L'ordre, 30 janvier 1935, mercredi 30 janvier 1935
RÉDACTION ET ADMINISTRATION 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone > PLatcau 8511* % TARIF DF.,S ABONNEMENTS 1 an 6 mois 3 moi» Administrateur.Secrétaire de la Rédaction .En ville, parla poste.Canada (hors de Montréal), ) Royaume-Uni, France et [ $6.00 $3.25 $1.75 Espagne .J Etats-Unis et Amérique du Sud $6.50 Autres pays vpierre asselin • • PIERRE BOUCHER $9.00 $4.75 $2.50 $3.50 ST.85 $8.00 $4.25 $2.25 On est prié d’envoyer toute eaee 4018 de l’Hôtel de» Postes sur l’enveloppe le service (Rédaction ou Adminis-tration) auquel on veut «’«dresser.correspondance à /, I on mentionnant Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur s OLIVAR ASSELIN L’abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.: Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année—No 269 Le numéro: 5 sous Montréal, mercredi 30 janvier 1935 I n’était Sachons attendre pas tant le contenu que la forme de ce document qui soulevait l’hilarité de notre président du Conseil.Malgré la crainte où d être classé d’emblée dans pédante, nous voulons, sans discuter le fond, justifier, si besoin il y a, les doutes de quelques-uns de nos lecteurs touchant la langue de ce I sairc dans les circonstances, s’engage de plus en plus dans le labyrinthe de la politique des marchés diriges.La seule question du blé, par exemple, qui représente pour nous une circulation de capitaux d'environ trois milliards de dollars, exige certainement une solution immédiate et bien différente de celle que, sous l’égide de M.Bennett, M.McFarland lui a donnée.Pour être juste, ne laissons personne sous l’impression que, sur cette question du blé, le ministère Bennett doive être chargé de tous les péchés de la terre.Le gouvernement libéral aussi doit avoir sa part de responsabilité dans le maintien de cette politique de stockage qui nous coûte si cher et qui menace de nous enlever nos principaux marchés mondiaux.Démontrer l’importance du blé pour le maintien et le développement de notre commerce extérieur n’est pas difficile.Si nous figurons sur la liste des grandes puissances commerciales, c'est tout simplement en qualité de grand producteur de blé.La question à régler est la suivante: ccnservcrons-nous longtemps encore cette position de grand pays exportateur?Perdre les marchés du blé à l’heure actuelle, ce serait le premier signe de notre décadence comme pays exportateur et comme grande nation commerçante.D’un autre point de vue, le problème du blé est intimement lié à celui de nos chemins de fer.Si les cultivateurs de l’Ouest ont encaissé un revenu net d’environ six milliards et demi de dollars au cours des vingt dernières années, les millions que le blé a fait circuler et rentrer dans les caisses de nos réseaux ne se comptent plus.Pourquoi perdons-nous du terrain sur les marches mondiaux?Tout simplement à cause de notre obstination à réclamer pour nos blés prix supérieur à celui que nos clients sont prêts à payer.Il faut bien admettre que la liquidation des 200 millions de dollars engagés dans la spéculation sur le blé serait très douloureuse.Le gouvernement y perdrait des capitaux énormes.A la veille d’élections, une perte sèche de cet ordre n’est certes pas de la plus haute stratégie électorale.Et comment raconter au peuple électeur que M.McFarland a acheté, avec l’argent du contribuable, une moyenne de 93 pour cent environ de la production du blé?Il serait difficile aussi d’avouer que nos prix, qui sont de 35 pour cent plus élevés que les prix mondiaux, nous ferment de plus en plus les marchés extérieurs et sont, au développement de notre commerce extérieur, un obstacle encore plus sérieux que les barrières douanières qui nous entourent.Nous perdons jusqu’au marché anglais, malgré la préférence de six sous qui nous est assurée par les accords d’Ottawa.Voulons-nous savoir dans quelle proportion nous avons perdu les marchés mondiaux?Pour la période 1929-1934, le Canada ne vendait plus en moyenne que 7.5 pour cent du volume total de la consommation mondiale du blé, soit une perte de 30 pour cent par rapport aux chiffres des années précédentes.Pendant exportations de blé diminuent, celles de nos concurrents augmentent dans 'les mêmes proportions.Ce sont surtout l’Argentine et l’Australie qui profitent de note recul sur les marchés extérieurs.Pouvons-nous espérer que la brutalité de ces faits puisse exercer une heureuse influence sur 1 orientation de notre politique économique?II n’y faut guère compter, devons-nous pas nous « protéger » ?Toute cette politique de prix et de marchés dirigés est, répète-t-on partout, une politique , le Devoir disait hier: rapport farci d’anglicismes et d’ornements de même Son importance et la large diffusion à laquelle il est sorte.Quelques journaux ont donné ce s jours-ci l'éclat de la nouveauté à une enquête qui sc poursuit dans les collèges cl séminaires catholiques du Canada et non seulement dans notre province.On assure dans certains milieux que les Etats-Unis et l'Angleterre vont entamer de nouveaux pourparlers en vue de réaliser à brève échéance et selon des principes souvent exposés par un économiste connu, sir Harry Strakosh, la stabilisation du dollar et de la livre.Il semble que cette nouvelle soit prématurée, car les Etats-Unis se trouvent dans une situation financière qui, même sans l'opposition politique d’une partie influente de la population, rendrait cette stabilisation presque impossible.Il n’est pas impossible pourtant que la France et l’Angleterre tentent de conclure une entente bipartite pour empêcher le nouvel écroulement économique qui s'annonce à la suite de l’ébranlement du bloc de l'or.Cette entente nous ramène à la question de l'or en France, généralement mal exposée à l'étranger.Il semble intéressant de rétablir les faits sous leur jour véritable, ne serait-ce que pour montrer que l’accroissement des réserves d’or en France n’est pas une des causes de la crise mondiale, mais bien une de ses conséquences.Depuis six ans.c'est-à-dire depuis le commencement de la crise, l'encaisse-or de la Banque de France a semblé croître de façon extraordinaire.Au moment de la stabilisation legale du franc et de son rattachement à l'or, le 25 juin 1928, les stocks d'or de la Banque de France s'élevaient à 28,934,000 francs (sur la base de 5 francs nouveaux, en nombre rond, par franc ancien).Le 28 septembre 1934, les stocks d’or s'élevaient à 82,280,000 francs.e Cette augmentation n’a pas manque de frapper les esprits dans certains pays moins favorisés où l’or était devenu rare.On s’est refusé à voir dans cette augmentation une conséquence naturelle de la situation.Une très violente campagne de presse a fait croire que c'était par des manœuvres plus ou moins recommandables que la Banque de France s'était constitué, aux dépens de la collectivité, une encaisse aussi considérable, et qu'elle avait provoqué ou tout au moins aggravé la crise mondiale en privant les systèmes monétaires étrangers d’une partie de leur or.Les mêmes journaux, non contents de parler de manœuvres dolosives, ont même prétendu que cette accumulation de métal jaune avait abouti à une « stérilisation ».On a également soutenu, il y a un an ou deux, qu’il serait très facile à la France de prélever sur ses stocks de métal jaune de quoi payer ses dettes de guerre.Ces réquisitoires plusieurs fois formulés contre la Banque de France étaient évidemment intéressés.Ils tendaient à placer la France dans une situation qui eût oblige son gouvernement à faire des sacrifices au profit des nations qui sc sont ruinées par leur propre faute.C’était mal calculer, car la Banque de France, l’cût-cllc voulu, n'aurait pu «remettre» ( selon l’expression de certains économistes) ces stocks d’or en circulation.Les intéressés en ont été pour les frais de leur campagne de presse.Ils ne sc rendaient pas très bien compte de la situation véritable de la Banque et des raisons qui avaient provoqué cette accumulation de métal jaune à Paris.J'examinerai prochainement par quel mécanisme près de 40 pour 100 de l’or du monde s'est réfugié en l'espace de quelques années dans les caves de la Banque de France.doute appelé sont une nouvelle raison pour nous de faire violence à notre bonté naturelle, qui nous force, de même, à ne pas révéler le nom de celui qui l’a « commis ».Avant de citer des exemples précis, tout de suite le flou perpétuel, le manque de rigueur de la langue cl de la pensée, la présence continuelle de cet à sans : = Tous les vingt-cinq ans, plus souvent parfois, Rome est renseignée sur le fonctionnement des maisons qui préparent les futurs clercs à aborder les études théologiques.Les autorités romaines veillent à i notons CC que eel enseignement ne s'écarte pas des prescriptions du Concile de Trente qui a défini le mode d'enseignement à donner et la discipline à suivre dans ces institutions spécialisées.Peu de pays restent officiellement catholiques en Europe et la vigilance de l'Eglise est accrue à cause de cet état de choses nouveau.Elle tient à ce que Ton ne fasse pas de concessions imprudentes aux ingérences de l'Etat, qui pourraient se traduire par une prédominance excessive des études profanes sur les religieuses.Au Canada, et plus particuliècmcnt dans la province de Québec, la situation n'est pas la meme et elle n a pas été modifiée dernières années.L'Eglise y est maîtresse de l’enseignement; le climat moral reste excellent.Il ne semble donc pas y avoir de raisons pour changer un état de choses qui existe depuis l'origine même de T enseignement secondaire.Les petits séminaires s'occupent conjointement de la formation des futurs clercs et des futurs professionnels, dans notre province; rien dans leur programme ni dans la pratique n’y est sacrifié pour favoriser la formation de ceux-ci au détriment de ceux-là.Il est donc probable, selon les renseignements puisés à bonne source, que Rome, après l'étude du rapport qui lui sera fait par S.E.Mgr le Délégué apostolique, ne modifiera pas l'état de choses sanctionné par un long ! ¦ peu près dont parlait déjà Jules Fournier, voilà quelque vingt encore n’avons-nous cueilli que les perles du plus pur orient.Ce serait là des fautes encore pardonnables, si l’on pouvait croire à une rédaction hâtive; mais le soin inhabile qui transparaît de temps à autre indique plutôt ignorance généralisée du français.La gaucherie du style, les phrases comme suspendues en l’air, les tournures comi- ans.Et une en ces quement emphatiques (l’emploi de la forme passive est tant), abondent.Dieu nous pardonne, on jurerait avoir affaire à mie traduction mise par les méchantes compagnies à la portée de quelques-uns de nos savants journalistes.Nous n’hésitons donc pas à dire que ce rapport devrait être complètement refait et que les quarante-quatre pages (sans compter les tableaux donnés en annexe et dénommes, naturellement, cédules) tiendraient à l’aise dans une trentaine de feuilles sans rien sacrifier ou anglaises eons-
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