ce projet.Si M.Houdc a tenu le propos que lui prête la Gazette, il s’est fourré une LES 6-7-8 NOVEMBRE DE 9 HEURES DU MATIN A 10 HEURES DU SOIR h celui des bureaux temporaires qui est.le plus proche de leur domicile pour s'assurer quo leur nom est ou sera inscrit sur la liste de leur domicile électoral, et, s'il y » lieu, y déposer «ne demande en Inscription sur la dite liste des électeurs.t ÏE K: JS” Po8le de Police No 9.1800, rue du Grand Tronc MnNTnr*»L"cï"brH5?NT Caserne de pompiers No S.389 ouest, rue Ontario MONTREAL ST-HENRI .Poste de Police No 17 .4042, rue St-Jacques MONTREAL-VERDUN .M'.: S.___ Thomas Bélair.MONTREAL LAURIER-Savard Motor Garage H.Mil aire.________ Tancrède Trudeau.MONTREAL ST-JACQUES .Charlemagne Vicn., __ Jean Lalonde.LIONTREAL-STE-MARIE .Germain Caillé.Elias Désormiers.noNTREAL-MERciER.jL.^w,: ou sous une cou- Notre-Dame Sous le présent arrangement, le vice-gouverneur adjoint n'aura que peu de responsabilité et (l’influence.11 ne fera même pas partie du conseil d’administration.C’est du moins ce que dit, en toutes lettres, la loi créant la Banque du Canada.rue .5290, rue de* Carrière* .5210, rue Chambord .200 ouest, rue Laurier .92, rue Maguire .263 est, rue Beaubien .1273, rue Beaudry .451 est, rue Duluth .1468 est, rue Lagauchetier* .2357 est, rue Notre-Dame .4042, rue De Lorimier .71 est, rue Villeneuve R.Croissant.2213, rue Gilford Louis Rndnitsky.93 ouest, ave du Mont-Royal D.Vézina.5350, rue De Lorimier Sanitary Drug Store.5150 ouest, rue Sherbrooke M.Gross.2839, rue Willowdale Po$?e de Po'ice No 26.445, rue Caty Poste de Police No 30.12139, rue du Bois de Boulogne Poste de Police No 28.8645, rue Boyce J.P.Emile Leduc.281, rue Liège Caserne de pompiers No 45.4200 est, rue Ontario Gaston Rivard.2565 est, rue Beaubien Almanza Payette.3248, rue Hochclaga Mme A.La vigne.1444, rue Nico'et jv , .„ Par ordre: ALBERT McCAUGHAN Directeur du Bureau des Listes électorales de la Cité, 515, rue St-Gabrid telephone: PLateau 6181 — Local 222 Et il cite de la loi le texte relatif au partage des pouvoirs entre les trois gouverneurs.Il reproduit ensuite le texte d’une résolution de la Société de Saint-Jean-Baptiste de Montréal réclamant le poste de vice-gouverneur pour les Canadiens-Français.Le gouvernement n'a pas jugé bon d’accéder à cette légitime demande et ainsi, il place le représentant de notre élément dans un état d’infériorité trop manifeste.Nous n’irons pas jusqu’à supposer que, dès la conception de la loi, le poste de vice-gouverneur adjoint était destiné à un Canadien-Français et que c’est pour cela que le titulaire de ce poste a été écarté du conseil d'administration de la Banque du Canada.Mais le gouvernement avouera que, dans les circonstances, il ferait bien d’amender la loi et de donner plus d’autorité au vice-gouverneur adjoint.Nous voici encore à réclamer I Nous exigeons un poste.Cn nous en accorde un, mais qui n'est qu’honorifique.Alors nous réclamons de nouveau dans le but d’obtenir quelque chose qui compte vraiment, qui ne soit pas un « prix de consolation ».Et C'est par erreur que M.Dansereau a classé M.Léon-Mercier Gouin parmi les anciens boursiers de la province de Québec : M.Gouin a étudié à Oxford aux frais personnels de son père, alors premier-ministre de la Province.nous 11 y aurait du reste beaucoup à dire sur le mode d’attribution des bourses d’études à l’étranger.En l'espèce, si la recommandation d’un directeur d’école et la faveur d’un ministre ne sont pas toujours WESTMOUNT i LAVAL Un ami de I’Ordre qui s’intéresse particulièrement au succès de notre journal faisait dernièrement son tour de Gaspésie.Il regrette comme beaucoup d’autres de n’avoir pu boire qu’en contravention, partout à l’est de la Rivièrc-du-Loup.Il n’en a pas moins remarqué à toutes ses étapes que le touriste avait sa provision de gin de Kuyper, boisson favorite de l’excursionniste à cause de ses qualités et de son bon marché.Dollard DANSEREAU MAISONNEUVE Le genièvre (gin) de Kuyper fut le premier connu au Canada et il reste le favori de « nos gens ».C’est une boisson de gentleman, à prix populaire.(r) (r-b) - mmm _______________________________________________________________________________________________________________________:_______________________ _ ' s L’ORDRE Montréal, vendredi 2 novembre 1934 3 LA PENSÉE ÉTRANGÈRE & J» Un romancier : Guy Mazeline La mort de M.Barthou et la politique extérieure de la France FRANCE ET POLOGNE Un entretien sensationel de Foch et de Pilsudski en 1922 (Dt la Gazette de Lausanne) Les lettres françaises contemporaines, si riches en talents dix ers, ne possèdent cependant que peu de romanciers véritables.Certes, il n’est point facile de définir l’art romanesque, mais l’on conviendra volontiers que si, à des époques antérieures, Stendhal et Balzac, Flaubert et Zola, ont créé des ouvrages qui méritent pleinement d'être cités comme des exemples du genre, l’aprcs-guerre n’a point vu, jusqu’ici tout au moins, éclore des oeuvres romanesques que l’on puisse définir telles, pour ainsi dire à l’état pur.Chacun sent, par exemple, que Proust, s’il a été un grand romancier, surtout été autre chose.F.t que Georges Duhamel, Jules Romains, François Mauriac, Jacques de Lacretelle, d'autres encore, ont ajouté à la notion mu ne du roman des éléments qui, • appartenant soit à la poésie, soit à l’essai, soit à l’autobiographie, la rendent à la fois plus complexe et moins pure.Le roman implique une objectivité, comme aussi une certaine constance d’invention, une sorte d’égalité ou de régularité narrative (peut-être même une uniformité du style) qu’aujourd’hui l’on ne rencontre guère dans les œuvres communément baptisées de ce nom.Et, si l'on veut sentir la différence qui sépare tel des auteurs — éminents, n'ayons garde de le souligner — que nous venons de citer, d’un romancier véritable, il n’est que de lire, après l'un ou l’autre de leurs ouvrages, Les Loii/is, ou, mieux encore, Le Capitaine DurbanW, de Guy Mazeline.Romancier, M.Mazeline l’est avec une ampleur et une sûreté magnifiques, et cette sorte de sécurité que l’on éprouve à le suivre est ce qu’il faut souligner avant toute autre chose; remarque d’autant plus motivée que les débuts de M.Mazeline remontent à cinq ou six ans à peine, et que l’extrême rapidité des progrès qu'il a accomplis en un temps si court semble l'indice d'une véritable prédestination.A vrai dire, après Piège du Démon, œuvre extrêmement impressionnante, mais courte, et après Porte Close, ces progrès semblaient avoir subi un temps d’arrêt avec la publication d'Un Royaume au bord de la mer, livre assez ambitieux, artificiel et confus.A juger M.Mazeline à ce point de son développement, on eût pu prédire, avec quelque apparence de raison, que le grand roman de caractères ou d'analyse n’était point son fait, et qu’il agirait sagement en revenant au roman bref, au roman-nouvelle du genre de ce Piège du Démon qui avait retenu l’attention de la critique et suscité la sympathie de l’élite.Quel démenti l’avenir eût infligé à ce pronostic pourtant raisonnable, on peut le mesurer aujourd’hui que M.Mazeline est l’auteur des Loups et qu’il a victorieusement prouvé sa maîtrise au long d’un roman qui compte plus de six cents pages.Mais ce n'est pas de ce gros ouvrage — célèbre depuis la consécration du Prix Concourt — que nous avons projet de parler ici.Toutes les qualités qui distinguaient Les Loups, nous les retrouvons aujourd’hui, plus nettes encore, plus puissamment affirmées dans Le Capitaine Durban, qui marque un nouveau progrès et qui est vraiment un très beau livre.Cet ouvrage constitue, du reste, la suite des Loups (un troisième tome en préparation, Les Iles du Matin, achèvera la trilogie) et plusieurs des personnages de la famille Jobourg — le clan des Loups — reparaissent ici, soit poursuivant des intrigues engagées précédemment, soit nouant avec la famille Durban des intrigues nou-belles.Mais la figure qui domine tout l’ouvrage — de longueur presque égale aux Loups — celle qui lui confère son atmosphère et lui donne son accent, c’est celle du capitaine Durban lui-même, nouveau venu dans le vaste et minutieux tableau qu'a entrepris M.Mazeline de la vie bourgeoise du Havre, à la fin du siècle dernier.Tempérament énergique de chef, mais nullement conventionnel, ce Durban se révèle peu à peu, par une succession de touches innombrables, par le déroulement même des faits qui éclairent son caractère avec une saisissante vérité.Il y a là un art de la progression qui suffirait à attester le sens profond que possède M.Mazeline de la vraie tradition romanesque, art qui ne procède ni par amplifications psychologiques ni par un choix de péripéties arbitraires, mais de façon proprement insensible, par le seul moyen d’une narration dont jamais la vraisemblance n’apparaît douteuse et où tout se dispose en vertu d’une secrète unité, préétablie, mais indiscernable.Ajoutons que jamais l’importance de cette figure centrale n’écrase ni même ne rend floues les physionomies des personnages qu’il faut bien, faute d’un autre terme, nommer secondaires, mais qui n’en gardent pas moins leur démarche, leur accent, leur personnalité propre.Là réside la supériorité étonnante de M.Mazeline sur tant d’autres romanciers, capables assurément d’établir les lignes d’une intrigue, voire de donner une apparence de vie à des personnages distincts, mais qui ne réussissent guère à les faire apparaître tous également vrais; ce si fréquent déséquilibre entre la vérité des diverses figures, cette différence d’intensité dans leur relief, cette impuissance à les saisir ensemble.dans le même faisceau lumineux, jamais M.Mazeline ne donne l’impression que ce reproche pourrait lui être valablement adressé, — et voilà bien en fin de compte, le signe indiscutable à quoi se reconnaît le romancier - né.L’authenticité irrécusable de la création romanesque est dans cette continuité attentive, dans cette égalité de la Vraisemblance psychologique, dans cette absence de dénivellation morale qui, par-dessus tous les contrastes dramatiques que ré- clame une œuvre d’intrigue, marque l'ensemble du sceau de l’unité.Est-ce à dire qu’infaillible dans la réalisation technique de son dessein, M.Mazeline rassure son lecteur jusqu'à la monotonie, jusqu à 1 ennui?Cet écrivain si robuste, si adroit, (Du Figaro du n octobre) Sur le point de quitter Genève, le 27 veau sur Moscou 1 Le Président de la Répu- C’est une banalité de dire que la dis- tenir, radicalement, et de toutes nos forces, septembre.M.Louis Barthou, ministre des blique fit appeler le maréchal Foch: j parition d’un ministre des Affaires étran- Nous voulons la paix, l'ordre, la loyauté Affaires étrangères, a enfin reçu «1 exposé —J ai appris, dit-il, 1 attitude injusti- gères n’entraîne aucune solution de conti- dans l’exécution des traités et le respect des des vues » du gouvernement polonais sur le fiable du maréchal Pilsudski.Ses fonctions nuité dans la politique extérieure d’un pays, accords conclus.Nous n entendons pas qu’on pacte d’assistance mutuelle.Le document est vont lui être enlevées.j Cependant, il y a la manière, le ton, les j chambarde l’Europe par la ruse ou par la perspectives, d’en distribuer l’éclairage, que on ne peut plus clair.Nous sommes servis.Le — N’en faites rien.Je ne veux pas être ’ tendances, l'esprit de décision ou d’indéci- j violence.Nous désirons que les intérêts lo-met-il, en somme, de proprement original dans ministère français s’emploie à organiser la ici une cause de discorde.; sion, et ces apports personnels jouent dans ' livres?Ici nous dépassons les frontières défense de tous les peuples attachés à la loi En 1920, le général Weygand ne s’était l’évolution des affaires diplomatiques.Or, de la science romanesque — celte science où internationale et qui se sentent menacés par la pas conduit autrement quand le prince Sapi- la manière de M.Barthou était vive, rapide, M.Mazeline déploie une ample maîtrise que violente mobilisation hitlérienne.Sollicitée cha, ministre des Affaires étrangères, lui avait ferme, brillante.Il ne passa que huit mois qu’elles s’accomplissent cartes sur table, en 1 on ne trouve guère que chez les romanciers d’entrer dans ce système protecteur de la paix, proposé de renvoyer le commandant en chef, au Quai d’Orsay et pourtant il marqua for-anglais pour pénétrer dans le lieu du génie la Pologne nous répond: tenu responsable de l’invasion bolchevique.tement sa présence en Europe.A Genève, intime, de ce qui est au delà du savoir-faire | ° Que son traité de février avec l’Aile- —J’ai le pouvoir effectif! Qu’importa tandis que les débats sur le désarmement se et du talent.Et ce n'est sans doute pas le magne doit y être inséré intégralement et en le reste?avait répliqué le général français.traînaient dans une hypocrisie perfide, il eut moindre sujet de satisfaction que de découvrir constituer la clé de voûte.Ce traité dispose Dans leur nudité, tels sont les faits.A le mérite de parler carrément, et les Anglais, que les moyens exceptionnels mis en œuvre que Berlin et Varsovie régleront directement, Genève, dernièrement, nombre de diplomates d abord scandalisés, apprécièrent ce langage dans Les Loups et dans Le Capitaine Durban en tête-à-tête, sans aucune intervention des qui causèrent avec le colonel Beck, recueil- direct.Sans perdre un instant, il fit le tour sont au service d'une vision et d’une concep- tiers, les problèmes qui pourront les diviser, lirent fréquemment sur scs lèvres des propos des capitales alliées, accomplissant ainsi tion profondément personnelles de l’univers.Ainsi ces deux capitales évoqueraient les profondément hostiles à la France.Nous ! voyage nécessaire, dont on parlait toujours Les romans de M.Mazeline offrent ceci de litiges surgissant à l’avenir et feraient con- sommes contraints, après des mois de patience et qu on n effectuait jamais.Si la visite particulier qu'ils ne sont pas simplement la naître aux autres Etats leurs décisions! et de temporisation, de dire immédiatement qu jj rendit à Varsovie ne dissipa pas — peinture habilement « mise en pages » d’une 91 La Pologne refuse de s'associer d’une ® nos interlocuteurs de Varsovie; et 1 on doit s en montrer surpris le ma- Bsi giss HUI Mazeline, et qu’il dépasse infiniment en in- t , D , ., .^Production, meme partielle, interdite.) d une amel,oral,on, chaque jour plus notation et en force d’évocation.Les exemples T , 3 “ P°Iogn?.5 e" P‘'end enSUlte,a.la.- tablc’d?n°.s rappc^s ave= Ro™’ La.per' de relie l j , j , 1 checo-blovaquie, 1 un des autres signataires sonnaille meme de M.Barthou jouait la un Jïïf Ÿ"' Vf SSi^dT Laculture française dans sJ% %* pays baltes S; Uirr ; •vZ|C '"d3.(alte ^CS Pourquoi «un choix arbitraire» est-il fait lui permettait de pratique)» une politique, des indivîd Jalnes amiia.es.ein re exact en^re Tchéco-Slovaquie et Hongrie?Les ré- Le docteur Armand Delille a fait ré- difficile sans doute, mais que la situation .ua î es, e romancier es oups est facteurs de l’« exposé » savent très bien que comment à l’Académie des Sciences morales européenne et notamment celle de I’Au- CmpS un P°e c c esprit invisi e Budapest comme Berlin se hâterait de rejeter et politiques, à Paris, une communication triche rendaient plus nécessaire que jamais.In! nn rappor s es groupes, i yac ez toute offre de participation.Depuis six mois, sur 1’« Expansion de la culture française La pression allemande a feint de considérer u u e sor e v îan ise unanimiste qui, pour noU5 avon, accorcj,5 aux ministres polonais le dans les nouvelles républiques baltes ».M- Barthou comme un ennemi mortel de se traduire dans le langage d une prose unie délice du doute.Leurs actes, certes, étaient II a exposé le développement progressif l'Allemagne.Il fit preuve cependant du plus et sobre, n en est pas moins frémissante et qui équivoques.Nous voulions croire, malgré tout, de cette culture dans ces jeunes républiques grand esprit de conciliation dans la fixation ! rehausse 1 objectivité narrative d un accent qu*il$ nc possédaient que de la vanité blessée, dont la population est de race entièrement de la date du plébiscite sarrois.Si l’Aile- singulièrement émouvant.Cette nappe de poe- c’est-à-cîire un sentiment éphémère, et que différente des Slaves et des Germains qui magne s est mise en dehors du circuit interne souterraine, cet obscur et constant rappel ]eurs anent| liaient point af- les entourent.Affranchis à la suite de la national, s, elle s’est attirée la déclaration dun malaise, suggéré tantôt par 1.imprévu ^ctés.Il faut malheureusement se rendre à guerre de la domination russe, ces pays ont, franco - anglo - italienne a propos de 1 Au-un etail qui brusquement contredit la lo- ]a réalité.En Pologne s’est établie la dictature après des siècles d’oppression, reconquis triche, ses dirigeants en sont seuls respon-gique et déconcerte, n est pas le moindre at- colonel Gribouille.Cet éminent officier leur indépendance politique, grâce à la con- sables.Sans doute, M.Barthou avait-il trait dun livre ou, attentif a exprimer un supér;eur „'a rien trouvé de mieux que de servation de leur langage propre et de leurs pousse fort avant la politique pro-soviétique monde de faits et d intrigues, I auteur trouve monder les entreprises du pangermanisme hit- traditions qu’ils avaient pu maintenir en ré- sur ce point nous n avons jamais cessé de moyen de suggérer maintes échappées lérien contre ]a Russie et contre les états ^tant à la germanisation que .les barons f«re ici nos reserves.Les raisons qu, le gui-magiques, au delà des apparences.danubiens, dans l'espérance qu’il obtiendrait baltes s’efforcèrent de réaliser par tous les da' cn â,.p!us de 4°° 9U1 appartiennent Hoirie, _ c,U= vieille ville universitaire, possède un institut français très propsère.A Kaunas, un lycée français aurait le même succès.si indiscutablement maître dans l'art de régler le cours d un long récit, d’en disposer les eaux et souvent aveuglés laissent le pal aux intérêts supérieurs et collectifs.Noui sommes prêts à toutes les ententes pourvu ses a pleine lumière.En étroit accord avec nos alliés, l’axe de cette politique passe par Londres, Paris et Rome.Mais pour qu’elle porte ses fruits, il faut aussi deux choses.C’est d'abord que la France n'oublie jamais qu’elle est une grande puissance, gardienne de principes et d’idéal et qu’elle ne doit pal craindre, quand il le faut, de parler ferme et haut.C'est ensuite que notre pays inspire partout le respect et donne confiance aux autres par sa propre confiance en lui.com- un Wladimir D’ORMESSON L'ORDRE est édité par les Editions de l'Ordre limitée (cette bouffonne désignation est Imposée par le seul gouvernement français d’Amérique) et Imprimé par le Ole de Publication de la Patrie limitée, 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal.CHEZ WOODHOUSE Au rayon des Vêtements d’hommes Une vente sans précédent de complets de première qualité, faits sur mesure, d’un bon marché remarquable.Les plus nouvelles coupes de la saison.Etoffes de modèles variés, teintes brune, bleue, grise et noire.Prix courant: jusqu’à $35.Aujourd’hui: encore Emmanuel BUENZOD Et dans une certaine mesure, on peut admettre, en effet, que l’entrée de l'U.R.S.S.' à Genève, dans le grand jeu international, i n'était pas une carte à dédaigner.Mais c’est 1 là essentiellement une question de mesure.' Une chose est de traiter l’U.R.S.S.en grande puissance, comme le font l’Angleterre et i l'Italie.Une autre chose est d’en faire une j alliée.Le bilan de Genève $ 1 9-95 (De Pourquoi pas ?) Evidemment, il y a toujours moyen de sauver la face.La Société des Nations s’enorgueillit; elle compte quelques membres de plus : l'Afghanistan, l'Equateur et la Russie soviétique, puissance dont le monde diplomatique international a tout à coup découvert la grandeur, la sagesse, la correction, l’humeur pacifique.Quantum mufatus.De plus, la Chine — bien mal récompensée de cette bonne volonté puisqu’on l'a exclue du Conseil — s’est mise à payer ses cotisations.Joli bilan, n’cst-ce pas ! mais à quoi tout cela sert-il ?Au fond, le bilan, le vrai bilan de cette session, est lamentable.L’affaire de la Sarre était urgente et dangereuse.C’était incontestablement à la S.D.N.à organiser le plébiscite et à assurer sa sincérité en assurant l'ordre; clic a ajourné sa décision et elle ne sait pas comment organiser la police internationale que réclame le gouvernement de la Sarre; la Suisse qui ne rate pas une occasion de manifester sa mauvaise humeur, ayant refusé d'en permettre le recrutement dans ses cantons.Quant à l’admission des Soviets, votée dans une atmosphère glaciale, elle a eu quelque chose de contraint et d’hypocrite.Bref, ce qui est apparu nettement c’est que, dans le monde entier, les égoïsmes nationaux n’ont fait que s’exacerber et que l'esprit international ou même l’esprit européen n’existe plus nulle part.Pour faire cette constatation, ce n’est vraiment pas la peine de se réunir tous les ans sur les bords du Lac Léman.Au moment où la succession de M.Bar- ! tliou est tragiquement ouverte, cette ques- , tion franco-soviétique se pose tout particu- ! lièrement.Quel que soit l’homme qui s’ins- ! tallera demain au Quai d’Orsay, disons tout de suite que toute accentuation de la politique franco-russe heurterait de front l’opinion et que sur ce point l’instinct public est juste.Nous y serions, pour notre part, irréductiblement hostile.La politique extérieure que îa France doit poursuivre est d’ailleurs simple.Il ne s’agit pas de se lancer dans des improvisations à double détente et, parce que l’ombre de Machiavel hante ici et là quelques têtes \ pauvres jeux.Il j s’agit d’affirmer certains principes et de s’y Versement initia!: $/.Solde en six mensualités La Pologne, création de la loi internationale, ne rêve donc que changement et perturbations.Mais nous avons tort de dire: la Pologne.Il ne manque pas, là-bas, de gens sages et avisés que la politique nouvelle déconcerte et émeut.En dépit de la censure, des protestataires élèvent la voix.Le généreux peuple polonais qui acclamait M.Barthou, en avril, tandis que les « officiels » s’ingéniaient a paraître de glace, saura-t-il faire La nouvelle bibliothèque de l’université prévaloir son sentiment?La gratitude, c est Cambridge, qui a ouvert ses portes le entendu, n est pas un sentiment politique.Sur 2 octobre — jour de la rentrée scolaire — le plan des relations internationales, nul n a e( qUj sera officiellement inaugurée le 22 du le droit de 1 exiger.« L égoïsme sacre » n est courant par les souverains britanniques, n’a pas une vaine expression.Mais encore faut- pas coûté moins de 500,000 livres, pour la il qu un intérêt national certain soit en cause construction, l’aménagement et la dotation et que le dépit pur et simple ne se couvre pas supplémentaire qui lui a été attribuée, dun tel masque.La Pologne se retourne Quant au bâtiment de l’ancienne biblio-contre la France parce qu elle a souffert des thèque, fermée à la fin de mai, il se trouvait traités de Locarno, du Pacte à Quatre, du sur l’emplacement de ce qui fut, dès l’ori-« plan constructif de désarmement » et de 1 gine, le noyau de l’université, et il y resta toute sorte de démarches peu conciliables avec ! près de cinq siècles.On va le reconstruire l’entente politique des deux Gouvernements.| à l’intérieur pour les services administratifs.Soit! Mais portez donc le regard sur l’autre plateau de la balance.Pour commencer, s’il , Cambridge comportent en outre la construc-n’y avait pas eu de victoire de la Marne, il i tion de laboratoires de biologie, d’autres la-n’y aurait pas de Pologne.Si la diplomatie boratoires pour les élèves-ingénieurs, un nou-française n’avait pas lutté pendant et après veau musée de minéralogie et de pétrologie, la conférence de la Paix pour Dantzig et la le laboratoire de la Société Royale Mond et Haute-Silésie, la Pologne ne serait pas, et de des nouvelles salles de conférences de litlé-beaucoup, ce qu’elle est aujourd’hui.Si la tête rature.Enfin un institut de recherches po-froide, l’énergie d’un général Weygand, laircs Scott va ouvrir ses portes le 16 no-n'avaient été mises au service de l'Aigle vembre.Blanc en août 1920, et n’avaient pas réparé la témérité et le désastre de l’offensive pilsudskiste contre l'Ukraine, le communisme russe et la revanche allemande, secondés par M.Lloyd George, domineraient peut-être aujourd’hui entre la Vistule et le Niémen.Oui, quoi qu’on dise, ce plateau de la balance est plus lourdement chargé que l’autre.La vérité, c est que la noble nation polonaise est tombée aux mains d’une clique nourrie dans la haine de la Russie et, par conséquent, portée à s’appuyer sur les méthodes et la force germaniques.En 1922, le maréchal Foch se rendit à Varsovie et une conversation se déroula entre lui et le maréchal Pilsudski, alors chef d'état-major, sur l’application du traité d’alliance franco-polonais de 1921, qui mérite aujourd’hui d’être tirée de l’oubli.Le maréchal Foch désirait connaître les plans de 1 état-major polonais dans l'hypothèse d’une attaque germano-russe.« Je marche sur Moscou ! » répondit fièrement Pilsudski.Et il se lança dans des détails interminables.— Mais du côté de l’Allemagne, que faites-vous?Tuxedos deux pièces, faits sur mesure Les agrandissements de l’université de Cambridge $ -j 9-95 Même mode de paiement que pour les complets légères, d’encourager ces LOI ELECTORALE DE QUEBEC LISTE DES ELECTEURS CITE DE MONTREAL BUREAU DE L'ENREGISTREMENT Toutes les personnes domiciliées dans les limites de la Cité do Montréal, qui sont sujets britanniques, du sexe masculin, qui ont 21 ans révolus et qui possèdent toutes les autres qualifications requises pour être inscrites sur LA LISTE DliS ELECTEURS POUR L’ELECTION D'UN MEMBRE DE L’ASSEMBLEE LEGISLATIVE, actuellement en voie de préparation, sont priées de se présenter: Les agrandissements de l’université de LES 2-3 — 5 NOVEMBRE DE 9 HEURES DU MATIN A 10 HEURES DU SOIR à celui des bureaux temporaires qui est le plus proche de leur domicile pour s’assurer que leur nom est ou sera inscrit sur la liste de leur domicile électoral, et, s'il y m lieu, y déposer une demande en inscription sur la dite liste des électeurs.MONTREAL ST-LOUIS .Poste de Police No 4 MONTREAL-STE-ANNE .Poste de Police No 8 Poste de Police No 6 153 est, nie d’Ontario 516, rue des Seigneurs 536, rue Montf ort MONTREAL-ST - LAURENT Bureau de la circulation.1108, rue Chenneville MONTREAL ST-HENR1 .Poste de Police No 16 Poste de Police No 31 MONTREAL-VERDUN .Poste de Police No 24 Poste de Police No 25 Au cours des cinq dernières années, 12 nouvelles chaires de professeurs ont été créées et 19 lecteurs nouveaux ont été désignés.Le succès de l’anglicisation 2450, rue Workman 5266 ouest, rue Nobe-Dame 1604, rue de l’Eglise ____ 6050, Boul.Monk MûNTREAL-ST-GEGRGES Caserne de pompiers No 25.1212, rue Drummond MONTREAL-DORION.Poste de Police No 15.6896, rue St-Hubert Joseph Ladouceur.471 est, rue Laurier MONTREAL LAURIER-Poste de Police No 21.7047.rue St-Dominique Posle de Police No 20.5100, Boul.St-Laurent M3NTREAL-ST-JACQUES Poste de Police Ho 3.1212 est, rue d’Ontario A- Lemay .358 est, rue Craig J.-Emery Fournier.904, rue Montcalm MONTREAL STE MARIE .Poste de Police No 2.1877 est, rue Craig Poste de Police No 13.2210, rue Frontenac Ed.Desroches.2236, rue DeLorimier MONTREAL-MERCIER-Poste de Police No 14.1037 est, rue Rachel Poste de Po ice No 19.2159 est, ave.du Mont-Royal Caserne de pompiers No 14.rue St-Dominique Pharmacie Faquin.1951, Boul.Rosemont Poste de Police No 34.485, rue Letourneux Poste de Police No 22.2675, rue Masson Poste de Police No 11.3264 est, rue Ste-Catherine Poste do Police No 29.791, rue Jarry Caserne de pompiers No 39.2915, me Monsabré Poste de Police No 33 Poste de Police No 23 Poste de Police No 18 Montclair Pharmacy .Pos*c de Police No 32 AVIS DE REQUETE EN DIVORCE (De /’Action nationale) Après quarante ans d’embobinage angli-cisateur, il reste aux Canadiens-Français l’industrie de la petite bière, dite d’epinette.C’est très consolant.Il faudra augmenter le nombre des récompenses qui, à l’école primaire, favorisent la suprématie de l’anglais, depuis les concours à grand fracas, jusqu’aux disques de gramophone.Ainsi s’achève cette paradoxale course au succès dont une langue étrangère à notre génie constitue le principal atout.Quand cessera-t-on de saccager l’intelligence chez nous ?Quand se décidera-t-on à opter carrément pour la langue française, à planter dans la tête des nôtres le mot français, jusqu’à ce qu'il en sorte un bel arbre plein de sève et d’une végétation abondante ?La fable de notre infériorité ne reposera alors sur aucun fait.En attendant, fauchons à pleins bras dans le chiendent des idées fausses, dans le champ des maîtres en bilinguisme intégral, de ces illuminés qui ont découvert l’homme géminé: l'homme à deux têtes, à deux âmes, à deux langues: l’homme chef-d’œuvre, fabriqué en série, à 50 pour cent français, à 50 pour cent anglais.Avis est par les présentes donné que John Henry Ley, employé, de la ville de Montréal, dans la province de Québec, présentera à.la prochaine session du Parlement du Canada une requête eu divorce sous le chef d’adultère contre son épouse Mary Emily Blanchard Lcy, de la ville de Montréal, dans la province de Québec.Daté à, Montréal, province de Québec, ce 28e jour de septembre 1984.Bercovith, Cohen et Spector, avocats, 414 ouest, rue Saint-Jacques, Montréal, Québec.Avocats du demandeur • l Province do Québec, District de Montréal No A-132593 MAISONNEUVE COin SUPERIEURE Dame JULIETTE BEAUpRY.épouse commune en biens de LEON MAUUAIS.autrefois des cité et district de Montréal, et dûment autorisée par le juge à ester en justice aux lins des présentes, / LAVAL — Contre l'Allemagne, j'improviserai sur le terrain I — Ce n’est pas sérieux.Un bureau de votre état-major s'occupe certainement de 1 Allemagne.Je vous demande de convoquer ceux qui le dirigent.Cet après-midi, nous reprendrons l'entretien î L'après-midi, nouvelle rencontre.Et le maréchal Pilsudski de se précipiter de nou- i 1920 est, Boul.Gouin 3755, rue Bobel 5327, rue Gatineau 6929 ouest, rue Sherbrooke 40 Montée St-Laurent DEMANDERESSE V/ESTMOUNT VS LEON MAURAIS, autrefois des cité et district de Montréal et maintenant de lieux Inconnus, DEFENDEUR.TI est ordonné au défendeur do comparaître dans le mois.JACQUES-CARTIER Par ordre: ALBERT McCAUGHAN Directeur du Bureau des Listes de la Cité, 515, rue St-Gabriel Téléphone: PLateau 6181 — Local 222 T.UEPATIE, Protonotalve adjoint.( i ) Aux Editions de la Nouvelle Revue Française.Arthur LAURENDEAU Montréal, 30 octobre 1334. L’ORDRE—Montréal, vendr edi 2 novembre 1931 4 — LES BALLETS RUSSES LES IDÉES ET LES FAITS Pétrole et politique
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