L'ordre, 9 mars 1935, samedi 9 mars 1935
1 L’ORDRE RfiDACrtON ET ADMINISTRATION tarif des abonnements 180 e’t; fue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone i Plateau 8511* 3 mois 1 an 6 mois En ville, par la poste.1100 Canada Unira de Montréal), Royaume- Uni.Frame et 86.00 Espagne Etats Unis et Amérique du Sud $6.50 Autres pays 84.75 $2.50 Administrateur.Secrétaire de la Rédaction ., .PIERRE ASSEL1N .PIERRE BOUCHER $1.75 $3.25 $3.50 $3.00 $4.25 $1.35 $2.25 .ur/.nv./opp.,errlc.(RMactlon ou Admtnia_ (ration) auquel on «-eu/ t'adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Dirccleitr-fondatcur s OLIVAR ASSELIN L'abonnement est payable J‘a\ance par mandat-poste ou chèque affranchi at.cer/té et payable au pair ê Montréal.[ Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année — No 302 Le numéro : 5 sous 1935 Montréal, samedi 9 mars Réformes financières et administration par Edouard MONTPETIT LA PREMIÈRE ANNÉE DE L’« ORDRE » Vers la restauration économique i par Henry LAUREYS 'X * f E CHOlX l,cs ‘^‘Penses à éviter est tuant un comité spécial qui s'est entre-y l,,lc‘le8 responsabilités de la poli- j tenu avec l’auditeur général et de liants tique.Pc quels moyens dispose le fonctionnaires sur l’état des finances gouvernement dans le domaine parle- publiques et "sur l’efficacité des nié-mentaire et ses prolongements adminis- tbodes comptables de l’administration ?tral.fs pour dccournr les chances Sous le régime actuel, la Chambre sc d economic et les établir ( contente de voter les crédits La Constitution confie au Conseil 11(11er les dépenses.Elle les contrôle, des ministres la préparation et l’exécu- comment dirai-je ?— de fait, non lion du budget.d esprit.Elle reçoit les comptes de ¦¦ Chambre n’use du contrôleur diri-er : j «PPl'caimn des reformes demandées LE PANTIN.— Autrefois, on me secouait beaucoup moins fort!.• i •.f • » • * • ® ji*ir 1 auditeur.Ja conduite iinaucterc du cabinet.y TL PEUT paraître audacieux de parler f autant que l'industrie marche normale* 1 de restauration économique alors que 1 ment et que les échanges soient actifs, rien ne fait présager une amélioration Mais le déséquilibré actuel lient a prochaine de la situation : les millions ; d’autres causes dont je parlerai plus de sans-travail restent partout à charge ; loin.L aspect le plus grave de la question du chômage me paraît être celui de la déformation mentale de l'ouvrier.Se posant en victime à la fois du capitalisme et du machinisme, l'ouvrier s’immobilise dès qu’il manque de travail dans son propre métier.Il accepte difficilement le salaire réduit que l industriel se trouve forcé de lui imposer à cause des circonstances.Très souvent même, il le refuse.Au lieu de s’adapter à la situation du moment et d'effectuer ïi > You IAgTTÔêTc y-: % de l’assistance publique ou privée, le commerce international se maintient péniblement au tiers du ce qu’il était en 1929, les taux de change erratiques font régner la plus grande confusion partout et empêchent les rapports commerciaux suivis entre peuples, les efforts de rétablissement de nos voisins — sans con- % À que le O qu’en certains milieux canadiens on semble cependant désireux d’imiter — s’avèrent de plus en plus stériles! Pourquoi donc parler de restauration 't Parce que, dans mon humble opinion, le nombre grandit de ceux qui common- obtenir.Au besoin, sur du droit acquis qu’il se reconnaît, il les exige par la violence.La distribution des secours de chômage ne fait qu’aggraver ces abus.Le chômage tend à devenir une « profession négative » qui pèse lourdement sur tous les budgets publies.Montréal 5 n’importe quel travail, il se contente des secours officiels ou privés qu’il peut 5 d 2 ne 2 cent à voir clair dans le désordre actuel.Demain, formons-cn le vœu, ils seront en mesure d'imposer leur volonté.F.’époque d’affolement qui a suivi le déclanchement de la crise est assez éloi- I V T LA HAvne %-li- gnée pour qu’il soit possible de raisonner froidement et de nous demander si, j n a-t-il pas ses «sociétés de chômeurs » à la fin de celle liquidation de lu guerre j à laquelle nous assistons depuis plusieurs années, nous verrons l'humanité ¦ b lies Autre n vint ire * e.nm-t-mt „l„- ’- - —¦ " "" "" " "" ¦ — uiarcticr vers de nouveaux progrès ou sortir les ouvriers de l'inertie et redon- On aperçoit tout de suite les avan- ,p.,\ r, , ' courir vers J'ubîm.e.Pour ma part je j ner de la v ie à I industrie.Mieux vaut Notre anniversaire :r : lrar cialite des articles, sur les mandats ou jtj^e n.irpf, fI1Ivile.«Vu tient élni.mée- - veulent bien se convaincre qu il est ; Quant a la monnaie, que les ccotio- les décrets financiers et même sur les c||e connaîtrait le jeu de FininGt’ son temps de prendre les mesures que la mistes anglo-saxons surtout ont voulu budgets supplémentaires, ces trompe- j incidence, son rendement; tout en’pro- A U dire de beaucoup de gens, il n’en avait que pour quelques se- ?ravil° dos événements impose au lieu rendre responsable de la plupart de nos \ % r mr” ,ou7u plus Tr qu^rs rrEt ce n’% -h ^ raison, qu’il est impossible de renoncer ; VOncc!)tioii généra Ir ’ fin , Q^lqties uns de ses confreres s il peut feter aujourd hui son an ni- les luttes de classes et de partis.j faites quant aux difficultés qui résultent, tout à fait à ees procédés.fî-eal elle en digiiiim„.^,iHy1?6 versaire.Comme il avait peu promis, il n a pas eu de peine à tenir Que n’a-t-on dit, depuis quelques! au point de vue du commerce intérim- les apprécierait, et” elle serait ° mieux ses promesses.Maintenant qu’il a eu le temps de réfléchir sur les j années, au sujet des causes de la dépres-j tional, de l'instabilité des monnaies, il préparée à les modifier au lieu de voter événements sans cesse changeants et quelquefois imprévus, il espère 810,1 economique dont nous souffrons, et j faut bien admettre qu'en fait la mon- sans mot dire des impôts de fortune, pouvoir ramasser en quelques articles la seule doctrine politique qui [l"c d,af,freux rcmcdcs.0,î P^utlo-pallia- naie n'est qu'un instrument d’échange.Les événements ont bouleversé le pas davantage un programme, cependant, et les partis anciens et erreurs et des abus, il n'est pas seul richesse ce sont les marchandises.Les régime des impôts établi par la Const!- nouveaux, les groupes qui se disputent la faveur de la jeunesse seront responsable de l’ctat de choses actuel, politiques monétaires ne peuvent doue BBÈBâEB HBSBEE general.Il sied aussi de ne pas se faire le8 municipalités sont à la veille de rience on peut prétendre a ce role de conseiller, sans craindre de j Lettre en vedette les bienfaits qu’il a d’accumuler l’or à leur guise.Ce re- j iision sur es appe s ijue on porte réclamer tous les impôts, sans se soucier scandaliser ni de contrarier personne, si ce n est les sots, les tartufes procurés à tous les peuples ?Les eapi- proche, d'abord adressé aux Etats-Unis, devant ec Conseil, ou devant Je ministre dc leur caractère.Il faut répartir de et les menteurs, qui sont, hélas! innombrables.i talistcs eux-mêmes sont dans un tel le fut ensuite à la France.Ni l’un ni te a justice, coin ment ces eux auto- , nouveau les sources d impôt, après les , .désarroi qu’ils lie prennent pas la peine l’autre de ees pu vs n’étaient directement ri es rompraicnt-c es avec a ]io tliqiie avoir délimitées, sinon même cniimé- Le directeur-fondateur, de se défendre contre les attaques du responsables de 1 afflux d'or chez eux.cl un gouvernement qu elles perso,un- ^es.La position des provinces et des Olivar ASSFMN communisme.Us sont devenus craintifs, Ces mouvements de flux et de reflux fient.Mais la Trésorerie, et sans doute municipalités n'est plus tenable.Les ’ ! marquent le pus, tandis que les théories sont d'ailleurs temporaires et reposent le fait-elle assez volontiers, peut tnyr de responsabilités assumées par les pro- ! ——- les plus subversives prennent corps, sur la confiance que le pays inspire aux ces appels des leçons d experience.n vjnces au moment de la Confédération • v 1 *1 /-v -, e i trouvent des protagonistes et s’implan- financiers étrangers.11 faut être bien nous dit que le Conseil du resor exerce gc sont alourdies et multipliées à la I ATIfYllili X7TI O I J?fl fl-m-e/-'¦ -w»y.T | tent même dans les milieux qui parais- ignorant en économie politique pour y mie influence modératrice sur la pre- suite du progrès et à cause des cristallin J—U-Lÿ V 1C Cl» JL v» JL VI.JL Vv /r # .salent les plus stables.C’est là un grave voir autre chose et eu faire grief aux paration du budget; excellente pra- salions provoquées par le nco-fédéra- ^—' danger.Le capitalisme tel que l’a conçu pays momentanément détenteurs d’iin- tique, si elle est suivie, car le cabinet Usine.Les municipalités, chargées de - * * le XIXe siècle est pour nous une néees- portants stocks d'or.Que de théories tient compte des decisions de son fonctions nouvelles, ont dû contribuer, nr.tn.MT ., , .sité.Sa disparition ferait rétrograder .ont cependant vu le jour à la suite de comité.: sans qu’on les consultât, aux institutions |—* 1 (lue cs 1111 lons c, jj11 911 d ait pu contenir des erreurs ou com- l’humanité.Il ne peut en être question.! tous ces errements: monnaie dirigée, sociales préconisées, imposées par le ~ lanthropes, sages - femmes, vieilles mettre quelques excès.On y a les mains Mais il est temps que des voix autorisées stabilisation des prix, politique des gouvernement central.C’est la pagaille, biles, badauds et cœurs tendres se deman- plus libres qu ailleurs, et cette indépen- s’élèvent partout pour le défendre liants salaires, diminution des heures de liaient si les cinq petites Dionne, venues dance, beaucoup plus accusée que celle de contrc ]cs furieux assauts qu’il subit, travail, avec ou sans fléchissement Corel une seule portée, étaient toutes viables, la soi-disant « bonne presse », est quelque jjn régime tombe, a-t-on dit, non parce respondant des salaires, économie dindes esprits perspicaces, dans la province de chose de bon, de sain, de réjouissant, dans qU’jl est attaqué, mais parce qu’il n’est .gée sous toutes ses formes.Aucune, Quebec, supputaient les chances de vie du un pays ou chacun se croit obligé de plier pas défendu! Hâtons-nous de le dé- , depuis plus de cinq ans qu’on les essaie, plus substantiel et du moins volumineux de 1 ech.ne devant n importe quoi ou n’im- fendre, avant qu’il ne soit trop tard, car ! n’a donné le résultat attendu, ni meme nos journaux, Ordre, mis au monde et porte qui.]e capitalisme se meurt.Or pour cela \ atténué la crise.La plupart l'ont aggra- dirige par mon ami Olivar Asselin.Ce succès est dû non seulement à il peut être utile de réfuter certaines : vée.C’est donc qu’il y a autre chose Né de parents pauvres, ce quotidien Asselin, mais à un groupe de tout jeunes erreurs qui se sont facilement propagées dont il faut tenir compte et que Ton de quatre pages n était évidemment pas gens qui ont mis leur talent et leur cul- dans les masses grâce aux élucubrations semble avoir perdu de vue.nourri à la soupe aux pois et au lard salé: turc au service dc la cause, et qui, malgré des économistes de fortune, les mar- Cette autre chose c'est le rajuste-sans nouvelles à sensation, presque sans d’inévitables lacunes, se sont montrés ca- chauds d’orviétan économique de M.ment économique, c’est-à-dire industriel annonces, sans papier d emballage, sans pables de rehausser le niveau du journa- Germain Martin, qui ont fait florès et commercial^ auquel le monde aurait portrait de Mac West, de Marlene Die- lisme dans la province de Québec.Ces depuis 5 à 6 ans et dont les absurdités dû se soumettre depuis 1918.Par trich ou dc Bruno Hauptmann, sans le jeunes, formés à bonne école, cherchent à! se répètent à 1’envi, tandis que Ton toutes sortes de moyens tous les peuples secours de la flatterie et sans la surali- faire bien, se renseignent nécessairement néglige les avis pondérés et éclairés des ont ajourné sans cesse cette inéluctable mentation du baisement de pieds, il s’étem- sur toutes les questions du jour, et j économistes les plus sérieux.I liquidation.Les nations européennes drait fatalement, disait-on, au cours de sa émettent des opinions en une forme cor-1 II n’est pas dans mon intention ! bouleversées par la guerre ont, de 1919 premiere année.C était la I opinion recte qui contraste avec l’allure générale 1 d’épuiser la question en ce court article, à 1925 à peu près, restauré et modernisé d hommes reconnus pour leur infaillibilité de nos « gros » organes.Ou je me trompe Je me limite forcément aux points qui, leur outillage industriel.Cela fait, leur en affaires., , fort, ou ils auront une influence considc- pour moi, sont les plus saillants et les j production s’est superposée à celle, con- Voici que I’Ordre a vécu une année rable sur la presse canadienne-française, j plus évidents.| sidérablement augmentée pendant les entière, et, comme les cinq Dionne, il a qui, depuis au moins vingt-cinq ans, mé-1 On a tour à tour accusé dc la crise: ! années de guerre," des Etats-Unis et de bonne envie de vivre.A cette époque où prisait cyniquement l’élite ou négligeait le capitalisme, le machinisme, la mon- j nombreux pavs neutres ou éloignés des partout le journalisme croit nécessaire de la formation d’une élite, et ne cherchait ! naie.Tout cela est faux, au moins champs de bataille.Ces mcmes’nations se commercialiser pour éviter le désastre, qu’à flatter des instincts populaires, géné- partiellement.1 ont, avec un acharnement très compré- n’est-il pas prodigieux de voir un journal râlement mauvais.J’ai été journaliste peu- Si le capitalisme a, en certaines eir- hensible, tâché de reconquérir leurs d’idées se tenir à flot en dépit de diffi- dant près de vingt ans.Je sais ce que je constances, abusé de sa force, il est facile débouchés perdus.Des réactions vio-cultés sans nombre ?dis.L’Ordre est une réaction qui vient à de le mettre à la raison et de l’utiliser, lentes se sont produites chez ceux qui se On peut ne pas partager toutes les son heure.Je souhaite que nos compa- dans l’avenir, pour le bien général dc j croyaient les maîtres du monde, opinions d’Asselin, on ne saurait s’empê- triotes l’encouragent de leur mieux, .afin l'humanité et non pour une cher d’admirer sa persévérance à diffuser d’éviter l’avachissement d’un peuple à qui des idées, à crever des vessies soufflées et on ne ferait entendre que des billevesées, à juger des événements, des opinions et Longue vie à I’Ordre et succès à tous des gens avec le bon sens, la clarté et la sc$ collaborateurs! vigueur qui distinguent le caractère français.Il est un des rares Canadiens français qui aient eu assez de cœur au ventre pour durer dans la poursuite d’un idéal intellectuel.D’autres se sont laissé gagner par le dégoût et le mépris, en face des obstacles et des déboires; mais lui, arrivé à la soixantaine, à cet âge où la plupart des hommes, même les plus combatifs, se retirent dans leur tour d’ivoire, il refuse de quitter l’arène et continue à lutter.Il lui fallait une arme : il crée I’Ordre.Depuis un an qu’il existe, ce journal, il faut le dire, a soulevé plus de questions intéressantes que tous scs autres confrères réunis.Dans la politique provinciale, nationale et internationale, dans l’étude des problèmes d’économie, de langue, d’éducation, de littérature, il s’est placé tout de i suite au premier, rang, même si on admet dépositaire.S avec îles présidents, vice-presidents, etc.?Les plans de grands travaux punie paraissent tout indiqués pour & g Quelques-unes des attributions du Conseil de la Trésorerie seraient exercées avec avantage par un organisme de moindre importance: c’est de la broutille administrative, par exemple, que de s’occuper des fonctionnaires.Que le Conseil se borne à réglementer la comptabilité dans le sens d’un contrôle uni- B R Notre ministre des finances a moins de pouvoirs que le chancelier de l'Echiquier qui, dans la préparation du Dénouer cette situation par des budget, impose ses volontés.Sans doute moyCng empiriques, imaginés sous le y a-t-il plusieurs sortes de ministres es cq fje j.( nécessité, n’est-cc pas risquer finances, des forts et des faibles; 1 inf u- Je lout r ]e tout, troubler l’activité once d un ministre fort, jointe a celle économi( si sensible à la moindre du premier ministre, finit par contrac- .attcinte cri ces moments de crise ?On 1er les dépenses quand il le faut.D autre j ^ fera rien conlre cette vérité fonda-part, le ministre des finances, qui pre- ^ melUule: l’impôt, élément du prix de levé les recettes, engage les dépensés par , revient> réagit sur la consommation.On 1 entremise du contrôleur du Trésor, et nc refera pas lcs budgets en profondeur, ilirige la comptabilité par 1 entremise recettes et côté dépenses, sans une •le son sous-ministre, possède bien des I)atjente adaptation, moyens de maintenir l’ordre, et d empêcher, en particulier, les dépassements de crédits auxquels les ordonnateurs, c’est-à-dire les ministres, se laisseraient entraîner.Les banques, liées désormais à la Banque’ du Canada pour les opérations de comptabilité publique, ne sont que des organes enregistreurs dont il suffit de surveiller la précision.Nous voici au contrôle.La vérification préventive est à peu près abandonnée ail contrôleur du Trésor, chargé de tenir à date les engagements et de faire disparaître les dépassements de crédits: intentions excellentes qui prennent corps avec le temps.Le contrôle administratif, institué en 1878 et confié à l’auditeur général, a été élargi: il s’étend aux recettes et dépenses, aux valeurs et aux matières, et révèle un esprit sans cesse en éveil, préoccupé’de supprimer les abus.L auditeur général réclame avec insistance des règlements qui faciliteraient action ; il les obtient parfois, mais souvent sa voix n’est pas entendue.C est le point névralgique.Que n’applique-t-on an Canada la pratique anglaise .Le comité des comptes publics, arrière-pensée politique, étudierait systématiquement le rapport de 1 auditeur général et exigerait du Conseil de la Trésorerie qu’il tranche, au moins pour l’avenir, les problèmes soulevés par la vérification.Ainsi la Chambre exercerait vraiment le contrôle qui lui revient, et clic l’exercerait par l’entremise de son représentant, j’allais écrire, après M.Gonthier, de son « employé ».Pourquoi pas, quand le Sénat, sans autorité, l’e fait il X a Peu de temps, en.consù- Ë: Que donnera l’emprunt ?Nous ne devons pas l’exagérer: c’est déjà fait; et la dette publique, grossie chaque année, s’appesantit sur nos épaules.La jeunesse des Etats-Unis puise sa valeur dans le nombre et ne sourcille pas devant les milliards de déficit qu’elle accumule.Nous sommes plus prudents sommes saturés de I parce que nous crédit.Mais, si on en juge par l’empressement du public à souscrire aux derniers emprunts, à des taux dc rendement plutôt bas — il est vrai que les banques y sont pour beaucoup, qui gardent dans leur portefeuille la partie inabsorbée de ces emprunts au point le mode de leurs placements en est ; I: au seule ; point de vue économique Lien entendu: | le nationalisme économique était né.Le machinisme, que l'on accuse | Depuis lors, par un aveuglement que d'avoir mis sur le pavé de nombreux j l’on s'étonne de rencontrer avec autant ouvriers, peut lui aussi être asservi.! d’unanimité chez les dirigeants de tous L’homme ne doit pas être l’esclave de j les peuples, ce nationalisme a été parla machine, c’est lui au contraire qui tout exacerbé.11 est aujourd’hui la doit la commander.Au lieu d’enrayer j cause déterminante dc la longueur de ses progrès, comme certains l’ont pro- j la crise.Aucune reprise sérieuse n’est posé, j’estime plutôt qu’il vaut mieux possible, en effet, tant que le commerce tendre à perfectionner l’outillage afin international continuera d’être entravé de libérer l’ouvrier, de lui donner plus pa.les innombrables mesures rcstric-de loisirs, mais aussi de fabriquer au lives qui l’étranglent dc toutes parts, prix le plus bas toutes les nécessités de J’ai exposé celte question à diverses rc-1"existence, et même ce que nous appc- prises, notamment dans « L’Actualité Ions aujourd’hui des articles de luxe, de Economique ».Je n'y reviendrai donc façon à augmenter le bien-être matériel pas, mais j’exprime néanmoins le vœu de l'humanité tout entière.Le chômage que toutes les nations s’entendent bicn-d ailleurs a toujours existé.11 est plus tôt pour stabiliser leurs monnaies res-apparent depuis que la grande industrie pectivcs et s’accorder des avantages a groupé les masses ouvrières en réciproques qui redonneront dc la vie énormes agglomérations.Une meilleure au commerce international, mais ncces-répartition de la population pourrait si le vont partout le sacrifice des indtis-douc, dans une certaine mesure, appor- tries non viables ou arriérées.La lin de ter remède au chômage des villes, pour la crise sera proche dès que les capitaux, que changé — il paraît possible de puiser dans les fonds hésitants que toute crise accumule de quoi alimenter des « emprunts de soudure », des conversions avantageuses.Ne comptons pas trop sur ce moyen pour liquider nos « arriérés de déficit » ou nourrir une partie de la population en attendant la prospérité.Le fameux pouvoir d’achat dont on espère le salut ne résultera pas d’allocations consenties par l’Etat et puisées dans l’épargne que ceux qui ont encore le bonheur de travailler accumulent, mais bien du pouvoir de production restauré.Les Etats-Unis en reviennent.L’expérience qu’ils ont tentée pourrait bien leur apporter, avec des désillusions, des surcharges pour l’avenir, parce qu’ils ont visé à un retour artificiel des années d’abondance en tablant sur hausse des prix, peu propice à la reprise des sommations courantes.fraction.aux Jean-Charles HARVEY son ¦ IMPORTANT - sans Certains articles de collabora- tion extérieure n’ayant pas trouvé place dans ce numéro, V « Ordre » paraîtra samedi prochain à six pages.On est prié de retenir d’avance son exemplaire chez son con- LA SUITE À LA 2e PAGE B (' V ) .œÊSBÊÈSSBSBÊSSm m ¦H 1935 L'ORDRE — Montréal, samedi 9 mars 4 o L’ordre par l’impondérable de redressement économique.1 ouïe- 1 les marchandises et les hommes pourront à nouveau circuler librement.Aussitôt que les mesures restrictives qui entravent aujourd’hui le commerce international seront abolies et que, dans rieuse fois le chef d’Etat qui n’applique ses efforts qu'à la restauration économique commet profonde, tel le jardinier qui.voulant guérir un rosier attaqué dans scs racines, en saupoudrerait les feuilles d’un et ses deux essais intitulés Dialogues et Insecticide quelconque.N’oublions pas que Frontières de la Poésie, publiés dans les ]c chroniques du « Roseau d’Or », savent que 1 satisferait personne n’a mieux étudié que lui, c’cst-à- ]935.dire avec plus de logique, d’évidence et de , subtilité, les principes universels qu’il faut Simples réflexions une erreur avons engendre l’intuition Le nombre, la teneur et la qualité des articles qui paraissent aujourd hui même dans I’OrdrE justifient amplement le titre du présent billet et en rendraient même inutile toute explication.11 ne s’agit d ailleurs en Il serait ridicile d’affirmer que rien ne aucune façon de philosopher, car c est pre-fait pour sauver le peuple canadien- tçntieux ou inutile, non plus que de remplir préétablir à toute critique d art.La partie français du matérialisme.On a confié 1 ins- une fonction conventionnelle en célébrant un On ne se forme pas le goût rien qu’en 50,1 œuvre t|lJf Maritain a consacrée à lructjon religieuse, en notre province, aux anniversaire.La convention n’a jamais plus réfléchissant.11 faut vivre dans une atmos- l,®tuc*e ^es Problèmes littéraires et artis- différents clergés.11 ne m’appartient pas de de valeur, semble-t-il, que lorsqu on 1 évite, phere propre à son développement, un con- tlclues cn general, en est l une des plus critiqUer leurs méthodes.Je ferai observer ; car alors, à l’écart de ceux qui la suivent, tact direct et quotidien avec des oeuvres durables.Il me semble que la lecture coin- toul au p|us qUe c’est la doctrine, le dogme, 0n en peut mieux comprendre la portée, on d’art.De même qu’il faut autre chose que menll^e ces ouvrages conviendrait par- p|us qUC la morale, qui nous tirera de la en peut mieux saisir le symbole, cela pour la formation de l’intelligence : faitement au programme des éludes de nos matière.Le gouvernement de Québec, grâce S’il est vrai que l’impondérable est la une métaphysique.colleges catholiques et de nos petits sémi- à un ministre éclairé, comme c’est d’ailleurs : quali(é de ce que l’on ne peut peser, il serait Mince est le profit qu’on tire d’un livre naires.ourquoi la très giande majorité de son devoir, s efforce de propager la culture cependant absolument faux de croire qu il qu’on se contente de lire et d’éprouver.Pas nos éducateurs ignovent-ils Maritain / intellectuelle et le goût de l’art parmi nous.I sojt ce qu’on nc pcilt évaluer.Bien au cou- de critique littéraire sans culture, mais aussi Déplorer que la critique littéraire soit Mais que (ont les autres gouvernements ) I irajrc< j] est évaluable essentiellement, non T a crise e*t le fait des hommes, a-t-on pas de culture sans la critique littéraire qui sl pauvre chez nous, c est déplorer notre que font les journaux et les associations | pas sclon sa valeur propre, mais selon la ; ; i f , .côlt; exl)rima„t oblige l’homme à des efforts renouvelés de manque de culture.C est en meme temps patriotiques ?Le gouvernement de Quebec valeur dc l'évaluateur.Pour l’imponderable J, / ¦ „ .fondement de réflexion et de jugement.admettre la nécessite d une reforme de lui-même a-t-il rempli tout son devoir ?n'C5t point d’étalon de mesure, point iw • j, .j, i>svrliolo«ric lm- ' Le jeune homme qui achève ses études notrc enseignement secondanc.11 n y a pas; La première et la plus constante pré- d’unité fixe et universelle à laquelle on puisse C - semblable partout et eu tout classiques dans l’un de nos collèges se croit moyen d en sortir.occupation, chez nous, c est la politique ]e comparer.C’est le privilège de chacun ’ ’ élément que l'on ne peut capable dc comprendre et de juger les livres Gérard DAGENA1S alimentaire, savamment appelée la politique | d’employer son sens de l’abstrait, de s en na.néffliirer «aïK mécompte parce qu'il el *es écrivains aussi bien qu'un étudiant ______________j économique.Pourquoi ne pas intéresser le servir comme d’une mesure précieuse qui lit li raison profonde de l'action.Or, français.Hélas ! à la première tentative peuple à autre chose qu à telle ou telle me- jamais plus ne servira.La mesure que nous ###%## Place à l’esprit ! EÊgpjpp mmmmmm mmmm üps esesi •1ère dans son complet épanouissement, , m'er essai qu il n était pas en état de de- biens terrestres d une façon désordonnée.11 1 c a eau e" présente des points affectés à cause du Rager I esprit dc ce roman, de ce recueil de Le cinéma, l’automobile, le téléphone, la dépérissement du moteur central.La vers, qu il n avait pas ce qu il fallait pour radio pouvaient être des instruments de crise est « mondiale ».Que voit-on se dire ce qu il avait obscurément éprouvé ?bonheur ; ils nous ont, au contraire, asservis produire ?Une rupture sans cesse Quelques-uns qui ont refusé de s avouer à à la richesse, l’éternel sujet dc plainte des accentuée entre les peuples, un refus temps leur impuissance s’obstinent quelque- hommes.Pourquoi les politiques, pourquoi devenu maladif de coopérer, une diver- fois jusqu’à finir par se surprendre dans un les écrivains, pourquoi, trop souvent, les j pence des intérêts qui se replient sur misérable jeu, plaçant, remplaçant et dé- ministres religieux, négligent-ils de prému- j Tout le monde sait ce que signifie 10, des nationalismes plaçant des mots, dans l’espoir que le nir la foule contre le matérialisme ambiant.Donning Street.C’est la résidence du pre- jaloux.L’nutarchic! c'est-à-dire l’auto- hasard fera peut-être ce que n’a pu faire et se bornent-ils à réclamer, qui des ré- , micr ministre anglais.C’est là qu’il habite, nomic économique pour et dans chaque leur intelligence.C’est une sorte d’ivresse, formes politiques, qui des réformes écono- c’est là qu’il réunit le cabinet.On va bientôt pays, sans souci du voisin, réalisée par Triste spectacle cn vérité mais qui annonce miques ?Sont-ils eux-mêmes tellement ma- fêter le deuxième centenaire dc l’installation les gouvernements en dehors de toute de belles choses.térialistes qu’ils ne trouvent point d’argu- du premier ministre dans cet immeuble, relation avec l’étranger.l.’aularcliic Ce sont là des prémices de notre re- ments pour combattre I tfrreur.Leur paraît-il i C’est en 1735, cn effet, que le roi amène fatalement l’artifice.Il faut naissance.Jamais on n avait vu jusqu ici plus aisé de corriger la politique et 1 cco- I George II offrit cette maison à son premier libérer l’électeur de l’horrible candie- une aussi grande partie dc la jeunesse nonne que de restaurer parmi nous le sens min;stre< Rcbcrl Walpole.Tous les Faites quelque chose! Les ccr- reconnaître et souffrir de son anémie Intel- chrétien ?scurs de celui-ci l'occupèrent jusqu'à lord veaux s’exercent à des solutions tliéo- lectuclle, observer aussi lucidement son Ce n’est pas d’hier que le matérialisme C.rey, qui, vers 1835, renonça à l'habiter, riques, les cerveaux réquisitionnés par rachitisme.Elle réagit brusquement et se trompe l’humanité sur le bonheur, car nous 1 Disraeli, en 1877, s’y installa.Gladstone l'Etat.Si encore ils sc mettaient d'ne- tourne contre les générations qui l’ont pré- sommes enclins à chercher la joie dans les jmjla soll exemple.Et depuis, tous les pre- cord sur le remède à prescrire.Jnfla- cédée.L’âpreté de sa révolte est le signe plaisirs faciles.Rarement comme de nos 1 mjcrs ministres sauf lord Salisbury, ont ha- tion ou déflation '! Ils préconisent l'une de cette souffrance.| jours le matérialisme a-t-il grangrené toutes , bqé cette vieille petite maison noire cl triste, et l’autre parce qu’ils se préoccupent dc i Dans la lumineuse préface de IM venir les classes de la société.La presse, le ciné- j g^llc est très inconfortable.Dans cer- gucrir avant d’avoir établi un diagnos- l Intelligence Charles Maurras fait celle ma, la radio, renseignent les pauvres sui tajncs pièces, la lumière du jour parvient si ! tic.Ils sont dc bonne foi, certes, et il réflexion bien propre à nous stimuler: les amusements des riches et excitent sans faib|ement que l'électricité doit y rester allu- n’est personne qui ne suive leur con- « Constater la puissance, ce n est pas la cesse enue parmi le peuple.La democratic, m^c ^ [oute |leurC- Lc chauffage y est très duitc avec une sorte d’angoisse.Un ^bir, c’est se mettre en mesure de lui «n supprimant les honneurs sous prétexte jj dicux_ Le charbon est fourni gratui- caricaturistc a représente un homme échapper.Mais on la subit, au contraire, d assurer légalité entre les citoyens, fait tement par l’J£tat.mais seulement pour les d’Etat parcourant la piste centrale d’un lorsqu’on la nie par hypocrite vanité.» porter seulement sur les riches ce sentiment du rez-de-chaussée.Aux étages supé- cirquc, un pied sur un cheval blanc, El reprenant la même idée sous un autre naturel a 1 homme, la consideration.Autre- rieurs> ]e rem;cr ministre doit se chauffer l'inflation, l’autre sur nu cheval noir, aspect dans Un débat sur le Romantisme [?>* quelques privilégies avaient accès aux à ^ fra;s , N’importe.Aussi peu moderne la déflation.Comment maintiendra-t-il 'l écrit : « L erreur soufferte et reconnue lvres .^treur ne se propageait que cn.e qu'c]]e Ja vieille petite maison sombre deux forces aussi disjunctives ’/ Un induit, par son crochet, aux vérités utiles, ment, aujourd hui la foule aborde, sans pre- ^ 1Q Downing Street, coeur véritable de propose de ramener les hommes à (•••) Un échec ressenti et compris instruit, parahon, a ec eur es ouvrages es p us ],jrnmense £mpire britannique, ne manquera perfectionne.» su X5rsl.s' „ .jamais d'aspirants locataires.La critique littéraire, la vraie, est très Quelles pensées agite en nous ce prorécente chez nous.Cela s’explique par l’ab- : « Plaie d argent n est pas mortelle?» sence d’atmosphère intellectuelle et d’un L homme nouveau est ronge d ambition, et véritable enseignement secondaire jusqu'à i des que, 'a krtunC nc Drcponcl plus a 50.n ces dernières années.Et sauf de rares ex-: fttente l! .dcvle?t Pcr.s,onnc.ne se crr01 , copiions elle est encore très superficielle.| Heureux a moms de posséder le «c°nfoU, casseurs, revêtement intérieur de malaxeurs; ailé d’une action dc ce côté: si l'on : 11 n cst Pas necessaire de réfléchir bien j aoirVune' comédie dJ l’époque.^ on deman- ' d’asphalte, semelles de chenilles pour exca- ! tiques que 1 on veut imposer fût-ce par | unc oeuvre vient en grande partie de la (out je monc]e pauvreté et surtout de l’imprécision de notre vocabulaire.Si bien qu’il arrive que la sance que nous en de ce que nous n’en savons pas encore.Le sens de l’impondérable se traduit un potentiel de dilatation, un don le monde entier, seront réprimés les A mt, littéraire cst affaire dc goùt excès du protectionnisme, la reprise des ]_ d’intelligence.Apprécier affaires sera possible., • , .® A quand cette évolution du cvcle et unc doclnnc' apprec,er et., "xpllclucr pour le retour a 1 equ,libre economique ?| ]ittéraire7 cela appose des principes soli- dement établis, de l’expérience, une échelle de valeurs, un humanisme.conditions d’avant 1929 ne longtemps les chômeurs de retour aux donc par de réceptivité, un besoin de connaître, une faim de comprendre, un droit naturel dc posséder quelque chose dans l'abstrait.Et le pondérable n’est qu'un misérable lest.Tout est à dire sur le sens de l’impondérable, car on n’en parle guère que pour regretter son absence.Nul ne le définit, ja-n’en détermine là puissance, jamais on n’explique que lui seul civilise individus et collectivités.On semble même oublier que le sens dc l'impondérable est spécifiquement humain, qu’il nous différencie, lui seul, du règne animal auquel nous appartenons par quelque autre manière.Le sens de l’impondérable ?Mais nous lui devons le libre arbitre qui est notre régime.Dc l’initiative que nous lui laissons dans notre activité multiple dépend Charmo-arrangement de nos choses, qui s'ap- pas % Henry LAUREYS SC % 7 mars 1935 Réformes financières et administration mais on ¦> 5VITE DE LA 1 ÈRE PAGE «i meux pelle l’ordre, ordre dans tous les domaines : individuel, social, 'national, politique, voire économique, voire encore.journalistique.1 André VERRIER Les budgets dc l’air et de la marine en Italie Les prévisions budgétaires des ministres de l’Air et de la Marine ont été présentées à la Chambre.Le budget de l'aéronautique Il s’ensuit des conséquences quelque peu s élève à 849,605,000_ Inès, avec une aug-effarantes, tant à cause dc la responsabilité mentation dc 129,605,UUU lires _ vis-à-vis des idées, des visions de 1 exercice en cours.Celui dc la abstractions, des impondérables, qu'à cause marine, qui s élève à 1,304, 881,000 du devoir dans lequel nous nous trouvons dc lires, est supéricui de 80,100,523 lires a nous grandir sans cesse, pour agrandir du celui des prévisions de 1 exercice en cours, même coup notre conception des immalc- augmentation provenant principalement dc rielles qui nous dépassent, et dont la connais- nouvelles constructions prévues.Dollard DANSEREAU les pré- sur que nous assumons 10, Downing Street n .eux-mêmes dans %fv wmÈkà Chez DUPUIS « y ?I succes- ni a r.¦ C’est à VORDRE du jour d’annoncer la ¦ a 67e VENTE lundi 11 mars et les jours suivants c V w4® V.T— 'Ôt' l'usine et, du même coup, d'augmenter leur salaire et de diminuer leurs heures de travail.C'est grossir le prix de revient et décourager l'acheteur.Si l'on nc veut rien faire dans le domaine inter- Jj L’acier au manganese, marque « Sorti » 111 .i m d'un alliage spécial, pour mâchoires de con -A national, quoique, assez comiquement, tout le monde soit d'accord sur la néecs- i ft Epi .$WÉ1 iV (Ai Quelques aubaines pour hommes etc.est reconnu de qualité supérieure ; il ~ -MH .S des procédés artificiels.Tenons-nous eu à la déflation, si ., , c'est elle que les événements ont finale- i pe!isec des critiques et des essayistes fran- 55 ment établie comme on devait s’y j & * 63 ; NOTA g ¦ ' I As .a: iKSBI Outre les neuf dessins qui paraissent dans cette page, l ' Ordre" a reçu d’autres travaux dignes cl intérêt et qu’il espère pouvoir publier dans quelque temps.Il en remercie vivement les auteurs et invite leurs confrères à suivre cet exemple.Les neuf dessins qui ornent cette page ne sont pas des annonces commerciales, mais des esquisses préparées par des élèves de l'Ecole des Beaux-Arts.C’est une initiative de I'Ordre qui, dans son édition du 23 février, proposait aux étudiants de lui adresser, à titre de suggestions, des dessins publicitaires qui donneraient à l’esprit français sa place dans genre où l’esprit yankee a jusqu’ici régné en maître.L’ORDRE offrait élèves de l'Ecole des Beaux-Arts de faire les démarches nécessaires Voici quelques-unes de ces suggestions: les Valises aux pieds du voyageur sont de M.W.-J.Browne, Creta Carbo de M.Jacques Pelletier, la chaussure que se disputent les chiens de M.Robert Pelletier, les cigarettes que le grimpeur met « au-dessus de tout ?» de M.Ernest Leduc, l'élégante à la parfumeuse de Mlle Germaine Bigras, la victime de l'insomnie de M.Joseph Lajeunesse, la théière engageante de M.Rhéal Paul, le colosse aux bras d'acier de M.Georges Bédard, le pauvre diable enrhumé K B un aux pour les mettre en relation avec les maisons d’affaires que leurs suggestions pourraient intéresser.de M.Joseph Lajeunesse.G.L i .- ¦ • • «.- ¦ ' - - .v« iV an 1935 — L’ORDRE — Montreal, samedi 9 mars 6 (ilablcs au lieu de lui amarrer l’esprit a la stérilité des manuels et des livres insipides.Et plutôt que d’interdire toute appreciation qui n’est pas conformiste, toute objection qui révèle la vie de l’esprit, les professeurs chercheront d'eux-mêmes à éduquer le sens ci i-tique, principal moyen de formation scolane et de culture post-scolaire.I ant que celte i reforme, aussi élémentaire qu essentielle, ne accumulera en Le «duce» en famille ( ! tant de défauts dans l’enseignement.| chez nous, qu'il peut être consolant de I découvrir des qualités quelque part.Ce peut être un cordial.Cependant n'oublions pas que ce qui constitue la qualité principale de l’enseignement à | ! Ecole des Beaux-Arts," c’est qu’il est J français.Cela ne serait peut-être pas suffisant.Mais il est, en outre, adopté Svmétriqnc un dégagement centra,;^ permet d atteindre aussi fadement I un ^olc ^ pa^ ,a ou 1 autre cote de la jetée.La route mondc vivant l’Encyclopédie Britan-d automobile est la iiieinc des deux nique, peu susceptible de partialité.En cotes.Ainsi, quelque soit 1 accostage.présent j| d’un la circulation des voitures peut se travai, paticnt tlc pIus dc vingt-cinq faire sans embarrasser le debarquement , annàcS- ct ccst à M.Jules Poivcrt.qui ou embarquement >¦ >-s voyageurs.| m’cn voudra certainement de le mettre suivant le cas.Les salles d attente sont ainsj cn cause, qu'jl a dû d'être cons-fort bien placées aux deux extrémités , tammcnt a |a paqc.Rendons aussi cette ! du plan.Les accès a la gare dc chemin justicc au directeur de l'Ecole, M.de fer sont fadement trouves, faciles ; Charles Maillard, qu'il fait tout en son et Larges, i 1.i lorency est parvenu a p0uvojr p0lu- rendre cet enseignement concilier ce qui semblait s exclure dans j cffjcacc, le programme : accostage possible dc j deux côtés du môle et circulation des j autos le long de l'édifice.Sa façade | SONNETS La leçon d’un concours lies profondeurs du vive où pourrit la vertu Dont vous aviez.Seigneur, investi mon enfance, Je jette un dernier eri vers votre transcendance.Sans votre aide, je suis le chevreuil abattu Que retient le marais gluant de la savane Et qui meurt en langueur, comme une fleur se fane.Dieu de jadis, voyez ma détresse! Aidez-moi A retrouver la vie et la voie et la flamme ! Si, comme je le crois, vous pouvez tout, ô Îlot, Arrachez ma faiblesse à son destin infante! L’appel des eaux a pénétré jusqu'à mon âme: S’il n'existe d’amour ni d’espoir ni île foi, • Si tout n'est que néant, que m'endorme une laine Et que je suive enfin l’universelle lui ! D'une intéressante lettre de M.Gen-tizoïi au Tl Mi’s, sur « l'homme qui depuis treize ans imprime l’ordre et le rythme à lu vie entière de l’Italie moderne », nous paragraphe sur su vie dc SUITE DE LA 5e PAGE sera pas mise eu vigueur, on vain les réformes matérielles, soudées d ex-à la camomille : la bêtise antipédagogique et meurtrière prévaudra à tous les degrés de renseignement, et notre peuple continuera dc gauchir, de pencher sous le joug de la matière son âme hébétée.Quant au journal, puisque tout vaut le spectacle d'une impuissance T dises ce extrayons famille : I Y, ' 11 continue de \ ivre des plus retirés.Il est sérieux, honnête, vertueux.Sa \ ie familiale est le modèle des foyers italiens.11 passe généralement ses soirées parmi les siens.Il lit alors ou surveille les devoirs scolaires de ses enfants.En dehors de sa charge d'Etat, son existence est presque monastique.Ses repas se composent le plus souvent de légumes et de fruits.11 ne fume paV.Il ne boit un peu de vin que dans les réceptions officielles.A ce régime, complété par Vexercice journalier des sports, d’embonpoint.Pas de graisse.Mais des muscles, de la vigueur.Ses goûts sont restés villageois.Dedaide toute richesse, il vit dans le plus mieux que .intellectuelle apparemment radicale, entée de la sottise, il sur t j l'exploitation sans vergogne j ne devrait pas hésiter à tenir en vedette un problème qui met en jeu la vie même u Canada français.Les idéals qui vivifient 1 l'âme d’un peuple mourant, et qui ne sen : rend pas compte, ne semblent pas très nombreux.Ils ne sont pas moins d’une nécessité primordiale.Nos deux esprits les plus clairvoyants, MM.Olivar Assclin et Lionel i Groulx, sont tous deux convaincus dc ce besoin immédiat d’un idéal chez, notre peu-! pie.Le premier suggère que intensivement la greffe sur la culture fran- dra- ! t * * * * * * Français ou Anglais, artiste, lettré est d'une belle venue.Elle exprime bien ou pékin, s’agit-il de I architecture cale matériel imposé : le béton armé, nadienne prise en vrac, tous sont d'ac- id’aspect marin n'est pas exagéré.C'est cord pour la déclarer mauvaise.A pei-du bon modernisme.Le rendu, qui n’est ne un tout petit lot de vieilles pierres pas à négliger dans un travail d'élèves, trouvera gloire devant notre ombrageuse critique, et c’est sans aucun doute dc « ce besoin dc respect qui ; coud, est plein d’esprit.C'est encore un s’attache aux murailles vénérables », | grand hall qui groupe d enfilade tous comme disait le vieux Gradet.les grands services.Le plan suggère un plan dc paquebot très joli d’amarre- notre architecture, ils ont été chargés j nient"et dc présentation.Le problème de de tous les péchés d'Israël.Ils n'ont circulation des automobiles est moins ' guère protesté.C'est que leurs respon-bien résolu que dans le plan précédent, sabilités sont grandes : jusqu'aux vices Quant à la façade, elle est bien com- cachés du sol.dit votre loi.Mais ils ne 1 posée, elle exprime bien le béton armé sont pas les seuls responsables.L'occa-ct suggère aussi un navire arrêté.Il y sion se présentera dc montrer que le a un peu plus de fantaisie que dans le ' marasme actuel et le détestable visage premier projet, mais c'est une solution de nos villes ne leur sont pas itnpu-viable.Tout au moins il faudrait peu tables en totalité.L’architecture n'ex-dc chose pour la rendre viable.prime jamais autre chose qu'une civili- Lc projet de M.Lambert, première ' sation.et l'architecte n’est pas maître mention, offre un parti semblable de | d'imposer sa pensée.« Nous ne soin-disposition.La façade se compose aussi ! mes que les instruments dociles des très bien avec le môle.Par contre.M.goûts et des idées de notre temps ».Cariépv.seconde mention, a pris dc écrivait avec raison Viollet-!c-Duc.grandes libertés.Gardant des circulations larges, les services principaux en | civilisation, enfilade, il fait entrer dans la gare par , tecles pour l'exprimer.Nos écoles de le petit côté: la douane, à I extrémité ; Beaux-Arts y travaillent.Aux élèves des Beaux-Arts dc con- Me» jours out la couleur du mercredi ries cendres : Il v vibre, montant de mon cœur tourmente, Des oraisons sans fin, repentantes et tendres.Comme il la connaissait, ma faible humanité, Celui qui, trois mille ans Dont j'emplis aujourd'hui mes Je retrouve par lui le chemin désappris Et mon courage eu ses cadences se retrempe: C’est le sang de Joël qui liât contre ma tempe Et qui souffre toujours d'attendre Jésus-Christ.Comme lui, je promets de remettre le prix Pour raviver le feu vacillant de la lampe: Mon orgueil, j’en ferai le chien couchant qui rampe; Ma mollesse, une serve aux poings endoloris.aucune trace eu somme ; pratiquions simple apparat.L’argent lui est indifférent.Par une lettre en date du 22 novembre 1928 il a renoncé à tous ses émoluments de premier ministre.11 est vrai qu’il est resté propriétaire du journal qu’il a fonde, le Popoi.u v’It.xua.Mais son dcsintcrcs- notis est très adroit et très franc.Le projet de M.Dumais, plan se- passés, dit ces antiennes oreilles chrétiennes! raise, le second que nous cultivions un geonnage plus suivi sur notre passé.La puis-dc ces deux moyens me semble d au- esprit sancc tant plus limitée qu'elle presume déjà en éveil, je veux dire : qu'elle se subor- donne à une irréalité.Ces éléments les plus ] sentent n'en est pas moins absolu.! traditionnels et les plus stables dc notre trition, notre paralysie les rend aujourd hui inefficaces.Quel sérum aura la vertu de tirer le Canada français de son insensibilité?M.l'abbé Croulx en a découvert un (en vérité, des fonctionnaires et étudiants qué-becquois débattaient sans cesse la question du séparatisme des 1916) ; et s il s amuse à surfaire le prestige d un passé adonné bien plus aux soucis matériels qu aux valeurs spirituelles, c'est sans doute que son caractère sacerdotal lui interdit de diriger la campagne sortie dc la Confédération.N’y On a blâme nos architectes pour \ un nu- Vers l’application universelle du système métrique La question dc l’application universelle du système métrique décimal pour les poids ri les mesures est actuellement à l’étude à la Chambre dc commerce internationale, qui a constitué à cet effet, à la demande de comité national norvégien, un comité dont la première réunion s'est tenue récemment.Depuis la guerre, une douzaine de sont ajoutes à ceux qui appliquent * * * Mon âme est lasse des maximes mensongères Et des mots dépourvus UN de nos aînés, qui durant toute sa poser d’cllc-même, comme vie a consacré à l'avancement des meure exigeant une réponse immédiate, cette lettres et des scier es les loisirs que notre qustion : Voülons-nous vivre ou mourir ?génération donne aux cercles d’abrutissement Nous contenterons-nous de notre mortelle as-collectif et aux exhibitions barnumesques, 1 siduitc près du néant,.ou bien deciderons-écrit ; «Je suis de plus en plus pessimiste, nous de recourir à 1 œuvre de 1 esprit, la et la paresse intellectuelle des nôtres est telle seule force qui tire 1 homme de 1 enlisement que je me demande si notre atrophie céré- dans le matérialisme, qui lui donne une prise braie est devenue incurable, » sur nature, qui interpose sa résistance comme un écran entre un peuple et les influences dissolvantes du dehors ?Notre seule chance de survie, c’est que nous nous guérissions d’abord de notre paralysie infantile.Et si le traitement incombe d'abord à nos éducateurs, la presse pourrait y apporter le puissant concours de ses moyens et créer une atmosphère autour d’un idéal propre à remuer notre indifférence.Ilcvuc vu :t ncfcN et 2 ( tableaux’ par Henri Letondal Fred BARRY, Germaine GIROUX, Ernest LOISELLE, Lucile TURNER Le gentilhomme est celui qui sait rire d’uu bon mot qu’il a déjà entendu.Le projet dc M.Tremblay mérite ; aussi la mention que lui décerna le jury.; Il comporte les principales qualités des 0n dit que MM.Dupré, Sauve et projets précédents.Il est une solution : Dumn,c rn’a-l-on dit, c'est fou 99%.SECOND FILM A.L’AFFICHE Le héros de tant dc succès fameux Constant Rémy avec .Marie Bell i un * * * Au comptable, il faut la grâce des états.* * * ilnim Patine artificielle I POLICHE =
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