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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
mardi 6 novembre 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'ordre, 1934-11-06, Collections de BAnQ.

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a*; ' — ___il L’ORDRE RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : FLateau 8511* 1 an 6 mois 3 mois En ville, par ta poste.Canada (hors de Montréal), Royaume-Uni, France et $6.00 Espagne .Etats-Uniset Amérique du Sud $6.5(1 Autres pays $9.00 $4.75 $2.50 Administrateur PIERRE ASSEL1N Secrétaire de la Rédaction .PIERRE BOUCHER $3.25 *1.75 $3.50 $1.85 $8.00 $4.25 $2.25 On est prié tTenvoyer toute correspondence à le cese 4018 de 1 Hôtel des Postes en mentionnent tur l'enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur * OLIVAR ASSELIN L’abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année — No 200 Le numéro : 5 sous Montréal, mardi 6 novembre 1934 ne le répétera jamais trop, c'est au gouvernement fédéral, en tant qu'investi du double ressort de l'industrie et du commerce, qu’il incombe de remédier au chômage industriel et commercial.Dans ce domaine le Québec n’a pas plus à faire que les autres provinces du Canada, et il est bien sûr que celles-ci, dans l’état actuel de leurs finances, ne se laisseront pas davantage imposer des sacrifices qui ne découlent pour elles d’aucune obligation constitutionnelle.L’assurance- chômage EN HITLÉRIE OU LE MONDE INVERTI pour nos arricrc-petits-neveux.Montréal ne sera jamais une belle ville.Faisons du moins qu elle soit habitable.Révisions politiques III.— Errata Dans notre note d'hier matin, M.Lancelot.s'en balancigne.lire chaise berçante, non bersantc.comme on me l'a fait écrire.La phrase que Lancelot met dans la bouche d’une paysanne canadienne-française doit se lire ainsi: « Je vais éclairer à madame par les n’ont pas encore eu leur petite révolution montées », et non « par les escaliers ».j éprouvent le besoin de retoucher les institu-Erreur de transcription.Quelques lignes plus loin, la parenthèse explicative dans la première phrase de la citation était ainsi imprimée : « Ce snobisme (l'honneur de la correction).» On aura lu, comme il fallait : « Ce snobisme (l'horreur de la correction).» Sur une note de l’< Action paroissiale > — Requête respectueuse au clergé BUREAU C’est la mode un peu partout de parler de réformes profondes aux constitutions existantes.Il semble bien que les Etals qui '•te iiplii ! % DCS PENSIONS g L’Action paroissiale est un bulletin qui s’imprime au Messager du Sacré-Coeur à l’intention de toutes les paroisses du Canada français désireuses d’avoir un bulletin à elles.Il y en a présentement une centaine d'éditions, croyons-nous, et chaque édition porte le nom de la paroisse pour le compte de laquelle elle est imprimée.Il y a, entre autres, I’Action paroissiale Saint-Jean Baptiste, que je reçois comme membre de cette paroisse; je lisais autrefois 1’Action paroissiale DU Bic; et ainsi de suite.La rédaction proprement dite et en majeure partie la réclame sont les mêmes pour toutes les éditions.Cela représente, en même temps qu’une intéressante affaire commerciale, une force morale dont il faut tenir compte.Inutile de dire que cette force s’est toujours exercée pour le bien: éducation familiale, tempérance, épargne, toutes ces causes y sont largement et intelligemment servies.Et cela n’étonne pas quand on sait que la rédaction est une œuvre des RR.PP.Jésuites.Ce n’est donc pas sans une certaine hésitation que nous nous aventurons à relever dans le dernier numéro quelques notes de la rubrique principale, Faits et nouvelles, qui ne nous paraissent pas échapper à la critique.On annonce, dit VACTION PAROISSIALE, qu'un projet de loi pour assurance contre le chômage sera présenté aux Communes au cours de la prochaine session.Souhaitons que ce projet aboutisse; c’est la solution la plus rationnelle à donner à ce problème social pqsé par le chômage forcé.Notre province ne sera sans doute pas la dernière à consentir les sacrifices nécessaires à la réalisation de cette institution.L’assurance-chômage fonctionne depuis longtemps dans les pays fortement industrialisés; Allemagne, France, Angleterre, Belgique.Le président Roosevelt, malgré les difficultés d’ordre constitutionnel rencontrées chez.lui, fait une tentative hardie dans ce sens aux Etats-Unis.L’assurance-chômage coûte cher aux gouvernements, mais les secours directs coûtent encore plus cher, et les travaux subventionnés par l'Etal sont ruineux.Dans un pays comme le nôtre, où il y a tant de terre à peupler, la congestion des villes tient à une organisation économique défectueuse que l’assurance contre le chômage ne saurait rectifier si même elle ne l’aggrave pas.Nous le faisions observer à propos du plan d’établissement agricole des chômeurs, à quoi servira de vouloir « renvoyer » sur la terre les chômeurs de Montréal, de Québec, de Trois-Rivières, si en même temps on crée à leur intention une assurance qui leur permette de vivre à ne rien faire, en attendant le travail ?Du reste, dans l’étude d’une question aussi grave, il faut partir de faits certains.Or la note de 1’Action PAROISSIALE contient des erreurs de fait qui sont d’importance.L’assurance-chômage n’existe que depuis quelques années en Belgique, où elle donne de, graves mécomptes s’il faut en croire des journaux qui n’ont rien de réactionnaire au sens péjoratif du terme ; nous lisions dernièrement dans un organe du parti catholique, la Nation belge, qu'à moins d'une refonte complète elle ruinerait le pays au bénéfice des seuls éléments socialistes.L’Angleterre supporte ce régime tant bien que mal pour le présent, grâce aux modifications qu’un gouvernement conservateur y a opérées, mais on se demande ce qu’il en sera demain, sous le gouvernement socialiste que les récentes élections municipales font prévoir.Comment il est appliqué en Allemagne à l’heure actuelle, nous n’en savons rien, la loi d’hier, dans ce pays, étant la fantaisie administrative d’aujourd’hui; mais ce que nous savons pertinemment, c’est que contrairement à l’affirmation gratuite de I’Action paroissiale, l’assurance-chô-mage n’existe pas en France.Autre observation.Ni en Belgique, où il y a des provinces, ni en Allemagne, où il y avait, jusqu’à ces derniers temps, des Etats, on n’a demandé aux gouvernements locaux de partager dans les frais de l’aesurance-chômage.Pourquoi donc la Province de Québec serait-elle tenue de « consentir les sacrifices nécessaires à îa réalisation de cette institution »On i.% «111 É 7, lions existantes, afin d’empêcher le triomphe du désordre, qui s’annonce de plus en plus menaçant.Il ne reste plus guère que la Scandinavie, la Suisse, la Belgique, la Hollande, parmi les petites puissances, et la France, l’Angleterre, les Etats-Unis, parmi le* grandes, qui n’aient pas encore souffert du bouleversement politique et social qui ravage le monde de l’après-guerre.Il est intéressant de constater l’évolution profonde de la société moderne par l’étude des changements survenus dans la situation tant politique qu’économique des petits pays, qui avaient, il y a quelques années encore, la réputation justifiée de jouir d’un équilibre hautement enviable.Il est difficile de discerner exactement les stades d’une évolution dans un grand pays, en raison de la multiplicité des facteurs qui interviennent dans l’établissement de ce que l’on pourrait appeler l’équation nationale.Au contraire, la vie des petites puissances est simplifiée et prête mieux à l’analyse.C’est ainsi que l’on peut observer un changement profond dans la vie politique et économique des pays Scandinaves.On pourrait croire que ces contrées relativement excentriques (géographiquement parlant) ne subissent que lentement le flux et le reflux des mouvements politico-économiques qui déchirent le reste de l’Europe.11 n’en est rien.Suède, Norvège, Danemark, n’échappent pas à la loi commune de l’interdépendance économique et des contre-coups des événements politiques.Les profonds changements qui se sont produits dans le premier domaine ont entraîné une évolution sociale et politique marquée.Très libre-échangistes par tempérament, par tradition, par intérêt, les pays Scandinaves ont vu dans l’espace de ces vingt dernières années les courants économiques changer du tout au tout.Les trois pays ont été obligés de remanier leur organisation commerciale, industrielle et agricole.En ce qui concerne l’agriculture, par exemple, la diminution des exportations danoises a nécessité une législation nouvelle qui n’a pas été sans influer sur l’ctat social du pays.En effet, l’accroissement continu des restrictions extérieures a aidé au développement des coopératives de production ; et en pays Scandinaves, qui dit coopérative, dit commencement de socialisme d’Etat.Ce qui s’est passé pour l’agriculture au Danemark s’est passé et se passe encore dans les deux autres pays Scandinaves.On assiste ainsi à une contradiction apparente : le nationalisme économique, qui entraîne un moment du l’autre la dictature politique, a provoque en Scandinavie un mouvement coopératisme et le socialisme d’Etat.En réalité, les deux phénomènes sont parallèles, mais ils portent des noms différents.Dans certains pays, c’est le bouleversement politique qui a précédé le chambardement économique (Russie, Italie, Allemagne), dans d’autres, ce seront les changements économiques qui vont nécessiter une révision des valeurs politiques (France, Angleterre, Etats-Unis, Scandinavie et quelques autres).Tous ces changements ont, bien entendu, leur origine dans l’éclosion du nationalisme économique.Ainsi donc, on procède depuis une vingtaine d’années à la révision de toutes les valeurs acceptées par la société.Les changements économiques, politiques et sociaux s’imposent aux Etats qui veulent éviter la révolution qu elle soit d’extrême-gauche ou d’extrême-droite.La révision constitutionnelle, en France et ailleurs, est devenue une nécessité, et une nécessité urgente.Les secours de chômage sont assurément une question sociale de première gravité, et l’idée ne nous viendrait jamais de contrarier par esprit de parti ceux qui travailleraient sincèrement à la résoudre.Mais nous le demandons en tout respect à l’autorité ecclésiastique: I’Action paroissiale, en se prononçant aussi à la légère sur cette question qui est, en notre pays, non moins politique que sociale, ne prend-elle pas précisément le moyen d’en rendre le règlement plus difficile ?Il y a en France une Action populaire qui publie, sous la direction des RR.PP.Jésuites, des Dossiers sur toutes les grandes qucstions'sociales du jour.Très complets, ces Dossiers sont neanmoins impartiaux: on n’y lira jamais, par exemple, que le gouvernement français doive instituer l’assurance-chômage avec ou sans la participation des villes, des communes ou des départements.La direction se contente de ||k Si} % n • •• a ms fi Lucien PARIZEAU Echos 83 Journaliste • Dernièrement, une jeune fille peu familiarisée avec la grammaire, mais possédée de la manie du journalisme, écrivit une longue lettre au rédacteur en chef d’un grand hebdomadaire français pour solliciter une collaboration, et, dans l’espoir de renforcer sa candidature, elle remplit sa missive d’allusions admiratives à l’adresse du destinataire.Toutefois, ne recevant pas de réponse, elle alla le voir elle-même.— Avez-vous reçu ma lettre ?demanda-t-elle.— Oui, mademoiselle.Mais je regrette.Je n’ai pas besoin de collaboration en ce moment.— Et, insista la jeune fille avec intention, n’avez-vous pas été frappé, dans ma lettre, par.tout ce que je ne peux pas vous dire de vive voix ?— Ah ! oui !.répliqua le journaliste, les fautes d’orthographe !./ i ' / h TJ LAVAUAC,, j/ renseigner le lecteur d’une manière tout objective.Chez nous, un religieux du même Ordre, abusant de l’impunité — Je viens introduire une demande de pension.— Mais c’est le bureau des pension» pour veuves, ici, Monsieur.— Justement.Je suis la veuve du capitaine Rœhm.dont il jouit, dicte leur conduite aux pouvoirs publics dans des questions où l'homme le plus sage hésite entre diverses solutions.Et .quand, au nom des intérêts de l’Eglise, nous protestons contre cet abus du prestige religieux, c’est nous, et non le coupable, qui sommes dénoncés, par quelque « L’Heureux » de commo- dUc^comfae ennemis du cierge.L'architecture d’une ville, je l’ai Nous parlions dernièrement d une déjà dit.traduit ou le civisme et la euf-« aile cléricale du communisme » : par turc de ses habitants, ou leur ignorance et leur défaut d’ordre.Je pourrais ajouter que l’inexistence d'un jardin botanique, d’un véritable musée de la flore, dans une agglomération urbaine d’un million dames, n’est pas précisément une marque d’instruction.Dans l’esprit de la Société canadienne d’Histoire naturelle, le jardin botanique de Montréal renfermerait un grand nombre d'espèces végétales, disposées pour le plaisir de l’œil et l’éducation de l’esprit; on y trouverait, classées par espèces, toutes les plantes sauvages, médicinales ou économiques, du pays ; vu la superficie du terrain disponible, il serait même possible d'y aménager des terrains de jeux et de petits jardins modèles destinés à éveiller chez les visiteurs le sens de l’esthétique urbaine.LES IDÉES ET LES FAITS 1933.le Canada était représenté au congrès de la British Association [or the Advancement o[ Science par le Frère Marie-Victtirin.Le congrès réunissait MM.Gustave Chaveau et P.Bugnon, représentants de la France ; le célèbre protistologue suisse, M.O.Senn ; le professeur américain Chrysler et le Dr Mundt, d’Allemagne, tous réputés dans le monde savant.Eh bien, si vous songez combien peu de Canadiens-Français ont atteint cette supériorité en d’autres domaines de la recherche ou de la pensée, vous vous direz que des hommes comme le Frère Marie-Victorin, cela se conserve en châsse d’or.Ce savant mériterait un jardin botanique, même s'il n’en avait pas besoin ; nous tous qui en avons besoin le méritons si peu.II.— Pour un plan d’ensemble L’aménagement d’un jardin botanique fait partie d’un programme d'édi-lité que la Ville devrait établir sur le champ, d’une part pour embellir Montréal, d'autre part pour répondre aux besoins croissants de la démographie, du commerce et des transports.Réunie vendredi 2 novembre, sous la présidence de M.Terrault, la Commission municipale d’urbanisme a décidé de consulter des techniciens et des journalistes avant d'élaborer ce plan d’ensemble.M.Terrault a déjà fait des suggestions — notamment sur l’emploi de l'hydromètre — qui eussent épargné des millions à la Ville.Scs remarques de vendredi dernier ne sont pas moins judicieuses.Montréal serait moins désordonné si, au moment de son expansion économique, la municipalité avait réglé l’établissement des magasins, des usines, des maisons d'habitation proprement dites, suivant le système du zonage.Il n’est guère de quartier d'habitation où n'aient champignonné quelques magasins qui, étant donné le nombre croissant des intermédiaires, en attireront d’autres.Peu à peu le commerce recule ainsi les frontières de l’habitation vers l'extérieur de l’îlc.Cet envahissement enlaidit une ville déjà peu harmonieuse : il cause surtout chaque année la, ruine d’îlots entiers, perdus pour l’habitation ; l’abandon de quelques parcs publics autour desquels £e Galles, poussent de disgracieuses constructions industrielles et commerciales ; la faillite de fabriques qui comptaient, pour amortir leur dette, sur l'expansion normale de la paroisse.Comment corriger cette anarchie générale?Par l’utilisation judicieuse des ouvrages existants, comme nous le disions ici le 29 octobre, de Galles.par la réforme des ordonnances muni- Alors G.B.S„ exaspéré, mais toujours cipalcs sur la construction, enfin par froid et narquois, se contenta de répondre: , -=> *-'-¦> c°r".- « Il ne suffit pas de parler ».a-t-il dit, Icz-V0“s que.vous d,sc unc chosc : /T «pour faire un plan d’ensemble.Il ne avcz 5?au a,rc- v.ous nc screz Jama,s la suffit pas non plus d’arriver dans une rcinc d Angleterre ! ville, et, de but en blanc, sans en rien Connaître, d établir les lignes d un plan L’enseignement de l'Ecole des Hautes d'ensemble.Il faut d’abord amasser le Etude» commerciales, 535 avenue vigor, pré-matériel de renseignements nécessaires para au commerce.4 la publicité, au journa-avec lesquels l'urbaniste pourra tra- Usme.Complétera avantageusement les con-vailler-ec certitude et succès.» «e .consplaMn de planter pondunee.— Iti.: ha e:oe.I.— Le Jardin botanique Langue française • Les journalistes français se sont réjouis récemment en constatant qu'un congrès de philosophes à Prague avait tenu ses principaux discours en français.Cela les console de la semi-abdication de Versailles.Mais, au fait, quelle abdication y eut-il à Versailles, dont ait pu pâtir la langue française ?Les pays anglo-saxons 'qui y furent représentés tinrent à maintenir les privilèges de la langue anglaise.Or, ils n'avaient jamais fait autrement, même au XVIIIe siècle.Il y avait seulement cette nouveauté, à Versailles, que les gouvernements anglo-saxons étaient plusieurs, alors qu’à Vienne on ne connaissait que celui de Castelreagh.Mais bientôt on s’aperçut que l’universalité même de la Société des Nations favoriserait le prestige de la langue française.Sans doute, les habitants de cette planète qui parlent anglais sont plus nombreux que ceux qui s’en tiennent au français, mais les gouvernements ne sont pas dans le meme cas.A Genève, M.Adatci, cil bon Japonais, a toujours parlé français en public, et M.Benès en fait autant, le premier peut-être pour faire pièce aux Américains, le deuxième pour faire pièce à Berlin et à Vienne.Dans les banquets de presse, on traduit en français les discours anglais et allemands, mais jamais en allemand les discours français.Quant aux discours d’Aristide Briand, il nc fallut jamais les traduire en aucune langue; tout le monde comprenait.Les plus assidus à nc s’exprimer qu'en langue française furent toujours les diplomates hollandais; c'est eux, en tout cas, qui paraissaient attacher le moins d’importance à la question flamande.l'aliment qu’elle apportera à l’agitation anticapitaliste, la note de 1’Action paroissiale ne prouve-t-elle pas qu’il y a au moins, dans le Canada français, une aile jésuite du communisme ?Olirar ASSEL1N L’amateur (Du Figaro) Je souhaiterais réhabiliter le terme d’amateur, sur lequel pèse non point de la déconsidération, mais du discrédit.Nous savons ce que nous pensons lorsqu'on nous annonce une représentation donnée par des amateurs, et ce que nous voulons dire lorsque nous affirmons d’une oeuvre que c'est un charmant travail d’amateur.Nous avons connu des artistes rentés qui jouaient les faux bohèmes, pour nc pas paraître des amateurs.Il est vrai que cela a un peu changé, que le bohème a passé de mode et que l'amateur riche, tout au moins en littérature, jouit, depuis Marcel Proust, d'une espèce de prestige.Néanmoins, le terme conserve une réputation d'insuffisance.Et pourtant, regardez ce que le sport exige de l’amateur pour conserver ce titre qui, par ailleurs.La vertu la plus rigoureuse ! Un champion « amateur », pouf demeurer dans l'amateurisme, ic peut négocier sa célébrité en quoi que ce soit, ni vendre sa photographie, ni assurer contre avantages la suprématie, d’un produit, ni se faire habiller pour rien, ni tourner un film, enfin accomplir aucune de ces transactions sociales auxquelles aspirent ou que pratiquent les femmes du monde les moins dégourdies.En sorte que lorsqu'une gloire du tennis parvient à son zénith elle se doit immédiatement de repousser toutes les tentations.Elle est cernée par cent corrupteurs qui lui proposent des activités agréables et rémunératrices.Mais la fédération veille sur sa vertu comme une duègne.Tout ccorniflage à celte vertu spéciale serait rigoureusement châtié.Chassé du paradis sportif, l'amateur cesserait d’être amateur et deviendrait, ô terreur ! professionnel.Or, je conviens que ce mot ne jouit pas, lui non plus, en toutes circonstances, d’une excellente réputation.Cependant, quel supplice et quelle vertu! Songez qu’on vient, après beaucoup d’autres offres de ce genre, de proposer à Fred Perry cent mille dollars pour tourner un « court métrage ».Il a écarté, paraît-il, ce nouveau corrupteur comme les autres.Il lui a montré là porte.On est un homme de court ou on ne l’est pas.Fred Perry refuse donc les millions pour demeurer un « amateur ».Je trouve cela parfaitement héroïque, mais puisqu’il en coule autant d'être un amateur, on voudrait être sûr que le titre en valût la peine cl qu'on n accueillit plus les ouvrages dits d'amateurs avec ce mince sourire qui est la forme la plus cruelle du dédain.Commencé il y a deux ans, à la demande du Frère Marie-Victorin, l'aménagement du jardin botanique est resté en plant.— c'est le cas de le dire —-par la faute d'une édilité imprévoyante, d’ailleurs occupée à saccager les fonds publics.La Ville pourvoit depuis cette époque à l’entretien (chauffage et gardiennage) du pavillon et des serres.D’une superficie considérable, drainé et pourvu d'un système d'irrigation, le terrain affecté au futur jardin botanique est de propriété municipale.D’autre part, une gracieuseté du Boyce Thompson Institute ou, mieux, de son ancien directeur, M.H.Teuschcr, a fourni à la Ville 10,000 plants de toute espèce qu’elle a mis en pépinière au Parc Morgan.Un botaniste distingué m'affirme qu’une partie de ces plants se perdront d'ici au printemps prochain, et même qu’ils seront à peu près tous inutilisables si l’on retarde plus longtemps la reprise des travaux.Quoi qu'il en soit, une fois exclus l'expropriation du terrain et l'achat des plants, les frais édilitaires (terrassement, construction d allées, creusage d'étangs artificiels.plantation d’arbres, etc.) se résumeraient à peu de chose eu égard à l'importance de l’oeuvre.Si la Ville décidait de reprendre les travaux, comme il en est question ces jours-ci, l’important serait d’empêcher que le personnel technique fût choisi au gré des amitiés électorales de M.Houde ou de M.Savignac (le grand honnête homme qui avait juré de chasser les bookmakers de Montréal).Le Frère Marie-Victorin s'est engagé à recruter en quinze jours le personnel technique et la main-d’œuvre.Si l’on n’envisage pas cette entreprise édilitaire comme une nouvelle source de pillage, il n'y a pas une raison au monde de nc pas recourir à ses bons offices.vers le G.B.S.l’irrcspecteux • L'autre jour, M.Bernard Shaw, qui avait besoin de s’entretenir avec M.Noël Couard pour affaires de théâtre, téléphona au jeune et fameux comédien.— Je voudrais bien vous voir.— Bon.A bientôt.Z — Sans doute.Mais, alors, pouvez-vous déjeuner avec moi demain ?— Impossible, je dîne avec le prince — Alors, dîner ?— Impossible, je dine avec le prince Je Galles.Je reviendrai prochainement sur l’évolution anglaise et sur le programme des réformes proposées en France par M.Dou-mergue, évolution et réformes qui offrent le plus grand intérêt à tous points de vue.— Eh bien ! donc, prenons le thé en- semble.— Impossible, je goûte avec le prince André BOWMAN La France ne veut plus d’objecteurs de conscience Nous avons la plus grande admiration pour le Frère Marie-Victorin.pour son collaborateur M.Jacques Rousseau, pour tous les hommes de science qui nous grandissent à nos propres yeux et aux yeux de l’étranger.C'est, une œuvre sociale que de leur fournir les moyens matériels de continues leurs recherches.En septembre .Ce u A Paris, le tribunal civil de la Seine a prononcé par défaut la dissolution de la Ligue des objecteurs de conscience, qui s été déclarée contraire à l'ordre public.GUERMANTES i 1 L’ORDRE — Montreal, mardi 6 novembre 1934 2 Jeunes Canadiens-Français REVUE DE LA PRESSE CANADIENNE Devant le Jeune Barreau de Québec, Son rations ; personne ne lui reprochera de le, Eminence le cardinal Villeneuve a donne de exprimer, fut-ce parfois avec amertume, a époque difficile ou les aines sont en- : marquer la gravité d'un problème auquel | relèvent du gouvernement provincial et, en I pour faire des largesses à des feuilles .• r*n;.diens-Fran- ; l'on voudrait bien ne plus penser, mais que i même temps, y poursuivre, dans le meilleur ! comme le «Journal» de Québec, et 1 sa8es c,°„nsc , aux '.n"s l'on ne peut malheureusement pas suppri- I Intérêt du public, une campagne d'édu- j « l’Action conservatrice » de Montréal, çais.«Mes chers amis, a-t-ll dit, vous vous mer en n'y pensant point.! cation.toutes deux adversaires du régime Tasche- ! mettez à penser et à vouloir; veuillez quel- ., 1 Les délégués avalent fait, en substance, reau, ou encore à des journaux indépen- 1 que chose et non point des utopies, soyez , diens-Français imitent k 1 envie leurs aînés: sa te comme annonce dans chaque journal, expli- ciutlic » ?Nous le demandons à M.Fortin, et d aussi bonnes paroles; tous, jeunes et Ru-dela d une certaine limite établie par ses quant les .lois qui ont été faites ou amen- vieux, peuvent en faire leur profit.Les er ' chefs spirituels ; notre jeunesse n est guère dées durant la session.Si le prétexte, que cherche H.B.est celui reurs sont doublement dangereuses à une plus audacieuse.Elle continue en masse la serve d^journa'u ruraux cmumetédlum ^’indiquent la PAROLE et M.Fortin la note I époque troublée; il est difficile alors dé dis- tradition canadienne-française.et cherche pour donner aux agriculteurs des conseils du COURRIER signifie-t-elle que 1 hebdoma- | cerner la vérité, et le peuple, qui soutire, moins a employer son cerveau que ses bras, et des suggestions afin de les aider à amé- claire de St-Hyacinthc refusera la publicité est prêt à suivre le premier hâbleur venu.Pourquoi lui reprocher les excès de quel.Itorer leur sort.agricole, même payée à tant la ligne?Nous Dire à la jeunesse qu'elle doit d abord ques rares jeunes gens ?Elle est si tran- é g a l°e ro en t °d es *h 1 b d o m a cfa I r déjà gagnés, en partie ou on tout, aux , .„,, .d».w.Pÿ« .,.,if Lne doctrine, « celle de la solidarité mi- des annonces et que dans ces conditions le mot chereau pourrait leur faire tenir sa petite litaire des pays d’Em pire », et des précédents, octroi est un mot malheureux ou du moins somme pour les engager à continuer le bon notre participation aux guerres de l’Afrique maladroit.combat, ou pour y mettre une ardeur nou- * S-d «• * I»"!, kclt-nt l'Angleterre i U P.ePOUB di.en „ longe,^, e, preje, £‘^3.^ «XlîT.'l 5." compter sur nous pour la défendre, elle et , e, le deiend.Le directeur de cet hebdoma- client toujours do quel côté vient le vent, et ses possessions, ajoute M.Héroux qui conclut: : claire, M.P.-E.Rioux, qui fait partie du , font leur ce vieux principe que l'argent n'a conseil d'administration de la Canadian pas d’odeur.On se demande cependant quel prétexte trouverait le gouvernement fc'nhrlcatlon et répnrntiou de meubles de tout style Cours de sculpture e( d'ébénlNtrrie 1067, Côte du Beaver Hall Ttl.t B B .1616 i MONTREAL-ST-LOUIS .B.S.Bender 1034, rue Sanguine! MONTREAL-ST-LAURENT.sïwEÏÏ* ::::: MONTREAl.STE.ANNE .FÆ™k!r.::::::: montrealst-henri .oÆT.a, ™.4s.lj.S»n,f“'i“ Philippe Pepin.514, rue St-Rémi •L Chevalier.2307, rue du Centre "°2*6™2’’ ' L ’octroi aux hebdomadaires Moetréal ma- nœuvre pré-électorale.Province de Québec.District de Montréal No A-18S593 MONTREAL-VERDUN COlUl SUPERIEURE 1 Dame JULIETTE BEAUDRY, épouse commune en biens de LEON M AURA IS.autrefois des cité et district de Montréal, et dûment autorisée par le Juge à ester en Justice aux fins des présentes, t 1251 est, rue Laurier MONTREAI-LAUR.ER.%%.: : : : : : : : Wm.Desrosiers.94 ouest, rue Bernard MONTREAt-sT-jACQUEs Epgï.t «x :.: : : : : : : 1% Z Montreal ste marie .: : »% % D amaze Lacombe .1901, rue Gauthier Union Libérale Papineau.1353 est, rue Ontario Leduc Drug Store Co., .5488 ouest, rue Sherbrooke Desforges Gas Station .5505, boul.Décarie Poste de Police No 27 .10878, rue Lajeunesse C.R.Paquette .474 ouest, rue Jean-Talon 5ourval .173.rue de Castelneau Alfred Petit.3220, boul.Rosemont F.Janzen .2214, rue Chambly MONTREAL-MERCIER .w£"Hm"tl llllllVjSkZuSiS?* Alonzo Savard.757 est, ave du Mont-Royal Louis Cohen .250 ouest, rue Villeneuve Adélard Desautels.2000 est, rue Laurier n, ., _ P«, «dre: ALBERT McCAUGHAN Directeur du Bureau des Listes else!- d?.In Cité, 515, Téléphone: PLateau 6181 — Local 222 nions.DEMANDERESSE va LEON Al AURA JS.autrefois des cité et district dp Montréal et maintenant de lieux Inconnus, DEFENDEUR.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.T.H BP A TIR, Député-I’rotonotalrc.J.-M.NADEAU, Procureur de la demanderesse.A nous donc de ne perdre de vue ni cette dure réalité ni les circonstances qui la commandent.! IVeek'.y Newspaper Association, aurait déjà reçu mission de son association de pressentir .Cela pourra nous imposer de très le gouvernement de la province au sujet d’un graves décisions.Tout dernièrement en- projet analoguc sjnon identique et c’est « ¦ core, un professeur de Toronto n affirmait- ._ • .11 pas que, dans la prochaine guerre, nous ™ m projet que M.Fortin aurait repris pour devrions rester neutres, fallût-il pour cela lS compte de I Association des journaux , sortir du Commonwealth des nations britanniques ?Cette déclaration, les protestations qu’elle a soulevées, suffiraient à Montréal, 30 octobre 1351.WESTMOUNT LAVAL .GRADS MAISONNEUVE hebdomadaires français du Canada.D’après la PAROLE, il ne s’agirait que de publicité commerciale.t- Les délégués de la C.W.N.A.devaient, ¦ en effet, inviter le gouvernement de Qué-bec à se servir des colonnes des hebdomadaires de la province, sans égard à leurs L’OItDKli est édité par les Editions de l’Ordre limitée (cette bouffonne désignation est Imposée par le seul gouvernement français d’Amérique) et imprimé par I» allégeances politiques, pour informer pé-t le de l’tiblicutioii de In Vntrie limitée modiquement les électeurs-contribuables 180 ogt, rue Saitttc-CatUerine, Montréal, i sur les questions de grande importance qui ¦ v ' COySERVUZ LET “MAINS DE BRIDGE "—Nous acceptons maintenant comme série complète 52 cartes en série ou non.•*.St-Gabriel .L.O GROTHF LIMITE am IATSON CANADIENNE ET INDEPENDANTE rue / i .¦ ' J m i; ¦¦M 'uyÿ.r-f-y L’ORDRE — Montreal, mardi 6 novembre 1931 3 LA PENSÉE ÉTRANGÈRE » TERRE D’ESPÉRANCE ET DE FIDÉLITÉ Le passé d’un diplomate de TU.R.S.S.Le prince Paul Canada français 1934 (Du Figaro) Il y a deux côtes au caractère serbe: l’un est ardent, libre, guerrier: l'autre est poétique et sensible.Le peuple est brave, mais son langage est fleuri; il possède des mots uniques pour désigner les grottes profondes, les murmures de l’eau.Le roi Alexandre, soldat et administrateur, symbolisait la première face du tempérament national; le prince Paul est l'expression de la seconde.Il est la douceur de vivre de ce pays ravagé.Sur le fond âpre et fier de la légende serbe, sur les crêtes granitiques et nues de ce pays bâti en force et en dureté, la jolie figure du prince prend par contraste une valeur, une élégance spirituelle et corporelle proche de la nôtre.De fine race, la bouche ferme et les lèvres sensibles, le regard vif et intelligent, le visage découpé en lignes pures, avec une expression douce, réservée et malicieuse, d’une jeunesse de page, le nouveau régent est, de tous les princes d’Europe, te plus séduisant.Le plus populaire aussi, avec le prince de Galles et avec son futur beau-frère, le prince George.Londres-Paris, voilà, en dehors de Belgrade, les deux pôles sentimentaux de la vie pleine de curiosité mélancolique et d’enjouement du prince Paul.Cette vie, je la lui ai vu mener depuis plus de vingt ans.Au début de 1914, j’avais accompagné M.Paul Cambon à Oxford: le jeune prince de Galles, qui faisait alors ses études au collège de Magdalen, avait invité l'ambassadeur à venir passer un week-end à l'université.Comme nous errions dans les jardins, M.Cambon me dit: « Avant de rentrer à Londres, je voudrais passer un moment au collège de Christchurch; j’y ai un jeune ami à qui je désire rendre visite.» Ce jeune ami n’était autre que le régent actuel.Nous trouvâmes l’étudiant Paul Karageorgevitch menant, dans le plus grand des collèges oxoniens, l’existence studieuse et sportive de cetté merveilleuse jeunesse anglaise de 1914 que la guerre faucha entièrement.« Le prince Paul est très bien élevé, ce qui devient fort rare, » me dit M.Cambon.Et, avec son habituel discernement, il ajouta : « Le prince est très éveillé; ce sera quelqu’un, et je tiens beaucoup à ce qu’il devienne un ami de la France.» A chacun de ses congés, le prince Paul débarquait à Londres, avide de jouir de la vie, le teint aussi blanc que le camélia à la boutonnière de son habit, les cheveux très noirs couchés en arrière.Tout le monde raffolait de lui, bien qu’il y eût alors, à la Cour et dans la société anglaise, quelques préventions contre la Serbie ; si plusieurs mois après Sarajevo ces préventions disparurent, la sympathie qu’inspirait le prince Par! fut oas étrangère à ce revirement.Au Palais de Buckingham, aux ballets russes, à l'ambassade de France, sous la tente royale à Ascot, le prince courait, dansait, riait, si heureux _ _ de vivre insouciensem nt des heures douces S’il y a une question française au Ca- villes que ce qu’elles ont d’anglais et d amé-dont les coups de revolver du prochain at- nada, plus peut - être un drame canadien- ricain.Ces maisons hautes qui bordent !• tentât allaient interrompre le cours.Ce sé- français (j'aurai à rapporter par la suite, rocher de Québec vous apparaitront-elles, jour en Angleterre, suivi de beaucoup d’au- vers la fin de notre enquête, comment il comme à nous, détachées de la côte notices, car depuis lors le prince n'a pas cessé s’exprime), il est d’ordre intellectuel.« Nous mande ?Ces rues étroites vous rappelleront-dc venir en Occident plusieurs fois par an, manquons de maîtres, devait constater le elles Angoulêmc, Poitiers ou Honfleur ?Ces le marqua profondément.Plus tard, je crois cardinal Villeneuve; sur ce continent où le Usures, les avez-vous rencontrées quelque nue l’influence française prédomina en lui.travail intellectuel est dur et où l'américa- part dans un coin de province ?Ces noms, A mesure que l’esprit du prince mûrissait, nisme utilitaire a fait tourner les plus fortes les avez-vous entendus au cours d un voyage que sa cul'ure s'approfondissait et venait têtes, on n’a pas beaucoup pensé en profon- dans la France de 1 Ouest ?compléter son raffinement naturel, il appre- 1 deur.» Les intelligences dégagées, à 1 aise « J ai confiance: quand vous serez ren-nait à conna ' - notre littérature et nos arts, dans le haut savoir, capables de l’inculquer, tré, vous referez ce voyage et vous effacerez Son esprit vif aimait la liberté des idées d'enseigner les doctrines qui donnent à la ; alors le gratte-ciel, vous vous détournerez avec autant d'ardeur que ses ancêtres serbes vie ses bases fermes et ses résonnances véri- des tourbillons de lumière et de bruit, et aimèrent leurs libertés politiques.Il s’était tables, « on les compte sur une main, assu- vous découvrirez mieux, au fond de votre familiarisé avec Paris jusqu’à la connaître rail l’archevêque de Québec, et il reste des souvenir, au fond de votre coeur, je 1 espère, mieux qu’aucun Parisien.Marié à la fille doigts ».1 image aimable, l’image française de mon du prince Nicolas de Grèce, il partageait M.Edouard Montpetit en est une.aecré- pays, oour la peinture les goûts de son beau-nère.taire général de l’Université de Montréal et Il aimait surtout celle du seizième siècle et directeur-fondateur de l'Ecole des Sciences celle de nos artistes les plus modernes.Pour sociales, économiques et politiques de cette les faire mieux connaître, le prince Paul a université, formé en Europe à l’enseignement créé à Belgrade un musée que l’on appelle pour lequel, tout jeune, il abandonna le là-bas «le Musée *du prince Paul », où barreau, il est de ceux, trop rares au Ca-Vuillard et Bonnard (qu’il aime entre tous), nada, selon le mot sévère mais justifié sans Derain, Marie Laurencin, jusqu’aux plus doute du cardinal Villeneuve, qui dominent jeunes, jusqu’à Legucult et Brianchon, voi- magistralement leur sujet et pour qui la vie sinent avec Mestrovich, le Rodin dalmatc.de l’esprit se réalise en sa plénitude souve- Après une grande joie récente.- celle ”inc' .favaisf r.enco,?tr^ M’ Mon‘petit * des fiançailles de sa jeune belle-soeur, la ?°uenj ï a tro'5 m015’ Je;etf°.uvals ,Ur,le Zrit^narlchevTVédJcŸ 'le Io'ntains^méditatifs^son^llure Tented dis- j tes.elles excitaient mon désir et sollicitaient - -, , • ?° i.aVeC j tinguçe, son noble visage inapaisé peut-être.' mon amitié.Mais je ne pouvais encore tout Z™ “ q *PPOrte u !a .fU tUre ,dei II séduisait aussitôt ceux qui l’approchaient, à fait les comprendre, je ne jouvais réaliser onh,Trrihû m U„ in’ A ' L'n matin, en allant et venant sur le pont, il tout ce quelles voulaient dire, le miracle aurait participé si le roi Alexandre qui l’a- I les ?mP>« P*?'»:"' eve9u» 5a Patrle L?dfî'lgenc^?il m?Alexandre.1 qu1UdeCpms i .« Vos P™’ V0! marchand, rouen- A suivre longtemps se savait menacé, ne lui avait i na,s °pu /nal.0Um=’ s,ont n°‘ Per«- Perche' N.de la R.- Une distraction du met-demandé de rester à Belgrade.Ce poste de r°n5‘ Pfltevms- BrE,t0"5 et Normands, cent teur en page a rendu incompréhensible la confiance, le prince Paul l’occupe aujour- ?n! aPr^s Jacques Cartier, se sont accroches deuxième phrase du premier article de «sevrai'qPu?àr|’henu?eeT'dfnglr «'chaque ti^^TZe/llsl’' son^cram^onné^ lirTatsT: L’en/Sn™, de, actes du prince Paul vont désormais se |a 8eule force de leur volonté fidMe.Jar 1 °cean- c langer eix aussi en so as, pour a e- |eur scu]e résolution de durer et de survivre; te7nte.d “ P " douIoureusement at' ils étaient dix mille, ils sont trois millions deux cent cinquante mille.Combien seront-ils dans cent ans ?« Ils nous ont tout sauvé de ce qui est l’essentiel: notre religion et notre langue, et, persévérants comme eux, tenaces comme eux, nous avons reconquis nos libertés et nos droits — au prix du sang.« Vous allez les reconnaître, ces hameaux, ces paroisses aux noms français, anciennes seigneuries concédées par le roi de France, et ces maisons lourdement assises, repliées sur elles-mêmes, nos foyers où des mots français, un sourire français vous accueilleront.Les mots sans doute vous surprendront: ils sentent tous les terreaux de la France de l’Ouest.Notre langage roule {Du Journal de Rouen du 19 septembre) Il y a trente ans, le diplomate de VU.R.S.S.s’occupait de.contrebande d’armes II Initiation On vient de publier à Moscou un bien curieux livre sur les débuts difficiles et héroïques du bolchevisme.Une militante du parti.Mlle S.M.Pozner, y décrit « la première organisation de combat des bolcheviks » (c’est le titre de l’ouvrage) et les efforts considérables qui furent faits de 1905 à 1907 pour réveiller les masses ouvrières russes et abattre le tsarisme.En dehors de Lénine, les grandes vedettes de ce roman révolutionnaire vécu sont trois hommes qui devaient, après le triomphe du bolchevisme, faire une belle carrière dans la diplomatie: Krassine, Litvinov et Stomoniakov.A cette époque d'activité clandestine, Krassine s’appelait « Ni-kititch », et il avait mis toute sa science d’ingénieur à la disposition de son parti.Pour la fourniture des explosifs et la fabrication des bombes, il n’avait pas son pareil.Quant à Maxime Litvinov, qui avait reçu les surnoms de « Félix » et de « Pa-pacha », il participait lui aussi aux fameuses r expropriations » et remplissait déjà d’importantes missions à l’étranger.Quand on pense au rôle capital que joue actuellement M.Litvinov sur les bords du lac de Genève, le récit qu'il a rédigé lui-même d’une de scs missions de jeunesse ne manque pas uc piquant.C’était en 1906, au lendemain de l’avortement de la première tentative révolutionnaire.Nikititch-Krassine avait charge son ami Papacha-Litvinov de se procurer des armes en Europe occidentale.Ce dernier installa son bureau, ou plutôt son quartier général, à Paris.Se faisant passer pour un officier de la République de l'Equateur et s’étant attribué le nom de Luther, un camarade letton, le jeune Litvinov entra en pourparlers avec une firme danoise qui fabriquait alors les mitrailleuses les plus portatives.Quelques jours plus tard, un officier danois apportait à Hambourg des modèles et, après les essais, Litvinov-Luther lui faisait une commande.Pour les fusils et les cartouches, il s’adressa à la firme Schrœder et Cie, de Liège, et la négociation fut facilitée par les socialistes belges, par Huysmans, secrétaire de l’Internationale (« aujourd’hui ami des contre-révolutionnaires russes », note ironiquement M.Litvinov) et par M.de Brouckère (qu’il retrouve aujourd’hui à Genève dans les réunions de la Société des Nations).Dans les usines allemandes qui exécutaient les commandes de Schrœder, Litvinov se donna comme Belge, représentant de cette firme.A Karlsruhe, où se fabriquaient les cartouches, le directeur annonça au soi-disant Belge qu’une commission du gouvernement tsariste venait justement d'arriver.« Il me proposa », raconte le commissaire aux Affaires étrangères, « de recevoir avec lui cette commission et d’assister aux essais effectués sur le champ de tir.Il me fallut accepter la proposition, faire la connaissance des officiers russes et même fra-terniter avec eux durant quelques heures.Ils me donnèrent, d’ailleurs, des indications très précieuses au cours des essais, et c’est grâce à eux que je refusai quelques caisses de cartouches.» L’achat des armes était une opération relativement facile.Il fallait ensuite grouper toutes les commandes faites aux différentes usines et bien choisir le pcit d'embarquement de cette marchandise délicate.Le futur diplomate de l’Union so-viétique s’en tira fort bien.Après avoir passé en revue tous les ports de l’Europe occidentale, il arrêta son choix sur la Bulgarie.Il entra en relations avec les révolutionnaires macédoniens et découvrit parmi eux l’homme qu'il lui fallait : un certain Nacum Tufektchiev, un individu sans peur, sinon sans reproche, qui s'était spécialisé d'ailleurs dans la fabrication des fameuses bombés à main des terroristes macédoniens.« Après un examen de la situation », poursuit M.Litvinov, « nous décidâmes de demander au gouvernement bulgare l'autorisation de transporter les armes à Varna, sous le prétexte de les acheminer ensuite, par contrebande, dans l’Arménie turque, il fallait faire valoir au gouvernement bulgare que les révolutionnaires macédoniens aidaient les Arméniens dans leurs efforts pour organiser un soulèvement contre l’ennemi commun, la Turquie.Comme les Macédo- niens jouissaient alors de l’appui et de l'assistance du gouvernement bulgare, Tufekt-chiev ne doutait pas du succès.11 ne se trompa pas.Je n’oserais dire si les fonctionnaires bulgares se firent nos complices par pur patriotisme et par haine de la Turquie ou s’ils obéirent à des mobiles d'un caractère moins noble.Quoi qu’il en soit, on nous garantit tout à fait légalement un lieu de destination pour nos armes.» Les wagons plombés arrivèrent à Varna sans aucune difficulté.Ils ne furent même pas visités par la douane bulgare, mais il fallut pour cela payer aux fonctionnaires une « licence d’importation ».Il s'agissait enfin de procéder à une troisième opération: transporter les armes jusqu’au rivage caucasien de la mer Noire.Le jeune Litvinov avait pour cela acheté à Fiume, où il s'était fait passer pour le frère de Tufektchiev, un yacht qu’il avait payé 30,000 francs.Une complication survint au dernier moment: la composition du comité central du parti social-démocrate s’était entre temps modifiée, les mencheviks y ayant conquis la majorité.L'argent ne parvenait plus régulièrement.C’est seulement à la fin de l’automne que le yacht put lever l’ancre et quitter Varna.Trois jours plus tard, Litvinov apprenait à Sofia que, par suite d'une tempête, et peut-être aussi de l'inexpérience du capitaine, le yacht avait échoué sur un banc de sable, à peu de distance du littoral roumain.De peur de tomber aux mains de la police roumaine, l’équipage s’était enfui et les armes avaient été volées par des pêcheurs.« Non, bien sûr, elle ne s'éteindra pas, la lampe qui brûle à Trois-Rivières, au couvent des Ursulines.Sa flamme a grandi, elle va grandir encore.Rien, voyez-vous, ne nous attache politiquement à la France, mais il n’y a pas de liens que politiques.Nous prenons chaque jour davantage conscience de nos forces et chaque jour s’éclaire de notre double rêve qu’il a confirmé: rester fidèles à nos origines, à nos sources, et participer dans le monde au rayonnement du génie français.» Ces paroles initiatrices étaient touchan- R.-G.NOBECOURT « Je partis immédiatement pour Bucarest », écrit M.Litvinov, « mais je ne pus rien sauver, car la légation de Russie avait appris l'événement et immédiatement pris les mesures nécessaires.Quelque temps plus tard, le capitaine du yacht, se trouvant à Odessa, fut arrêté par la police et transféré à la forteresse Pierre et Paul.Au cours de son interrogatoire, le êapitaine (dont j’ai oublié le nom) fit une « dé *sition sincère » et exposa mon rôle dans cette affaire.Si je ne me trompe, il en résulta un incident diplor que entre la Russie et !a Bu1 arie.En effet, ce n’étaient pas seulement des fonctionnaires bulgares subalternes qui s’étaient compromis, mais les membres du gouvernement bulgare.J’avais 'eu à Paris un entretien personnel avec le général Sa-vov, ministre de la guerre à cette époque.» Près de trente ans sont passés depuis cette aventure.L’ancien conspirateur bolchevik a pris de l’âge, de la dignité et du ventre.Contre les Russes qui aujourd’hui tenteraient d’introduire clandestinement des armes en U.R.S.S., on imagine sans peine quelle serait son attitude, car de loup il est devenu berger.La plume et la parole On dit parfois des Français qu’ils sont les gens les plus bavards du monde.En revanche, il semble que la France est des pays où l’on écrit le moins, et que I Angleterre est celui où la correspondance est le plus abondante.Voici des chiffres.Les Anglais écrivent un peu plus de 78 lettres par habitant et par an; aux Etats-Unis, on n’en écrit que 67.Viennent ensuite la Nouvelle-Zélande avec 66 lettres: la Suisse avec 59.7; L’Allemagne, 55.9; le Danemark, 41.6; l’Autriche, 38.2; la République Argentine, 37.2; le Luxembourg, 34.6; la Hollande, 31.1 ; la Belgique, 29.4; la Suède, 26.4: la France, 26.2; la Norvège, 20.5.L’Italie, l’Espagne et le Portugal sont parmi les nations qui n’écrivent pas 20 lettres par habitant.Peut-être le fonctionnement défectueux du service postal est-il pour quelque chose dans le fait qu’on écrit si peu de lettres au pays de la marquise de Sévigné ?Paul MORAND un La douleur (Du Journal de Genève) quelle, de relais en relais, viennent aboutir les connexions des nerfs sensitifs.Mais nous savons encore plus : nous savons ce que nos pères ignoraient: nous savons vaincre la douleur par les anesthésiques, la morphine, la cocaïne et d'autres .drogues.Ces substances bienfaisantes, qui ' >os pa ,s régionaux vos patois, comme le ont rajeuni la médecine symptomatique et , sang ro ., Globules.Il chante aussi, il accentue a la maniéré des gens de vos campagnes.Si quelques anglicismes viennent s’y mêler, c'est malgré nous.« Je crains un trop vif étonnement, une déception même dès votre arrivée à Québec.II eût fallu mettre New-York entre vos derniers souvenirs français et vos premières visions canadiennes.Vous eussiez mieux retrouvé ce qui est de chez vous chez nous.Vous risquez de n’apercevoir surtout dans les silhouettes et les perspectives de La vie organique est d’une remarquable neutralité sensitive: les fonctions de notre corps se font à notre insu et nous serions affolés si nous en avions la perception.Deux entités rompent cette neutralité: le plaisir et la douleur.Plaisir et douleur sont comme les lumières directrices du navire vivant que nous sommes, aux milliers de machines, aux millions de rouages, et qui navigue vers un havre inconnu.Le plaisir est le phare qui le dirige vers les fins utiles à l'espèce; la douleur est la bouée qui balise les récifs de sa route et qui crie au pilote : halte-là.danger 1 La douleur est le signal impératif d’une anomalie dans le jeu des fonctions organiques; aussi peu de maladies apparaissent-elles et évoluent-elles sans la déclencher.Dans ce sens elle est un bien pour les êtres vivants : un avertissement, un pôle de répulsion, une sorte de tropisme physiologique négatif.La douleur naît du renforcement insolite des sensations normales ou de l’éveil de sensations douloureuses là où il n’y avait aucune sensibilité.Sa réaction effective est de nature défensive et sa réaction motrice est la fuite.Exagérez une sen- I sation cutanée comme le tact ou la chaleur, aurez la douleur de la piqûre, du pincement, de l’écrasement ou la douleur de la brûlure et votre réaction motrice instinctive sera le retrait de la main lésée.Mais il est des douleurs qu’on ne saurait, hélas, fuir: vous ne pouvez percevoir les mouvements péristaltiques de l'intestin, mais qu'il se noue et s’enflamme et vous subirez le supplice du miserere.Il en est de même de tous les organes normalement indolores : des muscles dont la contraction devient la doqleur de la crampe; du cœur dont le spasme vasculaire donne l'angine de poitrine; des articulations dont l’altération se traduit par le rhumatisme.Le vecteur de la douleur, le nerf sensitif, vit sans se faire sentir, mois l’harmonie de l'énergie qui le parcourt vient-elle à se rompre et ce seront les fourmillements térébrants du « petit Juif » frappé au coude ou la terrible né- IV.vralgie faciale du trijumeau Mais la dou- La douleur physique naturelle apparaît leur la plus poignante est celle que lance ie de la sorte comme peu de chose à côté de grand sympathique (en 1 occurrence il ne celle que dispense volontairement l’homme • est plus) qui enserre nos vaisseaux d un mû par W fanatisme religieux, l’ambition, la lierre tenu de fibres nerveuses.C est elle soif de vengeance et l’envie, qui, sous le nom de causalgie, torture les Quelle somme de souffrances anciens blesses de guerre.guerre, or, combien de corps déchiquetés A l’encontre du plaisir, la douleur pos- ! nous préparent itntoïe les fabriques de ca-sède ses voies hiérarchisées et ses centres nons» comtukn rideoiQniques de Nessus, les définis dans l’axe cérébro-spinal, découverts usines d tpprilftnrRfifjibien de poires d’an-par la sagacité des savants après un siècle | Suisses Içh jabpratoiscs de gaz asphyxiants, de recherches.La souffrance brute, non ! Contréetibrfivasls de la nature se dres-différenciée, mais la plus atroce, celle que ! sent 1” cl#tlf*jCO*fluêtes de la science ; lien ne refrène, siège dans un noyau gris j c°ntre la b#rb$y>tc dp; hommes, la puissance de la grosseur d’une noix, inclus dans l’en- j |u°raIe (je l*pfqh Leurs forces réunies ont céphale, qui porte le joli nom de thalamus, i ac't>uc* *nîUJX-'.4e,.£humanité, mais la route La souffrance discriminée, celle qui peut cs* encore-, lqBgjte la douleur n’a pas en-être diminuée, exagérée, analysée, compa- ; corc 6°n règne dé terreur et de larmes, rée.éclate dans l’écorce cérébrale à la, ' W&fcWw WEBER-BAULER -•?* «Bp »2fc- André PIERRE (Tous droits réservés par l’A.L.I.Reproduction, même partielle, interdite.) permis à la chirurgie moderne les hardiesses dont elle s’honore, agissent sur la cellule nerveuse d’une manière encore mystérieuse.Peut-être modifient - elles les gouttelettes ultra-microscopiques de matière apparentée à la graisse, les lipoïdes, dont la cellule nerveuse est fort riche et en changent-elles l’équilibre électro-ionique.Qu’on s'imagine ce qu’était autrefois la maladie sans l’anesthésie, le supplice de l’opération, l’horreur de la péritonite, des fractures ouvertes, des brûlures, du cancer: une mer de souffrances.Ajoutez à cela la cruauté consciente et voulue des hommes, cruauté sans bornes, à peine assoupie de nos jours: la torture judiciaire, les bûchers, la croix, le pal, l’écartèlement, l’huile bouillante et le plomb fondu.On arrivait à tuer avec des raffinements inouis dont la nomenclature seule remplirait un volume.Qu'il me suffise de rappeler Plutarque.II raconte qu’Antoine fit assassiner Cicéron mais livra à Pompeia, la belle-sœur de l’orateur, le jeune affranchi philologue qui avait trahi son maître.La mégère romaine le fit mourir, après d'intolérables supplices, en le forçant de couper sa propre chair en morceaux, à les faire rôtir et à les manger.Il est heureux que l’humanité, et sur- j tout l’humanité d’autrefois ait été dure au i mal et que des adaptations spéciales aient rendu certains individus dune insensibilité étonnante.Toute une série de freinages, élaborés dans le cerveau paraissent anesthésier et transformer la douleur physique.C'est ce qui explique la résistance merveilleuse des martyrs et aussi, par exemple, celle d un Ravaillac qui, le sourire aux lèvres et en pleine conscience, supporta les affreux supplices que lui valut l’assassinat d’Henri Les journalistes étrangers en Allemagne Théâtre STELLA l'L 1160 Cette semaine CHIFFOR TON pièce en 3 nctcM «VAndré Iilrnl»enii Matinées: ROc et 35c — Soirées; 75c et 60c nos On mandait récemment de Berlin au Times : En raison de l’absence de courtoisie témoignée par les cercles officiels bres de la presse étrangère en Allemagne, le comité de l’Association de |a * COUTEZ LA: aux mem- 1 'fi! J ¦ presse étrangère de Berlin a adressé au ministre de la propagande, le Dr Goebbels, une lettre de protestation qui est restée sans ré- L’émission radiophonique la plus intéressante qui soit ! Histoires étranges — incidents remarquables — aventures sensationnelles — musique populaire ! V k ponse.La lettre commence par se plaindre d’une remarque faite lors de la démonstration pour la Sarre, à Ehrenbreitstein.le 26 août.Le compte rendu radiographié y montrait les journalistes étrangers fortement impressionnés, mais quittant le meeting pour aller câbler des mensonges à leurs journaux.Le comité de l’association observe que les journalistes étrangers, invités là par le ministre de la propagande, ont été calomnies et traités de menteurs au vu et au su de la nation allemande.Cette injure fut proférée avant qu’ils eussent commencé leur reportage de la cérémonie.La lettre ajoute que depuis quelque temps les journalistes sont l’objet d’une campagne systématique de dénigrement; leurs journaux sont flétris du terme de « journaille » allitéré à « canaille » et dénoncés comme une abomination.Des journalistes des deux sexes qui ont besogné en Allemagne pour autant que les conjonctures politiques l’ont permis ont été souvent invités à des cérémonies où leur profession a été attaquée.De plus, ces derniers mois, la police secrète a procédé à des perquisitions, sans résultat mais non moins humiliantes, au domicile de journalistes étrangers.Dans la conviction que le ministre ne peut pas être au 'courant de ces circonstances, le comité lui demande de protéger à l’avenir les représentants étrangers de semblables avanies et chicanes.veus ; ¦ Migrations de peuples O U Il résulte d’informations récemment publiées par le Bureau international du travail qu’au cours du siècle dernier 55 millions d'hommes ont émigré d’Europe.Sur ce total, 36 millions se sont fixés en Amérique.Ce sont en grande majorité des Irlandais, des Allemands, des Italiens, des Polonais cl de.» Juifs.Malgré cette forte émigration du vieux continent, la population européenne est passée dans le même temps de 210 à environ 500 millions d’habitants.On sait que depuis la guerre les Etats-Unis ont presque fermé leurs portes aux Européens et surtout aux hommes de race jaune, et comme cette dernière est considérablement plus prolifique que la race blanche il en résulte ce fait grave et qui retenait dernièrement l’attention de M.Mussolini : 600 millions de blancs disposent de six foi;, plus de territoires que 900 millions de jaunes.de Si vous doutez le moindrement de la vérité de ces histoires et de ces aventures contées à la radio, écrivez à Ripley, au poste C K A C : il se fera un plaisir de vous en fournir la preuve irréfutable.croyez-Ie ou non! est une CHAQUE MARDI — JEUDI — SAMEDI CKAC-7 h.15 à 7 h.30 du soir Avec les hommages des brasseurs de Le correspondant ajoute que grâce à l'activité de représentants de la police secrète dans les offices postaux, des invitations officielles sont remises quelques jours trop tard et que des lettres de l’étranger ont disparu complètement.* ma la bière Old Stock Le procédé Unninn Asphalt permet la cons* tructlon de route» modèles, A la fois durables •t plastiques.Le Uumnn-A»phnlt a fait ses Prouves dans le monde entlc-r.Son emploi •at des plus économiques.I i pareil au chasseur devant le a-t ire, pour un enrichissement, un deve- On n'arrive pas à l'amour parfait par : gibier, c'est le désir qui, de ces deux êtres oppement naturel de notre personnalité, j une série d'essais imparfaits puisque , en présence, fait deux adversaires, alors et non pour un bouleversement et cata- i-amour ne saurait exister en dehors de sa que l'amour est toute entente et tout apai-clysme.quelque chose d exceptionnel et de sentiments, compliquer les choses.encore des folies de perfection, comme la lumière, pour nous sèment.Et s'il arrive que le désir t'ait éclairer, doit absorber à la fois toute mis sur la piste de l'amour, le désir cesse j avec ta chasse, et c'est l'amour qui s'en ' reviendra seul et qui porte la gibecière pleine.quasi-monstrueux.Commençons par nous persuader que les amants ne sont pas des êtres exceptionnels ayant des sentiments exceptionnels, pouvant faire des choses exceptionnelles, nl.utuc* et pour lequel, et bénéficiant de droits d'exception ; com- fièrement à ton libre arbitre, ton libre ar-niençons par nous persuader qu'il y a un bitre dépendra cependant ou devra tenir amant dans tout être humain, que tout compte d un autre libre arbitre, celui de être humain reçoit en naissant sa parcelle 1 objet aimé, d'amour à ressentir et à inspirer.Seule- l'ombre.L'amour est un choix, mais un choix ! sans renoncer en- On ne désire pas ce que l'on possède et l'amour est possession ; déclare donc, si tu le veux, que la possession tue le désir, mais ne dis pas qu'elle tue l'amour puisque, bien au contraire, elle s'identifie avec A la vérité, il n'y a amour que s'il [uj_ ment il ne faut pas se tromper sur ses y a amour partagé : l'amour est le résultat ; possibilités d'amour, ni les dépasser.* * * L’amour est fait de confiance, parce certitude; c’est j de deux volontés et non l’effort d’une L’amour est un moyen et non un but, I seule.Si tu aimes qui ne t’aime pas, il qu il n existe que dans la un des moyens qui nous ont été donnés j y a désir, ambition, ardeur, entreprise de le désir qui s excite et s inquiète, comme pour parvenir au bonheur, exactement une séduction ; il n'y a pas amour puisqu'il n'y le chasseur, dont il a la frénésie) 1 orgueil | a pas accord préalable, et que si l’accord jaloux et les van tard iseSrAfcCt'Jtqilç le désir I n’existe pas d'abord, tu ne parviendras ja- brûle sans cesse n est p>s
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