L'ordre, 15 mars 1935, vendredi 15 mars 1935
V 1 I REDACTION ET ADMINISTRATION 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLatcau 8511* I: TARIF DES ABONNEMENTS f' 1 an 6 muil 3 mois % $9.00 $4.75 $2.50 i En ville, parla poste.Canada (hors de Montréal), ) Royaume-Uni, France et > $6.00 Espagne .J Etat» Uniset Amérique du Sud $6.50 .$8.00 Administrateur .Secrétaire de la Rédaction .PIERRE BOUCHER .PIERRE ASSEL1N I; * • J_ $3.25 81.75 53.50 $1.85 $4.25 $2.25 W - • Quotidien de culture française ct .dc renaissance nationale Directeur-fondateur s OLIVAR ASSELIN Autres pays .On est prié d'envoyer toute correspondance à la case *018 de l'Hôtel des Postes en mentionnant eut renvaloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.L'abonnement est payable d’avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair » Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.ft I Deuxième année — No 5 Montréal, vendredi 15 mars 1935 Le numéro : 5 sous | ser, M.Bennett rétrécit peu à peu le | domaine de sa juridiction.) L’est ec travail de sape des pouvoirs provinciaux qui a occupé jusqu’ici la Lhambrc des Communes.Exagérons-nous la vérité quand nous accusons la « Bonne Presse » — à l’exception du Droit qui semble voir assez clair dans les manœuvres de l’Etat fédéral, mais qui n’a pas intérêt à attiser l’idée de sécession — de trahir la cause française au nom de principes auxquels elle n’entend rien ?Depuis la création de 1 Office des débouchés commerciaux, organisme stérile, la convoitise centralisatrice d'Ottawa n’est donc pas assez éclatante ?Pauvre presse « catholique »! Mais aussi, malheureux aveugles qui la suivent, les bras en croix et l’intelligence sous le bras, comme un chapeau ! Le «travail» d’un parlement | ce qui veut dire en pratique que les affaires traîneront pendant quelques années.Dans l'intervalle, tout restera en suspens.Pensez-vous APRÈS LA VIE DE «MANCHE À BALAI » Après la révolution grecque soil dans 1'intércl public ?que ce L’idée du législateur était certainement d'espérer que la plus grande majorité des cas : sc régleraient devant le séquestre.Pour cela, ! il aurait fallu que les séquestres comprissent .bien leurs fonctions.Malheureusement, il y en a qui prennent fait et cause pour le débiteur, déblatèrent contre les créanciers et les repoussent au lieu de les attirer.Les cas extremes seuls auraient dû être portés devant le 7 ribunal de Révision." .SL?Il faudrait* la verve d’Aristophane pour caricaturer la comédie parlementaire.U11 maître du crayon l'a représentée naguère dans un où, comme Louis XV sur sa chaise percée, un grand diable en .jaquette présidait à 1111e réunion de quelques centaines de députés.« Messieurs, disait-il, nous allons commencer les importants travaux qui nous incombent en fixant la date des prochaines vacances parlementaires.» Au vrai, M.Bennett n’a pas fait autre chose.Comme le chômage s’ag-.gravait, et la ruine du commerce d’exportation, et le démembrement de l’agri-culturd, il s’est dit que, selon la tradition parlementaire, il ferait bien de passer une loi inutile dont les chômeurs seraient exclus et une autre loi démagogique propre à ruiner le crédit de la classe agricole.L’application de la loi sur l’assurancc-chômage, votée presque à l'unanimité par les Communes, coûtera au bas mot 5,500,000 dollars par année à l’Etat fédéral.Le nombre des assurés ne dépassera pas 1,500,000.Pour le chômeur actuel, rien; pour le travailleur, l’obligation de verser ses cotisations pendant une période de 40 semaines avant d’avoir droit aux prestations; pour le contribuable, une aggravation des impôts égale aux dépenses qu’entraîneront les bureaux; pour l’Etal, un pas de plus vers le socialisme.Quant au caractère abusif de la loi au point de vue constitutionnel, il n’échappe à personne.La proposition de M.King de déférer cette question à la Cour suprême a été d’autant plus stérile que l’opposition libérale, sauf M.Pouliot et, plus à gauche, MM.Bourassa et Garland, a voté l’asBurancc-chômagc sans même essayer de la faire amender.Celte mollesse des partis étant logique en régime parlementaire, elle ne nous étonne point, elle nous attriste.La même comédie s’est répétée relativement à la loi fédérale sur les dettes l' La révolution grecque vient de se terminer en fiasco, mais dans le IM t ¦St sang.Les cours martiales commencent déjà à prononcer des condamnations à mort contre des révoltés qui vaient pas trop pour quelle cause ils se battaient, ni surtout quels étaient les instigateurs réels du mouvement.La ré-Nous avons peut-être ici une population 1 volte, car il est exagéré de parler de toute differente d ailleurs.Nos gens ont dévolution, a duré à peine onze jours / esprit du brocantage, ne craignent pas !'aventure et contractent facilement des dettes.Dans notre district il 1/ a en somme peu , placements par débcnlurcs.Les prêts hypo- i provoquer des complications diploma» tbécaircs ou par billets étaient a la mode.' tiques et même politiques : on a été à Nous avons une foule de rentiers et d'épar-! deux doigts d'une intervention ctran-gnants qui sont aujourd hui, dans I embarras, gère en Grèce, ce qui aurait inévitable» comme, je l’admets bien d’ailleurs, plusieurs débiteurs.Je range ccs derniers dans trois classes.Nous avons d'abord les débiteurs absolument incapables de payer en raison de leur santé ou du faible rendement de leurs terres.Quelle capacité de payer peut avoir un cultivateur qui n'a que trois ou quatre ju Vaches ?Ccs gens-là ne peuvent pas même payer leurs taxes.Quand bien même vous baisseriez leurs intérêts à 2%, vous seriez pas plus avancés.En pareil cas, créancier est-il obligé de faire vivre cette famille ?Celte charge 11c doit-elle pas retomber plutôt sur toute la masse des citoyens ?% dessin sarcastique & ¦; ne sa- L»' Je tic sais pas ce qui se passe ailleurs, cl mes remarques devront nécessairement se limiter à notre district.h Z et n’a jamais menacé sérieusement le dl, pouvoir établi.Mais elle a risque lie % V % y s.i: Vt Éàk II® Lucien PARIZEAU N w ment provoque une véritable conflagration.i fAf \A L’avenir de Montréal ", A Ihcurc actuelle, l'affaire paraît complètement réglée.Les révoltés ont mis bas les armes, le chef
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.