La renaissance, 24 août 1935, samedi 24 août 1935
Première année /Vo—!0 10 SOUS MonIrcal, samedi 24 août /().‘lô n etmmmu HEBDOMADAIRE POLITIQUE ET LITTERAIRE Directeur: OLIVAR ASSELIN Chez nous.Es-tu contant, Jiennett ?M.Lapointe n parfaitement raison «l’écrire dans le Soleil que les preuves .-V * 1 L’a vertissern ent d"// n chasseur de nègres Il y a certes quelque chose de grave dans l’avertissement à propos de l’affaire éthiopienne du général Smuts aux peuples du monde et rien de surprenant qu’avec sa naïveté ordinaire le rédacteur en chef du Devoir y ait attaché de l’importance.Il ne faudrait toutefois pas confondre le sentiment des noirs envers des civilisés comme le sont les Français et comme se montreraient sans doute les Italiens, et ceux (pie leur inspirent les chasseurs de nègres comme le général Smuts, promu grand homme parce qu’il a secondé tous les desseins de l’Angleterre à Genève et ailleurs.Un Latin ne -se croit pas déshonoré d’allier son sang avec celui d’un nègre : dans ces alliances, tout est affaire d’éducation, de véritale valeur sociale.Mais un Smuts habitué à jouer de la schlagne ne peut concevoir qu’un Italien puisse dominer politiquement un Ethiopien sans que celui-ci éprouve aussitôt des idées de révolte.Tl faut prendre ces Lequel des trois est le plus à plaindre ?A 'i ,\\ % \> par OLIVAR ASSELIN opinions non pas avec un grain mais avec toute une charge de sel.Même les Syriens «e soumettent assez bien, quand ils ne sont pas poussés à la révolte par un Lawrence.S il y a des troubles en Ethiopie, on sait de qui ils viendront.M.Montpetit ù Genève Pour faire a Genève un travail profitable, la délégation canadienne devrait commencer par se demander qui a introduit l’Ethiopie dans la Société des Nations, et pourquoi ; car alors nos délégués comprendraient la raison qui h-amène eux-mêmes à Genève, et ([u ils sont là non pas comme médiateurs entre l’Italie et l'Ethiopie mais comme gardiens du lac Tsana, source du Nil Bleu.Les délégations canadiennes prenant part aux délibérations pour v apposer le point de vue anglais, il n'est pas a présumer (pie le nôtre manque à la règle du jeu.M.Montpetit aura pour se taire une autre raison, (pii est qu’un Canadien de deuxième zone, c’est-à-dire un «Britisher» de troisième zone, devrait se considérer très fier de seconder les propositions préparées pour lui à Londres, par des fonctionnaires qui, étant de première zone, savent tout, sont forcément compétents à trancher de tout.Condescendance Une lady Chater, veuve d'un businessman de Hong Kong décoré pour quelque haut fait de banque ou de commerce, a laissé un sixième de sa fortune, très grande paraît-il, à un frère «dont elle ne se rappelait pas le nom » et qui par hasard habite la Colombie Angl aise.Le frère en question étant coiffeur de son métier, on conçoit facilement que ladv Chater lui ail laissé le soin d établir son identité.Dans un certain monde, en Angleterre, il n’est pas séant de reconnaître ses frères quand ils sont coiffeurs, et c’est déjà beaucoup (pie ladv Chater ait daigné se rappeler l’existence du sien.M.King et les Italiens En dénonçant l’Italie, M.Mackenzie King croyait faire une bonne action : I’Illustratiox lui rappelle qu’il y a au Canada des électeurs d’origine italienne et ([u il ferait bien de les ménager.A [très cela, quel besoin le journal conservateur a-t-il de faire observer « que l'Italie étouffe chez elle, (pie 1 Ethiopie est un pavs riche, inexploité, dominé par des factions plus ou moins théocra-tiques où l'esclavage sévit officiellement », toutes choses incontestables et qui appuieraient d'emblée ai thèse de I’Illustration mais qui, semble-t-il, ne suffiraient pas pour faire condamner l'attitude de M.King.A notre sens, entre les deux thèses c'est celle de l’Italie.et de I’Tlli stratiox qui est la bonne.Dès lors, pourquoi introduire dans le débat l’argument é’ectoral ?L ’émancipation .Ecihrncft» economique «Les fêtes de paroisse, fêtes du cinquantième, du eoixante-quin-zième, du centième anniversaire de fondation, se multiplient.» M.Orner Héroux se demande dans le Devoir, pourquoi, au grand dîner (pie ces fêtes comportent, les jeunes filles ne feraient pas revivre les costumes de leurs aïeules du temps de .la fondation.Et pourquoi les jeunes filles arboreraient-elles ce costume uni- 34 69 lUHMisiim 24 août 192à queinent aux fêtes «le paroisse, et les \ verrait-on seulement comme j serveuses, tous les quarts «le siècle ou ileini-sièeles : Kn un temps où la moindre 1 iHe «le ferme veut s’habiller « en ville » et dans l'ouest encore, il ne sera pas facile de lui faire adopter une mode nouvelle, mais quoi de plus propre à attirer le touriste que de la \êtir en tissu domestique, fabriqué selon un modèle propre a chaque région ?Ce costume, taillé et assemblé par les couturières de la paroisse, donnerait du ton aux populations, que partout le goût des choses de la ville est en train de dominer.Mais surtout il servirait à émanciper les populations rurales d'une sujétion économique qui, dans la seule province de Quebec, leur coûte déjà quelques millions par année.On estime en effet qu au seul article de l'habillement les douze cents paroisses rurales de la rrovince sont tributaires de la ville pour plusieurs millions, et que le co.-tume féminin > figure pour plus de moitié.Quel est le cure de la Gaspésie, de l'estuaire du Saint-1 .auront, qui prendra l'initiative de cette émancipation ?A 1 heure oû tout le monde parle de 1 emancipation économique, ne pourrait-on pas commencer par la ?M.le curé Côté, qui a fait bâtir a Matane une si belle église en béton armé, a la parole.La Banque de France La Banque de France n'est pas avec de bon papier, on ne puisse se sourde aux idées nouvelles, et son procurer de l’argent a 4* et U de gouverneur n’est pas suspect de s'en- commission, je m'en prendrai a la fermer dans la seule contemplation Banque, qui ne réalisera pas mes es-du passé.Mais nul ne croira que la pérances, et qui perdra ses droits Debout, les évêchés.« Ali ! si nous voulons que 1 a\ e-nir soil moins sombre pour le-jeunes gens, il va falloir qiu, sortant de notre torpeur, tous, nous aidions à jeter dehors, comme de vieilles lampes, sans lumières, fumeuses, empoisonneuses, tous les vulgarisateurs de sans cesse rapetassées, tous les insulteurs qui, avec un geste hypocrite sous cou’eur de les protéger, placent dans le sillage maudit des puissances d'argent les eveches, les communautés religieuses et toute l'Eglise Ci ' " .e.« Et chez nous, les trusts de tous noms, Bell Telephone, Shawini-gan, Quebec Power, Banques, etc., continueront leur danse coupable et folle sur tout ce que nous aimons et sur tout ce que nous ont conquis les luttes, les travaux, les souffrances de nos pères.» Let af-’ ¦ ¦~ î inutre tradition est mauvaise qui a survécu à 135 ans d’existence et qui, à travers tous les bouleversements de cette longue période, guerres, révolutions, changements de régimes, crises sociales, économiques et politiques, a maintenu l’ordre monétaire suivant les desseins des fondateurs de l'Institut d’émission, avec les armes mémos qu'ils lui avaient forgées.Ses statuts, en effet, ont été si remarquablement élaborés, qu'ils offrent toujours, avec la rigidité de leurs principes, et grâce à la souplesse de leurs institutions pratiques, le cadre d'une politique orientée à la fois vers la stabilité de la monnaie et vers une distribution libérale du credit.Les assignats, à la fin de la Révolution française, avaient détruit toute confiance dans la monnaie fiduciaire; une telle monnaie apparaissait alors, avec évidence, comme la source, pour un peuple, d’un véritable esclavage et pour son commerce, d'une spoliation continue.C'est pourquoi les fondateurs de notre établissement proclamaient ne croirait-on pas entendre dans leurs paroles l'écho de préoccupations singulièrement actuelles « que la nation française, familiarisée avec les plus grands efforts dans la conquête de la liberté, ne doit pas se laisser ¦ opprimer plus longtemps par des cii-constances qu'il est en son pouvoii de maîtriser ».Après avoir pendant plus d’un siècle maintenu stable la valeur de son billet.la France a dû se résigner, il y a " * • , sept ans maintenant, à l’amputation de notre devise, consequence inevitable des sacrifices consentis pour la Défense nationale ; à la suite de la stabilisation du franc, la Banque a repris sa mission traditionnelle.Cette mission n’est pas inspirée d'un vain respect d'une orthodoxie conventionnelle.Elle tend vers un résultat éminemment pratique qui est de fournir au pays le bénéfice d'une monnaie stable et, par suite, d’un bon crédit distribué à bon marché.Tel était le mot d’ordre du créateur i de la Banque, Napoléon, qui écrivait ! en 1810 à son ministry du Trésor, M.Mollien : « S'il y a n'àns toute l’éten- tvux qui « placent les évêchés, les j due de mon Empire des provinces où, communautés religieuses, toute i- l’Eg'ise catholique, dans le sillage maudit (les puissances «j argent », n'est pas «le M.Maurice Duplessis, ni d'un des fondateurs de 1 Action libérale-nationale, mais d'un modeste curé de la ville (le Quebec qui a nom Lavergne.M.Lavergne u'a pas à «lire comment i appliquerait sa reprise de Bell telephone.de Slnowinigan 1 ower, des banques, et «1e fait il ne saurait e dire, parce qu’il n’en a pas la moindre idée.Mais un homme «l’Eglise, opérant sous le nez du cartlinal-archevêque, n a pas à se soucier «1e vétilles, et il lui suffit m,e Bell Telephone, Sbawmigan, Quebec Power, les banques, « dansent sur tout ce «pie nous aimons».Olivar ASSEL1N la faveur que je lui avais occordée en la faisant jouir d'un si grand privilège.» Les règles d’action de la Banque, pour assurer la stabilité monétaire et la modération des conditions du crédit, reposent sur deux principes essentiels : V' Assurer la convertibilité en métal de nos billets.Comme le disait l’un des derniers rapports de la Banque, * nous voyons dans cette obligation la seule garantie efficace de la sécurité des contrats et de la moralité des transactions ».La récente loi monétaire nous fixe un pourcentage de couverture que nous avons pratiquement toujours dépassé ; il est, en fait, aujourd'hui supérieur de près de 40 points au minimum légal.2 Fonder notre billet, pour autant que nos émissions dépassent notre encaisse, sur le commerce fiançais, sur son activité et sur sa probité.Limitant nos emissions aux besoins affirmés et contrôlables de la vie économique, nous nous appuyons sur cette activité nationale, à laquelle la traditionnelle honnêteté des commerçants français, leur esprit de mesure et leur scrupuleux respect de l’échéance confèrent des qualités exceptionnelles de prudence et de succès.Ainsi que nous avons eu maintes fois l'occasion de l’affirmer, nous sommes convaincus que dans la situation actuelle du pays, une dévaluation de la monnaie serait à la fois inique et vaine.Nous sommes résolus à défendre le franc contre toute attaque.Nous en avons les moyens ; nous le considérons comme un devoir.Mais vous savez qu’en défendant le franc, en maintenant, malgré les séductions, les conseils ou les pressions, l'adhésion d'un grand peuple aux règles de la saine monnaie, nous avons la conviction de travailler, en même temps que notre pays, à la prospérité du monde.Le succès de nos efforts, je l’ai dit ailleurs, doit préparer et faciliter des mesures d'une portée plus large: je veux dire, après l’assainissement économique qui a fait d'importants progrès, et en môme temps que la reprise des relations commerciales normales entre les peuples, la stabilisation générale des monnaies.Marquant la fin de la crise, cette stabilisation serait le moyen le plus sûr de provoquer une hausse réelle et j durable des prix.Elle rétablirait la sécurité.A partir du moment, en effet, où le sort des diverses monnaies actuellement instables serait définitivement fixé, les chefs d’entreprise n’auraient plus à tenir compte, dans l’établissement de leurs prix de revient, du risque de change.Ils n’auraient plus à craindre qu’une variation de la monnaie vienne bouleverser leurs calculs.La disparition de ce risque leur permettrait de prendre des engagements à plus brève échéance.La stabilisation monétaire provoquerait ainsi une reprise des affaires et un développement du mécanisme de crédit, qui est’ indispensable au fonctionnement de la vie économique moderne.Le bienfait de cette sécurité s’étendrait aux rapports extérieurs ; en faisant disparaître tout risque monétaire, elle stimulerait les transactions entre les divers pays.Enfin, en rendant aux marchandises leur caractère de liquidité, la stabilisation ferait perdre à l’or son attrait spécial.Il en résulterait une tendance à la baisse de la valeur de l’or, c’est-à-dire à la hausse des prix.Le sort du monde dépend dans une large mesure d’une étroite coopération financière entre New-York, Londres et Paris.Cette idée a fait de notables progrès depuis quelques mois.Je ne peux croire qu’une notion aussi évidente ne s’impose bientôt à tous les esprits.Et pour appuyer cet espoir, vous me permettrez bien encore une citation d'un grand philosophe français, je veux parler de Descartes, qui a tout fait pour la formation de nos intelligences : « La puissance de bien juger et distinguer le vrai d'avec le faux, qui est proprement ce qu’on nomme le bon sens ou la raison, est naturellement égale en tous les hommes.» Ne pensez-vous pas que l’esprit cartésien, qui s'inspire de l’ordre, remportera sur les tendances ou désordres et que le bon sens, puisque, selon Descartes, « le bon sens est la chose du monde la mieux partagée » doit finalement triompher, non seulement sur le terrain de la philosophie, mais sur le terrain pratique qui nous occupe, celui des relations économiques entre les peuples.Tel est le vœu que je forme.Jean TANNERY, Gouverneur de la Banque de France Tous droits réserrés fiur L’Espace.Reproduction, même partielle, interdite.Pour la décentralisation A peu près partout dans le monde, les gouvernements ont manifesté, ces dernières années, line forte tendance à la centralisation des pouvoirs.Dans plusieurs pays, cette tendance a atteint le but ultime de son évolution par l’établissement d’une dictature.Il est facile d y voir une conséquence de la crise économique mondiale, dont on pensait devoir sortir plus tôt en accotdant aux gouvernants des pouvoirs étendus, sous quelque forme que ce fût.,.Par malheur, on constate qu a peu près partout aussi les résultats ont été tout autres que ceux auxquels on s attendait, soit parce que, dans les pays restés fidèles à la démocratie, les hommes d’Etat n’ont pas eu suffisamment conscience de leurs devoirs, soit parce que, dans les pays gagnés à la dictature, les chefs de 1 Etat ont abusé de leur puissance.Dans l’un comme dans 1 autre groupe de pays cependant, le mal consiste en un étatisme exagéré, qui fait que la multiplicité des mesures prises par les gouvernements est elle-même un obstacle au relèvement économique.De là vient que partout on conclut à la nécessité d’une réforme de l'Etat.On parle de révision constitutionnelle en France, on en parle en Suisse, et même aux Etats-Unis.On en parle aussi au Canada.Et ce n'est pas ici sans doute qu’on en a le moins besoin.Mais dans plusieurs pays déjà se manifeste une réaction, parce que l’on constate que la centralisation des pouvoirs favorise le socialisme d Etat aux dépens de l'initiative privée.C est, par exemple, pour la défense de l’autonomie des Etats fédérés, que la Cour suprême américaine a condamné la NRA.Au Canada, le triple appareil fédéral, provincial et municipal constitue un danger de suratdmi-nistration et le seul moyen d’éviter l’établissement d'une bureaucratie parasitaire qui, d Ottawa, étendrait ses tentacules sur tout le pays réside dans la décentralisation des pouvoirs.Par bonheur, la conscience de l’autonomie provinciale est encore assez vive dans le Québec: mais elle 1 est moins ailleurs.Ce qu il faut, à 1 heure actuelle, c’est élire des hommes qui sachent garder 1 Etat dans ses limites normales au lieu de grever le citoyen de charges fiscales excessives: Jean-Claude MARTIN CIGARETTES SWEET CAPORAL Ecoutez P Emission Sweet Caporal.Tous les mercredis soirs, à S heures.CK AC Montréal Cil RC Québec CH LE lilontréal CKCII Hull CRCS Chicoutimi ‘La forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé." J^ancet Non* nopcptonM nmlnlenunl, connut* xérit* oompIMcs R2 « Mnln» «le Poker » «le numéro* i«*M«>rtl*.M.Bennett a réussi « Je promets de mettre fin au chômage» (R.-B.Bennett, juillet 1930).En temps normal, il y a 100.000 chômeurs au Canada.Quand les conservateurs prirent le pouvoir, en 1930, il y avait 1 17.000 chômeurs, ce qui n’est guère plus que la moyenne en temps normal.Il y avait 471.000 chômeurs en juin 1931, après l’entrée en vigueur des modifications apportées au tarif par le gouvernement de M.Bennett.Il y avait 725.000 chômeurs en mai 1932.500.000 sont encore sans travail après cinq ans de régime i juSc.a(eiu> 250.000 chefs de famille restent sans emploi pour le malheur de ceux qui dépendent d’eux.250.000 jeunes hommes et jeunes femmes ne peuvent trouver d’emploi.La politique tory ne peut mettre fin au chômage.(Du Combat) Quelques coquilles « Le contrat collectif du travail ».« IVhal is in a roman » (pour romance), «leur mise de dons» (p°ur mise de fonds) : autant de coquilles typographiques qui se sont glissées dans notre revue du 1 7 août et qu il est à peine besoin de corriger.Ces coquilles s’expliquent par 1 absence e notre directeur, revenu cette sema ne seulement d’un congé prolongé.HP.fXMfMlf I Ho monnaie stable.¦ mi Ethiopie Le Temps, commentant récemment la situation économique et financière de l’empire du négus, faisait allusion aux thalers éthiopiens et rappelait que la monnaie nationale éthiopienne remontait au temps de Marie-Thérèse d’Autriche.En même temps, le rédacteur de l’article signalait le fait curieux que la frappe des pièces avait été concédée à une banque hongl oise, qui avait récemment cédé ce monopole à l'Italie (!).Un autre fait curieux: la valeur du thaler éthiopien est à peu près d’un shilling anglais, ce qui ne représente pour ainsi dire aucun changement depuis de très nombreuses années.Evidemment, l’Ethiopie est un pays essentiellement conservateur: consei- vation des coutumes, de l'esclavage et même du système monétaire en usage avant la guerre.Les mauvais plaisants diront que le pays noir retarde et qu’il est grand temps de substituer la lire italienne instable et dégringolante au thaler de bon argent.tions risqueraient, souffrir.eux.d'avoir à en Les achats du pays bloque se détourneraient des pays participant au blocus pour se tourner vers ceux qui n’y participeraient pas.A supposer que Vembaryo soit effectif, le résultat serait évidemment, il est à peine besoin de le dire, une nouvelle baisse des ventes îles matières premières, et la situation aggravée des Etats qui les produisent influerait j défavorablement sur l’ensemble de la I situation mondiale.Nous ne voulons pas conclure que les sanctions soient toujours sans effet et fâcheuses : ce qui est essentiel, c’est que, si nous avons à décider si oui ou non nous nous prononcerons en leur faveur, nous le fassions en y voyant clair.Supprimons la bachot 6 mois $3.50 2.00 hebdomadaire politique et littéraire 180 est, rue Sainte-Catherine, Montrénl Case postale 4018 Tél.I PL 8311 Directeur: OLIVAR ASSELIN ABONNEMENT : 1 an Espagne Royaume-Uni France Etats-Unis Canada „ Autres pays }• $¦* 2-25 L’abonnement est payable d’avance par mandat-poste ou chèque affranchi payable au pair à Montréal.Publié par les Editions de LA RENAISSANCE (limitée) Montréal et imprimé par la Cie de Publication la PATRIE, Montréal Administrateur : Pierre ASSELIN Directeur de in Publicité : F.-X.Llzotte C’est sous ce titre « scandalisant » que Me Henri-Robert, avocat célèbre et membre de l’Académie française, fait le juste procès du baccalauréat français, tel qu’il est compris et appliqué en l’an de grâce 1935.Pas sanctions économ i(/»es Le Financial Times étudie sous son aspect général le problème des sanctions économiques internationales auquel, dans son discours radiodiffusé, M.Eden a fait une allusion voilée.Analysant le rapport récemment pu-blé sur ce sujet par le « comité des sanctions » de la S.D.N., l'organe financier se montre très sceptique sur l’efficacité de toute mesure de représailles ou de blocus contre l’agresseur, la faiblesse presque certaine de tout système de sanctions étant le manque d’unanimité de ceux qui devraient l’appliquer.A moins qu’elles ne soient brutalement et unanimement appliquées, ce qui est hors de question, écrit-il, l’effet de ces sanctions serait probablement j négligeable.(.) C’étaient les candidats au baccalauréat.Que nous les avons plaints ! A la plus mauvaise époque de l’année, après dix mois d’un travail scolaire intensif, ils allaient tenter de gagner à cette décevante loterie, qui s’appelle un examen.A peine installé à sa place, l’infortuné candidat doit choisir entre trois sujets, également remplis de difficultés et de chausse-trappes.Certains de ces sujets offerts récemment aux aspirants bacheliers m’ont laissé rêveur.Avec une grande humilité j’avoue que, s’il m’avait fallu les traiter, je serais resté sans force et sans voix, c’est-à-dire incapable de remplir même une demi-page du texte exigé.Nos programmes scolaires et, par suite, ceux^du bachot, sont ridiculement surchargés.Comment de jeunes cerveaux pourraient-ils emmagasiner et retenir tant de connaissances diverses t Comparez les programmes actuels avec ceux d’autrefois et vous serez édifiés.On demande maintenant pour le bachot ce qui était exigé jadis pour la licence et même le doctorat société actuelle, est indispensable pour la plupart des carrières, est souvent refusé A de bons élèves victimes de la malchance et accordé à des candidats médiocres, profiteurs de la veine.Pauvres jeunes gens ! Quand ils auront réussi, après une ou plusieurs tentatives, à décrocher leur diplôme, ils ne se doutent pas que ce parchemin les laissera souvent déçus.Les difficultés pour eux ne feront que commencer, car le nombre des bacheliers augmente sans cesse, et, dans ce temps de crise douloureuse, les places et les emplois deviennent de plus en plus -rares.Vous me direz, sans doute, qu’il ne suffit pas de critiquer ce qui existe et qu’il est plus utile, au lieu de mau- ! gréer, de proposer un remède et d’offrir une solution pratique.Vous avez raison.Je réponds à votre juste préoccupation.Si j’avais l’honneur d’être pour un jour ou une heure ministre de l’éducation nationale — ce , qui ne m’arrivera certainement jamais — je n’hésiterais pas à supprimer le baccalauréat.Je le remplacerais par des examens trimestriels et peu compliqués, des programmes très simples, pendant le cours de l’année scolaire.Avant tout, il faudrait pour délivrer un diplôme tenir un compte rigoureux \ de l’ensemble du travail de chaque élève, des notes qu’il a obtenues et des places qu’il a méritées.Terminons par un aveu.Aux connaissances qu’on exige aujourd’hui des candidats au bachot, combien de membres de l’Académie française ou de personnages considérables qui, à des titres divers, tiennent une place de premier plan sur la scène du monde, seraient capables d’affronter le bachot, .sans crainte d’être recalés ?Personnel Ce matin, en l’église de Hudson (Vaudreuil) a été béni dans la plus stricte intinvté, le mariage de Lorette-Marguerite Rivet, fille de M.Charles-Adélard Rivet et de Mme Rivet, de Notre-Dame de Grâce, avec M.Léo-Paul Lajeunesse, fils de M.Auguste Lajeunesse et de Mme Lajeunesse (décédée), de Casselman (Russell), Ontario.Le condamné Mauvaises nouvelles d un vieux tripoteur «le la finance qui a comparu où vous savez, tantôt comme usurier, tantôt comme failli frauduleux.« Comment va-t-il » demandait Scholl., — Très mal.Il est condamné par les médecins.— Par les médecins ?ça le change.WASHINGTON NEW YORK gare Bonaventure Voiture* Pullman et de première eluH«e à ventilation ré*uiarJ«fe L’horaire est établi d’après l’heure solaire _ .I II en résulte que l’examen est devenu En revanche, le journal tinanciei ., ., t j I rï.t,v ri# h.n.xn.rfi.s’efforce de montrer que les pays qui un pur jeu de hasard.- Il est triste de constater que le di- organiseraient le blocus ou les sanc- | piôme de bachelier qui, dans notre Me Henri-Robert a parfaitement raison.Et en jouant un peu avec le paradoxe, on pourrait rappeler cette phrase fameuse d’un homme d’Etat anglais de la fin du XIXe siècle : 1 « L’instruction trop poussée est inutile, si vous êtes un gentleman ; et elle est dangereuse, si vous n’en êtes pas un.» A.R.B.Notre collaborateur Georges Langlois étant indisposé, nous regrettons de ne pouvoir publier ici sa revue de presse habituelle.WASHINGTONIAN service direct à NEW-YORK et WASHINGTON Arrivez à New-York de bonne heure ; : .à 7.48 A.M.et assurez-vous une nuit entière de sommeil et un service direct.Tout le confort des wagons-lits Pullman, avec cabines et chambrettes.Petit déjeuner dans le wagon-restaurant.Wagon du type club.Arrêts à Hartford et à New-Havenj Correspondances commodes pour Atlantic City, la Floride et toutes les stations du sud.Pour renseignements, billets et location de couchettes, adressez-vous à la gare Bona~ venture ou au bureau du Canadien Na*io-nul, 384 ouest, rue Saint-Jacques, MA.4731.9017 un i mu mm // août i():trt IIIHXIIHIXIt .7 POLITIQUE EXTÉ PIE U RT Le conflit italo-éthiopien et les décrets-lois de M.Laval Dr Hollo Gallico Dans un article très remarqué, |c lieutenant-colonel Requette, l'excellent collaborateur de la Nation belge, présente d’une f,«c;on inattendue le problème politico-militaire qui sépare l’Italie Je l'Ethiopie.La thèse du colon.!, venant immédiatement avant les déclarations pertinentes du qéréral Smuts, vaut la peine d’être es osée au public.Au lieu de s'éendre à perte de vue sur des qi stions techniques, si arides pcir la majorité des lecteurs, le luitenant-colonel Requette brosse la situation à grands traits, ne J que l’essentiel et dégage en Jux colonnes toute la philosophie d l'aventure coloniale dans lamelle, bien malheureusement, se ]nce 1 Italie.Selon le critique militaire de la 'ation belge, ce n’est pas dans s manuels modernes, ni dans historique de la Grande Guerre u’il faut aller chercher les ensei-nements que l'on pourra utile-îent mettre en œuvre lors du rochain conflit en Afrique rientale : c'est dans le célèbre )c Bcllo Gallico, de Jules César, évidemment, cette thèse était pour c moins inattendue.A l'étude ce-:endant, elle se révèle fort inté-essante.car il y a analogie par-aitc entre les Gaules du temps le César et l’Ethiopie du temps le Sélassié.Toutes choses étant ¦gales, le problème qui se pose iux généraux italiens est exactement le même que celui qu’avait à résoudre le général romain, j’avoue que la thèse de Smuts avait l'avantage d'être plus concrète, puisqu’elle se rapportait à la guerre des Boers et que, partant, elle était plus facile à saisir.Mais cela n'enlève rien à la justesse de la comparaison que fait I collaborateur militaire de la Nation belge.Chose curieuse, le colonel Requette et le général Smuts arrivent tous les deuv auv nêmes conclusions.Que ce soit >ar une évocation de la guerre des jaules ou par celle des Boers, les leux auteurs admettent que les lifficultés de conquête seront des dus considérables, que la faiblesse technique des Ethiopiens ic sera pas un facteur décisif en aveur des Italiens, que la guerre le guérillas sera plus efficace que l'importe quelle offensive à la moderne, que le terrain jouera un ôle considérable dans la physionomie de la campagne en Afrique orientale, et que les véritables difficultés commenceront à partir du moment où les Italiens auront occupé le pays.Il est évidemment très difficile de se prononcer sur l’issue de la lutte en Afrique orientale; on ne peut même pas dire avec certitude si l'Italie en sortira victorieuse grâce à ses armements perfectionnés.Il y a des chances pour qu'une puissance européenne, même quand elle n’a pas pour ainsi dire d’expérience coloniale, puisse subjuguer au moins superficiellement un Etat indigène.Mais la domination d'un pays ne signifie pas nécessairement victoire, ni surtout victoire payante.Un fait reste pourtant acquis : une armée moderne perd les neuf dixièmes de sa puissance dans un pays où n’existe aucune voie de communication, où il faut tout transporter à pied d’œuvre, et où le climat et le sol sont hostiles à 1 envahisseur.C'est pourquoi, tout en reconnaissant la justesse des comparaisons faites par le colonel Requette et par le général Smuts, on peut se demander si en fin de compte les succès locaux de l’Italie ne seront pas annulés à la dernière heure par une bataille décisive ou par la levée des peuples de couleurs contre l'impérialisme des Blancs.Car si la guerre s'éternise en Ethiopie, on pourrait fort bien voir des mouvements de révolte chez les indigènes d’Afrique et d’Asie, où le prestige de l’Européen est en décadence marquée depuis 1905.Ce sont certainement des préoccupations de ce genre, particulièrement en ce qui concerne l’Inde, qui soulèvent l'opposition biitannique à l'aventure éthiopienne.• La cour so à l’abîme (Chap.II) De quelque côté qu’on se tourne, on est ' inévitablement ramené à l’affaire d’Ethiopie.Les points névralgiques du monde se déplacent avec une rapidité imprévue.D’Europe, ils sont passés en Asie, en Extrême-Orient, pour revenir au centre et à l’est de l'Europe, et se localiser, depuis quelques semaines, sur un coin perdu de l'Afrique : l’Ethiopie.Ce n’est pas qu’en soi l’agression d'un Etat se disant civilisé contre un pays barbare soit particulièrement immorale, ni même dangereuse.Mais dans le cas actuel, les visées italiennes sur l'empire du négus constituent une dec plus cyniques entreprises montées par un gouvernement en proie à une crise intérieure soi-gneusemnet cachée.Elles revêtent en même temps un caractère dangereux, beaucoup plus par les répercussions qu’elles peuvent entraîner que par les faits mêmes de guerre.Du point de vue réaliste — et si l’on ne traversait pas une période aussi difficile ¦—- cela n’aurait aucune importance que l'Italie se fasse battre à plate couture ou qu’elle remporte des succès écrasants.Malheureusement, dans une Europe en état de déséquilibre politique aigu, les gardiens de la paix peuvent difficilement admettre et même permettre qu’un gouvernement risque de déclencher la guerre pour une simple question de prestige, si légitime soit-il.De plus, ces défenseurs du statu quo risquent d'être les victimes du contre-coup qu’entraînerait presque sûrement une défaite italienne.D’un côté, l’Allemagne attend l’heure propice de mettre la main sur l’Autriche, ce qui lui permettrait ensuite de dicter sa loi au reste de l’Europe; de l'autre, les grandes puissances coloniales auraient à faire face à quelques mouvements politiques parmi les populations qu'elles tiennent plus ou moins en Celui qui voyait clair .sa*,/ J*v .' * —vr =>• r* ' EOÇ ' 'i yT~î ° N/ tutelle.De toute façon, l’aventure | italienne est semblable à une j bombe à triple effet et à retardement : elle peut aboutir et provoguer un désastre.Dans ces conditions, on comprend que les journaux du monde entier soient remplis de nouvelles et de commentaires sur la question éthiopienne.Cette dernière a cessé d’être une simple affaire coloniale, ne regardant que l’Italie, pour devenir une question internationale de premier plan.C’est pourquoi il y a quelque chose de ridicule dans les injures que déverse quotidiennement la presse italienne contre l’Angleterre et contre le Japon.Dans une affaire de cette gravité, il n’y a pas de place pour des questions étroites d’amour-propre, de prestige.ni, disons-le, de vanité.Rome ferait bien mieux d’essayer d’arriver à une entente avec la France et l’Angleterre que de montrer une intransigeance injustifiée.Les pourparlers engagés à Paris se sont terminés par un échec qu’il sera difficile de réparer.La mauvaise volonté de Rome est tellement apparente qu’en dépit des déclarations purement fantaisistes de Lloyd George, qui prétend que la France a définitivement partie liée avec l’Italie parce qu’on redoute à Paris l’isolement politique, il se dessine un mouvement en faveur d'un rapprochement de la France et de l’Angleterre, ce qui impliquerait un abandon total de l'Italie.Les choses n’en sont pas encore à ce point, mais le mouvement pourrait bien prendre de l’ampleur et obliger un moment ou l'autre le gouvernement de M.Laval à changer d’orientation.L’affaire d’Ethiopie risque d’avoir d’autres répercussions : si l'aide japonaise devient une réalité, il est probable que l’on assisterait à un rapprochement italo-russe, ce qui amènerait une nouvelle tension en Extrême-Orient.Elle risquerait aussi de rapprocher l'Italie de l’Allemagne, si paradoxal que cela puisse sembler.Rome sait en effet très bien qu'elle ne pourrait jamais s’opposer par la force à une invasion armée de l’Autriche par les Allemands.Et plutôt que d'entreprendre une guerre contre l’Allemagne, l’Italie ferait cause commune avec cette dernière, ne serait-ce que pour recevoir une aide militaire fort opportune.Toutes hypothèses que l’on n'aurait pas besoin d’envisager si les gouvernements de Rome et de Berlin étaient des gouvernements normaux.Mais quand on a affaire à des Etats où quelques individus sont maîtres absolus des destinées de leur pays sans en être responsables devant personne, il faut s’attendre aux plus étranges combinaisons politiques.L’Allemagne a bien tendu la main à la Pologne, prenant ainsi une contre-assurance contre la Russie qu'elle avait lâchée ! Et 'Rome a bien déjà tenté une restauration de confédération danubienne sous sa propre égide ! Rien ne dit que l’affaire d’Ethiopie n'entraînerait pas l’Italie dans quelque alliance étrange et qui ne saurait rien présager de bon.On peut faire beaucoup de choses lorsqu’on n’agit que par égoïsme sacré.Commentaires le plan de M.opportuns sur Lloyd George Les décrets-lois UNE DES BAISONS I)E VAINCRE — Si on no les tue pas, U faudra les nourrir.Dessin de Forain, du 2 avril 1918, paru dans la collection « De la Marne au Rhin ».Les 22 décrets-lois essentiels promulgués par le cabinet Laval ont provoqué quelques troubles politiques en France, mais dans l’ensemble on reste surpris du peu d’opposition qu’ils ont soulevé.C’est que l’on s’est rendu compte que ces décrets, visant surtout à l’économie budgétaire, étaient absolument indispensables si l’on ne voulait pas assister à une catastrophe financière, tôt ou tard suivie d’une dévaluation de la monnaie.Il faut reconnaître aussi que les mesures gouvernementales n’ont pas manqué d’habileté : les économies budgétaires atteignent tout le monde et à ces économies correspondent des mesures destinées à faire diminuer le coût de la vie.La baisse du prix du pain — chose essentielle pour un Français — celle des loyers, ont plus que contrebalancé les mouvements d’humeur des ouvriers d’arsenaux et d’entreprises d’Etat.Il faut évidemment s’attendre à des grèves, à une protestation des syndicats.L’application de ces décrets-lois En raison de l'importance et des conséquences (/ue pourraient impliquer l'adoption des plans politico-économiques de M.Lloyd George, en Angleterre comme dans le reste de l'Empire britannique, nous publions aujourd'hui un intéressant commentaire du Times, de Londres, sur les projets de l'ancien premier-ministre.On i/ ttouuera des remarques qu'il serait bon de se rappeler, à la veille des élections fédérales au Canada.Nous publierons prochainement des commentaires d’autres journaux anglais des plus influents.On sait que le plan de M.Lloyd George ressemblait énormément à celui de M.Roosevelt, le Brain Trust étant remplacé par un Conseil de développement national et le programme portant surtout sur une gigantesque entreprise de travaux publics.Le plan visait à la restauration de toutes les branches de l’activité nationale qui auraient dû être attaquées toutes simultanément.C est évidemment en raison de l'impossibilité matérielle d'entreprendre une tâche aussi immense d’une seule traite que le gouvernement britannique a rejeté les propositions de M.Lloyd George et a préféré sérier les questions et résoudre les problèmes au fur el à mesure, sans idées préconçues.Nous avons préféré attendre quelque temps avant de parler en détail du plan Lloyd George, les propositions de ce genre soulevant toujours dans les débuts des commentaires hâtifs, qui ne sont pas toujours fondés.Actuellement, l'opinion responsable en Angleterre semble avoir bien pris position et il existe deux écoles de restauration, l'une anti-lloyd-georgienne, l'autre en faveur des projets de l’ancien premier-ministre.Nous examinerons ces différentes opinions au cours d articles prochains.Les propositions de M.Lloyd George, rendues publiques sous le titre « L’organisation de la prospérité », sont essentiellement les mêmes que celles qu’il intitulait en 1929 : « Nous pouvons venir à bout du chômage ».Les unes et les autres prétendent qu’un grand développement des activités de l’Etat, soit sous la forme de travaux publics, soit sous celle de crédit à bon marché pour des entreprises privées, peut faire disparaître le chômage dans un temps raisonnable et sans dangers.Depuis 1929, il est arrivé bien des choses tant aux propositions qu’à M.Lloyd George lui-même.Il a perdu un parti et sa façon de lancer son nouveau « Conseil d’Action » montre, en dépit de ses protestations, qu’il cherche activement à s’en procurer un autre.Il est bien dommage que presque toutes les phrases de ses dernières déclarations respirent la prévention contre le gouvernement.On trouve un exemple excellent de cet état d’esprit dès T « avertissement » qui précède ses propositions.Il ne tient aucun compte des travaux du comité de Cabinet qui a rapproché, dans une certaine mesure, le projet original de la réalité et les modifications fondamentales provoquées par ses critiques sont sommairement désignées comme étant une simple « revision destinée à empêcher les malentendus ».Pourtant, si M.Lloyd George a ainsi porté tort à ses propres propositions par l’atmosphère de suffisance et de partialité dans la- Ç'SSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSs! soulèvera certaines difficultés et obligera à des rajustements, parfois désagréables.Mais il n’y a rien dans ces décrets qui soit inacceptable à la population.Certains groupes politiques essaient bien de faire de l’opposition à outrance et tentent, pour des fins égoïstes, de saboter l’effort du cabinet.On en avait fait autant à l’époque de l’expérience Poincaré.Le vieux Lorrain réussit pourtant à rétablir le franc.M.Laval pourra en faire autant.Il n’a pas hésité à dire qu’un sabotage des décrets entraînerait des difficultés telles qu’on ne pourrait les résoudre que par une dictature.Et la crainte de la dictature est tellement forte en France, que cette menace, à peine voilée, est à elle seule suffisante pour changer l’opinion publique et lui faire accepter définitivement le programme d’économies qui s’imposait.André BOWMAN quelle elles baignent, il n’en a pas moins autant de droit qu’un autre homme de parti à être jugé équitablement.Et la base de ce jugement doit être l’application pratique dont ces propositions sont susceptibles.Appliquons ce critérium aux propositions de M.Lloyd George.Il veut établir un Conseil de développement national.Ce Conseil doit décider de la façon dont on peut employer utilement l’argent ou le crédit.Il doit en référer à un cabinet spécial organisé sur le modèle du cabinet de guerre et les plans pour lesquels il obtient l'approbation de ce cabinet doivent être financés par un emprunt ou une garantie.Mais est-il certain que ce nouveau mécanisme assurerait un meilleur fonctionnement que celui qui existe actuellement ?D’une façon générale, les agents d’une politique d’expansion sont les autorités locales qui régissent les travaux tels que les routes, la construction des maisons, la distribution de l’eau, le développement de la propriété rurale, et autres services de caractère collectif ; ainsi que des entreprises privées ou d'intérêt public se rapportant à des formes d’activité telles que l’électrification, l’utilisation du charbon, le développement des chemins de fer et autres travaux dont l’extension n’a besoin que d’un stimulant.Dans les deux cas, le degré d’activité dépend dans une large mesure de la politique du gouvernement, qui s’exerce par l’intermédiaire des départements compétents.Quand un gouvernement veut de l’activité, il y en a ; quand il n’en veut pas, il n’y en a pas.La situation ne serait pas affectée par l’existence d’un nouvel organe, parce que l'exécution appartiendrait encore au gouvernement du jour et ne pourrait appartenir qu'à lui.En outre, bien que l’idée d'un cabinet de guerre restreint ait séduit de nombreux esprits, elle a de sérieux inconvénients, que dissimulait la fièvre du temps de guerre.Une telle institution ne crée pas l’harmonie et le bon rendement or des temps p'ub normaux.La tentative de M.Baldwin, consistant à ajouter à un cabinet normal des ministres sans services propres, paraît offrir tout au moins d’aussi bonnes perspectives de réussite.L'attrait du nouveau mécanisme proposé par M.Lloyd George est, à vrai dire, plus spécieux que réel.C'est un geste plus qu’une réalité, et il court le danger de troubler les esprits.Si le public se mettait en tête que le gouvernement a abandonné son privilège de prendre des initiatives à un organisme chargé de la répartition d’une énorme augmentation des dépenses, l’effet produit serait certainement désastreux.La dette nationale actuelle n’est pas négligeable au point que la création d’une administration spécialement destinée à créer une nouvelle dette publique, soit accueillie par la joie populaire.L’argent à bon marché et le crédit sur lequel doit reposer toute idée d’expansion pratique pourraient facilement disparaître.Et le gouvernement en voulant tout faire d’une façon théâtrale, risquerait de découvrir qu’il ne peut rien faire du tout.Enfin il faut se rappeler que le maintien de la confiance dépend des hommes aussi bien que des mesures prises et qu’un homme d’Etat peut faire sans danger ce qui provoquerait la panique, fait par un autre.Il reste à examiner le détail des propositions.Ici M.Lloyd George souffre du fait que le gouvernement les a déjà écrémées de ce qu’elles ont de meilleur.Lorsqu’il célébrait les habitations à bon marché en 1929, il n'aurait jamais imaginé qu’en 1935 les maisons dussent surgir de terre au rythme de 1000 par jour.Il dit maintenant que ce ne sont pas des maisons à petit loyer.Mais l’entreprise privée a produit annuellement de 50,000 à 00,000 de ces maisons chaque année.Les autorisations de bâtir, en vertu des plans de destruction dns taudis, ont atteint une proportion annuelle de plus de 70,000 maisons.Et la nouvelle loi sur les habitations à bon marché, qui vise les districts surpeuplés, va bientôt ajouter à ces chiffres.Le développement du programme de construction des routes, sur lequel M Lloyd George insiste de nouveau, est également en bonne voie et promet d’atteindre sensiblement les chiffres que lui-même indique.Il est assez satisfait du programme actuel concernant le réseau téléphonique.Une commission particulière vient d’être organisée conformément à sa suggestion que la distribution de l'électricité aux particuliers déviait être mieux organisée.La renaissance de l’industrie du fer et do l’acier, à laquelle il attache à juste titre tant d’importance, devient de plus en plus remarquable.Le repeuplement des campagnes seul est loin d’atteindre dans sa réalisation les proportions réclamées par M.Lloyd George ; mais sur ce terrain ses conceptions sont un peu étourdissantes.Il envisage délibérément un large système de ce qu’il appelait des impôts sur l'alimentation et le remplacement d’une grande quantité d’aliments importés par des denrées indigènes, sans envisager les conséquences que ces mesures auraient sur les commerces d’exportation qu’il veut faire revivre simultanément.Il existe de nombreux signes montrant que la politique du gouvernement fait dans cette direction des progrès aussi rapides que le permet la prudence, bien qu’avec beaucoup plus de ménagements pour les intérêts essentie s des exportateurs.Mais cette politi jue ne saurait être précipitée, ni poussée trop loin.Elle échouera inévitablement si elle est soudainement instaurée avant que les nouveaux colons agricoles aient eu la possibilité de s’assurer des moyens d’existence et avan* qu’il ait été remédié à la sous-consom.ation, à laquelle M.Lloyd George a raison de prêter attention.A cet égard, comme à d autres, l’assertion de M.Lloyd George qu’il existe un abîme infranchissable entre sa politique et celle du gouvernement, ne ' repose sur rien.Beaucoup de ses suggestions pratiques ont été adoptées au fur et à mesure qu’elles devenaient I pratiques, et cette façon de faire ae poursuivra certainement.Si son ambition se limitait réellement à faire d'heureuses suggestions, il pourrat alors revendiquer déjà un succès considérable et en attendre encore davantage.I! pourrait considérer qu’il a rendu de grands services à la fin d’une grande carrière.Mais la désagréable impression persiste que le désir de servir son pays n'est pas son seul motif.Tous les conseils qu'il donne vont prendre la forme d’un questionnaire — c’est-à-dire de la plus nuisible de toutes les armes électo-raies — et être employés aux fins d’obtenir des hommes-liges dans le prochain Parlement.Il y a trop de I raisons de soupçonner que le document présent contient plus d’ambition que de bons avis et que l’ambition en question est dirigée contre les hommes qui seuls ont rendu pratiques certaines des propositions formulées, et qui restent les meilleurs instruments pour les mettre à exécution.’tSSSSï'SSSSSSSSSSSSSSSSs'SSSs'SSSSS iSSSSSSSSSSSSS,','SS, Celui qui voyait moins clair • * ’*>i rrdÉrT\ A 1’ occasion du cinquantième anniversaire de sa fondation.l’iNDÉPENDANT, journal français de Fall River (Mass.L a publié un numéro spécial dent j ai sous la main un exemplaire, î! convient de féJ'ciler ia lédact-’on et l’administration de l’iNDÉPENDANT, d abord pour l’intéressant numéro du 22 juin, mais surtout pour l’oeuvre précieuse accomplie par ce journal au milieu de nos compatriotes de la Nouvel le-Angleterre.Il y avait 12.000 Canadiens-Français à Fall River lorsque MM.Dubuque.Higgnson (avocat, associé de M.Dubuque et grand ami des Canadiens-Français) et Houde fondèrent l’iNDÉPENDANT.Le premier numéro parut le 27 mars 1885.L Indépendant est resté fidèle à la pensée de ses fondateurs.Maintes fois au cours de son histoire, il combattit vivement les ennemis du français en Nouvelle-Angleterre.Lié au parti républ cain, c’est un journal dévoué aux Etats-Unis, mais publié en français et faisant une place de choix aux nouvelles du Québec.Nos félicitations et nos vœux vonl à M.Louis-Philippe Clapin, adm -nistrateur-propriétaire, et à M.Ph.-A.Lajo e, rédacteur en chef, qui luttent courageusement pour la survivance française aux Etats-Unis.Dollard DANSEREAl La Renaissance étant en vente dès le vendredi, vous pouvez l’acheter avant de quitter la ville pour la fin de semaine.Fièvre des foins, neurasthénie, lassitude, troubles digestifs, rhumatisme.les ajustements chiropratiques corrigeront d’une façon sûre et permanente la cause de ces troubles.Renseignements gratuits : PLateau 8671 Rayons X, Neurocalomètre, Méthode Palmer H I 0 Les Chiropraticiens diplômés de Palmer Enrg.L.HURTUBISE, D.C.° CHAMBRE 517 HURTUBISE,____ 660 OUEST, RUE SAINTE-CATHERINE Lisez Canada le seul grand quotidien français illustré du matin Le « Canada » sera le premier à vous renseigner sur les derniers événements Le « Canada » est le seul journal français du matin abonné au service universel de dépêches de la v< Presse canadienne » et de la « Presse associée » WÊÊÊMBÊKÊÊÊÊÊÊÊÊÊKÊÊÊÊÊÊÊÊtt H MNfllffflMf ARTS iuLETT I F $ DEUX CHEFS-D’OEUVRE DE PLAMONDON L’œuvre d’Antoine Plamondon, ai-je écrit récemment, est d'une inéga-1 té choquante.Passe encore à l’égard dis ouvrages de peinture qu’il a faits intérieurement à ses études en France; il ne connaissait alors de son métier que les bribes qu’avait pu lui communiquer laborieusement son maître 1 égaré — et c’était fort peu de chose.Après son retour de Paris, c’est-à-dire après 1830, l’artiste aurait dû normalement produire des œuvres d’une perfection sans cesse croissante, tout au moins d’égale tenue.Or il n’en est rien.Prenons un e.vmple : en 1832, il appose sa signature au bas d’un Baptême du (.list 1 dont les qualités de dessin et de coloris font un contraste étrange a\ec la pitoyable Duchesse d’Aiguillon 2 datée du même millésime.Les années suivantes et jusque vers I 840, la même inégal té subsiste, déconcertante chez un homme qui possédait des dons artistiques peu communs.Jusque vers 1840, viens-je d’écrire.On constate, en effet, qu’entre 1840 et 1845, Antoine Plamondon, alors dans la force de l’âge, a signé ses meilleures toiles sans qu’il se glissât parmi elles de ces navels bâclés d’une main paresseuse ou négligente.Faut-il attribuer cela à l’arrivée d’un concurrent sérieux ?Peut-être bien et voici pourquoi.En 1839 débarque à Québec un Français, Victor Emette.C’est un artiste nomade.Il a, un moment, l’idée de s’établir au Bas-Canada et d’exploiter une patente dont il a le secret : la peinture au théréum 3.Ce procédé nouveau, Emette veut en faire profiter les religieuses de l’Hô-p.tal-Général et leurs jeunes pensionnaires 4.Plamondon voit cela avec d’autant plus de mauvaise humeur qu’il offre lui-même ses services aux Hospitalières et que celles-ci hésitent à les accepter.De là une heureuse ému- 1 Toile conservée dans l’église des Ecureuils; c’est une copie d’après une toile de Mignard gravée par Audran.- Conservée a iïl otëi-Û.eu de Québec.J’avoue ne pas savoir ce que c’est, en dépit de nombreuses recherches que j’ai faites dans les ouvrages spéciaux.C’est dans le Journal du pensionnat de VHôpital-Général qu’on trouve quelques maigres renseignements sur la peinture au théréum.On g voit notamment que la Mère Saint-Joseph prit quelques leçons de Victor Emette et peignit au théréum un ih cant d’autel qui existe encore.La même religieuse a laissé d’autres peintures qui ne sont pas dépourvues île qualités.I Le pensionnat de VHôpital-Général n’existe plus depuis de nombreuses années.lation entre les deux artistes.Emette vante de son mieux son procédé, tandis que son ombrageux rival tend de toutes ses forces à lui prouver que la tradition dans le métier est une bonne chose et qu’un « élève de l’Ecole française » — c’est le titre que prend Plamondon avec orgueil — peut fignoler de belles peintures sans l’aide des inventions louches comme le théréum.• Celte concurrence entre Emette et Plamondon a les meilleurs effets.Le premier confie son secret aux religieuses moyennant quelques louis d’or; Plamondon soigne ses pe ntures comme s il s agissait d’envois au Salon de Paris.En 1841, il signe et date avec satisfaction deux portraits de religieuses, les Mères Saint-Joseph et Sainte-A nne.Elles étaient sœurs, toutes deux filles de Joseph Gu llet dit Tourangeau, boulanger au faubourg Saint-Roch.L aînée.Flore, avait vu le jour en 1821 ; entrée à l’Hôpital-Général le 22 juillet 1839, elle fit profession le 19 octobre de l’année suivante et prit le nom de Saint-Joseph.Lorsque Plamondon la portraitura en 1841, elle avait donc vingt ans à peine.Elle eut une carrière assez courte : elle mourut à 1 Hôpital-Général le I 6 novembre I 850.Plamondon l’a représentée ass'se dans un fauteuil de velours écarlate, vêtue du costume réglementaire des professes de l’Hôpital-Général, tenant dans sa main droite un livre à couverture rouge ; elle est tournée un peu vers la gauche.Elle est songeuse.On dirait même qu elle souffre, qu’elle est consumée par une fièvre intense, tant son expression est douloureuse.Les yeux fixes, sombres et brillants comme des billets de marbre brun, sont veloutés et caressants ; le nez fort, charnu, bien dessiné par un filet de lumière, projette sur la joue et la lèvre une ombre que le peintre a rendue avec un réalisme parfait.Au reste, tout est réalisme dans ce portrait extrêmement vivant : le voile et le; manteau noirs, disposés tous deux avec grâce et naturel ; la toile blanche de la guimpe mise en relief par des ombres crues et de larges plis créant de jolis reflets et des dégradés savoureux ; la robe et les manches d’un beige chaud, d’une texture à la fois lourde et souple ; la petite croix d’argent poli qui pend sur la poitrine et brille avec discrétion ; la main nerveuse tenant un livre et ce livre même Réalisme et critique Sous le signe des Muses est un vre bruissant comme un poème.C’est un « Itinéraire » où palpite l’émoi des P ys découverts : des âmes de poètes.I n effet le R.Père Carmel Brouil-! d s’y révèle amateur d’âmes.Un poème — qu’il soit de Nérée Beau-chemin ou de Lucien Rainier — n’est qu’un mot de passe lui donnant accès au pays merveilleux.Doué d’un de et.s rares esprits qui transforment en images toute lecture, la lettre d’un poème le jette en pleine réalité psychologique et objective.Par le poème il retrouve l’intuition initiale du poète, autant dire que, par lui, il pénètre dans le sanctuaire de l’âme, théâtre des expériences poétiques.Bien plus, grace à une sympathie souple à « devenir » toute chose, il peut revêtir.Pour un moment, l’âme du poète étudié.Privilège des grands intuitifs comme un Sainte-Beuve, un Bremond et un Shakespeare, justement qualifié de « myriad-minded ».Cependant, la frontière franchie, le visiteur reprend ses droits de critique.Rt ce critique libéral en matière d’art (pp.19 et 20), devient intransigeant comme un code dès que les principes catholiques sont en jeu.« Je n’entends Pas que l’art ne puisse exister sans la religion », affirme-t-il dans la préface qui honore son sens chrétien et atteste sa maturité intellectuelle.« J’affirme simplement qu’il ne peut pas, sous prétexte d’émotion ou de couleur inédite, représenter, en les faussant, les solutions de sa doctrine, les mouvements de sa vie liturgique et sacramentelle, 'es attitudes officielles de son sacerdoce.Le souci de la couleur locale se complique ici d’un élément de vérité supérieure et de justice.» (p.I 14) , Un franc-parler aussi catholique etait inouï dans notre Parnasse.Et cette voix qui s’élève avec l’accent d’autorité et qui s’appuie sur la foi m’apparaît providentielle à ce moment stratégique des lettres canadiennes.Aux littérateurs le Père Carmel sait parler théologie dans le langage humain de saint François de Sales et de Pascal.Réaliste et imaginatif il devait forcer l’idée à rebrousser chemin jusqu’à la réalité.Le problème de notre finalité, par exemple, n’est pas demeuré pour lui à l’état de formule stéréotypée.Il a frissonné en présence du saut périlleux, du beau risque, disait Platon, et son intelligence éclairée par la foi a dicté la réponse.Aussi est-il apte à diagnostiquer le malaise de M.Choquette (p.65 et suivantes).A Mlle Jovette Bemier il expose la légitimité du mystère en termes inconnus des manuels d’apologétique : « Pourquoi chicaner Dieu s’il refuse de pénétrer adéquatement chez moi ?Le jour où sa réserve cessera, je cesserai d’être homme, et Lui, d’être Dieu.Il en résulterait pour l’un et l’Autre un dommage tel que je renonce à mes prétentions, convaincu que la raison appuie le mystère et l’exige» (pp.122-123).Il revise avec elle la notion de Dieu et.les données du catéchisme (pp.120121).Mais, fin diplomate, il a su trouver à ces dures vérités l’exorde insinuant.Il a blâmé en Vigny le théologien improvisé.Le rapprochement avec un tel colosse du verbe a, pour un écrivain, une vertu balsamique persistante (p.117).Toutes les allusions littéraires ou picturales du volume — et elles sont nombreuses — viennent d’un contact personnel avec les œuvres invoquées.D’où la justesse des rapprochements : Nérée Beauchemin qui va trôner avec les immortels de la Pléiade, Lucien Rainier avec Racine et Boileau, Desrochers avec Hérédia et Sully- Portrait de Flore GUILLET dit TOURANGEAU, en religion Mère SAINT-JOSEPH, peint par Antoine Plamondon en 1841.(Conservé à l’Hôpital-Général de Québec).faisant une éloquente tache de vermillon dans cet ensemble de tons neutres ; enfin, le fond de la toile, assez sombre pour faire valoir les masses blanches et beiges, assez éclairé pour rendre aux nors tout leur effet, teinté, vers la droite de ce mauve que l’artiste aimait et qu’il a distribué généreusement dans un grand nombre de ses œuvres.Le réalisme n’est pas la seule qualité de ce portrait.Il y a la souplesse du modelé tour à tour large et menu, rehaussé par la trame apparente de la toile ; la savante distribution de la lumière qui frappe le bandeau blanc du front, illumine les paupières inférieures, glisse sur le nez et les lèvres, s’étale complaisamment sur la gu mpe avec des reflets laiteux et s’accroche aux plis de la robe en une gamme dorée.Il y a surtout un relief extraordinaire.Tout tourne.On dirait que la toile épouse les formes du modèle, qu’elle s’arrondit pour laisser voir, non une surface plane, mais une image en relief.En peignant cette toile, Plamondon pensait-il à telle ou telle peinture qu’il avait admirée à Paris ?A-t-il voulu imiter les admirables portraits de religieuses que Philippe de Champaigne a peints avec tant de conscience et de poésie ?Bref, a-t-il démarqué délibérément le sytle du portraitiste de Port- Royal ?Il est périlleux de l’affirmer.! Car si Plamondon empruntait volontiers aux grands maîtres l’ordonnance de leurs compositions, il ne chercha t pas à pasticher leur manière de peindre, ni leur touche, encore moins leur coloris.Au contraire.Il déformat souvent certaines compositions connues en altérant les couleurs et les tons, en apportant à leur exécution sa manière à lui, son coup de brosse fort inégal, ses harmonies souvent aigres mais personnelles, ses manies de coloriste ordinairement médiocre.Ses copies, en un mot, éta ent des transpositions plus fortes en couleur que les originaux et portaient la marque de fabrique, pourrais-je dire, de l’artiste.Ce qui fait le charme du portrait de la Mère Saint-Joseph, c’est précisément le coloris de Plamondon débarrassé de ses outrances et de ses maladresses, son dessin considérablement épuré, son esprit d’observation aigu sé par l’espèce de séduction que dégageait le modèle, sa touche enfin, méticuleuse en même temps que fantaisiste, parfaitement adaptée au sujet, fondue quand il le faut, large au besoin, à la fois facile et très étudiée.Gérard MORISSET, attaché honoraire des Musées nationaux de.France.À SUIVRE Prud’Homme, Dantin avec les NéoChrétiens, etc.De même saura-t-il caractériser une toile de David et y comparer l’image sobre de Lucien Rainier (p.232).Pas plus que de formules il ne se paye de mots.Son vocabulaire, emprunté à toutes les branches du savoir, à l’argot de tous les métiers, est toujours vu, senti.Pour le P.Carmel le mot a gardé sa valeur primitive d’équilibre entre un état psychologique et sa traduction verbale.Et comme il est éminemment imaginatif, il lui faut, pour transposer son canevas psychologique, des images vraies.Voyons comme il sait informer l’axiome scolastique : Quidquid recipiiur : « (La réalité) adopte les contours du vase qui l’a reçue» (p.209).Que l’image s’avère traductrice impuissante, et le croquis la remplace.Etudiant le peintre en M.DesRochers, il écrit : « (L’image visuelle) traverse le ciel de ses poèmes comme des aérolithes brillants aux soirs d’août» (p.142).Pour illustrer la poésie de Beauchemin, il crayonne le tableautin suivant : « Ruisseau de printemps que la fonte a gonflé et qui charrie des glaçons, des fragments de branchages, des mottes dures de terre ; mais tout cela tourb.lionne, s’emporte, se heurte au rivage et continue sa course ardente vers l’horizon large de l’océan » (p.27).A des abstractions son verbe créateur insuffle la vie : « (La Prose) est la vagabonde universelle pour qui toutes les routes, les sentiers même, sont praticables ; (la Poésie) ne voyage qu’à grand équipage et se refuse aux chemins mal nivelés » .Et le parallèle continue, mouvementé, allègre, vivant.La phrase qui véhicule ces beautés n’est jamais prise en défaut.Elle progresse à petits pas, permettant aux mains agiles de la suivre.Brève la plupart du temps, toujours facile, elle sait aussi se déployer dans une période large pour dégrader les nuances in- finies d’une pensée ou d’une vision.Mais le grand art de cette phrase est dans le rythme ; ars bene movendi.Je ne sais quelle affinité mystér.euse rendent les phrases solidaires les unes des autres ; je ne sais quelle force irrésistible nous entraîne vers un sommet où la pensée vient se poser, achevée, victorieuse d'elle-même.A ce don inné du mouvement qui marque le vrai pianiste comme l’orateur et le poète de race, le Père Carmel devra d’être lu jusqu’au bout.de ses articles et de ses bouquins.C’est le charme de Bremond dont la phrase, plus taquine, est moins pittoresque.Roland BOUFFARD L’attribution du Prix Paul Fiat Dans sa dernière séance, l’Académie française a décerné le Prix Paul Fiat, par moitié puisque la volonté du fondateur est qu’il soit ainsi divisé, à M.Bernard Nabone pour son roman A la gasconne, et à M.Robert Brasillach, pour l’ensemble de son œuvre critique.Le roman de M.Bernard Nabone clôt une sorte de trilogie dont le titre général est « Chronique des villages.» Cet ensemble a commencé par deux ouvrages antérieurement parus : Màitena, qui obtint le prix Théophraste Renaudot en 1925, et A l’abandon.Ces trois romans oeignent avec vigueur les mœurs ru raies du Béarn.Les feuilletons littéraires de Robert Brasillach lui ont valu d’abord la haute estime du monde lettré.Son livre Présence de Virgile montre en lui un humaniste de grande qualité.On sait que son charmant petit roman L’Enfant de la nuit a révélé en Robert Brasillach un peintre de mœurs très spirituel, qui sait poétiser l’observation en y mêlant la plus gracieuse fantaisie.Madame de Staël et le prince de Ligne A l’occasion du deuxième centenaire de la naissance du Prince de Lign» général belge qui servit l'Autriche, le Journal an Gknkvk public l’article suivant, d’après des documents inédits, sur les relations qui ont existé entre cet homme, célèbre par son esprit, avec Madame de Staël, célèbre par son intelligence.On sait quelle amitié filiale fut vouée au prince de Ligne à la fin de sa vie par la plus illustre des Genevoises: Mme de Staël.Elle fut parmi les contemporaines du prince Charles-Joseph de Ligne celle qui pouvait le mieux comprendre l’esprit cosmopolite de ce prince charmant dont le nom est devenu synonyme d’union et de commerce intellectuel entre les divers pays.Ces deux êtres d’élite devaient se comprendre et se rencontrer malgré une grande différence d’âge, de milieu et de formation.Charles-Joseph de Ligne appartenait à une génération pour laquelle Mme de Staël déclarait éprouver en souvenir de son père tant aimé « un attendrissement invincible ».Le prince de Ligne en effet aurait pu être son père.Né en 1735, il avait déjà 31 ans quand vint au monde la fille de Necker.Tout alors semblait devoir le séparer à jamais de cette petite protestante, élevée dans un milieu de philosophes et de littéx-ateurs et qui semblait tout au plus destinée à devenir une femme de lettres austère et pédante.Quels rapports pourront jamais s’établir entre elle et ce noble seigneur de la plus haute aristocratie des Flandres qui a été élevé pour être un soldat et un homme de cour et, selon une vocation irrésistible, a déjà consacré à la guerre toute la première partie de sa vie ?Mais le métier des armes en ces temps heureux était fort compatible avec la vie \ mondaine, voire avec la littérature et la philosophie.Le prince de Ligne va beaucoup voyager, et se prend de belle passion pour la France.Dès que la vie militaire lui laisse quelques loisirs, il partage son temps entre Bruxelles, Belveil, Vienne ; mais, si tous les chemins mènent à Rome, ceux que suit le prince de Ligne traversent presque tous Paris.A Versailles, il sera parmi les intimes de Marie-Antoinette, il partagera ses plaisirs et ses angoisses.Sans doute a-t-il, au cours des inquiétantes années qui précèdent la Révolution, discuté plus d’une fois les méthodes de Necker, peut-être même, épris de philosophie, a-t-il fréquenté le salon de Mme Necker.Il éprouve en tout cas peu de sympathie pour ce milieu encyclopédique et frondeur.Ligne appartient tout entier au XVIIIe siècle.Il sent bien que la société est usée et que le régime chancelle, mais il refusera jusqu’au bout de croire à l’évidence.La Révolution devait le ruiner et l’exiler, mais elle n’atteindra pas son optimisme et ne changera rien à sa manière de penser.Il sera le témoin vivant d’un âge disparu.C’est à Vienne, en 1807, après ses 1 voyages d’Allemagne et d’Italie, que ,Mme de Staël rencontre pour la première fois le prince de Ligne.Il est, comme elle, errant et désabusé, mais il conserve une grâce et une jeunesse d'esprit surprenantes.Il fait figure d’écrivain, et l’arrivée d’une femme de lettres aussi célèbre l’enchante.Il lui écrit d'avance et Mme de Staël compte entièrement sur lui pour « le premier de tous les plaisirs: la conversation ! » Dès son arrivée à Vienne, elle écrit à Mme Récamier : « Me voilà dans cette ville et j’y suis reçue à merveille.Le prince de Ligne, dont nous avons tant parlé, est vraiment aimable et bon , par excellence.Il a les manières de Narbonne.et un cœur ! C’est dommage qu’il soit vieux, mais j'ai pour cette génération un attendrissement indiscible ».Cette dernière phrase aurait sans doute un peu chagriné le prince de Ligne ! Il avait beau avoir 73 ans en 1807, il refusait de croire à la vieillesse, se vantait encore de nombreuses aventures et voulait rester jusqu’au bout le « prince chéri ».Mme de Staël se plaît dans cette société brillante de Vienne.On se moque un peu d’elle, de son esprit philosophique et de son talent de tragédienne qui l’un et l’autre détonnent dans un milieu élégant.C’est chez le prince de Ligne qu’elle trouve le plus de compréhension.Elle écrit au baron de Barante : Je passe ma vie dans la maison du ! prince de Ligne.Cet homme, le plus \ aimable de son temps, me traite comme sa fille.Il est ici comme une isle française dans la mer germa nique et, bien que je souhaite une Allemands île ne pas nous imiter, j’aime toujours à nous rencontrer ! Comme Mme de Staël ne perd jam de vue la littérature, elle suggère bientôt au prince de Ligne lr pu I cation d’un recueil de morceaux choisis dont elle ferait la préface.Le prince est touché aux larmes de cette proposition, mais l’exécution n'ira p-sans quelques difficultés.En effet, dans ses souvenirs anecdotiques, le prince ne s’est guère privé de lancer des pointes contre Necker ! Il faut à tout prix expurger tout cela.Toute une correspondance entre le prince de Ligue et une femme de lettres belge, Caroline Murray, a trait à cet escamotage délicat.En même temps le prince échange avec Mme de Staël de nombreuses lettres enthousiastes au sujet de cette publication La liasse en a été conservée dans nos archives de famille et contient d'intéressants passages.Le ton maniéré à l’excès des lettres du prince fait contraste avec le superbe sans-gêne de la plume staëlienne.Il la nomme à toute page « ma bonne protectrice », « mon ange », « Mon Armide ».Il la compare successivemenf à une cloche « qu’on entend encore longtemps après avoir fini de sonner», puis à un creuset « où vous ferez comme tous les chercheur de la pierre philosophale, vous y mettrez l’or ! ».Il affirme qu’il doit toujours dire : « Ai-je bien fait, mon maître ?» et termine toutes les lettres par des sentiments «d'adoration et d’admiration».Us discutent de littérature, de philosophie, de politique.Le prince de Ligne connaît bien l'Allemagne.II critique bien des passages du manuscrit de Mme de Staël et elle tient compte de ses observations.De Mme de Staël le prince fera un « portrait » selon les regies du plus pur dix-huitième siècle.Corinne devient une Espagnole qui, sous le nom de Dona Elvire aura mille vertus mais aussi quelques défauts.Le portrait n’est pas sans malice.« Elvire.a un son de voix agréable quoique fort ; il perd un peu de son agrément dans la dispute !.Elle a plus d'imagination que d’esprit et plus d'esprit que d’instruction.Elle tranche, décide, accumule tout sur tout, et finit par ne plus s’entendre quand elle parle des beaux-arts qu’elle ne connaît pas, et des sentiments religieux qu’elle y trouve partout.Dona Elvire est trop vive pour sa tête, et sa tête trop vive pour sa raison.» Mme de Staël lui répond en vers : Je cherche vainement à vous répond ce I en vers Mais le bonheur éteint en moi la poésie.Vous le saves:, ma muse est la 1 mélancolie.Vous-même à mon talent, Prince, vous I nuises fort.Il se plait dans les pleurs, il aime lassez l’orage, Et près de vous je ris et je me crois fait port.L’édition des Lettres et pensées du Prince de Ligne, avec une admirable préface de Mme de Staël, devait paraître en 1809.Cinq années après, la mort vint saisir le Prince ^e Ligne un soir d’hiver lors d’un ultime rendez-vous d'amour, le 14 décembre 1814.Dix-neuf mois plus tard Mme de Staël s’éteignait, le 14 juillet 1817.De l’un et de l’autre, l'Europe entière porte le deuil.Comtesse Jean de Pange Amabilité Un intéressant portrait de Madame de Staël vient d’être installé à Versailles où le public pourra désormais le voir.Le peintre a flatté son modèle car il est notoire que la fille de Necker n’était pas jolie.Madame de Staël elle-même ne l’ignorait pas ; mais naturellement, elle aimait que les autres parussent l'ignorer.Or, un soir qu’elle se trouvait assise à côté de ia belle Madame Récamier — qui était un peu sotte — un jeune fat s’approcha d’elle.« Me voici, s’écria-t-il, entre l'esprit et la beauté.» — C’est la première fois, répliqua finement Mme de Staël, qu’on me dit que je suis belle. IIIH\IHU\H 21 août 1935 L’éléphant engin de sport Nous croyons amuser nos lecteurs en leur faisant lire le compte rendu spirituel que donne un chroniqueur sportif de /’ACTION FRANÇAISE du passage des Alpes par un Américain monté sur un éléphant.«Je voulais vous parler de la baleine », annonçait jadis notre cher M.Vincent Hyspa.«Je ne vous en parlerai pas.C'est trop gros.Je vous parlerai de l’éléphant.» Nous n’avons pas tous les jours l’occasion de parler de lui dans notre semaine sportive.C'est même assez rare.Mais à défaut d’un grand prix de Baghavapour ou d'un tour de l’Inde par étapes, nous avons à célébrer en ce jour l’exploit de Dolly et de M.Halliburton, montés l’un sur l'autre.C’était M.Halliburton qui était monté sur le dos de Dolly.M.Halliburton est un Américain, bien entendu, et Dolly est un éléphant femelle.L’Américain s'est mis en tête de renouveler l’exploit d’Annibal et de traverser les Alpes au col du Saint-Bernard, monté sur l'éléphant.Celui-ci a bien voulu.Seulement, comme il n’est pas muni de surcompresseurs, il a éprouvé quelques difficultés de carburation quand il est arrivé aux hautes altitudes.On remarque qu'Antonin Magne 1 n’en éprouve aucune quand il arrive au haut du Galibier.On pourrait en conclure que l'homme est supérieur à l’éléphant si l’on ne prenait garde qu'il n’est pas dans les habitudes de ce pachyderme de se promener dans les montagnes.Toute ragaillardie par l'accueil que lui avaient dispensé les hospitaliers, Dolly a d’ailleurs retrouvé dés le lendemain matin ses esprits avec son souffle.Quant à M.Halliburton, monté sur le faîte, il a aspiré à descendre.A ce moment s'est présentée une nouvelle difficulté.C'était la première fois depuis Annibal que les douaniers italiens avaient à contrôler le passage d'un éléphant qui arrivait par cette voie.Ils se sont plongés dans le règlement: rien n’y est prévu pour l’éléphant.On envisageait déjà que Dolly allait être obligée de redescendre par où elle était venue, quand M.Mussolini est intervenu.Il n'a pas voulu que Rome puisse avoir encore une fois l'air de redouter les éléphants, c'eût été un mauvais exemple et un mauvais Coureur < /cliste français ayant participé au Tour île France., au cours duquel il fut victim* d'un malencmt-tit ix accident - - N.de la R.Nages de fond et nages de vitesse ni Quand on parle de nages de vitesse, on évoque ou on songe maigre toi uniquement au crawl ou nage lampante.Partout, en effet, le crawl trône par sa rapidité insurpassable et son admirable automatisme de mouvement.Mais, avant de s atta-juer à ce morceau de roi.il convient pour la clarté île l’exposé d examiner précisément les nages qui ont précédé le crawl et en quelque sorte lui ont donne naissance.Nous voulons parler du trudgeon et du trudgeon crawl.Le trudgeon (mot anglais tiré du, verbe trudge qui signifie se traîner) est un over doublé (nage de cote tiuéliorée).Le travail des bras et les jambes y est identique et très ¦ytbmé; sauf celui du bras droit qui e dégage complètement et attaque j l’eau comme le bras gauche.Ce I .hangement important de technique i exige une rotation parfaite îles épaules, dans un plan vertical, alors jue les bras attaquent l’eau alterna- j ivement.Par l’attaque de face au lieu de ¦ôté, cette orientation nouvelle aug-nente sensibh ment la vitesse sans pière plus de fatigue.Une plus .raiule souplesse de mouvement est ependant requise.La respiration se compl que du fait que la tète doit tre immergée durant l’expiration.L’aspiration très rapide se fait en .ournant légèrement la tête de côte lorsque le bras se dégage.La respiration joue un rôle primordial.Impossible de briller si la respiration et le r\ tlune des mouvements n’ont atteint le degré voulu de mécanisation.I .e trudgeon crawlé est une variante, beaucoup plus rapide, du trudgeon ordinaire.11 mérite de figurer dans toute nomenclature natatoire parce qu’il explique la naissance du crawl intégral.Bien que lélaissé aujourd'hui pour le crawl, •ertains nageurs de renom — Mc-1 ica entre autres — l’ont adopté en ¦artie et ont pu atteindre des temps ecords.La respiration, fondamentale comme dans toutes les nages ampantes, est semblable.Même ravail des bras.La différence essen-irlle entre les deux formes de trud->,eon réside dans l’addition, pour la orme dite crawlée, d’un double ouettement de jambes entre chaque coup de ciseau.Le corps n’y est pas munis au roulis et demeure bien battent l'eau alternativement de bas en haut.Ces battements rythmés vigoureusement mais sans effort apparent sont de faible amplitude.Ce changement d’orientation permet d’éviter le roulement exagéré du corps.Dr plus, en abaissant la tête, on assure au corps un meilleur équilibre en lui donnant une position voisine de l'horizontale.Travaillant séparément, les bras ci les jambes ne cessent cependant de s’aider.Dans les nages de vitesse, comme la sustentation est avant tout assurée par les jambes, on devra astreindre celles-ci à un travail acharne jusqu'à mécanisation parfaite des mouvements.Pour pouvoir enfin progresser, la même remarque vaudra pour les bras, dont la cadence plus ou moins rapide devra être particulièrement soignée.Pas de propulsion remarquable sans un automatisme réglé des membres inférieurs comme des membres supérieurs.Le nombre Le crawl The proof of the pudding is in the Kiting.La practicability du crawl, deux exemples récents nous la promeut surabondamment : Pour traverser le Pas de Calais, un nageur victorieux se servit uniquement du crawl durant les 14 heures de séjour à l’eau.Un autre nageur couvrit également au crawl la distance de 40 à 44 milles entre Pile Catalina et la côte californienne.letups dans l’eau : lÿ heures 4s minutes.Pour conclure, nous croyons que le crawl est la nage de l’avenir et qu’il finira par s imposer.Bien que que tous les membres ainsi que les voies respiratoires fonctionnent avec régularité et harmonie.Pratiqué pat les enfants, il aurait certainement k rapide, il n’est pas épuisant parce bienfaisant avantage d’allonger leui structure.L’empâtement musculaire, caractéristique chez nombre de nageurs de fond ou de distance, s’amenuiserait notablement en donnant Ce****?rsrrss.VWV 1» présage pour l’Abyssinie.Il a dépanné M.Halliburton, à qui il ne reste plus | qu'à aller perdre un aul dans les marais et à le promener dans les monts de la Sabine pour ressembler tout à j fait à Annibal.M.Mussolini se por- ! tera, à la tète du Sénat, pour voir surgir comme un diable d'une boite par- \ .nassienne.Le chef borgne, monté sur l’éléphant j Ipétille.\ Après quoi, M.Halliburton pourra s’attaquer au record de la traversée 1 du Turkestan par la cavalerie de Djébé l'éclair.A propos d’éléphants, avez-vous lu Tournai des Eléphants, par Kipling ?Lisez-le : c'est une des plus belles histoires du monde.Et je pense que nous voici en règle, pour un certain temps, avec l'éléphant considéré comme un sport.H.GECK Voici une illustration du crawl par Helen Madison, la célèbre nageuse américaine, où manière de respirer et de sortir le liras de l’eau lorsqu'il a accompli son travail de l’on voit clairement traction sous l’eau.la D ¥ 170 17 Black horse DAWES LONDON DRY EJ Un cocktail - un collins -ou d’autres mélanges ayant pour base du Gin Vickers, possèdent cet te saveur.ee fumet spécial, unique à ce gin $270 m • OUTEILLI 25 oz.BOUTEILLI 40 OZ.Üii i allongé, à plat.11 en résulte une meilleure propulsion et une augmentation de vitesse, le corps, p!u#— Les troubles fonctionnels qui traumatismes, certaines infections far ainsi les insectes des plus Petites ! pn r^su|tent (j]s peuvent même par- vorisent son apparition.Les premiers fentes.Les colibris de nos Antilles e ¦ -.-*—1- —.- signes sont des troubles nerveux ; le , , , .qui ne sucent pas du miel techniques^ répondant a no?besoins.cuei]lent de petits insectes dans le Mais la nécessité vitale met aussi les ca]jce de,s fleurs, ont de minuscules oiseaux dans la même position.Lux pjnceqes.Les pinsons et autres man-aussi doivent raccourcir, fragmentei, ( geurs de g1-a,|Ils on[ [e bec fait comme soulever de petits objets, extiaire, UIle dure pince ronde, les pics l’on en forme d’outil à tailler, comme un coin solide qui ne se termine pas en précordiale ; pour des nerveux enfin., plus à intervenir chirurgicalement no„ à cause de leur état mental spécial pas tant pour des raisons d esthetiqUe et de leur émotivité exagérée.Le Irai que pour obvier a la cancérisation tement.qu’il soit médical ou chirur- toujours possible de 1 organe, sans gical, constituera en ce cas la meil- compter que certains goitres exoph.leurc pierre de touche car il amènera talm.ques évo uent rapidement vets dans les cas heureux, et ce sont les une issue fatale Les procédés opéra-plus nombreux, une sédation rapide j toires sont nombreux mais ils peuvent de tous les malaises.Un autre moyen de reconnaître un goitre fruste, d’établir le pronostic ainsi que l’opportunité d une intervention chirurgicale consiste à faire la recherche du métabolisme basal.Le corps humain, pour se maintenir en vie, doit dépenser une certaine somme d’énergie, et c’est la mesure de cette énergie nécessaire à nos besoins qui constitue le métabolisme basal, taux de proportion entre nos dépenses et nos ressources.Ainsi, par exemple, si un individu maigrit considérablement sans raison apparente alors qu il s ali- se ramener à deux catégories.Les un, tendent à réduire le volume de la tumeur sans cependant l’enlever ; j| suffit de ligaturer les artères nourricières de la glande pour que celle-ci dépérisse et finalement s’atrophie.Les autres consistent dans l’ablation par-1 ticlle de la tumeur, c’est le procédé de choix, le seul qui assure une guérison complète et définitive du goitre.Cette opération, telle que pratiquée de nos jours, donne d’excellents résultats, pourvu toutefois que l’on ait la précaution de ne pas enlever la glande thyroïde dans sa totalité et d’en lais- caractère devient bizarre, irritable, , .l’émotivité excessive, l’humeur inégale, j examen est relativement simp e tailler ou couper des choses dures et ils auraient depuis longtemps péri faute de nourriture s’ils n’avaient possédé, dans ces travaux techniques, des outils complets et une parfaite maîtrise dans leur emploi.Tous les oiseaux incomplètement pourvus à cet égard ou qui travaillent maladroitement passent à l’arrière-plan, ne peuvent se nourrir et, par suite, ne prolifèrent que fort peu.Au bout de quelque temps leur espèce s’éteint.Par contre les « techniciens complets » subsistent.Et comme le monde des oiseaux se perpétue de la sorte depuis des temps incroyables, en fait depuis l’époque crétacée où les premiers oiseaux sont apparus, il n’est pas étonnant que les oiseaux actuels aient dans leurs becs des outils merveilleusement adaptés aux travaux sus-énoncés et s’en servent avec habileté.Chaque bec d’oiseau a donc un ¦oenr adaptée de la plus par manière à son emploi.Le vautour, aven son Ott" gigdiilesque, peut déchirer la peau des animaux qui sont devenus sa proie; les becs croisés, grâce à la forme si particulière de leurs becs, peuvent en lever les pointes des arbres épureux, les perroquets peuvent ouvrir des noyaux avec les parois de leur bec tranchantes comme un couteau.Chacun de ces becs a été conçu en vue d’un but précis et se compose d’une mandibule supérieure en proportion du volume de la tumeur ; de très gros goitres sont tout au plus gênants et constituent pure- Au moindre effort ou à U plus légère ment et simplement une difformité, en émotion, les malades s agitent, se .général fort disgracieuse, alors que plaignent de bouffées de chaleur, de dan* une demi-heure, ce qui revicn d’autres, beaucoup moins volumineux palpitations et de battements de cœur a dire que pendant ce temps 1 organisées bonnes gens les appellent goitres qui souvent les empêchent de dormir.! me n est soumis qu aux dépensés que intérieurs) peuvent occasionner de L’accélération des battements du cœur représentent les actes les plus elemen-sérieux malaises du fait qu’ils en est un signe capital de la maladie, il taires de la vie vegetative ; la circu-ccrclent la trachée et compriment les ne manque jamais.La glande thyroïde 'atlon sanguine, la respiration, la crois-anes du voisinage.Parmi ces acci- augmente peu à peu de volume et Eance des tissus et 1 elimination des sans taisuii appeueme uiuu iju u ^ .¦ rr .rr , , • j*.I ser une portion sultisante sur place, mente suffisamment, et si d autie paît K , , , , ’ -, , i .i ' laute de quoi on s expose a des trou- il est nerveux, dort mal, soutire de , , ., i -, .• .I î• b es plus serieux que le goitre ui- palpitations de cœur, il y a tout lieu , 1 .° , , de croire à un fonctionnement exa-1 ™e™e* LeJ Produ,tj.lodes .c'ue sec[et' géré dc la glande thyroïde, et l’indi-1 a thyro,de s0,,t indispensable» au bon cation de la recherche du métabo- fonctionnement de 1 organisme, pour Usine basal s’impose.La technique de "e Pa* mentionner ces corps myste- Le sujet, à jeun depuis seize heures est isolé et mis au repos absolu pen- rieux, les hormones, qui conjointement avec ceux des autres glandes à sécrétion interne jouent un rôle de première importance dans la genèse de troubles morbides les plus variés.Docteur G.A.SEGUIN orga_____ , _____o~* « «.*••••» UVM u t » - __ - dents dus à la compression, citons les prend parfois des dimensions consi- I déchets ; puis en mesurant, au moyen altérations de la voix qui devient durables, dans d’autres cas au con- d un appareil special, la quantité Un préventif contre les moustiques La lutte contre les moustiques es! au premier plan de l’actualité.Les pointe, mais porte de larges et tranchants rebords.Plus on considère les becs des oiseaux du point de vue technique, plus ils apparaissent merveilleux.ils constituent même des I ormes d outils nouvelles et inconnues!^ entrecou,pée des broubles traire la tumeur est à peine percep- d oxygéné requise pour permettre a dans notre technique.respiratoires allant du ’simple essouf- tible autant à la vue qu’à la palpa- I l’organisme de se maintenir en vie i On s’est attaché récemment à les flement à la crise d’asphyxie.tion.Les yeux sont saillants, largement ! dans ces conditions, on obtient un étudier sous cet angle biotechnique et j \\ est question jusqu’ici du goitre nuvel':s- comme «sortis de la tête ».chiffre de base variant suivant la on a fait ainsi de nouvelles décou- sjmp|ei tumeur bénigne évo'luanr très (d’où le terme exoïphtalmie) ; ils j ^*>0'- - NOUVEAUX TARIFS PAR KILOWATT-HEURE 13-70 O MI 71-200 1 O A 201e kw-lirc/X Q J kw-lires kw-lires F • et au-deïà “C’est regrettable que tu ne puisses venir avec nous.Pourquoi ne te sers-tu pas plus de l’électricité?Tout ton travail se ferait en un rien de temps — et il te resterait des loisirs pour t’amuser!” “Nous aurons des appareils électriques modernes dans notre maison avant longtemps ou je saurai pourquoi! J’en ai assez de faire la Cendrillon dans cette maison démodée quand l’électricité coûte si peu!” fl rf 4\ h ¦ # l ‘SS'f mit Lji*- ! ///// if m I • .i ' ( ; ’i .1 5L_ nnji BS La demande croissante d’électricité dans le territoire desservi par la Compagnie a nécessité l’établissement d’usines susceptibles de pourvoir d’avance aux besoins des abonnés domiciliaires, commerciaux et industriels dont le nombre croissait sans cesse.Le développement de la compagnie et l’expansion de son système de production, de transmission et de distribution ont marché de pair avec la croissance de la métropole.La capacité de production était en 1902 de 24,390 c.v.et de 477,267 c.v.en 1933; en 1902, le réseau de transmission comptait 141 milles de lignes et celui de distribution 100 milles, tandis qu’en 1933 il y avait 533 milles de lignes de transmission et 1460 milles de lignes de distribution.Montreal Light Heat & Power CONS O L I D A T E D 250
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