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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
mardi 5 mars 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'ordre, 1935-03-05, Collections de BAnQ.

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.-U- - — % I ¦ I L’ORDRE RÉDACTION r.T administration TARIF DES ABONNEMENTS 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLatcau 8511* 1 an 6 mois 3 moii En vilîe, parla poste.Canada (hure de Montréal), ] Royaume-Uni, France et > $6.00 Espagne .J Etats- Uniset Amérique du Sud $6.50 Autres paye $0.00 $ 4.75 $2.50 Administrateur , .PIERRE ASSELIN Secrétaire de la Rédaction , .PIERRE BOUCHER $1.25 $1.75 $3.50 $1.83 $8.00 $1.25 $2.25 On est prié d'envoyer toute correspondance à la case 4018 de l'Hôtel des Postes sur l'enveloppe le service (Rédaction tration) auquel on t-euf s’adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur : OLIVA R ASSELIN on aient tonnant L’abonnement est payable d’avance peu mandat» poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.ou Adminis• Y Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.g Première année — No 298 Montréal, mardi 5 mars 1935 Le numéro : 5 sous La nouvelle."" M-Uc- Ban , I la luria qu* proposition d© Monri t;,ië"ü" a expliqué au tribunal _ — 'Illc la polémique n'est pas un jeu de M ¦ T aschereau : manque de mordant ! » ardeur n est pus l'affaire d'un magistrat qui se respecte, cl M.Roy a décidé la semaine dernière que l'inculpé devrait subir son procès en cour d'assises le 10 avril.« Quand Assclin, a dit M.Roy, soulevait toute la jeunesse du Canada français a \ce I éloquence brûlante de sa plume, il allait loin dans le champ de I ironie et de la véhémence, mais il respectait les individus dans leur vie privée.» Le rire, cure en cascades dans semble un phénomène inconnu où l'héroïsme consiste à tirer du L'article de Ytvni: Pour un commerçant qui liquide honnêtement scs affaires, il en est dix qui liquident dans la seule intention d'éviter ic paiement de leurs dettes.L'énumération serait interminable des commerçants ou industriels qui cachent leurs fautes derrière la façade commode d'une société commerciale à « responsabilité limitée Pourquoi nos lois sont-elles ainsi faites qu'on doive plaindre toujours celui qui viennent d'éclater en Europe centrale manque à ses engagements et jamais les et dans les Balkans.La première, qui autres, les épargnants surtout / C est a était attendue, s’est produite en Hon-croirc que les lois d'exception, dont la vogue est générale, ne sont faites que pour protéger l'imprévoyance, la maladminis-, .tration et souvent aussi la malhonnêteté.| Grèce, qui semble être sur le point F.ri vantant le supposé « humanitarisme » d être déchirée par une guerre civile de la loi sur le concordat agricole, songe-t-on au grand nombre de cultivateurs économes ou d'anciens cultivateurs qui voient disparaître, au cours d'une séance de Commission, tout le fruit de leur travail ! HYGIÈNE Quelques crises politiques noble esprit d équité.Aveu on lui eomiaît, M.Claude- l | Deux crises, d inégale importance.Mais cette Quand M.Taschereau offrit au gouvernement fédéral de faire assumer par le Québec .70 pour 100 du budget des allocations de chômage payées dans cette province, j'exprimai l’avis dans la circonstance celle offre était très habile au point de vue électoral, mais que si par imprévu elle était acceptée par Ottawa, elle mettrait le gouvernement de M.Taschereau dans une situation impossible.A maintes reprises l'Uimm; a posé eu principe que le chômage étant un mal de l'industrie et du commerce, le remède a ee mal incombe au gouvernement fédéral, investi par la constitution de tout pouvoir relatif à I industrie et au commerce.m s t gric où le cabinet Gombocs a démis-! sionné.La seconde s est déclenchée en  k IJIIC 7/ V plus vive encore que celle qui se termina par 1 abolition de la monarchie.G est cependant la première de ces crises qui est la plus importante, bien qu elle n'ait pas encore fait couler de a ( V* r ; Plutôt que d'accorder aux cultivateurs le droit de ne plus respecter leurs enga- sang.La démission de M.Gombocs gements ou LTllustiwtion s’élève avec s’acquitta habilement de sa mission puis me ; ra;son contre ce projct saugrenu et réplique remercia d’avoir écrit et surtout d’avoir écrit fort à propos quc s| l'on tient à mettre sur en français, car cela, disait-il, justifie dans je même pied les chômeurs et les débiteurs cette administration la présence d’employés de |a v;]|e> j] convjent plutôt de priver les supérieurs canadiens-français et la rend premiers de l’éligibilité que de l’accorder même indispensable.Peu de temps après, ce aux jgrmci-s.compatriote était promu à un poste important ! et les journaux ont tous signalé sa promotion.Je n’aurai pas la vanité de croire qu’il la devait à ma lettre, mais celle-ci n’a sûrement pas nui à son avancement.Nous nous plaignons de n’avoir pas notre part dans les grandes administrations publiques, semi-publiques ou même privées.Si nous faisions comme nos amis de France ?alors d’un avion qui n’est équipé que d’un seul moteur ?Une semblable traversée, et surtout sa réussite, constituent une simple gageure.Il appartient à une femme, et à une Américaine, de la réaliser.A cela, le confrère ajoute les considérations suivantes sur la réponse de M.Gordon à M.Taschereau : « Votre offre n est pas sérieuse.Vous l’avez faite parce que vous saviez qu’elle ne serait pas acceptée.» Piètre raisonnement ! St l'honorable Gordon était sincère, s’il n’avait pas voulu donner le change, il aurait pu, au moinfl, selon ce que lui faisait observer, ces jours derniers, l'honorable Fernand Rlnflet, éprouver la sincérité du premier ministre de la province do Québec.Le gouvernement fédéral n’aurait eu qu'à accepter l'offre du gouvernement de Québec.Ce dernier aurait ou à marcher s’il était sincère, — nous n on doutons pas, — ou il aurait reculé.En ce dernier cas, Ottawa aurait eu beau jeu.Mais rien de cela.Tout ce qui reste acquis, c’est que Québec a fait une offre généreuse, de nature à libérer les municipalités d’un lourd fardeau, et qu’Ottawa n'a pas eu le courage de refuser catégoriquement.On a plutôt cherché une échappatoire et pour se le procurer M.Gordon n'a pas hésité à accuser le premier ministre de notre province de manquer de sincérité.De M.Gordon (ou Bennett) et de M.Taschereau, le plus sérieux n’est pas celui qui engage le pouvoir central à rejeter sur d'autres les obligations qui lui incombent.Do toutes façons los professeurs (Pareil i tee tu re (le l’Ecole des Beaux-Arts et do l’Ecolo polytechnique ont Heu de se réjouir, ear l’excellence de leur enseignement s’affirme déjà.Le résultat du concours du U„yul Architectural Institute of Canada est en effet fort encourageant pour eux.Ce sont des élèves de l’Ecole des Beaux-Arts do Montréal qui ont mérité les deux premiers prix et cinq montions honorables sur sept.$0,000,000 PAR ANNEE.| 11 y avait en tout 85 envols au concours auquel prenaient part les meilleurs élèves do l’Université McGill, des Universités de Toronto, du Manitoba et do l’Alberta, des Ecoles des Beaux-Arts de Québec et de Montréal.Les envois no portaient qu’un numéro, ni signature, ni mention du lieu d'origine, de sorte que le jury s’est nécessairement prononcé en toute honnêteté sur la valeur de ces envols.M.Pierre Morency a mérité le premier prix, M.Roland Damais le second.M.Paul Lambert la première mention honorable.Quatre des six autres mentions honorables ont été attribuées à MM.Roland Gariépy, Gérard Charbonneau, Paul Paquette et E, W.Tremblay.Un vrai triomphe pour l'Ecole (les Beaux-Arts de Montréal ! i I La compétence des Ingénieurs fédéraux ! constituant la commission de M.Duranleau n'a jamais été mise en doute.11 est par t _ conséquent inexplicable que ces techniciens jours plus vite.Nous l’avons souvent re-1 n’aient pas depuis longtemps tiré au propre Amelia Earhart au moment de mettre le gardée au moment où elle allait décoller i un problème si clairement résumé, — avec, cap sur l’Océan Pacifique après avoir vaincu sur un de ces petits bolides qui lui per-' l>av surcroît, une ébauche de solution, —-l’Atlantique demeura fidèle à elle-même, à mettaient de voler à 445-460 km.à l’heure, i wwld l'orts?H ‘faut* qu'i^y aîf mauvaise «a devise: seule à bord! _ De tout son jeune visage, de tout son être, volonté quelque part.Cette extraordinaire confiance en soi.émanait une expression de gravité réfié- ., .bien peu d'hommes la possèdent, lous les dde, profonde.Après l’atterrissage, quand Pendant que notre ministre de la Marine aviateurs du monde préfèrent, non pas le e]|e venait de battre un record, sa physio- ' parat'e alnsl dans les revues américaines, partage des responsabilités, mais la division „omie ne trahissait nulle émotion, mais on ' n0!rc port 1 [ ’ lS 11C ministre d’Allemagne, mais vous, vous ! vistes et Finance Internationale, expression de ar/wreW», fr m nerf ^ r, n’avez rien à craindre».Jusqu’au jour de: suprême du capitalisme de spéculation - mun que cela parmi les Bruxellois.1 a 1-ultimatun1) y eut unc immense majo-1 prétendent sacrifier la France SsSrjjU.es f , \ *lL1liL L ruxe tSj rite pour le croire.Max le crut-il aussi ?leur cher régime bolcheviste.Peu importe puis a l Université de Bruxelles., Sans doute dit-il aussi qu’il le croyait j aux forces occultes en question que le Gou-Lc .Max des anmes universitaires était pa,.ce ql!e sa fonction était de maintenir vernement des Soviets soit, par suite de rose, blond et délicat comme un page, l'optimisme; mais quand les Allemands ! ____________________________’ mais point gamin ni effronté; il souriait entrèrent à Bruxelles, il se conduisit, plus qu'il ne riait, d'un sourire amical, de comme S’U avait prévu de toute éternité encensé par l’univers, n’avait voulu être l'air d'un homme qui s’amuse du spectacle cctte conjoncture.que le roi des Belges, — cela seul, et c’est de la vie, sans demander qu’un autre par- ., , , .assez.De même Max, assez indifférent à tage son amusement.On le voyait beau- Lt ,du C0UP d don"?a la r«,sta"“ la couronne civique universelle qu’on von-ro«A A/w ^ ecrc/er /ù/érmrcr de style et son accent, 1 accent belge.las ^ ^ voulut être que le TT c -'» ! a'ec un grand geste, dépose son revolver chee des «vrais » etudiants ¦ les « vrais » ^ k taW avec une parfaite simplicité, etudiants étant, de toute éternité, ceux qui .t|re son stylographe de sa poche et netudient pas.Il faisait, au journal .^ ^ à ^ dc l'instrument de mas-L etudiant, des apparitions discretes, j Nous n’avons jamais demandé au glissant sa copie sur la table de redaction.^ estre si l'anecdote était autlien-Lt cette copie, qu il signait Paul Bidet, mais ei^ do|t l'être.Elle est tout faisait la joie du rédac-chef et des lecteurs ^ ^ dans la note.Il faut lire dans le du journal.(.) Jeunes gens, jeunes gens, beau jiyre de Auguste Vierset, fidèle qui honorez de votre prose les petites secnita;re et consciencieux historiographe, feuilles estudiantines, méfiez-vous, si vous avez quelque ambition politique: il arrivera ce qui arrivera à Max quand, après avoir lu ces lignes, il tournera les pages du présent numéro pour découvrir — pour retrouver •— l’une des abracadabrantes histoires qu’il envoyait en iSSç à I’Étudiant, il sera estomaqué, mais point mécontent, nous en sommes certains, sinon la réimprimerions pas, cctte histoire! Tâchez seulement, jeunes gens, que petites machines soient d un humour aussi alerte et aussi franc, d une drôlerier aussi max.ima que le conte oit l utilue d'une langue universelle est péremptoirement démontrée — pour la plus grande gloire du volapük et de l'espéranto par le plus frappant des exemplaires ! Inscrit au barreau, et tout en faisant sérieusement du barreau comme il avait fait sérieusement ses études, Max continua à porter discrètement de la copie, non plus journaux estudiantins, mais aux jour .politiques.Il fut à la Liberté, il fut au Petit Bleu, où il fit¦ longtemps la critique dramatique, et ses articles, ar tides politiques, articles critiques, etaicn de gueire, ee* tarde, membre du comité, secretaire, pre Max -u r- ; Dans certains cas, on transporte des ou- I B une spécialité nouvelle.Les résultats obtenus jusqu’ici E —Et au total quels résultats avez-vous obtenus ?de l’Industrie.vage.Comment se pose, dans l’industrie italienne, le problème du chômage — Voici.A'ous avons pu mettre en vigueur depuis la fin de novembre, dans l'ensemble du pays, l'accord conclu pour la réduction de lu durée du travail entre la Con- A.-S.du MESNIL - THORET 1 Le problème du chômage est si grave et si difficile à résoudre que quelle que soit la façon dont on envisage la question très f «deration des Industriels, représentée par controversée de la « semaine de quarante M- Pirelli,, et la Confédération des 1 ravai -l’.eures », il nous semble que l'expérience leurs, représentée par moi-même.A la fin de italienne mérite l'attention.décembre, cette réforme^ avait eu pour effet de rendre du travail — à raison de 40 heures à 106.000 ouvriers.Actuelle- Les catholiques allemands et le national-socialisme ¦ (De la Croix) — Le gouvernement fasciste, nous dit par semaine — M.Gianetti, se préoccupe en effet beaucoup mcnit cc nombre s'élève à 155,518, dont d’apporter des remèdes à une situation si /08,437 hommes d 47,981 femmes, douloureuse pour un grand nombre de j Celte remise au travail n'a pas pu se faire familles ouvrières.suivant un rythme égal dans toutes les indus- Sur l'étendue du mal, les statistiques lr;es Celles où les résultats ont été le plus donnent des renseignements vraiment ef- satisfaisants sont les suivantes, que je cous frayants.Elles indiquent, en effet, un total énumère dans l'ordre où elles se classent dans de 960,000 chômeurs inscrits aux bureaux ce tableau d'honneur : métallurgie, industries officiels de placement pour une population iexiHCSt industries chimiques, alimentation, de trois millions d ouvriers et d artisans des ! vêlement, construction, mines, puis, dans une moindre, les industries électriques et La tension entre les milieux catholiques et les nazis persiste.Malgré les procédés odieux des nazis à l'égard des catholiques, c’est encore les catholiques que le régime prétend condamner.‘ sc troLi- Atnsi les protestations des milieux catholiques allemands contre le drame sur diverses industries.mesure Cependant, ce chiffre demande à être j ;cj transp0rts.regardé de pr'cs.On y trouve, en réalité, environ une moitié de femmes, puis un bon contingent d'ouvriers d'industries saisonnières dont le chômage est régulier à certaines périodes de l'année, et encore d’autres à qui le travail de l'atelier ou du chantier fournit un supplément de ressources plutôt que les UIje moyens d'existence indispensables.générale du pays ; si le montant des sa- En fait, on peut estimer à environ laites n a pas augmenté, le nombre des 200,000 le nombre des chômeurs vraiment salariés s est accru et, pat conséquent, le privés des moyens de vivre et de faire1 nombre des acheteurs, et il ne peut man- d’en résulter un accroissement de la En terminant, M.Gianetti nous dit que les initiateurs de cette réforme n’en attendent pas seulement le profit évident qu’en tirent les ouvriers qui y retrouvent du travail, mais qu’ils en espèrent encore amélioration sérieuse de l’économie Dans l'ettitude des milieux catholiques, M.Kube prétend voir une persistance du catholicisme politique qu’incarnait le parti du Centre.Rappelant en termes violents les luttes du national-socialisme contre le régime de Weimar, il affirme que « par ses méthodes sadiques de persécution l’ex-chancelier Brüning a dépassé de beaucoup la sociale-démocratic et la juiverie (!).Le Dr Brüning aurait, poursuit-il, volontiers joué en Allemagne le rôle sanglant du sieur Dollfuss: Adolf Hitler, ce grand homme, l'en a empêché (!) » 1 vivre leurs familles, et c'est à ceux-là que le gouvernement s'est préoccupé de venir en aide en leur assurant du travail.quer consommation et de la circulation moné- taire.* M.Gianetti nous dit encore que bien cette réforme ait atteint les intérêts Remarquons en passant que, s’il existe en Italie des indemnités de chômage, ces indemnités ne sont payées au chômeur que pendant quelques mois après lesquels toute subvention est supprimée.I que des ouvriers qui avaient gardé du travail, elle a été acceptée par eux avec un sentiment louable de solidarité ouvrière.Les dirigeants des syndicats se sont employés à leur faire comprendre qu’il s’agissait de-rendre du travail et des conditions d'existence dignes à des camarades plus malheureux qu’eux, et ils ont accepté de bon coeur, malgré leurs propres difficultés, le que Max était l'homme indispensable, l'homme prédestiné.M.Kubc déclare ensuite que la jour- , — Dans la période actuelle, poursuit nee du 13 avril 1932, ou le gouvernement jyj.Gianetti, les industries ne pouvant espérer Brüning interdit les b.A.et les b.b., devait, dans l'intention du Centre, être le signal « d’une Saint-Barthélemy ou de Vêpres siciliennes » antihitlériennes.Le Centre aurait continué, prétend-il, contre le germanisme la tradition des milliers de meurtres commis par l’Inquisition et par Charlemagne, le boucher des Saxons, la tradition des procès de sorcellerie et des persécutions contre les Yau-dois.On voit jusqu'où va la fureur nazie! pour sauver un développement de leurs affaires, il n’y a de remède au chômage que dans une distribution du travail entre un plus grand nombre : ., , , , ¦ de travailleurs, c'est-à-dire dans une réduc- j sacrlfice ^ °n leur demandait.lion de la durée du travail de ceux qui sont : occupés et une attribution du surplus à la __________________________ main-d'oeuvre disponible.L.a durée du travail était de 48 heures par semaine.Vous avons réduit ce chiffre à 40 heures pour certaines industries, dans une mesure moindre pour d’autres où une réforme plus radicale était matériellement impossible.- STYLO & Dégustateur de fromages i- I On conçoit les fatigues, la saturation, de ceux que leur travail désigne sous le nom de « dégustateurs ».11 faut évidemment, pour réussir dans ce métier, une sûreté et une pureté de palais peu banales.Que dire du talent de ce directeur d'une — C'esl évidemment là la grosse diffi- laiterie anglaise qui est chargé de s’assurer si le produit fabriqué possède bien le goût désiré.Il lui arrive ainsi de déguster jusqu’à cent fromages par jour, et depuis cinquante ans qu’il exerce — on voit qu’il ne faut pas trop s'apitoyer sur son sort — il prétend en avoir mangé au moins pour $200,000.Toutefois il est astreint à un sévère régime alimentaire: il ne boit ni ne Comme celle entente n'a pu être réalisée, fume et par-dessus tout ne saurait tolérer nous n'avons naturellement pas pu imposer à le plus infime morceau de fromage sur sa l'industrie un accroissement de dépenses qui table.Mais où commence le dégoût ?lui aurait rendu impossible toute concurrence avec l’étranger.Nous avons décidé de faire une expérience, du 16 octobre au 16 avril, en réduisant la durée du travail de 40 heures ; avec une réduction proportionnelle des salaires.I II ne s’agit, bien entendu, que d'un régime j d'expérience.Le jour où il s’agirait d’une i réforme définitive, la question des salaires se * * * M.Kubc déclare à la Germania, qui, à propos du drame de Wittekind, a attaqué à mots couverts M.Alfred Rosenberg: « C'est attaquer en même temps le Führer lui-même, puisque celui-ci a fait de M.Rosenberg le gardien du patrimoine intellectuel du national-socialisme.La Germania parle de falsifications historiques: personne n’a plus falsifié l’histoire A la vérité, la tâche suffisait et suffit encore à l’activité d'un homme.La grosse question du salaire — Et le salaire ?Nos institutions donnent aux bourgmestres de nos grandes villes et particulièrement de notre capitale une puissance ! et une autorité que compensent de lourdes responsabilités et de lourdes charges.Max n'a jamais entendu renoncer ni à l’une ni aux autres.Député de Bruxelles, — se souvient de la manifestation, de l’espèce de plébiscite qui se fit sur son nom quand, il y a quelques années, il fit mine de rc-,, noncer à son mandat en se faisant inscrire le récit de ces premiers temps de occu- au jg^nier rang sur la liste libérale — il pation et 1 explication de 1.attitude a la jQue dans ja politique du pays un rôle fois courtoise et intransigeante du bourg- considérable.On le consulte toujours en mestre Max.Elle lui valut trop tôt pour ca$ de crise ministérielle.Le roi Albert nous d’être déporté en Allemagne et co - tenajt ^ ses avis ; le roi Léopold paraît les loque dans une forteresse.Il aurait pu gCOuter volontiers.Et dans cette activité alors prendre, 1 attitude du^ conseiller politique, il est sans doute très fidèle à Broussel ou d Anneessens, arrête par les.son parti ; ayant fait ses premières armes sbires du marquis de Prié; il prit tout ja « Ligue », au temps de ses vieilles simplement sa valise et s en fut sans tam- ; quereHcs avec l'Association, il est l'héritier hour ni trompette vers les geôles germa-1 dc nos vieux « doctrinaires », mais c’est niques où il demeura près de quatre ans.i en bourgmestre de Bruxelles qu'il agit.Il aurait pu jouer les Sylvio Pellico et écrire «Mes prisons » ; c’eût été une magnifique spéculation de librairie.Il se de dire à quelqu’un qui l’intcr-« atroces souffrances » que on n’avait rien à se re- cuite ! A Cenève, deux tendances s’étaient affrontées.Les uns mettaient comme condition à la réduction du travail une réduction corrc- d'Allemagne que ceux qui ont Charte- [f'we des .salaires- Lcs aljlres ~ el l'Ilalie magne, le boucher des Saxons, pour pré- P*.™' TT curseur, et Erzberger et Brüning pour J internationale permettra,t de réduire la duree aboutissement.» j df /« s.emalne de lracad sans ioucher a sa M.Kube conclut par une profession de foi esthétique: « Nous autres, Allemands, nous nous sentons plus attirés vers l’art nordique de l'Acropole, d'Homère et de Phidias, que vers ce monstre judaïque j qu’était la république de Weimar, influence intellectuellement par la Germania.» Ainsi le catholicisme est toujours attaqué plus ou moins ouvertement par les : chefs du parti nazi.on ; & vous I L’acier au manganèse, marque « Sorel », d'un alliage spécial, pour mâchoires de concasseurs, revêtement intérieur de malaxeurs d’asphalte, semelles de chemilles pour excavateurs et tracteurs, outillages miniers, etc.est reconnu de qualité supérieure ; il est employé par la majorité des entrepreneurs de pavage.En général, l'industrie minière du Québec fait aussi grand usage de ce matériau.;; nous ne des énergumènes, meme bruxellois, une poserai! de nouveau.fermeté semblable à celle qu'il opposa jadis ^-n attendant, on a tepu compte du dom-aux Boches; il l’a montré en quelques cir- mage causé aux ouvriers pour y remédier au constances, d'ailleurs, ce qui lui a valu mains dans une certaine mesure.Les chefs quelques solides inimitiés.de famille recevront une indemnité spéciale C’est peut-être ce qui lui avait manqué 52 chiffrera par environ une lire par jour jusque là.Un bourgmestre de Bruxelles ot par enfant et sera prélevée sur une caisse , .est dans son domaine un homme qui gou- ! ahmenlee par des contributions des patrons Défenseur de la cite en temps de pouvrrnrr r’esr mécontenter II el des ouvriers.Les contributions seront fixées guerre, temps difficiles, il entend jouer le faut ' savoir quelquefois mécontenter.%aison de 1p.100 du salaire au-dessous de même rôle en temps de paix, autres temps Quand il a cru que c’était nécessaire, Max df lrMad Pûr semame el de.difficiles.La ville de Bruxelles, en effet, |Va pas eu peur de lc fairc.C’est pourquoi, 5 P- 700 au-dessus.cftets de la crise, faillites, chômage, iru est consolé en causant avec son chien, 1 ami tation de 1 employe en détresse et du petit pjus cher de cet orgueilleux tendre au —Parfaitement.D abord, il peut y avoir commerçant en difficulté.Sans compter fiasque de modestie, et aussi sans doute en cette satanée question flamingante qui em- se djsant que dc même que la prison est poisonne la vie municipale.Le Comei parfaitement supportable quand on n’a communal est plus agite que jamais et 1 on rien à sc reprocher, de même l’impopu-1 y entend des cnergumeres auprès de qui peut (}onner certaines satisfactions feu Furnemontn était qu un enfant.Au quand on sait qu>elle est imméritée.I sein de ces tempe tes, le vaisseau de la ville Au reste> pour Max, l’impopularité n est pas facile a conduire, fluctuât rue lVa jamais été que très passagère.On l’a mergitur.M.Max s en tire avec le sou- bim vu à ^occasion de ce jubilé qui lui rire, il a 1 habitude.fut en quelque sorte imposé et auquel, Ce sourire, d’ailleurs, se fige quelque- sous la forme discrète qu'il exigeait, toute fois, et cela donne alors au masque du la ville a participé.S’il y avait quelques bourgmestre une certaine dureté qui j épines aux roses qui lui furent offertes, montre qu’au besoin il saurait opposer à elles étaient bien cachées.vos N’a-t-on pas vu récemment cet homme conciliant et modéré prendre nettement et violemment parti contre certains décrets-lois du ministère de Broquevillc qui paraissaient porter atteinte à l’autonomie communale ?contenta rogeait sur ses la prison, quand procher, ce n’était pas si terrible que cela, qu’on pouvait y lire, y méditer dans une paix incomparable.La guerre finie, il aurait pu rentrer avec éclat dans sa bonne ville récupérée; l’Europe l'avait associé en sorte de triptyque symbolique au Roi Albert et au Cardinal Mercier.Dans l’imagerie populaire interalliée du temps le Roi Albert c’était l’incarna-militaire, le cardinal Aucun Canadien ne doit oublier qu’en achetant des marchandises ou des produits fabriqués par nos manufacturiers il accomplit un devoir social et collabore à l’expansion de nos propres industries.C’est là du patriotisme bien compris.aux naux l une (r) j C^-A-CLA-ati-ev- R.GRADS I ISSERl EZ LEZ DE BRIDGE "—Nous acccprons maintenant fl ___comme série complète 5 2 cartes en série ou non._ B k -, I L.O.GROTHE LIMITEE, MAISON CANADIENNE ET INDEPENDANTE J g i £ .= I T - alii ' K : - agBagBmsasBa : ••••.«.SB*!» BS ! ¦< ' ( L'ORDRE — Montréal, mardi .1 mars 193.> I Menage, penses-y bien LE CINÉMA LIVRES NOUVEAUX résister à la déliquescence pliilo-011 même simplement logique si rous lisez des monstruosités comme celles-ci : « Le retour des courbes naturelles.Les courbes naturelles féminines sont l'élément dominant cette E HURON est toujours prêt à modifier ses jugements quand il de- logique , courre qu'ils ne sont pas absolument extérieures quand le souvenir de 1 hc- justes, car il estime que la Vérité est ritage d Alexandre III.pieusement con- /a p/„N /,c//c cl,osc qui existe ici-bas.serve au fond de son coeur, cessait un // a donc légèrement modifié son opi- instant de le protéger, son aveuglement „/on Sllr /a dégénérescence de la langue ; saison, dans les vêtements de fond.r t> ^ r *• - te , % l.i nun i.au un.>a riagv avec Agnès, après lu mort de Dora, ._ .d hégémonie universelle et pour qui la ternent la dégringolade intellectuelle des soupir de sou agemen .cition de sa" première femme.Il est impossible au rie e a en ogue a ce sue- tcnaj|]c franco-russe demeurait l'éternel Faccs-Pàles qui habitent ce pays.diaphragme i/iiim’c (.) c soutien- ¦sa sb ¦¦¦¦ ====== bsss msmmm mmmmc=J= 111=1 ipllli :iiMiÜii|EI üSii^ tomber sur les autres la responsabilité reçoit et le souvenir qui en reste s at- va]cur M Maurice Paléoloque Arable amitié ».de scs pieux appels a J(; r,.anA.; cc ^ est pas c/c l'américain.j Dégradation lente, mais continue.de scs actes et la prison n’est pour lui tachent plus au personnage qu a celui ou a déjà raconté l'histoire russe ]a * Protection du Tout-Puissant » sur c'c$f c„coré mo;,ls dc l'anglais; et.éri- du beau parler frank, voilà le ré- qii’un moyen de publieité.Durant ses a celle qui le joue.Ainsi œu\ re pro- i ayant pt pcndant |c gvand drame euro- ,,a vie des Romanov, sur cet « ange ve- déminent, cc n'est pas de l’incompa- - sultat de cette publicité agressive qui Usités à la Santé, son fondé de pouvoirs dml un effet plus direct et partant, plus ^ ftoman tcaqiqlic de l'Empe- ; ntablc et charmant » qu était la Tsa- raWc jmroru Dans la bouche de certains forme le fond de la civilisation nord- eonlinue d’opérer à sa place.,I,''ra,],|c\ »-es acteurs qu.incarnent ^(jf Akxandvc ,/.fes trois volumes, "ne.sur ce « petit bonhomme » - le , _ ct dans leur cerveau itou - la langue .américaine.\insi Tafard.évadé de la Prison, hivid Copperfield, enfant puis jeune d'unc documentation si complète, si tsarévitch Alexis dont il avait ac- frankc cst tollt simplement devenue une , Et le Huron se console en pensant ilêli lllii Celle-ci devient I une des mai- t-> O/ (/(1HS 1(1 I UC Prélude à / invasion de la Belgique, où ' , " .‘ i F * n .Le Lluron n'a pas été sans rcmar- , les plus élégantes de Paris, dans il dénonçait le plan Schlieffcn., Utvosk les plénipotentiaires du Reich 9"^ que la langue anglo-saxonne j laquelle la fabrication et la vente des I l-.ncorc un autre film pour combattre Voici qu’il nous présente, en un , n’acccptèrcnt pas l'ombre d'une discus- i Par/ee dans, /c pays ne vaut gu— corsets ne sert que de façade pour mas- les effets démoralisateurs de la crise, a diptyque que le souvenir d'hier rend sion ct k trajtô fut bien celui-là.un ! mieux que la langue franke.Voila pier diverses manœuvres do spéculation peu près dans le genre des precedents ; émouvant, les deux hommes les plus i diktat Un mot de Guillaume eût libéré ' phénomène de parallélisme assez cu- |iii rapportent gros.I’affaire se dé- i DéiD.La crise est finie) tournés par dissemblables qui furent jamais: Guil- ]cs pr'jsonnjcrSi |'« ange charmant ».le ricux- A cluoi ticnt /a dégénérescence couvre: mais, grâce aux précautions les mêmes interprètes: Danielle Dar- ; ]aiimc H, d'esprit vif.certes, mais su- ! «'petit bonhomme » qu’il avait fait de ces deux langues ?prises par Tafard.la police ne peut rien l ieux et Albert Préjean i tout ça finira pcrficicl, touchc-à-tout, sans logique ni ; saU(Cr sur scs genoux à bord du Stan- Eli bien ! le Huron va vous le dire : contre lui.Il est cependant renvoyé de par un mariage; se rappeler le cas perspicacité ct, comme son ancêtre dard, scs quatre sœurs.elle tient aux journaux, à la radio et au la maison dont il n’était que le directeur d’Annabella et de Jean Murat).C’est ! Frcdcric-Guillaumc IV, voyant tout | Ce mot-là Guillaume ne Va pas dit, cinéma, mais surtout aux journaux.commercial ct.sous le nom de Gedeon une comédie légère où se retrouvent la dans une chambre noire, la tète en bas, J ^ ^ toutes ses lâchetés, c’est peut-être Ceux-ci.qui devraient donner l'cxcm- Cuidéonnei, il fonde une grâce de la première cl la fantaisie du j instable ct brouillon, séduisant tour à ^ g jafarnantc p/e dans le choix de la nouvelle ct dans ; second.A remarquer la composition de tour et cassant, demeuré l’adolescent , sa rédaction, montrent au contraire une bavard ct turbulent à qui le Tsar _p.,Itm-.inx illn lamentable impéritie ct tuent la langue.: fournit ct les renseignements qu on y trouve.Alexandre III disait de sa bonne grosse ’ au nom des bénéfices commerciaux.La - On annonce aussi pour le pi intemps provoix : « Assez! Guillaume, assez!.Rc- Des seuls livres consacrés à l’ordre rédaction est souvent médiocre, parfois chain I erection, a 1 entree de certains vil- gardc-toi dans la glace.Tu as 1 air dcs Jésuites on constituerait une im- : franchement mauvaise: mais ce qui est , lages et villes de la I rovince, de plaques d’un derviche tourneur.» Et dont 1 Im- niensc bibliothèque, mais où la qualité le plus terrible, c’est cette invasion de commémoratives rappelant la naissance ou pératrice Victoria, sa mère, prophéti- ne correspondrait nullement à la quan- : publicité idiote qui couvre les pages I existence à ces endroits de compatriotes sait déjà : « Ne croyez pas que mon fils tâté.Les études de fond se déclarant des grands ct petits quotidiens.Lors- qui fondèrent des villes aux Etats-Unis, aura jamais un autre motif d agir que impartiales qu’on y pourrait lire restent | ou'un' individu a lu pendant sept ans la vanité.» On pouvait croire que tout aussj violemment dictées par l csp’rit de des réclames pareilles, il n'y a plus avait été dit sur ses hâbleries et son ; partj qUC ]cs apologies les plus fréné- j rien à attendre de lui.Comment voulez- cabotinage, ses mascarades d opéra, scs tiques ou les plus grossiers pamphlets.¦ - manteaux de neige et ses casques d or, [ m.Gaëtan Bernovillc, qui a donné la ] toutes ses divagations vestimentaires.pjus ]argc part de son activité et de se mesurent à la violence des attaques M.Maurice Paléologuc ajoute bien ; 5on talent d’historien aux événements ' que la Compagnie a de tout temps sou-d’autres traits au personnage._ Il les > et aux grandes figures de la religion, ; tenues sans succomber jamais, tient de témoins irréfutables, d un de , et qui a, notamment, publié sur sainte C est surtout cette « puissance des Molktc qui se déclare prêt à « détail- j Thérèse de I Enfant Jésus ct sur Jésuites» dont on a tant parlé, soit en jamais, ne donnant pas une euic c vjsa^c réel de son fondateur, Ignace de ; définis par Ignace lui-même, ct qui de-sa vie au recueillement.Loyola.De l'homme à l'âme flam- 1 meurent après quatre cents ans, pour En face de cc charlatan empanache, boyante, né pour tous les héroïsmes.l'un des plus grands ordres de la catho-pér'orant ct paradant, qui se croit, dur ! il nous peint un vivant et splendide licité, le pivot de la vie intérieure ct comme fer, l'Elu du Roi des Rois et i portrait dans l’ardente atmosphère du l’axe de l'action apostolique: par l'anale Ciel, un Nicolas II, d'intel- j XVIc siècle espagnol, à l'heure où ba- lyse ensuite des Constitutions dont la ligence certes moyenne, sans éclat, ; taillant sans trêve, ici et là.courant la rédaction remplit cinq années de la vie mais consciencieux et travailleur : Péninsule, l’Italie, la France, envoyant d'Ignace, et qui ont assuré à l'œuvre acharné, modeste jusqu'à la timidité, cf- | aux Indes, vers la Chine et le Japon, l'extraordinaire solidité de facé, fuyant la pompe, fidèle jusqu’à la ce « chevalier magnifique et charmant », nisation et son étonnante souplesse, mort à la simple tenue ct aux épaulettes ce conquérant aux vues impériales qui Quant au fameux « secret » des Jésfii-reçues de la main paternelle, ne trou- s’appelle François-Xavier, fort, enfin, tes, M.Gaëtan Bernovillc nous en déva nt sa joie que loin des fêtes éblouis- de l’appui de Paul III qu'anime un nombre en toute lumière les ressorts, i santés de Pétersbourg, dans le cercle j un nouvel esprit pontifical.Ignace jette qui n'ont rien de mystérieux et qui, li- j étroit et chaud de l'intimité familiale.1 à travers le monde les multiples bases | bérés des légendes, s’expliquent de la • Chez Guillaume, l’excès pathologi- i d’une œuvre spirituelle dont l’origina- j plus simple et de la plus humaine que d’une personnalité convaincue de i Jité et la puissance demeurent aux yeux | nière.sa perfection quasi divine.Chez Nico- | de tous indiscutables, et qui.aussi bien, vous L I.— Maurice Pai.Éologue.de l'Aca- lias, le manque, hclas! total, de person-démie française : Guillaume II nalité, sa faiblesse devant les influences ct Nicolas II.maille.Le film se divise en deux par- 1 lies: la première montre l'existence de i David Copperfield depuis le remariage de sa mère avec le dur M.Murdstone i || _ Gaëtan Bn.RNOVH.LE : Les Jc- jusqu'à son adoption par sa brave tante Miss Trot wood.La seconde nous montre Ces messieurs scs revenus, et ainsi de suite.I nus ces ' tvpes sont fort bien représentés.Raima, en financier, fait parfois un d’allure et de verve.Quant à la mise eu scène, on doit, admettre qu'elle est de bonne facture ct que les décors en sont soignés.aux è 1 intéressantes qu’on peut lire clans le numéro de février du Bulletin du tourisme.Cette publication est de nature à intéresser, renseigner, aider tous ceux que.de près ou de loin, le tourisme concerne.Ij >, une composition peu chargée, mais pleine Fable-express annexe J.-C.M.¦i i A Québec, un nomme Gagnon édite une revue : Vivre ; Un autre Monsieur GAGNON l’imprime à Lévis ; Un troisième GAGNON la vend dans la Côte du Palais ; Ces trois Gagnons ne sont pas parents entre eux.son orga- AU THÉÂTRE IMPÉRIAL V David Copperfield le 14 mars, à 8 h.30 (lu soir , L’adaptation au cinéma de ce roman de Dickens est heureuse.David Copperfield est peut-être l’oeuvre dans laquelle i le grand romancier anglais a mis le plus j de lui-même, celle par conséquent qui 1 est la moins artificielle ou la plus lut- "iy "¦ CHALIAPINE l*ri\ lies itluiiN : 91.15 A (lu.xr i"In- prise).I*nnr rrtrnlr non pillées, écrire on téléphoner elle» (éiiiIcl-l’nKor, -123», rue St-Hiilierl, FA 2233.ma- M oralité Gagnons pour Vivre y.• Armand RIO r en passant Bérénice cl Phèdre, et l'on expliquera Andromaque en estompant Pyrrhus ct Hermione.A 'c disons pas que cette prudence soit, absolument mauvaise: il est des cas où il y faudra bien recourir.Mais si elle devient un système, elle sera dangereuse ct l'on peut douter des résultats.morale, sans chercher quelles perles de j poème, mais de l'attirer souvent vers ce j dangereux! Nous ne P expliquerons pas vérité s'y mêlent à l'erreur, quelle soif ; qui est rythme, musique, images, justes | non plus comme nous eussions expliqué de pureté, quels instincts de la créature ' rapports et subtile évocation des choses, le Bourgeois gentilhomme, sans précau- de Dieu, persistant dans l'égarement, bref sur ce qui est proprement beauté don, sans souci du scandale possible; (.) Les exemples, ici, viennent de haut: poétique.nous acharnerons pas pourtant Louis Ve,allot déchirant l'ombre de « noircir Molière, à polémiquer contre sa mémoire.SUR LES « MAUVAISES » LECTURES m Notre Français semblera sûrement Molière, et toute la critique « bien pensante » s'acharnant depuis vingt ou trente ans sur le romantisme, sur le malheureux Jean-Jacques.(.) Il nu: semble ces diatribes littéraires,' évident- | un hérésiarque a nos contempteurs de j Montaigne.JJ ne craint pas d’en recommander la lecture MB: mération lorsque Je dix-neuvième siècle, tout « stupide » qu’il a peut-être été, lorsque ce siècle du romantisme est atteint ï Rabelais doit-il être entière- ; & l'abri de lexiques et de dictionnaires, ment proscrit 'i RANÇois Mauriac s’est longtemps tourmenté parce que des critiques catholiques le taxaient quasiment de corrupteur publie.Le drame de Racine sc renouvelait.La grande angoisse de poètes (Mauriac n'est-il pas surtout poète ï ) fut de sc soupçonner F J’ai connu, pour ma part, de respectables professeurs qui, loin de s’acharner certaine prudence: a noircir Molière, ignoraient tout sim- plement le Tartufe.C’est là, à coup sûr, un record américain : enseigner les humanités et n’aAoir pas lu le Tartufcl aux étudiants, pourvu qu’ils y mettent une Chacun sc rappelle cc camarade qui li il; * que ment condamnables du point de vue de la saine critique, le sont encore plus au lieu de suivre la leçon, lisait de La grâce et la raison de Montaigne, qu il les respire comme les plus belles fleurs de l intelligence cultivée; niais qu il sente aussi les stêrèlités de la titre et de la culture, si la charité ne les inonde; qu il apprécie combien le sage, quand il n est que sage, est moins haut sur la colline des hommes que le héros ou le saint.mauvais livres ».Notre auteur a connu Ces questions n'ont pas que l'importance des scrupules d’une Enfant de Marie.Il y va presque de la vie des lettres, qu'on trouve une réponse satisfaisante, surtout en notre catholique Laurcntic.Je viens de lire, dans la Vie INTELLECTUELLE 1 de janvier, un article tout point excellent à ce sujet: Dieu ct Mammon : résonance pédagogique du conflit, par P.-Henri Simon.Ecoutez- CCS cet écolier: clans l'ordre chrétien: car il est dû.cha- u n r.r rite à tous les hommes, même aux morts.Mon auteur, judicieusement, dans ses conclusions, donne cc sage conseil.aux éducateurs: auteurs pervers.Il y a aussi le cas de 1 abbé Bethléem, qui mène une croisade méritoire doute, mais assez ridicule, contre Une chose est bonne à parier: c'est, que, sous une forme ou une autre, à un moment on à un autre, il y aura l'explosion intellectuelle et morale de ta puberté: tant, mieux si c'est à côté de nous.Il est bon de préserver des contagions; mais il n'est pas mauvais, non plus, de vacciner.Vacciner, c'est inoculer le Chants désolés des voyageurs perdus, microbe dans des conditions de résis- je ne crains pas trop qu’un jeune chrê-tance où l'organisme s'exerce sans risque tien vous entende, s'il peut percevoir à le vaincre.dans votre troublante musique, ou la note d’un désespoir sans remède, ou 1 Au reste, l essentiel de la poésie n est pas impeccable dans son corps.(.) Je La méthode consiste à détruire l’au- peut-être pas dans l exprime, mais dans soulignerai, s'il le faut, la démission des torité des adversaires, à les bafouer dans l'expression.Aussi bien prendrons-nous j chrétiens contre lesquels Voltaire a leur personne et leur caractère, à cun- soin de ne pas immobiliser l attention raison.(.) Nous ne fermerons pas le damner en bloc leur philosophie et leur j de l’cnjànt sur le contenu passionnel du j I artufe en proclamant : livre na- hr : Il va de soi que le critique ne recommande pas aux professeurs de lire en classe les Pièces condamnées de Baudelaire ou la Terre de Zola.Et cependant: sans les mauvais livres cl les mauvaises gra- Quel que soit l'ordre de danger spirituel que présente l'étude d'un texte littéraire — excitation de l'imagination passionnelle, atmosphère d'indifférence ou d'hostilité au Christ — la même atti* tude de prudence, mais aussi de couru-geuse franchise et d’examen loyal convient au maître chrétien.Je m’excuse de ces nombreuses citations: elles étaient nécessaires à mon propos.Je voudrais que les derniers amateurs de feuilles de vigne lisent l’article de la Vie intellectuelle, qui est d’ailleurs la prudence même.Cc I’olycuctc en soutane ne Cil v m es.manque pas de tempérament; mais sont jamais infaillibles.scs Autre scandale pour les âmes timorées, à faire lever dans sa bière feu le Père Delaporte: P .-Henri Simon parle sans haine de Voltaire et du Tartufe.Lisez : sentences ne Par ses erreurs de jugement, il a, ce qui est pis, chagriné de grands esprits: Barrés n’a-t-il pas été assimilé à un romancier « cochon » t Et vous savez te le: On juge certains textes dangereux pour l'esprit ou le coeur de l'enfant: on les exclut.De Musset on ne lira que /'Espoir en Dieu; de Montaigne on évitera toutes les pages un peu glissantes, s'en tiendra au chapitre De l'Institution (les Enfants; Voltaire sera l'au-de Méropc ct de /’Histoire de ¦ ¦ P ite ¦ l’abbé Bethléem, maître en cas!ra- que lion, est un grand homme pour heatide nos rares bibliothèques, il v a le cas de l’enseignement des lettres.Longhayc, ct ses tragédies, doit-il être préféré à Montaigne, parce que Longhayc était Bolo doit-il sc lire ct remplacer Baudelaire y Des manuels d’histoire fj’en ai lu, oeuvres de respectables religieuses) doivent-ils sc contenter (l’une sèche éuu- euup ou 3 veux ¦ leur Charles XII, non des Lettres anglaises I I.m- saint homme ?Henri un de Candide.De Racine on nommera Berthelot BRUNET ou ¦A ( i ) Aux Editions du Cerf, à Juvisy (Seinc-et-Oisc).Sauf erreur, ccttc revue est dirigée par les Dominicains.Cadeau utile et agréable ; un abonnement à 1’ « Ordre ».impie, j site.lis « "te ipiiteffiisj à
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