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Titre :
La renaissance
Éditeur :
  • Montréal :[La renaissance],1935
Contenu spécifique :
samedi 17 août 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La renaissance, 1935-08-17, Collections de BAnQ.

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Première année — IVo 9 10 SOUS Montreal, samedi !7 août 1935 ift tft mi mut HEBDOMADAIRE POLITIQUE ET LITTERAIRE Directeur: OLIYAR AS SELIN Chez nous.Un homme qui parle franc « M.R.B.Bennett est absolument ignorant des fondements de l'économie politique », a dit le candidat libéral dans le nouvel arrondissement d’Outremont, M.Vieil, qui a ajouté : « Si le Canada a passé par une crise si dure, c’est parce (pie son premier-ministre a ignoré qu’il existe une interdépendance économique entre les différents pays du monde, que la nature fait mûrir des fruits et des produits différents, sous différents soleils, et qu’il en résulte la nécessité des échanges.» Même parmi ceux qui maudissent M.Bennett pour sa politique, il est bien peu (le gens qui ne s’inclinent devant l’étendue de ses connaissances et la puissance de son cerveau.C’est l’antienne que M.Bourassa a entonnée après M.Dupré et M.Duranleau.Enfin voici quelqu’un qui trouve que M.Bennett est un esprit borné, et qui le dit.Souhaitons que sa franchise ne nuise pas à M.Vien, et que cet homme de valeur, s’il est élu, ne soit nas tenu à l’écart dans l’intérêt de quelque ancien associé en sous-main de M.Duranleau.L hypothèque de $483,000,000 Entre cette hypothèque et la dette obligataire de même montant qui grevait autrefois les forêts concédées de la Province, il n’y a pas de différence : le gouvernement conserve le droit qu’il possédait de retirer du domaine hypothéqué, à fin de colonisation agricole, tous les « lots » qu’il voudra.Cela, nous l’avons déjà démontré et seul peut y contredire quiconque voudra faire de l’exploitation forestière avec le dollar par année que souscrivent les membres des multiples et inexistantes sociétés de Saint-Jean-Baptiste.Quatre cent quatre - vingt - trois millions : la somme est d’importance, et peu importe qu’elle soit venue d’Angleterre ou surtout des Etats-Unis, mais le domaine qu’elle intéresse ne tiendrait pas non plus dans un mouchoir de poche, et les chiffres qu’il évoque prouvent tout au plus qu’un peuple ne saurait tenter de s’industrialiser tout d’un coup par les moyens capitalistes sans mettre quelque chose au jeu.Pour M.Duplessis et pour ses satellites de l’Action libérale-nationale, qui n’ont pas l’ombre d’une idée sur la manière dont un peuple peut à la fois concéder son domaine et le conserver, il y a, dans cette hypothèque de $483,000,000, de quoi effrayer tout « habitant » qui n’a pas plus qu’une dette de $5,000 à faire purger par le moyen des lois -ociales de M.Bennett.M.Godbout et la luzerne C’est une plante fourragère relativement, nouvelle, en notre province, que la luzerne.D’après M.Bois, directeur du service de l’Economie rurale, qui travaille sous la direction de M.Godbout à la populariser, eflle souffre moins de la rigueur de nos hivers que le trèfle, et un champ de luzerne peut facilement donner en deux coupes trois à quatre tonnes à l’acre, pendant une dizaine d’années.Cela, Mademoiselle, vous intéresse moins que le prix des corsets ou des costumes de baih.Sachez quand même que le ministre qui, parce qu’il connaît son agriculture, fait pousser quatre tonnes de luzerne où il poussait seulement deux tonnes de mil ou de trèfle, fait plus pour sa province que la langue de M.Paul Gouin ou même celle de M.David.Jusqu’ici on a importé d’Ontario la graine de luzerne : aujourd’hui on la récolte à Luskville, dans la Gatineau, et on en récoltera bientôt dans la région d’Oka.Remercions M.Godbout de le ciel qu’il ne soit pas trop tôt remplacé au ministère de l’agriculture par un faiseur de discours.Les < commandeurs * en politique Un nouveau bipède vient de faire son apparition dans la politique.Les « commandeurs » n’existaient chez nous, autrefois, (pie pour ouvrir la porte aux archevêques, conduire les autos où les cardinaux se faisaient tuer, porter un coin du dais dans les processions de la Fête-Dieu, orner les cortèges de Saint-Jean-Baptiste.Et c’était leur place.On en a vu un au congrès libéral du comté de Québec-Montmorency.Contre le candidat libéral officiel, M.Wilfrid I .acroix, qui obtenait 125 voix, le Commandeur J.-A.Chrétien — c’est sous ce litre qu’il s’est présenté — n’en a réuni (pie 28.Mais c’était un commencement et l’on peut espérer que, l’influence de la Bonne Presse se faisant davantage sentir, on verra un jour ou l’autre dans les congrès électoraux les décorés du Saint-Siège avec tous leurs titres, rubans et chamarrures.Ce n’est certes pas manquer de respect au Souverain Pontife (pie de leur souhaiter succès, à eux et a tout ce qu'ils représentent.—1 ¦ - - S O M M fl 1 R € De la Mer Verte à la Mer Rouge André Bowman Inquiétudes de nos figaros Jean-Marie Nadeau D’Ottawa à Montréal Dolilard Dansereau Les illusions du « Cape Times ^Georges Langlois Bordeaux est-il lisible ?Berthelot Brunet Les lettres de cachet Henri Perrault La mystique de Baudelaire Philippe Bertault Il pleut sur le temple Jules Bazin Lettre de Paris Hélène Roulans Lettre de Londres R.de Montmeyran L’indice d’octane Léon Lortie Suis-je cardiaque ?Dr G.A.Séguin Nages de fond et nages de vitesse *\ï- Jean-Robert Bonnier Marchand d’amour !• iflfp, Louis Pélland > i j .et ailleurs Les entraves au commerce Le Secrétaire d’Etat des Etats-l.nis, M.Cordell Hull, estime à 20 ou 25 milliards de dollars par année le coût des entraves mises au commerce international dans divers pays.Sur ces 20 milliards, il y en a bien quelques-uns qui servent à entretenir des armées de chômeurs, et quelques autres à construire des navires de guerre pour empêcher le Japon de conquérir la Chine (tu parles !).Mais combien sont prélevés sur le commerce pour l’amour et dans l’intérêt plus ou moins bien entendu des politiciens, et simplement pour faire accepter au « paple » l’idée qu’il se gouverne lui-même ?Vingt milliards : c’est-à-dire vingt fois le budget des dépenses fédérales, provinciales, municipales et scolaires d’un pays comme le Canada.par QLIVAR ASSELIN mais en invitant tous les exportateurs du Royaume-Uni à contester les droits canadiens qui ne leur conviendraient pas, il avait fait un pas dans Je sens contraire.Ce qui conviendrait parfaitement au journal conservateur, ce serait un tarif douanier établi par les industriels canadiens et (pie personne ensuite ne pourrait attaquer.^Le tort de M.King, c’est de vouloir faire porter au cabinet toute la responsabilité de la politique douanière et de ne laisser subsister la commission extraparlementaire qu à fin d’enquête, *iu lieu de s’en faire, comme M.Bennett, paravent.un très commode L’explication La plage de Pile Sa i n te-Hélèn e Législation sociale Beaucoup de patrons chrétiens, dans les vieux pays, considéraient naguère comme un devoir de consulter leurs employés sur la marche à donner à leur entreprise, maie ils n’auraient jamais admis que l’Etat les y forçât, et c’est pourquoi la déclaration de M.King en faveur de l’admission Elle est là, prête à aménager.Et la Ville a dépensé tant d’argent en allocations de chômage qu’elle en aurait eu cent fois assez pour exécuter ces travaux-là.Mais l'aménagement d’une plage par la Ville, c’était la mort de quelque plan de concession comme certains conseillers municipaux en ont conçu et qui apporterait la joie avec la fortune à certains d’entre eux.L’année prochaine verra la fin du mandat du Conseil actuel, autant dire la fin du Conseil lui-même ; et la tradition veut que ces fins de régime soient marquées par des I|M UllintN Epave du «Bateau-Trésor En 1721, un bateau russe chargé de prises faites sur les Suédois avec qui Pierre-le-Grand était en guerre, sombrait au large de Helsingfors.La tradition se perpétua dès lors que parmi les dépouilles se trouvaient de grandes quantités de vaisselle d’or et d’argent et quatorze barils de pièces d’or, Je total évalué à environ 200 millions de marks finlandais, soit 15 millions de fr.-or au cours actuel.Des expéditions suédoises et russes tentèrent à différentes reprises au cours de la première moitié du XIXe siècle de récupérer ce riche chargement, mais sans y réussir, en sorte que le «bateau-trésor» retomba dans l’oubli.Récemment cependant, un vieux livre de bord trouvé dans les archives de famille du comte Wachtmeister, en Suède, fournit des renseignements qui permirent d’établir l’endroit exact où gisait l’épave ; celle-ci a, en effet, été reconnue par la compagnie de sauvetage Neptune, qui est en train de la relever.¦l' •>> 's bjsft ' \ M i i^ 4 // / ÇA VAUT UNE BIERE OLD STOCK !7 (nuit /9.7,7 MRfmumu £[£!%]£ ctL'tCRfllM Marchand d’amour L’art du costume Edmond I .Grcvillc est un jeune metteur en scène de talent c|iii, contrairement à la plupart de ses confrères, cherche mieux fine les succès faciles dont se contcntcnl les bricoleurs de gros mélos et de vaudevilles aux c alembours antédiluviens.Grcvillc* herein* par le moyen du cinéma à exprimer sa personnalité, et ses films, Lis n’atteignent pas au sommet de l'art, marquent un effort plus qu’intéressant.Marchand d’Amour est un film hors série.Non pas, répétons-le, que nous soyions en présence d’un chef-d'œuvre : c’est un film oui y tend et .est déjà suffisant pour le classer au-lessus de la masse de la production nématographique.L'action se déroule dans les mil eux de cinéma.La figure dominante en I le metteur en scène Jack Stephen.Stephen est un de ces hommes qui iin-pr ment à chacune de leurs activités ' i marque de leur fort tempérament.\u cinéma il n’a pas manqué de remporter de lég'times succès, mais l’ignorance artistique et les soucis cx-lusivemcnt commerciaux des directeurs de firmes l’empêchent de réaliser le film qu’il voudra i, le « fihn de -a v e ».Entre temps, Stephen ren-( entre une petite midinette dont il fait ine grande vedette et qu’ 1 a me éperdument.Mais il commence à vieillir, et l’amour n’est pas réciproque.La jeune star le trompe et lorsqu’un com-menditaire accepte enfin de fournir à Stephen les fonds nécessaires au grand I lin qu’il projette, elle préférera partir pour Hollywood plutôt que d’accepter la vedette du film de Stephen à qui pourtant elle doit tout.La déception de Stephen est si forte qu’il rate son film.Le public siffle consciencieusement ce film incohérent dont il ne comprend pas les quelques beautés qui malgré tout s’y.rencontrent.Stephen perd du coup son renom et sa fortune: personne ne veut plus lui faire confiance.Pendant des mos il se voit re-luscr toutes ses offres aux studios.De désespoir il veut se tuer.Il se procure un po:son et s’enferme clans la chambre d’un hôtel garni.Cependant Lily Love revient chimérique.L’assistant de Stephen et une vieille amie lui font comprendre qu’elle seule peut le tirer du désespoir.Elle comprend sa faute, trouve un com-menditaire et va offrir à Stephen de tourner le grand film qu’il projette.Idle arrive trop tard chez lui.On le cherche partout et lorsqu’on finit enfin par découvrir l’hôtel garni, Stephen vient d’absorber le poison.On le transporte à l’hôpital.Stephen revient à la vie et son premier regard tombe Mtr la figure repentante et sour.ante de sa petite vedette.La satire des gens de cinéma — en autant que nous pouvons en juger — est des mieux réussies.Ce metteur en -cène coléreux, ses sous-ordres rampant autour de lui sont vivants.Cette satire menée avec une férocité calme ne fait malheureusement pas tout le scénario, il y a aussi l’intrigue d’un romanesque quelque peu puéril.La faute la plus lourde est sans doute la guérison de Stephen.Le film se term liait tout naturellement à la mort du metteur en scène.1 oui ce qui suit n’est qu’un mauvais hors d’œuvre, une malheu- reuse concession au mauvais goût populaire.La façon dont l’histoire est contée vaut mieux que le scénario lui-même.C haque scène est traitée avec force et sobriété, qualités que l’on note avec d’autant plus de plaisir que la plupart des films sont encore avares.Un très heureux mélange de réal sme et de poésie caractérise le film.Il y a des niaiseries dans Marchand d’Amour ; il y a aussi de très heureux morceaux de poésie visuelle.Malheureusement cette poésie découle trop souvent d’un symbolisme déroutant.Grévi lie sait sans doute ce que certaines images si-gnif.ent ; le spectateur ne le sait pas toujours.Il y a aussi abus des images estompées, de ce qu’on appelle les « flous artistiques ».Bref, Gréville possède un sens artistique certain, des idées originales, mais 1 ne paraît pas encore en pleine possession d’une technique assez souple pour les exprimer avec clarté et précision.Comme le scénario et la mise en scène, l’interprétation a du bon et du mauvais.Jean Galland campe un metteur en scène d’une vie étonnante.Sa composition le classe dans la lignée des grands comédiens.A noter la scène ou Stephen, après avoir absorbé le poison s’appu e devant un miroir et :e regarde mourir.Françoise Rosay n a pas uii rôle à la mesure de son grand talent.Rosine Déréan fait ce qu’elle peut d’un rôle trop fort pour ses moyens.Sa scène de larmes est tout simplement ratée.Somme toute.Marchand d’Amour est un bon film, pas parfait, c’est entendu, mais qui marque une tendance vers une meilleure formule de cinéma.Et puis, il serait injuste d’exiger la perfection d’un jeune metteur en scène qui en est encore à ses premières armes.Louis l’KLLANI» ^ _ Echos 7 cmiiignagc Les étrangers qui ont étudié à loisir Hollywood ne sont pas tendres dans leurs jugements sur la Cité du cinéma.Le témoignage de Greta Garbo ne fait pas exception : Hollywood est un terrible compromis.L’art n’y règne pus.Hollywood ressemble beaucoup plus à une administration où l’on vous paie.J’ai rêvé d«* faire un film et de me créer un rôle, niais dans l’atmosphère d’Hollywood, c’est impossible.Un jugement autorisé Littérature et cinéma Cl) est un attristant Nombre de cinéastes nourrissent j a ivoman, la ferme conviction que le cinéma, j exemple : sous peine de se voir étiqueter art j « Le roman, ici, ne sert unso-secondaire, doit se défendre cnergi- lumcnt à rien au point de vue artis-queinent contre toute influence de la tique.On se demande pourquoi les littérature et du théâtre.Cette théo- producteurs ont versé les dro.ts rie ne rencontre pas l’assentiment | d’auteur à la succession de Pierre universel.La profusion de romans et Louys, si ce n’est en espérant un de pièces île théâtre filmés presque j supplément de recette dans les pays «à la lettre» en est la preuve.(européens.Car :l part le titre (en Dans un récent article, Jean France, le film s’intitule: Fayard distingue le bien et le mal j femme et le pantin) et le nom fondé de ces deux théories et cons- | ou deux personnages, tout est tatc cpie la bonne formule réside dans un juste milieu.Il y a d’abord le procédé fidèle, trop fidèle, dont l’exemple type e.if un film que nous n’avons pas vu a Montréal : Madame Bovary.«Dans ce film», constate Fayard, « on a senti hésitant à innover, n’osant pas voler lie ses propres ailes.Il s’est borné a une illustration, généralement intelligente, d’un livre trop célèbre.» Le procédé opposé et le pi us execrable est l’adaptation libre par des gens incompétents.Le dernier film de Marlene Dietrich, The devil is Télévision l.a l’un mé- ! connaissable.(.) «Dès qu’on s’offre des latitudes, I il faut respecter les intentions géné-raies de l’auteur.Ici la trahison est j flagrante.(.) « Le plus grave, c’est que, après i avoir à peu |rres suivi le roman, dans la première moitié de ce film, on se soit amusé à ajouter de toute pièce un long épilogue de pur mélodrame et qui n’a aucune signification.» Jean Fayard propose certainement la bonne solution lorsqu’il donne comme type idéal l’adaptation large-mais intelligente, où le * en scène traduit par des images l’essentiel du livre, qu’il dépouille de ses artifices purement littéraires.Un grand film que nous verrons bientôt, Cf rime et Châtiment, en fournit un » pu juger déjà, par uni: photographie d’Henri (dirai dans son rôle de Jupiter I dans le film intitulé Los dieux s'amusent i, comliicn le maquillage pi-ut transformer une personne.Iri, e’est surtout le rostumi: qui opère eette transformation.Itceonuaissez-voiis, dans ee.vêtements militaires, le comique Armand Mernard ?Cet amusant acteur est, avec Henri Carat, la principale vedette masculine du film intitulé Los dieux s'amusent, que nous verrons dans quelques semaines.Photo UFA Gracieuseté de France-Film Bilan théâtral On n’a pas encore résolu de façon bel exemple : définitive le problème de la télévision « Là, le metteur en scène n’a pas mais l’application commerciale des I hésité à couper tout ce qui aurait récentes découvertes ne saurait! alourdi et prolongé son film, par tarder.j exemple les hésitations de Raskolni- On s’inquiète à bon droit du tort kov avant qu’il se décide a com-immense que causera la télévision au 1 mettre son crime, cinéma.Les spectateurs n’auront « Nous le prenons au moment où plus raison de se rendre à une salle son parti est pris.Mais plus tard, publique de projections alors qu’ils ! et par des moyens très judicieux, on n’auront qu’à tourner un bouton nous fera comprendre l’état d’esprit « Votre téléphone a la valeur r/iie vous lui donnez.» L[v temps c’est la vie.Epargner du temps c’est prolonger sa vie.Bien employer son temps c’est tirer le meilleur parti de sa vie.Votre téléphone, parce qu’il épargne votre temps, ajoute au nombre de vos jours et fait de vous un membre plus utile et plus efficace de la société.Que tournez-vous en ce moment ?— Un très beau film : Stradivarius.— Qu’est-ce que vous allez encore chercher ?Encore une de ces histoires romaines.Mais non, voyons, Stradivarius, c’est le célèbre constructeur de violons.-Je vois ça d’ici.Un truc avec des hommes en toges.On en a eu pourtant assez de Ben-Hur, de Cléopâtre, etc.Et le film qui devait s’intituler i Stradivarius deviendra Le Violon Tragique.Croyez-le ou non -:- Le directeur d’une firme américaine entend parler de La Vie de Notre: Seigneur, de Dickens, et convoque immédiatement en conférence les principaux chefs de service auxquels il déclare : « Il faut que nous achetions La Vie de Notre-Seiyneur immédiatement.C’est juste ce qu’il faut au moment où tout le monde fait du Dickens et réclame des films moraux.» Mais un autre dirigeant se lève pour protester : « Pas si vite, ça passe en feuilleton.Nous ne savons même pas comment sera la fin.» w, MONTREAL Optométristes-Opticiem t\ l’Hôtel-Dieu CARRIERE & SENECAL i.niiTKi-: 271 EST, RUE STE-CATHERINE Tél.LA 7070 QI DIEU nous prête vie, nous éta-^ blirons, lors de la ré-ouverture théâtrale do l’automne, une manière de documentation sur les scènes parisiennes les plus réputées, sur leurs directeurs — qui jouent ici un grand rôle, — sur les comédiens les plus en vue et les dramaturges les plus appréciés.Même si cette étude ne dépasse pas le cadre d’une nomenclature commentée, il en sera beaucoup plus facile, au fur et à mesure des nouveautés qui nous sont promises, de les raconter sans risquer de faire des allusions n’ayant aucun sens pour ceux qui ne sont pas déjà quelque peu au courant.La situation générale du théâtre à Paris est d’ailleurs la même depuis des années.La crise théâtrale a précédé la crise tout court.Les uns attribuent — comme de juste ! — cet état de choses à la concurrence du cinéma, d’autres à une indifférence croissante pour cette forme d’art, de la part des nouvelles générations surtout.Les directeurs, Je leur côté, prétendent qu’il n’y a plus de pièces, et font des reprises qui sont plutôt des résurrections, témoin la présentation récente de Michel Strogoff et des Deux Orphelines.Les auteurs, eux, ripostent que les directeurs ne se donnent pas la peine de lire ce qu’on leur envoie.« Pas de pièces ! » s'écrie Antoine.« Allons donc !» — Et il montre les liasses que l'on continue à lui adresser bien qu'il n’ait plus de scène à diriger.« Il y a de bonnes choses là-dedans.» Aussi songe-t-il à reprendre de l'activité.Un banquier — propriétaire d'un' journal du soir — l'aiderait volontiers, dit-on, à présider de nouveau aux destinées du théâtre qui porte son nom, et onze comédiens de renom auraient accepté de s’associer avec lui, jouant au prorata des bénéfices de l’entreprise.Lugné-Poe, le fondateur de la Maison de l’Oeuvre, est de la même opinion sur cette question de la carence des auteurs dramatiques que son grand ennemi le fondateur du Théâtre Libre.Lui aussi, qui découvrit tant d’auteurs, continue de recevoir des manuscrits qu’il lit, et, repris par sa vieille passion, il se [jouirait bien qu'il se mit, lui aussi, à la tête d’un théâtre d’essais.Si ces deux vétérans reprennent du service, si Copeau nous revient après une bien longue éclipse, si René Rocher rentre au Vieux Colombier, si Cora Laparcerie reste à la Renaissance, si tous ces efforts s’ajoutent aux efforts de ceux qui tiennent encore contre vents et marées, tant de bonne volonté fera peut-être tourner la chance et ramener le public au théâtre.Pour ce qui est de la saison qui finit, on peut dire que quatre pièces ont réussi puisqu’elles ont tenu l’affiche à partir du moment où elles ont paru jusqu’à la clôture : Espoir, de M.Bernstein, qui atteste la plénitude de sa maîtrise avec, en plus, une souplesse dont il n’est pas coutumier ; Prosper, remarquable comme « documentaire » — [jour emprunter le langage spécial au cinéma — sur la vie * et les choses de l’Algérie ; Tessa, adaptée avec bonheur par M.Girau-, doux et que la troupe de Jouvet a ' interprétée «avec une grâce infinie ; ! ' ".fin, Rouyc qui n'est pas plus la meilleure pièce de M.Duvernois que Le Nouveau Testament — repris lors de la Grande Saison à la requête du I comité des fêtes — n’est la meilleure pièce de M.Guitry.Plus récemment, au beau milieu des représentations en plein air, deux nouveautés se sont aventurées suides scènes dites «régulières».L'une, Je vivrai un grand amour, de M.Stève Passeur, a joui d’un succès d’estime dû à sa forme classique qui l’apparentait aux maîtres du XVIIIe siècle ; et l’autre, Bichon, de M.Jean de Lettraz, obtint un succès de fou rire où M.Victor Boucher fut, comme toujours, inénarrable.Ces pièces n’étant plus affichées — seuls six théâtres sur les 31 tiennent encore — nous y reviendrons à l’automne, s’il y a lieu.pour voir un film dans leur propre maison.Une conférence de M.R.Barthélemy, technicien officiel des P.T.T .en France, résume l’état actuel de la télévision dans les principaux pays : En France : la Société de France, '/ni a fait quelques dé monstrations de télécinéma sur tJO lignes, avec 2ÿ images par seconde, ne semble pas avoir présente d’appareils de prises de vues directes.ofi il se trouvait naguère.A aucun moment il ne fait de confession directe; au contraire, avec le juge Porphyre il s’applique surtout à donner le change.« Mais justement, plus il veut donner le change au juge et à nous-mêmes, et plus nous voyons clair dans son âme, plus nous comprenons les pauvres théories philosophiques qui l’ont conduit à cette solution médiocre.C'est du Dostoievsky, .parce que le Raskolnikov magistra- «Fa Compagnie des Compteurs j ,cmcnt ;ncarné par Pierre Blanchar est ressemblant.C’est du cinéma parce que l’action ne traîne guère et que les subtilités psychologiques nous sont toujours dévoilées brutalement, en quelques secondes, par quelque fait révélateur.» l.r.semble être lu seule à avoir résolu le problème de lu prise de vue directe avec une aimera.« Aux Etats-Unis, il est assez difficile de connaître nujourd' hui ht position exacte.«Il est certain que /ivorikine, j avec son iconoscope, en employant 1 l'oscillographe cathodique à l'émis- \ ® s ion, a eu des résultats intéressant s.\ I nrturin dramaturge «Une demi-douzaine de sociétés travaillent la question, de la télévis ion ; plusieurs millions de dollars onI été investis dans les éludes.« D'autre part, les grandes firmes américaines de cinéma se sont penchées depuis longtemps sur le pro-1________ ., .,., , ./ , ,,, • .| parait-il, sont authentiques de la pre- b/emc de la television.( ¦ est ainsi Le maire actuel de Tarascun consacre à la poésie les loisirs que lui laissent ses devoirs administratifs.' Un journal parisien publiait récemment une interview oil le maire poète a fait les déclarations suivantes, qui.Hélène HO U LANS Paris, juillet 1!)35.Théâtre et cinéma Un journaliste parisien écrit : Notre but n’est pas île dénigrer le théâtre, car c’est une grande chose qui a eu ses heures de gloire ; mais c’est justement à cause de ce passé glorieux qu’il nous finit l’abandonner: d’une part nous voyons que le vaudeville qui s’écrit de nos jours est inférieur en qualité, en esprit, en action scénique aux chefs-d’œuvre de l’antiquité, les pièces d’un Aristophane, d’un Plaute ou d’un Térence ; la tragédie, d’autre part, n’a plus rien à attendre après un Racine.Le théâtre est donc un genre dont les possibilités sont épuisées, où tout ce qui se fera désormais sera moins bon que ce qui a été.S’il s’agit de créer, il nous faut tourner tout entier vers le seul genre de spectacle qui soit plus riche d’avenir que de pussé, plein de possibilités surprenantes: le cinéma.Cette défense du cinéma ne rappellç-t-elle pas le pavé de l'ours de la fable ?Nationalisme Certains se plaignent en France de ce que le public accorde une préférence marquée aux pièces étrangères j et singulièrement aux pièces allemandes.De son côté, M.Gœbbels déclarait récemment : « Je ne suis pas contre les pièces étrangères, mais en ouvrant nos programmes, on a l’impression [ qu'il n’y a d'auteurs dramatiques qu'en [ France et en Angleterre.» L'art ne connaît pas de frontières, j disait le philosophe.Vérité d’un autre âge.que l’une des phis grandes firmes de cinéma, la Société Metro-Goldwin-| Mayer a déjà consacré des millions de dollars à l'étuile en laboratoire de : la télévision.«Au point de vue émission, à la fin de IQ33, aux Etats-Unis, vingt-i huit stations de T.S.F.représentant une puissance d'environ ton kit'-, étaient spécialisées dans la télévision et quotidiennement procédaient à des émissions destinées à être reçues par les amateurs.« En Angleterre, la télévision est • principalement représentée par la Société Baird, avec un capital de 70.000.0cxj.La B.B.G., qui centra, lise la radiodiffusion duns ce pays, fait de gros efforts pour encourager les constructeurs à pousser très vite leurs recherches de télévision.Des émissions sont faites régulièrement I sur 30 lignes, avec un programme j très varié, Ut B.B.G.prenant à sa charge non seulement les frais art is-1 tiques et les frais d'exploitation.mais encore les frais d'installation ' du poste d'émission.Un poste d émission a 120 lignes, sur 7 mètres de longueur d'ondes, est en construction.« En Allemagne, le ministère des P.T.T.et trois sociétés ou labora-foires privés travaillent le problème de la prise de vue directe avec ca-1 mira.Ne trouvant pas d'autres s'o-luttons, ils ont présenté des appareils très compliqués qui prennent un film des sujets èi téléviser; ce film est j développé, séché et transmis par te! lêeinèma moins de 60 secondes après ia prise de vues.Le cinéma a détrôné le théâtre.mière ligne à la dernière: Quand j’ai fait jouer ma tragédie, Tau jxissé, devant le grand mur du château du roi René, quel délire, mal-gré'la cabale! Au cinquième acte, le public pleurait.Il faut dire que me.s vers vous prennent aux entrailles ! On a joué ma tragédie deux fois, monsieur, ce qui est rare pour une tragédie.Mais je le sais, j’ai du talent.J'ai la tête épique.— Tel M.Joseph Delteil, jadis ! — Je serais plutôt dans le genre de Corneille, avec un rien de racinien.J’ai en train une nouvelle tragédie et un grand poème épique en douze chants.Ça c’est dur, quoique six mille vers ne me fassent pas peur.Je pense à des œuvres comme Mireille, avec des sujets plus forts.Té ! il se vaaate, le maire.1 )emain cinéma.television détrônera pivesent-e un |»rnÿ»r;i m me sensationnel Ame d’un clown avec?Pierre Fresnay, Pasquali A our ne pas se surmener d aucune façon.Et cependant, le surmenage physique n'agit qu’exceptionnel-lement comme cause déterminante de dilatation du cœur, encore que son influence soit incontestable chez les sujets porteurs de lésions cardio-vasculaires.Le surmenage est certes capable de provoquer l’irritabilité en dehors de toute cause infectieuse, mais il faut qu’il y ait alors une disproportion véritable entre la résistance du sujet et l’effort fourni.Les lésions du cœur ont cette particularité, lorsqu’elles sont une fois constitués, qu’il n’est pas de traitement susceptible de les faire disparaître.Un cardiaque restera toujours un cardiaque, c’est-à-dire un sujet à moyens diminués et sur l’avenir immédiat ou lointain duquel plane une perpétuelle menace.La crainte de la mort subite, éventualité relativement rare si l’on considère le nombre des malades véritablement atteints, est salutaire à tous les points de vue quoiqu’elle tende à créer un état d’esprit des plus fâcheux; il n’y a en somme pas de raison pour qu’un cardiaque, dont la lésion bien que définitive est compensée par un travail supplémentaire du cœur, ne parvienne grâce à une bonne hygiène jusqu’à un terme avancé de son existence.L’important est de savoir si oui ou non une lésion existe, et seul l’homme de l’art est en mesure de le dire et de faire la différenciation entre ce qui est convenu d’appeler un vrai et un faux cardiaque.La thérapeutique n’est évidemment pas la même dans l’un et dans 1 autre cas.Dans le cas d’une fausse cardiopathie, elle se résume dans l’application de certains préceptes d’hygiène générale tant au point de vue physique que mental.Il est une chose que l’on doit interdire aux faux cardiaques et c’est le repos trop absolu, d’abord parce qu'attendu l’allure traînante de leur malaise il risquerait de se prolonger au-delà de sa limite optima, et ensuite parce qu’une règle aussi rigide et des interdictions trop sévères ne manqueraient pas de les j impressionner davantage.Sous prétexte que leur cœur est intact et qu’ils doivent être considérés plutôt comme des nerveux, il faut se garder de tomber dans l’excès contraire, encore que ces sujets soient capables de se livrer à tous les actes de la vie courante sans en paraître autrement incommodés.Les efforts physiques, d’une façon générale, seront toujours proportionnés aux troubles que parfois ils provoquent.C’est avant tout une question d’adaptation et d’entraînement; l’adolescent, qu’un rien essouffle, ne participera aux jeux communs qu’avec la plus grande modération, l’adulte évitera soigneusement tout ce qui peut lui être prétexte à énervement.Mais le plus important est de conserver un bon moral, de ne pas accorder une attention exagérée à des malaises qui pour être assez pénibles n’ont pas le caractère de gravité qu’on leur prête trop volontiers.Avec l’assurance que leur cœur n’est pas en réalité malade, ces faux cardiaques retrouveront une sensation de mieux-être et un regain de vitalité, indices d'un état de santé organiquement bon qu’il est en leur pouvoir de conserver encore pendant fort longtemps.Doc teur G.A.SEGUIN Lu montre est un petit uniiiiul ù miiir froid (pii vit dans une eoquille et dont le ventre est hlnne.Jadis, eette eo
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