L'ordre, 6 décembre 1934, jeudi 6 décembre 1934
.r'." frF-tefa' —.: fl B # RfePACTfON ET APMINISTRATIOV TARIF DES ABONTsEMENT.S 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLatcau 8511* i 1 an 6 mois 3 mois Administrateur PIERRE AS3ELIN Secrétaire de la Redaction .PIERRE BOUCHER En ville, par la poste.Canada (hors de Montréal), Royaume-Uni, France et f $6.00 Espagne .j Etats-Unis et Amérique du Sud $6.50 Autres pays ü AI $9.00 $4.75 $2.50 $3.25 *1.7» E On est prié cTenvoyer toute correspondance à la case 4018 de l'Hôtei des Postes »ur l'enveloppe le service (Rédaction ou Adminis.tration) auquel on veut s’adresser.• ,< $3.50 *1.85 $8.00 $4.25 $2.25 H en mentionnant Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur $ OLIVAR ASSELIN L’abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.a Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.m Première année — No 226 i Le numéro : 5 Vi sous Montreal, jeudi 6 décembre 1934 il S d émigration, mais on parla même d'établir un mouvement inverse de rapatriement.On en_ parla pendant soixante-dix ans sans rien faire.Ce n est qu en 1928 que le gouvernement provincial, avec 1 aide du gouvernement fédéral, organisa le < retour au pays ».Les premiers résultats furent appréciables e* Je mouvement prit plus d ampleur jusqu à 1 année suivante où, le gouvernement fédéral refusant son concours, on manqua de ressources financières.Heureusement, le gouvernement provincial garda un Service de rapatriement et en confia la direction à un missionnaire-colonisateur.Dès la fin de .1931, 2,191 .familles, représentant 9,920 individus, étaient revenues au pays et, même avec les ressources minimes dont on dispose actuellement, on a réussi encore l'an dernier à rapatrier 266 familles, soit 1,692 personnes.Le rapatriement des Franco-Américains ne constitue pas une ci rapportent avec eux leur capital, couvrant amplement les frais encourus.Comprenant à la fois des agriculteurs et des ouvriers, ils peuvent contribuer ici à l’exploitation de nos terres et au développement de nos industries.Pour le moment, il convient évidemment d assurer le sort de la population actuelle du Québec ; mais ceux qui ont étudié le problème de la colonisation ne s'accordent-ils pas à dire que le sol de la Province pourrait faire vivre le double de la population actuelle ?Si l’on considère que la survivance cahadienne-françaisc dépend du ment de nos forces ethniques, il faut rager cette oeuvre qui répond à nos besoins à la fois matériels et spirituels en prêtant autant que possible son appui à ceux qui s y dévouent.La brochure de M.Duranleau IMPRESARIOS ne décide pas les Communes à codifier la législation fédérale sur la police du Ce travail devrait être confié à sion d’hommes indépendants de la politique.Police bien faite et bonne politique sont en effet deux choses exactement contraires yeux d’un gouvernement élu et soutenu par ceux-là mêmes qui profitent de la police.LES Désarmement unilatéral i commerce, une commis- 'ï m aux Le libellé linguistique des monnaies, au Canada, est une question qui à la réflexion ne saurait s’entendre de plusieurs manières.Les billets de la nouvelle Banque du Canada devant remplacer graduellement ceux des banques à charte, il s’agissait de décider s’ils seraient libellés dans les deux langues officielles du pays.Le bon sens exigeait l’impression d’un double texte, anglais et français, sur le même billet, conformément à l’esprit de la constitution dienne.De par la volonté de M.Bennett, soutenu sur ce point par presque tous ses partisans français, nous aurons, au lieu de billets bilingues, une série anglaise et une série française que les banques pourront utiliser à leur discrétion.Les publications du gouvernement fédéral (comptes-rendus, rapports, états, etc.) sont censée paraître dans les deux langues officielles; en pratique, les trois quarts, sinon les neuf dixièmes, paraissent en anglais seulement: croit-on que la direction de la Banque du Canada prendra des mesures pour habituer les Canadiens-Français à réclamer, dans toutes leurs relations commerciales, des billets français, eux qui ont pris depuis si longtemps le pli du servilisme ?La majorité de la Chambre, en votant l’impression d’une série anglaise et d’une série française, a précisément entendu rendre l’emploi des billets français plus difficile que celui des billets anglais, et par là se procurer une nouvelle preuve du peu d’attachement des Canadiens-Français à leur langue maternelle.Si l’esprit bovin de M.Duranleau pouvait comprendre ces choses, ce grotesque de la politique n’attacherait pas assez de prix à'ioirvMscetir'S di*19-juilletà l'Hôtel de la Place Vigor pour le faire répandre en brochure, comme il l’a fait le 25 novembre à Beauport.Ce lourdaud s’illusionne s’il croit se faire pardonner sa lâcheté, ou sa stupidité, en évoquant les trop réelles inconséquences de la plupart des députés libéraux en l’espèce: lout ce que l’clectcur se rappellera au prochain scrutin, c’est que cette année tous les députés libéraux (anglais et français) moins un ont voté pour une monnaie véritablement bilingue, tandis que MM.Bennett et Duranleau s’arrangeaient pour discréditer une fois pour toutes le bilinguisme monétaire.m par André BOWMAN I tm mauvaise fr .'A: II Lucien PARIZEAU a J'ai indiqué mardi la situation militaire de la France à l'heure actuelle, les réductions d'effectifs souvent faites » [WW !•" ERRATA.— Hier, dans la note II, 2e ligne, lire : le réquisitoire, comme je l’avais écrit, et non : la réquisition.— L.P.sous la pression des événements depuis une quinzaine d'années, la diminution réelle des forces vives du iSQsa Un « pamphlétaire » pays par suite de la diminution des naissances, 1 armement modéré que Je gouvernement conserve par nécessité.La simple comparaison de la situation des armées française et allemande montre bien le désarmement a été unilatéral.Si cana- .charge, puisque ceux- C est l’épithète que m’applique notre confrère Léopold Richer, du Droit, et il en est si fier qu’il y revient dans chacun de ses articles, en ayant soin d’expliquer qu’un pamphlétaire, c’est un homme impropre aux conceptions réalistes, bon tout au plus à amuser.Tel est son parti-pris que de la part de ce garçon à qui je n'ai jamais fait de mal on croirait à une haine personnelle.Or, je sais parfaitement qu’il est de mauvais goût de rappeler aux gens le bien qu’on leur a fait; mais le « pamphlétaire » que je suis ne saurait, dans les circonstances, manquer au devoir de rappeler à M.Richer une petite histoire.En 1913, étant président général de la Société montréalaise de Saint-Jean-Baptiste, je reçus la visite du R.P.Charlebois, alors directeur du Droit, qui m’expliqua qu’à moins d’un prompt secours pécuniaire ce journal, fonde quelque temps auparavant pour la défense de la minorité française en Ontario, serait bientôt force de disparaître.Sur ma proposition, et malgré certaines résistances de l’évêché (Mgr Bruchési régnant) et de vénérables Anciens sacrés « patriotes » à cette époque comme aujourd’hui mais qui ne voulaient pas, mon Dieu non ! « faire de la politique », le Conseil de la Société entreprit une collecte publique pour les écoles françaises d'Ontario, défendues par le Droit.La collecte produisit tous frais déduits quelque $13,500.L’argent fut versé à l’Association d'éducation, qui le remit au Droit, suivant notre entente préalable, et le journal fut sauvé.C’est cette feuille qui donne aujourd’hui le pain à M.Richer.Aujourd’hui la Société de Saint-Jean-Baptiste dépense et fait dépenser à chaque 24 juin des sommes colossales, sans parler du manque à gagner qu’elle impose à la population pour le chômage d’une fête qui, ne commémorant rien, pourrait tout aussi bien sc chômer le dimanche ; mais quand ses directeurs, admirés .des « bons journaux », s'avisent de tendre la main pour les écoles françaises de l’Ouest parmi les spectateurs de leurs mascarades, ils en reviennent avec des « trente sous » de plomb et des vieux boutons.Pour M.L’Heureux, pour M.Richer, ceux-là sont les réalisateurs, les gens « pratiques ».M.Richer aura désormais un nouvel argument contre moi, puisque j’admets publiquement que les fonds apparemment destinés à l’Association d’éducation devaient être en réalité versés au Droit.Je lui fournis cet argument de bon cœur, dans l’espérance qu’il n’en usera pas contre moi.Peut-être a-t-il ignoré jusqu’ici que le seul homme qui en 1913 montra assez de patriotisme et de sens du réel pour fermer les yeux sur certaines étroitesses du Droit, quand la plupart des hommes pratiques hésitaient à bouger, était un « pamphlétaire » : maintenant qu’il le sait, rien ne l’empêchera de continuer à m’injurier sans motif, dans le seul intérêt d’une doctrine qu’il ne comprend pas, mais on saura au moins qu’il le fait exprès.que un pays a bien désarmé, c’est la France.L'Allemagne ne Ta jamais fait.Dans les périodes les plus sombres de l’après-guerre elle a pu être militairement désorganisée, mais elle a toujours serve le matériel technique suffisant pour équiper une armée.Seul le désarroi des esprits, l’état de ses finances et certaines raisons diplomatiques ont empêché l’Allemagne de porter ses effectifs à des chiffres considérables.Ce n’était pas le matériel humain qui faisait défaut, car, maintenant que Berlin a passé le tournant dangereux, les dirigeants militaires ne se gênent plus pour incorporer des troupes, malgré le statut fixé par le Traité de Versailles./ con- m SSsm ii regroupe- encou- s S M.Charles Goulet Jean-Claude MARTIN LES IDÉES ET LES FAITS M.Amiot a raison g Or donc, l’Allemagne n'a jamais désarmé au sens où l’entendait le Traité de Versailles.Les découvertes répétées de la Commission Interalliée chargée de veiller à l’application des clauses militaires du Traité ont montré pendant des années que les gouvernants du Reich camouflaient leurs statistiques, prêtaient une aide officieuse à tous les « irréguliers » qui stockaient à qui mieux mieux dés armes et des munitions, encourageaient la production de matériel de guerre par des sociétés allemandes situées en territoire étranger, et maintenaient un état d’exaltation nationaliste qui a fini par se traduire par une victoire de l’hitlérisme.Depuis cette victoire, Berlin ne cache plus rien : « L’Allemagne doit réarmer dans une Europe en armes ».disent les dirigeants nazis.I.— La thèse de M.O’Leary > table poème sur la « recherche du beau ».Il n’a qu’à fuir les vers.M.Charles Amiot, directeur du service d’hygiène de Verdun, nous annonce qu’il va mettre au pilori le romancier de Maria Chapdelaine.Il accuse Hémon d’avoir écrit des phrases comme celles-ci : « une heure et demie de contrainte !» (à la messe) ; « chromo où la Vierge offre son coeur sanglant » ; « .avec des mines de pureté inhumaine » ; * mélopée vides avés»v« mère du Gai i lé en » (Marie) ; « l’immobilité divine tandis que s’accomplissait le destin », et autres blasphèmes qui, selon M.Amiot, ont « de quoi de faire mettre à l’Index ».J’approuve M.Amiot.Un lecteur de la campagne m’a écrit là-dessus une lettre émouvante que M.Amiot pourra verser au dossier Hémon.La voici textuellement : « M.Amiottc a ben raison.Ces maudit França-là, ça vient chez nous, pis ça se moque de nus autres.y a ane imite à toute! Ç’a-t’y du bon sens d écrire des affaires pareilles ?« Si vous voyer M.Amyotte, dite-z’-y donc que j l’approuve dans les grand priz.Vous pouré p’t-être ben itou y transmettre d’ma part ane poésie de Madame Boéso-neau (1) qu’a paru en 1924 dans in livre qui s’appelle L'Huis du Passé.J’comprend pas ben ben c’titre-là, mais M.Amiot qu’est in docteur y aura pas d’misère.En tu cas c’est d’là sacré belle poésie.C’pas ces maudit França qui s’raient capables d’en faire autant.» Suit le poème en question, dont j’ai rétabli l’orthographe.Je le donne comme un puissant aiguillon à la piété : Tout est blanc d’ivoire, Dans le parc glacé ; Le mai meme, voire, Neige-t-il, assez ?Mais la neige prie, « Ave Maria » O vierge Marie, « Cratia plena », T oui là-haut, l'étoile D'or fin, dans l'azur, En brillant, dévoile, « Domipus », bien sûr ! « Tecum », dit la branche, Chantant impromptu.L’hymne du dimanche, t Benediclatu ».« Prions », dit la neige, « In mulieribus », Idéal arpège, « Et benedicius ».« Fruclus », fait le givre, « Ventris », cl le vent : Quel bonheur de vivre, Pour Dieu, très fervent ! Qu’on me pardonne de ne pas tout citer.Ces six quatrains suffisent néanmoins à montrer ce que doit être la littérature catholique._ouis Hémon n’a pas vu, le païen 1 toute a beauté des tableaux et des statues de nos églises ; il n’a pas compris, dans son ignorance, la culture du curé ; il a fait de nos paysans des hommes mal embouches ; il a.il a.Mais que la colère ne m’empêche pas de féliciter M.Amiot, bachelier, médecin, directeur d’un service d’hygiène municipal — jusqu’au jour où sa force de pensée, son audace, le mèneront au cabanon.Destin des grands hommes.m L’Ordre en a publié hier l’introduction; Le premier chapitre, le corporatisme social, paraît aujourd’hui dans une autre page.Ce chapitre se subdivise en deujJ parties : 1 ° la décentralisation administrative et, parallèlement, 2° la centralisation politique.C’est l’illustration théorique de ce que nous avons dit.jusqu’ici sur-la nécessite d’un pouvoir souverain qui surveille « de haut » (le Pape dixit) la vie corporative.M.O’Leary voit d’un bon œil la doctrine corporative, mais, comme on en jugera, il prend le soin de situer le problème.— Encore un mot pour corriger une erreur matérielle qui s’est glissée dans les « Idées et les Faits» du.30 novembre : la soutenance de M.O’Leary a eu lieu à l’Ecole des sciences consulaires d’Anvers, dirigée par les jésuites, et non, comme nous l’avions écrit, à l’Ecole des sciences politiques.V IL — Flaubert, un « damné > ! Rien de plus intéressant dans le numéro de décembre de Vivre que le compte-rendu d’une conférence à portes closes de M.Jacques Maritain sur l’enseignement de la philosophie.Nous reproduisons en partie ces pages instructives, à titre documentaire.Dans le même numéro, vivant comme d’habitude, il y a des choses moins agréables, entre autres un poème en vers blancs de Val-dombre.Cela s’appelle le Cycle des Damnés et c’est dédié à Flaubert.Voici la troisième strophe : % III.— La concurrence illicite A quand la codification des lois sur la police du commerce ?Les vols de toute sorte révélés à l’enquête extra-parlementaire ne sont qu’un aspect des pratiques généralisées dans tous les établissements commerciaux.Ces abus viennent sans doute de la baisse de la moralité individuelle.Ils ont aussi leur source dans l’anarchie des lois sur le commerce, la vénalité ou l’incurie de l’Etat, la bêtise même du consommateur.A quand l’établissement d’un code du commerce ?M.Daniel-Rops écrivait dernièrement que le plus grand crime de lcco-nomie libérale, c’est d’avoir créé des besoins artificiels au moyen d’une publicité mensongère.Toute réclame, fausse ou exagérée, viole automatiquement la libre concurrence.Dans nos lois, rien ne tend à réglementer la publicité commerciale.Le Conseil d’Etat du canton de Vaud, en Suisse, vient de déposer un projet de loi sur la police du commerce.L’article 21 du projet est trop long pour être cité en entier.En voici les dispositions importantes : Art.21.— Les actes de concurrence illicite sont interdits.Constituent notamment des actes de concurrence illicite : des appréciations verbales ou écrites, inexactes et mal intentionnées, visant un autre commerçant ou un autre industriel ; les appréciations verbales ou écrites inexactes ou manifestement exagérées, sur sa propre personnalité, son propre commerce ou sa propre industrie, lorsque ces appréciations sont de nature à porter atteinte aux intérêts légitimes d’autres industriels ou commerçants ; des indications verbales ou écrites tendant à créer une confusion avec la raison de commerce et les produits ou les marchandises d’autrui ; des offres d’avantages aléatoires (primes, bons, etc.) pour faciliter l’écoulement d’une marchandise ou d’un produit dès que le hasard joue un rôle quelconque dans l’attribution de ces avantages, ou lorsque la remise de primes, bons, etc., est subordonnée à la solution de concours, problèmes, rébus, charades, etc.; la violation des prescriptions légales ou conventionnelles sur les conditions de travail, en tant que ces prescriptions lient aussi le concurrent ; des offres de prêts et d’avances de fonds contenant des indications inexactes, exagérées ou mensongères sur les avantages, garanties, modes de paiement et de remboursement ainsi que sur toutes autres conditions auxquelles ces prêts ou avances de fonds sont faits.1 # h ! B m MM M 1 A vrai dire, cette réorganisation (on 11e peut dire réarmement, puisque l'Allemagne n'a jamais désarmé) avait commencé avant l'arrivée de Hitler au pouvoir.Il est même probable que c’est pour l’exécuter en plein jour que le pouvoir suprême s’est tourné du côté du chef des nazis et lui a confié la chancellerie.Quand Hitler a pris le pouvoir, cette réorganisation était déjà poussée très loin.Il ne lui manquait plus qu'un dernier coup de poli.L’état-major allemand s'est chargé, depuis, de le lui donner.Pour étudier l’évolution du système militaire de l'Allemagne depuis 1920, il est nécessaire d’exposer : 1 ° le régime de droit créé par le Traité de Versailles ; 2’ les modifications consenties par les Alliés à ce régime : 3" a situation de fait, très éloignée aujourd’hui de la situation de droit même argement amendée.La différence entre ces deux situations fera ressortir l’augmentation notable de la puissance de l’Allemagne et montrera que tout raisonnement, simplement fondé sur les conditions du Traité, est vicié à sa base.Le statut militaire fixé par le Traité de Versailles pour une durée illimitée devait d’agression de la part de l’Allemagne, 2° faciliter l’application éventuelle des sanctions prévues, 3° rendre possible a préparation d’une limitation générale des armements de toutes les nations.Il ne visait qu’à la stabilisation de l’Europe.Le Traité permit à l’Allemagne d'avoir une armée de métier dont ej effectifs et les matériels sont limités en nombre et par catégories et lui interdit de préparer sa mobilisation.De plus il établit une zone démilitarisée en Taine n’avait pas prévu cela TSlL allemande est séduite à • Les « Editions d Etat soviétiques » 100,000 hommes recrutés ppr engage- T TT TT T * losofhic de l’Art de Taine.12 ans‘ Quant aux officiers, ils servent I-c grand penseur prend ainsi officiel- pGndant 25 anndcs consécutives.La lemont place en Russie parmi un certain composition et 1 armement des 7 divi-nombre de maîtres choisis èonime étant les rions d’infanterie et des 3 divisions de ., .représentants" le; plus marquants de l’in- I cavalerie sont fixés dans le detail: plu* L ^’Ottawa sera caduque si elle tcHectualité.de grand état-major ni d’academie» df B Oliver ASSELIN % t Une oeuvre utile L’émigration canadienne vers les Etats-Unis a été pour notre pays, avec l'immigration des peuples européens vers le Canada, le fait démographique le plus important des 75 dernières années.Durant ces trois-quarts de siècle, le Canada a ainsi perdu 3,337,345 habitants, soit un total égal au tiers de sa population actuelle.Cette émigration en masse a été particulièrement désastreuse pour la province de Québec.Dès 1869, on comptait un demi-million de Canadiens-Français dans les Etats de la Nouvelle-Angleterre, et dans les vingt ans qui suivirent, le tiers de la population québécoise émigra, si bien qu’en 1900 plus de 1,200,000 Canadiens-Français étaient passés aux Etats-Unis, sans compter les enfants nés outre frontière entre 1869 et 1900.Depuis le commencement du vingtième siècle, le mouvement d’émigration a ralenti pour cesser pratiquement en 1930.II n'entre pas dans le cadre de cet article d’examiner les causes de cette émigration ; il suffit de la constater.Or, pendant que les Canadiens - Français quittaient le Pays, celui-ci recevait des centaines de milliers d’immigrants européens, amenés ici par une réclame tapageuse et des avantages qu'on refusait, aux nôtres ; pendant que ceux-ci cherchaient ailleurs une vie plus facile, on fournissait aux étrangers le moyen de vivre chez nous.Cela est pour le moins paradoxal.De les mains chastes lu fouaillas l'Adultère, et pour te racheter devant Rome, tu crevas la Vessie-H ornais, d'où coûte, empoisonnant le monde, le pus de l’Anticléricalisme.Et voici Madame Bovary enceinte de l’Education sentimentale.-Ai 6 Ciel, purgatoire, enfer, Trois contes Oliver ASSELIN [parallèles Km que ton coeur et ton esprit parcoururent d’un souffle mesuré, aboutissant à l’Abîme, où catholiques et [libres penseurs, effrayés de ton Art, mordus par la * Bcboô [Métaphore, maudissent ton enquête, maître des [Expériences.Cubes de silence • On sait que l’hygiène moderne impose aux architectes qui construisent des immeubles locatifs un « cubage » d’air minimum calculé d’après le nombre des habitants d’une pièce ou d'un logement.A Strasbourg, depuis quelque temps, on fait plus : on exige pour les nouveaux immeubles des garanties d’insonorité.Car si les poumons humains ont besoin d’air pur, les nerfs humains ont besoin de silence pur, si l’on peut dire.Voilà, évidemment, un élément de la lutte contre le bruit, de la « croisade du silence », qui n’est pas platonique.Mais si l’on voulait insonoriser tous es immeubles de Montréal, ce serait une besogne de longue haleine !.Nietzsche a raison : « chaque mot a son odeur.» De plus tout homme a ses fétiches.Les fétiches de Valdombre, ce sont les majuscules, le vocatif et les « mots-plantons ».ces sentinelles fichées, dans un désert d'imagination ou de sentiment.Il y a l’Adultère, la Vessie-Homais (oh 1), l’Anticléricalisme, le Ciel (on écrit enfer sans majuscule en signe de mépris), l’Abîme, l’Art, la Métaphore et les Expériences.Valdombre s’entend aussi aux images fortes.Madame Bo- La publicité mise en train pour «lancer» vary « enceinte » de 1 Education sentimen- | les remèdes dits de l’abbé Warré constituait talc, ce n est pas une métaphore piquée des \ un acte de concurrence illicite.La réclame vers.Et tout cela à I 0 1° réduire les possibilités KM 1 Rendus aux Etats-Unis, que faisaient les Canadiens-Français ?Ce qu’ils auraient pu faire ici : les uns se dirigeaient centres industriels de la Nouvelle-Angle-terre, les autres vers les centres agricoles du Middle-West.Leur départ était non seulement une perte matérielle, mais encore une Perte morale.En diminuant la population canadienne-française de la Province, ils diminuaient la force de résistance de celle-ci.h une fois partis, combien d’entre eux oubliaient leurs origines et perdaient tout caractère français ! Cet état de chose alarmant finit *er une réaction de la pari des gouvernants, i bien à notre correspondant son ignorance acykmtnt on tenta d endiguer le flot1 de l'orthographe., , propos du plus grand de maintes sociétés commerciales d'aujour- createur de .médiocrité qui soit dans les d hui est tout aussi déloyale : elle crée des lettres françaises.Tout, chez Flaubert, est à besoins artificiels et, qui pis est, dépouille hauteur du siège.Ses personnages sont vrais toute marchandise de sa valeur sociale au a ecœurer.Madame Bovary, c est la mé- profit d’une valeur illusoire ; elle amène le dioente degoûtee d elle-même et qui s’anéan- consommateur à évaluer les marchandises.en tit.Un « damne », Flaubert ?Peuh ! un fonction, non plus du besoin qu’il damne en redingote, qui ne dédaigne pas la du désir que lui en a donné la réclame.La compagnie de 1 apothicaire, l’entretien du loi vaudoise réglemente à bon droit la notaire, et qui croit encore au travail.Les blicité commerciale ; elle considère damnes de cette sorte mangent à leur faim, comme un acte de concurrence illicite « la dorment tranquilles et n ont jamais de eau- violation des prescriptions légales ou conven- C 'T/’’ .domiciles sur les conditions du travail, en Icurcusement, Valdombre va se rar.he- ! tant que ces prescriptions lient aussi |e ter en publiant bientôt tes figures françaises* j current **.où il y 6, entre autres belles pagq>, vers les m en a, mais pu- en outre Lucien PARIZEAU ( t ) Mme Boissonnault pardonner* par ame- r.on- un vtn- L l m - '¦ • ¦ -,yVr B ^ L'ORDRE — Montréal, jeudi 6 décembre 1934- O guerre, sous quelque forme que ce soit ; plus d'aviation militaire, de tanks, d'attiller'e lourde : tout matériel en excédent des quantités autorisées sera détruit ; toute fabrication, importation ou exportation de matériel de guerre est interdite.Le matériel autorisé sera fourni par des usines spécifiquement désignées ; la fabrication et l’emploi des gaz de combat sont prohibés.Ce qu’il y a de plus important dans le Traité de Versailles, ce sont les clauses qui assurent le maintien de la paix en Europe par l'inégalité des forces militaires de la France et de l’Allemagne, au profit de la première.Loin de s’en tenir au strict point de vue juridique, les gouvernements alliés ont interprété les clauses du Traité de façon libérale et conciliante.Ils ont consenti au statut militaire de l'Aile- Le régime corporatif revue DE LA PRESSE CANADIENNE I aussi pressant que le danger politique l'est peu.que « de ce nombre, il y avait peut-être 15,000 curieux ».Il ajoute: Le clown de Banville roulait dans les Qu’un communiste puisse attirer pa-étoiles.Le directeur de I’Action CATHO- reiile foule, c'est tout do môme un signe des llQl’E, M.Jules Dorion, se contente, lui, temps.Tint Buck est sorti du pénitencier d, «.ouk, d„ PT«„ plutôt mtl.ncoli- %.ZZl % nues » (je te crois 1) sur « la terrible a guck! Presque tous lee C.C.E.en ont mosphère dans laquelle nous sommes pion- parlé en Chambre.M.Guthrie a prononcé gés ».Donc, en roulant ses pensées sur une là-dessus de longs et confus discours, M.rSrXt'S.yi p EEraElBE on trouvait tout naturel d abuser de la force ja jubor Defence League envoyait des musculaire ou cérébrale.» Aïe 1 ma tête 1 représentants intervlouer M.Bennett, on eût dit Jules Lemaître.Le directeur de parlait de Tim Buck et on demandait au l'j.C.devrait lire Fustel de Coulanges.Mais M.Dorion dit d autres choses, qui je parler des mauvais traitements dont son d’un mari était la victime de la part des géôliers.Tim Buck est ainsi devenu une sorte de héros.Ses trois années do détention sans doute l’ont aigri.Elles ne sont pas de nature à le réconcilier avec la société.Le défi qu’il a lancé au gouvernement d’invoquer l’article 98 du code criminel montre bien qu’il est plus décidé que jamais d’organiser le parti communiste au Canada.On se demande ce que les autorités peuvent faire contre pareil individu: en liberté, c'est un agitateur; en prison, c’est un martyr.Le problème est de savoir si c’est comme agitateur ou martyr qu’il fait le moins de tort.Il ferait moins de tort comme déporté.Nous croyons néanmoins qu'il y a un certain jaunisme et beaucoup de maladresse à exagérer l’influence de ce boutefeu.Le Soleil croit nécessaire de « contrebalancer les assemblées de Tim Buck » par des journées anticommunistes: Il y en aura une & Québec dimanche prochain, sous le signe de la lutte contre les Sans-Dieu.Nous avons assez de trésors moraux et nationaux pour électriser les auditoires en les opposant aux promesses des propagandistes d’U.R.S.S., pour soulever les émotions populaires et Immuniser les masses contre le virus soviétique.Il n’y a pas d'infamie à utiliser contre les communistes les méthodes qui leur ont réussi, à défendre par les mêmes moyens, Indifférents en sol, les vérités qui nous sont chères.Et que l'on n’allle pas dire que c’est œuvre prématurée.Ce n’est pas quand les propagandistes des Soviets auront débauché les masses, que l’on pourra lutter le mieux contre les ennemis de l’ouvrier.Prévenir vaut mieux que guérir, selon un très vieux dicton.Et, cette fols, le péril moral est L'Ecole des ignares Le corporatisme social Si la masse raisonnait son adhésion aux doctrines révolutionnaires, il faudrait assurément lui donner, par des journées anticommunistes et des tracts, des raisons de rester fidèle à l'ordre établi.Mais la masse du peuple ne peut pas raisonner ses choix; elle est communiste quand elle a faim, capitaliste quand elle mange bien, boit bien et s'amuse bien.Ce qui la porte plutôt vers la gauche, c’est le réquisitoire quotidien de la « Bonne Presse » contre le capitalisme.La foule ne voit pas les nuances.Et, pour « contrebalancer les assemblées de Tim Buck», je ne vois qu'un moyen: faire aimer le capital.fées et si la structure de l’Etat n'est pas prédisposée à les recevoir dans la légalité, ces mouvements prennent un aspect révolutionnaire.Souvent la dictature militaire s'impose, avant la lutte fratricide.C'est ainsi qu’aujourd'hui le mouvement corporatiste centralisateur du pouvoir politique et décentralisateur économique et culturel peut passer pour révolutionnaire.Cela nous importe peu.Si nous sommes révolutionnaires, tant mieux ! Nous voulons éviter une révolution matérialiste plus terrible qui se prépare dans l’ombre de l'illégalité et de l’irresponsabilité.Nous savons que les remèdes seront pénibles mais que ce sera pour un moindre mal.Une rénovation spirituelle préalable s’impose et c’est à nous, catholiques, qu’il appartient de guider la « mentalité » d'un monde qui se transforme.Nous constatons aujourd’hui que les professions intellectuelles, libérales, agricoles, industrielles, commerciales représentent dans un pays les véritables forces sociales.Ce sont donc elles, qui par leur représentant seront le mieux en état de connaître et de prévoir les conditions nécessaires à la prospérité de leurs professions d’abord et par la suite à celle de la nation entière.« Le régime corporatif, déclare le R.P.Rutten (1), est le mode d’organisation qui a pour base le groupement des hommes d’après la communauté de leurs intérêts naturels, de leur fonction sociale, et, pour couronnement nécessaire, la représentation publique et distincte de ces différents orga- sont certainement justes, à propos livre de l’abbé Thellier de Poncheville (cet ecclésiastique français a peu de jugement en matière littéraire, mais il est à coup sûr fort bon chrétien) : INTERIM magne des modifications très importantes.En voici quelques exemples : Ie augmentation des effectifs, nouvelle répartition des cadres, autorisation d'une école d'état-major ; 2° augmentation de l’armement (mitrailleuses, fusils, cartouches, etc.) ; 3° militarisation de la police, avec augmentation de scs effectifs et de son armement ; 4° adoucissement au régime qui devait régir les usines de guerre ; 5° autorisation d’améliorer l’état des places fortes : 6° liberté virtuelle de fabriquer des avions à condition qu'ils ne soient ni blindés, ni armés.Comme on peut le voir, les concessions faites à l'Allemagne sont loin d’être négligeables.Elles ne donnent pourtant pas une juste idée des armements réels de l'Allemagne.J’examinerai prochainement cette situation de fait.On vole des ouvrages de prix msmes.» Il ne faut donc pas confondre ici les chambres représentatives des « corps sociaux » avec la représentation de la « profession organisée, qui n’est qu’un des rouages de ce système.Pour qu'un système représentatif des corps sociaux soit complet il est essentiel que tous les intérêts aussi bien religieux, culturels que professionnels y soient défendus sur le plan national, mais surtout régional parce qu’il s’agit souvent de questions particulières dont l'Etat se charge sans nécessité.Il s’agit de donner à ces associations, différentes dans leur raison d’être, le caractère d’autorité corporative sous le contrôle du pouvoir centralisé.Aussi l’Etat arbitrera et harmonisera les intérêts particuliers temporaires en vertu du principe de permanence et de supériorité du bien commun (2).Ce n’est donc pas une révolution mais une simple adaptation à la réalité.11 faut substituer l’homme réel à l’homme légal — l’homme groupé à l’homme isolé — parce que l’homme civilisé ne vit pas seul dans l’Etat.Il participe surtout à la vie en société et c’est ce caractère social qui doit lui être reconnu.En effet, son activité quotidienne ne se développe-t-elle pas dans le groupe familial, religieux, culturel et surtout professionnel ?Il faut que ces forces sociales soient utilisées harmonieusement dans le sens du bien général.Elles doivent être reconnues et recevoir des mains de l’Etat l’administration et l’autorité locales, régionales ou même nationales des affaires qui les intéressent directement et pour lesquelles elles sont spécialisées (3).En conséquence, cette décentralisation administrative nécessitera une centralisation du pouvoir exécutif (entre les mains du premier ministre par exemple) afin d’arbitrer souverainement les conflits particuliers soit régionaux, soit nationaux.Pie XI dans sa magistrale encyclique sociale résume fort bien notre pensée lorsqu'il déclare : « Que l’autorité publique abandonne donc au groupement de rangs inférieurs les affaires de moindre importance où se disperserait à l’excès son effort; elle pourra dès lors assurer plus librement, plus puissamment, plus efficacement, les fonctions qui n'appartiennent qu’à elle, parce qu’elle seule peut les remplir; diriger, surveiller, stimuler, contenir, selon que le comporte les circonstances ou l’exige la nécessité.Que les gouvernants en soient donc bien persuadés: plus parfaitement sera réalisé l’ordre hiérarchique des divers groupements selon le principe de la fonction supplétive de toute collectivité, plus grande seront l'autorité et la puissance sociale, plus heureux et plus prospère l’état des affaires publiques.» Tous ces groupements culturels et professionnels existamts ou à venir reçoivent un statut constitutionnel ou reconnaissance juridique dans le cadre du droit public soit au point de vue communal, inter-communal, régional, provincial ou national.Il s’agit d'une décentralisation des charges de l’Etat, pour les confier à des organes autonomes et responsables afin de neutraliser ainsi les faits et gestes d'organismes illégaux et irresponsables agissant en dehors de l’Etat et souvent contre l’Etat, au détriment de l’équilibre social.C’est un problème de simple adaptation.L’Etat doit avoir un but et un pouvoir qui dépassent ceux des intérêts particuliers, mais il ne peut sous-estimer ou méconnaître les droits réels et légitimes des diverses associations dont la constitution répond presque toujours à une nécessité temporaire ou permanente.II en est ainsi dans chaque pays où il existe des régions culturelles ou économiques bien distinctes.Observons la vie sociale qui se développe à l’intérieur des frontières de l’Allemagne, de la Belgique, des Etats Balkaniques.Le régime de l’Etat unitaire et centralisateur ne répond pas à la réalité et n’est qu’une formule idéaliste et dangereuse.Il arrive toujours un moment où les aspirations sociales, culturelles ou particularités ne peuvent plus être étouf- C« qu'on no trouve pas naturel, par exemple, c'est que l'esprit do révolte gagne les masses; c’est que la jeunesse désœuvrée ouvre volontiers l’oreille aux théories les plus extravagantes on même temps que les plus dangereuses.Et l'on tremble à la pensée des événements possibles, mémo probables qui peuvent survenir demain, et du bouleversement qui se prépare! Mais n’étalt-11 pas élémentaire de prévoir que du désordre ne peut sortir autre chose que la licence de la pensée et que la licence de la pensée ne peut aboutir qu’ft.la licence des mœurs, et que cette dernière ne peut conduire qu’à l’anarchie sociale.Comment veut-on que l’on consente à se plier à des lois plus ou moins bien faites, lorsqu'on n’a pas voulu obéir à la loi parfaite ?Eh oui I Comment s’étonner du lent et sûr abrutissement des catholiques quand, pour écouter les faussaires de la vérité et des encycliques pontificales, ils marchent en pleines ténèbres ?L’une des premières reproductions imprimées d’une œuvre de Shakespeare I he true tragedy of Richard, Duke of York, and the death of Henry VI a été volée dans une librairie de Bristol, ainsi que l’original imprimé d’une autre oeuvre, le tout valant des milliers de livres.Les cambrioleurs avaient percé un passage souterrain, par le sous-sol, dans la librairie.1* Décentralisation administrative des groupes culturels économiques.Le Corporatisme social semble répondre à ce besoin d’adaptation.« Chaque groupement est intégré dans la vie publique locale, régionale ou nationale de l'Etat, et reçoit une autonomie administrative et budgétaire pour tous les services décentralisés.En ce qui concerne la oie culturelle, les groupes intellectuels jouissent d'une réelle autonomie, dans l’intérêt général.L'Etat centralise l'administration générale et la direction politique.» Le grand avantage consiste non seulement pour l’Etat à se décharger d’une administration trop vaste, mais surtout d’un budget dont les besoins grandissants soumettent le contrôle politique aux mains des grandes banques.De plus il sera plus juste que les recettes et les dépenses reviennent « autant que possible » aux intéressés.Les subventions seront donnés directement à l’organisation professionnelle contrôlée.Lorsque nous proposons la représentation publique de ces corps sociaux en divers conseils ou chambres, il est évident que nous entendons la disparition progressive mais certaine des deux assemblées politiques parlementaires.Il ne s’agit pas pour cette raison de la suppression du système représentatif et parlementaire, parce que c’est le seul qui réponde à la mentalité de notre époque ; bien entendu une modification s’impose pour l’adopter à un régime corporatif.La décentralisation culturelle consiste à laisser se développer librement les groupes religieux, philosophiques, artistiques, linguistiques, scientifiques et leur donner le caractère corporatif d’autorité administrative ainsi que la représentation politique.C'est la base de la richesse intellectuelle d'une nation où peut s’épanouir le genre propre à chaque contrée, c’est ainsi que les grandes écoles, les facultés, les académies, etc., recevront une reconnaissance de droit public.La décentralisation économique sera traitée au chapitre suivant sous la dénomination du corporatisme professionnel.2* Centralisation du pouvoir.Faisons bonne chère ! A \ jéH Tim Buck X André BOWMAN P.-S.— On lisait dans mon article d'hier : Le pays des hobereaux était trop bien organisé pour qu’il fût possible à la population serbe de montrer, sans risques sérieux, la moindre velléité d’indépendance.Il fallait lire : < la population serve.» — A.R.B.Sitôt élargi, Tim Buck recommence ses exploits.A Toronto, il a parlé devant 17,000 personnes.L.R, fait observer au Droit %.a h \ il.social soumis à une direction forte.Ce désir de stabilité, de sécurité, d'absolu, l'Etat seul peut le satisfaire par un renforcement de son autorité.Pour atteindre ce résultat il faudra que tous les intellectuels spiritualistes, chrétiens ou non, entreprennent avec une persévérante activité de spiritualiser et de rechristianiser la mentalité trop matérialisée de l’homme de la rue.C’est aux professeurs, aux prêtres, aux journalistes, aux écrivains, aux universitaires qu’appartient ce travail d'apôtre.Déjà la jeunesse comprend cette tâche unanime.c'est le premier pas.Nous sommes en marche ! ' U £ m DJ A LA VILLE DE PARIS L’état des finances municipales Cuisine française et italienne Bières et vins Chez 1430 avenue McGill College W00DH0USE AUX DÉLICES Le Conseil municipal a annoncé ces jours derniers son intention de ne plus accorder de « secours directs » à partir du ier décembre.Quoi qu’il en soit de l’op-portunitc de cette mesure et vu le désaccord entre Ottawa et Québec à ce sujet, il est sûr que la Ville ne pouvait indéfiniment continuer de soutenir les chômeurs et que l’exécution de travaux, pourvu qu’ils soient utiles et qu’ils ne dépassent pas les moyens de la Trésorerie, est une solution plus pratique au problème du chômage.Le coût de l'assistance aux chômeurs est la principale cause de l'accroissement des frais d’administration municipale, depuis trois ou quatre ans.Après être passées, de 1029 à 1932, de $128,858,822 à $150,506,872, soit de $47.23 à $53.40 par tête, les dépenses courantes des seize villes les plus importantes du Canada ont augmenté de $5.279,534 en 1933.Or, dans le même temps, les frais d’assistance ont augmenté de $6,696,817.La différence provient d’économies faites dans le domaine de la voirie (9.6 pour 100), de l’éducation (5.4 pour 100), de l’hygiène (2.4 pour 100) et de la sécurité publique (6.2 pour 100).Le fardeau des « secours » a donc Cuisine française — Bières et vins 119(1 ouest, rue S.-Uatherine—MA tiVMO ï Vêtements d’hommes Il faudra aussi sans tarder faire une réforme constitutionnelle profonde qui donnera à en seul homme la direction effective de la politique générale.C’est, le seul moyen d'arbitrer efficacement et de coordonner harmonieusement les forces d’intérêts en présence.Cette concentration du pouvoir effectif pourra se faire, selon les pays dans la personne du premier ministre, désigné, par le chef de l'Etat, et choisi parmi les corps sociaux ou les personnalités marquantes.Cette restauration de l’autorité ne présentera aucun danger si le gouvernement est le prolongement ou la délégation réelle du peuple corporativement organisé.Bien entendu l’organisation corporative doit préexister à ce renforcement du pouvoir, sinon en régime actuel il rie pourrait être question que d’une dictature économique ou militaire, n’ayant aucune sympathie ou affinité dans la masse.Ce « premier » sera aussi responsable de tout son ministère devant le président de la République ou le Roi et non devant les chambres corporatives qui servent quand même un certain contrôle par l’exercice du pouvoir législatif.Il pourra être nommé pour un nombre d’année à déterminer.CHEZ ERNEST Restaurant français — Bières et vins 1300, rue Drummond —- MA 0018 CHEZ PIERRE 1 Spécialité : cuisine lyonnaise Une vente sans précédent de complets de première qualité, faits sur mesure, d’un bon marché extraordinaire.Les plus nouvelles coupes de la — les meilleures L'autorité dans l’état doit posséder tous les droits indispensables à sa mission: la réalisation du plus grand bien-être spirituel et matériel de la nation par la collaboration de tous.1263, rue Libelle PL 1590 CHEZ STIEN f Cuisine exclusivement française Bières et vins 505 est, rue Dorchester — PL 07Ut ! .L'Etat par son autorité doit donc aider les initiatives privées et d’autre part suppléer à leurs déficiences.Il n’a pas une simple mission d'ordre négatif: « la répression des abus qui nuisent à la liberté individuelle ou uniquement d’ordre providentiel » : diriger d’après un plan théorique en incorporant et détruisant toutes initiatives privées.Aujourd'hui per-doute que le pouvoir faillit à sa fonction en ne réalisant pas le bien-être relatif des hommes.C’est d'abord l’unité spirituelle du peuple que l’élite doit rétablir ; ainsi l’autoritc sera plus stable parce qu'il aura des attaches étroites avec les forces actives de la nation.Cette unité fut détruite par notre régime de liberté de pensée, relativement bon et souhaitable mais dont le résultat est néfaste pour ceux-là même qui en profitent.Il aboutit tout comme la liberté économique absolue à l’anarchie et la tyrannie des faibles, à l’absence de principe commun et à la confusion des idées.De plus il est irréelle et illusoire car tous les moyens de communication de la pensée: la presse et la parole, sont aujourd’hui censurés par des puissances occultes et d’intérêts particuliers, tels que la haute banque, la 1 • .L.COUSIN .•! saison étoffes anglaises.Modèles vanes.Teintes brune, bleue, grise et noire.Valeur: $35.Aujourd’hui: Pain français, viandes froides 'il -¦ HA 5890 1267 rue Libelle • / KRAUSMANN’S con- sonne ne 1197, Square Philips DivertUsenient de premier ordre • Alvera Gomez, première danseuse (ancienne danseuse étoile du ballet d'Albertina Rasch) • Le chœur des jolies Lorrainettes Dîner spécial : $1 — Couvert gratis Pour réserver votre table, téléphones LA 4403 amené les municipalités à restreindre les crédits accordés à des œuvres aussi nécessaires que celles de l’hygiène et de la sécurité publiques.Malgré cela, douze municipalités sur seize n’ont pas réussi à équilibrer leur budget; celles qui y sont parvenues le doivent peut-être à ce qu’elles ont néglige de constituer une réserve pour mauvaises créances, considérant comme revenus tous les impôts dus, alors qu’un bon nombre ne seront perçus que dans un avenir assez lointain, s’ils le sont jamais.$22-50 II y aurait un grand avantage pratique celui de redonner à l’exécutif son rôle de direction et d’application des lois dans une pleine liberté d’action, la portée des « arrêtés sera aussi considérablement élargie en ce gui concerne les lois, les usages, l’administration, les autorisations, etc.;! » ¦kAJI Versement initial: $2.50 Solde en six mensualités Walter Patrick O’LEARY A SUIVRE '! De tels procédés sont dangereux, surtout en temps de crise.La situation actuelle des finances municipales fait voir la nécessite pressante d’en réorganiser l’administration afin de rendre celle-ci plus efficace et en même temps moins coûteuse.On a vu dans un précédent article l’incurie de nos conseillers municipaux quant à l’évaluation immobilière.Or, dans son dernier bulletin, la Canadian Tax Conference, après avoir étudié l’état financier des principales municipalités canadiennes, recommande, entre autres réformes, que l’évaluation immobilière soit établie d’une manière uniforme et s’approche autant que possible de la valeur réelle de la propriété.On recommande également aux municipalités de « ne pas engager dans les dépenses courantes plus de fonds que n’en apportent les revenus courants » et de c ne porter de dépenses au compte capital que dans les cas nécessaires et après autorisation des contribuables ».Ces conseils sont sages.Ils s’inspirent des principes élémentaires de la probité comptable ; et si ces principes sont toujours excellents, leur application s’impose plus que jamais quand il s’agit de rétablir l’ordre dans les finances publiques.grosse industrie et les syndicats, etc.D'ailleurs il nous suffit de dire que le bien général et, en ce cas l’unité de la nation, doit, dans la hiérarchie des valeurs, primer la pluralité des biens individuels.A ce propos voici ce que Léon XIII disait: « Que tous s’unissent donc n’ayant en vue ni eux-mêmes, ni leurs tages personnels, mais les intérêts de Jésus-Christ.Prêts à abandonner leurs propres idées, si excellentes soient-elles, dès que semble le demander un bien plus considérable.» (4) Aujourd'hui, par réaction contre cette anarchie philosophique politique et économique est née une conception « totalitaire et organique de la société ».L’équilibre social doit découler d’un principe unique qui doit imprégner les institutions 'que nous voulons transformer.Ce principe c’est l’unité du corps >Zi ‘i: 6 %-.,*, : ' mv avan- if \v /> Fini—le Trouble du Chauffage Z p h (1) La Doctrine sociale de l’Eglise, (2) Pour remplir cette fonction régulatrice, il tombe sous le sens que l’Etat doit être stable et indépendant des intérêts particuliers.Le gouvernement démocratique et parlementaire n’est ni stable ni indépendant.— N.D.L.R.(3) Pour déléguer des pouvoirs, il faut, dirait M.de la Palisse, que l’Etat possède ces pouvoirs.Le gouvernement de Québec ne possède aucun pouvoir en matière économique.— N.D.L.R, p.38.5 "1 ¦i Le COKE LASALLE se fait chaque jour de nouveaux partisans.Il est vite allumé et son feu ardent brûle ensuite très longtemps sans requérir desoins.Et vous économisez $4.00 la tonne sur le coût de votre combustible* ' f (4) Rerurn No varum.< - CARTES D’AFFAIRES ;s.LE GRAND JOURNAL PARISIEN LE QUOTIDIEN i AVIS m publie un reportage sensationnel sur le Canada, par Georges Reycr En vente à 3 sous le numéro, à la f m Jean-Claude MARTIN Avis est par les présentes donné qu’à la prochaine session de l’Assemblée législative de la Province de Québec un projet de loi sera présenté par le soussigné, demandant qu’on l'autorise à changer son nom de famille, actuellement Vineberg, et celui de sa fille mineure, Norma Phylis, de même que celui de sa femme, Helene Friedman, en celui de Vines.Librairie J.A.PONY, Ltée .r>r>4 e«t, rue Snlntc-CuUicrlnc HA 21577 6 A l'hôpital Notre-Dame 1 s FAITES DE Ce matin, à 10 h.30, i.l’amphithéâtre de Notre-Dame, le professeur Laquerrière donnera sa huitième conférence : 1 raitement des dyspepsies — action sur les ptoses — action sur l'ulccrc — les plcxalgics.¦— La radiothérapie du cancer gastrique.METHOT VOTRE LIBRAIRE I.ANCASTER 4708 325 est, rue Sainte-Catherine DE VOTRE FOURNISSEUR OU DIRECTEMENT DE - MARQUETTE 6221 ¦ i NORMAN VINEBERG.demandeur.1 : m »>• ' - - ¦ ¦ ¦ HH hHb8RBBKs39 i W - L’ORDRE—Montréal, jeudi 6 décembre 1931 1 3 LA PENSÉE ÉTRANGÈRE » Le cas Doumergue Le réarmement allemand Suites du refroidissement italo-allemand k m L’armée du Reich en 1935 I (Du Temps) , ktc ^ut 5 ex9.“'?e, et lI,es bien ordon- même le «en: dramatique du cas Doumer-nee », comme chez Therese.Ce n était d ail- gue.Peut-être trouverez-vous que je porte leurs qu un dejeuner, et meme un déjeuner dans votre politique une vue dramatique et de ton masculin.Non pas que les femmes professionnelle.Je ne suis pas éloigné de y manquassent, grace a Dieu I Mais les penser, en effet, qu’il y a là une opposition homines qui étaient la avaient des idées.Et des passions publiques qui pourrait conve-quand se rencontrent dans une société des nir à ceux qui parmi nous, comme autrefois hommes haut places et d esprit nourri, les Aristophane et l’ancienne comédie athé-femmes prennent un air attentif et quasi déférent, qui est une de leurs plus charmantes et hypocrites coquetteries.D’ailleurs, les femmes ne sont vraiment reines qu’au dîner où tout les sert : parure, affaires et soucis du jour écartés, et le prochain.Pourvue d’une aviation imposante, elle possédera en outre des canons à très longue portée et de puissants mortiers {De la Gazette de Lausanne) Un fait capital domine 1 échiquier diplo- I Varsovie annonce avec un plaisir non disst* matique en Europe centrale: la brouille ou, mulé que la ville macédonienne et yougo-du moins, le sérieux refroidissement des slave de Skoplié a donné, au lendemain de , rapports entretenus par 1 Allemagne et l'Ita-j l’assassinat d’Alexandre su; le sol français, lie.Le Duce ne pardonne pas au Führer Is spectacle d’une violente manifestation ses visées sur l’Autriche.L’assassinat du : antifrançaise.chancelier Dollfuss marque une date décisive ; Il convient, répétons-Ie, de n’attacher dans la collaboration de Rome et Berlin.| qu un crédit médiocre à ces nouvelles éner-Malgré.les efforts tentés depuis lors par giquement démenties par les représentants Allemagne pour renouer avec Rome des attitrés du gouvernement yougoslave; mais relations cordiales, l’Italie se tient sur la dé- toute cette campagne mérite d’être signalée fensive et s efforce désormais de rattraper à titre de symptôme.Elle montre l’Alle-du côté de la France ce qu’elle a perdu en magne résolue à tout faire, les ponts entre sacrifiant 1 amitié allemande; mais cette en- Berlin et Rome étant rompus, pour accroître (reprise ne va pas toute seule et l’assassinat son classique Drang nach Osten.M.du roi Alexandre ne laisse même pas de la Papen, qui est fort habile, a déjà obtenu des rendre encore plus difficile.Tout le monde résultats à Vienne.Et M.Schuschnigg, le sait que la pierre d achoppement du rappro- nouveau chancelier autrichien, est évidem-chement franco-italien, c’est plus encore le ment beaucoup moins hostile au rattache-problème des rapports entre Rome et Bel- ment que son prédécesseur.L'Italie le sait grade que celui des rapports entre Rome et bien, car on est exactement informé de tout Paris.Le roi Alexandre venait en France à Rome.L’Allemagne, ayant repris pied à pour en discuter avec M.Barthou.Leur Vienne, tente, en outre, l'impossible pour disparition à tous deux a porté au rappro- désagréger la Petite Entente en attirant la chôment franco-italien un coup tragique.Si Yougoslavie.M.Goering, délégué aux ob-la Yougoslavie et 1 Italie veulent vraiment— sèques du roi Alexandre, a découvert à ce que tout le monde souhaite -— vivre Belgrade le jeu du Reich avec cette lourdeur désormais en bonne intelligence, il faudra, qui est le propre des militaires allemands, de part et d autre, faire des concessions.Il La Yougoslavie persiste à était possible au roi Alexandre d’obtenir cela de son peuple.Le patriotisme du roi, sens de l'Etat étaient au-dessus des soupçons.Le* Yougoslaves auraient accepté les sacrifices commandés par lui.Supporteront-ils, avec le caractère qu’on leur connaît, des concessions prescrites par le Conseil de Régence ?Nous voudrions nous tromper, nous voudrions être sûr que le rapprochement franco-italo-yougoslave, hier en bonne voie, sera demain chose faite, mais nous craignons des retards et des complications.Et cependant l’Allemagne, qui a trouvé dans l’assassinat de Marseille un si précieux tremplin, profite habilement, sinon très loyalement, de la situation créée en Yougoslavie par la disparition du roi Alexandre.Elle trouve dans certains journaux polonais, anglais et même — phénomène singulier — français, des porte-parole favorables à ses intérêts.Une pluie de nouvelles fausses, aussitôt démenties par les légations de Yougoslavie en pays occidentaux, s’abat presse internationale.On annonce un jour que le ministre des affaires étrangères à Belgrade, M.Yevtitch, s’est écrié: «Je tends la main à l’A.llemagne que j’aime ».Un autre jour, une feuille parisienne rapporte avec le plus grand sérieux que le roi Alexandre a déclaré à Vienne, quelques semaines avant sa mort, qu’il était impossible de rien traiter avec la France et que « dans ces conditions il se retournerait vers Berlin ».La criminelle incurie de la police marseillaise est habilement exploitée contre le prestige français.Et la Gazeta Polska de il {Du Figaro) .«! Y a-t-il danger de guerre ?Cette question hante tous les esprits.Partout on la pose.Diplomates, chefs de gouvernement et soldats constatent que le péril existe.Notre collaborateur M.Wladimir d’Or-messon a examiné, à propos des récentes déclarations d’Hitler, les chances de la paix.« Nous sommes pris, écrivait-il, entre nos propres désirs de réconciliation et de paix, mais aussi nos expériences amères, nos méfiances justifiées, nos précautions indispensables.» Le rapport sur le budget de la guerre pour 1935 montre combien sont légitimes ces défiances et ces précautions.Son auteur, M.Léon Archimbaud, un radical qui est à la gauche de son parti, y a inséré une étude sur le réarmement de l’Allemagne.2° Les réserves jeunes instruites constituées par des hommes provenant des formations hitlériennes et du service du travail.400,000 3° Les réserves âgées instruites, représentées par la masse des anciens combattants de 35 à 45 ans .4° Les formations paramilitaires : Sections de protection .Sections d’assaut .2,500,000 Le corps automo- w niennc, ne redoutent pas les grands sujets et savent embrasser les drames publics.Je ne pense pas au plus grand d’entre « ce m « - nous, grand maladroit qui fit un jour I Otage ».On voit bien ce qui lui rendrait méprisable un tel sujet: c’est qu’il n’y a pas là de plan divin.Et cette juxtaposition du plan divin et du plan humain, qui ne se pénètrent pas toujours, lui a donné la plupart de .ses magnifiques .inspirations.Tout ceci n’est qu’humain, trop humain.Mais peut-être M.Jules Romains, le Jules Romains du Dictateur.Bref, sujet dramatique, me semble-t-il.que cette lutte d’un homme qui rentre dans la politique dépouillé de passions, et que les passions recouvrent d abord et chassent ensuite comme un organisme troublé chasse un corps importun.» L’auteur dramatique ayant terminé sa tirade, on vit les visages se détendre discrètement, comme il arrive après les monologues.prolongés ; et, le cercle rompu, chacun s’en fut déposer sa tasse de café les guéridons dispersés.repos Parmi les convives, quelques parlementaires à la mine satisfaite et un tantinet pénitente.Satisfaits, parce qu’ils s'étaient débarrassés de M.Doumergue et de ses menaces ; pénitents, parce qu’ils n’étaient pas sûrs les uns de ne l’avoir pas souhaité, d’autres de n’y avoir point aidé.Ils se rendaient d’ailleurs mal compte eux-mêmes de ces sentiments complexes.Un auteur dramatique présent se chargea de les en éclair- 8 1,400,000 von m 200,000 % 1 bile 100,000 cir.E Il y complète les renseignements déjà donnés à la commission des finances par le maréchal Pétain et publie ces effectifs de l’armce allemande actuelle : Les forces permanentes du Reich peuvent être ainsi fixées à la fin de l’automne «Le cas Doumergue, dit-il, s’adressant au_x parlementaires, n’est pas seulement politique ; il est aussi pathétique, et ce n’est pas Te meilleur de votre affaire.Cet homme d Etat que vous avez rappelé de sa vertueuse retraite avec des clameurs d’espérance, vous le renvoyez avec un muet soulagement.Il n’est pas un Français pour douter que, s’il vous avait proposé au débotté tout ce que vous lui avez refusé il y a huit jours, vous 1 eussiez alors accepté d enthousiasme.Le sentiment public en est emu, et c’est pourquoi on voue à ce vieillard, qui montre en se retirant la pureté de ses intentions, des couronnes civiques et aussi la faveur qui s’attache à celui que nous appelons dans notre langage de théâtre : le sympathique.« Mais ce sentiment populaire cache, n'en doutez pas, une réalité plus subtile et profonde.M.Doumergue est écarté de la politique — j’allais dire évacué — un corps étranger par un organisme qui se défend.Il a perdu le sens du jeu et oublié les habiletés coutumières de l’intrigue.« Je dis qu’il les a oubliées parce qu’on ne peut douter qu’il les ait, jadis, parfaitement possédées.On ne parcourt point sans cela une si belle carrière, comme il a fait.Du conseil général et peut-être municipal à la présidence de la République, il a franchi tous les obstacles.Cela ne va pas sans habileté, sans aptitudes à devancer les rivaux.Tout cela se fait par conversations, conciliabules, visites, connaissance des intérêts ou jalousies, que sais-je encore ?tout ce que l’on réunit sous ce mot: intrigue, que la faveur populaire n’accompagne pas aujourd’hui, mais qui est, je vous l’accorde, cette rançon humaine que l’on rencontre en toutes les professions et “‘même les plus nobles, dont la vôtre.« On pourrait donc voir comme le prologue ou le premier acte de ce drame psychologique dans cette carrière normale, si j’ose dire, de M.Gaston Doumergue.« Mais il est arrivé que son expérience et davantage peut-être la retraite ont peu à peu dépouillé le sens politique de l’ancien président.La meilleure expérience est celle qui s’accommode aux événements.Justement le malheur des temps donne à la politique en tous pays un caractère impérieux, serré, compact, qui l’éloigne, des savantes finesses de naguère.Une force plus unie dans le sentiment, une manière plus directe dans l’action, semblent la règle des temps nouveaux.De cet esprit, M.Doumergue était pénétré quand vous l’avez rappelé de Tournefeuille.« On s’aperçut alors, non sans surprise, que c’était l’Ancien, le Sage chevronné, qui entendait les exigences nouvelles de la politique, mais que ceux-là mêmes qui l’avaient appelé restaient fidèles à des habitudes, à des méthodes dont rien n’ébranlait l’empire dans leur esprit.M.Doumergue se retrouva entouré d’hommes dressés à saisir tous les événements pour les tourner pas au service national, mais au profit des ambitions.La règle du jeu politique, telle que vous l’entendez, c’est que tout événement, tout accident doit être une occasion d avancement dans la carrière : tel est le principe même de votre hiérarchie.« M.Doumergue, entêté de l’intérêt public, répétant sans cesse qu’il ne désirait rien au monde, se trouvait au milieu de cercles -concentriques d’intrigues qui (aient dans son propre conseil, s’étendaient au Parlement, s’amplifiaient dans les congrès, se répandaient dans les partis.Je ne vous dis pas qu’il n’y ait pas parfois trébuché, et surtout au terme de son gouvernement.Poussé par sa propre impatience d agir, et peut-être de partir, il a été .engagé dans la procédure parlementaire qui tendait autour de lui ses fils entremêlés.Il a été ainsi acculé à demander ces douzièmes provisoires que lui-même avait proscrits et vaincus.II I Total mobilisable immédiatement .4,900,000 hommes soit, en 1935, avec Tes 600,000 hommes des forces permanentes, une armée de 5 millions 500,000 hommes que l’Allemagne peut mettre sur pied en quelques jours.II faut y ajouter une organisation solide de la couverture des frontières par des volontaires recrutés localement et groupés dans des formations spéciales (Grenzschutz).D’après M.Archimbaud, l’aviation allemande compte 3,500 à 4,000 pilotes instruits avec un nombre imposant d’appareils.* Les usines Krupp, d’autre part, accélèrent la fabrication de canons lourds et légers; elles étudient des canons à très longue portée et des mortiers très puissants.Les usines de poudre accroissent leur production.Encore quelques mois et l’Allemagne sera, sur terre, plus forte qu’en 1914.« Nous sommes loin du traité de Versailles », observe le rapporteur.Conclusion II résulte, en somme, de ce rapport que malgré le traité de Versailles, malgré la Société des Nations et la Conférence du désarmement, les adversaires de la France se préparent intensivement à là guerre, comme si le conflit devait être très prochain, C’est en maintenant à la France, estime le rapporteur, une armée forte et bien équipée en matériel qu'on peut espérer que la paix ne sera pas compromise.m 1 I sur repousser ces avances.Elle dédaigne l’annexion de la Carinthie que Berlin lui offre si Y Anschluss doit se faire; mais si l’accord franco-italien, englobant la réconciliation italo-yougosl ne se fait pas, la Yougoslavie pourrait bien, à la longue, prêter l’oreille aux sirènes de Berlin.On veut espérer que M.Laval a conscience du rôle difficile de médiateur que les circonstances lui imposent.On peut dire sans exagération que l’enjeu de la partie engagée est énorme.1934 : Armée (Reichshecr) .300,000 hommes Police utilisable militairement ( Landespo- ' Iizeï) .Troupes auxiliaires en-encasernées (S.S.sections d’assaut et Feldjækorps) .son Etienne FOURNOL ave, 100,000 L’armoire aux « casus belli » 80,000 Total personnage B 480,000 hommes E11 1935, elles atteindront au moins ; Maurice MURET B {De 1’Action française du h novembre) 1 Armée (non compris l’aviation) .Police utilisable militairement .Troupes auxiliaires cn-casernécs .La symphonie d'un grand journal 400,000 hommes .La laiîgue française tend à ne plus connaître qu une seule conjugaison, la première, et d ailleurs ne produit plus de verbes nouveaux que selon cette forme.Nous voyons poindre le verbe « concluer ».Le verbe « perder » se dispose à le suivre.L’afflux des étrangers en France conduit sans doute a cette simplification d'un langage qui fléchit.comme Un homme d’affaires américain bien connu à New-York et à Londres, M.Fred Grofe, qui consacre ses loisirs à la sition de musique de jazz, vient d’écrire symphonie décrivant musicalement la vie quotidienne dans les bureaux d’un grand journal.100,000 B 8# 100,000 compo- und B Total.600,000 hommes sur la Telle est l’armée permanente aile- k# mande.A cette oeuvre, dont la première exécution aura lieu à New-York, collaboreront non seulement un des orchestres de musique syncopée les plus connus du monde, mais encore, comme « bruits de scène », un choeur de machines à écrire, de mitrailleuses, de revolvers, sans parler de sirènes de pompiers, de sifflets de policemen et de neries téléphoniques.Les trois mouvements ce la symphonie sont intitulés : Le journal se fait, Le Re-1 porter sentimental, Les Rotatives tournent.Le lecteur se demande déjà à quoi riment ces réflexions.Elles viennent de ce que nous avons lu dans la Gazette de Francfort un article intitulé, en français, Perderons-nous'Ta Sarre ?Ce n’est pas la seule curiosité de cet expose historique destiné à prouver que la France, insatiable,-a de tout temps convoité la terre allemande.Ses rois, ses empereurs; ses Républiques, n’ont jamais pensé qu’à conquérir la rive gauche du Rhin.Louis XIV, la Convention, Napoléon, ne font qu’un avec Edouard Harriot et Bienvenu-Martin lui-même.Metz, Toul et Verdun sont les points d’où part l'assaut, Il faut remonter au delà de la Lotharingie et de Lothaire, jusqu’à Charlemagne en personne.Les Français veulent refaire le domaine des Carolingiens, et c’est pourquoi la Gazette de Francfort écrit qu’ils ont peur de « perder » la Sarre.Très exactement, sous des prétextes historiques, diplomatiques et juridiques, une querelle nous est cherchée.Un joli belli est rqngé dans l’armoire aux poisons de la Wilhelmstrasse.Quand l’Allemagne sera encore un peu plus haut et nous un peu plus bas, peut-être verra-t-on sortir la fiole.6 Les réserves A cette armée, il faut ajouter les réserves suivantes, immédiatement mobilisables : I ° Réserves expérimentées, constituées essentiellement par les libérés de l’armée et de la police militarisée .300,000 hommes 1 d ï,~ m son- I i I m j -i ! i m «1 ; m i llfiSii m v: 1 S alP M * m r casus m •;> : I #B P;:: K»?" ¦ J Il fallait bien que le pacte de Locarno servît à quelque chose.Il sert à ceci que la France est accusée de l’enfreindre parce qu’elle tient des troupes prêtes à franchir la frontière de la Sarre, frontière allemande.En vain alléguons-nous que la Société des Nations nous a commis pour cette opération de police et que cette institution, qui prétend faire de l’internationalisme avec des égoïsmes nationaux, nous a laissés tout seuls pour cette corvée.Les ambassadeurs du Reich dénoncent à Londres, à Rome, même à Bruxelles, l’abus perfide que la France se prépare à faire de la mission dont elle est "investie.M.Knox, président de la commission de la Sarre, qui n’a qu’à « appuyer sur un bouton » pour appeler les soldats français, est rendu suspect d’être à nos ordres et à nos gages.Ajoutons que le « Front allemand » fait bien tout ce qu’il faut dans la Sarre pour que, sur ce bouton, M.Knox mette le doigt.M.Knox vit dans les transes.Il est donc très clair que l’Allemagne, dont le réarmement en très grand ne laisse plus aucun doute, aménage de bons sujets de dispute pour la première de nos « années creuses », qui sera 1935.M H m g# mm JBS 11 ¦ ¦PP kl mmjÊt 1m A m ill BD ÿ-j m ¦ m ::: non = 1 (p:/P:::;: 1 & H # m B m m # m :'X S- %- * ¦ ¦ Y m m M 1 ¦ I ¦ M i m $ 1 siU S3 i common- m f 1 «¦ MBI *• XB i üi 1 Jacques BAINV1LLE B80B8 , y f \ Mm® X&S- CIGARETTES SWEET CAPORAL Les « débuts » du papier buvard fê': E été conduit à courir le risque de troubles dans l’opinion intérieure m tint où s’aggravait ce péril extérieur dont lui-même avait fait, avec tant de force et de raison, le fondement de sa politique.« Bref, il a succombé à des artifices que le système, et parfois les hommes, dressaient sous ses pas.Soyez persuadés que le sentiment populaire, toujours disposé à outrer les responsabilités, attribuera tout aux hommes et ne songera pas à l’entraînement naturel des choses.« L’un de mes amis, qui observe la politique française depuis plusieurs lustres, m a dit qu’il n’avait rencontré qu’un seul analogue: celui de Delcassé, qui passa les dernières années de sa vie dans la solitude et l’oubli parce que lui aussi méprisa U règle du jeu.t Là est, à mon sens, le pathétique et vert.E V Le dieu du hasard a souvent favorisé des découvertes qui, sans lui, n’eussent jamais existé.au mo- g 3$Ebt Sait-on, par exemple, comment fut découvert le papier buvard ?Autrefois, pour sécher l’encre, on se servait de sable fin ou de cendre.C’était long et pas très propre.Or, dans une papeterie du Berkshire, en Angleterre, l’ouvrier qui était chargé de surveiller la pâte à papier, commit un oubli.Il omit de mettre dans la cuve la quantité nécessaire de colle, ce qui fit, pour son patron, une perte assez importante.L’ouvrier fut mis à la porte.Ne sachant que faire de ce papier, le patron le mit dehors et s’aperçut qu’il absorbait les gouttes de pluie qui tombaient.La papier buvard venait d’être décou- i 1 i \ m mi- Si réellement vous aimez fumer, les cigarettes Sweet Caporal causeront un vif plaisir.Vous reconnaîtrez tout de suite leur douceur, parce que les |Sweef Caporals sont faites spécialement des tabacs les plus choisis, mûris dans le bois pour vous donner un tabac doux et frais.Et vous serez egalement intéressée par le goût agréable de ces fines cigarettes, garanti par le choix des tabacs et la fabrication experte.Va vous m s i "La forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé".jÇancet i- i.vE cas a COLLECTIONNEZ LES "MAINS DE POKER" l i m°rt dc Voltaire.Le Inique.— Pourquoi ne pas séparer sommes sur un terrain brûlant.(rires et moult a etc donne au Huron impavide et ]es jeunes qui se destinent à la prêtrise des cements divers).La réponse est simple.La .bronzé dc reprendre la tradition du autres: la masse qui aura besoin d’armes spé- scolastique n'a pas de langue propre.L'ex- pcninsulc britannique; la Symphonie Maître (en excellente compagnie au ciales, philosophiques et théologiques?Il arrive pression de la pensée est quelque chose d’hu- No 3 en Mi bémol, de Haydn, dont le reste, comme on peut s’en apercevoir j souvfnt que les jeunes catholiques ne savent main, elle peut être aussi bien chinoise que commentateur du programme prend soin Par Ies savoureuses chroniques quoti- pas comment répondre à des objections faites latine.Qu il y ait des philosophes qui aient de rappeler qu’elle a été créée à Londres , dicnncs de 1 Ordre).Le Huron, qui par des protestants et des incroyants.philosophé en latin, c est vrai.Mais Aristote .1 .„ ost modeste, s estime sans ironie un fi- j Maritain.— Cette SÉPARATION EST et Platon ont philosophé en grec, et je ne suis et composée spécialement pour une dèk d/éue dc Vokai^ sinon un de scs ORDQNNÉE pAR LE pAPE„.pas sûr que LA MEILLEURE EXPRESSION DE tournee de concerts que l’auteur fit en disciples, car aucune personne bien i j66c % ____________________ Nous ne pouvons pas.LA SCOLASTIQUE NE SOIT EN LANGUE Angleterre à la demande de l’impresario pensante dans la province huronienne Nous avons des jeune: gens qui se destinent Salomon; En Saga, un poème symplio- de Québec n accepterait de se ravaler aux carrières libérales et d’autres à la prêtrise, nique du Finlandais Sibelius, dont l’or- jY T.a?^ » roclu°ts en se P^Ol amant Nous sommes obligés de choisir qui nous chl,ration „PP«1,= manière dn ^ *- — pouMoni le.fan.,.Brahms si cher à M.Clarke; des Chan- /a tête du Huron et de ses admirables ^re es" 31 curs confrères (le Mégathérium compris) les foudres de certaines personnes mal intentionnées.Le Huron a un faible pour la clarté, encore que celle-ci ne soit pas toujours ., ., accessible à ses contemporains.Il es- ; aussi.Monsieur 1 abbe?.time que l'art d écrire consiste à dire ! Abbe X.En principe.oui.Certaane-en quelques mots précis ce que l’on a dans l'esprit, mais il n’est pas pour cela | Le Idiquc.— Ne pourrait-on pas avec les partisan fanatique de la subordination ' réserves faites déjà par M.Maritain introduire de f idée à la forme.Celle-ci.pour être plus de sciences au cours secondaire.En com-cssenticllc.n'est pourtant pas indispen- mençant avant les Mathématiques — c’cst-à-sablc.Malheureusement, dc nombreux • dire la première année du cours de philoso-contemporains du Huron semblent phie — par exemple?ignorer totalement qu’il existe un art Abfc X.— Nous avons fait droit à cette d écrire et même un art de penser.au cours mathématiques mais nous ne C est pourquoi les gazettes pullulent ns fairc lus 5ans surcharger les pro- d idees grotesques, omises sous une gramnies forme plus grotesque encore.Le Huron ’ .s'en afflige, mais comme il ne pose Man am.St monsieur.(le laïque).pas au redresseur dc torts, il hausse les Ï5ut c bourrage de crâne qui se pratique en épaules et se borne à donner un exem- 'tance par 1 abus des manuels, je lui suis pic qui ne sera suivi que par une infime opposé.minorité.Le Huron s’amuse parfois à disséquer les idées écrites de scs contemporains.Les millions de lecteurs et de lectrices dc l’impavide guerrier peuvent s'imaginer toutes les cocasseries que le Huron y relève.Il semble c/ue le monde écrivassier soit atteint d'une maladie étrange, celle dc boursoufler, dc tortiller les phrases, de verser dans le style amphigourique, d'obscurcir des pensées qui seraient certainement radieuses sous la plume du Huron et de ses confrères, mais qui dans la pratique sont généralement incompréhensibles, même pour le bachelier satisfait.Il existe un art d'écrire : il en 1.—Trislau Derèmc « IL FAUT toujours rcvcr ou renoncer 1 à vivre ».écrit M.Tristan Derèmc dans son dernier livre, le Poisson rouge.Et comme il ne peut s’empêcher dc plaisanter, il se reprend aussitôt en mettant dans la bouche d’un interlocuteur imaginaire cette exclamation que d’aucuns trouveront peut-être amusante : « Utopie or not to be.» Ces deux phrases, qui devraient être citées en manière d’épigraphe à la première page du livre, en résument à merveille le ton et l’esprit.L’existence quotidienne est morne et désespérante, pense M.De-rème.Elle ne peut être vécue que si on la vide dc son sens tragique pour la considérer en souriant comme une féerie pétillante où « les aventures les plus simples de nos journées se trouvent, en notre esprit, liées à des sortes de contes fabuleux : les poètes nous prennent par la main et nous entrons dans cette ronde où.foulant le sol amer et dur, nous pensons danser pourtant aux prairies les plus belles et les mieux ensoleillées ».Mais il y a de la fausse poésie comme il y a dc la fausse monnaie.Et il arrive que des hommes d'esprit qui ne sont que d'habiles et parfois charmants mystificateurs se voient attribuer bien improprement le titre de poète.Le Poisson rouge, c’est un modèle dc fausse poésie.M.Tristan Derèmc aurait dû naître au pays fleuri de madame Chrysanthème.Là seulement on aurait peut-être goûté comme il faut ces petits billets artificiels pareils aux jolis aquariums dc salon, pareils aux coquillages multicolores et vides qui brillent au fond dc ces aquariums et sur lesquels se posent doucement, comme en rêve, les poissons rouges.On ne trouve pas dc poésie dans ce livre, mais du badinage maniéré, de la préciosité, de la littérature au sens le plus détestable du terme.La moitié de ces billets sont composés de citations de poètes reliées grâce à la virtuosité certainement méritoire de l’auteur par des fils si minces qu’on ne les aperçoit pas toujours.On dirait quelquefois que M.Derèmc n’a publié ces trois cents pages que pour montrer l'étendue de ses lectures, faire admirer la docilité, l’agilité et l'excellence de sa mémoire ou encore utiliser les nombreuses notes accumulées depuis qu’il a commencé dc lire.l'insuffisance des compositeurs anglais à lui fournir des programmes convenables, en choisissant des œuvres dc compositeurs nordiques et, parmi celles de coin- oreilles.Georges LANGLOIS positcur» allemands, celles qui par ^ 0 quelque côte touchent à la Grande Brc-tagne C'est ainsi que nous avons successivement entendu: l’ouverture des Hé- I N’Y A brides, de Mendelssohn, dont le eompo- f Hebrides situées au nord-ouest de la nage ne comprend pas que ce Rebeyrotte, qui n’était pas un écrivain, ait pu écrire, dans le seul but d’édifier son curé et quelques autres personnes, le roman de sa vie passée.Gérard DAGENA1S VIVANTE, MODERNE.Quelques questions banales.La séance est levée.Le genièvre (gin) de Kuyper fut le premier connu au Canada et il reste le favori de « nos gens ».C'est une boisson de gentleman, à prix populaire.* * * Comme on voit, la multiplicité des points de vue se rencontre partout.Cela nous fait d’autant plus plaisir que le point de vue Maritain nous donne raison, mettant au clair les déficiences de notre enseignement secondaire.Personnellement il m’est fort agréable — comme disent nos classiques canadiens — d apprendre que le pape ORDONNE la séparation des jeunes qui se destinent à la prêtrise de ceux qui ne s’y destinent pas.Dans un article antérieur — Des maîtres, pas des fossilles — j’avais fait remarquer (ce n’était pas une découverte) que nos collèges n’étaient au fond que des petits séminaires.De plus, Jacques Maritain conseille — et comment ! — la combine des lettres et sciences, et se déclare partisan de l’enseignement de la philosophie en français.Décidément l’AFFAIRE de l’enseignement secondaire se complique.Et remarquez bien que ce n’est ni un F.-, de I’Ordre.ni un sale gosse de VlVRE, qui parle, mais Jacques Maritain.Quel malheur que ces cours se soient donnés à porte close.Toute la-bonne-presse et les défenseurs de la tradition y auraient trouvé sujet de scandale; les honnêtes gens, le mot de la fin d’une campagne menée par Olivar Assclin.Le document est à conserver.nous avons nos coutumes., notre organisation.nous avons un induit.I Maritain.— Evidemment, et je l’ai dit, i il faut tenir compte des circonstances dans la pratique.Néanmoins, je donne, en principe, raison à monsieur.(le laïque).Et vous sons populaires de Norvège, de Grieg; enfin une intéressante Suite (No 6), de Bach, rendue banale par l’orchestration moderne faite à l'anglaise par sir Henry-J.Wood.(r-b) L’ORDRE est édité par les Editions de l’Ordre limitée (cette bouffonne désignation est imposée par le seul gouvernement français d’Amérique) et Imprimé par In Cie de Publication de la Patrie limitée, 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal.Je ne conteste pas à M.Clarke le droit d’aimer ces choses et dc vouloir répandre un goût qu'il croit sûr.Mais il me permettra de lui rappeler que l’Orchestre dc Montréal ne joue pas pour le seul plaisir dc son directeur.Quand on s’adresse au publie, on doit tenir compte au moins un peu des goûts et dc la composition de ce public, encore qu’il ne faille pas tomber dans l’exccs contraire souvent constate chez les directeurs de postes dc T.S.F.qui, eux, se conforment trop servilement au goût des auditeurs les moins éduqués.Avec des concerts tous accommodés à peu près exclusivement au goût anglo-saxon comme ceux que nous avons entendus depuis le début dc novembre, il n’y a pas lieu de s’étonner que la population canadienne-fran-çaise boude un peu l'Orchestre de Montréal.C’est une preuve qu’elle n’est pas encore complètement assimilée et qu’elle n’a pas tout à fait perdu les goûts et les tendances de son origine.A part quelques œuvres imposées par les solistes invités, nous n’avons entendu de musique française qu’une marche de Berlioz et la belle symphonie dc César Franck.Et nous avons eu surtout dc la musique anglaise ou nordique et la partie la plus lourde et la plus indigeste du répertoire ‘allemand, qui comprend pourtant des œuvres plus accessibles aux esprits latins sans cesser dc l’être aux autres.BIBLIOTHÈQUE CIRCULANTE ! ’ jL '.- Ph /, Le la'iquc.— Je suis comme vous opposé à la pratique française, mais je souhaite que l’enseignement des sciences commence plus tôt au cours secondaire.\ ) Abbé X.— Le moyen de le faire?Avez-vous étudie nos horaires?.Maritain.— Ce n’est de l’une ni de l’autre idée que je suis exactement le tenant.Qu’on fasse en classe de mathématiques une certaine codification des sciences, très bien, mais sans viser à l'entassement.Ce que je demande c’est que d’une matière sporadique, mais prévue, occasionnelle, mais voulue, on donne dans toutes les classes des notions clé- Un insurgé espagnol, condamne à mort mentan-es dc sciences et même un début de pour avoir altenté à |a vjc du curê d’une codification partielle.Exemple: une occasion.parojssc, a demandé à assister à la messe, soit par le texte, soit par un incident, se pré- ]| s’C5t confesse, a communié avec une piété sente de parler des infiniment petits, en prend profonde.Conduit devant le peloton d’exé-dc dïx à quinze minutes pour les étudier ; cution, il a refusé de se laisser bander les notions justes, claires,, courtes.yeux, car il voulait mourir le regard sur un Abbe X.— Ça peut se faire ainsi.crucifix.Les balles l’ont frappé au moment Le laïque (qui pose une troisième ques- bù i! récitait avcc fcrvcur dcs Prières lilur' tion).— Si la philosophie doit être enseignée en français, il faut aussi que non seulement les compositions, mais les examens, se passent en français.Maritain.— Certainement.Abbé X.— Mais nos prêtres.ils doivent Jean-Louis GAGNON EATON Certes, le recueil contient des pages pittoresques qui ne manquent ni de piquant ni d'originalité.Mais ce ne sont là que divertissements raffinés pour la cervelle et l’imagination.L’âme reste indifférente.Ils uc savent pas ce qu’ils font | A bibliothèque EATON a été fondée L dans le but do prêter, à taux modiques, les livres le plus en vogue, tant modernes qu'anciens, anglais et français.•Elle met autant que possible à la disposition de ses abonnés des œuvres d'intérêt général et retire certains volumes de la circulation dès qu'en cesse la demande.!}; (Dc l'hebdomadaire Sept) II.—André Dclacour UAND donc les Editions Baudi-nière se décideront-elles à publier une oeuvre remarquable?Jusqu'ici, elles ne nous ont présente que des livres médiocres quand il n'étaient pas mauvais.M.André Dclacour en est à son sixième ou septième roman.Pourtant, en lisant le Destin d’Œdipe, on a l’impression très nette de se trouver en face d'une oeuvre de jeunesse.Si elle était d’un débutant, on dirait qu'elle mérite une indulgente considération.Un homme, après une dizaine d’années'de mariage et de bonheur, apprend qu’il a épousé une fille qu'il eut d’une inconnue avec qui il avait péché, un soir, vingt ans plus tôt.Il disparait alors pour racheter sa faute, va s'établir au bord du lac où il l’a commise et y meurt après avoir mené une vie pau- existe un autre qui consiste à écrire pour ne rien dire : et enfin un troisième, celui dc dire toute sorte de choses sans rien écrire du tout.Le premier est réservé à quelques écrivains dc talent (comme le Huron et ses confrères) ; le deuxième est le lot du vulgum pecus : quant au troisième, il est certainement réservé aux hommes dc génie.Dire quelque chose sans rien écrire du tout, c’est bien le comble de l’art.C’est ainsi que le Huron, en feuilletant sa volumineuse correspondance quotidienne, a constaté que des gens lui envoient des cartes vierges dc mots et ne portant que son adresse.Cela simplifie évidemment la lecture des missives, mais le Huron, malgré toute Q i CONDITIONS 1° ABONNEMENT ANNUEL.— Contre le vernemcnt d’une nomme de $10 nu moment de a on Inscription, l'abonné peut emporter 3 volume# à la fois.2° LOCATION.— On peut annal prendre en location, moyennant 3c par jour, tout livre dont In valeur ne dépanne pn* $3j pour emprunter un volume de prix plus élevé, 11 faut verser un léger supplément.La direction ne réserve le droit de mettre ou de ne pan mettre en circulation n’importe quel ouvrage.Elle ne fait ni porter ni chercher ù domicile les livres de la bibliothèque.giqucs.\t Ce cas n'est pas une exception.M.A.Mendizabal-Villalba, professeur de droit à l’Université d’Oviedo, relate dans La Vie Intellectuelle du 25 novembre, des cas saisissants qui mettent en lumière l’esprit d’humanité, d'héroïsme et d’abnégation des ouvriers mineurs des Asturies, abusés par l’avenir les gens qui veulent bien se des agitateurs intéressés.Ce sont ces derniers donner la peine de lui écrire se donnent ' qui sont les vrais coupables, ainsi d’ailleurs I la peine supplémentaire d'écrire quel- \ que le régime d’injustice sociale dont souf-son intelligence, n a pu deviner ce que j que chose, même pour ne rien dire du ! frent les innombrables « catholiques qui ces correspondants attendent de lui._ | tout.| s’ignorent ».et qui ignorent aussi que l’E- C est pourquoi il demande qu à L, HURON glise condamne ces injustices.Aux auditeurs que le programme cn- Un ami de VOrdre qui s’intéresse particulièrement au succès de notre journal faisait dernièrement son tour de Gaspésie.Il regrette comme beaucoup d'autres de n’avoir pu boire qu’en contravention, partout à l’est de la Rivière-du-Loup.Il n’en a pas moins remarqué à toutes ses étapes que le touriste avait sa provision de gin de Kuyper, boisson favorite dc l’excursionniste à cause de ses qualités et de son bon marché.BIBLIOTHEQUE EATON! Au quatrième côté de lu rue do l’Université if
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