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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
samedi 26 janvier 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'ordre, 1935-01-26, Collections de BAnQ.

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# RÉDACTION ET ADMINISTRATION 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone ; Plateau 8511* TARIF DES ABONNEMENTS 1 an 6 mois 3 mois $4.75 $2.56 $3.25 $1.75 $3.56 $1.65 $8.06 $4.25 $2.25 En ville, parla poste.$9.8® Canada (hora de Montréal), 1 Royaume-Uni, France et > $6.86 Espagne .j Etats-Uniset Amérique du Sud $6.50 Autrea paya Administrateur.PIERRE ASSELIN Secrétaire de la Rédaction .PIERRE BOUCHER On eat prié d’envoyer toute correspondance * la ease 4018 de r Hôtel des Postes en mentionnant tut l’enveloppe le eerr.ee (Rédaction ou Adminia.tration) auquel on veut s'adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur $ OLIVAR ASSELIN L’abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année — No 266 Le numéro: 5 sous Montréal, samedi 26 janvier 1935 d accord sur le principe.M.Francœur cède en effet que la femme n’a pas moins que 1 homme le droit de gagner sa vie, quand elle y est forcée.De son côté, M.Athanasc David, qui s’est opposé au projet de loi de M.Francœur, reconnaît qu’un certain nombre de femmes travaillent nécessité, prenant ainsi injustement la place d un certain nombre d’hommes.Enfin, MM.Guertin et Bertrand, appuyant M.Fran-précisé qu’il ne s’agit pas de supprimer le travail féminin, mais seulement de le restreindre aux cas de nécessité.En somme, on a moins proclamé la nécessité du travail féminin que reconnu la difficulté d’en limiter l’application.C’est une question de mesure.Le français à la Banque du Canada con- religieux et où, par surcroît, l’anticléricalisme n’est le fait que d’une minorité silencieuse.Du reste, cût-on raison de redouter la laïcisation de l’enseignement, quel mal y aurait-il à confier la formation de jeunes têtes à des hommes de probité éprouvée ?Si les laïques sont bons à l'apostolat, pourquoi deviennent-ils suspects dans le premier des actes d’apostolat, l’éducation ?L’emploi de maîtres laïques ne serait-il pas au contraire un excellent moyen, pour les ordres religieux, d’éviter le reproche qu’on leur fait souvent de monopoliser l’enseignement ?«Très bien, monsieur, nous dit tel abbé de lettres, mais vos laïques se contenteront-ils de la rétribution que reçoivent nos clercs ?» Et nous lui répondons : « Monsieur l'abbé, vous avez choisi un état qui comporte beaucoup d’ennuis, moins que celui de faire vivre une famille ; nous avons choisi un état qui comporte peu de sacrifices, mais l’ennui de faire vivre une famille.» D’ailleurs, l’Etal hésiterait-il à subventionner un enseignement dispensé dans cet esprit de collaboration ?Le Conseil supérieur qu’on se propose de créer aurait aussi la haute main sur la marche générale des études et la confection des programmes.Nous attachons aux programmes beaucoup moins d’importance qu’on ne croit.L’enseignement reçoit sa lumière du maître.Encore faut-il que celui-ci ne soit pas tenu de suivre servilement le programme, de préparer ses élèves, non pas à la vie, mais aux examens.On a déjà fait observer ici que le programme de lettres, dans les maisons affiliées à l’Université de Montréal, sc limite aux écrivains du XVIIe siècle.Le moyen âge, appelé à tort âge de ténèbres, est au contraire un foyer d’enseignement littéraire; la Renaissance, de Ronsard à Montaigne, marque le départ de toute la vie intellectuelle de l’Europe.Pourquoi omettre trois siècles d'histoire ?Instituer le diplôme pédagogique, ouvrir l’enseignement aux laïques, réformer, s’il y a lieu, les programmes et l’ordre général des études, coordonner l’enseignement à tous ses niveaux : une tâche de cette envergure ne se fait pas toute seule.Il faut y commettre des hommes éclairés et dévoués.Il faut créer un Conseil supérieur de l'enseignement.Les hommes de bonne volonté né pensent-ils pas comme nous sur ce point ?Conquêtes préventives LA CHARITÉ (d'après Andrea del Sarlo!) sans z M.Hepburn rend visite aux jumelles Dionne.(les journaux.) L’opinion anglaise peut se rassurer; malgré la dénonciation du traité de Washington, Tokio n’entreprendra pas de sitôt la course aux armements navals, comme on semblait le craindre à Londres et ailleurs.Ce n’est certes pas le discours prononcé le 22 janvier devant la Diète japonaise par le ministre des Affaires étrangères qui permet d’en arriver à cette conclusion.Les paroles de M.Hirota étaient volontairement .vagues; on ne trouve dans son discours que des formules qui, tout bien pesé, ne signifient pas grand chose.Ce qui nous induit à penser que le Japon n'entretient pas l’intention de renforcer sa flotte, c'est qu’il a actuellement des vues continentales qui, elles, ne sont pas précisément pacifiques.Tokio entreprend à l’heure actuelle une vaste manoeuvre préventive afin d’assurer d’abord, du point de vue militaire, la sécurité parfaite de la Mandchourie, et de créer ensuite une forte barrière entre les Rouges de Chine et ceux de Russie.La menace communiste en Extrême-Orient, de potentielle qu'elle était jusqu’à ces derniers temps, est devenue effective et compromet l'équilibre du continent asiatique.En dépit d'apparences contraires, les relations russo-japonaises se sont peut-être améliorées au cours de l’année 1934; mais la menace russe reste entière : Moscou vise toujours à l'hégémonie en Extrême-Orient, et c'est une chose que le Japon ne pourra jamais accepter sans risquer de déchoir.Tokio a donc riposté aux manœuvres politiques des dirigeants bolcheviks par des contre-manœuvres — surtout militaires — cpmme la conquête de la Mandchourie et le débarquement à Sang-Haï.coeur, ont cj C’est le correspondant de VIllustra-Tioiv à Ottawa qui a signalé cet incident de la première réunion générale des actionnaires de la Banque du Canada; à M.Craham F.Toxvcrs venait de proclamer le nom des élus lorsque ion vit sc lever, la tête enfoncée dans scs larges épaules,, un « taupin » qui n avait pas l’air commode.— Qu est-ce que c’est que Votre banque ?Est-elle canadienne ou anglaise P lança-l-il.— Mais elle est canadienne, répondit M.Totvers, interdit.— Eli bien, alors, pourquoi ne parlez-vous qu anglais P pourquoi ne reconnaissez-vous pas les droits du français ?— Mais, reprit M.Torvers, vcz parler français.— ne manquerait plus que cela, ne pouvoir m’exprimer dans ma langue.Mais ce n’est pas assez.Ce que je veux, c’est que vous parliez français.Si vous ne le pouvez pas, allcz-vous-en.Si vous ne le voulez pas, dites-le et nous saurons ce qui nous restera à faire.Nous demanderons, par exemple, la séparation du Québec de la Confédération, pour mépris de notre langue, de et de nos sentiments.Cette déclaration, lancée d’une voix de stentor, jeta un V M M.P.Bercovitch ayant affirmé qu’ « une loi visant à limiter le travail des femmes tendrait à consacrer le principe malheureusement trop généralisé de l’infériorité sociale de la femme », profitons-en pour mettre les choses au point.Ceux qui prétendent que vouloir éloigner la femme de 1 usine ou du bureau, c’est vouloir affirmer la supériorité de l’homme sur la femme, posent mal le problème.Il ne s’agit pas de montrer que la femme n’a pas autant que l’homme le droit de travailler ; mais il convient de définir quel doit être le travail de la femme et les conditions dans lesquelles il doit être exécuté.I 0 At r m o Vous pou- Les adversaires du travail féminin généralisé s’appuient sur un fait bien établi : la différence physiologique qui existe entre 1 homme et la femme, et sur le principe non moins solide qui en découle ; la différence des missions sociales respectives de l’homme et de la femme.La nature de la femme lui assigne d’abord d’être mère, c’est-à-dire d avoir des enfants et de les élever, donc de rester au foyer, d’aménager celui-ci, de l’entretenir, de le rendre agréable, ce qui est incompatible, on l’admettra, avec un travail continu en dehors de la maison.Pour les jeunes filles, il va de soi qu’un travail épuisant (pour elles, il l’est presque toujours) les prédispose mal à la maternité, ce qui, avec les conditions d’existence des villes, fait diminuer le taux de la natalité et augmenter celui de la mortalité infantile.D’ailleurs, ne considère-t-on pas un progrès de la civilisation que la femme ait été progressivement soulagée des durs ù\ y U droits nos ?^6.JR froid, M.Towers appela l interprète et le pria de répéter en français tout ce qui avait été dit.L’homme qui a pose ainsi, à la LES IDÉES ET LES FAITS première réunion des actionnaires de la Banque du Canada, la question des droits du français dans une institution qui est comme un rouage du gouvernement fédéral, mérite que son nom soit c’est Benoit-Joseph Gérin, chef d’un service de métrage du bois à Québec.Il y avait d’autres Canadiens-Français que lui à la réunion, parmi lesquels certains comptaient sur cette qualité pour entrer au Conseil d’administration, ne fût-ce qu’en septième : pas un ne l’a secondé; il a tenu le coup tout seul.Le succès de son interpellation comporte une leçon; c’est, à notre humble avis, qu’un Canadien-Français qui demande fermement et en français justice pour ses compatriotes est plus utile à ces derniers que les beaux messieurs qui ont plein la bouche des droits de « la Race » quand ils sont candidats à quelque fonction publique, et dont le patriotisme s’accommode très bien de parler anglais en toute circonstance, comme pour prouver qu'ils n’ont, en tant que Canadiens d’expression française, aucune utilité pratique.Ce sont des hommes comme Gérin I.—L’enquête du Saint-Siège sur nos petits séminaires " La Presse d’avant-hier jeudi publiait en page 15, 5c colonne, l’entrefilet que voici : i C’vSr S.Exe'.'Mgr "Cassulo,' délégué apostolique au Canada, qui dirigera personnellement, parait-il, l’enquête demandée par le Saint-Siège sur les petits séminaires de la province de Québec, On sait que ces institutions qui préparent à la fois à la vie cléricale et professionnelle ne répondent pas exactement aux prévisions de Rome sur les maisons d‘éducation devant préparer aux études thêologiqucs.Le but de l’enquête est de voir quels changements peuvent être apportés à l’organisation actuelle, Mgr Cassulo viendrait tout prochainement conférer de cet important sujet avec les évêques et les directeurs des séminaires.Une prescription du code canonique engage les évêques à fonder dans leur diocèse un petit séminaire, pour l’enseignement des humanités aux enfants qui si vouent au ministère ecclésiastique, et, si le diocèse est important, un grand séminaire où.les clercs apprennent la philosophie et la théologie dogmatique.Le Saint-Siège permet à l’évêquc de subvenir à l’entretien de ces maisons, soit à l’aide d’un tribut diocésain, soit en établissant dans les églises une quête périodique.Le personnel enseignant du séminaire, petit ou grand, doit se composer de prêtres, et l’enseignement de la philosophie se dispenser dans la langue de l’Eglise.Il y a quelques années (n’est-ce pas vers 1928 ?) le Pape ordonnait la séparation des séminaristes et des élèves qui se destinent à la vie laïque.Pour une raison que nous ne chercherons pas à deviner, nos petits séminaires, devenus des institutions mixtes, ne se sont jamais conformés aux directives du Saint-Sicge.Nous croyons savoir qu’un induit, ou privilège, leur permet de grouper sous une même discipline les futurs clercs et les candidats au baccalauréat.Quoi qu’il en soit, l’entrefilet de la Presse laisse entendre que Mgr Cassulo ne voit plus la nécessité de maintenir dans la province de Québec ce régime d’exception.Il y a quelque temps, dans une causerie à huis clos qui a transpiré dans la presse, M.Jacques Maritain signalait à ses auditeurs que, suivant les recommandations papales, la philosophie devait être enseignée en français aux élèves qui ne se préparent pas à l’état ecclésiastique, le latin étant réservé aux futurs clercs.La confusion des deux catégories d’élèves s’est faite à la longue, par la force des choses, dans des institutions qui devaient à l’origine former au célibat religieux.Nos petits séminaires, peut-être à cause des méthodes de recrutement qu’ils emploient, se sont ouverts à tous les adolescents que la vanité des parents poussait vers les professions libérales.Ce n’est pas notre intention de montrer ici les conséquences déplorables que présente, dans l’enseignement, la confusion des vocations.Le Pape n’aurait pas exprimé là-dessus Ses volontés, que pas un éducateur de la province de Québec n’eût songe que I’Ordre pouvait avoir raison.Il y a quelques mois, jeter le nom de notre journal dans certains milieux équivalait à lancer des billes dans une sacristie.Encore une fois, l’événement nous donne raison.« L’cnquctc est demandée par le Saint- plique guère dans un pays où l’Etat est ' tantes que des briques de construction.Siège.» De leur chef, les maîtres de notre enseignement secondaire n’eussent rien fait.Ils savent parfaitement que l’enseignement de la philosophie en français chambardera tout leur régime pédagogique.Or, à en juger par les biais avec lesquels ils ont accueilli nos suggestions, par l’acharnement de leur.ignare> « Bonne - Presse » à les représenter comme des victimes de notre impiété, ces messieurs donneraient leur bras droit pour que l’eau continuât d’aller tranquillement au moulin.comme connu: travaux qu'elle ,devait accomplir il y a plusieurs siècles i ‘ Le '-christianisme He se fait-il pas une gloire d'avoir rendu sa dignité à la femme en la confinant dans rôle d épouse et de mère ?Généraliser l'embauchage de la femme dans l’industrie, le commerce, etc., c’est, dans une certaine mesure, rétablir l'état d’esclavage dans lequel la femme devait exécuter les plus dures tâches.La Russie nous fournit un exemple frappant de ce que peut être la généralisation du travail féminin.Il n’est évidemment pas question d’établir ce régime chez nous ; mais il importe de rappeler à la femme scs devoirs familiaux.son Moscou ne s'est pas laissé décourager pour si peu; gêné dans sa pénétration en Chine par le nord, il essaie actuellement un mouvement tournant par le Turkestan oriental (Kan-Sou-Sin-Kiang).Il ne reste à Tokio que l’alternative d’avancer plus loin en Mongolie, afin de couper entièrement les communications entre la Sibérie et la Chine, ou de se reconnaître battu.Or, fidèles à la tradition et aux paroles du maréchal Oyama, qui disait en 1904 que la victoire appartiendrait à celui qui durerait un quart d’heure de plus que l’adversaire, les Japonais ont décidé de lutter en Extrême-Orient jusqu'à la victoire finale.C’est pourquoi Tokio a fait avancer vers l'ouest ses troupes de Mandchourie.L'opération a été conduite avec une rapidité et une précision telles que les Chinois ont été incapables d'y résister.Une division nippone appuyée par quelques éléments mandchous a enlevé la ville de Tushitku, au nord de Pékin, coupant ainsi une des principales lignes de communication entre la Chine et la Sibérie.Le commandant chinois de l’armée du nord a immédiatement entamé des pourparlers avec le chef des troupes japonaises, en vue d’obtenir de celui-ci l’arrêt de l’avance nippone.Quels que soient les résultats de ces conversations, on peut être sûr que les Japonais ne renonceront pas de sitôt à leur marche vers l’ouest, Il s’agit pour eux d'opérations préventives qui ne peuvent plus être différées : il faut empêcher à tout prix que les Russes puissent dominer la Chine par le nord.C'est donc l’annexion de la Mongolie qui se prépare.Les opérations préventives des Japonais —' on ne saurait parler d'une guerre —• sont justifiées par le danger communiste.Si on avait su, en Occident, procéder de la même façon, la situation politique du continent européen serait tout autre et les puissances ne seraient pas obsédées par la menace d'une guerre d'extermination.HL—Les satisfaits à bon compte H.G.écrit à la Revue de Granby : L’Ordre dénonçait AI.Bennett pour négliger de parler français à scs auditeurs québécois.Mardi, le 15.AI.Bennett y est allé d’un préambule en français et I’Ordre le blâme cette fois pour une manoeuvre électorale.Mais, des fois, est-ce que nos amis de1 I’Ordre ne feraient pas preuve d'un peu d'inconséquence ?II< Ils ' y viendront tous ! > Cet entrefilet de la Presse confirme une nouvelle parue dans ce journal le 11 du courant et commentée le lendemain par le directeur de I’Ordre.Le but de cette enquête, disait notre confrère du soir, entreprise dans les divers diocèses, serait de trouver le moyen de donner aux petits séminaires un caractère uniquement ecclésiastique et de pourvoir à la création de collèges classiques indépendants, ou du moins d’autoriser ou de tolérer l’existence de maisons d’éducation dirigées par des prêtres ou des laies dans le but de préparer aux professions libérales.Sur quoi M.Asselin faisait observer : « Le plan d’organisation actuellement à l’étude pour l'enseignement secondaire est précisément celui que nous avions suggéré sinon proposé, et que nous aurions été heureux de pouvoir exposer plus en détail, avec certains moyens d’exécution, aux hommes qui dans le Canada français ont la haute main sur l’enseignement.Mais chaque fois que j’ai exprimé — ô combien timidement! — ce désir, c’est à un portier quelconque qu’on m’a renvoyé, et c’est un ignorant comme L’Heureux, chamarre en suisse de basilique et déguisé en professeur de journalisme, qui m’a donné la réplique en me dénonçant comme anticlérical.» On doit cependant admettre deux choses : 1 0 que certaines femmes travaillent par nécessité, 2° que certains emplois conviennent mieux aux femmes qu’aux hommes.Dans ce dernier cas, le travail des femmes est légitime puisqu’il ne leur demande que l’exercice de facultés qui leur sont propres.Dans le cas des femmes nécessiteuses, le travail est pénible, mais forcé.Il n’y a donc rien à faire.Mais si tant de femmes et de jeunes filles sont obligées de travailler, n’est-ce pas parce que l’homme apporte de la négligence à remplir ses obligations, ou qu’il ne reporte pas sur sa famille tout le fruit de son travail, ou qu’il néglige d’en assurer l’avenir ?Si d’autre part sont insuffisants, n’est-ce pas le signe d’un défaut dans notre organisation économique ?Pas du tout, cher ami, pas du tout.Seulement, à I’Ordre, on ne cric pas à la conversion dès qu’un gallophobe notoire comme M.Bennett estime prudent d’éviter le chahut et les œufs pourris par une concession négligeable à ses auditeurs de langue française.Quand le premier-ministre prouvera par des actes ses sentiments d’estime pour la province de Québec (« The hell with Quebec! v), nous l’en féliciterons.D’ici là, il reste à nos yeux le pire ennemi de tout ce qui est français.qui assureront aux Canadiens-Français une représentation, si illusoire soit-elle, dans les conseils de la Banque du Canada: les candidats aplatventristes qui recueillent le bénéfice de leur attitude se rendent-ils compte de ce qu’ils leur doivent ?Lucies PARIZEAU ses revenus Oliver ASSELIN Il est intéressant de constater, à cet égard, que dans les pays d’Europe où l’on tâche à réorganiser l’économie, on cherche à limiter le travail féminin.Il n’est évidemment pas question de la Russie, où l'on poursuit une expérience spéciale, destinée d’ailleurs à un échec plus ou moins lointain.Mais en Allemagne, même s’il faut Une causerie de M.Léon Lorrain Parler de soi ne convient pas.Il vaut mieux parler des autres.C'est plus correct.C’est souvent plus amusant.On s’en rendra compte saps doute demain, à l’hôtel Windsor, quand M.Léon Lorrain parlera de son prochain.A moins que le titre de sa causerie « Les Autres », ne signifie tout à fait autre chose.Ce ne serait pas impossible.Mais inutile d’aller aux renseignements; on ne saura vraiment la clef de l'cnigme qu'en étant présent demain au thc-causerie de l’Hôtel Windsor.De cette causerie, le titre seul est mystérieux.Le talent d’écrivain, l’esprit d'observation, l’esprit tout court de M.Lorrain, ne sont en effet un secret pour personne.Ce n’est pas un secret non plus que M.Edouard Montpetit assistera à cette brillante manifestation qui aura lieu sous les auspices de la Société d’études et de conférences.Le travail de la femme Le même phénomène se répète pour une autre suggestion de I’Ordre : l’établissement d’un Conseil supérieur de l’enseignement.La presse nous apprenait récemment que cette idée avait rencontré la faveur des esprits éclairés de.l’Université.Faut-il dire comme l’ctcrncl optimisme de Maurras : « Ils y viendront tous »?Ce n’est pas d’aujourd’hui que nous indiquons aux autorités religieuses et civiles ce moyen d’ordonner l’éducation nationale vers un objet unique.Personne ici ne souhaite la création d’un ministère de l'Education nationale, non plus que l’établissement de lycées neutres, quoique le projet de M.Dandurand reçoive tout notre appui ; mais un Conseil supérieur de l’enseignement, composé de religieux et de laïques en nombre égal, ferait office de ministère sans danger pour le caractère confessionnel de l’enseignement.Puisque tout le monde s’entend sur la faillite de notre éducation nationale, tout le monde devrait comprendre la nécessité d’un ministère mixte de ce genre.Son premier travail, ce serait de hausser le niveau de la culture chez les maîtres et d’instituer le diplôme pédagogique obligatoire pour tous les professeurs d’humanités.Un parchemin, cela vaut ce que valent les examinateurs, et dans le cas qui nous occupe le Conseil même jugerait les candidats.En deuxième lieu, il faudrait tailler une carrière aux laïques dans l'enseignement secondaire.La terreur que le mot laïque inspire aux éducateurs et à la « Bonne Presse » ne s’ex- repro- cher à Hitler d’autres initiatives, en Italie, où Mussolini a déjà réalisé de grandes choses, en France également, on semble comprendre la nécessité de ramener le travail féminin à de justes proportions.N’cst-ce pas significatif ?Cela ne veut-il pas dire que I accès de la femme à tous les emplois est une source de désordre tant social qu’économique ?déjà plusieurs années que l’émancipation de la femme fournit aux ligues féminines le sujet de maintes causeries et aux politiciens l’occasion de quelques discours.Le principal objet de leurs réclamations fut jusqu’ici le droit pour .'a femme de voter aux élections provinciales.Mais chaque fois qu’on a soumis la.question du suffrage fé-minin aux membres de l’Assemblée législative, nos représentants se sont invariablement opposés à l’adoption d'une pareille mesure.Dans ccs conditions, les féministes se réjouiront sans doute de la récente attitude de l’Assemblée à l'égard des droits de la femme.Il y Le gouvernement de Québec ne s’oppose pas à une certaine limitation du travail féminin ; seulement, il a jugé le projet de loi de M.Francœur d’application difficile, en quoi il n’a pas tout à fait tort.M.Taschereau a même encouragé une certaine propagande dans le public pour que les employeurs choisissent un homme plutôt qu’une femme chaque fois que la chose est possible.Cette attitude est de bon augure si le premier-ministre est vraiment sincère.C’est en effet dans les services administratifs, assure-t-on, qu il y a le plus d’abus quant ¦ au travail féminin.Il appartient donc au gouvernement de donner l’exemple en réduisant autant que possible le nombre des fonctionnaires féminins surtout de nombreux, qui sont inutiles.Des briques flottantes Le projet de loi par lequel M.J.-A.Francœur demandait au gouvernement de limiter le travail féminin aux femmes nécessiteuses a été rejeté par 46 voix contre 16.Ainsi que par }e passé, la femme aura donc 1* « avantage » de s'embaucher pour un salaire infime, et de travailler dans des conditions déplorables, qui compromettent vent sa santé, parfois sa vertu.Toutes les lois tendant à réglementer le travail n’empêchent pas la femme d'être, de tous les travailleurs, le moins bien traité, justement parce que la plupart du temps l’employeur considère son travail comme un cas d’ex- Unc nouvelle industrie a fait son entrée en Grande-Bretagne; elle consiste à manufacturer des briques flottantes, constituées avec des déchets jusqu’alors inutilisables.C’est le résultat dû aux recherches d'un sou- André BOWMAN groupement d’experts, recherches qui ont duré plusieurs années: il est désormais possible, grâce à ce procédé qui semble baroque au premier abord, de fabriquer des briques de toutes dimensions et de toutes couleurs, et surtout si légères qu elles peuvent flotter sur 1 eau.On peut en outre les scier du bois; néanmoins elles sont aussi résis- ceux, Un coup d’œil sur la bande | de votre journal vous rappellera la date d’échéance de votre abonnement.Vous nous rendriez service en le renouvelant avant que nous ne vous en fassions la demande.Jean-Claude MARTIN Faire à un ami cadeau d’un abonnement à 1’ « Ordre », c’est reconnaître son intelligence.ception.Il est pourtant curieux de constater, quand on compare les déclarations de ceux qui ont pris part au débat, que tous sont comme là—— • v : : v • .: ' - :.; A,v , : \ ' - - ^ ' - r L’ORDRE—Montréal, samedi 26 janvier 19.15 •> REVUE DE LA PRESSE CANADIENNE OPINIONS (1) La complainte Eclaireurs, alerte ! ju pauvre petit assassin monde s en réjouit.Lu 1 resse se contente d’applaudir à ce choix.La Patrie sen déclare également satisfaite, mais ajoute: Au Soleil, on est plus prolixe encore I mettre 1 excellence du rapport et de se= iu Canada.D’abord approbation en | conclusions.Même pour ces journaux, qui L "électricité Les journaux rapportent l’affiliation probable des Eclaireurs catholiques cana-1 diens-français à la Boys Scouts Association.' Ceux qui ne sont pas au courant de la j question scoute ne se doutent pas comment cette nouvelle est une mauvaise nouvelle 11 n'avait tué qu une rentière, 1 Qu'un banquier, que deux citoyens, j Etranglé qu’une vieill’ rombière.Bref, un relatlv’ment honnête homme ! | Médiocre en tout, un timoré, Il « escofflalt » simplement, comme Tout V mond' ; c’était un « raté $ ! Après l’affaire Stavisky (De Pourquoi pas ?) qu’au Canada.D’abord approbation bloc des conclusions du rapport: A elles seules, les conclusions des rapporteurs constituent tout un vaste projet pour l'ordonnance d’un système pratique d'exploitation de l’énergie électrique, sans étatisme, mais sous la surveillance d’un office indépendant avec des pouvoirs délégués aussi complets, jusqu’à révision par l’autorité législative, que ceux que pourrait exercer lui-même un gouvernement.A l’occasion, pour parer à des conditions spéciales, les municipalités et même des groupements obtiendraient l'aide officielle pour leur assurer des services électriques adéquats, à des taux raisonnables.Après quelques paragraphes sur ce ton, le confrère passe à la portée pratique du rapport Lapointe.Il ne se cache pas que la législation qui s’en inspire ne pourra prétendre à la perfection, qu’elle sera toujours perfectible et mécontentera sans doute les adversaires déclarés du « régime ».sont en vérité des feuilles d’opposition, les recommandations des commissaires sont justes, opportunes et pratiques.Leur seule crainte, c’est qu’elles ne varient en passant par la procédure parlementaire.Autrement dit, ces messieurs approuvent le rapport dans son ensemble, mais restent sceptiques quant à son application.Lisez ce fragment du Bloc-notcs que G.P.lui consacre au Devoir: Le rapport que la commission Lapointe vient de soumettre au premier-ministre de la province sur la question de l'électricité fera sans doute couler beaucoup d'encre.Tous les gens de bonne foi admettront que la solution proposée par les commissaires est aussi équitable que possible.Elle est aussi très prudente, cherchant à sauvegarder surtout l’intérêt public sans porter atteinte aux droits acquis de la propriété privée et sans vouloir lancer les pouvoirs publics dans une aventure dont tous les gens sérieux diraient qu’elle est au moins risquée.Aussi comprend-on bien l’enthousiasme des journaux officiellement libéraux.Ils consacrent de longues colonnes à ce rapport qui les satisfait pleinement.Au Canada, M.Turcotte insiste dès les premières lignes de son article sur la satisfaction que le rapport de la commission Lapointe doit apporter aux « petits » qui redoutaient une conclusion favorable aux « gros ».St l’élection des directeurs do la banque centrale apparaît ainsi tout h fait satisfaisante à l’élément canadlcn-françals, il n’en est malheureusement pas do mémo en ce qui concerne l'exécutif de la nouvelle Institution.Au mois d’octobre dernier, en même temps qu’il annonçait le choix de M.Osborne au poste de sous-gouverneur de la banque, le ministre des Finances déclarait publiquement quo lo sous-gouverneur adjoint « serait bientôt désigné et serait un Canadien-français ».Trois mois se sont écoulés depuis cette déclaration officielle, et non seulement la nomination du sous-gouverneur adjoint n’est point faite, mais le cabinet no semble plus y Ce long délai est par beaucoup ! C'était un assassin « moyen ».V vj':' pour les éclaireurs, leurs parents, leurs amis, et tous les Canadiens-Français.Depuis 1928, date de la naissance du j scoutisme catholique canadien-français, les fondateurs de ce mouvement avaient su adapter à notre mentalité la loi scoute internationale, promulguée par Baden-Poweli.Comm’ vous et mol, pourrions le faire, Tout en respectant l’idéal du scoutisme in- Il n’employait que le couteau tern.,iona,.qui est de former de, Moyens respectueux et défenseurs des lois divines et Dans le moindre journal humaines, les dévoués créateurs de notre Provincial, scoutisme avaient réussi à lui façonner une n s’en allait déambulant, figure catholique et canadienne - française.Se disant Ils avaient compris que cette éducation ex- ^ Qu.„t^e “ue°?e “ewto bien, tra-scolaire qu est le scoutisme devait s ins- j Nom d un chien, pirer de la saine pédagogie qui préside ou ! pour qu'on parle enfin de mol ?Toute la terre est en émoi Par la fameuse « affaire », Les suicidés et les chèquards, Les guets-apens et le « Mystère De Dijon » et tous ses bobards ! Il n’y en a qu' pour eux, ma parole ! Jo voudrais bien jouer mon rôle, Mot aussi, dans l’opinion De toute la population ! » Dans l’ensemble, ce rapport paraît de caractère pratique.Sans doute, 11 devra ae déplaire, d’une part, aux tenants de l'étatisme, et, de l’autre, dans une certaine mesure, aux compagnies d'initiative privée qui rencontreront des obstacles sérieux dans leurs manœuvres, si le gouvernement veut adopter toutes les conclusions du rapport Lapolnte-Frigon-MacDonald et y Tout est dans cela, en effet: l’adoption d’une loi rigoureusement calquée sur les recommandations des commissaires et le choix de commissaires compétents, hommes de caractère, au-dessus de toute pression d’ordre politique ou financier, ayant, d’une part, un budget raisonnable et, de l’autre, toute liberté de désigner un personnel d’experts cn somme et do techniciens sans Ingérence des politiciens et des brasseurs d’affaires.Le nouvel organisme et le nouveau régime ne vaudront que ce que vaudront les hommes et si le ministère choisit ceux-ci sans penser à la politique, — ce qui sera dur.Il y tout plein de lois dans les statuts, qui ne valent rien, à cause qu’on ne les applique pas comme il le faudrait, gouvernement est sincère, — il a déjà nommé des commissions dont il a ignoré le rapport, par la suite, ou l’a classé, parce que cela ne faisait pas son affaire; mais cette fols-ci, donnons-lui le bénéfice du doute et attendons son initiative, — si le gouvernement est sincère, il n'hésitera pas à mettre hache en bols dès ces semaines-ci.A I’Action catholique, M.Eugène L’Heureux trouve un prétexte facile à garder une prudente réserve: il n’a pas eu le temps d’étudier le rapport à fond.Il promet d’y consacrer une série d’articles.Nous Pour l'instant il se réjouit des recommandations relatives à la municipalisation et à l'électrification des campagnes; il se réjouit davantage de la « gifle méritée » que reçoit la Commission des Services publics; il trouve «fort intéressants» (sic) les « pouvoirs qu'on propose de conférer à ce nouvel organisme»; il conclut que le projet est « magnifique .sur le papier »: Sur le papier, le projet est magnifique, supérieur même à celui d'il y a vingt ans et plus, qui promettait une protection efficace au public, grâce à cette merveilleuse invention gouvernementale que devait être la C.S.P.Mais que vaudra-t-il, si le Trust continue de contrôler la presse, de retenir les services professionnels des politiciens influents, de faire une guerre sourde à tout ce qui lui résiste, par exemple, des commissaires intègres et compétents ?S’il y a quelque chose à décapiter en cette province, dans le moment, ce nous semble être le Trust intrigant plutôt que les maires énergiques.Puis il faut toujours compter avec les législateurs.Quelle sera la mesure de l’autonomie de la Commission ?Jusqu’à quel point sera généreuse toute la législation nouvelle suggérée par la Commission ?La loi autorisant la municipalisation sera-t-elle un traquenard comme celle de la dernière session ?La nationalisation est rejetée.Il faudra en causer.Nous nous réjouissons donc du rapport, mais nous ne croyons pas encore venue l'heure de déposer les armes.Le rapport de la Commission des Assurances sociales était plus beau que celui-ci.Et cependant, l’affaire est en panne.L'aigreur, la mauvaise humeur, la démagogie et autres verrues, ce n’est pas un rapport de commission d’enquête, même excellent, qui les arrachera à certains de nos journalistes « catholiques », A la façon dont quelques-uns d’entre eux prétendent imposer ce qu’ils croient être la «doctrine sociale catholique », on croirait que cette doctrine est à base d’aigreur, de mauvaise humeur et de démagogie.A la Banque du Canada L’élection des sept conseillers, improprement appelés directeurs, a eu lieu à la date fixée et avec le résultat prévu.Un Canadien - Français," M.Joseph Beaubien, fera partie de cette sorte de chapitrre.Tout le (¦ m » penser., des nôtres considéré comme un véritable affront à notre race.Le ministère, en effet, nous promet, comme il le doit, un représentant dans la direction de la banque, mais ensuite il affecte do le considérer comme un rouage sans aucune utilité dans l’organisation de la banque.donne suite sans tarder.Il est entendu que le cabinet Tasche-met Immédiatement à l'œuvre devrait présider à notre enseignement scolaire officiel.L’cducateur n'est que le mandataire du père de famille, et son enseignement doit refléter l’esprit familial dans toute sa pureté.La loi naturelle et divine décrète si l’enfant est catholique et canadien- Cela mesure à la fois l’importance que la majorité anglo-canadienne, qui gouverne le Canada, accorde à notre groupe ethnique et le poids que représente dans les décisions officielles nos députés et ministres canadiens-français.A cette protestation de la Patrie, ajoutons celle-ci, plus énergique, de VIllus-tration: M.Benoit-Joseph Gérin, mesureur de bois, n’a pas froid aux yeux.Hier, à la première assemblée des directeurs de la Banque du Canada, il est Intervenu pour demander si la Banque est une institution anglaise ou une Institution canadienne et, si c’est une institution canadienne, pourquoi on n’y parle pas le français.II a jeté un froid.Cet incident fera-t-il enfin réfléchir ceux qui en portent la véritable responsabilité ?Il y a trois mois passés que les journaux s'acharnent, sans une ombre de succès, à demander qu'on nous donne le sous-gouverneur adjoint qu’on nous a promis.Pour des raisons que NOUS SAVONS mesquines, la nomination est bloquée.Exactement comme le fut, il y a un an passé, la nomination d’un juge canadien-françals à la Cour suprême d’Ontario.Pendant que de stériles, oiseuses et malfaisantes querelles de « prestige » entre Canadiens français rendent impossible ce qui devrait être fait depuis longtemps, la Banque s'organise et se met en état de fonctionner.Nous n’avons pas même de voix consultative dans ce qui s’exécute.Le sous-gouverneur adjoint (si jamais il est nommé) sera acculé à une série de faits accomplis qu’il ne pourra plus changer et dont certains lui seront peut-être imputés injustement.Va-t-on s'apercevoir enfin que l’opinion se lasso et se dégoûte, l’opinion bleue comme l’opinion rouge ?reau se pour réaliser au plus tôt, dans la mesure humainement possible, les suggestions pratiques du rapport Lapointe-Frlgon-Mac-La Législature aura le devoir Assujettir l’électricité au contrôle « absolu et complet » de l'Etat, par le truchement d’un bureau de trois commissaires nommés par lui, avec des pouvoirs extrêmement étendus et avec toutes les garanties souhaitables de sécurité matérielle et d'indépendance d'esprit: telle est, en résumé succinct, la conclusion essentielle de la Commission Lapointe.Conclusion qui a de quoi faire perdre contenance à ceux que le problème de l'énergie n’a jamais intéressés que comme bélier électoral pour enfoncer le gouvernement de M.Taschereau, et qui allaient disant sur la place publique, avec un ricanement amer: « Vous verrez que le rapport de la Commission Lapointe ne sera ni chair ni poisson et qu’il donnera raison aux gros! » Donald.d’approfondir la législation qui suivra.Cette fois, sur les mômes données, c’est publiquement que la discussion se fera du problème de l'électricité et do l'ordonnance proposée pour le bon fonctionnement du système à créer.Il va sans dire que cette législation elle-même sera longtemps perfectible.Même dans des petits Etats aussi soigneusement organisés que la Suisse et le Luxembourg, l’économie do l'exploitation électrique se modifie continuellement, sinon dans les principes, du moins dans les détails.Mais c’est surtout par l’excellence du choix des membres de l’office économique, administratif et extrajudiciaire, & créer, se recommandera cette nouvelle or- que français, il faut développer chez lui ces deux caractères.11 existe chez l’enfant une propension naturelle au divin et au national, qu'il faut stimuler et discipliner.Si l’éducateur néglige l'une de ces deux faces de l’âme enfantine, il risque de créer dans celle-ci un déséquilibre dangereux.L'expérience a prouvé que la religion est la première victime de l'affaiblissement du sens national.Les millions de protestants qui nous entourent se sont chargés et se chargent de nous inculquer ce principe.L’éducateur, quel qu’il soit, doit donc à nos enfants l'amour de la reli- II rêvait, angéliquement, De dancings, do femme incomprise Qu’on séduit et qu’en soupirant On c supprime $ et qu’on dévalise.Il se voyait en premièr’ page.De fac’, de trois quarts, de profil, Dans les journaux à gros tirage: Il serait enfin, « Le célèbre Assassin » ! Le vrai, le seul, lui semblait-il ! a Si le 'i- Si les gros peuvent trouver quelque réconfort dans le jugement rendu par le tribunal de M.Taschereau, c'est de n'avolr pas été condamnés à mort, comme l’exigeaient à grands cris les bonnes âmes de la bonne presse, mais seulement au bagne pour la vie.Le bonheur est chose légère et relative.Un beau matin, après lecture De quelque roman policier, De revues instructives et de littérature Avec gravures Et recettes pour cambrioler Avec succès et d'assaisonner D’un peu de piquant D’imprévu et de mordant Le crime anodin, L’assassinat de rien que donnance de l’exploitation de la plus importante des ressources naturelles de la province.Qu’on juge de l’envergure de la législation à soumettre aux Chambres par le potentiel des forces hydrauliques du domaine national, l’immense étendue des territoires habitables à desservir éventuellement, et la faible densité de la population des régions agricoles éloignées des centres urbains et des usines génératrices.De même qu’il se trouvera des extrémistes pour reprocher à MM.Lapointe, Frigo» et MacDonald de n'avoir pas recommandé ou l’étatisation des services électriques ou la concurrence étatique aux monopoles existants, il faut s’attendre à ce que les adversaires du gouvernement critiquent, dans son principe ou dans ses moyens, la politique que le cabinet Taschereau va proposer à la Législature et à l’électorat.N’ont-ils pas déjà signifier leur détermination à l’outrance, en proclamant que, quoi qu’il ait fait et quoi qu’il fasse.Il importe de combattre le régime actuel ?enseigner gion, du pays, de nos coutumes : il doit leur éviter tout contact qui nuirait au développement normal de ces sentiments.En vertu de ces principes pédagogiques, exemple, créé une école protes- verrons.Puis M.Turcotte regrette que le plus grand nombre des citoyens ne lisent pas habituellement les documents de cette sorte.Il voudrait que chacun en fit son bréviaire.Car on verrait avec quelle conscience la Commission a examiné tous les aspects du problème qui lui était soumis, ot quelle sûreté de jugement elle a apporté à la recherche d’une solution tenant compte à la fois des droits souverains de l’Etat, de ! l'intérêt légitime du capital engagé et, i par-dessus tout, des besoins de l'usager, depuis le gros industriel de la grande ville jusqu’au plus humble cultivateur de la campagne la plus reculée.Il faut bien en venir à la question de l’étatisation.Plusieurs modes d’action s’offraient & la Commission dont l’étatisation pure et simple était le principal.La Commission n’a pas voulu s’y arrêter et elle motive sa conduite par des considérations très sages, que devraient lire attentivement, et sans idées préconçues, ceux que séduisent des expériences de grande envergure telle que celle de l’Hydre ontarienne.Instituer une Hydro québécoise serait l’affaire de « plusieurs centaines de millions de dollars.» Voilà un fait dont personne ne saurait douter, faire reculer les plus téméraires.Pardessus le marché, la mise en marche de l’Hydre ontarienne a été favorisée par l’existence préalable, dans la province voisine, de plusieurs grandes entreprises municipales ayant servi de noyau au grand réseau provincial d'aujourd’hui.Incidemment, la Commission Lapointe prépare dans le Québec une lointaine éventualité de ce genre en préconisant une grande extension du domaine actuel de la régie municipale, mais en orientant celle-ci vers la distribution, — car elle souligne, d’accord avec toutes les autorités, que la production la plus économique est celle qui est centralisée en quelques points stratégiques.on a, par tante et une école catholique, séparé même les catholiques anglais des catholiques français.Dernièrement, le Pape interdisait l’entrée des jeunes catholiques dans des sociétés neutres, comme la Y.M.C.A.Cependant, en dépit de ces vérités élémentaires, voilà l’on prône la fusion des scouts et des », Du tout, il prit le parti D’être enfin quelqu’un dont on lit Les exploits ; il mit A la Tour Eiffel, le feu.Au Louvre, au Sénat, mais il fut bien [malchanceux ! f.!;V- ;,-4 On n’y fit aucune attention, A cause de l’arrestation que éclaireurs, que l’on apprête un indigeste et inhumain pot-au-feu anglo-franco-catholico- Du trois cent soixante-sixième Complice de Stavislcy, Le pauvre gredin, extrêmement vexé, serra le klki A toute une famille entière.Mais il ne fut pas du tout inquiété, Ni coffré, Parce que justement 1’ « Affaire » Avait « rebondi » (comme on dit).Pris de rage, il canarda Le préfet de polie’, lui-même, Un « roi du lard » du Canada, Un’ célèbre star, un suprême et délicat poète, un rapln Et quelque menu fretin, Le même matin.protestant.• Quand l’Association canadienne d'éducation préconise l’uniformisation de nos programmes scolaires, ceux mêmes qui favorisent actuellement la fusion des scouts invoquent dans leurs protestations notre particularisme catholique et national.Education scolaire, éducation scoute, le problème reste le même.v., -k Les derniers mots sont pour les grincheux de tous poils et de toutes couleurs.L'ÉVÉNEMENT, que pour les questions de politique provinciale on peut bien clas-les feuilles ministérielles, voit poin- L'Illustration ajoute que s’il en est ainsi, cela ne dépend pas de M.Bennett.Précisons.Cela dépend en grande partie de lui que le sous-gouverneur adjoint, quand il sera nommé, n'ait pas plus de pouvoirs.Si cela ne dépend pas entièrement de lui que cette nomination tarde à ce point, il ne doit pas en éprouver beaucoup de chagrin ni faire beaucoup d'efforts pour améliorer la situation.Autrement, comme on dit, ça se saurait.,fv:> Ser avec dre à l'horizon l’aurore d’un ordre nouveau.En politique ou ailleurs, le fédéralisme toujours tourné contre nous.Quelque garantie que l’on nous assure, l’Anglais apporte toujours son admirable fierté saxonne, et nous, notre indéfectible esprit de conciliation.M.Lionel Groulx nous a fait toucher du doigt l’anémie dont le fédéralisme politique a frappé notre sens national.Nous voulons cependant jeter l’âme de nos enfants dans la même aventure.Resterons-toujours imperméables à l’expérience ?On semble ignorer qu’aucune institution ne marie plus harmonieusement la discipline religieuse et la discipline nationale que notre scoutisme, tel qu’il est constitué.Aucune école n’est plus apte à nous former des chefs de file.Je ne vois pas comment la Boys Scouts Association pourrait participer à cette œuvre.Nos amis les Anglais ont pas habitués à cette magnani- C’est le commencement d’un ordre nouveau en tenant compte du passé.Ce n’est pas une révolution, c’est une évolution économique.Nous sommes convaincu que le gouvernement présentera à la Législature un projet de loi basé, sur le rapport, car l’hon.M.Taschereau a déclaré hier qu’il avrlt nommé cette commission « en vertu du droit et du devoir «Inhérents à tout gouvernement de se « renseigner et de puiser aux meilleures « sources pour guider sa politique, pour le « plus grand bien de la population ».La législation.du gouvernement réglera pour longtemps le problème de l’électricité dans notre province et c'est fort heureux, II est plus enthousiaste et surtout plus catégorique que les journaux officiellement « rouges ».a Tout ça passa inaperçu, Car, au Parquet, on avait r’çu Un’ Intéressant’ lettre anonyme Disant « qu'aux environs de Nîmes On avait trouvé un paquet de poudre Insecticide Il a de quoi Georges LANGLOIS MV Qui démontrait que le suicide De Monsieur X.était évident» ! Le modeste assassin grinça des dents ! Il s’abaissa, par désespoir, A occlr’ une simple mercière.Il fut arrêté sans gloire, Jugé, condamné.Et Delbler Le raccourcit un beau matin, Sans que le pauvr’ petit assassin Eut obtenu satisfaction A sa touchante ambition D'occuper l’attention De toute une population.nous Pourquoi ne pas dîner au Queen's Hotel le dimanche soir ?Vous trouverez là cette atmosphère franchement canâdienne-fran-çaise que voua avez peut-être cherchée sans succès ailleurs.— Outre que vous y prendrez le succulent diner que l’on y sert pour 90 sous, vous aurez le plaisir d’entendre l’excellente musique du trio composé de Maurice Onderet, directeur.Les journaux neutres restent neutres.Cela s’explique.Ce n’est pas dans une question comme celle-là qui agite et divise tant les esprits que des journaux comme la Presse et la Patrie prendront une attitude catégorique et se déclareront partisans de tel ou tel mode d'exploitation et d’administration et discuteront les conclusions d'une commission d’enquête pour les accepter ou les rejeter.Faut-il vraiment le leur reprocher ?J’ai déjà écrit que cette formule de journalisme neutre devait exister et qu’on ne peut pas plus l’éliminer que le cinéma et la radio qui sont définitivement entrés dans notre vie.Tout ce qu’on peut lui demander, c’est de ne pas prétendre primer d’opinion quand on sait qu’il n’en a pas et n’en peut pas avoir.A la Presse et à la Patrie, on trouve donc sur le rapport Lapointe deux articles qui sont plutôt des résumés que des appréciations, résumés précédés ou suivis de quelques phrases vaguement élogieuses et compromettantes.Inutile donc d'insis- Le Devoir et I’Action catholique, malgré l’évidente sympathie qu'ils ont montrée pour les thèses de la municipalisation et de l’étatisation, se voient forcés d’ad- ne nous mité.Chez WOODHOUSE Comme il entrait au Ciel, navré De n’avoir vraiment pas eu d’chance, Il fit justement connaissance Du grand saint Pierre, tout énervé ! Qui disait en r'muant ses clés: « Ils salissent mes escaliers ! Ça va-t-il durer, tout ce mlc-mac ?Il n’y a plus d'place à l’entresol ; Satan m'envoie du mond’ pas drôle ! C'est tout des mecs ou tout des maqu's!» Adversaire de l’étatisation, du moins pour le moment, M.Turcotte semble voir d’un assez bon œil l’éventualité de l’étatisation pour un avenir plus ou moins éloigné, comme il l’indique dans le paragraphe de citer.Il y revient avec son ar- On dit que cette affiliation nous assurera les plus irrévocables garanties.Cependant, il faudra d’abord brûler le drapeau scoute de Carillon, adopter l'Union Jack et la chemise verte, effacer de nos statuts le mot canadien - français, lors des « jambo-rées » nous soumettre aux chefs anglais, laisser nommer nos commissaires par Otta-du manuel ce mot d'ordre ié we a» que nous venons insistance et sympathie à la fin de tide où pointe son inclination évidente pour l’étatisme « rooseveltien ».« Saint Pierre, murmura doucement Le pauvre petit assassin, Gardez-moi dans votre saint Heu, qu’au moins ici j'aie l’agrément De provoquer l’étonnement et de porter une auréole ! De cette façon si, sur la Terre, On apprend ça ! Ce que ce s Ta drôle ! On n’parlera peut-être plus de V « Affaire » ! wa, supprimer essentiel que le scoute doit « aimer plus particulièrement le Canada français ».A de la jeunesse de notre scoutisme, les chefs de troupes manquent.La Boys Scouts Association nous en fournira.Nous verrons sortir des rangs de ces derniers de petits missionnaires de la neutralité nationale.Enfin, le rapport de la Commission Lapointe contient un avertissement qu’il convient de souligner.« L'échec d'une politique de contrôle, la faillite de la commission nommée à cet effet, le refus des corporations d'électricité de reconnaître que leurs opérations sont celles d’un service public et non exclusivement privé, une absence de publicité franche et complète, conduiraient inévitablement à la régie d’Etat, quelque obstacle qu’il puisse y avoir à l’adopter.» A lire ces mots, on croirait que la Commission Lapointe a fait son profit du mot célèbre du premier Roosevelt au sujet justement des trusts: « Speak softly and use the big stick.» « Parlez doux et montrez le gros bâton.» En tout cas, elle a fait de bonne besogne.EU le a bien mérité de la province.ex- cause I CARTES PROFESSIONNELLES K Tél.i HArbnnr «IIF7 JEAN-MARIE NADEAU II Dans l’ambiance de cette atmosphère neutre, le sentiment national, ne pouvant se vivifier à un soleil que l'on éteint, s’étiolera et périra.Scouts, parents et amis des scouts, nous laisser cette chose se faire.Il Et vouq aurez moins d’iocataires A caser; vous pourrez dormir Tout vot’ saoûl.» Saint Pierre poussa un [soupir.Avocat Diplômé de la faculté de droit de Parte Immeuble Trout A Loan 10 est, rue H—lucque» a Au rayon des non « Mon pauv’ vieux, il n’y a rien à faire ! Passe dans l’Enfer ! C'est à côté.Je garde un coin de mon parterre Pour tous ceux qui, sur la terre, L’auront certes bien mérité En essayant de débrouiller V « Affaire » ! CASSANDRE ter.; E.-R.-E, CHEVRIER, C.R., ne pouvons faut s’opposer à cette fusion qui n’amènera la désertion des nôtres des rangs de la vêtements d’hommes Député aux Communes Avocat Conseil (Ontario et Québec) F que Boys Scouts Association, et la fondation d’un nouveau scoutisme canadien - français, qui aura, celui-ci, des garanties de durée.Notre scoutisme vit une heure dangereuse.Demandons-nous alors ce que Dollard, le premier de nos éclàireurs, aurait fait, et faisons-le.Sur quelque grève laurentienne que l’enseignement scoute international ne peut nous faire comprendre, à l’heure du feu de camp, au moment où vous regardez les tisons s'écrouler les uns sur les autres, éclaireurs et routiers, imaginez que Dollard surgisse le drapeau à la main, et qu’il vous lance l ap pel du danger: Eclaireurs, alerte/ % Coure suprême, Cour de l'Echlquler 45, Ave RIDEAU OTTAWA JE PEUX ET JE VEUX il Sherlock Holmes Devise nécessaire pour avoir une bonne santé Le célèbre policier examinait attentivement les lieux du crime, recueillant ici la cendre d’une cigarette, là un peu de terre encore humide, mesurant, flairant, attentif au moindre indice, tandis que, admira-tifs, les jeunes inspecteurs encore à leurs débuts le considéraient en silence.Quand il eut fini, ayant tout vu, tout noté, il s'assit dans un fauteuil et lentement dé- Une vente sans précédent de complets de première qualité, faits sur mesure, d’un bon marché remarquable.Les plus nouvelles côupes de la saison.Etoffes de modèles variés, teintes brune, bleue, grise et noire.Prix courant: jusqu’à $35.Aujourd’hui: La crainte, les soucis et le découragement étant les symptômes des maladies nerveuses, il vous faut raffermir votre volonté.A force de vous dire que vous n’êtes plus qu’une loque, vous vous découragez et vous retardez votre retour à la santé.Il est donc important de tirer profit de médicaments vivifiants.Pouf rendre sa force au système nerveux fatigué, il faut un sang riche et et abondant.Dans les cas de dépression nerveuse, vous devez compter sur l’influence qu’a l’esprit sur la matière.Les médicaments du docteur Chase fournissent les éléments nécessaires à votre système nerveux.Vous hâterez votre retour à la santé en adoptant cette devise ; «Je peux et je veux.» Oubliez donc vos soucis, vos ennuis, votre découragement.Surveillez vos habitudes, celles-là mêmes qui vous épuisent.Soyez maître de votre santé.UNIS SESSION DE LA COUR DU UANC DU ROI m 4- î: ayant Juridiction criminelle dans et pour le district de Montréal se "tendra au Palais de Justice en la Cité de Mcntréal.le VENDREDI, PREMIER JOUR DE FEVRIER PROCHAIN, A DIX HEURES DU MATIN- En conséquence.Je donne avis public à tous ceux qui auront à poursuivre toute personne maintenant détenue dons 'a prison commune do ce district et A toutes les autres personnes qu'elles y soient présentes.Je donne avis aussi A tous les luges de paix, coroners et agents do la paix pour le district susdit, qu’ils aient à s'y trouver avec tous leurs documents.' : ' clara : ' as& $22 .50 — L’assassin mesure 1.65, il est blond et ses cheveux sont coupés ras, il fume des Stripe and Stars à bout mauve, il est venu seul dans une petite 6 chevaux-cabriolet, il marche d’une allure très décidée, à enjambées larges et fermes, très égales, il ne porte pas de.bague, a des chaussettes gris-bleu et est coiffé d’un feutre noir.Voilà.— Pardon ! questionna innocemment des jeunes inspecteurs, est-ce un homme ou une femme ?— Un.?fit le grand détective tout décontenancé.Ah! ça, dame, je ne sais Edmour CHAURET ( 1 ) Pour les Opinions comme pour les communications de la Tribune du Lecteur, nous laissons aux collaborateurs toute la responsabilité de la forme.— N.de la Direction.; Versement initial: $2.50 Solde en six mensualités de $335 M# Le shérif.OMER LAPIERRE.Montréal, 10 Janvier 1035, Bureau du Shérif.IMMEUBLE AMHERST Bureaux à louer, bien éclairés, très propres, situés dans un centre d’affaires.Local avantageux dans un quartier canadien-français.Pour tous renseignements, s’adresser à M.F.Brunet, ch.601, 1010 est, rue Sainte-Calhcrine., L'ORDRE est édité par les Editions do, |P l'Ordre limitée (cette bouffonne désigna- un tion est imposée par le seul gouvernement français d’Amérique) et imprimé par la Cio de Publication de la I'alrie limitée, Sainte-Catherine, Montréal, pas! e S80 est, rue ; .‘ " - _____^________________________________________________________________________ ' » 'T* : - L'ORDRE — Montreal, samedi 26 janvier 1935 3 La tuberculose L’Allemagne et les accords de Rome Mexique et Vatican Eléments du pronostic — Le pneumothorax — Deux bons médicaments — Cure d’air et de repos Le retour à la terre (D’un journal français) lame de poignard dans le dos.Mais ces légers incidents, derniers remous de la tempête, n’affectaient pas la sérénité de l’épiscopat mexicain et de la Curie romaine.Tout à coup, les choses changèrent à la suite d’un événement qui n’avait vraiment rien d'imprévisible.Le président Portes Gil, étant arrivé au terme de son mandat, fut remplacé en 1930 par un certain Ortiz Rubio.Celui-ci, d’un geste, remit la machine en mouvement, et les persécutions reprirent de plus belle.Aux protestations de l’infortuné Mgr Diaz, le nouveau président répondit froidement qu’il ne savait pas ce que lui voulait l'archevêque, qu’il ne se tenait pas pour lié par des paroles en l’air de son prédécesseur, qu’à sa connaissance aucun engagement écrit n’avait été passé et que lui, pouvoir exécutif, se bornait à faire exécuter la loi.Et aujourd’hui, Rodriguez ayant succédé à Ortiz Rubio et Cardenas à Rodriguez, ladite loi est appliquée dans toute sa beauté.C’est-à-dire qu'il n'y a plus une église ouverte au Mexique, que toutes les propriétés de l’Eglise ont été confisquées, que les catholiques ont perdu le droit de s'assembler, que les séminaires sont supprimés, que le culte est interdit, que tous les prêtres et religieux ont dû s’expatrier.Détail savoureux, c’est l’excellent Portes Gil, devenu procureur général, qui a mission de requérir impitoyablement contre « l’activité séditieuse du clergé > et qui s’en acquitte à merveille.On sait que, depuis plus de six ans, le général Galles, dictateur à poigne, gouverne le Mexique tantôt directement, tantôt par personne interposée, et qu'il a déclaré à l’Eglise catholique, autrefois toute-puissante dans le pays, une guerre sans merci.Cet ex-instituteur, qui a exercé, pendant un temps, les fonctions de pasteur d'une secte méthodiste aux Etats-Unis, voit rouge devant une soutane-, et la partie « éducative » du plan sexennal, d’abord ajourné, mais aujourd'hui entré en application, a été rédigée sous son inspiration.Elle stipule que l’école primaire, excluant naturellement toute instruction religieuse, fournira « des réponses véridiques, scientifiques et rationnelles à toute question embarrassante pour les élèves ».On devine les tendances d'un tel enseignement: les petits Mexicains, délivrés de l’emprise du « fanatisme religieux », jouissent des bienfaits d’une éducation strictement laïque ingurgitée à haute dose.Méthodes qui ne sont pas du goût de tous les parents, mais comment avancerait-on dans la voie du progrès s’il fallait tenir compte des protestations de quelques attardés ?Il fut pourtant un temps où ces attardés semblaient avoir la partie belle.C’était en 1929.L’armée des Crislcros, défenseurs de la religion, qui s’était formée dans les provinces du Nord, chassait devant elle les troupes fédérales et, de l’aveu même des partisans du gouvernement, la chute de la capitale n’était plus qu’une question de jours.Le président « intérimaire » Portes Gil eut alors une idée de génie.Il fit savoir à un évêque mexicain réfugié en Californie, Mgr Diaz, dont la.simplicité et aussi l’ambition lui étaient connues, qu’il désirait s’entretenir avec lui.Sautant dans un avion, le prince de l’Eglise accourut à Mexico.Il fut immédiatement reçu par le président qui lui tint un langage tout à fait conciliant.Avec un peu de bonne volonté réciproque, ne pourrait-on s’arranger entre compatriotes ?Les lois contre le clergé ?Sans les révoquer, ce qui demanderait une procédure longue et compliquée, on les mettrait en sommeil.Inutile de fabriquer de nouveaux textes.Au fond, le gouvernement n’était pas si féroce.Il fermerait les yeux sur les « agissements » des ecclésiastiques et le Mexique retrouverait la paix.Seulement, comme contre-partie, les enragés Crislcros, qui refusaient de comprendre les insinuations et risquaient de tout compromettre par leur absurde intransigeance, déposeraient les armes et rentreraient chez eux.Des négociations s’engagèrent sur ces bases.Mgr Diaz, tout à l’entente, consulta le Vatican.Quelques gêneurs faisaient bien observer que la simple parole d’un Portes Gil représentait une garantie plutôt fragile et réclamaient quelque chose de plus substantiel.On ne les écouta pas.Car il est entendu que le premier devoir d’une habile diplomatie est de ne pas compromettre les « avantages acquis », même si ces avantages sont inexistants.En fin de compte, Rome ayant donné son approbation, le président réitéra ses promesses, les Crislcros, sur les instances des évêques, arrêtèrent leur marche et se débandèrent, et Mgr Diaz, le pacifi-cateur, reçut le titre d’archevêque de Mexico.Quelques mois passèrent sans incidents notables.La mansuétude des autorités tolérait l’exercice du culte « au ralenti ».De temps en temps, on apprenait bien qu'un chef Crislcros, de retour dans son village, y avait été trouvé, un beau matin, avec une Le Journal de Genève a publié le 11 janvier celle lettre Je son correspondant particulier à Berlin : tique de ce même principe.Si l’Autriche est satisfaite d’être « traitée en objet de la politique européenne », au lieu d’y participer comme sujet agissant, si elle croit servir ainsi les intérêts de l’Europe, l’Allemagne est d’un autre avis.II y a lieu de remarquer que la critique négative la plus âpre est celle de la GERMANIA.La feuille catholique souligne les quatre points essentiels dont on ne parle guère dans les accords de Rome : pas un mot sur les armements navals, ce grand problème de 1935 ; point de pacte méditerranéen, dont on parla tant jadis ; point de reconnaissance solennelle de la Yougoslavie de la part de M, Mussolini, ce qui devait être le point de départ du toute une politique nouvelle du côté sud-est ; enfin, au lieu d’une garantie rigoureuse pour l’Autriche, un pacte consultatif fort vague, à proposer à de nombreux Etats.L’Italie — d’après la GERMANIA — a perdu beaucoup de terrain sur l’échiquier sud-est (Autriche, Hongrie, Balkans), elle a largement sacrifié son révisionnisme.Il est certes plus facile de procéder à quelques nouveaux partages de territoires désertiques dans l’Afrique immense, de faire passer quelques oasis d’une suzeraineté à une autre, que de déplacer une seule borne frontière dans la vieille Europe ! Tout cela est sans doute significatif.Evidemment, quand ce ne serait que pour des raisons tactiques, l’opinion allemande ne pouvait accueillir par des manifestations de joie les résultats, encore assez imprécis, des pourparlers de Rome.La réserve allemande — « Sans nous, rien de fait ! » — et cette autre vérité de bon sens que Rome n’est qu’un chapitre de l’ajustement général de l’Europe, ne doivent cependant pas être envisagées dans leur valeur purement négative.Elles sont, d’autre part, un préambule aux pourparlers, très actifs et très compliqués, dont Rome a été l’acheminement indispensable et qui, sans doute, vont suivre, au sujet aussi de la Cleichberechligung ( 1 ), qui est ce qui actuellement tient le plus à cœur à l’Allemagne.D’ailleurs, on utilise ici, à l’égard de M.Laval, un langage extrêmement déférant et même cordial, et l’on reconnaît qu’à Rome on s’est efforcé d’éviter tout ce qui pouvait troubler l’atmosphère des pourparlers à venir avec l’Allemagne.La voix responsable la plus importante qu’on a entendue ces derniers j urs est celle du Dî Gœbbelr, qui a parlé en des termes fort confiants de l’avenir des rapports franco-allemands au lendemain du plébiscite sarrois.L’entrevue de Rome, d’une part, avec ce qui en est connu et plus encore avec ce dont (malgré ou même grâce au jeu des démentis) nous ignorons encore l'exacte portée, et d’autre part le vote du 13 janvier ; voilà les deux piliers qui flanquent la porte ouverte sur l’avenir des rapports entre la France et l’Allemagne et de toute la politique européenne.Que le plébiscite sarrois rende à l’Allemagne un territoire qui lui est infiniment cher, et les réserves assez sceptiques d’aujourd’hui feront place sans doute à des courants beaucoup plus optimistes et positifs.Collaboration particulière à /'Ordre Berlin fait sienne la définition lancée dès avant la rencontre de Rome entre MM.Laval et Mussolini, à savoir qu’il s’agit d'un commencement plutôt que d’un aboutissement.Cette remarque assez lapalissienne, qui avait en français et en italien un goût franchement optimiste, prend sur des lèvres allemandes une saveur assez amère de réserve sceptique.On ne manque pas de l’exprimer même très nettement en disant : il n’y a rien de fait sur le terrain européen tant qu’on en est à un accord à deux ou à trois (Londres, Paris et Rome), tant qu’il v manque le quatrième des big four : Berlin.De là une attitude marquant une calme attente, avec le sous-entendu plus ou moins évident : c’est à nous autres Allemands, en dernier lieu, que revient le dernier mot.Le Berliner Tageblatt, dont le d’habitude un ton plus vif et Au temps de Laennec, porter le diagnostic de tuberculose équivalait à ; un arrêt de mort.Un peu plus tard, une réaction excessive se fit et l’on donna dans un optimisme outrancier, ainsi que le témoigne cette formule de Brehmer : « De toutes les maladies, la tuberculose est la plus curable.» Comment faut-il concilier ces deux opinions extrêmes ?La vérité est que cette maladie, si elle ne guérit pas tout à fait et qu’en somme un tuberculeux restera toujours un tuberculeux, elle est du moins compatible avec une longue existence.Il en est de la tuberculose comme des maladies du coeur.Il est difficile d’admettre que les lésions qui les caractérisent, une fois qu’elles sont constituées, disparaissent entièrement.Dans la tuberculose pulmonaire tout, les périodes de trêve et d’accalmie peuvent être d’une durée telle qu’elles donnent l’illusion d’un arrêt définitif de la maladie, c’est-à-dire d’une guérison réelle ; entre’celle-ci et la guérison apparente il n’y a guère de différence appréciable.Il est relativement facile de faire un diagnostic de tuberculose pulmonaire confirmée, l’examen des crachats, quand il est positif, constituant un signe de certitude absolue.Mais là où la difficulté commence c’est lorsqu’il s’agit de reconnaître si les lésions sont inactives, stagnantes et en quelque sorte figées, ou si elles sont en pleine poussée évolutive.L’importance de la question est considérable, car du pronostic que portera le médecin dépendra bien souvent toute la carrière du sujet : interdiction de poursuivre les études, de continuer l’exercice d’une profession ou d’un métier, de songer au mariage et à la procréation.Au point de vue social, également, il est du plus grand intérêt de savoir si telle ou telle autre variété de tuberculose pulmonaire est fermée ou ouverte, c’est-à-dire si la contagion est possible par communication bronchique directe avec l’extérieur.grandit chaque année, complètement, continuellement curable.Les guérisons que l’on obtient ne sont pas de simples adaptations fonctionnelles à un mal définitif, comme peut s en proposer le cardiologue par exemple.Ce sont, au plein sens du mot, des guérisons qui rétablissent sans restriction le sujet naguère malade dans tous les privilèges de la santé.» Confirmation éclatante de la valeur d’une méthode dont les succès comptent déjà plus.Que faut-il penser des médicaments contre la tuberculose ?Il importe avant tout que leur emploi soit laissé à la discrétion du médecin, car ici plus qu’ailleurs le principe fondamental de toute thérapeutique s’impose : d’abord ne pas nuire.L’estomac est la place forte du tuberculeux et son intestin « une voie sacrée » qui doit être maintenue dans un état constant de bonne servation.Combien de phtysiques ne sont des dyspeptiques que parce qu’ils se gavent de médicaments dont quelques-uns sont doute bons, mais d’autres, par contre, franchement nuisibles.Deux médications, les récalcifiants et l’huile de foie de morue, méritent de retenir notre attention.C’est au Professeur Sergent qu’il appartient d’avoir le premier préconisé la méthode de reminéralisation et de recalcification des tuberculeux.La calcification, c’est-à-dire la transformation des foyers tuberculeux en dépôts calcaires, est le mode le plus usuel de guérison de la maladie, et M.Sergent, ayant remarqué que les poitrinaires font des déperditions considérable, de chaux par les urines et les sueurs, eut l’idée de leur faire prendre pendant longtemps des sels de calcium et de magnésie, conjointement avec de l’adrénaline qui a la propriété de'fixer ces sels dans les tissus.Ce traitement, ainsi compris, est-il susceptible de guérir la"’ tuberculose ?Oui, sans aucun doute, car les Rayons X constituent à cet égard un moyen de contrôle des plus précieux l’apparition sur l’écran radiologique de nodules et de points noirs est la preuve d’une saturation de l’organisme par les sels de chaux et l’indice d’une guérison souvent définitive.prononcer ne se sur- commentaire se distingue comme des autres officieux par détaché, avoue franchement que les accords de Rome marquent un succès de la politique française.Si la France s’est enfin décidée à faire des concessions coloniales à son partenaire, il doit y avoir sans doute une contrepartie importante.con- sens Où faut-il la chercher ?Selon toute vraisemblance, du côté de la politique des armements (ou du désarmement, synonyme diplomatique).La serait la différence essentielle entre les accords de Rome et les pactes purement formels et négatifs dont les diplomates ont inondé l’Europe et le monde au cours des dernières années, et sur lesquels l’ironie allemande se plaît à s'exercer^ heureuse de recueillir le mot de M.Lloyd George : « inflation » de pactes et traités.Le fait est —¦ toujours d'après le BERLINER TageblatT — que la France vient d’accomplir une nouvelle étape importante sur le chemin de la politique de prévention qu’elle poursuit inlassablement depuis le 1 7 avril 1934, en s’assurant le concours de l’Italie et en progressant au sud-est dans son encerclement de l’Allemagne.Tout en reconnaissant le poids de ce résultat, l’observateur allemand s’empresse d’ajouter avec scepticisme que c’est en grande partie un camouflage des problèmes réels, qu’on cher-De tous les bons remèdes qui ont résisté che à « narcoser », plutôt qu’une action po-à l’assaut du temps et des idées nouvelles, litique envisageant les problèmes dans leur l'huile de foie de morue est sans contredit réalité substantielle.Cette critique générale celui qui donne les meilleurs résultats.Beaucoup mieux tolérée par l’estomac en hiver qu’en été, il importe par-dessus tout qu’elle soit prise à hautes doses ; de deux on peut aller jusqu’à huit et même dix cuillerées à soupe par jour, entre les repas pour ne pas nuire à la digestion, et en prenant un repos d’une semaine par mois.Mentionnons enfin des médicaments que le tuberculeux ne devra jamais prendre, le fer, l’iode et les iodures, la créosote ; ces substances ont l’inconvénient de déclancher des poussées évolutives qui se traduiront par des congestions et des hémorragies.J.DELEBECQUE Le Salon de l’Auto Ce soir, à 9 h.30, dans l’immeuble de la Sun Life, aura lieu, sous la présidence du Gouverneur général, l’ouverture du Salon de l’Auto.Les discours prononcés à cette occasion seront irradiés par les postes CHLPetCKAC.Organisé par M.Adelstan Levesque, avec le concours de MM.P.-N.Mainguy, L.-P.Gravel, C.S.Griffith, R.H.Pattison, P.-O.Messier et T.R.Price, et sous les auspices de la Montreal Automobile Trade Association Limited, le Salon exposera les marques suivantes: Voilures : Austin, Cadillac, Chevrolet, Chrysler, DeSoto, Dodge, Ford, Graham, Hudson, Hupmobile, Lafayette, LaSalle, Lincoln, McLaughlin-Buick, Nash, Oldmo-bile, Packard, Pierce - Arrow, Plymouth, Pontiac, Reo, Studebaker, Terraplane.Camions : Chevrolet, Diamond « T », Dodge, Federal, Ford, G.M.C., International Maple Leaf, Reo, Studebaker, White.On y verra aussi les accessoires fabriqués par les firmes suivantes: Asbestonos Corporation of Canada Limited, Champion Spark Plug of Canada Limited, Champlain Oil Products Limited, Ludger Gravel & Fils Limitée, Imperial Oil Limited.L’exposition aura lieu aux 3e et 4e étages de l’immeuble de la Sun Life, rue Metcalfe, du lundi 28 janvier au samedi 2 février.Les portes sont ouvertes de 10 h.du matin à II h.du soir.Le prix d’entrée est de 25c avant 6 h.et de 50c le soir.Les éléments généraux du pronostic de la tuberculose ont une valeur inégale sur l’appréciation de laquelle il faut toujours faire de prudentes réserves.Considérons tout d’abord l’âge et le sexe.A évolution ultra rapide et presque toujours fatalement mortelle chez le tout-petit qui n’a pas le temps d’organiser ses défenses, la maladie, à mesure que l’on avance en âge, prend une allure plus torpide avec tendance à se localiser en des endroits où il est facile d'intervenir médicalement ou chirurgicalement.En outre, il est avéré que les différentes phases de la vie génitale chez la femme donnent « un coup de fouet » à l’infection ; la grossesse principalement, par suite de la déminéralisation intense qu elle amène, est l’occasion du réveil de lésions pulmonaires qui jusqu’alors avaient évolué avec le minimum de signes cliniques et stéthoscopiques.L’état pathologique du malade doit aussi être pris en sérieuse considération, parce que sa résistance est en raison directe de son pouvoir de récupération de maladies intercurrentes telles que le diabète, la syphilis et l’alcoolisme, affections essentiellement chroniques qui jouent un rôle des plus néfastes dans le processus évolutif de la tuberculose.Voyons maintenant quelles sont les idées actuelles dans le traitement de la tuberculose pulmonaire chronique.Disons tout de suite que l’indication essentielle, celle à quoi tendent toutes les interventions médicales et chirurgicales que l'on a préconisées, est de mettre l'organe malade au repos le plus complet possible, de l’empêcher de respirer : et parmi les moyens préposés à cette fin, il est une méthode de thérapeutique dont l’excellence est aujourd'hui universellement admise, le pneumothorax artificiel.On nomme ainsi une opération très simple qui consiste à introduire un gaz dans la cavité pleurale de façon à permettre au poumon lésé de se rétracter, ce qui a pour effet de réduire au minimum l’amplitude de ses mouvements respiratoires.Comme toute plaie, dont les lèvres ne sont pas suturées ou étroitement accolées par un pansement compressif, ne guérira qu’imparfaitement et très lentement, ainsi les lésions ulcéreuses dans un poumon n’auront guère de chances de se fermer si l’organe reste dans un état perpétuel de mouvement.s'applique à toute la politique de la France et de ses amis depuis Versailles.Des réserves analogues sont formulées par la Deutsche Allgemeine Zei-TUNG, qui nie toute valeur aux larges pactes et instruments diplomatiques, en soutenant la thèse allemande bien connue d’après laquelle les accords à deux sont les seuls réellement efficaces pour garantir la paix.C’est une objection de principe à toute adhesion à de pareils accords, qu’il est intéressant de voir renouvelée en ce moment.Une réserve spéciale, justifiée par l’expérience du passé, est'-celle visant le principe de la non-immixtion, dont on vient de reparler à Rome : le cas de Y Anschluss, défendu en maintes occasions à l’Autriche et dernièrement encore comme condition des secours accordés aux finances viennoises, est un exemple éclatant d’interprétation élas- Disons, pour terminer, un-mot de la cure d’air et de repos, complètement essentiel du traitement de la tuberculose humaine.Le repos est absolument indispensable au tuberculeux.Il lui faudra de toute nécessité dire adieu à ses affaires pour un certain temps, en se rendant compte que malade il les conduirait mal et que, mort, il ne les conduirait plus du tout ; l’étudiant doit savoir qu’à son âge il n’y a pas de grand inconvénient à « perdre » une année ou deux, et qu’après tout mieux vaut arriver bon dernier dans sa classe que premier.au cimetière ! S.( i ) Le droit d’être sur le même pied que les autres.Un chêne de 500 ans Un orage qui a éclaté récemment en France sur la forêt de Berce, dans le sud de la Sarthe, a foudroyé le chêne Boppe.Cet arbre magnifique était considéré comme un des plus beaux spécimens de la sylve française.Ses caractéristiques, établies en 1920 par le service forestier, étaient les suivantes: âge approximatif, quatre cent quatre-vingt-cinq ans; circonférence à 4 pieds 3 pouces du sol, 14 pieds 5 pouces; hauteur du fût sous les branches, 75 pieds 6 pouces ; hauteur totale, 124 pieds 8 pouces ; volume de la tige, 953J/2 pieds cubes.rarchie sociale.La fonction n’était pas un métier comme un autre.Pour obtenir cette résurrection morale, indispensable sera de veiller à ce que la politique, qui gardera fatalement quelque droit de contrôle sur ce grand département, ne place plus à la garde des sceaux des personnages suspects ou ridicules.On en a vu.Le prestige de la magistrature De l’inédit sur Lyautey Ceci est une anecdote inédite sur Lyautey racontée récemment par son neveu.En 1920, Lyautey fit son entrée solennellement dans Marrakech.On n'avait jamais vu, à Marrakech, le résident général en personne.Or trois petites soeurs blanches d’Afrique, conduites par leur supérieure, cheminaient sur la route, toutes craintives, émerveillées par ce débarquement récent en terre musulmane.La supérieure les exhortait au calme et à la prière quand un taxi vide s’arrêta et le chauffeur cria : — Montez, mes b">r.nes soeurs, montez, je vous en prie.Les sœurs montèrent et reprirent leurs oraisons.Sur leur passage, elles virent que les bicots souriaient, que tout le monde souriait, qu’on leur faisait le plus gracieux accueil.La supérieure prononça: — Voyez-vous, mes petites sœurs, déjà le Seigneur exauce nos vœux, l'Islam se fait gentil pour nous.Le chauffeur était bavard.Il expliqua: — Vous voyez comme tous ces gens sont gentils.C’est que le général Lyautey va arriver et ils ne l’ont jamais vu, avec tout son cortège.Or nous, nous précédons le cortège et les bonnes gens vous sourient parce qu’ils pensent que vous êtes le harem du général.Il paraît que le conquérant du Maroc adorait cette petite histoire.Il existe en France une œuvre admirable, l’Œuvre Cruncher, grâce à laquelle des milliers d’enfants, nés sains de parents tuberculeux, sont envoyés à la campagne pour y vivre et s’y développer loin de tout foyer de contamination directe.Ils y font un apprentissage agricole, apprennent à aimer la terre, cette terre généreuse et chaude qui leur redonne la vigueur et la santé ; de malingres petits citadins ils deviennent de beaux et robustes campagnards, et c’est au soleil, à l’air et à la lumière, ces trois Grâces bienfaisantes et douces, qu’ils sont redevables de cette magique transformation.Il n’est pas au monde de meilleurs désinfectants, de toniques ni de sérums plus puissants.Tant pour les poitrinaires que pour ceux qui, sains encore, n’en sont pas moins tarés et sur lesquels pèse une lourde hérédité, le retour à la terre s’impose.Ce n’est plus une mesure d’ordre économique, c’est une ques-.lion vitale.A cette condition seulement peuvent-ils espérer y rafraîchir leurs corps brûlés par la fièvre, assainir leurs poumons que le bacille est en voie de ronger sournoisement, bref, éviter qu’ils ne retournent, bien avant leur temps, à cette terre humide et froide qui se refermera sur eux à jamais.(Du Figaro) Dans l’ordre des projets législatifs, la réforme de la Justice est celle, affirme-t-on, que M.Flandin place la première.Tel est en effet son rang.Soustraire le personnel judiciaire à l’influence politique n’est pas seulement un très haut problème, c’est le plus urgent.L’indépendance des magistrats une fois assurée, quand la maison des juges sera remise à l’endroit, les autres institutions d'Etat ne tarderont pas à reprendre leur base.Quand l’esprit de moralité dominera là où il n’aurait jamais dû cesser de régner souverainement, il contribuera à la détente partout où l’ordre doit être remis.Des textes sont en préparation, dit-on.Par quel procédé ces projets tenteront-ils de restituer au corps judiciaire son prestige passé ?En soustrayant le recrutement et l’avancement à la politique ; en rendant cet avancement moins alimentairement indispensable ; en remplaçant l’arbitraire actuel de la nomination et de la promotion par le concours ; en supprimant la tare de la recommandation.Le mal-être disparaîtra, sans doute, des palais de justice quand seront protégés les juges et leurs ministres contre l'intrusion du parlementaire remis à sa place.et l’Etat en sera déjà un peu réformé.Henri VONOVEN Vestiges des Huns en Hongrie L’acier au manganèse, marque « Sorel », d’un alliage spécial, pour mâchoires de concasseurs, revêtement intérieur de malaxeurs d'asphalte, semelles de chenilles pour pelles mécaniques et tracteurs, outillages miniers, etc.est reconnu de qualité supérieure ; il est employé par la majorité des entrepreneurs de pavage.En général, l’industrie minière du Québec fait aussi grand usage de ce matériau.Les fouilles effectuées en ce moment dans-la région hongroise de Szentes, où des savants supposent que doit se trouver la fameuse tombe d’Attila, n’ont pas donné jusqu’à présent les résultats qu’on en attendait.Cependant elles ont fait découvrir des centaines de tombes de l’époque des Huns, des Gépides et des Romains, qui présentent un grand intérêt archéologique.Outre quelques monnaies portant l’effigie de Marc-Aurèle, on a trouvé de grandes quantités de perles d’ambre, de corail et de cornaline, de nombreuses boucles finement travaillées et une série d’instruments de manucure, fort semblables à ceux qu’on utilise aujourd’hui.A peu de distance de la Theiss, on a ramené au jour des tombes de cavaliers dans lesquelles, à côté des squelettes bien conservés des guerriers et des chevaux, on a découvert des harnachements complets et des ornements en métal pour les selles.Les fouilles seront continuées.\ Si l'on excepte les cas où la tuberculose est généralisée à tout l’organisme et qu’elle envahit simultanément les /leux poumons en y créarit des pertes de substance considérables, les cas aussi où, inactive et figée, la maladie peut être guérie par la seule cure d’air et de repos, le pneumothorax devra être tenté chaque fois qu’il est matériellement réalisable.Les remarquables résultats immédiats qu’on observe dans la grande majorité des cas plaident en faveur de cette intervention : la fièvre tombe rapidement, la toux et l’expectoration disparaissent, et l’état général s’améliore à vue d’oeil ; d’ouverte qu’elle était la tuberculose devient fermée, et le malade, ne crachant plus, ne risque plus de contaminer son entourage.Un autre avantage du pneumothorax est le suivant : pour des raisons d’ordre matériel, il n’est pas toujours possible de prescrire au poitrinaire une cure prolongée à la campagne ou dans un sanatorium, aussi cette méthode de traitement ambulatoire, ne né- Chine, cessitant qu’une visite mensuelle chez le médecin, est-elle hautement recommandable au malade pauvre/ à qui elle permet de continuer de gagner sa vie tout en lui assurant une somme de vigueur compatible avec un labeur de moyenne intensité.Quant aux résultats éloignés, on peut dire qu’ils sont pour la plupart très bons.Qu’il nous suffise de citer ces encourageantes lignes qu’écrivait récemment le docteur Rist, une autorité mondiale en matière de phtysiologie : « Notre perspective pronostique, en matière de tuberculose pulmonaire, Aucun Canadien ne doit oublier qu’en achetant des marchandises ou des produits fabriqués par nos manufacturiers il accomplit un devoir social et collabore à l’expansion de nos propres industries.C’est là du patriotisme bien compris.Docteur G A.SEGUIN (r) Mais il sera nécessaire, tout en recourant à des procédés administratifs, de refaire une âme à la magistrature libérée.Comme les grands chefs d’armée, après certaines défaites, ont dû retremper le moral du soldat, il faut qu’on rende à la magistrature le goût de la justice et le sens de sa propre dignité.Peu à peu, elle s’est ravalée au niveau des autres institutions décadentes, en acceptant l’échange des bons procédés, immoraux ou criminels.On a vu le juge payer d’une complasance indue, à un fripon protégé, la recommandation qu’il avait reçue lui-même du commun protecteur.Où est le temps où l’on reprochait au magistrat ses façons distantes, sa raideur, ses susceptibilités, l’excès de ses scrupules î Ces travers se doublaient d’un souci d’appliquer la loi pour elle-même et sans nulle recherche de la louange publique.Sa sévérité avait une mesure dont les éléments, après tout, se puisaient dans la conscience.Un saint ?Certes non.Les défaillances sont de toutes les époques ; mais le corps, en son ensemble, avait le culte d’une profession qui plaçait haut scs membres, dans la hié- Une femme, aide de camp SALON D'AUTOS La production mondiale du coton Elle est la première, et, jusqu’à nouvel ordre, la seule de son genre.Ce n’est pas l’Occident, très riche en avocates, en doctoresses, etc., qui la possède ; c’est le pays charmant par excellence, c’est la délicieuse Les statistiques publiées récemment par le « Cotton Exchange Service » de New-York indiquent que la production mondiale de coton a été, en milliers de balles, de 22,591 pour la saison précédente et de 25,327 en 1932-1933.La moyenne quinquennale de 1924-1925 à 1928-1929 était de 25,494.Dans le même temps, la production des Etats-Unis donnait, en milliers de balles, les chiffres suivants: 9,666, 12,712, 12,961; la moyenne de 1924-1925 à 1928-1929 est de 15,172.
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