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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
mardi 19 mars 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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L'ordre, 1935-03-19, Collections de BAnQ.

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a L’ORDRE RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* 1 an 6 mois 3 moi» Administrateur $4.75 $2.50 En vUie, parla poste .$9.00 Canada (hors de Montréal), Royaume-Uni.Frame et $6.00 Espagne Etats-Unis et Amérique du Sud $6.50 Autres pays .PIERRE ASSEL1N Secrétaire de la Rédaction .PIERRE BOUCHER $3.25 *1.75 $3.50 $1.85 $8.00 $4.25 $2.25 On est pri6 d'envoyer toute cese 4018 de l'Hôtel de, Poste, en mentionnent • •ur renveloppe le eervice (Rédact.an ou Adminis-tration) auquel on veut •'adresser.correspondance « /a Quotidien de culture française et de renaissance nationale Dirccleur-fondalcur : OLIVAR ASSELIN L’abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Deuxième année — No 8 Le numéro : 5 sous Montréal, mardi 19 mars 1935 suffrage, mais Les prêtres politiciens aux Etats-Unis pas sa faculté de gou-\crucr.Il faudra que tout le monde ait droit de vole quand le suffrage, au lieu d’élire le gouvernement, de faire ou de défaire l’Etat, non monnaie ce que l'on ne fait pas avec les poids et mesures ?De nombreux pays, en 1925 et après, stabilisèrent au niveau de la livre sterling.Quelles seraient maintenant les raisons pour le reste du monde de suivre encore les oscillations continuelles de la livre ?Si en 1925 l'Angleterre a stabilisé sa monnaie à un niveau trop élevé, c’est à elle maintenant d'en subir les conséquences et, pour prévenir la catastrophe, c'est encore a elle de rajuster sa politique intérieure au niveau des prix mondiaux qui seront toujours exprimés, quoi qu'on dise, en monnaie-or.Mais dans toute cette question de monnaies, il est un grand nombre de facteurs avec lesquels il faut encore compter, avec celui-ci en particulier : Londres est encore le plus grand marche de l'or au monde.Les decisions de la City ont donc beaucoup de poids dans les discussions internationales.Les pays à monnaie-or ont sans doute raison, du moins en théorie.Mais si les faits sont contre eux ?M.Horn- désarmement : le chancelier riposte à la bostcl ne manquera pas, sans doute, de ' tentative de consolidation de la paix soulever toutes ces questions et d'y ' un programme d'armements accom-repondre au cours de scs conferences, f , , .S'il se fait le défenseur des pays à IPa9nc dc q^lqucs menaces a peine monnaie-or, scs leçons n'en auront que ; voilées.Berlin se croit assez fort, applets dc portée pratique et elles nous j puye maintenant d'une façon presque feront voir un point dc vue que les ' certaine par la Pologne, pour imposer pays anglo-saxons rejettent comme périme.Les Ides de Mars LES MENEURS » la mission tic représenter le peuple, dans l’extrême diversité dc ses intérêts, auprès du pouvoir.D ici la, mieux vaut le restreindre l’étendre.II y a eu des gens assez naïfs pour croire que les conversations franco-britanniques, faisant suite à l’accord franco-italien, allaient provoquer un changement tel dans l'orientation politique de l’Europe occidentale que le chancelier allemand serait oblige dc se soumettre ou dc se démettre.Quelques-uns, plus naïfs encore, estimaient que les jours dc Hitler étaient comptés et que le régime nazi allait subir une profonde évolution qui le pousserait dc nouveau dans le circuit des grandes puissances dont il s'était volontairement ccartc.Toutes ces espérances se sont envolées en fumée devant la ré- aura Il y a à Détroit, dans le Michigan, ancien oratoricn canadien du nom de Coughlin dont nous avons déjà parle, cl qui, par ses discours pour la revalorisation du métal blanc et autres dc « restauration » économique, s’est crée une réputation nationale aux Etats-Unis.Cette attitude en a fait presque un ruai de M.Hooscvclt en popularité.Elle lui a d’ailleurs rapporté quelque chose, car un comité formé un que A & k o” •4>\ I.a femme joue dans la société familiale un rôle politique auquel et son éducation la destinent; mais elle ne saurait étendre son action à la société civile sans l’affaiblir.Et pour ceux qui ont appris a l’admirer comme une polisseuse d’angles, sur un palier supérieur de I humanité, l'idée dc la mêler Ionics électorales, avinées ou paraît une monstruosité.Vous, madame, croirez-vous grandie pour avoir trace une croix ridicule dc carton ?sa nature mesures XV X aux v sous scs auspices par une vieille demoiselle peu hystérique comme il y en a beaucoup dans le, monde religieux en Amérique du Nord a réalise -5000,000 de profil par la revalorisation de l’argent.X oici maintenant qu’un autre abbé (ou est-ce un régulier ?car en anglais lotis les prêtres indistinctement sont des «fathers»), le Father James A.Cox, se met en vedette par une dénonciation du sénateur louisiniiuis llucy Long, celui qu’on appelle le « kingfish ».Il disait jeudi soir à M.Roosevelt, au cours d’une allocution radiophonique: « Qu'atten- dez-vous, Monsieur le Président ?Vous avez le peuple avec vous.Il n’y a pas dc place en notre pays pour le nazisme, le fascisme, ou des dictateurs comme Iiucy Long.» Celui-ci avait son plan pour la confiscation (ce qu’il appelle le partage) de la richesse.Le Father Cox rappelle qu’un certain Andrew Carnegie avilit devancé sur ce point ce « fou furieux d’iluey Long » en proposant un impôt sur les héritages et les donations qui aurait bientôt fait passer la fortune fanatiques, \ mi : VOUS ponsc allemande aux propositions dc \ sur un morceau i Lucien PARIZEAU / 0 v La lettre de M- Louis Morin ; ses volontés et pour prendre la dircc-; tion des affaires en Europe.La façon dont l'Allemagne a tergi-.verse pour faire connaître son pofnt ; dc vue sur les propositions anglo-françaises ne pouvait avoir qu’une signification : celle d'une manœuvre dilatoire.Elle indiquait aussi très nettement que jamais l'Allemagne «'accepterait dc désarmer.C'est pour-i quoi on a pu juger des les premiers .jours quel serait le sort dc l'accord dc Londres.Jean Marie NADEAU M.Louis Morin, conseiller du Roi, avocat à Saint-Joseph dc Beauce, nous écrit le 15 mars qu’il a été très surpris dc lire dans I'Ordre de ce jour-là sa lettre à M.Dupré sur le règlement des dettes agricoles, car clic n’était pas destinée au public et n'avait pour objet que de renseigner l’avocat général, M.Dupré.sur le sentiment des avocats et du public dc la Beauce touchant l'application dc cette loi.« Ma critique de cette législation », dit-il, « ne s’adresse pas au gouvernement, mais aux faux principes qui sont la base dc la loi.Je comprends que cette loi a été votée unanimement par tous nos partis poli-^ tiques, qui doivent en supporter la res-ponsabilité.» M.Morin a raison de faire ob- ¦ server que la loi a été votée à l'unani- i mité dc tous les partis : nous avions i nous-nicme - souligné - que-c’est- cette unanimité dans la démagogie qui est dangereuse pour la société moderne et en particulier pour notre pays.Quant nu reste, il a raison de dire que sa lettre n'était pas destinée à la publication; la personne qui nous l'avait transmise ne nous avait pas dit que la publication pouvait présenter des inconvénients.— Ol.A.à Comme la plume au vent {PeIIcttcr M.Hector Racine M.Sacha Guitry vient dc faire représenter à iOpéra-Comique une comédie mu-I sicalc intitulée Mon ami Pierrot, dans i laquelle il met cil scène l'auteur dc cette i célèbre chanson qui, comme vous le savez qui fit à ccs messieurs dc l’Hôtel de Ville la faveur dc les conseiller dans l'établissement du nouveau tarif de taxis Toutes les illusions se sont donc certainement (non, vous ne le savez pas , envolées et une chose reste : l’Aile-certainement, car- les musicographes ne s ac- : magne en bloc derrière son chancelier, cordent pas- sur cet objet), n’est autre que ; bjcn ^terminé à se lancer dans une Luth.A ce propos, un chansonnier, M.Jean , .I Bastia, a cherché ce que pouvaient bien si-1 9ucrrc dc rcvanchc a ,a Prcm,crc occa' , gnifier les paroles d'Au clair de la lune.j slon- Les Ides dc Mars n ont pas été II ne faut pas manquer les confé- nationalisme et dc défiance généralisée, j « Prête-moi ta plume ».Pourquoi diable précisément celles que les naïfs atten-, çcnces que .M.Hornbostel donnera II s’agit de savoir, comme d'écrit sir ; Arlequin demande-t-il une plume à Pierrot, ! daient.Elles ont revêtu un caractère | 1 Ecole des Hautes Etudes Gommer- Henry Strakosch, qui 1 emportera du alors qu’il ne semble sc soucier que dc la absolument contraire à leurs espoirs, i ciaJes sous les auspices dc 1 Institut bloc dc 1 or ou du groupe sterling.'mort dc sa chandelle ?Arlequin csl-il donc i tm - .A , m in mm .—_______________________________iMïüSÜÜfi ^ ebeee! n est pneore monte sur les tréteaux pour des nombreux problèmes quelle pose.J Tor devront dévaluer leurs monnaies ' • Que/,c drôlf J’idéc d',aücr c,}?z la Voi' et fera beaucoup dc mal avant dc prêcher la politique «le «réforme» * Il donna ,1 y a deux ans.aux Annales comme ]es Américains et les Anglais.f"nc pour clwrH4 lElpiSilS 0B?itASSEL1;" ?.fiF* t tant : ce compte est chargé, surfan de Oüvar AbbtU.-M , ingénieur Ber,hier.Celui-ci, afin de mbles pour le cœur: ski.cyclisme, water- ^milly trente a peine.« Etait-elle moins sauve de 1 oubli 1 admirable h.s- >15; cette facture est surfaite, chargée,- réhabiliter son maître, que la foule a polo, aviron, natation, marathon.lutte.$cIle ; % demande M.Henry Bor- to,re d amour.Lcs Lettres portugais Précieuse corpulence pH.p«,,.(»«»« ri.,u«i«, ^c«5“^k«S.'« % »,e„drc «Lel ^ l „ „ ,, -*- de wills.L industriel anglais veut con- ., , , , • .avec modestie, et tantôt avec fierte.= SieBSïiJ E?H££E:.i= §TlE§ sE### lipsHÂE isiei wmmmmmMÊrnm wmm & mshsà esss-êîS ss~^-,=z^ : - ¦¦ -—1 tous les frais qui s y rapportent.Selon restituée suivant le; conventions.Pourtant continu des faillites retentissantes dues 9 P.Daviault, dans L'expression juste cn les «demandeurs » n’hésitent pas à pencher traduction, on peut employer charger du côté de la corpulence, pleine de charmes cn comptabilité, comme dans cfet ex- a leurs yeux, si chère soit-elle.Qu’en disent cm pie : « to charge an account with all nos élégante; qui tiennent encore pour la the expense*, charger un compte de silhouette filiforme?hiles.En attendant, les deux copains :¦ : compte, et non bill »' /verier à un compte, débiter un fautes.pT et no- charger - un compte: "-.gnan .on*h en rant ,.e- aride, cette marchait- vérité.L’action, qui s'amorce lentement.une allure entrai- ent v'00 et non chargé .demandez-vous compr chargez-vous cad 1 > En terminant une traite, on ne doit pas écrire que vous chargerez au compte de ¦> mai- • que vous porterez au compte, au débit d« D re également : la commission prélevée par la banque et non : la commission e charger de l’es ccution de quelque chcrc.de la corre-pondance française, de faire valoir ce» dro:" = .de régler un différend.Dans, ces exemples, le verbe charger est employé pronominalement et si- Activités.— Il n'y a plus que ce gn : fie prendre le soin, afoir la respon- mot pour indiquer 1 action, l'activité, sabilité.la conduite de quelque chose, Loeurre ou les oeuvres, et que sais-je mort, dans 1 explosion qui détruit leur encore.Traduction littérale d'« acti- laboratoire et qui est le résultat d'un mies -.mot anglais par ou i on désigne Potage de la part d' hicule: mais en comptabilité on porte aujourd hui tous les modes d activité.au compte, on débite, on facture : Combien c/iargcz-vous de tonnes dans c '.agon ?Veuillez facture r cet article.Hun «Limages ce mot n'évoque-t-il onm A I ÉPREUVE DU FEU, À L'ÉPREUVE J ai lu quelquefois que ce Pai- Heureusement, le cinéma est I art son- la des traductions littérales de qui peut le mieux le- réaliser, puisque.fireproof ¦ et de « waterproof *.I! y a cependant des fautes plus graves, car Littré dit entre autres choses au sc« nés bien amusantes que Fernand Cravev et Roland Toutain enlèvent de : r \ u par ses ressources nombreuses et variées.il peut se permettre toutes les fantaisies.F.a compagnie L FA a su exploiter habi- protecteur des deux copains, la fraîcheur de Josette Day et la musique enlc- mot épreuve : être à l'épreuve de.résister à Pour à l'épreuve lenient ces ressources et faire une œuvre avantageusement originale.pouvoir de l eau on dira imperméable.Les matériaux à l'épreuve du feu ‘e disent quelquefois ignifuges, réfractaires.v ante du film en font une œuvre où la L n jeune ingénieur français, nommé Berthirr.assistant le profe-scur Lefèvre dans ses recherches sur la tran-forma- gaieté.Jean-Claude MARTIN tion du plomb cn or, échappe -nul à la On charge un navire, un wagon, un camion, une livreuse, ou tout autre vé- lne classification des sports puissant indus- un Concerne?.— Littré ait expresse- avant volé les plans du professeur Le- t ment de ce verbe ; «ne s'emploie pas fj a fait construire dans sa passivement.,> Concerne au sens d :n-Rechargcr veut dire charoer de téressé n’est donc pas français, même si on le trouve dans 1 Ordre.Lcs die du laboratoire du savant français.Ln spécialiste hongrois des maladie» de min»'.-it uée sous la mer, une réplique agran- : recharger des barils.nouveau ¦ amour de Béjà sont nés deux des ceux Armand RIO Un coup d’œil sur la banda de votre journal vous rappellera la date d’échéance de votre abonnement.Vous nous rendriez service en le renouvelant avant que nous ne vous en fassions la demande.Quant à M.de Chamilly.Saint-Si-1 mon s’est chargé de I accommoder à sa Toutefois, nous scmble-t-il, les efforts façon, dès que le héros du Portugal, excessifs réalisés au cours des compétitions de Candie et de Grave, devenu maré-• j ne valent rien pour l’organisme de ceux qui chai de France, lui parut digne de sa Bien que l’amour n’eu soit pa- exclu, les déploient, quelle que soit leur résistance.1 redoutable plume.« A le voir et à l en- autres.à la nouvelle découverte, il dénonce la fau-.-c philanthropie* de XX ills et fait sauter l’usine.charmes incontestables : Marie Law- ’ à Berlin ?Agissait-elle comme un agent ] qui sera sensée les vendre aux armées chi- ! un matériel complet de photographe.Le rideau peut tomber.Les munitionnaires respirent, leurs contrats ne seront pas résiliés.Reste une question : Baillie-Stevvart est-il une victime ?aux Les mystères de 1« Intelligence Service » double ?Ou bien, est-ce que Krupp et peut- noises au Jehol.rcnce.C'est ici que le jeu du lieutenant Baillie- être le Auslfunftdiensl avaient réussi à la Stewart s'enveloppe d'obscurité.Il est prouvé confesser * en y mettant le prix ?que l’officier du Service de Renseignements Et Baillie-Stewart ?demandez-vous.Mais il nous semble que son affaire devient lumineuse.Et il est certain qu’elle ne serait jamais venue au grand jour de l’audience si les Nippons n’avaient, en s’emparant des chars d’assaut de leurs ennemis, constaté leur parfaite similitude avec les leurs et, surtout, s'ils n’avaient manifesté l'intention de dénoncer leur contrat.et de ne pas honorer les traites.Car il n’y a pas d’affaire Baillie-Stewart, il y a simplement des gens qui cherchent à se tirer d'un mauvais pas et qui, pour cela, n’hésitent pas à monter la plus surprenante machination qui soit.Les doléances japonaises mettent en branle tout le mécanisme.Que se passa-t-il alors ?Une seule britannique sc rendit lui aussi à Kiel, puis chose est certaine : un soir, la belle mforma-à Berlin.Il ne fait aucun doute que Marie trice, Lawrence le présenta à Chen I ao, dans j N'est-il pas plutôt consentant ?On ne peut jurer de rien, mais l’attitude du prisonnier de la Tour de Londres, ses aveux embarrassés, ses silences, les mensonges dont ' il use pour entourer son cas de ténèbres et j de mystères ; d’autre part, l’extraordinaire i publicité faite autour du procès, bien propre à brouiller les pistes, enfin les lacunes de l’instruction et le vide du dossier, oui, tout, sans oublier le fantôme, savamment évoqué, de l’énigmatique Marie-Louise dont sur laquelle pesaient d’aussi graves soupçons, fut ramassée dans le Tiergarten, une balle dans la tempe gauche.Un revolver traînait à côté du cadavre.Un sac contenait ! De l’hebdomadaire 1935) l'intimité duquel elle avait réussi à se glisser.Quel fut exactement le rôle de l’énigmatique jC'CMMENT Baillie-Stewart, petit licute- : voyageant sous le nom de Chen T ao.Sans espionne, en la circonstance ?Se méfiait-on nant aux Seaforth Higlanders et tactic s’attarder plus de" quarante-huit heures à déjà de Marie Lawrence ?La chose ne agent du British Intelligence Service ; Paris, le jaune filait immédiatement sur paraît pas impossible pour qui connaît la a-t-il été amené à jouer un rôle de premier Kiel.C’était son droit strict.plan dans cette guerre sourde à laquelle ne SUITE ET FIN quelque argent, des bijoux, une boite à poudre, un bâton de rouge, bref tout le nécessaire d’une jeune femme élégante, mais aucun papier compromettant.A qui ce crime était-il imputable : rôdeurs, Intelligence Service ou Ausl(unft-diensl ?suite de l’histoire.Toujours est-il que le Jaune vint à Londres où, affirme-t-on, Baillie-Stewart lui ménagea diverses entrevues avec les mu-nitionnaircs.Ces derniers allaient pouvoir placer leur matériel aux deux belligérants : le Nippon et le Chinois.Restait à savoir comment Krupp réagirait.Or il réagit d’une manière particulièrement violente.C’était encore son droit que de des- ccsscnt de se livrer les munilionnaircs ?cendre, dans cette ville, au Palace Hôtel où \ o.la ce qu il importait d établir si 1 on Krupp traite royalement les acheteurs de ca-voulait comprendre lout le côlé dramatique du procès du prisonnier de la I our de Londres, ainri que la signification de la on ne veut pas dire qu’elle s’appelait Marie Law- • fence et qu clic était au service de Downing Street cn même temps qu’à celui du Aus-kunftdicnsl, renforce la thèse de 110ns délégués par les pays en feu.Lt quand M.de Bolilen-Habach, mari de Bcrlha La police allemande, peu curieuse pour une fois, conclut plus simplement à un suicide, et l’on n’en parla plus.Autre particularité, non moins curieuse : la campagne contre les munilionnaircs britanniques s’arrêta net.Krupp, sc rencontre avec un mandataire des nationalistes chinois, ce n’est pas, on le devine, dans le but de l'interroger sur les rnc-C’était au début des opérations nipponcs rjtcs dcs théories humanitaires de Sun Yat en Mandchourie et dans le Jeliol.D'impor- Sen.Vous saisirez mieux l’allusion quand je tants munilionnaircs britanniques avaient vous auraj dit que '’armée du Jehol manie Japon pour la four- quait d’à peu près tout ce qu'il faut d ordi- Lc Foreign Office, qui n'est pas dans le secret des dieux, s’émeut le premier.Puis c’est le Home Office qui menace d'ouvrir une enquête.Les munilionnaircs lâchent pied ; ils nient tout : les accords avec Krupp, la vente des tanks aux Chinois.Les plans, disent-ils, ont été volés au Ministère de la guerre et vendus à l’Allemagne.A son tour, le War Office, affolé, se retourne contre Ylnlelligcnce Service qui, froidement, reprend à son compte l’accusation : Baillie-Stewart vient de remplir une mission spéciale à Berlin, il a rencontré là-bas Marie Lawrence, alias Marie-Louise, qui était à la solde des Allemands.Le coupable, c’est lui.Et allez donc ! Au cours d’une perquisition opérée chez l’officier, on trouve les plans d’un land et ceux qui affirment aujourd’hui que Baillie-Stewart a, d’accord avec ses rôle de bouc émissaire.grâce que s’apprête à .igner le roi George V, à 1 occasion de son Jubilé.chefs, accepté de jouer le Des firmes anglaises furent nettement mises en cause par une certaine presse allemande.Des journaux allèrent jusqu’à publier, en pleines pages, le détail des négociations engagées avec les Asiatiques, Pour Downing street, la situation ne laissait pas que d’être gênante, elle l’était davantage encore pour le Gouvernement britannique dont ces intrigues menaçaient de torpiller le projet d’embargo sur les rrmes de Mais ici, il nous faut donner la parole défenseurs de Baillie-Stewart, qui se font cn même temps les accusateurs du British Intelligence Service et de ses méthodes.La mesure de grâce dont va bénéficier prochainement le héros du procès de Londres-Chelsea sera, quoi qu’on dise, interprétée comme une confirmation.aux passé un marché avec niturc d'avions de bombardement et de chars d'assaut légers.Est-il nécessaire de préciser que Ylntclligence Service possédait, comme par hasard, de gros intérêts dans la firme chargée d’exécuter les contrats ?Or donc, tanks et avions furent livrés comme il sc devait, et cela d’autant plus rapidement que le Premier, M.MacDonald venait d'inviter les Puissances à se mettre 1 d’accord sur un projet d’embargo visant les armes de guerre à destination des belligérants asiatiques.naire pour se bien battru Mais les tractations de Chen I ao, à Kiel, ne pouvaient pas passer ^inaperçues.L’Intelligence Service même chez Krupp.Aussi bien, nous savons que ce n’est pas la première fois qu un officier attaché au W ar Office ou qu’un tactic agent du British Intelligence Service accepte d endosser des responsabilités qui ne sont pas Dans 1 esprit d un Britannique, les intérêts de Downing Street Que disent-ils ?Ceci, qui confirme ce que nos lecteurs soupçonnent déjà : Premier temps : les munilionnaircs britanniques comprennent qu’il ne leur servirait à rien de vouloir faire cavaliers seuls plus longtemps.L'heure des concessions a sonné.Deuxième temps : les Japonais se sont assurés la licence des tanks fabriqués par les firmes anglaises.Qu’importe ! On usinera les blindages en Angleterre, on les expédiera à Essen, et c'est la Mctallu'arenfabnji des yeux partout.Qu’en pensèrent les munitiohnaires de la guerre.En outre, il ne faisait aucun doute que des fuites s’étalent produites.Cité ?Sans doute que ces armes que les : Chinois cherchaient à se procurer en Alle- siennes.If passent avant toutes autres considérations personnelles.On lui apprend cela, lors de ses débuts dans la carrière, à 1 école dite « d’informations de guerre » du Devonshire.magne, une firme anglaise pouvait tout aussi bien les leur vendre.Îff'hî Qui donc renseignait l’adversaire ?Certainement pas Baillie-Stewart, rentré à Londres et dont les sentiments et la tien ne pouvaient être mis en cause.Mais alors, Marie Lawrence, demeurée Le tout était d’attirer Chen fao à Londres.On chargea de cette mission de représentant de l’armée nationaliste chinoise confiance une spic à l’intelligence souple et correc- Pcu après débarquait à Marseille un m Maurice LAPORTE 5
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