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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
samedi 24 novembre 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'ordre, 1934-11-24, Collections de BAnQ.

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L’ORDRE Quotidien de culture française et de renaissance nationale RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS ISO est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLatcau 8511* 1 an 6 mois 3 mois Administrateur .PIERRE ASS EU N Secrétaire de la Rédaction , .PIERRE BOUCHER En ville, par la poste.Canada (hors de Montreal), Royaume-Uni, France et $6.00 $3.25 $1.75 Espagne .Etats-Unis et Amérique du Sud $6.50 $3.50 $1.85 Autres pays.$8.00 $4.25 $2.25 $9.00 $4.75 $2.50 Ort est prié d’envoyer toute correspondance a la case 4018 de 1 H&tet des Postes en mentionnant sur l’enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.L’abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Éfc Directeur-fondateur s OLIVAR ASSELIN Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année — No 216 Le numéro: 5 sous Montréal, samedi 24 novembre 1934 Les sociétés « catholiques LES MUSICIENS « Mother India » » Pourquoi nous nous moquons de celles qui sortent de leur sphère La réforme constitutionnelle Il existe dans le Canada français, comme dans tous les pays catholiques, des Enfants de Matic, des Dames de Sainte Anne, des Tertiaires de Saint François, des Ligueurs du Sacré-Cœur: nous leur avons toujours montre, et à toutes les associations semblables, le plus grand respect, parce qu’ils visent à la p fection spirituelle de l’individu et qu’ils ne sont jamais sortis de leur sphère pour ¦e mêler, sous la direction d’agitateurs, à des mouvements sociaux ou politiques où ils n’entendent rien, je veux dire où ils n’apporteraient, comme confréries catholiques, aucune lumière particulière.Il y a à Montréal une Société de Saint Vincent de Paul que j’ai soutenue de mon mieux comme particulier et comme journaliste, jusqu’au point de Ja défendre, à mes risques et périls, contre les profiteurs qui — l’autorité religieuse le sait — l’y étaient introduits pour tirer de son excellente réputation un profit pécuniaire.C'est au lenlemain des élections légis- a été vivement combattu en Angleterre par latives aux Indes que le Parlement britan- tous les éléments de droite.L’india Office nique est saisi du projet de la réforme cons- a pourtant réussi à le faire inclure dans le titutionnelle de la plus grande et de la plus j projet, comme base de la nouvelle consti-imporlante colonie anglaise.Cette coïncidence est probablement l’œuvre du nement de Londres, qui a tâché de faire voter par les Communes un projet qui est loin de rallier tous les suffrages, surtout dans les rangs du parti conservateur.Il était difficile de retarder davantage le problème des réformes indiennes.Aussi Londres a-t-il quoi l’Association catholique de la jeunesse elle à une autorité quelconque dans les questions de colonisation, sur lesquelles elle a puisé toutes ses lumières dans les discours de Saint-Jean-Baptislc — ce qui ne l’empcche pas de laisser apposer nom, par son aumônier, le R.P.Paré, s.j., au bas de manifestes visant à dicter ce point leur conduite menti?Cette même Association (la canadienne) n’a aucune compétence particulière en matière de.langue: qui interdira de nous moquer des campagnes de « refrancisation » que poursuivent en son nom des jeunes gens bien intentionnés, instruits dans les manuels canadicnnc-française prétendrait- $ tution.CVst que les « civilian; » qui sont les maîtres réel; du ministère de l'Inde, savent qu’il est indispensable de diviser les Indous pour pouvoir régner sur leur pays, Or, les intérêts des Etats indigènes sont très éloignés, à tous points de vue, de ceux de l’Inde britannique.L’adjonction des Etats indigènes à une Inde fédérée ne manquerait pas de créer des dissensions permanentes et une lutte de chaque jour entre centralistes et fédéralistes.On sait que le Congrès, c’est-à-dire le parti nationaliste, vise à détruire l’indépendance des Princes, très jaloux de leurs droits et privilèges.L’Angleterre m donc tout intérêt à ce qu'il existe une opposition indigène au sein du futur Parlement.C'est ainsi que l’on a prévu la division de l'Inde britannique en onze provinces, possédant chacune un gouvernement local avec chambre législative.Sur ces onze provinces, cinq (les trois Présidences, les Provinces-Unies et le Bihar) seraient dotées du système bicaméral.Le gouvernement central se composerait de deux chambres, dont le# gouver- son cr- sur aux gouverne- cru l'occasion favorable de présenter ses projets, d’autant plus que l’agitation nationaliste est sur son déclin et que l’habile administration du vice-roi, lord Willingdon, a pavé le chemin pour une entente entre modérés d’Angleterre et libéraux indous.Le cabinet britannique craint en effet que les réactionnaires, appuyés par les Anglo-Indiens qui partagent 1’ « esprit de l’Est de Suez », ne fassent échouer les réformes et ne provoquent ainsi de nouveaux troubles politiques susceptibles d’engendrer une explosion.Le cabinet a donc décidé de « faire passer » la loi sur la nouvelle constitution indienne, même au prix de quelques difficultés d’ordre domestique.On peut être certain que le ministère des Indes est de son nous commerciaux de M.l’abbc Blanchard?M.Blanchard lui-même est un prêtre et non, comme on pourrait le croire, un commerçant: S.E.le cardinal Villeneuve, qui est venu à Montreal même déplorer publiquement, au Cercle universitaire, l’inexistence d’universités dans le Canada Iran- «A'Wtunr,, Il s’est fondé à Montréal, à côté des syndicats neutres dits internationaux, des syndicats professionnels catholiques.Le Canada, quand je le dirigeais, I’Ordre depuis, ne les ont jamais critiqués, malgré une tendance et des attitudes qui en faisaient pratiquement les frères jumeaux de ceux qu’ils étaient censés combattre, et avec qui ils se réunissaient dans les conseils du gouvernement de Québec, les neutres représentés par le ministre du Travail, M.Arcand, les « catholiques » par son chef de cabinet, M.Gérard Tremblay.Le clergé devait savoir pourquoi il les avait fait surgir et pourquoi il les couvrait de sa- protection : cela noue suffisait.Apparemment, on comptait sur leur concours pour combattre un jour ou l’autre le communisme, déclaré ou camouflé.Il y a d’ailleurs ceci, que nous avons signalé, à savoir que dans son encyclique Quadragesima anno, qui est avec Rcrum novarum comme la charte de l’action sociale chrétienne, le Souverain Pontife recommande la formation de corporations d’ordre public réunissant, avec des représentants attitrés de l’Etat, les patrons et les ouvriers, sans égard à leurs attaches religieuses, ce qui n’est pas précisément du syndicalisme confessionnel.M.Eugène L’Heureux, professeur de journalisme dans une université catholique, n’a pas .observé ce détail dans sa prédication du corporatisme, mais c’est là une des manifestations les plus inoffensives de la très remarquable ignorance de ce vaste esprit.Comme instrument d’une formation morale dont notre peuple avait grand besoin, l’Association catholique de la jeunesse canadienne-française a reçu, et dès l’origine, le modeste appui que nous pouvions lui prêter.A part tous ceux-là, d’autres organismes catholiques ont vu le jour en notre pays, notamment les Commis-Voyageurs catholiques, les Cultivateurs catholiques, les Femmes d’affaires et les Employées de bureaux catholiques (affiliées à des fédérations féminines).çais (ce qui, soit dit en passant, lui vaut maintenant d’évoluer dans un entourage hostile, comme archevêque de Québec), serait le premier à s’amuser non-sens et aux contresens qui ornent les manuels de cé bon abbé.L’agriculture de la province de Québec serait tentée de verser dans le communisme, comme à l’heure actuelle la petite paysannerie de la plupart des pays européens, ou dans le socialisme d’Etat, comme l’agriculture américaine est en train de le faire à son insu, qu’une Union catholique de cultivateurs aurait là un champ d’action tout indiqué : quand l’Union de M.Rioux et du.R,.P.Lcbel a-t-elle fait porter, aon effort de ce côté ?Allons plus loin: l’U.C.C.travaillerait 365 jours par année à convaincre notre « habitant » qu’il n’y a de salut économique pour le Canada français que dans la coopération opposée aux formules actuelles du capitalisme, que cela nous comblerait d’aise: au lieu de cela, ne s’est-elle pas posée en concurrente de la Coopérative fédérée pour l’affaiblir, même quand celle-ci recherchait son concours et son amitié ?Mais en dehors de l’intérêt particulier que ses membres peuvent porter aux questions de colonisation en tant que cultivateurs, quelle autorité particulière lui reconnaître comme association catholique, dans la discussion de cette question ?Son Eminence, en chargeant l’Union de seconder les sociétés de colonisation diocé- M.Rodolphe Mathieu aux LES IDÉES ET LES FAITS membres seraient nommée en partie par suf-avis, car dans 1 esprit de 1 Indian Civil frage indirect et restreint, c’est-à-dire par Service la réforme constitutionnelle, loin [es chambres provinciales et non par le peu» d être un prélude à 1 autonomie, n est qu un j p]c.Autrement dit, on créera un système fé» moyen détourné de main'mir la domination déral qui ne manquerait pas d’analogie avec britannique en faisant la part du feu.On celui du Sénat français, peut douter de la justesse du calcul, mais on I.— Sur le pont aux ânes.encyclique de Léon XIII, Rerum novation, ne séparait point sa doctrine de son obédience monarchique.Bien que le pape eût conseillé le ralliement à la République, il refusa d'accommoder ses convictions sociales au cadre du régime électif.Sur ce point, aucune autorité civile ou religieuse ne songera à nous imposer une ligne de conduite : c’est affaire de conviction politique, -non pas de doctrine sociale- Ici, jjous.ne croyons pas que la démocratie, dans ses formes actuelles, produise jamais autre chose qu’une société anarchique, régie, à son insu par l’oligarchie des assemblées, la pire de toutes, étant anonyme et impersonnelle.Si l'Eglise était construite sur le modèle de nos gouvernements, au lieu d’être un Etat monarchique et hiérarchisée, elle aurait sombré sous les persécutions.Lucien PARIZEAU Suite, à la 3ième page M.Eugène L'Heureux et Léopold Richer ont décidément de secrètes affinités.Le même jour, mercredi 21 novembre, l’un donnait à I’Action catholique un article sur le corporatisme, l’autre écrivait dans le Droit un papier réjouissant sous ce titre : Pourquoi nous ne suivons pas M.Assclin.M.L’Heureux-promène sa chandelle- dani l'exégèse et, à son ordinaire, ne trouve rien.Mais avec quelle sérénité il con-t-t-uve!.Lisez ce faussaire tranquille : « Us (nous, évidemment) remplissent une mission : empêcher leurs concitoyens d'envisager la perspective d'une restauration sociale par l’élimination des accapareurs, des spéculateurs et autres parasites.» Plus loin nous sommes « les clowns de nos dictateurs économiques », et M.L’Heureux parle sans broncher de « ceux qui ne veulent pas voir le corporatisme s'installer chez nous ».Evidemment, nos dessins ténébreux devaient se savoir un jour ou l’autre, nous qui espérions mourir en emportant notre secret, comme le poète Gilbert en avalant sa clef.Donc, voici un journal voué à la défense de la vérité, de la vérité à tout prix, porteur du flambeau, accrédité auprès des catholiques de Québec, voici I’Action catholique rendue à écrire sur le compte de ses adversaires des infamies qu’elle ne pourrait jamais prouver.Le journalisme catholique, est-ce cela ?M.L’Heureux accorde que nous approuvons l’esprit corporatif, mais seulement parce que Maurras l’approuve aussi.Le pauvre ! Ne sait-il pas que Maurras, quand il lui a fallu compléter sa doctrine politique d’une doctrine sociale, a « adopté en bloc » (ce sont textuellement ses paroles) le marquis de La Tour du Pin?Or, c'est précisément contre cette adoption « en bloc » et aveugle que nous nous élevons.Enfin.M.L’Heureux écrit : « Même la Constitution fédérative — à laquelle nous ne voyons pas la nécessité absolue de toucher en vue d’instaurer ici le corporatisme — nos anticorporatistes ne lui portent pas toujours un très grand respect.» Ce que M.L’Heureux voit o.ne voit pas nous laisse froid : ce que nous voulons savoir, c'est Comment il conciliera l’état corporatif (nous ne disons pas la seule organisation professionnelle) avec le régime de la Confédération et des assemblées parlementaires.Son cerveau brumeux ne lui permet pas de répondre ; il ne répond pas.A notre seconde objection : « Pas de corporatisme sous le régime de la démocratie et du suffrage universel », il réplique : « Le régime démocratique est-il un si grand obstacle au fonction-î.-mcnt du corporatisme?C’est, au contraire, un avantage (oui-da!), car le corporatisme a besoin, pour produire tous scs fruits, d’une large autonomie accordée presque aussi parcimonieusement par les fascistes que par les dictateurs économiques.» Mais en quoi 1- démocratie accordera-t-cllc porations une plus « large autonomie » que la monarchie ou toute autre forme d- gouvernement?Vous vivez en démocratie, et ce sont ses maux que combattez sous le nom de libéralisme, de trusts, de monopoles, de népotisme, de concussion.Nous disons, nous, que la démocratie nie le principe de sélection et de qualité qui est à la base même du corporatisme.Le premier ¦ ux couPs.11 espère peut-être en faire théoricien de cette doctrine, La Tour tro*s : élections approchent.d : 'Pin, approuvé et félicité dans Ni les deux chambres fédérales, ni celles des provinces ne posséderaient de droits régaliens, car les gouverneurs provinciaux conserveraient des attributions considérables dans les domaines financier et politique.•Quant au vice-roi, il garderait son droit de veto, pourrait- passer outrer aux décisions des chambres, dirigerait les relations extérieures et serait le maître de l’armée et de la police.Pour toutes fins pratiques, cette nouvelle constitution ressemblerait étrangement à celle qui est actuellement en vigueur et laisserait intacte la position des gouverneurs et celle du vice-roi.On comprend que les nationalistes ne l’aient pas trouvée de leur goût.Elle n’est d’ailleurs en rien comparable à celle d’un « dominion ».La question des garanties étant à la base de tout l’édifice, le système autarchiquc qui a prévalu jusqu'à ces derniers temps serait simplement atténué par quelques concessions de principe.Il ne saurait être question pour l’Inde d’autonomie locale, et encore moins d’autonomie générale, dans le cadre de l’empire britannique.Malgré le caractère conservateur des « réformes » indiennes, il se trouve en Angleterre un grand nombre de gens décidément opposés à toute concession.Les tories, sous la haute direction de Winston Churchill, de lord Lloyd et du marquis de Salisbury, refusent d’accepter les propositions du gouvernement : à leur avis, elles pourraient provoquer dans un proche avenir des difficultés sérieuses.Lord Lloyd, ancien gouverneur de la présidence de Bombay, appartient à la catégorie des « die-hards », c’est-à-dire des réactionnaires.Il est peut-être trop partisan de la manière forte et du pouvoir personnel, mais il a incontestablement soulevé des objections qui ne sont pas seulement des questions de principe.Il est certainement dangereux d’accorder trop de liberté aux Indous, qui seront bien les derniers à se soucier ces droits des minorité» (dans l’Inde, le tiers de la population appartient à la minorité, et cela représente un chiffre appréciable).Mais d’autre part, la constitution contient tant de « mais » et de ne voit pas actuellement quelle autre formule pourrait contenter les nationalistes indous.Ceux-ci du reste ont très mal accueilli le projet, qui ne leur laisse pas assez de libertés et qui est assez souple pour permettre au vice-roi de régner-en-maître ou d'intervenir si le besoin s'en fait sentir.maintenant quatre ans que l'on discute autour du rapport Simon et des projets présentés aux différentes Conférences de la Table Ronde.Le comité parlementaire conjoint n’est pas unanime dans ses conclusions, et il n’aurait pu en être autrement, car les membres travaillistes qui en font partie se doivent par principe de faire les plus grandes concessions aux revendications des nationalistes indous.Il y a eu 9 voix dissidentes sur 31.Le projet du gouvernement comporte la fédération complète de l’Empire des Indes, actuellement divisé entre les Etals indigènes et ce que l’on appelle l'Inde britannique, cette dernière étant directement administrée par les Anglais.Mais en même temps le projet prévoit que Ceylan ne sera pas rattaché au pouvoir central et que la Birmanie ne fera pas partie de la fédération indienne.Ces deux points sont d’une très grande importance, tant au point de vue politique qu’au point de vue economique.Le principe de la fédération de l’Inde Il y :¦ t.Changements ministériels Il y a quelques jours, le gouvernement annonçait les changements apportés à la constitution du cabinet, changements rendus necessaires par la démission de M.Stevens et celle de M.McLaren.On a rempli les cadres au moyen de deux nominations combinées d’une permutation : M.Richard B.Hanson, député de York-Sun-bury (Nouveau-Brunswick), est devenu ministre du Commercé et de l’Industrie, et M.Grote Stirling, député de Yale (Colombie anglaise), ministre de la Défense nationale en remplacement de M.Sutherland, qui passe au ministère des Pensions.On a en même temps confié au ministre d& la Défense nationale le service des pêcheries, rattaché depuis 1932 au ministère de la Marine.Si la mutation de M.Sutherland est logique, le transfert du service des pêcheries l’est moins.Cela nous a d’abord étonné, puis alarmé.Nous trouvions anormal et dangereux que le gouvernement négligeât ainsi une branche importante de la production canadienne.L’industrie de la pêche, si elle était mieux organisée, pourrait facilement, vu la variété de ses produits, augmenter :a production et surtout ses exportations.Or, il y a plus de deux ans qu’on l’a pour ainsi dire mise au rancart.saines dans le recrutement des colons, ne pouvait prêter à critique, tous les cultivateurs canadiens-français étant catholiques: c’était d’ailleurs la manière la plus sage d’utiliser le goût bien connu de M.Rioux et de ses collègues pour la politique.Mais depuis quatre ans que nous observons la conduite de l’Union, nous sommes encore à nous demander quelle œuvre proprement catholique elle a accomplie.M.Rioux fut un politicien apres avoir passé dix ans chez les Jésuites, et il l’est resté.La crise économique en Allemagne Les commerçants allemands qui paraissent douter de la stabilité du mark commettent un délit aux yeux des autorités.Le président d’une société de Nuremberg, M.A.Schcuerle, l’a appris à ses dépens.Il a été arrêté pour avoir fait apposer sur certaines factures un cachet déclarant que les pertes qui pourraient résulter d’une dévaluation de la monnaie allemande seraient supportées par l’acheteur.Oliver ASSELIN Suite à la 3ième page Or, qu’on veuille bien le noter une fois pour toutes: si nous ne voyons paé, de prime abord, la raison d’organiser toute l’action professionnelle et sociale du Canada français sur la base catholique — ce qui nous entraînerait à former, à côté d’une association de commis-voyageurs catholiques, des chambres de commerce catholiques, — une action catholiqee des commis-voyageurs, des cultivateurs, des femmes d’affaires ou des employées de bureaux, nous paraîtra parfaitement raisonnable tant qu’elle s’exercera dans l’ordre professionnel et social T ., .que lui a assigné S.E.le cardinal Ville- Les instituteurs italiens neuve.Mais il va sans dire que dans OU UlllforniG l’esprit de Son Éminence le cadre de cette , .-7- ,., , .Les instituteurs italiens feront désormais acuon devra correspondre au caractère ,a c]asse cn uniforme.Par décision du mi- meme de l’association, et que c’est un bistre de l'éducation nationale, inspecteurs, abus qu’une association dite catholique directeurs et maîtres d’école primaires de veuille s’ingérer dans tout débat public, ‘°utes catégories devront, pendant les heu- d- quelque ordre qu'l, .oH, .ou.„ré,.x,e èlx'qùl ïw que, selon la prétention de quelques-uns, grade d’officier revêtiront l’uniforme spé-catholicité (que l’on confond ici, et vo- cial récemment adopté pour les membres lohtairemeut, avec catholicisme) veut du parti fasciste.Les inspectrices, directe universalité.L’Association catlm- %ices * maîtresses devront être vêtues de 1; ?, r ., 1 uniforme des dirigeantes de 1 œuvre ba- lique de la jeunesse française na pas, ^a ^ine si elles ne font pas partie de que je sache, pris position dans la ques- ce, cadres.Celles qui, au contraire, y ont Hon de l’émigration aux colonies: pour- un grade en porteront l’insigne.Les inquiétudes causées à l'étranger par la politique économique du llle Reich D’après le DAILY TELEGRAPH, une assurance de deux millions de dollars aurait été contractée contre la confiscation des stocks de coton et de denrées alimentaires détenus en Allemagne par des intérêts néerlandais.Le risque est tenu pour si considérable que la prime serait exceptionnellement élevée.On souligne, à Londres, cet, indice de l'inquiétude grandissante que cause la politique économique du troisième Reich.Le développement de l’aviation britannique « si » qu’un gouverneur tant soit peu habile Nous apprenons donc avec plaisir la nomination probable de M.Onésimc Gagnon aux fonctions de ministre des Pêcheries à Ottawa.Cette nouvelle nous est agréable pour plusieurs raisons.D’abord parce que, nous venons de le dire et l’enquête extra-parlementaire sur les bénéfices industriels et commerciaux l’a prouvé, les conditions d’exploitation de l’industrie poissonnière rie sont pas suffisamment contrôlées.Ensuite parce que les Canadiens-Français auraient un représentant de plus dans le cabinet fédéral.M.Gagnon est plus estimable que la moyenne des partisans ; il pourrait peut-être nous faire retrouver auprès du gouvernement le prestige que nous avons perdu.Le parti conservateur lui avait déjà, sinon promis, du moins fait espérer des fonctions de ministre.Il le mérite ; nous souhaitons qu’il l’obtienne.; pourra facilement gouverner, comme les ré* Le ministre de 1 Air a passé récemment : sjdents le font d’ailleurs dans les Etats semi» commande à une maison anglaise pour la ! dépendants.Le principal est de ne pa, construction d un certain nombre d avions , , ., , de bombardement qui seront équipés en « pcrdre la face »• de du canons sur tourelle.Cette invention, qui est Dans les circonstances actuelles le rôle d ar-un brevet britannique, évitera les difficul- bitre est peut-être celui qui convient le mieux tés que présentait jusqu’ici le tir à grande à l’Angleterre si elle veut recouvrer le ter-vitesse, et assurera un tir exact à une vi- rajn perdu depuis une trentaine d’années, tesse de 200 milles a 1 heure.•> André BOWMAN Elle a le double avantage de permettre \ 1 observateur de tirer sans avoir à faire P.-S.— On lisait dans mon article d autre mouvement que celui de pointer, à d'hier : « /Z a toujours existé et il existe en-1 intérieur de sa cabine, et d assurer que ! core des nations pacifiques et d'autres qui 1 objectif sera atteint quelles que soient la ne le sont pas.Les premières ont esquivé situation et la position de 1 avion cn vol.i toutes sortes de prétextes L’opération est entièrement automatique, comme le tir effectué de la tourelle d'un cuirassé.aux cor- sous un désarmement qui les eut rendues impuissantes pour de longues années.Les secondes ont été obligées de maintenir intactes leurs forces, dans la crainte d'un nouveau conflit.A la lueur des événements récents, cn ne saurait les en blâme.» vous I M.Bennett ferait ainsi d'une pierre L'enseignement de l'ICeele des limites Eludes Commerciales.635 avenue Vigor, prépare au commerce, â, la publicité, au journalisme.Complétera avantageusement les naissances professionnelles de l'avocat et du notaire.Cours du jour, du soir et par correspondance.— Tél.l HA 6203.(r-nj Il fallait évidemment lire : Les der- nières ont esquivé.Les premières ont éli obligées.» — A.R.B.COM- Jean-Claude MARTIN uns i • i L’ORDRE—Montréal, samedi 24 novembre 1934 cité de Montréal, le TREIZIEME jour de DECEMBRE prochain, à DIX heures du matin.o la cité de Lachlne, dans le comté de Jacques-Cartier, sur la rue Notre-Dame, formant le coin sud-ouest de la dite rue Notre-Dame et de la Treizième Avenue, connu et désigné comme étant le lot numéro cinq cent quarante-six (No 546) des plan et livre de renvoi officiels du cadastre de la Ville de Lachlne, de la contenance de cinquante pieds de front par cent pieds de profondeur, mesure anglaise — avec les bâtisses dessus érigées; à distraire de cet emplacement une llelère de terre de dix pieds de profondeur sur la largeur du dit lot, et étant éltuée i l’extrémité nord du dit lot, qui a été vendue à la compagnie du Chemin de Fer du Park et de Vile de Montréal, suivant vente devant Mtre H.Sohetagne, notaire, le 16 février 1897, enregistré sous le No 66473.Pour être vendu à mon bureau, en la cité do Montréal, lo QUATORZIEME: jour de DECEMBRE prochain, à ONZE heures ET DEMIE du matin.Un dépôt de $$440 sera exigé de tout offrant ou enchérisseur, suivant Jugement de l’honorable juge Surveyor, daté le 14 novembre 1934.tout formant une seule et même exploitation.Pour être vendus, â mon bureau, en la Cité de Montréal, le DOUZIEME jour de DECEMBRE prochain, â DIX heures du matin.REVUE DE LA PRESSE CANADIENNE Un dépôt de $1020 sera exigé de tout offrant ou enchérisseur, avant de recevoir son offre ou enchère, suivant jugement de l’Hon.Juge Curran, en date du 29 octobre 1924.mage pendant que les chômeurs ne reçoivent Canada sera pays français.C est assez probable, pour peu que notre natalité ne ncn- _ _ , fléchisse pas.Compte tenu de cet augure, Tout cela est fort bien.Mais ce serait on hésite à souhaiter la rupture de la Confédération.De toutes façons, chaque j Canadien-Français doit aspirer A.devenir I ce quo M.Montpetlt appelle une compétence, car nul ne sait quand sonnera l’heure du destin.Serments On se plaint périodiquement du nombre de parjures qui se commettent devant les tribunaux.Mais comment peut-il en être autrement avec l’habitude qui se répand de plus en plus de faire prêter serment à la légère à n’importe qui et à tout propos.On en est rendu à utiliser le serment jusque dans la réclame commerciale dans le but de donner plus de poids-à la publicité.Le Devoir signale des annonces qui paraissent depuis quelque temps dans les journaux — naturellement le Devoir nomme la Presse, comme si la même annonce n’avait pas paru ailleurs — annonces dont le texte contient une déclaration assermentée d’une personne qui a trouvé avantage à utiliser un produit particulier.Le Devoir trouve avec raison que c’est abuser du serment que d’y recourir pour assurer que Mme Une Telle s’est débarrassée de ses serrements produit XYZ.No A-182164.— DAME DELIA GAGNON, épouse contrutuellement séparée de biens de Napoléon Charron et ce dernier pour autoriser son épouse, et al., demandeurs; vs LEOPOLD ROBITAILLE et al., défendeurs.Comme appartenant à Elzéar Galarneau, l'un des défendeurs: Un emplacement ayant front sur la rue Lajeunesse, en la Cité de Montréal, connu et désigné sous le lot numéro quatre cent soixante-deux de la subdivision officielle du lot numéro deux mille six cent vingt-neuf (No 2629-462) des plan et livre de renvoi officiels do la paroisse de Saint-Laurent, do la conte-, nance de vln$f-clnq pieds de largeur par la profondeur dudit lot, et les bâtisses dessus érigées.Pour êtr* vendu, * mon bureau, en 1# cité de Montréal, le DOUZIEME jour do DECEMBRE prochain, à ONZE heures du matin.beaucoup mieux si 1’Illustration ne cherchait pas à tirer avantage de son argumentation en faveur d’un parti politique qui se chauffe exactement du même bois que l'autre sur les questions traitées.Ainsi au sujet de la S.D.N., notre confrère se demande comment l'institution de Genève pourra régler le conflit de la Sarre quand elle n’a pas pu trouver de solution au conflit mineur du Gran Chaco; puis il ajoute: No A-mfll.— ADELINE DEFAYETTE, demanderesse ; vs EDOUARD LEONARD, défendeur.Un emplacement ayant front sur la rue Chapleau, en la cité de Montréal, connu et désigné sous le numéro quatre-vingt-huit de la subdivision officielle du lot originaire numéro deux (-2-88), des plan et livre de renvoi officiels du village Incorporé de la Côte de la Visitation, avec droit de passage en commun avec tous autres y ayant droit et entres «conditions ordinaires d'entretien dans la ruelle size en arrière du dit emplacement et avec la maison et autres bâtiments y érigés, dont le mur syd-est est mitoyen, et portant les numéros civiques 4461 à 4466, tous dèux Inclusivement, de la dite rue Chapleau — avec bâtisses construites, ainsi que les électrollers, (fixtures) ornant les trois logements de la dite maison.Pou.être vendu, à mon bureau, en la cité de Montréal, le TREIZIEME jour de DECEMBRE prochain, à ONZE heures du matin.Fonder un raisonnement de ce genre sur une prophétie de M, John Sullivan, c’est commettre au moins une imprudence.Que M.Chevalier fasse le petit calcul très simple qui suit : Trois millions de Canadiens-Français se multipliant à raison de trente par mille augmentent-ils plus ou moins rapidement que sept ou huit millions de Canadiens non-français qui s’accroissent à raison de vingt par mille ?On voit par la réponse numérique à ce problème, qui correspond à notre véritable situation démographique, qu’il n’est même pas besoin de tenir compte de l'immigration imminente pour voir à quel point il est illusoire de prétendre jamais dominer par le nombre au Canada.Le conseil de M.Montpetit n’en prend sans doute que plus de force, mais c’est peut-être aussi une raison d’être séparatiste.S'il n'v a que Genève pour empêcher Hitler de monter et de réussir un coup, le sort des Sarrois récalcitrants paraît d'ores et déjà décidé : le massacre, aux gloussements des Danduvund, Dandurandovltch, Pandurandinl, O’Dandurand, MacDandu-rand, Dandurand-I’acha et Dandurandescu, défenseurs gagas du droit des peuples.Pour permettre à ces petits vieux de boire leur camomille aux bords du lac Léman, le Canada dépense $300,000 par d intestins grâce au , an.Ne pouvons-nous faire meilleur usage Car enfin, aller dire sous serment que dg cet argent ?Comme aucune guerre ne l'on a souffert d'une grave incommodité, ; n0lIS menace, que nous vivons en paix jurer nue cela est vrai, voilà qui, dans les avec nos voisins et que nous nous foutons circonstances, pourrait s'appeler prendre du Gran ciiaeo, nous pourrions proba-le serment par le mauvais bout.blement employer à des tntlatives cana- Le serment est, nous enseigna-t-on tiennes les $S00 par jour que nous gas-Jadis, chose très grave, si grave qu’on n'y plllons ià-bas.Quand ce ne serait, par doit pas recourir en vain.Les gens qui exemple, qu'à la construction et à l'amé-ont Imaginé do faire prêter serment à nagement de quelques bibliothèques, à des cette brave personne, est-ce qu ils n'ont fondations universitaires, ou même à la pas outre-passé les bornes de la plus élé- routo Trans-Canada.mentaire convenance ?Depuis quand melon la formule du serment et ce qu'il faut pour jurer à proximité de la chaise percée ?Il y eut bien, jadis, des hommes pour donner audience jusqu’à la garde-robe.C'était des souverains, que leurs , Certes I Georges LANGLOIS Le chômage en Allemagne No A-132812- — ROYAL TRUST COMPANY, demanderesse! n DAME CORDELIA ARBIC, défenderesse.Un emplacement s le rue Bloomfield, à Outremont, connu et déZ-gné sous le numéro deux cent quarante, de la subdivision officielle du lot de terre numéro trente-quatre-A, aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de Montréal, contenant trente pieds de largeur p$r quatre-vingt-douze pieds de profondeur, plus ou moins, mesure anglaise borné en front au sud-oueet par l’Avenue Bloomfield, en arrière par une ruelle, avec droit de passage en commun avec tous autres y ayant droit dans cette ruelle et dans la ruelle portant le numéro « deux cent trente-sept > de la même subdivision — avec toutes les bâtisses cl-dessus érigées.Pour être vendu à mon bureau, en la Cité de Montréal, le QUATORZIEME jour de DECEMBRE prochain, A DEUX heures de l'après-midi.No A*132465.— DEMOISELLE MARGUERITE BRUN'ELLE, demanderesse, tb DAME MATHILDA RICHARD, épouse séparée de biens en vertu d'un Jugement de la Cour Supérieure le 29 avril 1018 de Edmond Trahan, et ce dernier pour autoriser sa dite épouse aux fins des présentes, défenderesse.Un emplacement, ayant front sur l’Avenue Henri-Julien, dans le quartier Laurier, à Montréal, connu sous le No cent quarante-deux (142) des plan et livre de renvoi officiels du Village Incorporé de la Côte Saint-Louis, contenant cet emplacement quarante-huit (48) pieds de largeur par cent soixante-cinq (166 ) pieds de profondeur mesure anglaise et plus ou moins — avec maisons portant les Nos civiques 1068 à 1074A Inclusivement de ladite Avenue Henri-Julien, et autres bâtisses dessus érigées ainsi que les servitudes actives et passives y attachées.Pour être vendu, A mon bureau, eu la Cité de Montréal, le DOUZIEME jour de DECEMBRE prochain à DEUX heures de l’après-mldl.Un dépôt de $1400 sera exigé de tout offrant ou enchérisseur suivant jugement |te l'Hon.Jugé Surveyor, en date du 8 novembre 1184.L'argumentation de I'Illustration paraîtrait plus sérieuse et aurait plus de portée sans la mesquinerie qui la dépare, nous sommes les premiers à nous courtisans allaient relancer jusque dans moquer de M.Dandurand, arbitre interna-les réduits les plus obscurs.Nous doutons cependant que ces rois en profitassent pour faire prêter serment à leurs sujets.Mais la publicité contemporaine est à la fols si haute courtisane, si puissante souveraine qu'elle s’est arrogé jusqu’au droit do profaner le serment et de le rendre malodorant.D’après les statistiques officielles, le nombre des chômeurs pour l'ensemble du Reich a diminué de 13,800 au cours du mois d’octobre et s'établit désormais à 2,268,000.tional.Mais pour l’instant ce n’est pas lui qui profite de l’adhésion du Canada à la S.D.N.et sénateurs et ministres conservateurs du régime actuel ne sont pas moins empressés que MM.Dandurand ou La-pointe à faire le voyage de Genève.Un dépôt de $$00 sera exigé de tout offrant ou enchérisseur, avant de recevoir son offre ou enchère.La mauvaise foi est encore plus évidente dans l’article consacré à la querelle entre les gouvernements d'Ottawa et de ; Québec au sujet du paiement des comptes de secours directs présentés par les municipalités.No A-188283.— HBNIU GRAVEL et al., demandeurs; vs G BORGES-J.LE PINE, défendeur.Un emplacement situé A Montréal, dans le quartier Rosemont, ayant front but lg troisième Avenue, et connu çt désigné bous le numéro quatorze cent de la subdivision du lopin de terre numéro originaire cent soixante-douze (172-1*00) sur le plan et livre de renvoi officiels du village de 1g Côte de lr Visitation, mesurant vingt-cipq pieds de largeur par soixante-dix-huit pieds de profondeur, plus ou moins, mesure anglaise — avec droit de passage dans une ruelle située en arrière de cet emplacement, tous autres droite y Inhérents et avec tous bâtiments dessus érigés, com-« prenant une maison de trois étages et six logements et dépendances portant les numéros civiques 6472 A 6480 de le dite troisième Avenue.Pour être vendu.A mon bureau, en la Cité de Montréal, le TREIZIEME jour de DECEMBRE prochain, A DEUX heures de l'après-midi- Le plus coupable en l’espèce n’est pas le journal qui publie ces réclames à tant la ligne.C’est la compagnie qui recourt à ce moyen et les personnes qui s’y prêtent.N’existe-t-il donc pas de loi réglementant l’usage du serment?Un tel abus d’un acte aussi solennel sur lequel repose l’administration de la justice n’est pas pour enrayer la multiplication des parjures que déplorent unanimement la magistrature et le Barreau.Bourses d'études Au Canada, R.G.rappelle les excellents échanges de suggestions auxquels ont donné lieu les fêtes du quatrième centenaire de Jacques Cartier.Sur le projet de lycée français conçu par M.Dandurand au grand scandale de la «bonne» presse, R.G.note qu’il existe un lycée français de ce genre dans presque tous les pays du monde., sauf naturellement au Canada français ; et il ajoute qu’on n’aurait rien à craindre du point de vue religieux de professeurs français choisis par exemple par l’Institut catholique de Paris.Notre confrère oublie que ce que l’on craint le plus, c’est la comparaison d’une telle institution avec nos collèges classiques.Au sujet du projet d’échange de lycéens, projet qui n’a pas moins alarmé nos « bons » journaux, R.G.écrit : Pour le moment, il faut féliciter les auteurs du projet de créer des bourses de voyages qui permettent un échange ininterrompu d’étudiants entre la France et Québec.Des lycéens viendraient chez nous s’instruire de nos coutumes, de notre façon de vivre, de notre histoire, de tous ces problèmes que pose l’organisation moderne d’un jeune pays, et quelques élèves de nos collèges classiques, choisis nous l’espérons par un jury compétent, iraient demander à la France ce complément de culture qui aura comme premier effet d’humanlser nos jeunes humanistes.Ces échanges d’étudiants ne sont pas nouveaux et, comme ils n’ont eu que d’excellents résultats ailleurs, nous ne voyons pas en quoi ils pourraient être inutiles ou néfastes à notre jeunesse.Toute la difficulté réside dans le choix des boursiers.Un conseil.Qu’on évite les « premiers de classe ».Ils en savent beaucoup trop long pour profiter vraiment d’un séjour en France.Les lecteurs habituels de I’Ordre auront compris.Mais pour certains journaux qui interprètent tout ce qui s’écrit au pied de la lettre, il est peut-être bon de signaler, comme Parizeau aime à le faire, que la dernière phrase de R.G.est ironique.Comme je le faisais remarquer l’autre jour au sujet du même projet, il est sans doute excellent d’avoir songé à faire passer aux écoliers français leurs vacances au Canada et aux écoliers canadiens l’année scolaire en France.Mais comme le projet Dandurand, le projet Contenot ne laisse pas d’alarmer O.H.qui écrit au Devoir : Le projet est encore à l’étude, et il est possible qu’il y reste longtemps.Mais on peut tout de suite noter qu’il offre des aspects complexes.Il y a en France des écoles de toutes sortes, certaines même où, quoiqu’elles soient officielles, les catholiques français ne laissent aller leurs enfants que lorsqu’ils ne peuvent faire autrement, en face desquelles Us ont souvent préféré, plutôt que de les laisser fréquenter par leurs enfants, construire, en s’imposant une double taxe, des écoles libres.Si le projet paraît devoir passer du domaine du rêve dans celui de la réalité, 11 faudra prendre la peine d’en examiner avec soin les modalités.Même dans cette France que vous vous ingéniez toujours à montrer comme essentiellement radicale, irréligieuse et amorale sinon immorale, même dans cette France, cher confrère, il se trouve d’excellents lycées catholiques qui valent bien des fois le meilleur de nos « collèges classiques » et à tous les points de vue.Partisannerie Sa Ventes par le shérif Le maudit système des secours directs, imposés par M.Taschereau en son temps, aura montré de déplorables lacunes chez les gouvernants.Du côté de Québec surtout, ça n’a jamais marché.Il y a eu, entre la province et Ottawa, d’interminables et oiseuses discussions de chinoiseries procédurières qu’aucune des autres provinces n’a Imitées.Il a été admis que les lenteurs des vérificateurs provinciaux ont été pour les chômeurs une source interminable d’ennuis et pour les administrateurs municipaux une croix qui a pesé bien lourdement.Comme il y a risque de famine à Verdun, ne seralt-U pas possible d’attacher un peu moins d’importance à la sous-section 83 de la cédule R du règlement 261 et de voir à ce que nos voisins ne soient pas réduits à aller casser les vitres de leurs épiceries ?On sait pourtant fort bien à la rédaction de 1T ILLUSTRATION que l’institution des « secours directs » ne vient pas de M.Taschereau, mais bien de M.Bennett qui s’était fait élire sur la promesse qu’il procurerait aux chômeurs un travail rémunérateur et non une humiliante charité.On n’ignore pas non plus à I’Illustration que la Province a déjà avancé de l’argent aux municipalités avant d’en recevoir les comptes et qu’Ottawa refuse maintenant d’en faire autant ; on sait aussi à ce journal que tout cela provient de la négligence du gouvernement municipal de M.Houde à faire préparer et présenter les comptes en temps utile et dans les formes requises.Des trois gouvernements intéressés c’est celui de Québec qui, de toute évidence, est le mieux disposé et a fait le plus pour aider les municipalités, celles de la région montréalaise tout particulièrement.Tout cela, on le sait à [’Illustration ; on n’en fait pas moins de mesquine politique sur les questions qui le méritent le moins.Cela, ce n’est pas propre.C’est même dangereux.AVIS PUBLIC est par le présent donné que les TERRES et HERITAGES sous mentionnés ont été saisis et seront vendus aux temps et lieux respectifs, tel que mentionné plus bas.Xo E-82080.— JULES-ARMA ND CHO-QUETTE, faisant affaires seul à Montréal comme entrepreneur sous les nom et raison sociale de J.-H.Mlllette Enregistrée, demandeur; ve JOSEPH AVRIL, défendeur.1.Les lots de terre sis et situés en la cité de Montréal, ayant front sur l’Avenue Marchand, connus et désignés comme étant les lots numéros deux, trois et quatre de la subdivision officielle du lot originaire numéro mille trois cent cinquante-quatre (1354-2, 3 et 4) aux plan et livre de renvoi officiels du cadastre du quartier Sainte-Marie — avec bâtisses dessus érigées; 2.Un emplacement sis et situé en la cité de Montréal, et composé comme suit, savoir: a) Du lot de terre connu et désigné comme étant le lot numéro vingt-cinq de la subdivision officielle du lot originaire numéro mille trois cent cinquante-cinq (1355-25) aux plan et livre de renvoi officiels du cadastre du quartier Sainte-Marie, borné en front, vers le sud-ouest, par la rue Fullum, en arrière vers le nord-est par le No 1365-21 (une ruelle), d'un côté vers le sud-est par le lot No 1366-24, et de l'autre côté vers le nord-ouest par le lot No 1356; mesurant vingt-deux pieds de largeur par quatre-vingt-deux pieds de profondeur, mesure anglaise, contenant mille huit cent quatre pieds en superficie; b) Du lot de terre connu et désigné comme étant le lot numéro vingt-six de la subdivision officielle du lot originaire numéro mille trois cent cinquante-cinq (1355-26) aux plan et livre de renvoi officiels du cadastre du quartier Sainte-Marie, borné vers le nord-ouest par le No 1365-1, vers le sud-est par le No 1354-3, vers le nord-est par le No 1356-27, et vers le sud-ouest par le No 1355-25, mesurant vingt et un pieds six pouces de largeur par dix-neuf pieds de profondeur, contenant en superficie quatre cent huit pieds, mesure anglaise.c) Du lot de terre connu et désigné comme étant le lot numéro vingt-sept de la subdivision officielle du lot originaire numéro mille trois cent cinquante-cinq (1366-27) aux plan et livre de renvoi officiels du cadastre du quartier Sainte-Marie, borné vers le nord-ouest par le No 1355-1, vers le sud-est par le No 1364-4, vers le nord-est par la partie non subdivisée du No 1355, et vers le sud-ouest par le No 1355-26, mesurant dlx-hult pieds de largeur par dix-neuf pieds de profondeur, contenant en superficie trois cent quarante-deux pieds, mesure anglaise.¦i No *5-186402.— ARTHUR LKGAULT, dit DESLAURIERS, demandeur; ta GASTON PLASTRE et Al., défen-deure; et B.CHARETTB et al., es^nal., mls-etreatise, et GEORGES DUHAMEL, euràtèor an délaisse-ment.- •'Comme éppârtenant aux défen- deurs et en la possession du dit curateur: Une lisière de terrain située en la cité 4e Montréal, ayant front sur la rue Lajeunesse, mesurant quarante-deux pied» de largeur par cent un pieds de profondeur, mesure anglaise, formée de la partie d’arrière des lots Nos 1, 2, 3 et 4 de la subdivision officielle du lot originaire No deux cent quatre-vingt-sept (287-1, 2, 3 et 4) aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse Saint-Laurent, mesurant, chacune des dites parties de lots, quarante-deux pieds dans un sens par toute la largeur de chacun des dits lots dans l’autre sens, la dite lisière de terrain bornée comme suit, savoir: Au nord, par une ruelle portant le No huit (8) subdivision officielle du dit lot deux cent quatre-vlngt-sept (287-8); en front, fc l’est, par la rue Lajeunesse; de Vautre côté, au sud, par le résidu ou la partie d’avant des dits lots Nos 1, 2, 3 et 4, subdivisions officielles du dit lot deux cent quatre-vingt-sept (287-1, 2, 3 et 4) et en arrière; à l’ouest, par le lot No 5, subdivision officielle du dit lot deux cent quatre-vingt-sept (287-5) aux dits plan et livre de renvoi officiels de la paroisse Saint-Laurent — avec toutes les bâtisses dessus érigées; le dit Immeuble non sujet à aucune servitude de vue, de jour, ou de passage en faveur do l’immeuble composé du résidu ou de la partie d'avant des dits lots Nos 1, 2, S et 4 de la subdivision officielle • dudit lot deux cent quatre-vlngt-sept (287-1, 2, 3 et 4) aux plan et livre de renvoi officiels do la paroisse Saint-Laurent,.Pour être vendue, en bloc, à mon bureau, en la Cité de Montréal, le QUATORZIEME jour de DECEMBRE prochain, à TROIS HEURES de l'après-midi.Un dépôt de $850 sera exigé de tout offrant ou enchérisseur, avant de recevoir son offre ou enchère, suivant jugement de l'honorable juge Curran, daté le 3 novembre 1934.No B-35470.— DAME ALYCB LAVINIA SHIRLEY, veuve de feu John-If-Findlay, demanderesse; vs JOHN FINDLAY, défendeur.1.Ce certain emplacement ayant front sur la rue Querbee, en la cité de Montréal, et étant le lot No 1 de la résubdivision du lot No 487 de la subdivision du lot originaire No 638 de la paroisse de Saint-Laurent — avec les édifices sus-érlgée, portant les numéros civiques 7457 à 7461 rue Querbes.2.Lot No 2 de la résubdivision du lot No 488 de la subdivision du lot originaire No 638 de la paroisse de Saint-Laurent, ayant front sur la rue Querbes, en la cité de Montréal.I No 187212_____CHARLES BINKO, deman- deur; vs TODOR MARTIN IUK, défendeur.La propriété située en la cité de Lachlne, à l’endroit appelé « Parc Dominion » du côté est de la rue George V, et connue et désignée aux plpn et livre de renvoi officiels comme étant la subdivision cent vingt-quatre du lot originaire numéro neuf cent seize (916-124), paroisse de Laohine — avec tous les édifices sus-érigés et portant les numéros civiques 148, 148a et 148b, rue George V, Lachlne.Pour être vendue, A mon bureau, en la cité de Montréal, le TREIZIEME jour de DECEMBRE prochain, à TROIS heures 'e l’après-midi.Un dépôt de $545 sera exigé de tout offrant ou enchérisseur, suivant jugement de l'honorable juge Surveyor, daté le 13 septembre 1934.î • i -! ! La corporation des imbéciles Après avoir expliqué par quelle série de transformations profondes l’Italie a dû passer pour devenir l'Etat corporatiste qu’elle est aujourd’hui, R.G.écrit au Canada: On voit un peu par tout ceci l’immense révolution que suppose dans les traditions et l’esprit d’un pays moderne ce retour au Moyen âge qui est l'institution du corporatisme.Que faul-il penser des médecins en rupture d’exercice professionnel de l’Action Catholique et de ce dentiste québécois pour femmes du monde, qui ont décidé de nous « corporatiser » à la sueur de leurs bras de chemise sans s’inquiéter du fédéralisme canadien, des traditions sacro-saintes du droit anglais et de la dualité des races chez nous ?Qu’ils sont tout à fait désignés pour fonder la corporation des imbéciles.Voilà ! 3.Ce certain emplacement étant le lot No 1 de la résubdlvlalon du lot No 488 de la subdivision du lot originaire No 638 de la paroisse de Saint-Laurent, ayant front rçur la rue Querbes, en la cité de Montréal, et portant les numéros civiques 7463 à 7467, rue Querbes.4.Lot No 1 de la résubdivision du lot No 489 de la subdivision du lot originaire 638 de la paroisse de Saint-Laurent, ayant front sur la rue Querbes, en la cité de Montréal, et portant les numéros civiques 7469 1 7473.Pour être vendus à mon bureau, en la cité de Montréal, le DOUZIEME jour de DECEMBRE prochain, à TROIS heures de l'uprèg-mldl.i No C-08585-ROSARIO COUTURE, de- mandeur; vs MLLE IMELDA SI-COTTE, défenderesse; et JOSEPH-ARTHUR COUTURE, curateur au délaissement.Une partie du lot, situé dans la cité de Montréal, numéro cinq cent cinquante et un (661) de la subdivision officielle du lot numéro un (1) aux plan et livre de renvoi du village incorporé d’Hocbelaga, ladite partie du lot, cqntenûnt six pieds de lgrgeur (6) par cent plçds de profondeur (100), mesure anglaise et plus ou moins, et bornée ladite partie de lot: en front au sud-ouest par la rue Saint-Clément; en arrière, au nord-est par une ruelle; du côté nord-ouest, par le résidu du dit lot, numéro cinq cent cinquante et un (561) et du côté sud-est, par le lot numéro cinq cent cinquante (560).Pour être vendu à mon bureau, en la cité de Montréal, le QUATORZIEME jour de DECEMBRE prochain, à DIX heures du matin.y i Illusion M.Willie Chevalier paraît être de ceux qui croient encore que notre seule natalité nous donnera un jour la prépondérance numérique dans la Confédération.Il en conclut qu’il ne faut pas‘souhaiter la rupture de la Confédération et qu’on a tort d’être séparatiste.Il écrit au Courrier-Senti-NELLe: Des publications de toutes nuances traitent maintenant, de temps à autre, du sort des Canadiens-Français dans la Confédération.Et la conclusion la plus générale, c’est que jamais on aurait dû nous embarquer dans cette galère.Il reste qu’à l’heure actuelle, pour des raisons trop longues à énumérer, mieux vaut ne pas songer au séparatisme.D’ailleurs, qui y songe sérieusement ?Mais il est permis — c’est même un devoir — de nous préparer à jouer un rôle de premier plan dans le monde.A l'instar des individus, les peuples ont une vocation.La nôtre — ce nous semble évident Amérique le rôle de la Grèce et de la Rome antiques, de la France contemporaine.L'été dernier, M.John A.Sullivan ., (député conservateur de Ste-Anne) décla- eux prises les gouvernements d’Ottawa et rajf que par la force même des choses, de Québec au sujet des allocations de chô- dans cinquante ans, cent ans tout au plus, No E-136173__WALTER-R.GURD, de- mandeur; vs THEO|*HILUS-ERNEST SALTER, défendeur.Le lot de terre situé pur la rue Hutchison, en la cité de Montréal, connu et désigné aux plan et livre de renvoi officiels du quartier Saint-Laurent, de la dite cité de Montréal, comme étant le lot de subdivision numéro cent huit du lot numéro quarante-quatre (No 44-108), et contenant vingt-cinq pieds en largeur par quatre-vlngt-neuf pieds en profondeur, mesure anglaise et plus ou moins.Avec les édifices sus-érl-gée connus sous les numéros 27, 29 et 31 de la dite rue Hutchison (anciens numéros) et tous droits et dépendances y appartenant, sans exception ou réserve.Pour être vendu à mon bureau, en la i .S: i’Iÿi Dans son numéro de mardi, I’Illus-TRATION publiait deux articles qui, dans leurs grandes lignes, correspondent aux opinions de I’Ordre: elle voudrait que le Canada affectât à d’autres fins l'argent qu’il dépense pour la Société des Nations, et elle trouve intempestive la discussion qui met i Le shérif, \ est de prolonger en OMER LAPIEiRRB No B-127037-ALLIANCE NATIONALE, demanderesse; vs ALEXIS OIIA-HÈTTE, défendeur.Un emplacement aia et situé en Bureau du shérif, Montréal, 22 novembre 1934.Date de publication, 24 novembre .1984, t i Avec bâtisses dessus érigées, le g ij ; % •- t'- ’j •••¦ * - /A" - ST* çV - ' - ; L’ORDRE—Montreal, samedi 24 novembre 1934 3 L’angine de poitrine '— ou, comme aux Etats-Unis, la délégation au travail du droit de s’organiser.Fort bien.Mais lisez le texte de la loi québécoise et réfléchissez porte ouverte au règne des gâte-métier.Lisez maintenant le texte de l'article II du National Recovery Act (section 7-a) : ressentirons peut-être quelque émotion au mois de janvier 1935.Les sociétés « catholiques » Que nos associations canadiennes en laveur de la S.D.N.fourbissent leurs armes paperassières.Il y aura bientôt, vraisemblablement, fort à faire.Si nos pacifistes étaient réalistes, ils s’emploieraient à remuer l'opinion canadienne qui croit vivre, elle aussi, dans la plus parfaite sécurité.Les associations dont nous parlons, si elles veulent la paix, doivent voir et faire voir les choses telles quelles sont.Elles devraient, par c’est la Suite de La 1 ère page Collaboration particulière de VOrdre Quant aux Commis-Voyageurs catholiques, aux dames de la Fédération nationale de Saint-Jean-Baptiste ou de la Ligue féminine, si quelqu’un peut nous dire quelles lumières elles pouvaient apporter au ministère de la Colonisation dans l’étude de son «-plan », nous lui enverrons poste pour poste une belle médaille en peau de lapin.Pour l’instant, nous ne savons qu’une chose, c’est qu’à l’exception peut-être d’une ou deux, aucune des sociétés dont le nom figurait au bas du manifeste soumis au congrès de Québec n’avait été consultée: les aumôniers, ou l’un d’entre eux, avaient signé pour elles.Les choses s’étalent passées exactement de meme façon, une première fois au sujet de nos prétendues attaques contre le Jeune-Canada, et une deuxième fois au sujet de la grève des internes de Notre-Dame.Croit-on que ce galvaudage du titre de « société catholique » ne nous crée pas des droits, et que, forcés de subir un état de chose qui aurait dû, semble-t-il, prendre fin depuis longtemps, nous n’essaierons pas au moins l’arme du ridicule contre les vendeurs de moutarde, de tabac canayen et de pipes de plâtre « catholiques » ?Le papa Ramollot qui dirige l’ÀCTION CATHOLIQUE écrit à notre sujet, à propos d’une insulte publique dont le Sacré-Coeur aurait été l’objet au Chili: Ne se trouve-t-il pas jusque chez nous des gens qui s’étonnent, — peut-être même s’indignent-ils sans trop oser le dire, — de ce que nos évêques, nos prêtres s’efforcent d’imprégner de catholicisme toute notre vie publique ; qui se demandent pourquoi une union CATHOLIQUE des cultivateurs, pourquoi des syndicats CATHOLIQUES d'ouvriers, pourquoi des associations de jeunesse CA- THOLIQUES, pourquoi des associations de voyageurs de commerce CATHOLIQUES ! ! ! Sont-ils sincères ?Ne le sont-ils pas ?Sont-ils des échos inconscients ou des instruments dociles ?Il y a des sots qui s’ignorent, c'est vrai.Il y a des artistes, même de la plume, dont le jugement ne vaut pas cher, c’est encore vrai.Il y en a qui se plient tout naturellement à toutes les besognes, il faut bien en convenir.Mais en plein milieu d’une crise dont l origine, la gravité et la durée ne sont dues qu'à ce que trop de chrétiens ont oublié qu'ils l’étaient, venir prétendre que le catholicisme est mis à toutes les sauces chez nous, et qu’il imprègne trop profondément notre vie, c'est au moins parler à travers son chapeau (sic) ! Tout président qu’il est des Anciens du Séminaire de Québec, cet estimable confrère est notoirement de compréhension lente.Espérons toutefois qu’avec de l’application il finira par saisir quelque chose à travers les distinctions et précisions qui précèdent.Si toutefois il insistait pour rompre une lance de plus en faveur des marchands de « bâtons forts » catholiques, nous lui laisserons la lice tout entière, car en vérité il y a à combattre, par le temps qui court, des adversaires plus intéressants que les grotesques qui s’efforcent de faire rejaillir sur l’Eglise catholique une partie du ridicule dont ils débordent.Répétons, en terminant, que les sociétés catholiques qui voudront rester dans le rôle « professionnel et social » auquel S.E.le cardinal Villeneuve les a discrètement rappelées dans sa lettre à M.Albert Rioux pourront compter sur notre appui dévoué, et éclairé.II ne se passe guère de jours sans qu’on ne relate, par la voix des journaux, que tel homme éminent, qui avait atteint ou dépassé la cinquantaine, a succombé subitement à une crise d’angine de poitrine.La fréquence de cette redoutable complication des maladies du extrême brutalité d’apparition en font un sujet de grande actualité, tant dans les cercles médicaux que dans les milieux populaires.Aussi croyons-nous intéressant d’entretenir nos lecteurs sur cette importante question qui domine la pathologie cardiaque, en en décrivant les symptômes cardinaux ainsi que certaines particularités qui permettent de la caractériser nettement.plissent pas sans douleur ; le seul fait alors de se vêtir, de se baisser ou de se lever, suffit quelquefois à déclancher la crise.Dans d’autres cas, les actes ks plus normaux de la vie végétative : l’acte sexuel, les efforts de défécation chez un constipé, le travail digestif, et dans cet ordre de faits surtout, l'abus d’aliments, l’ingestion trop rapide de mets indigestes ou de boissons glacées, sont des facteurs importants d’angine, et tout particulièrement de celle qui survient la nuit.Entrent également dans la genèse des accès angineux nombre de causes psychiques, variant du simple travail quotidien aux émotions les plus vives.L’excitabilité trop grande de ces cœurs en fait une proie facile à toutes les secousses morales que l’élément surprise et la brusquerie d’apparition rendent particulièrement dangereuses, et il n’est pas improbable que ce « serrement de cœur », qu’éprouvent certaines personnes sous le coup d’une frayeur subite ou à l’annonce d’une mauvaise nouvelle, ne soit en réalité que l’cbauchc, encore imprécise, d’une crise d’angine de poitrine.Voyons maintenant quelle est la cause de l’angine de poitrine.On a cru pendant longtemps que la maladie était due à une oblitération des artères coronaires (qui sont les artères nourricières propres du cœur) et que le muscle cardiaque, brusquement privé de sang par un spasme de ces artères, cessait alors de se contracter; mais les autopsies nous prouvent que la coronarite n’existe que dans la moitié des cas, sans compter que l’on a observé la sténose coronarienne chez des sujets qui n’avaient jamais eu d’angor.Cliniquement, on reconnaît deux grandes causes d’angine: les maladies de l’aorte, anévrysme, athé-rome et surtout aortite, et l’insuffisance du muscle cardiaque, dépendant à son tour de l’hypertension artérielle pure ou associée à la néphrite chronique.Lorsque l’aorte et le cœur deviennent chroniquement inflammés ils se laissent distendre, et cette distension produit un tiraillement, une excitation des fibres nerveuses dont l’enchevêtrement à la base du cœur constitue ce que l’on appelle le plexus cardiaque.L’angine de poitrine serait donc le cri de souffrance du plexus cardiaque.Cette théorie est d’autant plus séduisante qu’elle rend compte également des accès d’angor survenant chez ces sujets dont l’appareil cardio-aortique est sain, de ces fausses angines de poitrine auxquelles sont prédisposés nombre de névropathes et de fumeurs (le tabac est une cause provocatrice fréquente de ces crises d’angine nerveuse, et la suppression seule du toxique suffit pour entraîner la guérison).Le pronostic de l’angine de poitrine doit donc être toujours réservé.Il dépend essentiellement de sa cause organique ou fonctionnelle, et de l’âge du malade : grave 1 4Q ans, la maladie est moins sévère après 60 ans, car, la vie comportant alors moins d’effort, l’organisme se trouve ainsi mieux adapté ,à l’insuffisance.cardio-aortique traduite par l’angor.La thérapeutique est loin d’être impuissaiitç, devant ce mal redoutable, et avec un bon régime de vie l’angineux est en droit dé s’attendre à vivre encore longtemps.C’est l’opinion de Laubry, le grand cardiologue français, dont nous citerons, pour terminer, ce consolant axiome : « Toute angine de poitrine, même nettement organique, est passible de rémissions prolongées et de survie équivalent à la guérison ».Les employés auront le droit d'organiser et de discuter (to bargain, dans le texte: littéralement: marchander) collectivement, par des délégués choisis par eux.avec les employeurs de exemple, accorder une large publicité aux main-d'oeuvre ou leurs agents, et ne paroles de cet homme d’Etat anglais qui pourront subir de la part de ceux-ci des j disait, il n’y a pas très longtemps, que les interventions, restrictives ou contraintes.\ frontières de la Grande-Bretagne se trouvent en ce qui concerne leur organisation en réalité sur le Rhin.Et l’Angleterre, c’est propre ou toute activité ayant pour but une action collective, l'aide mutuelle ou la protection (de leurs intérêts).f cœur et son encore la tête de pont de « l’Ampâââre ».Ce qui était vrai en 1914 l’est encore aujourd’hui.Si les Canadiens voyaient la « bonne » Allemagne telk qu’elle est, l’horizon politique de l’Europe n’en serait pas pour cela bien changé.Ce serait, tout de même, autant de pris.C’est là que M.L'Heureux voyait naguère un exemple d'esprit corporatif.Or, quelle a été le résultat réel de cette législation?L'Americaz?Federation of Labour s’est vu autorisée pour légitimer la grève.L'un de ses chefs s’est écrié : « Nous atteindrons notre but quand bien même il nous faudrait déclencher la plus formidable grève de l’histoire.» M.Roosevelt a la responsabilité de San-Francisco.Loi équivoque : gouvernement équivoque.Seul un gouvernement stable, ayant l’esprit de continuité et le sens de la durée, pourrait faire des lois claires, utiles, nécessaires à la constitution même des corporations.Nul gouvernement démocratique n’est stable, alors?.Il y a lieu, tout d’abord, de distinguer deux sortes d’angines de poitrine, parce que leur temps d’apparition et la cause occasionnelle qui les provoque ne sont pas les memes : l’une, l'angine d'effort, qui survient le jour, et l’autre, l'angine de décubitus, qui apparaît la nuit, dans la position horizontale.Mais dans un cas comme dans l’autre, la douleur angineuse est essentiellement une sensation constrictive, c’est-à-dire une sensation d’étreinte, de serrement, d’étau, de griffe; c’est une douleur profonde, rétro sternale, dont le siège d’élection est en arrière du sternum, cet os long et plat qui occupe exactement le milieu du thorax.Une autre caractéristique de cette douleur, qui manque rarement, est de s’irradier dans le bras gauche jusqu'au petit doigt.L’angine de poitrine ou angor pectoris porte un nom remarquablement descriptif.Car c’est l’angoisse, la répercussion mentale de la douleur, qui donne à la maladie son allure si spéciale; c’est une sensation de mort imminente, de fin prochaine, qui remplit le malade d’un indéfinissable effroi.L’histoire .suivante, qui est authentique, illustre ce point d’une façon saisissante.Il y a trois semaines, c’était un samedi soir, nous nous promenions en compagnie d'un ami sur la rue Sainte-Catherine lorsque nous vîmes un tramway s’arrêter brusquement en face d’une pharmacie, et deux hommes en descendre, portant dans leurs bras un troisième qui paraissait inanimé.En moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, nous étions rendu auprès du malheureux, mais son œil était déjà vitreux, la mâchoire tombante; nous étions penché sur un cadavre 1 Que s’était-il passé ?Ecoutons un des témoins oculaires de ce drame : cet homme était debout et s’appuyant de sa main gauche à la rampe (ce détail a son importance, ainsi que nous le verrons plus loin), lorsque son visage revêtit tout-à-coup une expression de terreur et de souffrance indicibles; sa main droite se porta à sa poitrine en même temps qu’il s’écriait : « je me sens mourir / », et il s’effondra comme une masse.Voilà bien, dans sa simplicité tragique?te tableau de-fa forme foudroyante de l’angine de poitrine.Une autre particularité de l’angine d’effort est la réaction d’attitude.En général, le malade adoptera une attitude qui semble lui procurer un maximum de soulagement, et stoïque, impassible, il atteindra, dans l’immobilité absolue, la fin de la crise.Un malade de Huchard disait ne pas pouvoir faire un pas de plus, même si avec un revolver sur la poitrine on lui commandait de marcher.Laubry évoque ces contemplateurs muets et figés des étalages : leur regard anxieux, leur visage pâle, l’altération de leurs traits, le soin qu’ils prennent de leur bras gauche, renseignent suffisamment sur la nature de leurs méditations.A cette attitude spéciale Potain donnait le nom pittoresque de signe de la devanture.Et l'histoire de ce colonel, rapportée par Vaquez, est typique : il s’élance à l’attaque à la tête de son bataillon, franchit le parapet, fait quelques pas puis s’arrête, frappé d’une crise d’angine.Les balles sifflent, les obus pleuvent de tous côtés, ses hommes s’abritent ou se couchent par terre ; lui seul est debout, insensible au danger, cloué sur place, docile à la douleur dans l’attitude d’un héros.Plus rarement, et surtout chez les femmes, cette immobilité fait place à une agitation violente, à un besoin de mouvement incessant, de plaintes, et ceci lorsque la crise survient la nuit; mais il ne faut pas pour cela conclure à une simple manifestation nerveuse, car les femmes, qu’elles y tiennent ou non, ont parfaitement le droit de faire, tout comme les hommes, une crise d’angine de poitrine.Cependant il convient de remarquer que, pour des raisons que nous ne connaissons pas très bien, l’homme paie un lourd tribut à cette maladie, alors que la femme en est relativement indemne.Angine d’effort.Il ne faut pas croire toutefois que l’accès angineux est habituellement déclanché à l’occasion d’un effort surhumain ; au contraire, celui-ci survient, dans la grande majorité des cas, lorsque le cœur se trouve subitement inadapté, non pas à une tâche excessive, mais à ses fonctions coutumières.Ainsi, la marche, le plus simple et le plus naturel des exercices physiques, devient pour le cardiaque prétexte des plus fréquents à l’angine de poitrine, et il ri’est pas nécessaire pour cela qu’elle soit pénible, faite dans des mauvaises conditions de température et de terrain, ou que son allure soit rapide ou forcée ; même si elle est tranquille et lente, le malade peut ressentir ce serrement douloureux l’avertissant qu’il lui faut ménager ses pas.Dans d’autres cas la marche n’occasionne aucun ennui, et ce sera alors le travail familier ou les efforts habituels, de tous les jours, et tout particulièrement ceux qui mettent en action les membres supérieurs, ( rappelez-vous notre homme .du tramway).Parfois même l’état de mal angineux est tel, c’est-à-dire que les accès se répètent Jean-Marie NADEAU Un front des parapluies Le développement des sports, la culture physique et les exercices de préparation militaire auxquels sont astreints la jeunesse et l’âge mûr en Allemagne naziste ont voué au mépris le parapluie et l’ombrelle.A ce point que l’industrie de ces objets est tombée dans le marasme et que 150,000 ouvrier* et ouvrières sont rejetés au chômage.Pour se défendre contre la ruine, patrons et ouvriers de cette branche ont constitué un « Front des parapluies » qui en appelle à la sympathie et à la collaboration du public allemand pour que ce dernier remette en honneur ces précieux auxiliaires contre la pluie et contre le soleil.Lucien PARIZEAU La « bonne » Allemagne CHEZ Espérons que l'avertissement donné à la France et au monde par le rapporteur du budget français, M.Archimbaud, aura pour effet de dissiper toute illusion au sujet de la « bonne » Allemagne qui n’aspire qu’à la paix.D’après M.Archimbaud.le Reich peut, dans un avenir rapproché, encadrer cinq millions et demi d’hommes prêts à faire la guerre.La situation est donc à peu près la même qu’en 1914.avec cette différence que les anciens alliés n’ont aucune raison de se laisser prendre par surprise.Ajoutons aux déclarations de M.Archimbaud celles du maréchal Franchet d’Esperey, du colonel Jean Fabry, de Winston Churchill, des porte-parole de l’Allemagne elle-même, et le tableau politique de l’Europe sera à peu près complet.Les deux militaires français, dont l’un, M.Fabry, est député, et l’homme d’Etat anglais sont inquiets et ne veulent plus laisser leurs compatriotes vivre plus longtemps dans l’euphorie collective et la fausse impression de sécurité dont la S.D.N.peut donner la dangereuse illusion.Il n'est pas de meilleure preuve, d’ailleurs, de l’impuissance de la Société des Nations et de la volonté de guerre de l’Allemagne que la quasi-certitude que le Reich ne se considère plus lié par les clauses militaires (la Ve partie) du traité de Versailles.Dans les milieux internationaux de Genève, on croit que l’Allemagne reviendra à la S.D.N.et demandera, en reconnaissance de sa bonne volonté, l'égalité des armements, qu’elle a d’ailleurs prise depuis longtemps.On ne compte pas, d’ailleurs, les déclarations officieuses par lesquelles l’Allemagne affirme qu’elle ne se conformera plus aux clauses militaires du traité de Versailles.Les maîtres du Reich attendent sans doute que la question sarroise soit réglée.Nous W00DH0USE Oliver ASSEL1N LES IDÉES ET LES FAITS Mobilier Chesterfield recouvert en reps d’excellente qualité.Encadrements de noyer sculpté à la main.* * * Mobilier de studio, style moderne: deux fauteuils, un divan avec matelas à ressorts, transformable en grand lit ou lits jumeaux; monture métallique très solide.* * * Ameublement de salle à manger fini noyer.Table, buffet, dressoir, six chaises recouvertes de cuir.* * * Ameublement de chambre à coucher moderne.Lit de milieu, chiffonnier, commode et coiffeuse munies de glaces de Venise.* * * Suite de la I ère page sur ses lèvres pendant qu'il lisait le papier de M.Richer.III.—Quelques éclaircissements Résumons donc notre attitude, qui n’est pas une doctrine, mais la critique d’une interprétation en porte-à-faux.de la doctrine du Saint-Siège : —- Nous apcouvons le corporatisme comme principe d'organisation sociale, parce qu’il correspond à la société réelle, fondée sur la famille, les corps d'état, les corps constitués, la commune.Le libéralisme correspond à une société illusoire, fondée sur des cadres juridiques.— Nous désapprouvons la mésalliance du corporatisme et de la démocratie parlementaire, parce que la démocratie parlementaire, reposant sur l’idée du nombre, nie par le fait même l'idée de qualité qui est à la base de la doctrine corporative.Nous prenons évidemment pour acquis que la politique influe, en bien ou en mal.sur les institutions sociales, de même que les institutions sociales déterminent en certains cas la marche de la politique.D’autre part, si la différence des classes et l’intégrité des « milieux » servent de fondement à toute société chrétienne, l’une et l'autre ne sont possibles que dans les sociétés démocratiques à la base, aristocratiques au sommet.Enfin, le suffrage universel, excellent outil de représentation, sort de sa compétence dès qu’il prétend gouverner ou.si l'on veut, dès qu’il prétend choisir les hommes de gouvernement.— Pour des raisons que nous avons déjà dites, le corporatisme est inapplicable dans un Etat fédéral comme le nôtre.Pour qu'il le fût dans la seule province de Québec, il faudrait réformer l’Etat.Le réformer avant l’organisation corporative des professions ou simultanément, peu importe : il faut en venir là.Les corporations peuvent s’élire des représentants auprès de l'Etat ; mais la pire absurdité, ce serait que le gouvernement émanât, par voie de suffrage, des corporations elles-mêmes.La « réalisation progressive » de M.L’Heureux, c’est sans doute la promulgation de certaines lois sociales sans idée directrice, telles que l'extension juridique du contrat collectif de travail IL—Quand Picrochole se fâclic Dans cet honnête garçon qu'est M.Léopold Richer sommeillait un tigre de la polémique, une sorte de Rochefort sans lanterne (excusez du peu!).A M.L'Heureux les exposés de doctrine; à M.Richer le glaive, la cotte, le haubert et tout le bataclan.Mais il sommeillait aussi chez M.Richer un pauvre bougre qui prend sa respiration pour un tonnerre.Ces gens-là, dit-il en parlant de nous, « .sitôt qu'on leur montre le gros bout du bâton, ils implorent protection ».Léopold, as-tu du cœur?M.Richer ajoute : « Peüt-êfii M.Asselin aimerait-il que nous lui disions, là, franchement (espèce d'honnête homme, val), pourquoi nous n’acceptons pas sa haute direction en matière de réformes sociales?» M.Richer a peut-être dès clartés supérieures, son style supporte peut-être «une forte pensée» (s’il le dit, je veux bien l’en croire) ; mais il est clair comme le jour qu’il ne sait pas lire.Où, quand, comment le directeur de I’Ordre a-t-il exposé ses idées « en matière de réformes sociales »?Il y a ici une équivoque prodigieuse.La « Bonne Presse » s’est mise à parler de corporatisme et, dès le début, nous avons dit que cette forme d'organisation sociale exigeait, à notre sens, la réforme de l’Etat.C’était une objection, formulée en termes nets, et dont nous n'avons jamais dévié.Etait-ce un exposé de notre doctrine ?J’ai moi-même essayé de résumer objectivement la doctrine corporative de La Tour du Pin afin de montrer 1° que le doctrinaire du corporatisme le voulait uniquement à côté d'une monarchie représentative, et 2° qu’il avait raison, étant donné les abus inévitables qui naissent du suffrage universel pris, non comme instrument de représentation, mais comme moyen de gouvernement.Etait-ce un exposé de notre doctrine ?Enfin, M.Richer peut prendre le reflet de la lune sur son dos pour sa propre lumière, il n’empêchera pas toute une armée de jeunes hommes, surtout les rédacteurs de I'Ordre, d'admirer en Olivar Asselin un esprit lucide et informé par l’expérience, une âme de feu, un homme sorti de l’humanité médiocre de 1910 pour servir.Un journaliste de sa ligne n’a pas le déshonneur d’être loué de son vivant par les imbéciles, mais nous tous qui l'avons connu de plus près que M.Richer, qui avons travaillé avec lui, qui nous sommes même heurté à lui dans certaines questions secondaires, nous l’aimons comme un chef, et nous le disons.A son école, on peut comme partout se tromper, mais non pas tromper,, mais non pas fouler aux pieds l’idée de service que comporte le journalisme, cette servitude.Et il y a ce « sourire » que j’ai vu Chacun de ces mobiliers, valant en vente aujourd'hui au $135, prix de $69 Docteur G.-A.SEGUIN Pour vos cadeaux de NOËL et du JOUR DE L’AX Au Petit Versailles La maison du cadeau 030 EST, RLE SAINTE-CATHERINE Près de la Pharmacie Montréal L'Imprimerie de le Petrie execute lee travaux lee plue difficile#.Demander no» nrlx.T«.t LA S1ÏL Cri L’aveu des Soviets LOI ELECTORA LE DE QUEBEC (De la Gazette de Lausanne) Quelques jours après leur introduction solennelle à la Société des nations, lisons-nous dans les Débats, les Soviets ont montré de quoi ils étaient capables.Avec méthode, ils ont cherché à transformer la République espagnole en une vaste entreprise de révolution.Ils ont préparé les émeutes des Asturies, ils y ont régné pendant plusieurs semaines par la plus affreuse violence, ils ont tenu sous la terreur tout un pays.Les atrocités d'Oviedo, encore- mal connues, laissent voir quels sont leurs méthodes et leurs instruments de domination : des centaines d’habitants sans défense, des prêtres, des savants, ont été martyrisés avec la plus atroce barbarie; les usines ont été systématiquement incendiées; de l’université détruite, il ne reste rien.On ne peut pas accuser les Soviets de manquer de franchise et de cacher leur jeu.Ils n'essaient même point de nier leur complicité dans cette explosion de barbarie.Ils la proclament au contraire, ils s’en font une gloire et leurs journaux, I’Humanité en France, la Pravpa en U.R.S.S., ont déclaré en propres termes, avec un orgueil sauvage, que «pendant quinze jours, les Soviets ont été maîtres des Asturies ».Cette fureur révolutionnaire qui s’affirme à la face du monde et qui ne cherche même pas à se voiler d'illusions, nous ne nous en étonnons pas.Il est normal que la Russie soviétique continue par tous les moyens sa tâche, qui est de bouleverser la société et de jeter dans la civilisation actuelle ce désordre sanglant.Ce qui n’est pas normal, ce qui étonne, comme une folie inexplicable, c’est que les pays civilisés prêtent leur concours à cette entreprise et favorisent, sous prétexte d’habileté diplomatique, les desseins d’un régime qui veut leur ruine.LISTE DES ELECTEURS CITE DE MONTREAL BUREAUX D’ENREGISTREMENT Toutes les personnes domiciliées dans les limites de la Cité de Montréal, qui sont sujets britanniques, du sexe masculin, qui ont 21 ans révolus et qui possèdent toutes les autres qualifications requises pour être inscrites sur LA LISTE DES ELECTEURS POUR L’ELECTION D’UN MEMBRE DE L’ASSEMBLEE LEGISLATIVE, actuellement en vole de préparation, sont priées de se présenter LES 27 — 28 ~ 29 NOVEMBRE DE 9 HEURES DU MATIN A 10 HEURES DU SOIR h celui des bureaux temporaires qui est le plus proche do leur domicile pour s'assurer que leur nom est ou sera inscrit sur la liste de leur domicile électoral, et, s'il y » Heu, y déposer une demande en inscription sur la dite liste des électeurs.MONTREAL-ST-LOUIS .Louis Umansky .B.Tannenbaum MONTREAL-ST-LAURENT .Georges Belkin .Hyman Delnick .MONTREAL-STE-ANNE .W.Furlong .R.Payette.MONTREAL-ST-HENRl .Arthur Morin .Armand Rousseau MONTREAL-VERDUN .A.Lafontaine .H.Proulx.MONTREAL-ST-GEORGES .D.Raspa MONTREAL-DORION P .181 est, rue du Prince Arthur 51 ouest, rue Duluth 256 ouest, rue Sherbrooke 8 ouest, rue Duluth 1343, rue Conway 707, rue Windsor 4226 ouest, rue Notre-Dame , 725, rue Brewster 2011, rue Coleraine 6700, boulevard Monk 2075 ouest, rue Ste Catherine 1417, rue St-Zotique 405, rue Bélanger 6500, avenue du Parc 6712, boni.St-Laurent 813 est, rue d’Ontario 3701, rue Mentana 2121, rue Dorion 1801, rue Iberville 943 est, ave.du Mont-Royal Zotique Desrochers .4291, rue Messier Edouard Delcourt J D.Sénécal .O.Duhamel .Souliers en vente aujourd’hui Joseph Laferrière .J.Angeli .MONTREAL-LAURIER .Epicerie Gin gras .Imprimerie Saint-Jean MONTREAL-ST-JACQUE3 Hervé Ravary .O.-P.Arcand.MONTREAL-STE-MARIE .Henri Lachapelle .Joseph Boucher .MONTREAL-MERCIER .Librairie Mont-Royal à un $0.95 CARTES PROFESSIONNELLES Tél.i HArbonr 60S7 JEAN-MARIE NADEAU Avocat Diplômé de la faculté de droit de Paris Immeuble Trust A Loan 10 est, rue S—Jacques 4663, rue Mentana 1585, rue Gilford 1659, rue du Parc Lafontaine Somerled Drug Store.4625, rue Wilson Pharmacie Goyer.5060, Ch.de la Côtes-des-Neige# .808, rue Mistral .2128 est, rue Jean Talon .57, rue Jarry .5501, rue Jeanne d’Arc .3110, rue Dandurand .3854 est, rue d’Ontario m WESTM0UNT LAVAL Cercle paroissial Pierre Legault .A.Dubé.Max Desrosiers Albert Boisvert J-B.Presseault E.-R.-E.CHEVRIER, C.R., Largeurs A-B-C-D-E.Pointures: 5l/s à 11.Pour hommes et jeunes gens.MAISONNEUVE Député aux Communes L'ORDRE est édité par les Editions de l’Ordre limitée (cette bouffonne désignation est Imposée par le seul gouvernement français d’Amérique) et Imprimé par la *vec une telle fréquence que les plus petits uo Publication dé la Patrie limitée, tf forts et les moindres actes ne s'accom- 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal.Avocat Conseil (Ontario et Québec) *a“f“gsSeè«!fi* 1 Cours suprême, Cour de l’Echiquier 45, Ave RIDEAU Par ordre: ALBERT McCAUGHAN Directeur du Bureau des Listes électorales de la Cité, 515, rue St-Gabrid Téléphone: Plateau 6181 — Local 222 OTTAWA Montréal y .-wdm&À i wo*^^m i : 7v> ' ¦¦¦¦¦¦¦ L'ORDRE—Montreal, samedi 21 novembre 1931 4 THEATRES ET CINEMAS LA MUSIQUE verses, qu'ils jouent avec conscience et pour le seul plaisir d'être vrais.La section française du M.R.T.vient, parait-il, d’etre réorganisée.On doit pendant exigeait qu’il en fût un.M.Cor- avouer que jusqu’ici rien de sensationnel nisli a une conception bien déterminée de 11 cn sorti.Souhaitons seulement que l'effet qu'il veut produire, et coûte que la direction artistique en soit effective-coûte, opportun ou non, à travers tous meut assumée par Mlles Allan et Mehol, Ah ! que voilà une belle occasion de les rôles, il nous impose un jeu uniforme.T11' l°,,tC8 deux, parlent un français un-parler du M.R.T.et de son œuvre! Il l a rectitude de la position, jarrets ten- ; peccable et sont sans contredit les mieux est tard sans doute pour entretenir les 'h's' esprit tendu aussi, a été rendue par qualifiées pour diriger les efforts des lecteurs de la pièce que cette société,l’art M- Cornish avec une rigidité, pis, une « gallophones » qui veulent ctudier effi-dramatique donnait la semaine dernière cristallisation de sa personne dans une vaccinent 1 art dramatique.Quand il au Ritz-Carlton.Aussi bien serait-il ! position fort désavantageuse: jambes s a?11 d arl °1' de technique, qu on oiseux d'en donner un compte-rendu dissymétriquement arquées, bras en * adresse aux competences, plutôt qu aux plus ou moins conventionnel.Il y a d’ail- ovale, poings fermés sur les cuisses, torti- bonnes volontés et aux dévouements, leurs tant de manières d’assister à une colis, masque dur, gesticulation labiale, i Phis que quiconque, les artistes qu production théâtrale et d'en parler! exclusivement labiale.Au total, un bi- voudrions voir a la direction effective des C’est jj*.celle ,#cc d'A.Mey •>='«' *** Dukes, intitulée 7 he Man with a Load of Mme Loma Shcard est extrêmement ment, a toujours été.délaissée, voire Mischief, peut cire considérée comme un intéressante, et c’est bien à dessein que desservie, prétexte pris par le M.R.I.pour mettre |c présent de l'indicatif est ici cmplové.| en scène quelques-uns de ses meilleurs Comme chacun sait, Mme Sheard est une artistes.C est à cette unique considéra- danseuse fort remarquable.Elle a donc la conformité des acteurs aux rôles qui a 1 incomparable avantage de pouvoir leur étaient échus, mais surtout deux ou opérer une transposition continuelle de trois des acteurs eux-mêmes.(.est bien ]a vie.Elle voit tout cil mouvement, en la plus facile et la meilleure introduction rythme.Elle transforme tout en stvli-à quelques considerations sur 1 œuvre salions chorégraphiques d’un goût sûr, générale du M.R.I., pour laquelle il y de traits concis, énergiques même.La a lieu de professer la plus sincère admi- soubrette était bien de la Régence, mais ration.Aous en parlons d autant plus vo- l’interprétation qu’en a donnée l’artiste lontiers ici à 1 Ordre, que la section était une esquisse de style moderne, sai-française de cette société d amateurs sissant.Façon bien intelligente d’cxploi-promet d être active cette année.ter le prétexte qu’était la pièce de Dukes.Pour en revenir à la pièce elle-même, la distribution en était des plus curieuses, en ce sens que l’intrigue n’était pratiquement pour rien dans le plaisir des spectateurs.C’était moins la représentation d’une œuvre que la présentation d’acteurs de personnalités nettement différentes et bien extériorisées.LE THEATRE STELLA | LA POMME Ce noir à 8 h.30 et jusqu’à vendredi de temps à autre.Mais passons et remet tons la suite à la prochaine symphonie de Brahms, car nous l'aurons.Gustave Longtin Ce ténor canadien-français, qui a déjà remporté de brillants succès en France et même au Canada, vient de nous quitter pour un an.Parti de Montréal depuis quelques jours, il s’embarque aujourd'hui même à New-York sur le Paris à destination de la France.Boursier de la Province, il y passera une année et y étudiera sous la direction de M.Charles Panzéra, le célèbre baryton français, avec qui il se préparera particulièrement au concert et se familiarisera avec le répertoire des mélodies : Schubert, Schumann, Debussy, Fauré, Duparc, etc.Avec M.Raymond Gilles, de l’Opéra-Comique, .Longtin continuera ses études préparatoires au théâtre lyrique pour lequel, de l’aveu de tous ceux qui l’ont entendu à Montréal, à Ottawa ou à Saint-Jérôme, il semble particulièrement doué.Peut-être notre compatriote retournera-t-il au cours de l’hiver à Nice où il a remporté le succès que l’on sait.S’il chante de nouveau à l’opéra de Nice, il profitera de son séjour sur la Côte d’Azur pour prendre quelque contact avec les méthodes italiennes, probablement avec le ténor Pandolfini qu’il compte rencontrer à Nice.Gustave Longtin ne rentrera à Montréal que l’automne prochain et non au printemps, car il espère retourner à l’ctc dans quelques villes d’eaux françaises, notamment à Aix-les-Bains, où il a déjà fait une saison.Ce sera probablement sa dernière année d’étude en France, après quoi il compte faire un séjour aux Etats-Unis.Cela nous permet d’espérer un beau concert pour l’automne prochain.L'Orchestre de Montréal Le
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