L'ordre, 1 décembre 1934, samedi 1 décembre 1934
:.¦ '.' ¦"- ¦¦¦’•ïv.y- g - -% _ 1 #3 rédaction et administration # TARIF DES ABONNEMENTS ISO est, rue Sainte-Catherine, Montreal Téléphone : PLatcau 8511* 1 an 6 mois 3 moil Administrateur S PIERRE A SS ELI N Secrétaire de la Rédaction ., .PIERRE BOUCHER En ville, parla poste.Canada (hors de Montréal), ' Royaume-Uni, France et $6.00 $3.25 *1.75 Espagne .Etats-Uniset Amérique du Sud $6.50 $3.50 $1.85 Autres pays.$8.00 $4.25 $2.25 $9.00 $4.75 $2.50 m On est prié d’envoyer toute correspondance à la case 401S de l'Hôtel des Postes en mentionnant aur renveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.1 ; Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur s OLIVAR ASSELIN L’abonnement est payable d’avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable *11 pair à Montréal.¦U 1 Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année — No 222 Le numéro : 5 sous Montréal, samedi 1er déeembre 1934 en plus un gouvernement fort.Il ne serait pas étonnant que l’on en yînt à une solution extra-légale si une pression économique obligeait le pays à abandonner 1 étalon-or.On voit se dessiner en faveur de la dévaluation, dans les milieux d’affaires, un fort courant d’opinion qui aura peut-être sa répercussion politique d ici peu.Il existe bien des défense du franc-or.Seront-ils assez puissants pour empêcher la Belgique de se lancer dans une expérience dangereuse à tous points de vue ?H faut l’espérer.Nos cafards é Les vaches à Mars £n Amérique du Sud LES HOMMES DE LA LUNE a m mi: Ce sont ceux que vous savez, et par la plume de M.L’Heureux ils se scandalisent que nous ayons parlé de « l’espèce de « bonne » presse dont la providence de l’Eglise catholique a affligé le Canada français ».m Ce n'est pas du roman de la Rivière-à- i Mars que je me propose de vous parler.Non ! Je veux vous parler de mon ami Mars cl de scs vaches.L'ami Mars était un des premiers colons du Grand-h ond.A force de travail et d'énergie il était parvenu à défricher quelques arpents de terre, où il récoltait du foin assez pour nourrir un cheval et de la paille pour assurer la subsistance de quatre ou cinq vaches durant la saison morte.Il ne pouvait être question de donner du foin aux vaches au cours de l'hiver.Aussi Mars forçait sur la paille.Cependant son troupeau de vaches sortait le printemps toujours en bon ordre.Scs voisins, qui n étaient pas plus riches que lui et qui soignaient leurs vaches également à la paille, envoyaient, le printemps, au pâturage, des vaches maigres qui avaient peine à se lcr.ir debou1.Le bon état des vaches de Mars les intriguait et ils se demandaient comment ce satané Mars pouvait faire pour avoir des vaches de si belle apparence apres un hivcrnemenl à la paille.Mars était un malin.Un bon jour plus proche voisin se décida à lui demander son secret.€ Tu vas me dire, mon cher Mars, comment est-ce que tu fais pour avoir toujours un si beau troupeau au printemps, alors que tu soignes tes vaches avec de la paille comme celle que nous employons tous.» ir I Pétrole et Chaco m \ ! C'est, je crois, en 1882 que la Bolivie et le Paraguay tentèrent de délimiter leurs frontières communes.Comme à cette époque il n était pas question de pétrole, surtout dans la région du Grand Chaco — désert que seuls traversaient de temps à autre des bandes éparses d Indiens — on s'explique que les deux pays ne se soient pas donné la peine de procéder à une délimitation exacte des territoires actuellement testés.Le Chaco constituait alors sorte de no man's land, et les quelques postes situés sur les fleuves Pilcomayo et Paraguay n’avaient pas encore d'importance comme têtes de lignes pour les débouchés extérieurs.Les choses seraient probablement restées dans le même état si des géologues au service de la Standard Oil n'avaient découvert dans le Chaco, il y a une vingtaine d’années, des gisements pétrolifères très considérables.La compagnie se fit accorder d’immenses concessions par un cabinet bolivien quelconque ; mais la nature même de la région et les troubles politiques qui régnent à l’état endémique en Bolivie et au Paraguay ont rendu impossible l’exploitation du pétrole du Cran Chaco.Seulement, cette région n’ayant pas été délimitée de façon précise, il se trouve que les concessions accordées sont situées, du moins en partie, en territoire paraguayen.Le Paraguay n’aurait probablement jamais songé à revendiquer cette région par les armes s’il n’y avait pas eu de terrains pétrolifères importants dans les confins nord: de son territoire.Mais les hommes au pouvoir à l’Açuncion, poussés par la .Royal Dutch, ont décidé de revendiquer les territoires pétrolifères afin de les affermer à haut prix à l’entreprise anglo-hollandaise rivale de la Standard OU.Après des discussions interminables, les deux pays en sont venus aux armes ; la querelle des politiciens a dégénéré en querelle nationale, puis en une haine farouche qui se traduit par des massacres de part et d’autre chaque fois que l’occasion s’en présente.A vrai dire, la malaria tue plus de monde que les balles, mais cela n’empêche pas la guerre d’être menée très durement.C’est un massacre qui dure depuis tantôt trois ans et qui épuise ces deux pays si faiblement peuplés.Il existe d'ailleurs dans les rangs des deux armées nationales des bandes de mercenaires étrangers qui se comportent de la même façon que celles qui dévastèrent l’Europe au moyen âge et au temps de la Renaissance.Les pertes, de chaque côté, n'en demeurent pas moins très lourdes : 80,000 morts peut-être.1 Le « manque de respect, même de loyauté », impressionne peu M.L’Heureux (c’est ce que dit cet homme loyal), mais il désirerait « obtenir urn m I sur ce point un traitement d’exception pour la Providence et pour l’Eglise ».Et pour rendre son vœu plus imposant le bon cafard écrit « Providence jusculc, ce qui, le dictionnaire vous le dira, donne au mot le sens de Dieu.r André BOWMAN 1 1 » avec une ma- La responsabilité du gouvernement fédéral m con- De toute façon, l’honnête homme de I’Action catholique ne sait-il pas que la Providence avec ou sans la majuscule a souvent éprouvé l’Eglise en l’affligeant de serviteurs indignes ?A cette heure même, l’excuse d’un L’Heureux n’est-elle pas que l’AcTION catholique marche sur les traces de journaux catholiq français très bien cotés ?Et quel plus terrible exemple de dépravation morale que telle de ces feuilles qui s’est fait règle de ne jamais user du droit qu’elle possède de citer dans sa Revue de la Presse I’Action française, et qui reproduit très largement, sous la meme ru-brique, la presse socialiste et niste, y compris le Populaire de Léon Blum et I’HumanitÉ ?Citant un article où M.Blum disait que l’assassinat d’Alexandre 1er était le résultat inévitable du fascisme, mais qu’il n’aurait pas dû se commettre « en terre française », la Croix de Paris n’a pas eu un mot de protestation contre cette nouvelle incitation m voiMFy.3/ une B 1 Depuis qu’il a cessé de contribuer aux fonds de secours, le gouvernement fédéral proclame qu’il appartient aux provinces et aux municipalités de régler le problème du chômage.C’est pourtant là une question au sujet de laquelle M.Bennett ne saurait tenter plus longtemps de dégager sa responsabilité.A la session d’urgence qui a suivi son élection au pouvoir, il avait fait voter un crédit de $20,000,000 pour fins d’allocations aux chômeurs, ceux-ci devant recevoir le triple de cette somme par le fait de la contribution, en parts égales, des gouvernements provinciaux et Le 12 du courant, dans l'amphithéâtre des pouvoirs municipaux.Ce mode de de l'université de Berlin, en présence des distribution des secours fut maintenu jus- jeunesses hitlériennes, M.Jules Romains a qu à 1 été dernier, alors que, au cours d’une fait une conférence sur la latinité et le ger- .conference interprovincialc de pure forma- manisme.XI.Romains a repris à son compte Hitler recomposera-t-il le Saint-Empire Iité, le premier-ministre du pays annonça les données kayserlingiennes sur le nationa- ''ioma'n germanique ?Il y tend, et toute que le gouvernement fédéral s’abstiendrait lisme, « mouvement de rétraction de l’âme ».Allemagne.Mais le 11le Reich a besoin désormais de contribuer à ce qu’il considé- Il a recouru à l’histoire pour établir que le de capitaux pour alimenter son outillage rait comme de la competence exclusive des monde latin a souvent exercé une influence caduc.Le président de la Banque d Etat, provinces.Il s’appuyait, prétendait-il, sur profonde sur l’Allemagne, particulièrement M- Schacht, a d abord tâté en vain 1 opinion la constitution.Ottawa s’engageait seule- à l’époque de l’Empire franc et du Saint- américaine, puis il a poussé une pointe du ment à verser aux provinces une allocation Empire romain germanique.D’autre part, côté de 1 Angleterre.On a repoussé ses remensuelle déterminée, variable pour cha- force est bien de constater que le sentiment quotes avec froideur.Alors, selon 1 éternelle cune d’elles.C'est en vertu de cet engage- national, depuis le bouleversement luthérien, °* dédoublement qui régit les actes de ment que la province de Québec a reçu, explose à intervalles c'e plus en plus fre- t°ut Allemand, le diplomate d hier s est mué •nais pour les mois d’août et de septembre quents en Allemagne.M.Romains en con- en Erussien de caserne.A Weimar, dans les afflige parfois un pays, c’est cela.Notre seulement, $600,Oçv par mois.dut qu’un accord franco-allemand est pog- ]ours de novembre, M, Schacht s est « Bonne Presse » à nous n’en est pas en- Pdür justifier son attitude, le gouver- sible et souhaitable au-dessus des passions ral"^ ,s propriétaires de coupons d cm-core rendue à reproduire des apologies de ncmcnt d’Ottawa soutient qu'il appartient nationalistes.Un journal du IIIc Reich, le prunts allemands.Suivant M.Georges Blun, rTÿ~ rpour !r “ '%%,%%% ttA u '° aux idées nout elles, mais il ne lui rc- premier à dénoncer la mauvaise foi du j gouvernement fédéral dans cette affaire, j Or, récemment, le London Advertiser I formes de vie que si elle en puise les élé-réfutait la prétention de M.Bennett par nicnls dans les lois et dans les forces des des arguments ad homincm d’une valeur différentes cultures nationales et si chaque incontestable.Notre premier-ministre peut peuple respecte la loi vitale des autres.L'Eu- être taxé pour le moins d’illogisme.Si le roPc doit ainsi parvenir à un équilibre des problème du chômage ne relève pas du forces nationales 'qui ne sera pas un équilibre gouvernement fédéral, pourquoi celui-ci, mathématique des forces militaires, mais un en.M930, s’est-il engagé à le faire dispa- nouvel ordre dynamique du continent sur la raître ?Ainsi que le fait observer le base des territoires correspondant aux diffé-London Advertiser, c’est par des pro- tentes cultures nationales.En parlant de ce messes semblables que M.Bennett et ses f,0,nl de vue, une discussion franche entre collègues ont obtenu le pouvoir il y a les peuples devrait être considérée comme la quatre ans.Les promesses de ces messieurs base des relations politiques.C est ainsi que ont été si souvent citées sans être démen- nouf envisageons les rapports entre la France ties qu’ils ne peuvent songer à les nier.cl ^ Allemagne.M.Bennett comptait sans doute sur sa politique de haute protection pour ramener la prospérité.« L’expérience, il est vrai », poursuit le journal ontarien, « prouve que des tarifs élevés n'entraînent pas nécessairement une hausse correspondante des salaires et de l’embauchage; mais il n’a jamais paru que M.Bennett ait abandonné l’opinion contraire.» Les accords d’Ottawa n’étaient que la mise en pratique des théories conservatrices en matière de politique commerciale.Or celle-ci relève incontestablement du pouvoir fédéral.C’est là l’argument principal du London Ad- S ifli m M.T.-D.Bouchard 1 son ues - I LES IDÉES ET LES FAITS une glement de tous les internationalistes, cette sorte de revêtement poétique et fragile dont ils masquent la réalité.I.— L’accord souhaitable ü — Ça, mon vieux, répondit Mars, c'est un secret, cl j’ai bonne envie de ne pas te le dévoiler.Cependant lu es un bon voisin.Nous nous entendons bien pour les clôtures et les fossés de ligne.Si mes animaux sautent dans ton grain, lu me les ramène sâns trop te fâcher, et tu me rends souvent service.Si ma femme a besoin de farine, elle court chez Vous et la tienne lui en passe.Nos enfants s'entendent bien ensemble.Tu es le meilleur des voisins.Etant donné nos bonnes relations de voisins, je vais le dire mon secret, mais, écoute ! Faut pas que tu le dises aux autres! Des vaches, c’est pas ben fin.C’est facile des blaguer.C’est un peu comme bien du monde.Voici le moyen que je prends.Tu ne me croiras pas, mais c’est tout de même vrai.L'automne passé, mes vaches ne voulaient plus manger de paille et elles dépérissaient.J'étais au désespoir et je cherchais moyen pobr les faire manger.Une idée vint : si je leur mettais des lunettes vertes ?« J'descendis sus Poléon, au village, et j'achetai cinq paire¦ de lunettes vertes.Tu te demandes où /"veux en venir, et tu penses que /’sus fou ; attends ! lu vas voir.C'est ben simple, j’ai mis les lunettes vertes Vaches cl je leur ai donné de la paille.Elles ont regardé dans la crèche cl elles ont vu la paille verte ; elles ont cru que c'était du foin et se sont mises à manger la paille à belle dent.Depuis ce temps-là mes vaches mangent, la paille comme du foin.Elles engraissent et donnent du lait comme si je les soignais au foin.— Ta qu’à voir ! Y a ben rien que loi pour penser à une affaire comme ça.a m commu- lll.— Réalité H m m au meurtre, à peine voilée, qu’elle prenait pour ainsi dire à son compte.La « Bonne Presse » dont la providence : : f; I un K de la Nation BELGE, il a dit à peu près ceci : me S De quoi vous plaignez-vous ?Volre ga-letlc s’esl volatilisée, cl vous qui espériez toucher des 7% d'intérêt, vous ne recevrez aujourd'hui que des haricots.Est-ce notre faute ?N'esl-cc pas plutôt la vôtre et surtout celle de vos gouvernements qui vous ont incités à nous prêter de l'argent, comme s’ils avaient ignoré le sort qui serait immanquablement réservé à ces fonds ?pugne nullement de chercher à forcer la main de l’autorité religieuse pour obtenir la condamnation d’un journal d’ordre — d’ordre religieux d’ordre politique — qui juge son ignorance et voit clair dans, son hypocrisie.L'Europe ne pourra trouver de nouvelles m 1 aux m comme m S k m Olirar ASSEL1N Paroles d’un homme qui s’apprête à renflouer son pays au moyen de l’argent étranger.Vers la fin de l’été, la France signait avec l’Allemagne un accord de compensations commerciales.Aux termes de cet accord, le Reich devait « conserver un excédent d’exportations dont auraient partiellement bénéficié les porteurs d’emprunts Dawes et Young ».Ironie : l’excédent des exportations s’est déplacé du côté de la France.Les porteurs d’emprunts en seront pour leurs espérances.Quant au commerce français, le milliard de créances recouvrables sur l’Allemagne se réduit à peu de chose après le discours de M.Schacht à Weimar.Le 'Ille Reich aura fait quelques dupes de plus.Il La crise politique belge vr: 1 P.M.(Du Progrès du Saguenay) m Goethe eût ¦ parlé de la sorte.Goethe eût-il agi comme il eût parlé ?Le monde se souvient d’un homme de miel, le plus grand trompeur de l’histoire : il s’appelait rappelons tous un autre homme, qui fut olympien dans son temps et à qui quatorze points de suture suffirent pour défigurer l’Europe : il s’appelait Wilson.Nous avons encore présente à la mémoire la promesse d’un socialiste français, d’ailleurs sincère, que le socialisme allemand refuserait de prendre les armes contre le socialisme français : cet aveugle s’appelait Jaurès.Il y eut aussi Briand, et l’école de Briand.De ces idéalismes irréfléchis est sortie la guerre.L’Allemand ne peut pas être citoyen d’Europe tant que l’Europe ne sera point allemande.Les philosophes qui ont le plus maudit la civilisation germanique, ce que Schopenhauer appelle une « culture de philistins », restent allemands par la racine même de leurs oeuvres : Goethe dans Faust, Nietzsche dans tous ses livres, Wagner et Schopenhauer.L’Allemagne se replie sur elle-même avant de déborder propres frontières.Il faut la prendre telle qu’elle est.m Le nouveau cabinet Theunis est constitué, mais la crise politique belge n’en continue pas moins pour cela.La chute du ministère de M.de Broqueville n’est qu’un épisode et la constitution d’une nouvelle combinaison ne change rien à la situation.La Belgique, comme la majorité des attires pays, souffre d’un mal profond, d’une crise d’autorité.Malgré les pleins pouvoirs octroyés par la Chambre au cabinet Broqueville, celui-ci n’a pu faire face aux circonstances.Les difficultés économiques l’ont dissocié; elles ont fait apparaître toutes les divergences qui peuvent exister entre des représentants de partis parlementaires qui en sont restés à la conception du dosage savant des portefeuilles comme remède souverain dans les moments les plus difficiles.Le cabinet Broqueville avait bien l’intention d’utiliser au maximum les pouvoirs qui lui avaient été conférés, mais il s’est trouvé dans l’impossibilité de le faire.H était en effet devenu un parlement miniature où le ministre président était plus occupé à jouer le rôle d’arbitre entre factions opposées qu’à remplir les fonctions de chef du pouvoir exécutif.Aussi le prestige du cabinet n’a-t-il pas tardé à être atteint; M.de Broqueville a préféré démissionner avant de subir une défaite devant les Chambres.On a envisagé toutes les combinaisons avant d’en arriver à la formule actuelle.Il a été question d’un cabinet Jaspar, composé de libéraux et de catholiques, eu réalité cabinet de transition, et aussi d une autre combinaison établie sur des bases plus larges et comprenant des personnages extra-parlementaires.On s’est arrêté à un compromis ressemblant assez à la deuxième formule.La Belgique traverse un moment difficile, La population réclame de plus Z Bcboe Stresemann.Nous nous Trente ans après E, U *.d, M.Romain,.> Celui-oi jamais entendu parler de la 11 y a eu depuis 1928 neuf tentatives de conciliation qui toutes ont échoué.Les plus importantes sont celles du 10 décembre 1928, du 3 août 1929, du 2 février 1933, de la Vile conférence panaméricaine (3-26 décembre 1933) et de la S.D.N.en 1933.Noberto Pinero faisait il y a quelque temps les remarques suivantes dans la Naçion de Buenos Ayres : Il n'existe aucune raison de poursuivre les pourparlers et de s’obstiner à la recherche d'un accord.D'autre part, la guerre du Chaco, si on la considère objectivement, ne répond à aucune [in plausible.Elle n'est pas un effet nécessaire des circonstances, du ment historique ou de facteurs ambiants.quels qu'ils soient.Le Chaco boréal est un désert ; la Bolivie et le Paraguay qui se le disputent sont deux pays presque déserts eux-mêmes et situés dans un continent en très grande partie désert.réussira à s’attacher l’estime de quelques Allemands supérieurs, du moins jusqu’à la prochaine guerre.Alors, Keyserling lui- , ,.r- , v .meme, champion d’une Europe harmonieuse 1 , Yougoslave, cl origine au-dessus des appétits de race ou de culture, CmatC’ e.t ,qui.a a.uJourd hu* Quatre-vingts prendra du service dans l’armée.La provi- anS> voulait dernièrement payer un billet dence voudra sans doute qu'il rencontre C C e.min 5 ,^r avec un Vleux billet M.Romains dans une escarmouche et lui austro-hongrois d avant guerre.L employe vide les boyaux à la baïonnette, au nom de , ayant observer que ce billet n’avait l'Avenir européen.P|us cours, elle sc mit en colère et refusa de le croire.On eut toutes les peines du monde à la persuader que l’empire d’Au-triche-Hongric n’existait plus et que la Croatie n’appartenait plus à la Hongrie.Prises de pitié, les personnes qui assistaient à la scène se cotisèrent & guerre mondiale et du bouleversement de la carte de { VERTISER : Le parti conservateur prétend, que la prospérité dépend de tarifs élevés.Comme 'les mesures de protection douanière ressortissent exclusivement au parlement fédéral, il s’ensuit, en vertu même des principes conservateurs, que c’est à lui qu’il faut s'adresser quand il s'agit d’obtenir des secours pour les chômeurs et de ramener la prospérité.Une autre école veut que le remède à la crise réside non dans le protectionnisme, le libre-échange ou un protectionnisme mitigé,.mais dans une réforme d’ordre bancaire et mbnétairc, qui est elle-même du ressort du pouvoir fédéral.1 son IV.— Pour plus de clarté Un correspondant qui ne nous aime guère nous fait observer avec un accent de triomphe que nous avons faussé le dogme catholique dans cette phrase de notre article du 21 novembre (note II, 21e ligne) : « Il nous manque des héros supérieurs comme Les événements sont ironiques.Juste au *e CJinst, qui se laisseraient meurtrir moment que M.Jules Romains cherche à unc ld®c- * régler le sort du monde par 1 Internationa- Tout le monde sait que le Verbe fait lisme, les égoïsmes nationaux se renfrognent, chair est à la fois Dieu et homme, et que En Allemagne même se dessine peu à peu par conséquent il est normal de lui attribuer un spectre familier aux Germains : 1 obses- toutes les vertus humaines à un degré supé- sion^de l’encerclement.La misère sévit à rieur.Comme toujours nous avons été par- , Une jeune femme était demeurée seule 1 intérieur ; des licenciements industriels se faitement orthodoxe, et nous nous demandons a ,a maison, quand elle perçut des bruits multiplient ; l’indice des prix de détail ne quelle déviation du coeur ou du cerveau peut suspects semblant provenir du rez-de-de monter.La crise économique ne bou- pousser un homme à chercher dans nos écrits chaussée.Nullement craintive, elle se mit everse aucun pays aussi _ profondément que autre chose que ce que nous avons voulu y à l’écoute et eut bientôt la conviction qu’il I Allemagne.Reste à l’Etat, pour résister mettre.Si jamais nous déviions involontai- s’agissait de voleurs qui avaient voulu au mécontentement de la masse du peuple, rement de l’orthodoxie, nous serions heureux mettre à profit l’absence de son mari pour la ressource classique de le distraire vers des qu’on nous en avertît.Mais de grâce que les H voler.problèmes extérieurs.Le droit de l’Aile- théologiens pour rire cherchent ailleurs que Tout à coup, elle eut une idée bizarre-magne a ses anciennes colonies africaines, le dans I’Ordre des contrefaçons du dogme elle sc couvrit d'un drap de lit et dans problème de la revision des frontières de et de la vérité catholiques.l’obscurité, sc porta au haut de l’escalier trusts du pétrole.Si la Standard Oil ^ -%- -r« * -°".En, ,n„„d par U ____________ ____________'-‘'"'f’1 • a,cu U» librairies à 25 nous l’exemplaire.lr-d> Sainement., Aüdrs BOWMAM T- ses pour payer en dinars le voyage de la brave femme.B IL — Illusion i Le fantôme meurtrier mo- pour • C’est De toute façon, M.Bennett ne peut honnêtement se décharger sur les provinces et les municipalités des responsabilités qu’il a délibérément encourues.Les journaux canadiens, après I’Ordre, commencent à s’fn rendre compte.Si l'opinion publique est enfin éclairée sur ce sujet, M.Bennett et ses collègues s’en apercevront bientôt.une aventure plutôt désagréable que celle qu’ont vécu récemment à.Riga (Lettonie), deux cambrioleurs, si désagréable même que l’un d’eux y a laissé la vie.T %’ BS F M Les belligérants ne peuvent donc raisonnablement considérer ces régions en litige comme un territoire à peupler.Ils ne cherchent que la possession nominale de ces territoires afin de pouvoir les affermer ou les concéder.Bolivie et Paraguay sont des marionnettes entre les mains des deux plus puissants E ! cesse Jean-Claude MARTIN El Une femme forte i — Ma femme me dit que si je meurs, elle restera veuve.— Eh bien ! mais c’est touchant, cela ! Elle veut dire qu'il n’y a pas deux hommes comme vous au monde.te .4 K S sons prctc à combattre jusqu’à l’ultime fantassin paraguayen.1 autre I.Il f* ?1 r ?>- - -,- H ih L’ORDRE — Montreal, samedi 1er décembre 193-1 9 là, point de salut littéraire.Et bien que ce soit un truisme de le redire, je répète que cette culture excellente consiste autant pour nous que pour le Français à savoir penser et à connaître l'art d’exprimer ses idées, ses opinions, ses vues et ses sentiments.Votre journal joue, semble-t-il, ce double rôle auprès de ses lecteurs, car, outre le directeur, la plupart de ceux qui écrivent à VOrdre possèdent des idées, chose assez rare ailleurs, les exposent en hommes du métier et sans fausse pudeur, chose peu commune nulle part.Un signe certain de la supériorité de vos collaborateurs, c’est qu'il n’y a que le petit nombre qui leur résiste, qui ne se range pas à leur avis.Mais à la fin tout le monde finira bien par s’entendre : journalistes, en ne survolant pas trop haut, lecteurs, en dépouillant lentement le « vieil homme ».Soyez donc félicités de l’œuvre de votre journal, d'une œuvre qui méritera de la patrie, même n’enregistrerait-elle à crédit que le fait indéniable d’être une école où s’enseigne un peu l'esprit de la langue.Les dyspepsies REVUE DE LA PRESSE CANADIENNE "A part l'ulcère et le cancer de l'esto-1 l'on a un estomac qui fonctionne mal ou qui sont des maladies organiques que certains aliments sont particulièrement bien définies, on englobe sous le terme gé- indigestes pour que les troubles digestifs nérique de dyspepsies gastriques 1 ensemble | les plus variés apparaissent.Qu un aliment des troubles fonctionnels sécrétoires, mus- I donné, ait pu, en une certaine occasion, culaires et nerveux qui ne sont pas sous la : etre la cause déterminante d un embarras dépendance d'une lésion organique de l es- gastrique aigu, le fait est indéniable, mais tomac.Il faut distinguer trois grandes va- , ordinairement les choses ne se passent pas riétés de dyspepsies, suivant les causes qui ainsi; 1 indigestion est due non pas tant à leur ont donné naissance : les dyspepsies 1 aliment lui-même qu au fait qu on en a secondaires à une affection d'un autre or- trop mangé ou qu on 1 a mangé trop vite, ou encore que la condition physique ou mentale du sujet à ce moment était défavorable (fatigue, émotion, surmenage intellectuel, chagrin, etc.) L’influence des émotions violentes sur quittaient de la situation de la population canadienne-française à Montréal.Il a adressé aux journaux un communiqué dont j’emprunte quelques paragraphes au texte paru dans le Canada.peut en être sûr, si les universités canadiennes-françaises n'avaient accordé congé à leurs étudiants, ceux-là n’ont cependant pas songé un instant à mettre en doute le « loyalisme » des habitants de celle bourgade de l’Ouest canadien qui ont refusé de libérer les écoliers à l'occasion du mariage de jeudi, mais ont fait fermer leurs écoles le jour anniversaire de la révolution communiste.Cette bourgade a pu impunément donner à une rue le nom de Tim Buck, agitateur communiste notoire qui vient de sortir de prison; les habitants de cette ville peuvent non moins impunément afficher leur mépris des institutions britanniques et de la dynastie de Windsor, et peuvent proclamer leur sympathie pour les Soviets.Mai quoi aller si loin ?Les étudiants de McGill eux-mêmes peuvent proclamer = «qu’ils ne s’estimeraient pas concernés dans l’éventualité d’une guerre dans laquelle l’Angleterre serait belligérante » et nos loyalistes ne protestent pas avec le dixième de la véhémence qu’ils mettent à accuser les Canadiens-Français d'être de mauvais sujets britanniques lorsqu’ils réclament des écoles françaises dans les provinces où ils sont en minorité.La réflexion de l’universitaire eanadien-français ne s'adressait pas à l’université McGill mais au Canada anglais et elle était pertinente.En rabrouant ainsi un Canadien-Français et en prenant la défense d’une institution qui peut se défendre elle-même et que, de toute façon, il ne nous appartient pas de défendre, la Patrie fait de l’impérialisme de lèche-bottes.L'université McGill avait sans doute des raisons de refuser le congé à ses étudiants, ajoute la Patrie.S’est-on seulement Informé pour quel motif il n'y a pas de congé A McGill ?Car il est raisonnable de présumer qu'il en existe un.Nous ne le connaissons pas, mais il nous revient A la mémoire que, 11 y a quelques jours, lorsque le McGill Daily, le journal des étudiants, a critiqué & ce sujet la direction de l'université, le Star a fait observer que les mêmes étudiants qui, il y a une semaine ou deux, dans un plébiscite universitaire, manifestaient qu’ils ne s’estimeraient pas concernés dans l’éventualité d’une guerre de l’Angleterre, réclamaient maintenant un congé A l’occasion d'un mariage dans la famille royale.Où le Star a-t-il pris Vidée de ce rapprochement ?Nous l'ignorons, mais ce pourrait bien être IA la raison pourquoi il u'y a pas aujourd'hui de congé A McGill.Car, cm somme, si beaucoup d’étudiants de McGill prétendent rester étrangers aux épreuves de la famille royale, de quel (jrolt prétendraient-ils s'associer A A ses joies ?Que McGill ait eu des raisons particulières de maintenir ses cours jeudi et que ces raisons soient celles qu'indique la Patrie ou qu’elles soient autres, nous n’avons pas à y voir.Et cela n’a rien à voir non plus avec la première partie de l’article de la Patrie.Ce n’est pas nous qui reprocherons à l’université McGill son attitude.Mais nous voulons, avec l’universitaire canadien-fran-çais dont nous ignorons le nom, saisir l’occasion de rappeler que l’université de Montréal aurait pu avoir des raisons de ne pas fermer ses portes.Le jour où elle aura des raisons de ne pas suivre les autres institutions du pays dans une manifestation de sympathie impérialiste personne n'aura le droit de le lui reprocher.La population française de Montréal De charmants confrères — trop charmants peut-être — veulent bien mettre mon nom en vedette chaque fois que l'actualité les invite à parler de population et ils me posent directement des questions qui parfois ressemblent fort à des « colles ».Ainsi, il y a une quinzaine, I'Illustration recevait d’Ottawa une nouvelle qui laissait supposer que la proportion des Canadiens-Français dans la population de Montréal avait diminué.Alarmé, le confrère écrivait en substance: Langlois possède peut-être dans ses paperasses les renseignements qui nous éclaireront sur ce sujet.Reprenant l’article de I’Illustration dans sa revue de la presse, l’ÉvÉNEMENT me sommait gentiment à son tour de répondre, cependant qu’au Canada, R.G.me posait lui aussi une question analogue.La seule façon de répondre aurait été de recourir aux données du recensement fédéral de 1931, les seules statistiques officielles, et d’établir, par les méthodes d'appréciation en usage au service de la statistique, les modifications « probables » survenues depuis trois ans.J’aurais pu ensuite comparer les résultats au recensement particulier de la compagnie Lovell ou à celui des autorités ecclésiastiques et enfin demander des chiffres à l'Hôtel-de-Ville.Cela m’aurait demandé plus de temps que je n’en puis aujourd’hui consacrer à ces choses.Mais voici qu’un bon ami est venu à mon secours.Le directeur du service provincial de la statistique, M.Jean-Charles Harvey, esprit attentif et homme renseigné, a été alerté par cette inquiétude de quelques journaux.Il a mis en branle ses services et a répondu pour moi aux confrères qui s'in- Les jeunes et le commerce La Tribune se félicite de la fondation à Sherbrooke d’une Chambre de Commerce des Jeunes.GrAce A cet organisme nouveau, nombre de nos jeunes gens prendront un intérêt plus vit et plus persévérant A l’étude de certains problèmes d’ordre économique et, marchant sur les traces de leurs aînés, accorderont volontiers A la solution de ces problèmes un temps que, peut-être.Ils auraient été tentés de donner A des choses plus ou moins futiles.La jeunesse, on ne cesse do le redire, est riche de projets, riche d'ambitions, riche surtout d’enthousiasme.En conséquence, 11 importe qu’on lui fournisse et l’occasion et les moyens de faire bénéficier la communauté des qualités qu’elle possède et qu’on lui laisse, pourvu qu’elle ne songe point A en abuser, ses coudées franches.Il importe également, par les temps troublés que nous traversons, que les jeunes prennent exactement conscience d’eux-mêmes, qu'ils ne se laissent point abattre, eux pleins de vie et d'idéal, par les épreuves du moment.Le poète l’a dit : « L’avenir est A ceux qui luttent », c’est-A-dlre A ceux qui travaillent, A ceux qui bataillemt contre le laisser-aller, tout en restant fidèles aux préceptes de la plus rigoureuse honnêteté, A la grande loi du travail exécuté dans l'ordre et l’harmonie.mac, Noua avons comparé les données des recensements de 1921 et de 1931 et nous en sommes venus & la conclusion que la population de langue française de Montréal était plutôt en vole de croissance que de diminution.En 1921, les préposés au recensement no classifiaient la population d'après la langue parlée qu’à partir de l’âge de 10 ans.A ce moment-là, les personnes âgées de 10 ans et plus qui ne parlaient que français étalent au nombre de 104,392; les personnes parlant français et anglais seulement étalent au nombre de 234,690.Total: 339,082, soit 70.8 p.c.de toute la population de 10 ans et plus.En 1931, les personnes de 10 ans et plus parlant français seulement étaient au nombre de 106,303; les personnes du môme âge parlant français et anglais seulement étalent au nombre de 362,958.Total: • 469,261, soit 70.21 p.c.de toutes les personnes âgées de 10 ans et plus.(.) gane, (constipation, appendicite chronique, maladies du foie et de la vésicule biliaire, néphrite chronique, maladies génitales chez, la femme, tuberculose, etc.,); les dyspepsies primitives, qui reconnaissent à leur origine une gastrite chronique, laquelle est causée par toutes les fautes contre l’hygiène alimentaire, l'emploi de médicaments irritants, l'excès de tabac, l’inhalation de vapeurs ou de gaz toxiques; les dyspepsies nerveuses, enfin, où l’élément névropathique prédomine et rend compte des troubles digestifs les plus nombreux et les plus variés.Les dyspeptiques nerveux, pour nous occuper ici tout particulièrement de cette classe de malades, constituent un noyau important de la clientèle du médecin, et il n’y a rien d étonnant à cela.L’estomac, en effet, est relié au cerveau, à la moelle et aux organes internes par un plexus fort compliqué de nerfs, de telle façon qu’une lésion à distance dans un autre organe peut avoir sa répercussion sur l’estomac et y déclancher soit tout simplement une indigestion, soit une dvspepsie nerveuse, pour peu que la cause morbide persiste.On peut donc dire que, dans la majorité des cas, les troubles digestifs stomacaux sont dus, non pas à l’estomac lui-méme ni à la nourriture ingérée, mais plutôt à la condition du sujet et aux circonstances qui ont précédé, accompagné ou suivi l’acte alimentaire.Ces circonstances, ou si l’on veut, l’état de réceptivité de l’estomac au moment où les aliments y pénètrent, l’état de sa musculature et sa richesse en sucs digestifs, le temps qu’il prend et l’effort qu’il faut pour faire passer le bol alimentaire, voilà autant de facteurs qui interviennent dans le travail de la digestion, indépendamment de la quantité et de la qualité des aliments.L’estomac est un organe très puissant, capable normalement d’absorber sans trop se fatiguer des quantités formidables de nourriture, pour autant qu’on ne le taxe qu’exceptionnellc-ment au delà de sa limite d’endurance; et l’on peut dire aussi qu’il n’y a qu’un nombre très restreint d’aliments vraiment indigestes de leur nature, tels que la moutarde, les cornichons, bref la plupart des condiments.Les dyspeptiques nerveux deviennent de plus en plus nombreux tous les jours, l’isthme du gosier; au lieu d en être les maîtres nous sommes à sa merci, et nous la fonction musculaire du tube digestif est remarquable, et les exemples ne manquent pas.Les effets purgatifs de la peur, entre autres émotions fortes, sont bien connus, et les plaisanteries qu’elles ont fait naître, si clics sont d’un goût douteux, n’en indiquent pas moins une action très nette sur l’exagération des contractions intestinales.A ce propos, une expérience intéressante a été faite récemment à Harvard: un chat, dont on suivait le travail de la digestion au moyen des Rayons X, fut brusquement mis en présence d’un chien; coup de théâtre ! coups de griffes, et la digestion de la pauvre bête, qui jusqu’ici s’était faite normalement, en fut arrêtée du coup et ne reprit son cours que quelques heures.après.Moralité : s’entourer à table de convives aimables, éviter les prises de bec— et les discussions politiques, ne pas trop assaisonner ses aliments ni ses propos, bref, mettre de l’eau dans son vin.Et, ajouterons-nous, manger lentement.Le système bien américain du « repas à toutes heures » et du « Quick Lunch Service » est à l’origine de la plupart des dyspepsies.Manie déplorable et bien propre à crisper les estomacs que de dévorer en vitesse des aliments apprêtés à la diable, préoccupé que l’on est pendant ce temps de suivre les péripéties du dernier meurtre ou du plus récent « hold-up », quand ce n’est pas une harangue de Hcrr Hitler (cette dernière lecture étant particulièrement indigeste).Ce qui nous amène à parler des Français, et du soin et du temps qu’ils mettent à manger.Vous êtes-vous déjà trouvé à Paris, et avez-vous déjà tenté de « faire des affaires » entre midi et deux heures ?Eh bien, vous pouvez attendre, la boutique est fermée et le patron est sorti ; il est allé déjeuner et il reviendra, ma foi, quand sa digestion sera finie !.Aussi longtemps que nous gardons la nourriture dans notre bouche, nous en restons les maîtres, et nous pouvons encore l’accepter ou la rejeter.Mais notre contrôle cesse du moment qu’elle a passé s pour- „,"4l son A mon sens, à part quelques critiques littéraires et certains légers manquements de respect à l'égard de deux ou trois personnages religieux ( i ) — se rappeler le paternel conseil d'un grand pape à l’illustre Louis Veuillot — votre journal fait utile.Les vrais intellectuels lui Les bilingues de Montréal sont pratiquement tous canadiens - français, précise M.Harvey qui continue: En nous servant du recensement de 1931, nous trouvons, en basant nos calcule sur le total de la population (les moins de 10 ans compris), que 76.2 p.c.des montréalais parlent français ou français et anglais.La comparaison avec 1921 est Impossible, & cause de la différence de classification.D’après les mômes sources de renseignements, si nous tenons compte de l’origine raclque, nous constatons que la population d’origino française, à Montréal, est de 63.9 p.c.en 1931, contre 63.08 p.c.en 1921.Nous croyons que cos chiffres mettront fin à la légende de la diminution de l’élément français dans la Métropole.A première vue, on se surprend du peu de progrès fait, depuis dix ans, par nos compatriotes au point de vue de la population, dans l’une des plus grandes villes françaises du monde.Mais cela s’explique par l’accroissement considérable des sujets de l'Europe centrale émigrés à Montréal en ces dernières années.Cela s'explique aussi par les migrations de chômeurs qui embrouilleront les calculs tant que nous n’aurons pas un nouveau recensement, régional ou fédéral.Merci au statisticien en chef de la Province d’avoir répondu aussi définitivement qu'il était possible de le faire aux « colles » que m’avaient posées quelques confrères.Georges LANGLOIS œuvre doivent la plupart du temps leur respect, leur confiance, et aussi leur adhésion.J’ai l’honneur d’etre, Cher monsieur, Votre tout dévoué, Il est bon de rappeler à cette occasion la part que prend à ce mouvement, qui s’étend rapidement à toute la province, la Chambre de Commerce des Jeunes de Montréal et son président, M.Maurice Trudeau.M.Trudeau a non seulement multiplié considérablement le nombre des membres de notre jeune Chambre de Commerce et provoqué la naissance d’organisations analogues dans plusieurs villes de la province, mais il a surtout cherché à stimuler ces groupements de jeunes Hommes d’affaires, à développer leur initiative, à coordonner leurs efforts et à les convaincre qu’on pouvait être homme d’affaires et Canadien-Français.On a si longtemps cru que ces deux termes étaient inconciliables que la véritable mission commencée et poursuivie par M.Trudeau et ses collaborateurs est peut-être leur plus grand mérite.Pour apprécier les résultats déjà obtenus en moins d’un an, il suffit de signaler que le mouvement d’ensemble développé par M.Trudeau s’est déjà imposé à l’attention du Canada anglais et que le président du groupe dien-français de Montréal a été nommé vice-président du conseil national de la section des jeunes de la Canadian Chamber of Commerce bien qu’il existe à Montréal un analogue de jeunes Canadiens-An-vue ce groupe de J.-D.D.( i ) Nous ferons amicalement remar-à notre correspondant que lorsque quer nous nous en sommes pris à certains membres du clergé séculier ou régulier, leur caractère ecclésiastique n'était pas en — P.G.cause.Evénements On commence, on commence ! Il paraît que les propriétaires de la ville de Québec vont demander à VAssemblée législative de réduire le nombre des conseillers municipaux de cette ville.On parle beaucoup de réduire le nombre de nos législateurs.La capitale provinciale prend les devants.S il n’y avait d’autres problèmes plus urgents, on pourrait bien aussi s’occuper de la chose à Montréal.Il est certain que la multiplication de comités et de commissions dont les attributions se confondent souvent, a embrouillé notre administration municipale.La question reste à l’ordre du jour.Ultra vires Voici justement un exemple de la confusion des pouvoirs à l’Hôtel de Ville.Après l’adoption du nouveau règlement des taxis, certains conseillers municipaux en contestaient la validité parce que, prétendaient-ils, il appartenait à la « Commission des utilités publiques » et non à la Ville de fixer le tarif des taxis.On a même prétendu que ce règlement, constituant une restriction au commerce, était de la compétence du gouvernement fédéral.Dans un autre domaine, on a vu récemment certaines compagnies, poursuivies devant les tribunaux par leurs employés en vertu de la loi relative à l’extension des contrats collectifs de travail, se défendre en déclarant cette loi ultra vires.Le gouvernement provincial attend avec impatience le jugement des tribunaux.Si l’une ou l’autre des deux parties en cause n’est pas satisfaite, il lui sera fort aisé de déclarer que ce jugement lui-même est ultra vires.Ce n’est pas plus difficile que cela.M.Bennett et les élections cana- La couronne de Candy En 1815, alors que les Anglais procédaient à l’expulsion des Hollandais, maîtres de Ceylan mais coupables d’avoir accepté pour roi un frère de Napoléon, la couronne du roi de l’île indigène tomba entre leurs mains.Ce trophée était conservé à Londres.Le gouvernement britannique vient de le restituer à ses fidèles sujets cingalais pour figurer parmi les joyaux historiques.C’est le duc de Gloucester qui a été chargé d'en faire la remise solennelle aux autorités de Candy, l'ancienne capitale du royaume de Ceylan.groupe glais.Ne perdons pas de jeunes gens.Le sort des traducteurs Au Droit, Ch.G.attire l’attention du le sort fait aux traducteurs de ü public sur l’administration fédérale depuis l’application de la loi sur la centralisation des services de la traduction.et ceci est dû en majeure partie à la vie trépidante que nous menons, à l'épuise- n avons qu une vague idee de ce qui va ment progressif de notre énergie nerveuse, lui arriver ou, ce qui est plus gravé, de aux mille et un soucis que les conditions ce qui peut nous arriver.Mangeons lentement.Retenons chaque bouchée, ne lui disons adieu que lorsque nous en aurons extrait toute la saveur, et que nous serons raisonnablement sûrs qu’elle ne se comportera pas en nous comme un corps étranger, ni qu’elle arrachera une plainte à notre estomac.Cette louable pratique de manger lentement n’est pas aussi facile à acquérir que l’on pense ; le conseil, cependant, vaut la peine d’être donné, encore que nous doutions fort qu’on le mette en pratique.Ce qui ne nous étonnera nullement, car s'il était aussi facile de suivre un bon conseil que de le donner, nous cesserions d’etre intéressants.Lea traducteurs aeesionnela ont été rappelés depuis plus de deux mois à leurs bureaux, afin de remplacer des traducteurs disparus qui n'ont pas été remplacés et d’aider à expédier des travaux de traduction qui, parait-il, deviennent de plus en plus pressants.Avec l’adoption de la loi du Bureau des traductions, les traducteurs des Débats et les sténographes parlementaires étaient sur le même pied.Surchargés de travail pendant la session, ils avalent droit à.des vacances qui s'étendaient d’une session à l'autre.Ce congé, les traducteurs des Débats n’en jouissent plus, mais 11 continue d'être assuré aux sténographes.Ceux-là sont à leurs bureaux et ne reçoivent pas un sou de plus.Les sténographes travaillent à l’enquête sur l’écart des prix, mais en plus de leur salaire régulier, Ils touchent dix dollars par jour.Par conséquent, deux poids et deux mesures au détriment des traducteurs.A très peu d’exceptions près, les traducteurs, bilingues par emploi, sont des Canadiens-Français.Les sténographes peuvent être unilingues et sont en fait des anglophones pour le plus grand nombre.Va-t-on nous laisser croire que c'est là la raison de cette différence de traitement que signale le Droit ?économiques parfois précaires de notre existence ne manquent pas de nous procurer.Et si l’on joint à ces facteurs morbides les funestes effets d’une mauvaise hygiène alimentaire et d'habitudes de vie irrégulières, et le fait aussi que chaque malade a des réactions qui lui sont tout à fait personnelles, on se rend compte de la complexité de ce problème que représente le traitement de la dyspepsie nerveuse.Dire qu’un sujet souffre de dyspepsie ne signifie pas, comme on le | THEATRES ET CINEMA STELLA! ROMANCE Ce noir à 8 h.80 et junqu’A vendredi Inclue Comédie en a ncle» de Robert de Fiera et Fronde de Crolswet GIL ROLAND ANTOINETTE GIROUX ET TOUTE LA TROUPE Vtf.W ¦ nerveuse pense habituellement, que sa dyspepsie soit purement imaginaire et qu’il n’en soit pas incommodé.Son mal, au contraire, est bien réel, et il en souffre d’autant plus qu’il se sent incompris et que ses plaintes sont le plus souvent mal interprétées.Il y a une chose surtout que ces malades doivent savoir, c’est que leur estomac, chez lequel un examen radiologique n’a pas décelé de lésion organique, est sain en réalité et qu’ils peuvent en principe manger à peu près tout ce qui leur plaît; le seul fait, en effet, d’être assurés que l’ingestion de tel ou tel aliment ne peut pas leur être préjudiciable suffira bien souvent pour en faciliter la digestion.Ces sujets sont des pusillanimes, des inquiets, et parce que telle substance a été un jour l’occasion d'une indigestion, ils la tiendront désormais pour suspecte et éviteront d’en manger, c’est le premier stage de la dyspepsie; d’autres aliments supposés indigestes seront à leur tour impitoyablement rayés, de sorte que ces malades en arriveront graduellement à un degré d'inanition et de faiblesse qui aggravera leur état.Et un véritable cercle vicieux s’établira, la dyspepsie entraînant l’inanition, et le manque de nourriture d’autre part accentuera les troubles digestifs.Ces infortunés deviendront alors une proie facile à la neurasthénie s’ils ne réagissent pas.Leur caractère s’aigrira, et constipés chroniques n’ayant pas de résidus parce qu’ils s'alimentent insuffisamment, leurs jours e’écouleront dans la crainte d’une indigestion et dans l’attente d’une selle quotidienne qui ne vient pas.Alternative fort peu réjouissante dont ils ne sortiront qu’à force de volonté et d’emprise sur eux-mêmes, ou à défaut de celles-ci, en se confiant à un médecin compétent en lequel ils devront avoir une confiance absolue, et dont ils suivront aveuglément les dictées.Le travail de la digestion se fait automatiquement et sans que nous ayions à faire intervenir notre volonté pour en accélérer ou en ralentir la marche; les organes digestifs accomplissent leur besogne quotidienne sans que nous nous en apercevions, et ceci d’une façon telle que nous ne réalisons pas que nous avons un estomac et des intestins.Mais survienne quelque Vous trouverez, ci-inclus, un bon de incident, dont le plus commun est l’indi- poste de $2.50 pour trois mois d’abonne-gestion, notre attention est alors attirée de ment a I’Ordre, dont j’ai lu et je possédé ce côté, et de purement objective les réac- tous les numéros jusqu’à date Pourquoi ne pas amer au Queen’s Hotel tions deviennent subjectives, 1 acte digestif A ce grave tournant de la civilisation %g dimanche soir ?Vous trouverez là cette entre dans le domaine du conscient et nous canadienne, la lecture assidue d’un journal atmosphère franchement canadienne-fran-souffrons L’idée fixe, l’obsession, la re- comme le vôtre fournit une magnifique çaise que vous avez peut-être cherchée sans présentation mentale maladive sont donc source de formation.Si nous voulons %^%^%%rdlner7u2%nTsertS à la base de la plupart des indigestions cl affirmer un jour comme race non asservie, ^ Sous.vous aurez le plaisir d’entendre r , r partant des dyspepsies nerveuses qui en ! nous devons, en effet, nous pourvoir de la j /excellente musique du trio composé de I Canadicns-rrançais., t découlent.Il suffira alors de penser que belle et forte culture française.Hors de Maurice Onderet.directeur.Ceux-la cependant, qui auraient crie, o« ; Représentation tou» le» eoir» Matinée»! dimanche, mardi, jeudi Soirées: 75c • 60c Matinées: 50c - 35c ! Il Docteur G.-A.SEGUIN r Le «Mois» Saint-Denis Les élections approchent.Ce n’est pas pour rien que M.Bennett est allé à Calgary.Il voulait sans doute y préparer sa prochaine campagne.M.Bennett n’a pas voulu dire aux journalistes qui le questionnaient si ce serait bientôt ; mais il a annoncé qu’il serait encore candidat dans Calgary-Ouest.M.Bennett a encore ajouté que « l’œuvre accomplie par le gouvernement fédéral révélée d’ici quelques mois ».Les malins vont dire : « Si le gouvernement fédéral avait accompli quelque chose, cela se saurait.» Les cocasses aventures d'un homme qui détestait les voyages Le Voyage de Monsieur Berrichon d'après la célèbre pièce de Labiche Les événements dramatiques qui se sont déroulés durant le mois d’octobre: révolution espagnole, attentat de Marseille, agonie du cabinet Doumergue; les importants problèmes qui se sont posés à l’attention des esprits : terrorisme balkanique, vie chère, étalon-or, sont analysés, commentés, expliqués dans le numéro de la revue le Mois 'qui vient de paraître.A ce numéro ont apporté leur collaboration MM.Alexandre Millerand, G.Gothein, le général Niessel, MM.Saint-Georges de Bouhélier, Paul Hindemith.Le Mois, organe d’informations internationales, publie en outre tout ce que les esprits cultivés doivent savoir des mouvements politiques, économiques, sociaux, littéraires, artistiques et scientifiques du monde entier.Vous pouvez vous procurer le Mois en vous adressant à son représentant canadien, la Librairie Wilfrid Methot Limitée, 325 est, rue Sainte-Catherine, à Montréal.On reçoit un spécimen contre l’envoi de $1.r J V » »• Le congé universitaire Le congé universitaire accordé à l'occasion du mariage du duc de Kent et de la princesse Marina va-t-il provoquer des incidents diplomatiques ?Ce congé n'a pas été accordé à tous les étudiants et l’on soulève en certains milieux la question de ce qu’on appelle au Canada le « loyalisme ».L’Université de Montréal a libéré ses étudiants, McGill ne l’a pas fait.Quelqu’un rappelle avec assez de raison que si les faits avaient été renversés, on aurait entendu des protestations véhémentes de la part de nos concitoyens anglophones.La Patrie trouve cela inopportun, sinon intempestif.Dans la chronique universitaire d’un confrère français du matin, le fait que McGill semble avoir fait la sourde oreille à la demande officielle du gouvernement fédéral et du gouvernement de la province, est commenté sur un ton qui pourrait paraître indiscret.« Nous trouvons étrange — fait-on dire à « une des autorités » de l’université de Montréal — que McGill n’ait pas consenti à donner congé à ses élèves.Il va sans dire que si ce I refus était provenu d’une université ca-nadienne-française, on se serait vite soulevé de toute part pour crier à l'antiimpérialisme ».La conduite strictement correcte qu’ont toujours tenu la grande université anglaise à l’égard de l’université de Montréal et ses étudiants à l’égard de nos étudiants, devait, à notre sens, interdire une pareille insinuation.Cel& n’a rien d’une insinuation.On peut être sur que si les faits avaient été inversés on aurait entendu des expressions d’indignation.Elles ne seraient peut-être pas ve-de McGill et l’universitaire dont la Patrie cite les paroles n’a pas dit cela si l’on en juge d’après la citation.La Patrie a sans doute interprété trop vite en voyant dans ces mots une insinuation à l’adresse de l’Université McGill : ces mots ne s’adressent pas à l’université anglaise de Montréal mais visent ceux qui, universitaires ou non, montréalais ou non, cherchent constamment à trouver en defaut le « loyalisme » des » sera avec Léon Béllère», Raymonde Allaln Alerme, Arletty, Jeanne Chelrel Egalement à l’affiche MARIE BELL et ERNEST FERNY Jean-Claude MARTIN •îi L’Imprimerie de la Patrie exécute les travaux les plus difficiles.Demandez nos prix.TéU.: LA 312-1.dans (r) FEDORA Les fouilles de Dii, en Crimée d’après le chef-d’œuvre de Sardou &  L’expédition du Musée des Beaux-Arts de Moscou, qui a procédé à des fouilles sur l’ancien emplacement de la ville grecque de Dii, aux environs de Kertch en Crimée, a terminé récemment son travail.On peut dire que les résultats de cette expédition sont brillants.Les fouilles de la nécropole et des remparts ont fourni une riche documentation sur la culture et les moeurs de cette ville très peu étudiée.Des constructions industrielles ont été découvertes (récipients pour saler le poisson) ainsi que de grands nifus, récipients pour la conservation du blé, et des restes de fortifications.Les résultats des fouilles laissent à supposer que la ville de Dii possédait une industrie très développée, ce qui est confirmé par des découvertes dans la nécropole.Dans cinq tombeaux examinés on a trouvé, à côté des ustensiles grecs importés, des ornements de bronzes d’origine indigène.Les tombeaux se rapportant aux 1er et Ille siècles de l’ère chrétienne se sont bien conservés.CINÉMA DE PARIS :¦ La tribune du lecteur Un film d'actualité Ces Messieurs de la Santé i La rédaction de l’Ordro n'est responsable ni des idées ni de la forme de ce qui parait sous cette rubrique.n Pour vos cadeaux do NOEL et du JOUR DE L'AN Le plus grand éclat de rire qu’ait jamais déchaîné l’inimitable Au Petit Versailles Un témoignage La maison du cadeau 030 EST, RUE SAINTE-CATHERINE Près de la Pharmacie Montréal R A I M U Sherbrooke, 28 novembre 1934.Monsieur Pierre Boucher, Secrétaire de la Rédaction de I’Ordre, Montréal.CARTES PROFESSIONNELLES Venez le voir jongler avec l’argent.des autres, bieh entendu Si Raimu, marchand de corsets, ne vous déride pas, c’est que vous êtes gravement atteint ! jf : Tél.I IIArbour 0087 JEAN-MARIE NADEAU Monsieur, Avocat Dlplûmé de la faculté de droit de Parla Immeuble Trust
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