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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
lundi 5 novembre 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'ordre, 1934-11-05, Collections de BAnQ.

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5% # RÉDACTION RT ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS 180 cet, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* 1 an 6 mois J moil $9.00 $4.75 $2.50 $3.25 $1.75 $3.50 $1.85 $8.00 $4.25 $2.25 En ville, parla poste.Canada (hors de Montréal), ) Royaume-Uni, France et | $6.00 Espagne .J Etats-Uniset Amérique du Sud $6.50 Autres pays PIERRE ASSEL1N.Secrétaire de la Rédaction .PIERRE BOUCHER Administrateur On est prié d’envoyer toute correspondance i ta case 4018 de l’Hôtel des Postes en mentionnant aur Venveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur t OLIVAR ASSELIN L'abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Montréal, lundi 5 novembre 1934 Première année — No 199 Le numéro : 5 sous V A LES IDÉES ET LES FAITS Le Congrès de la Colonisation Le droit de légitime défense I 1 Montréal, nous l’accompagnerons aux « meetings » électoraux et lui ferons lire *' eit “on de préciser dans un moment nos journaux.Il nous dira ensuite si aussi grave la position respective des Etats, traverse à niveau, constable, legisla- leur responsabilité et celle de la S.D.N.turc (au sens de parlement), orateur dans Ia qucstion dc la Sarre.La possibilité (au sens de president de 1 Assemblée).,, ., r sont des mots tombes en désuétude d une intervention armee de la France a sou- depuis Pascal.levé dans beaucoup de milieux des protes- tations sur le sens desquelles il ne faut pas II.— Le < devoir > de voler se méprendre.Il se trouve des groupes qui ne veulent à aucun prix que la France « Au moment où 1 on procède chez intervjennc dans ,a question sarroise.Ce sont nous a 1 inscription des noms des vo- ., .tants sur les listes électorales, les ex- )uslement ces '"teresscs qui lancent dans le .traits suivants d'un article paru dans public la nouvelle indiscutablement tendan- i outre, elle a plus d interet economique a s# e Temps, de Paris, à la veille des élec- cieuae de l’invasion prochaine des troupes ’ prononcer pour le maintien du statu quo que tions cantonales françaises, nous pa- françaises en cette vallée industrielle, une des pour le retour à 1 Allemagne.D autre part, missent d’une grande actualité.On y c]efj dc rEurope.Berlin a besoin d’une victoire morale, qui D'invasion dans le sens propre du mot il s’accompagnerait d’une victoire matérielle ne saurait être question.Mais une interven- dangereuse.Le Reich pourrait exercer un lion dans un cas extrême reste dans le do véritable chantage économique sur la -rance maine des possibilités.Etant donné l’impor- ™ récupérant la Sarre On comprend pour-tance et Vacuité du problème sarrois.la quoi les dirigeants de 1 Hitler.e cherchent a France se doit de préciser la situation de la tout prix à reprendre le territoire._ > même façon quelle a pu le faire au sujet C justement parce que le Reich n est de l’Anchluss.Ce n’est pas tellement un Pas sûr du retour spontané des Sarrois dans problème français qu’un problème interna- >= P™ ,de ^mp.re qu’il essaie par des tional, un problème qui intéresse au plus haut moyens inavouables de s imposer dans le point la paix en Europe centrale.Il ne s’agit territoire conteste.On peut etre certain qu en évidemment pas pour la France de tenter ralson de 1 enJeu Berlin n hésitera devant annexion brusquée comme voudraient le aucune mesure propre à lu, assurer la vio laisser croire les dépêches.Il s’agit pour elle t0>re.Il est impossible de laisser le gouver-de prendre toutes les mesures nécessaires "™ent a lemand agir à sa gu,se dans une le plébiscite du 1 3 janvier se ! qucst,on d unc telle importance internationale, Tous les signataires des traités de paix se doivent d’en faire appliquer rigoureusement les termes.Si l’Allemagne tente un coup de force, c’est un droit et un devoir pour les intéressés de se servir du seul argument que comprennent les Germains : l’argument de la force, cette force qui serait une fois par hasard au service de l’ordre et de la paix.publique, dc légitime défense, car une victoire allemande obtenue en Sarre par de# moyens irréguliers ébranlerait singulièrement ce qui reste de l’équilibre européen.Pour toute personne au courant de la situation sarroise, le problème se pose de la façon suivante.D’une part, le territoire, presque exclusivement peuplé de catholiques, est mal disposé à l’égard des dirigeants du Reich.Au moindre geste du clergé, cette population voterait contre le retour à l’Allemagne.En I.— M.Lancelot s'en.< balancigne > C’est tout de meme, pardon, c’est quand môme un galant homme.Dans une de ses chroniques du Temps pour la défense de la langue française, il s’amuse à moquer les Français de leur anglomanie.« Il nous faudra émigrer au Canada », dit-il à propos d’une lettre qu’il a reçue d’une lectrice sur le mot balancine.« Les personnes inconsidérées qui prendraient fantaisie dc remplacer rocking-chair par balancitc (sa correspondante s’était méprise) se perdraient de réputation : elles auraient l’air de ne pas savoir l’anglais et, qui pis est, de savoir le français.» Que balancine (le Canadien dit balancigne) soit un mot dc vieille noblesse apporté ici par les marins, ce n’est pas impossible.D’autant moins qu’on saisit assez bien la relation entre cette partie du grément d’un navire et la balançoire ou escarpolette.Mettons que la balancine soit devenue balancigne dans les bouches molles.M.Lancelot est-il sûr, pourtant, que ce soit là l’équivalent de rocking-chair?Nos gens traduisent ce mot anglais par chaise hersante, chaise berçcuse et quelquefois berçeuse.Autre chose: le chroniqueur du Temps rapporte avec enthousiasme cette phrase qu’une lectrice de son journal lui assure qu’elle a entendue (ah! monsieur Hcrmant, félici-: tez-moi de ce tour honnête!) dans la bouche d’une paysanne canadienne : « Je vais éclairer à madame par les escaliers.» Sa phrase est en effet char-; mante et de fort bonne grammaire.Mais M.Lancelot aurait tort de croire que tout notre parler conserve cette allure vieillote et correcte du XVIIe siècle.Quelques considérations sur cet événement Raisons d'espérer — Raisons de douter p VI I Le Plan Taschereau-Vautrin et le budget de la Province de Québec f Ou n’a pas précisé sur quelle période dc temps s’étendrait la dépense des dix millions dc dollars affectés à l’exécution du Plan Taschcreau-Vautrin.Le colon recevra, comme aujourd’hui, le prix dc scs prestations dc travail et dc matériaux (pour ouverture de chemins, construction dc ponts, dc chapelles ou d’écoles), ses primes dc défrichement et de labour, et le reste, selon un tarif augmenté sur plusieurs points.On estime qu’en moyenne le gouvernement devra débourser, de ces différents chefs, quelque $1500 par année.A quoi il faudra ajouter le coût dc certains services, agronomiques, sanitaires, vétérinaires et autres.Mais quelle somme totale le^colon recevra chaque année, cela dépendra du temps qui s’écoulera entre l’émission du billet de location et la concession définitive: dans certains cas l’occupation conditionnelle, à titre provisoire, durera une ou deux années; dans la plupart des cas ce sera beaucoup plus longtemps.C’est ccttc inconnue qui fait qu’on no saurait prévoir combien de temps dureront les dix millions.Bien entendu, la réponse dépendra aussi dc la demande de lots: une émigration massive vers les nouvelles colonies suffirait pour épuiser eu quelques mois la disponibilité do dix millions; un mouvement beaucoup plus lent donnerait au budget une durée d’autant plus longue.A remarquer aussi que d’après une déclaration de M.Vautrin le budget normal dc la colonisation"?' qui a atteint en ces dernières aùrieés un demi-million par année, s’ajoutera au budget extraordinaire.Supposé qu’avec ce supplément les dix millions durent trois années, le gouvernement dépensera donc chaque année pour la colonisation (y compris le placement des fils de cultivateurs dans les vieilles paroisses) un peu moins do quatre millions.Estimation fort imprécise, avouons-Ic, mais que le ministre compétent serait lui-même aussi incapable dc préciser davantage que M.Houdc de dire, même approximativement, combien de ses électeurs il renverra sur la terre.Ce qui est sûr, c’est que chaque feu nouveau coûtera quelque $1500 de frais d’établissement et, en comptant les dépenses d’administration, scolaires et autres, qu’il occasionnera par la suite, sans payer d’impôts correspond dants, quelques centaines dc dollars de plus.Cela en supposant que tous les colons restent sur la terre, car il ne fait pas doute qu’un certain nombre l’abandonneront — surtout si elle n’est pas très productive — après avoir touché en entier les primes et bénéfices à attendre de la période d’établissement.Jusqu’ici nous restons donc dans une moyenne de 1800 à 2000 dollars.Mais ce n’est pas tout.On sait que, dans le Plan Taschereau-Vautrin,- on se propose d étendre de 8 acres à 25, sur chaque lot, la superficie à soustraire aux droits de coupe du bois.Vingt-cinq acres, à raison de 6 cordes à l’acre (moyenne bien raisonnable), cela fera une coupe franche dc 150 cordes au total.Pour les 17 acres ajoutés à la franchise actuelle, comptons 100 cordes en chiffre rond.Le droit de coupe étant présentement de $1.175 par corde, c’est donc plus de $115 que la Province ajoute à toutes ses autres gratifications.Un congressiste a démontré que, pour pouvoir vendre leur bois un prix raisonnable, non seulement les colons auraient besoin que le gouvernement fît pression sur les industriels par tous les moyens à sa disposition, mais qu’ils «devraient effectuer leurs ventes en coopération, ne fût-ce que pour égaliser entre eux les frais de transport.Or, dans le Canada français, qui dit coopération doit sous-entendre la nécessité de larges subventions des pouvoirs publics.Limitons à $2000 les frais d’établissement, immédiats ou éventuels, d un colon et de sa famille.A-t-on réfléchi qu à ce prix le budget extraordinaire de $10,000,-000 ne suffira pas à placer plus de 5000 familles.B restera évidemment quelques fils dc cultivateurs et quelques chômeurs en disponibilité.Les trois ou quatre millions que le gouvernement affectera chaque année à la colonisation, pourra-t-il les trouver ailleurs que dans l’emprunt ?Pour ma part, je ne le crois pas, je suis même sûr du contraire.Et cela ne veut certes pas dire qu’il faille renoncer à la colonisation intensive, mais cela montre tout au moins: S verra que l'exercice de son droit dc vote pour un citoyen est parfois un moyen d’assurer la victoire du parti dc ‘ordre sur les forces révolutionnaires.On doit se mettre en état de voter à toutes les élections parce que, toutes, à l’heure actuelle, ont plus d’importance que jamais.» 1“ Que, suivant une idée que nous avons déjà émise, la Province doit laisser entièrement à la Confédération l’assistance aux chômeurs des villes par leur renvoi sur la terre ou autrement; 2° Qu’on devra recruter les colons-agriculteurs avec le plus grand soin, en utilisant pour ce travail les curés ou missionnaires {les colonies nouvelles plutôt que les agents dc l’arrière ou même, dans la plupart des cas, les missionnaires-colonisateurs (dont certains sont notoirement mal vus du clergé résidant) ; 3° Qu’il va falloir cesser de traiter en ennemis de < la Race » — sauf à les forcer, s’il y a lieu, dc s’entendre avec le colon pour l’achat de son bois à pâte — les concessionnaires de la forêt qui fournissent à la Province une partie du redout elle a besoin pour ses écoles, institutions d’assistance, voire la colonisation de scs terres arables.A ce dernier propos, les délibérations et résolutions du Congrès ont démontré des philippiques comme M.Duplessis vient d’en'prononcer au Lac-Saint-Jcan et ailleurs touchant la prétendue création d’une hypothèque de 400 millions de dollars sur notre domaine public, et certains traits dirigés contre les marchanda de bois, au congrès même, par des religieux plus « patriotes » que réfléchis, nous paraissent être, dans les circonstances, d’une dangereuse imbécillité.Le gouvernement semble dispose à faire pour la colonisation les sacrifices d’argent nécessaires: ne l’empêchons pas, par une agitation démagogique, de reti-de la forêt un peu de l’argent qu’il lui faudra pour cela.Quant à la nécessité d’une répartition plus équitable du produit des impôts entre Ottawa et les provinces, on sait ce que nous en pensons.Ce préambule de la Presse m’a donné la curiosité de lire les conseils du Temps.«S’abstenir dc voter, écrit le journal parisien, c'est.présentement commettre une faute grave, c'est pécher contre le civisme, c’est même pécher contre la patrie.» Evidemment, étant donné le désordre actuel de la une politique française, le devoir d’un honnête homme serait, par exemple, de voter pour M.Doumergue contre le front commun.Quant à poser comme une règle cette obligation exceptionnelle, c’est oublier que d’une manière générale les candidats et les partis se valent, surtout dans un pays comme le nôtre.Changer de parti, c’est changer son mal dc place.Entre un honnête imbécile et un fripon intelligent, quelle obligation morale, quel devoir dc civisme peut me contraindre à choisir?L’un aurait un programme constructif, l’autre n’en aurait pas, que je ne servirais rien, ni la patrie ni mes intérêts, _ en élisant le premier : sait-on ce que centrale, l’Italie en premier beu, la Petite valent en démocratie les programmes Entente ensuite.La question de la Sarre, et les promesses?j’ai, dites-vous, le de- ^ tout cn ne chiant regarder directement zfar ~ v— *?*?«¦ votant, en quoi la majorité possède-t- Pay$- H n est pas possible, pour le main îen elle une conception des intérêts gêné- dc la paix sur le continent européen, que les raux plus raisonnable, plus claire, plus puissances, grandes ou petites, se laissent invraie que la minorité?Il ri y a peut- tjmider par l’Allemagne, qui, de concession être pas deux hommes qui s entendent l'intérêt général et les moyens de le servir.Quand des hommes jugeant d'une manière si différente se seront prononcés à l'insu les uns des autres pour un parti, en quoi ce parti représentera-t-il toutes les conceptions individuelles de l’intérêt général?Retournez la question sous toutes ses faces: elle ne change pas.! I pour que fasse normalement, c'est-à-dire sans pression indue du gouvernement de Berlin.L’analogie entre la question sarroise et celle de l’Autriche est frappante.Dans l’un et dans l'autre cas, les traités de paix n’ont pas visé à morceler l'Allemagne, mais à la contenir, c’est-à-dire à l’empccher de redevenir dangereuse.L’unanimité s’est faite sur la question de l’Anchluss parce que celle-ci intéressait directement tous les états de l’Europe i venu « Ce snobisme (l'honneur de la correction).bête entre tous, supposé qu'il y ait une hiérarchie des snobismes, voue à une fatale et prochaine désuétude tout ce qui est.en français, de bon aloi.» Mais cette cause de corruption n'est pas la seule.Il en est une.singulière, et que justement nous révèle l'étude des dialectes français qui ont continué de vivre, comme le canadien, sans communication avec le français plus changeant de la mère-patrie : la plupart des idiotismes qu’ils ont retenus, tandis que nous les laissions tomber, rendent maintenant à nos oreilles comme un son paysan.Je ne crois pas que.sauf pour un petit nombre d'entre eux.cette apparence de rusticité soit due à une origine vraiment populaire ou campagnarde.Si le phonographe avait été inventé plus tôt et si nous pouvions aujourd'hui entendre la voix des gens de cour au temps dc Louis XIV.comme les petits-enfants de nos petits-enfants pourront entendre la nôtre dans deux ou trois siècles, nous serions frappes sans doute de leur accent villageois.Ils nous sembleraient presque patoiser.Tu quoque.Quelle ne sera pas la joie de nos philologues en apprenant d’une voix si autorisée que le langage canadien-français a scs titres de noblesse dans les oeuvres de Molière.Il y a quelque temps, M.Charles Maur-ras lui-même reconnaissait, dans la terminologie sportive établie par M.l'abbé Blanchard, l'influence du moyen âge, de la Renaissance, du grand siècle ! C'est littéralement fantastique! M.Lancelot reproche aux Français de dire : « Quelle heure qu’il est » au lieu de « Quelle heure est-il », et il semble même opposer ces tours bâtards (car ils le sont) à la pureté désuète de notre syntaxe.Or, tout le monde dit ici « Quelle heure qu’il est ».Sauf chez les ruraux que n’ont pas contaminés les villégiatures, on entendra dans la bouche des Canadiens français tout ce que la langue peut compter dc solécismes, de barbarismes, d’anglicismes, voire d’américanismes (si l’on me permet le mot), avec dc temps en temps un vieux mot français ou normand, une image pittoresque comme en crée le peuple qui n’a pas perdu le sens de la langue.L’Européen qui passe par les Etats-Unis avant de se rendre à Montréal ou à Québec remarque surtout ce qui sépare le Canada français de l'Amérique anglo-saxonne.Qu'il débarque à Québec en venant de Cherbourg, c’est-à-dire avec un esprit d’observation entièrement européen, exempt d'images américaines, ce qu’il verra d’abord, c’est la distance qui sépare le Canada de la France, pour les mœurs et la langue.Quand M.Hcrmant viendra à scs André BOWMAN A Ecboô En prison • Les journaux hongrois publient l’histoire romanesque de deux détenus, Andor Ramete et Maria Rabold, qui se sont connus en prison, s'y sont mariés et, maintenant, viennent d’y divorcer.Lorsqu’ils étaient conduits à la promenade dans l’immense cour de la prison de Szombathely, les deux prisonniers avaient l’occasion dc se voir à travers le grillage qui sépare les hommes des femmes et ils avaient pu échanger quelques paroles.Le mariage fut décidé après que l’indispensable autorisation eût été accordée.La cérémonie fut célébrée à la chapelle dc la prison et les deux époux continuèrent à se voir à l’heure dc la promenade.Il leur fut même permis d’échanger des lettres et c’est, sans doute, ce qui vint tout gâter.De confidence en confidence, le mari apprit qu'il ne devait point, lorsque la liberté leur aurait été rendue à tous les deux, compter sur sa femme pour se faire préparer à manger.Reproches et bouderies qui, tout épistolaires qu’ils étaient, n’en aboutirent pas moins à la rupture, la femme ayant écrit qu'elle ne s’était pas mariée pour devenir la servante dc son mari.1 ! en concession, est arrivée à reconstituer sa sur puissance.On ne saurait avoir de doute sur les manoeuvres de fraude et de chantage auxquelles se livre l’Allemagne pour arriver à récupérer la Sarre, moralement séparée du Reich depuis la persécution contre les catholiques et les difficultés économiques qui régnent outre-Rhin.Le fait est tellement patent que la commission internationale qui administre le pays a dû lancer un cri d’appel à la S.D.N.qui, une fois de plus, s’est révélée incapable de résoudre un problème dont les conséquences peuvent être funestes.La S.D.N.d’ailleurs se trouve dans l’impossibilité matérielle de prendre des mesures qui assureraient l’impartialité du vote qui lieu le 13 janvier prochain.Il ne reste rer Laden PARIZEAU La vraie figure Oliver ASSEL1N (De la Nation belge) (Fin) | î ¥ ES femmes turques possédaient encore un privilège : celui de s'asseoir sur les deux premières banquettes du tramway qui leur étaient réservées.Déjà depuis les premiers temps de iémancipation, le rideau qui isolait le compartiment des dames avait disparu.Aujourd'hui que les femmes sont devenues tout à fait les égales de leurs concurrents du sexe fort, ceux-ci estiment quelles n’ont qu à aller s’asseoir où il y a de la place.El si les choses se passent à Islamboul comme à Bruxelles, ce ne sont certainement pas les hommes qui leur en feront.Un type qui serait bien étonné s'il revenait sur la terre et s'il poussait une pointe jusqu'au Bosphore, ccsl cet excellent peintre Pierre Coccl(, d'Alost, qui fut à Bruxelles l’élève de Bernard van Orlcÿ.Il avait adopté dans ses moeurs certaines manières orientales qui firent scandale parmi ses concitoyens.Aussi résolut-il d’aller vivre sous une latitude où régnaient des façons plus conformes à ses goûts.Et il se fit commanditer par un groupe de marchands et dc tapissiers pour aller offrir au sultan un choix dc modèles de tapisseries.Comme les râles sont renversés depuis l C’est la Turquie qui nous envoie scs carpettes en échange dc nos costumes ci de nos usages.Nous laissons aux économistes le soin dc déterminer en faveur de qui se solde la balance.Heureusement pour Pierre Coeck, l’occidcnlalismc n’avait pas encore synchronisé l’Orient et il en revint avec un livre illustré de sa main sur : Les Mœurs et Fâchons de faire de Turcz, dont le moins qu on puisse dire c’est qu’il n’est plus à la page.Il n’en est que d’autant plus précieux.Que dc peuples, que de pays qui ont changé d’aspect cl dont nous ne retrouvons la véritable figure que dans de vieux bouquins et sur d’anciennes estampe.Comme dc plus en plus l’image profonde dc la terre se retire dc sa surface, pour se réfugier dans les vieux allas où des éléphants, des lions et des cocotiers donnent h change sur des contrées dont nous savons aujourd'hui qu’on y souffre de la crise comme chez nous.aura donc à la France qu’à consulter les grandes puissances et scs alliés sur l’opportunité de prendre des mesures en commun afin de couvrir les défaillances de la Société de Genève.Scapinades 1 Le gentilhomme est celui qui sait rire d’un bon mot qu’il a déjà entendu.,1 P,.b,M« qu,U p,„p„, d.ce,- î pro'ÔS suites répondraient d une façon evasive, que , ^ l’égale satisfaction des deux détenus, certains même essaieraient d’esquiver leurs j responsabilités.Cette dérobade ne suppri- ; Superstitions allemandes mera pas le problème.On peut poser en • Il y a quelques années, nous apprend le principe qu'il n’est pas possible que l’Europe correspondant berlinois de l'hebdomadaire entière s’incline une fois de plus devant une JE Suis Partout, un éditeur allemand frauduleuse allemande doublée ! T !,dcc,de Pub!l" un dicUonna.re qui n a sans doute pas de precedent : il s intitule Dictionnaire dc la superstition allemande et comprendra dix gros volumes, dont la moitié sont déjà parus.Tout un état-major de savants a concouru à l’élaboration dc cet ouvrage, réunissant 600,000 fiches.L’intérêt en dépassera largement le domaine un peu spécial que semble indiquer le titre : ce sera une contribution précieuse à la psychologie du peuple allemand.On y apprend, par exemple, que plus dc trois cents superstitions différentes se rattachent à la bière : que les fantômes boivent, volontiers ce breuvage, que les âmes des morts en ont soif, et que les mauvais esprits sc laissent prendre dans une bouteille dc bière ; que la coutume de se ronger les ongles comporte une douzaine d’explications différentes ; que les habitants dc certains villages badois sont persuadés que le premier bain est toujours le dernier palatines, dc ces massacres dc Pirmassens (j] en résulte qu’ils ne sc baignent ja-qui eurent lieu au lendemain de l’évacuation mais) ; que les sorcières sortent le vendredi, et que ce jour passe, pour cette raison, pour un jour dc malheur.Il serait cependant favorable aux amoureux et aux joueurs.: On dit que Toronto a jauni de jalousie le Canada avait été dé- >f en apprenant que couvert par un Français.' ' * * * La terre est de sexe féminin parce que l’on est incertain de son âge.manœuvre de chantages et d’intimidations aussi édivents que ceux qui ont lieu actuellement en terre | I I * * * Parfois, pour « se remonter », il n’y a pas autre chose à faire que de prendre l'ascenseur.sarroise.Il s’ensuit logiquement que pour maintenir la paix et pour contenir l’Allemagne, il faut qu’il y ait une action concertée des chancelleries.Il faut que le principe de l’indépendance du plébiscite trouve des défenseurs aussi déterminés que dans la question de VAnchluss.Ce qu’il faut, ce n’est pas empêcher que la population sc prononce dans un sens ou dans un autre, mais c’est * * * Pendant ta crise il faut penser plus loin que son coeur.* * * Les automobilistes se demandent ce que signifie le mot boulevard : faut-il s’arrêter, ralentir ou dormir ?bien prendre toutes les mesures pour que cette même population puisse réellement faire connaître sa décision.Il faut que l’Allemagne soit contenue dans de justes limites, au besoin par une intervention armée.Il faut éviter la répétition de ces effroyables vêpres * * * A quoi sert à l'homme d’avoir une automobile s’il ne peut stationner nulle part ?* * * Actuellement, est-on plus en sûreté avec automobile ?I ou sans Un ami de l’ORDRE qui s’intéresse particulièrement au succès de notre journal faisait dernièrement son tour de Gaspcsie.Il regrette comme beaucoup d’autres de n’avoir pu boire qu’en contravention, partout à l’est de la Rivière-du-Loup.Il n’en a pas moins remarqué à toutes ses étapes que le touriste avait sa provision de gin de Kuypcr, boisson favorite de l'excursionniste à cause de ses qualités et de son bon marché, de la rive gauche du Rhin.Il faut assurer un plébiscite honnête, non seulement dans l’intérêt des Sarrois mais aussi dans celui des "" * * * Le plan Panel va peut-être convaincre les chômeurs de secourir le secours direct.* * * i puissances occidentales.11 faut empêcher le régime hitlérien de remporter une victoire morale dont il sc servirait pour menacer la paix et non pour la consolider.Autrement dit.il faut prendre des mesures dc sûreté , Le genièvre (gin) de Kuyper fut le pre-Canada et il reste le favori une boisson dc tr-b) 7/ ne faut pas confondre un congres de colonisation avec un congrès eucharistique.mier connu au de , enccr- > > Àb s ?t*» La forme h plus pure sous laquelle le fabac peut être fumé "Jkncet LMmprlmeite de I» Pairie exécute let travaux tea plus dlttlcllee.Demander nos prix.Té!.: DA 3121. 1 ' I ____________________________________________________________________;______________ m .¦¦ 1 L’ORDRE—Montreal, lundi 5 novembre 1934 4 D’ESPÉRANCE ET DE FIDÉLITÉ Les prolétaires TERRE LA MUSIQUE Canada français 1934 La critique des concerts radiophoniques La-bas.aux noirs retraits des faubourgs, hors des bruits.Le long des vieux pavés où la gêne chemine.Voici leurs toits groupés en essaims, que domine Le jet des gratte-ciel lumineux dans la nuit.Voici leurs galetas dégingandés, leurs seuils Que chauffe le soleil et qu'évide la suie.Et leurs perrons boiteux où les marmots s’ennuient Et leurs huis qui, s’ouvrant, tintent mauvais accueil.Glauques, à flanc des murs, les fenêtres ont l’air De sourciller devant le roide paysage Qui.tacheté du vert rarcscent des feuillages.S’inscrit sous le ciel lourd en graphiques de fer.Ces horizons barrés de pans d'acier sont leurs.Et cet amas compact de murs roux, c’est l’usine Où, chaque jour, aux doigts crochcteurs des machines, Ils laissent un lambeau palpitant de leur coeur.Clément Marchand (Du Journal de Rouen du 18 septembre) T A plusieurs reprises des gens, parfois amis, parfois inconnus, m'ont écrit ou téléphoné pour me demander de protester contre certaines émissions non moins baroques que le langage de quelques annonceurs, ou de signaler — chose beaucoup plus rare — l’excellence de certains concerts radiophoniques, ou encore pour me prier d’écouter attentivement ce qui se passerait à tel poste, tel jour, à telle heure.La critique des concerts radiophoniques ne serait pas moins importante ni moins intéressante que celle des autres concerts.Mais elle est extrêmement difficile à assurer.Comment l’organiser pour qu'elle soit complète ?Et à quoi servirait-elle si elle restait insuffisante.A certaines heures, trois personnes n’y suffiraient pas.Quiconque est déjà chargé de la rubrique des concerts dans un journal ne doit pas songer à celle des émissions de T.S.F., les principaux concerts radiophoniques ayant lieu le dimanche ou le lundi, jours où l'on compte qu’il y a le plus de gens chez eux, mais aussi jours de concerts dans les salles et de premières dans les théâtres.Pour ma part, il est très rare que je puisse écouter par exemple l’excellente émission que M.Edmond Trudel dirige le lundi soir pour le compte d’une grande entreprise commerciale et je n'entends pas plus souvent l'orchestre symphonique de New-York le dimanche après-midi.Quant aux dimanches soirs, que commence à nous prendre l’Orchestre de Montréal malgré les concerts de plus en plus fréquents ce soir-là, il faudrait encore écouter deux émissions de bonne qualité qui se donnent outre-frontière concurremment aux frais de deux importants fabricants d’automobiles et prêter en même temps l’oreille aux émissions canadiennes.Avec la meilleure volonté du monde, un seul journaliste, même s'il n'avait que cela à faire, ne pourrait assurer une critique sérieuse des concerts radiophoniques.Comment pourrait-il le faire s'il est déjà chargé d'une rubrique qui l'oblige à sortir plusieurs soirs par semaine ?Aussi ne faut-il pas s’étonner de l'insuffisance de la tentative du Canada d’assurer une critique radiophonique dont le titulaire, qui signe l'Ecouteur, signe déjà d'autres articles de son nom véritable.Critique incomplète et, au surplus, évidemment partiale, même aux yeux de ceux qui ignorent que cet Ecouteur a déjà pris pied dans un poste et hante la coulisse des autres.La critique des concerts radiophoniques serait éminemment souhaitable.Mais à moins qu’un journal puisse y attacher trois ou quatre spécialistes, ce qui exigerait des frais trop considérables, elle restera longtemps fragmentaire, incomplète.11 ne nous reste qu'à signaler occasionnellement certains abus, de trop larges concessions au mauvais goût ou à la vulgarité, les trop fréquents écarts de langage de quelques annonceurs.Cela ne vaut-il pas mieux qu’une chronique intermittente, incomplète, tendancieuse et partiale ?
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