L'ordre, 10 décembre 1934, lundi 10 décembre 1934
.' .NBB L’ORDRE nfiPACTION ET ADMINISTRATION TA R) K DES AHONNEM ENTS 180 est, rue Sainte Catherine, Montreal Téléphone : PLatcau 8511* m 1 an 6 mois 3 mois # Administrateur PIERRE ASSEL1N Secrétaire de la Rédaction .PIERRE BOUCHER En ville, parla poste.Canada (hors de Montréal), Royaume-Uni, France et $6.00 Espagne .Etats-Uniset Amérique du Sud $6.50 Autres pays *9.00 *4.75 *2.50 *3.25 *1.75 O/i est prié d’envoyer toute correspondance à la case 4018 de l’Hôtel des Postes en mentionnant aur l’enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s'adresser.$3.50 $1.85 *3.00 $4.25 *2.25 Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur t OLIVAR ASSELIN & L abonnement est payable d’avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable pair à Montréal.au •Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.TMr'i 1 Première année — No 228 Le numéro: 5 sous Montréal, lundi 10 décembre 1934 i de faire chacun sa part pour créer (car pour le Canadien-Français, dans plu-sieurs domaines, et surtout dans le do-mainc administratif, elle est inexistante) une muniquer sinon entre nous qui, Dieu merci, entendons presque tous le charabia, du moins avec les pays de langue et de civilisation française.Propagande communiste C’est une centralisation heureuse et parfaite qui prouve la discipline des médecins cl la richesse du secrétariat.LES CLINICIENS Désarmement unilatéral m Les réserves que fait M.Fiessinger l'organisation de nos m langue qui nous permette de com-l’aide d’interprètes, sur services hospitaliers nous permettent de croire sincèrement au bien qu il en dit.Il n'y a pas de doute que hôpitaux sont supérieurs, au point de matériel, à beaucoup d’hôpitaux européens.Que si le travail médical menace d'y devenir routinier, la faute en est moins aux médecins eux-mêmes qu’à l’éducation qui les a formés.Le mépris de l’effort individuel (par exemple, le recours constant au laboratoire central) ne leur est pas particulier.La plupart des hommes de profession libérale ont, chacun dans sa sphère, une forte tendance à économiser l’effort personnel.sans Un cinéma montréalais a mis pendant quelques jours à l’écran, à la gloire du régime soviétique, un film montrant l'honnêteté de l’ouvrier, l’infamie du patron, les beautés du communisme; il semblerait que notre censure n’ait pas autorité pour mettre fin à cette gandc.lil nos m Les éléments actuels de la puissance allemande par André BOWMAN vue m Olirar ASSEL1N ' ' 1 fi propa- On ne saurait avoir une juste idée des armements réels de l’AUemag s: bornant à considérer les effcçtifs et le matériel que le Traité de Versailles lui permettait d'avoir et les concessions qui lui ont été accordées plus tard par la France, l’Angleterre et l’Italie.Ce serait partir d’une observation erronée, attendu que 1 Allemagne possède sur la France et les autres anciens Alliés pris individuellement une supériorité démographique et industrielle incontestable.C’est un fait dont il faut tenir compte puisque, somme toute, la puissance militaire d’un Etat est fonction de sa puissance générale.Si les modifications consenties les Alliés au statut militaire de l’Allemagne sont considérables, elles ne le L’expérience américaine Êl ne en Lu propagande holchcvistc se manifeste parmi nous d’autre façon depuis quelque temps, les grands réseaux radiophoniques des Etats-Unis, auxquels les nôtres sont raccordés, annoncent pas des artistes « russes » mais des artistes « soviétiques ».C’est comme si ces messieurs de notre Radio-Etat présentaient Daunais « baryton valeur », Beaudet .présentant les caractères d’une véritable juri- , J a> trouver u» morccau de J°ur"al diction et composée de magistrat, de carrière.da"a , "" cor a vidanges, parce que les Ceux-ci devront jouir de l’inamovibilité, seule quelque cents que je peut garder c est garantie réelle d’indépendance et d’impartia- P°«r acheté 1 Ordre, puis sur le morceau lité.Bien entendu, une procédure de « conci- d 7 avait une article d un docteur Amyot liatlon obligatoire» devant l’organisme pro- a propos de « Mana Chapdelame ».Voule fessionncl régional, puis national, s’impose vous ben me du e vous qu ete instru, de avant de soumettre le différend à un tribunal.Quel maudit trou qui peut sortir ce gas Faudra-t-il donc modifier dans ce sens la la ?> SUI?Pas '"*ru, vu queJal Çtc r,e!> composition de l’actuel conseil de prud- qua la petite ecole mais mon Dieu joserait hommes, ou comme en Italie, créer une J’™ dlre ,unc affaire pareil devant du magistrature spéciale du travail) ^ ^ 11 est évident que les conseil, de prud- soie'ie > momle comme ,1 ccr, cest pas hommes dans leur composition actuelle moi qui va avoir comme chant, certain, n’offrent pas les garanties d’impartialité pour connaître même en première instance des différends collectifs du travail.D’ailleurs, du seul point de vue des différends Individuels, ces conseils devraient être réformés, car on constate trop souvent hélas une certaine partialité de la part des prud’hommes patrons ou salariés.Rien ne s’oppose donc à ce que la fonction juridique soit confiée non plus à des non-juristes, mais à des magistrats de carrière et inamovibles.On pourrait dans cette éventualité conserver un rôle concialiateur ou consultatif aux Apropos de «Maria Chapdeleine» Un ancien de la « petite école » «e moque du docteur Amyot « De quel maudit trou peut-il sortir, ce gars-là ?» Montreal, 6 décembre 1934 Monsieur Olivar Asselin, directeur dc I’Ordre Evénements Bien a vous nommés par le pouvoir central.Puisque ces commissions formeront la structure du système corporatif à chaque stade (local, communal, régional, interrégional, provincial ou national), elles auront donc besoin, pour remplir leur mission, d’un rôle consultatif, conciliateur, réglementaire et directeur, selon qu’il s’agira de questions professionnelles ou écono- Phii.ias Gagnon Amendements nécessaires Depuis que la loi relative à l’extension des contrats collectifs dc travail est en vigueur, on a eu l’occasion de constater les défauts qu’elle comporte et les difficultés que présente son application.Patrons et ouvriers ont fait valoir leurs réclamations devant l’autorité compétente; il ne reste plus à celle-ci qu'à apporter les modifications nécessaires.M.Arcand nous assure qu’elles seront faites.C’est ainsi que doit s’élaborer une législation.Il est impossible de prévoir tous les cas où une loi s’appliquera; quand on a apporté à sa préparation toute l’attention voulue, il faut la mettre à l’épreuve.Si elle se révèle défectueuse, il suffit de la corriger par des amendements convenables.Espérons que dans le cas particulier qui nous occupe,’ justice sera faite à tous les intéressés.Contre le bruit La ville d’Outremont vient d’adopter un règlement interdisant de « faire du bruit intempestif entre dix heures du soir et sept heures du matin, sous peine d’une amende maximum de $40 pour chaque infraction ».Rappelant que la ville de Paris avait adopté une mesure semblable, I'Ordre a déjà suggéré que Montréal en fît autant.Quand sc décidera-t-on ?Les Canadiens-Français et les affaires A l’assemblée générale trimestrielle de la Chambre de Commerce dc Montréal, mercredi dernier, le président, M.Philias Paré, a prononcé ces paroles de bon sens et de cœur ; Notre Chambre de commerce a besoin d'iui regain d’initiative collective et il est temps dc penser à remédier à la lacune du manque d’organisation.Nous sommes à Montréal près de 750,000 Canadiens-Français et notre institution se doit de compter un puissant effectif.Nous ne devons pas craindre de critiquer l’administration municipale, les gouvernements provincial et fédéral chaque fois que nous nous croyons justifiables dc le faire.La Chambre dc commerce doit jouer un rôle prépondérant au sein de la population de langue française et c’est à nous qu’incombe le devoir dc la protéger dans le commerce et l’industrie.La légende de l’inaptitude des Canadiens-Français aux affaires reçoit chaque Jout des démentis.Il n’est pas interdit d’espérer qu’un jour notre peuple parviendra à l’indépendance économique, condition essentielle de notre affranchissement total.Des organismes comme la Chambre de Commerce sont tout désignés pour favoriser cette entreprise.Aussi faut-il sc réjouir que les chefs de telles institutions aient conscience de leurs devoirs.C’est également un bon signe que les jeunes se montrent aussi zélés que leurs aînés dans ce domaine; ainsi, l’œuvre commencée par «es derniers aura dc fidèles continuateurs.nuques.La collectivisation des campagnes en Russie Ne voulant pas m'étendre outre mesure je ne dirai que quelques mots de ces diverses attributions.Le RÔLE CONSULTATIF sera uniquement réservé aux organismes nationaux; dans ce domaine ce sera la commission centrale de la production.Cette fonction s’exercera par des vœux dont le gouvernement et le pouvoir législatif devront tenir compte surtout s’il s’agit de questions économiques importantes, telles les traités de commerce et les tarifs douaniers.prud’hommes.C’est sous une telle garantie seulement que cette juridiction permanente pour les conflits individuels pourrait voir sa compétence étendue aux conflits extérieurs.Les jugements rendus pourraient ainsi en première instance être appelés auprès de la cour d’appel faisant fonction de magistrature du travail.La collectivisation des campagnes, décidée en 1929, se poursuit toujours.Tous les efforts ont été faits pour accroître l'emploi des machines et utiliser la chimie dans l’agriculture, mais les résultats ne sont pas encore ceux qu'on escomptait, sans doute en raison de l'étendue du territoire qui rend le contrôle difficile, et également en raison du manque de main-d’oeuvre qualifiée et du rendement insuffisant des machines.Toutefois, les premiers chiffres acquis sont impressionnants.Au 1er septembre 1934, 258,000 tracteurs sont en exploitation, soit 4 millions de chevaux-vapeur, dix fois plus qu’en 1920.Ce chiffre sera probablement doublé à la fin de 1937.En outre, des machines automobiles agricoles, d’une force de 1,700,000 chevaux-vapeur, ont travaillé en 1934.La puissance des stations électriques servant à l’agriculture atteint aujourd’hui 115,000 chevaux-vapeur, mais le rendement des tracteurs est utilisé seulement pour 50 à 60 p.100.Sur 365,000 conducteurs de tracteurs, 126,000 ne sont pas qualifiés et la même situation se présente pour la cinquièmes partie des conducteurs d’autres machines-agricoles.De nombreux tracteurs sont toujours en réparation; aussi le rendement de la mécanisation de l’agriculture ne répond-il p?s encore aux résultats prévus au début, et fréquemment des fermes travaillant avec des moyens non mécaniques ont de meilleurs résultats.>; i H .1 Répétons qu'il est impossible de modifier la constitution des conseils de prud’hommes sans qu’il soit nécessaire d’étendre leurs compétences aux conflits collectifs du travail, conflits individuels ou collectifs, devra être On peut aussi créer, comme en Italie, une exercé d’abord par les commissions paritaires magistrature spéciale du travail qui offre locales, régionales ou nationales, avant que le toutes les garanties voulues aux personnes ou litige ne soit soumis aux juridictions spéciales associations qui en sont justiciables, du travail, qui trancheront avec force obliga- En effet, « chacune des seize cours toire.Nous reparlerons à ce propos des d’appel », remplit les fonctions dc tribunal conseils de prud’hommes et de la magistrature ! du travail.Auprès de chacune d’elle est du travail.| constituée une « section spéciale » comprenant trois magistrats, dont un président de section, et deux conseillers de cours d’appel.Auprès de ces deux derniers sont adjoints dans chaque cas, deux conseillers experts versés dans les problèmes de la production et du travail, ils sont choisis par le premier président dans une liste dressée par les conseils provinciaux de l’Economie.Le RÔLE CONCILIATEUR, en cas de Armand RIO En vous assurant à la Sauvegarde, vous orotéfres votre famille contre loi éventualités de la vie.tout en suivant l’adage de Cartier : « Travaillons cour le maintien de nos Institutions.» 152 est.rue Notre-Dame à Montréal.fr-a) ;lï Faisons bonne chère ! b Le RÔLE RÉGLEMENTAIRE sera la fonction la plus importante.Sur le plan national, les commissions paritaires ou conseils professionnels détermineront les conditions générales du travail et voteront des règlements ou des lois, obligatoires pour tous ceux qui participent à la vie professionnelle.C’est donc ici surtout que l’organisation professionnelle prend les charges de l’Etat.En ce qui concerne l’application des lois sociales, ce sera l’autorité qui, par le ministère des corporations, se servira « d’arrêtés corporatifs ».Sur le plan local et régional les diverses commissions ou conseils corporatifs, selon leur compétence, désigneront des inspecteurs charges de contrôler l’exécution des lois, règlements et contrats collectifs.Ces conseils nommeront aussi des délégués auprès de l’organisation supérieure, c’est-à-dire auprès du conseil provincial de l’économie et du Conseil National des Corporations.Le RÔLE DE LA DIRECTION DU CONTRÔLE, c’est la fonction proprement corpora-rative d’une organisation rationelle de la vie économique en général et de la production en particulier.Il s’agit de ramener la liberté économique à sa fonction d’élément régulateur de la vie économique.La concurrence ne peut être absolue et illimitée, car celui qui en jouit obtient des résultats heureux ou malheureux qui ont des répercussions sociales.Chacun peut, s’il a de l’initiative, s’enrichir d'une manière normale, mais pas en drainant toute la propriété d’autrui.Pour éviter ces abus, il faudra un contrôle.La profession organisée sera le mandataire autorisé le plus compétent dans le domaine de la production et de la consommation.Une autorisation sera nécessaire pour la création ou la transformation d'une entreprise.En cas de refus de la commission locale, il y aura recours final à la commission centrale de la production en passant par le stade régional et national.S’il y a décision unanime dans tous les conseils il n’y aura pas d'appel, mais il y aura toujours le chef du pouvoir exécutif, qui demeurera l’au-j toritc souveraine.On pourra organiser des Ecoles professionnelles et de placement, etc., K k « Une tentative de conciliation doit être faite « obligatoirement » par le président avant qu’il ne statue.L’action, en matière de différends relatifs aux rapports collectifs de travail, est exercée par les associations, légalement reconnues, du premier degré ou supérieures.Quand l’intérêt public l’exige, l’action neut aussi être exercée par le ministère public.Dans ce cas l'action syndicale intéressée peut intervenir dans la cause.Contre la décision il peut être interjeté appel, dans le délai de quinze jours, devant la cour de cassation, pour violation de la loi.» (9) Personnellement il me semble que cette juridiction spéciale qui fonctionne très bien en Italie, offre, pour nos pays d’Europe et d’Amérique, une expérience réelle qu’il ne serait pas téméraire d’entreprendre.De ce qui précède, le plus important c’est qu’il doit exister une magistrature du travail qui décide en dernier ressort avec « force obligatoire », afin que l’on puisse interdire les grèves et lock-out qui aujourd’hui sont encore souvent, dans notre régime, les seules façons de faire entendre des revendications légitimes.Après une telle réglementation légale, qui offre à tous des garanties de justice et d’équité, il serait donc logique de la « sanctionner ».Cm, .[ttei -xX f?BW Mz & g •’•i L’armée rouge et la danse CHEZ ERNEST Restaurant français — Bières et vins 1500, rue Drummond — MA 0918 Si l’on en croit une information récente de Moscou, le commissaire de la défense nationale Vorochilov aurait envoyé à toutes les unités de l’armée rouge l’ordre suivant : « A partir d’aujourd’hui 11 novembre j’ordonne à tous les officiers de suivre des cours de danse et d’apprendre toutes les danses modernes.» Cette décision assez surprenante aurait été motivée par le fait suivant : l’été dernier, la mission militaire soviétique à Ankara fut invitée à un grand bal ; selon la coutume orientale qui veut que les dames invitent leurs cavaliers, une jeune fille de la haute société turque s’adressa à un officier de l’armée rouge, qui rougissant comme l'étoile de casquette, avoua, confus, qu’il ne savait pas danser.L’incident parvint aux oreilles de Vorochilov, et ce dernier jugea qu’il fallait compléter sur ce point l’éducation des gradés de l’armée soviétique.,y Is, CHEZ PIERRE ! Spécialité : cuisine lyonnaise II.—P.Llambi Campbell 1263, me Labeile PL 1590 Le livre que publie M.P.Llambi Campbell, l’éminent ambassadeur de la République Argentine, est appelé au CHEZ STIEN Cuisine exclusivement française Bières et vins 505 est, rue Dorchester — PL 0704 i CARTES D’AFFAIRES IK ï KRAUSMANN’S LE GRAND JOURNAL PARISIEN 1197, Square Philips Divertissement de premier ordre S Alvera Gomez, première danseuse (ancienne danseuse étoile du ballet d'Albertina Rasch) • Le chœur des jolies Lorrainettes Dîner spécial : $1 — Convert gratis Pour réserver votre table, téléphones LA 4402 : LE QUOTIDIEN (7) Contrats qui règlent les conditions générales du travail pour une ou plusiers professions.(8) Juridiction d’exception instituée dans la plupart des pays industriels pour résoudre les conflits individuels entre salariés et patrons.Au Canada la juridiction ordinaire embrasse tous les conflits aussi bien dans le domaine civil que dans celui du commerce, de l’agriculture et de l’industrie.C’est une lacune de plus à laquelle il faudra remédier.(9) Mussolini ; Le Fascisme, p.90.ISO cet, rue Sainte-Catherine, Montréal.f public un reportage sensationnel sur le Canada, pur Georges Reyer En vente à 3 sous le numéro, à la I sa Librairie J.-A.PONY, Liée .554 c#it, rue Snlnte-Cutherlne HA 2.177 iv FAITES DE L'OKDltE est édité par les Editions dc l’Ordro limitée (cette bouffonne désignation est Imposée par le seul gouvernement français d’Amérique) et imprimé par la Cle do Publication do la Patrie limitée, U & 4 METHOT II 1,4 VOTRE LIBRAIRE LANCASTER 4T08 325 est, rue Sainte-Catherine - Jean-Claude MARTIN - ¦a / :;g "L’ORDRE —Montréal, lundi 10 décembre 1934 TT 3 T- / » • : ' LA PENSÉE ÉTRANGÈRE 1 M CANADA 1934 Evolution et stabilité Que fera M.Flandin ?k.Qu’est devenue la «Nouvelle France »?(Du Journal de Genève) (De la Gazette de Lausanne) Les théories classiques de l’Evolution, celle de Lamarck et celle de Darwin, ont ce trait commun de considérer les transformations des êtres vivants comme un phénomène lent, graduel et continu.Constamment, nous dit-on, de petites variations se produisent, spontanément ou sous l'influence des conditions du milieu.Ces fluctuations vont en s’accumulant dans une certaine direction, soit que l’organisme s’adapte de mieux en mieux aux conditions de son existence, soit qu’intervienne le jeu de la sélection naturelle.Dès lors, les espèces animales et végétales devraient être essentiellement instables, variant d’année en année, en perpétuel état de transformation.C’est contre cette conclusion que se sont toujours élevés les naturalistes systématisons, c’est-à-dire ceux qui précisément collectionnent et étudient les espèces animales et végétales.Ils ne constatent jamais cette prétendue instabilité des formes organisées.Les plantes, mises en collection dans les herbiers, il y a deux cents ans, sont identiques à celles que nous récolt Lorsqu’un botaniste connaît bien pèce et ses variétés, il n’ép tve aucune difficulté à les déterminer dix ans, cinquante ans plus tard.Ces espèces sont stables.L’apparition d’une espèce nouvelle, jamais observée jusqu'alors, serait un événement scientifique considérable.Les zoologistes systématisons font exactement les mêmes remarques.Les collections de papillons nous montrent que ces insectes étaient les mêmes il y a cent ans que de nos jours.Les naturalistes s’amusent à changer leurs noms, ce qui crée, en raison d’un principe discutable, une bien regrettable confusion.Mais les animaux, qui ignorent les désignations qu’il nous plaît de leur appliquer, ne se modifient nullement.On va, dans les musées, examiner les types, c’est-à-dire les individus mis en collection par les naturalistes qui ont baptisé, pour la première fois, une espèce ou, du moins, en ont établi le signalement, la diagnose.Ces types n’ont pas changé ; nous les retrouvons tels quels dans la nature.Les éleveurs savent bien que leurs lapins restent des lapins, leurs vaches des vaches ; ils seraient stupéfaits de les voir se transformer d’année en année.Dès lors, en présence d’une pareille stabilité de la vie, que faut-il penser de l’évolution continue affirmée par les théoriciens du transformisme ?en moyenne 5998 de ses descendants sont détruits, sans quoi , l'espèce irait en s'accroissant avec une rapidité inouïe.Si, dans une semblable ponte, il y a un mutant, quelles chances a-t-il d’être précisément l’un des deux survivants ?Admettons cependant qu'il en soit ainsi.Le mutant, étant seul de son espèce, ne peut se reproduire qu’en s'unissant avec un individu normal.Or, les nous apprennent que cette hybridation ou amphimixie représente un obstacle considérable à la naissance d’une race nouvelle.Même si une famille de mutants réussit à se former localement, ses membres ont toutes chances de s’unir à des individus normaux infiniment plus nombreux, ce qui supprime la race à peine apparue.Le ministère Flandin a pris la place du ministère Doumergue avec une célérité et une aisance qu’il faut reconnaître.L’ordre dans la rue n’a pas été troublé, et c’est avec la dignité qui convenait que le seizième anniversaire de l’armistice a été commémoré.On a pu admirer l'excellente tenue des soldats et l’excellent esprit de la troupe.En France, heureusement, l’armée ne fait pas de politique, elle reste la grande muette, mais elle est prête à faire son devoir, tout son devoir.Alors que le Parlement ne fait pas toujours le sien, on aime à constater que l’armée est à la hauteur de sa tâche.C’est l'essentiel.Il ne faudrait pas que les ennemis du pays tirassent du désarroi politique des conclusions fausses et qui pourraient les encourager à commettre des imprudences.Déjà, en 1914, les députés se disputaient tandis que ceux qui allaient devenir les « poilus » s’entraînaient.La profonde de l’Etat, des replâtrages qui répandront dans le pays l’impression qu’on a fait quelque chose mais laisseront intacte la machine.Reste à savoir jusqu'à quel point Paris et la province accepteront ce qui serait un escamotage du testament de M.Doumergue.H II ¦fi ï m A Montréal, 800.000 Canadiens parlent français m s * * * L’affaire n’ira peut-être pas toute seule et les incidents politiques qui se produiront au jour le jour pourraient donner à M.Flandin de la tablature.Il est trop tôt pour formuler une opinion sur le « nouveau scandale Lévy », mais on ne peut s'empêcher de noter qu’on voit reparaître à ce propos le nom de M.Chautemps, celui de son secrétaire Dubois et celui de l'ancien ministre Georges Bonnet.De l’affaire Sta-visky on ne parle plus guère, comme de l’affaire Prince.M.Chéron a bien travaillé.M.Mandel étant entré dans le ministère, la
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