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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
samedi 3 novembre 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'ordre, 1934-11-03, Collections de BAnQ.

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WÊBMSmÊmÊmÊÊBÊ^^mmÊÊÊ # RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* .J 1 an 6 mois 3 mois ,1 I En ville, par la poste .$9.00 $4.75 $2.50 Canada (hors de Montreal),'! Royaume-Uni, France et $6.00 $3.25 *1.75 Espagne .Etats-Uniset Amérique du Sud $6.50 Autres pays Administrateur PIERRE ASSEL1N Secrétaire de la Rédaction .PIERRE BOUCHER $3.50 $1.85 $8.00 $1.25 $2.25 On est prié cfenvoyer toute correspondance à la' case 4018 de l’Hôtel des Postes en mentionnant sur renveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s'adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur t OLIVAR ASSELIN L’abonnement est payable d’avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année — No 198 Le numêwg : Montréal, samedi 3 novembre 1934 sous « monopole » de renseignement et, dans les termes suivants (rapportes par les journaux), il a voulu « montrer les progrès accomplis >: L enseignement des mathématiques et des sciences sera bientôt parfait au Collège Sainte-Marie.Nous sommes actuellement à organiser en vue d’initier les élèves sciences dès les classes inférieures.Nous soignons particulièrement l'enseignement de l’anglais.Le R.P.Théophile Hudon reviendra l’en prochain enseigner l'histoire du Canada.Nous publierons bientôt deux manuels de philosophie.Ils sont actuellement sous presse.Enfin, le programme d'instruction religieuse et l'enseignement du français ont clé entièrement révisés.La langue d’un éducateur LA MAGISTRATURE tous ses degrés.Il n’y a pas une seule cic ces réformes qui ne soit possible hors des cadres corporatifs.Mais pour qu’un gouvernement fasse des lois, et qu’elles soient bonnes, il faut qu’il n’en soit pas comptable aux majorités élec- i (orales.Au fond de tous les abus, il y a cette déraison : le suffrage des masses.Comme la plupart des corps constitués, à commencer par les fabriques.sont eux-mêmes des pétaudières, ce serait une absurdité de leur accorder la représentation parlementaire ; mais .pourquoi l’Eglise et l'Université ne dé- 5erall-cc 9UC Par contre-coups d ordre légueraient-elles point aux Chambres politique qui résultent de la manoeuvre aile-provinciales et fédérales leurs chefs hiérarchiques?La famille étant cellule sociale, la vraie nation étant, suivant le mot de Barrés, « famille de familles », pourquoi le vote familial ne corrigerait-il pas dans une certaine mesure le vote individuel?En matière municipale, le Conseil n’est que l’institution représen- ; tative des contribuables ; ses membres n'ont à défendre ni des intérêts profes- j .sionnels ni des intérêts sociaux : leur du territoire de la Sarre.Les résultats inté* rôle est d'administrer le budget.Pour- ressent non seulement la France et l’Aile* quoi, dans ce domaine, ne pas établir mgane.mais tous les pays, le suffrage censitaire en l'étendant, bien entendu, au locataire qui paie l'impôt de l'habitation («taxe de l'eau»)?Une fois réformés le mode électif et, dans une certaine mesure, le mode de représentation, resterait à corriger les abus que la crise a mis à jour.C’est la loi des sociétés par actions, plus généralement la loi qui régit l’administration du bien d’autrui, qui a le mieux servi les manoeuvres du capitalisme anonyme.Le directeur de I'Ordre a proposé tout un plan de réaménagement du statut juridique des entreprises à fonds social ( voir sa conférence du 20 novembre 1933, dont j’ai parlé en commençant) : et j’ai moi-même, sans grande autorité mais, je le crois, avec un minimum de bon sens, suggéré que l’action ordinaire possède un droit de vote unique, comme l’action de privilège, de manière que les administrateurs ne fassent plus la pluie et le beau temps dans une entreprise où leur apport est infime auprès du fonds social.M.As-selin a réclamé : 1 ° l'uniformisation dans toute l’étendue du Canada du régime juridique des sociétés par actions; officielles de la Commission internationale 2 1 imposition de la responsabilité ci- d administration du territoire à propos des Ts“fcp“S;û"; “r* ?*¦ “ -*• par le code pénal; 3° la défense fojr- j moyens d intimidation employes par Berlin melle de recourir aux prête-noms dans pour pousser les Sarrois à voter pour le ratios demandes de lettres patentes : lâchement à l’Allemagne.On peut croire à *1 la I quidation obligatoire de toute ['organisation de bandes qui voteront pour société dont la moitié ou plus des actions délibérantes sont devenues la pro- .priété d’une autre société.Quant à des lecteurs inexistants.On peut également l’usure pratiquée par les entreprises de s’attendre à des actes de violence et peut» vente au détail (se rappeler l’enquête extra-parlementaire sur les bénéfices industriels et commerciaux), il est clair que l'Etat pourrait la prévenir, sans fausser son rôle, en réglementant l’écart entre les prix à la production et les prix à la consommation.Réforme du suffrage, réforme de la représentation, réforme des lois financières : bases de toutes les autres.Elles sont praticables même en régime parlementaire, à la condition que le peuple (oui.hélas, le peuple électoral, le peuple de M.Houde) sache les vouloir et les demander.Pour une fois, qu'on applique le chantage démocratique à des fins sociales.Nouvelles vraies et nouvelles tendancieuses n nous D’impressionnantes manchettes de journaux ont placé ces jours derniers le problème de la Sarre au premier plan.Cette épineuse question est toujours d’actualité, ne aux Mcdicc, cura le ipsum! va-t-on dire.A la suite de nous ne savons quelle distraction, nous avons attribué à Colbert des paroles que nous savions, et cause (nous les avons commentées dans une étude sur Lescarbot), être de Sully.Au célèbre contrôleur général des finances nous avons donné figure d'emprunteur, comme l’a fait remarquer Pamphile an Devoir, dans le Carnet d'un grincheux.Il est vrai que le nom de Colbert nous trottait dans la tête, car nous venions de lire une lettre de lui où il est question des Jésuites.Peut-être cela explique-t-il notre distraction.Nous n’aurions pas relevé peccadille de ce genre dans la requête du R.P.Préfet du Collège Sainte-Marie s’il s’y en était trouvé; par exemple s’il avait mis d'autres noms à la place de ceux de MM.Cusson et Thornton.Mais dans ce texte qui comptait bien une centaine de lignes dans nos colonnes, il n’y en avait peut-être pas vingt-cinq qui ne fussent en petit nègre.On admettra que sous la plume du préfet d’un établissement d’enseignement secondaire que l'on s’accorde à classer au premier rang, c’est un peu fort.A ce propos, nous tenons à dire que la personne du R.P.Mignault, pour laquelle nous n’avons que du respect, n'est pas ici en cause.C’est un religieux que nous ne connaissons pas.On nous en dit beaucoup de bien, on nous vante son zèle, son dévouement et sa largeur de vues.Il serait en passe de réaliser au < Collège Sainte-Marie, dans l’ordre pédagogique, des réformes sur lesquelles il fonderait de grands espoirs.Nous en nous pour mande en vue de fausser le plébiscite.Mail la situation en Sarre ne justifie certainement pas les manchettes tapageuses des journaux.Nous avons là un exemple frappant d’information tendancieuse et de la facilité avec ; laquelle elle peut se répandre dans le public.Dans moins de dix semaines aura lieu Les résultats de « ce qui s’est fait et ce qui se fait au Canada depuis quatre siècles », ce sont nos insuffisances dans tous les domaines, ce sont la « paresse intellectuelle », les « bacheliers d’ordre primaire supérieur » et les « universitaires qui ne le sont que par les frais d’inscription » dont a parlé S.E.le dinal-archevêque de Québec, ce sont aussi la dégénérescence de la langue et le petit nègre de la requête signée par le R.P.Préfet du Collège Sainte-Marie.Si « l’enseignement du français a été entièrement révisé » dans cet établissement, nous nous étonnons qu’il soit dispensé sous l’autorité d’un religieux qui confond français et charabia; et cela nous donne le droit d’entretenir un peu de scepticisme à l’égard des réformes que l’on prétend avoir faites.« Nous souffrons la critique et nous voulons écouter ceux qui mettront le doigt sur les plaies réelles de notre enseignement », a dit le recteur du Collège Jean-de-Brébeuf.Eh! bien, en voilà une: la dégénérescence de la langue, que l’on remarque chez certains maîtres aussi bien que chez les élèves.Si nous avons attiré l’attention sur le petit nègre du document que nous a envoyé le Père Préfet du Collège Sainte-Marie, ce n’est pas dans un esprit de dénigrement, comme semble le croire ce lecteur dont on trouvera la lettre en deuxième page, accompagnée de commentaires de M.Assclin.C’est au contraire dans un esprit de construction, c’est pour apporter des preuves à l’appui de notre thèse, c’est pour montrer que nous avons raison de parler de l’incompétence de certains maîtres et de dire que l’enseignement du français laisse à désirer.On ne peut en effet l’enseigner quand on ne le sait pas.Il y a un peu plus de deux ans, la revue Opinions, dans un questionnaire qu’elle leur adressait, demandait à plusieurs éducateurs si les jeunes gens qui entrent à l’Universitc avaient « une connaissance suffisante de la langue française écrite et parlée », les invitait à lui indiquer « les fautes les plus communes » qu’ils relevaient chez ces jeunes gens et les priait de lui dire s’il y avait lieu d’améliorer l’enseignement du français.Le recteur du Collège de l’immaculée-Conception — c’était alors le R., P.Adélard Dugré, s.j., aujourd’hui supérieur provincial des Jésuites — répondit textuellement: «Améliorer l’enseignement du français ?Sans doute.Mais comment ?Il faudrait d’abord des professeurs qui sachent et parlent bien le français.» C’était reconnaître que nombre de maîtres sont incompétents.le plébiscite qui décidera du sort politique **•- car- Pour l’Allemagne, c’est une affaire de j toute première importance que de reprendre la Sarre.Ce serait une écrasante victoire morale à l'intérieur du Reich et un succès important à l’extérieur.Ce serait également une victoire économique, car non seulement l’Allemagne profiterait du développement industriel du territoire, mais en réglementant les exportations de charbon elle pourrait créer des difficultés sérieuses à l’industrie lourde française, située #out près, en Lorraine.Ce serait donc faire d’une pierre deux coups, et Berlin a trop besoin de remporter quelques succès, diplomatiques ou autres, pour négliger une bataille dont l’enjeu revêt une telle importance, surtout après le dur échec de l’Anschluss.L* -9 mime V M.Edouard Fabre ¦ Surveyor LES IDÉES ET LES FAITS La crise est dans l'homme (Thierry Maulnicr, après SS.Pie XI) de la consommation.Merveilleux agent de bien-être matériel, le capitalisme de spéculation n’avait pas su prévoir l’échéance.I.— Erreurs du capitalisme L’homme condamne aujourd'hui les choses, parfois même ses actes : il absout ses intentions.L’économie dirigée est née de cette équivoque.L'Etat s’est employé à imposer une direction morale à des mécanismes aveugles qui.f par leur nature même, ne possèdent n$ la notion dû bien ni’la notion du mal.C’est dans cette esprit que nos sociologues pour villages nègres considèrent h corporatisme, c’est-à-dire comme un cadre matériel propre à remplacer les institutions viciées de l'économie libérale.S'il en était autrement, écriraient-ils que la Nira est une formule corporative?Mais si l’homme s’est trompé, faute de charité en matière sociale ou de prévoyance en matière politique, ses erreurs se sont exprimées dans les institutions.L’institution fille d’anarchie produit à son tour l’anarchie : corrompue par l'homme, elle le corrompt ; fragile, elle lui ôte le sentiment de la durée ; impersonnelle, elle détruit en lui le sens de la responsabilité.L'hon-ncte homme projeté par le suffrage dans une assemblée parlementaire y subit la loi de la masse : l’engrenage le happe.Si donc la crise, comme la révolution, est de source spirituelle, l'une et l’autre se traduisent en des phénomènes sensibles, qui sont les institutions économiques pour la crise, l’émeute pour la révolution.L'important est de ne pas confondre la cause avec l'effet.Individualisme.imprévoyance, mégalomanie, ces fautes de l'homme ont déclanché certains phénomènes économiques, notamment le passage d’un capitalisme localisé à un capitalisme anonyme : l’expansion du crédit bancaire; la diminution soudaine des vastes commandites.la multiplication des entreprises à fonds social, etc.Ces formes collectives du capitalisme ont connu le plus de faveur dans les pays neufs comme le nôtre où, de tout temps, faute d’une épargne traditionnelles, le capital a été solidaire de la banque.Ce capitalisme de spéculation a donc poussé le Canada, et singulièrement la province de Québec, à s'outiller moins en raison de ses besoins présents et visibles qu’en vue de ses besoins futurs et prévisibles.Première conséquence : au lieu de former naturellement son cadre matériel, notre société s’est pliée au cadre matériel que le rythme du capitalisme spéculatif lui imposait (U.En deuxième lieu, la richesse étant accessible à la masse du peuple, la vie sociale s’est nivelée et les classes ont tendu graduellement à se compénétrer.Seul un Etat exempt de la vénalité des gouvernements électifs eût assuré une direction morale à cette vaste armature économique.L’Etat démocratique est devenu lui-même partie intégrante du nouveau régime puisqu’il devait recourir aux banques toutes les fois qu'il avait besoin de renflouer sa trésorerie.de continuer le service d’une dette, d émettre des emprunts.Et cette mécanique fonctionna jusqu’au moment où la richesse artificielle qu’elle avait créée dépassa le plafond (d'ailleurs élevé par les mêmes moyens artificiels) II.— Le rôle de l’Etat C’est pourquoi on peut être sûr que le gouvernement allemand ne reculera devant rien pour faire tourner le plébiscite en sa faveur.Dans cet ordre d’idées, on peut certes ajouter foi aux récentes déclarations Inutile de subtiliser : la catastrophe de 1929 a suivi le relâchement de la morale.Quelques institutions qu’on mette à la place des institutions effondrées, elles s’écrouleront à leur tour si aucune loi ne les étaye, que la loi du gain.Au debut, elles serviront ; peu a peu, elles serviront seulement certains hommes : à la fin, elles cesseront de servir.Réformez donc les hommes ; des hommes bonifiés épureront l'Etat.Qu'est-ce que l'Etat?Une fiction en régime démocratique, un cauchemar en régime dictatorial, un fardeau en régime d’économie dirigée : sur le plan idéal, une force d’ordre qui laisse à l'individu toute la liberté qu’il peut avoir sans nuire à la liberté de tous.Même si les hommes s'améliorent, la société ne s'améliore que dans la mesure où l’Etat y institue des lois et une police.Tant que ces lois contraignent, non la liberté individuelle, mais les excroissances de cette liberté, l’Etat reste dans son rôle.Le capitalisme de spéculation a amoindri aux yeux de la foule, qui prend les effets pour les causes, même le capitalisme de production.Dans nos pays d'Amérique, dont la richesse est surtout inexploitée, ce serait folie de supprimer toutes les relations entre le capital et le crédit, le négociant et la banque.Qu’il suffise à l'Etat de réglementer les opérations spéculatives, de fixer les responsabilités dans la mécanique aujourd’hui trop aveugle des actes économiques, C'est son rôle.III.— Quelques réformes ».sommes très heureux, et il peut être assure que nous formons des vœux pour que le succès couronne scs efforts.Aussi n’est-ce pas au R.P.Mignault que nous en avons, mais au Père Préfet du Collège Sainte-Marie (distinction jésuitique, diront certains), qui a envoyé aux journaux, en les priant de le publier, un document où pullulent les fautes de français.Peut-être ne l’a-t-il pas rédigé lui-même; dans ce cas il eût pu.et dû, en contrôler la langue.Quoi qu’il en soit, la requête porte sa signature.Personne ne nous contestera le droit d’en relever les fautes dans nos colonnes, car ce texte émane d’une maison où on nous a vivement reproché de mettre en doute la valeur de l’enseignement secondaire dispensé en notre province.les morts et pour les absents, ainsi que pour ; être même à un coup de force de la part du gouvernement allemand.Tout cela est si logique, si humain, en tel accord avec les procédés en honneur chez les Germains (et non seulement chez les nazis) qu'on ne risque rien en croyant à ces déclarations, du reste officielles.Mais c'est précisément parce que l’Allemagne a le plus grand intérêt à recouvrer la Sarre qu’il y a lieu de se méfier des nouvelles qui prennent naissance dans ses officines de propagande.Quelqu’intérêt qu’ait la France à ce que les Sarrois se prononcent en faveur du statu quo, il ne peut être suffisant pour justifier son intervention armée.Cette intervention serait probablement catastrophique : elle pourrait déclencher une guerre et fournirait à Berlin un splendide prétexte à isoler la France.Ce serait pire que l’occupation de la Ruhr, et le gouvernement français en est manifestement convaincu.En effet, au mois de mai dernier, le recteur du Collège Sainte-Marie et celui du Collège Jcan-de-Brébcuf se sont élevés publiquement contre les critiques dont l’enseignement secondaire était l’objet en certain milieu.L’Ordre était alors le seul journal à réclamer des réformes dans ce domaine; nous étions donc nettement visés.IV.— Conclusion Nous avons vu que l'organisation corporative comporte l'abolition totale des charges électives ; qu'elle doit se compléter au sommet d’une forte autorité politique ; qu’elle présuppose l’autonomie de l’Etat, condition première de l'autonomie des corporations.Ce régime est inapplicable dans la province de Québec.En adopter l'esprit c'est tout autre chose.L’Ordre a toujours combattu la démocratie, le parlementarisme, la bureaucratie et, d’une manière générale, la centralisation politique.L’homme n'est pas fait pour l’Etat, mais l'Etat pour l'homme ; il ne représente pas un chiffre dans la société, mais une énergie utile ; il n’a pas qualité, pris en groupe, pour faire ou défaire les gouvernements, mais il a le droit d’exprimer ses vœux au gouvernement.Cet esprit, tout aussi conforme à celui des encycliques que l'ignorance honnête de M.L'Heureux, a présidé aux réformes que nous avons énumérées plus haut.Nous ne sommes ni favorables ni hostiles au corporatisme : nous le jugeons seulement impraticable sans le remaniement général de nos institutions.Nous ne sommes pas non plus des libéraux, au sens que M.L'Heureux prête à ce terme : prenez le libéralisme, mcsscigncurs, et laissez-nous la liberté ! La bêtise du « bon » journaliste donne l’idée d’infini quand elle se met à l'exégèse.« Ploutocratcs », « requins de la finance », « puissances occultes de l’argent », « capitalistes égoïstes et sans âme », « valets des trusts ».M.L'Heureux a trouvé toutes ces invectives dans une encyclique où S.S.Pie XI, fustigeant les abus du capitalisme, suggère un nouvel arrimage de la richesse et propose, entre autres moyens de restaurer un ordre social chrétien, la doctrine corporative avouée par Léon XIII.Il y a des moments où la « Bonne Presse » parle exactement comme les organes de l’extrême-gauche.Ignorance criminelle, en ce moment où les plus grandes forces de l’ordre doivent défendre le capitalisme contre l’envie des classes ouvrières.Pour elle, il n'est plus rien de légitime, hors l'organisation corporative.comme si une formule devait corriger des hommes, comme si une méthode devait reposer le monde d’une autre méthode qui l'a conduit à la banqueroute.Pas besoin de corporatisme pour rappeler aux banques que leur fonction n’est point de spéculer, mais de placer l’épargne ; pas besoin de corporatisme pour pratiquer une politique agricole qui tienne compte des besoins démographiques, de l’étendue du domaine colonisable, de la nature du sol et des moyens matériels de l'Etat ; pas besoin de corporatisme pour réformer le suffrage universel et les assemblées élues ; pas même besoin de corporatisme pour restituer aux métiers et professions une personnalité collective ; pas besoin de corporatisme pour décentraliser l’administration ; pas besoin de créer le registre de Le recteur du Collège Jean-de-Bré-beuf est prudemment resté sur le terrain des généralités.Voici les paroles qu’il prononçait à la réunion des anciens élèves de cet établissement; Il y a cependant quelque chose de vrai dans les mouvements de troupes françaises à la frontière de la Sarre.Les autorités militaires ont concentré des effectifs en Lorraine, non pour leur faire envahir le territoire mais pou: les tenir prêts à protéger la population française en cas d’explosion, et au besoin pour intervenir mais seulement dans le cas d’un coup de force allemand.On est loin d'une ce grandiose est très — scènes « canadiennes », la débâcle, la sant e} a9^a°le : je me plais presque plantation du mai, le feu de la Saint- aataat a hre Gaspé que le délicieux Jean, un souper chez un seigneur de la et a°surde theatre du père Hugo.L’on côte sud (prononcez su) etc.On ne le se ' U est idiot, mais ça n’a pas de dit pas assez, Philippe de Gaspé est ma lce Pour deux le père de notre régionalisme, de notre L’esprit, si l’on peut dire, de Gaspé L imprim.ri, de „ ra,rie exécute le.littérature terrienne, « vieille-canadien- est aussi plaisant que son sublime.C’est trTaVJ!, !ea plUB difficiles.Demandez no.prix.161.: LA 3121a (fl esprit de collège, un esprit de bonnes et saintes gens qui passent l’hiver enfermés chaudement dans leurs noirs et qui ne reçoivent de « visites » qu une fois par semaine.Un rien les fait pouffer.Pour des répliques celles-ci.Gaspé a dû acquérir la réputation d un loustic impayable : ' Certes, dit c/e ( 2 ) Locheill.tu as bel sir à te moquer de mes montagnards! h* dois être fier aujourd'hui de ton équipage princier! la postérité aura de la peine à croire que le haut et puissant seigneur d Haberville (un bon point, monsieur le comte, qui, pour une fois n avez pas répété, la préposition) ait envoyé chercher l'héritier présomptif de ses vastes domaines dans un traîneau à charroyer le fumier.Sans doute qu'il expédiera ses piqueurs au-devant de nous, afin que rien ne manque à notre entrée triomphale à Saint-Jean-Port-Joli.un ma- Jl faut de temps en temps relire les classiques, revenir aux Anciens, se soumettre aux vieilles disciplines.Fidèle à cette maxime, j'ai repris non pas Rabelais.Maynard ou Le Sage, mais notre Gaspé.Vous savez que le seigneur dcYlslct ou de Saint-Jean-Port-Joli (je me perds dans l'armorial cana-dien-français) fait figure d’un Saint-Simon du Québec.Notre duc ct pair, qui ne fut pas ambassadeur extraordinaire près la cour de Philippe V d'Espagne, mais tout simplement «shérif de la vieille capitale » (D était aussi entiché de sa noblesse que le grincheux mémorialiste.Ecoutez cet agréable ct amusant hobereau de la rive sud qui s’exprime comme s'il était Montmorency, Clermont-Tonnerre ou Bouillon: Lorsque j'eus complété mes études, toutes les carrières me jurent ouvertes: je n'avais qu'à choisir : celle des armes s'offrait naturellement à un homme de ma naissance.Je vous dis que ce sympathique vieillard croit que c’cst arrivé, ct il s’en faut de peu qu’il n'ajoute négligemment : J'étais en passe d’acheter un régiment, lorsque d'Uzès et Mortemart, meilleurs courtisans que je ne fus, me nuisirent auprès de sa Majesté.Pour me consoler.Elle me dit : « Gaspé.vous.» Aimable travers qu’il faut bien pardonner à un homme de son âge.Surtout si vous poussez la pitié jusqu’à vous rappeler les malheurs et la pauvreté qui furent le partage de notre « noblesse » après la conquête.Gaspé est d’ailleurs autre chose qu'un nobliau de canton, sosie spirituel de nos « honorables » si contents de l’être.Un exemple fera mieux entendre ma pensée que dix réflexions : J'étais riche par moi-même : mon père m'avait laissé une brillante fortune, les émoluments de ma place étaient considérables, je maniais à rouleaux l’or que je méprisais.Je ne chercherai pas.fit le bon gentilhomme ( un des truchements de Philippe de Gaspé) en se frappant le front avec ses deux mains, à pallier mes folies pour accuser autrui de mes désastres.Oh! non! mais il est une chose certaine, c'est que j'aurais pu suffire à mes propres dépenses, mais non à celles de mes amis et à celles des amis de mes amis qui se ruaient sur moi comme des loups affamés sur proie facile à dévorer, je ne leur garde aucune rancune : ils agissent suivant leur nature : quand la bête carnassière a faim, elle dévore tout ce quelle rencontre.Incapable de refuser un service, ma main ne se ferma plus, je devins non seulement leur banquier, mais si quelqu'un avait besoin d'une caution, d'un endossement de billet, ma signature était à la disposition de tout le monde.C est là ma grande erreur.(.) Mes affaires privées étaient tellement mêlées avec celles de mon bureau que je fus assez longtemps sans m'apercevoir de leur état alarmant.Lorsque je découvris la vérité, après un examen de mes comptes, je fus frappé comme d’un coup de foudre.Non seulement j'étais ruiné, mais aussi sous le poids d'une défalcation considérable.comme 8 1 une mes ~ Bravo! de Locheill.dit Jules ; te voilà sauvé, mon frère.Bien riposté I Coups de griffes pour coups de griffes, comme disait un jour un saint de ton pays, ou des environs, aux prises avec sa majesté satanique.Il est évident que l’auteur se force: il ne ressemble pas mal à ce coq-à-l a-nicr, survivant du Second Empire, qui nous assène encore ses bons mots trois fois par semaines dans les gazettes.La différence, c’est que le vieux Gaspé, qui, sans doute, était ce qu’on appelle un bon vieux, a beau faire, il ne cesse pas d’être sympathique.Dans la galerie de nos grotesques, Philippe aura sa place à part : en dépit de ses prétentions et ridicules, il a conservé de la naïveté.Je le redis, c’était un bon vieux.nau- Le torrent impétueux envahit aussitôt l'extrémité de la glace qui.chargée d'un double poids, se cabra cheval fougueux.Et cette masse lourde, que les flots poussaient une force irrésistible, retombant le vieux cèdre, le vétéran, après une résistance inutile, s'engouffra dans l abîme, entraînant dans sa chiite une portion du domaine sur lequel il avait régné en souverain pendant des siècles.su r- comme un avec sur Le « bon gentilhomme » est donc menacé de contrainte par corps.Certains créanciers lui font endurer des supplices chinois : Un d eux (.) d’une industrie charmante en fait de torture (cela n’est peut-être pas de très bonne langue, mais c'est.charmant) obtint contrainte par corps, et.par un raffinement de cruauté digne d'un Caligula, ne la mit à exécution qu'au bout de dix-huit mois.Peut-on imaginer un supplice plus cruel que !.i y- .'•ky Berthelot BRUNET amu- (2) L’auteur est tellement content de sa particule qu’il en donne à tout le monde et à toutes sauces.sous.erreur ; mais qu'importe dans un sujet aussi mince ! ( 1) Sauf
de

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