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Titre :
La renaissance
Éditeur :
  • Montréal :[La renaissance],1935
Contenu spécifique :
samedi 7 septembre 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La renaissance, 1935-09-07, Collections de BAnQ.

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premiere année — No 12 10 sous Montréal, samedi 7 septembre 1935 iti Rtminmu HEBDOMADAIRE POLITIQUE ET LITTERAIRE Directeur : OLIYAR ASSELIN Le budget de la Province Comment on fait marcher la bourrique SOMMAIRE Le déficit du budget provincial est cette année ,1 • $4,939,000.11 était de $5,594,000 en 1933-34 et de $6,840,000 en 1932-33.La Province est donc sur I.voie du rétablissement complet, qu’elle aurait a et même plus ¦—- que ceux de pas mal de politiciens, spécialistes de la cuisine électorale, gouvernants éphémères et gaffeurs : c’est pendant plus de soixante ans, et avec une manière de génie, qu Escoffier a tenu la queue de la poêle.èa gloire est indiscutable, encore qu’il la doive, lui aussi, aux fourneaux ! Un penseur a dit : — Que d'inventions trop vantées contribuent moins au bonheur de l'humanité qu’une sauce nouvelle ! En effet.Malheureusement, il est beaucoup plus facile d'inventer des mécaniques désastreuses —< nous leur devont la guerre scientifique, la crise, le chômage, etc., — que de créer la béchamel, la mayonnaise ou la béarnaise.Escoffier a imaginé, lui, non pas une sauce, mais une des merveilles de la cuisine moderne : la pêche Melba.Pareil chef-d’oeuvre vaut bien, me semble-t-il, n'importe quelle peinture à l’huile.Mais la cuisine ne devrait-elle pas compter parmi les beaux-arts ?Je m’étonne que de bons esprits s'insurgent contre ce projet de statue.Ils devraient l'approuver, au nom de leur amour de l'autorité, car, enfin, Escoffier a été un « chef », et un grand ! Ajoutons que, malgré son nom, il n'a jamais fait massacrer que des poulets, des dindonneaux, des oies.C’est un mérite de plus et d’une qualité très rare : vous en trouverez beaucoup des grands chefs comme ça ! Voilà mon plaidoyer pour la statue d'Escof-fier.Mais je pense qu’un buste suffirait.En terre cuite, peut-être.Clément Vautel -nitnmi/ui- Chez nous et ailleurs T soft te mitre 10.‘1,1 Les nouveaux ministres Ce sont Al.Lucien Cemlron, ministre île la iiuxigation, et Al.Onésiine Cannon, ministre sans portefeuille.Al.Diqirè restant an'-cat général et Al.Sam Gobeil ministre des l’ostes.L'avocat général ne représentant rien du tout, la Province de Québec reste avec b* ministère de la navigation, (pii autorise son titulaire à fricoter dans (piebpies traités de dragage, et le ministère des Postes, (pii comporte b' droit de déplacer (| ncl «| nes vieilles maîtresses de poste pour ingérence électorale, comme aimait a faire Al.Sauve pour si' donner de I importance aux yeux du pays.L’immigration, les pensions, l'agriculture, b* revenu national, les finances, les douanes, et ipie sais-je encore, resteront la part de la race supérieure.Al.Cendron se fera dire — ou battre dans les Deux-Alontagnes ou Aerchères, et AL Bennett ne fera qu'ensuite, s'il revient au pouvoir, le remaniement ministeriel qu'il annonce.Le personnel actuel comprend deux anciens d Oxford, AIM.Dupré et Gagnon.11 sera certainement compétent à gérer ses ministères en anglais, chose qui faisait défaut à AL Sauvé.L anglais étant aujourd'hui plus que jamais la langue des communications, cet état de chose devrait faire plaisir à AL Henri Bourassa.Le commerce de l'argent On peut le concevoir d'une certaine façon dans l'Alberta, et c est ee qui a permis à Al.Aberhart, chef de la Bible Prophetic Society, et de la Social Credit League, de se faire nommer premier-ministre de sa province à une pluralité de 6 contre 1.en promettant de payer à tout le monde, dès son âge mûr, une pension de S25 par mois.Sur les marchés où une signature veut dire quelque chose, on n’accepte pas indifféremment celle de toutes les provinces.Il faudra à AI.Aberhart, s'il veut emprunter les dix millions dont il a un besoin pressant, expliquer comment il entend son crédit social et sa pension, et ce qu’il fera pour entretenir tout son monde à ne rien faire, si Ottawa, pour une fois, refuse de payer pour son compte.Chose certaine, les déposants de la caisse provinciale demandent à retirer leurs fonds et les titres de la province comme ceux des municipalités albertaines s’effondrent sur les marchés publics, ce qui n’est cpie justice.Il n'est heureusement pas à craindre que l’exemple de ce gouvernement alhertain soit suivi dans le reste du pays.Quand Aberhart aura tenté pendant quelques semaines de les appliquer, la fausseté de ses théories sera si évidente 1.Raphael Ouimet.i et ouvrage, eveluxiventent eon.sneré aux nôtre.*, ext le xeul «lu ^enre au puyx.IMiim de biographies et photographiex de eitoyenx marquants, sont contenues dans les dou/.e volumes parus jusqu'iri.I»ex « biographies ( anadieniies-l'raneaises » ont depuis longtemps acquis une importunée nationale.I»n treizième édition ext en préparation pour l'année UlîWJ.MERVEILLE DE L'ART FRANÇAIS 1a iigrte ofr^urosnlAj^ Le plus beau et le plus rapide paquebot du monde Normandie présente au monde, avec splendeur et prestige, la vraie France, celle qui reste forte et admirée, laborieuse et confiante ! Normandie a ouvert une ère nouvelle dans les fastes de la navigation transatlantique, et- établi de nouveaux records de luxe, de puissance, de soilidité et de sécurité.D’une conception absolument nouvelle, précis dans tous ses détails, Normandie réalise la perfection, porte le sceau de la grandeur, de la puissance et du plus grand raffinement.monde a salué avec admiration cette étonnante réussite française.L'exposition artistique de produits français que les grands magasins MORGAN ont inaugurée le 4 septembre, vous apprendra à connaître davantage l'ART FRANÇAIS, celui qui a réalisé Normandie, cette œuvre grandiose, hardi'e.image de sa grandeur.ALLEZ VOIR la superbe maquette de Normandie qui sera exposée chez MORGAN du 4 au 7 SEPTEMBRE à l’Exposition artistique de produits français.< » VI I» ,.\ nr Victor Hugo, en 1880 Extrait du « Général de Lescure », par Etienne Aubrée, Perrin éditeur.trouverai-je ?A Saint-Sulpice ?Devant la Vierge des Marais qui garda votre cité, mais qui sans doute quitta son siège de pierre pour vous assister toutes deux à l’ultime moment.Thérèse l'intrépide, en compagnie de son cousin, le marquis de la Rouerie, jadis compagnon de La Fayette et « Créateur de la Chouannerie », parcourait 1 e s campagnes en habit d’amazone, portant à l’exemple du chef des épaulettes d’or, et la croix de Cincinnatus attachée sur la poitrine par un ruban bleu et un panache flottant à son chapeau »'2.Elle mourut sur l'échafaud le 18 juin 1793, victime de sa croisade royaliste.Lucile de Chateaubriand, qu'il me plaît de l'évoquer dans son costume de chanoinesse, vêtue de noir et portant la croix pectorale retenue par un ruban vert moiré! Précieuse croix émaillée de huit pointes, de quatre fleurs de lys et surmontée de la couronne comtale ornée de perles.Au centre, un médaillon avec l’image de la Vierge.Ame douloureuse ! Que n'est-elle restée « Comtesse de l’Argen-tière » ou mieux Abbesse de Re-miremont ! Il eût été si réconfortant de s’agenouiller sur sa tombe - Archives Nationales — W.27!).t2) Le Marquis de la Rouerie.G.Le-notre.monastique.Toutefois, je me refuse à croire que cette « fleur flottant sur l'abîme »:t sombra.Celle qui écrivait peu de temps avant sa mort : « Mon cœur s’est relevé vers Dieu et je l’ai placé au pied de la croix, sa seule et véritable place », est morte appelée par Dieu qu’êlle invoquait.Elle ne s’est pas donnée volontairement la mort.Il ne saurait y avoir de mystère dans la mort subite de Lucile.L’imprudente supposition de Charles Lioult de Chênedollé, le poète qu'elle aima, et à qui elle renonça par devoir, a dramatisé cette fin naturelle.« Quand les hommes et les amis nous abandonnent, il nous reste Dieu et la nature », affirmait la sœur de René.La montée du Calvaire fut rude mais son sacrifice l’éleva au-dessus de la terre.Et sa dernière prière fut une oblation.Le Dieu de son berceau fut aussi celui de sa tombe.N'en doutons pas ! Plusieurs écrivains réputés ont étudié la romantique malouine.Nul ne l’a évoquée avec plus de ferveur que M.Etienne Aubrée, « qui la rejoignit dans un jardin de Fougères ».4 Madeleine DOIRON-GREGOIRE ¦'! Chateaubriand : Mémoires d’outre-tombe.I Lucile et René de Chateeaubriand chez leurs sœurs à Fougères, librairie Honoré Champion, Paris.De I’Etoile belge, 27 juin: Sports et vertus du sport UN CUK1HUX ACCIDENT I.E PILOTE D’UN HYDRAVION ÉTRANGLÉ PAR SON ÉCHAPPEMENT Très curieux accident.L’acier au manganèse, marque « Sorel », d’un alliage spécial, pour mâchoires de concasseurs, revêtement intérieur de malaxeurs d’asphalte, semelles de chenilles pour excavateurs et tracteurs, outillages miniers, etc., est reconnu de qualité supérieure; il est employé par la majorité des entrepreneurs de pavage.En général, l’industrie minière du Québec fait aussi grand usage de ce matériau.Aucun Canadien ne doit oublier qu’en achetant des marchandises ou des produits fabriqués par nos manufacturiers il accomplit un devoir social et collabore à l’expansion de nos propres industries.C’est là du patriotisme bien compris.(r) Le mot est rentré dans le langage français.Comme tant d’autres, il a fait un aller et retour Paris-j Londres.L’ancien français connais! sait un verbe desporter, une pratique du desport.Cela voulait dire s’entraîner, s’exercer, ce que les Anglais d’aujourd’hui appellent training.Ainsi désignait-on tous les exercices physiques.Depuis la haute antiquité l'être humain le plus civilisé a tenu toujours à exercer ses muscles et pour ce faire à imaginer mille jeux.Dès que les guerres se multipliaient, la culture physique se faisait plus militaire.Ce fut le cas à Rome, comme aujourd’hui en Allemagne.Les jeux ne furent plus tellement jeux dangereux que jeux guerriers.Cependant, les Romains ne perdirent pas tout à fait le goût de la sphéristique qui est encore, dans le monde entier, le plus pratiqué de tous les sports.Toutes les variétés de la balle sphérique étaient connues sans doute sous Dioclétien, à en juger par la variété de la terminologie consacrée.On distinguait la fol lis ou ballon, le trigon ou balle, la pila paganica ou balle villageoise et Yharpasta dont on ne connaît pas exactement la destination.Nos joueurs de Charleroi et de Sambre-et-Meuse eux-mêmes ne connaissent pas de nomenclature plus complète.La sphéristique la plus populaire aujourd’hui est certainement celle du ballon ou balle à pied, football.Economie, santé, vigueur, législation à la fois ferme et souple, elle a toutes les qualités du jeu populaire.On la retrouve chez les Scandinaves et chez les nègres, au Mexique et en Chine.L’Uruguay a tenu un moment, en ballon rond, tous les records olympiques et les Bataves viennent de nous enseigner à nos dépens que ce* jeu pouvait fleurir triomphalement sous leurs tristes brumes.Cependant, ce sont les Anglais, ses inventeurs, qui le pratiquent encore le plus savamment, car ces mêmes Hollandais, nos vain- queurs, sc sont fait battre à Amsterdam, par l’équipe nationale, et le fameux «faiseur de goals» Bakhuys n’a rien pu faire contre les plongeons du gardien britannique, un colossal policier de Londres.Le hockey est le jeu qui s’en rapproche le plus.Lui aussi nous vient de 1 Ile, mais on le retrouve sur le continent.En France, on l’appelait erosserie, croche ou gourd.Sur la terre ferme, c’est un jeu gracieux.Sur la glace il est ravissant.C’est, en somme, du polo à pied.Le polo, rapporté des Indes, en 1871, par des officiers, est l'ancêtre de tous les jeux par équipes.Au temps où nous n’étions encore que peuplades, et vaguement conscients de nos destinées d’Indo-Européens, nous ne faisions de sphéristique qu’à cheval.Sur les plateaux de Perse et d’Hin-doustan, la pratique en est restée en Asie.Pour tromper l’ennui des garnisons, les cavaliers anglais s’y sont remis et ont rapporté chez eux ce jeu oublié par-delà l’Indus pour en codifier les lois à Sandringham.Tels sont les principaux jeux par équipes, le rugby ou ballon ovale 11’étant qu’une variété plus brutale du sphérique, appliquée par les élèves du collège de ce nom, fondé en 1567 par Lawrence Sheriff.Tous ont fait le tour du monde et le rugby triomphe surtout dans la région de Toulouse, comme si ce pays de passions fortes y flairait encore une vague odeur de révolte et de guerre civile.Un seul sphéristique par équipe, né en Angleterre, y est resté.C’est le cricket, le plus sacré, le plus vénéré dans les grands collèges, où le capitaine de l’équipe est sûr de son avancement dans le monde et dans la politique, parce qu’il a le mieux fait preuve des qualités de la race et de l’éducation anglaises.Je me souviens, dans un collège belge, situé à la campagne, d'avoir commencé le cricket.Il n’a jamais duré.Le climat n’y était pas.En revanche, les jeux individuels, non seulement ont quitté l’Angleterre, mais ont permis aux continentaux de dépasser leurs maîtres.Le tennis, qui vient du français tenety, est fils de l’ancienne longue paume, qu’on jouait dans l’ancienne France.Codifié définitivement en 1874 par le capitaine Wingfield, il a fleuri tour à tour en Australie, en Amérique et en France.Dès 1900, des messieurs à .longues moustaches le jouaient sur de la brique contre ! des dames à grands chapeaux et à jupes longues, en attendant le bonnet et les shorts d’aujourd’hui.C’est un jeu pour tous les âges, puisque le Roi de Suède, octogénaire, le pratique encore.Mais le jeu par excellence de tous les âges est le golf, ce vieux jeu de crosse introduit par les Normands de Guillaume le Conquérant, et dont J’arme reçut le nom hollandais de kolff ou crosse, importé par les Guillaume et les Ben-tinck du XVIle siècle.Ce sport, en Ecosse, a huit cent ans d’histoire, et au XVe siècle les autorités de ce pays durent prendre contre lui des mesures, pour empêcher que sa pratique exagérée .ne nuisît à l’entraînement à la guerre.Ainsi le sport a fleuri surtout en Angleterre, parce que ce pays était le plus tranquille et le plus riche.11 faut aux sportifs beaucoup de loisirs et de ressources.Aujourd’hui encore une maison de commerce britannique ou une administration, trouvera tout naturel de dispenser de corvées un employé plus habile à jouer au ballon, pour lui permettre de se desporter et d’ajouter ainsi à la gloire de la maison.Poussé à fond, en vue d’un championnat individuel, tout citoyen du monde peut battre un jour un Anglais.Mais le sport, en Angleterre, est plus un mode d’éducation qu’une question de championnat.En période d’activité ses effets sont excellents.En période de chômage et de dépression, ils sont désastreux, non pour les joueurs mais pour la masse innombrable des désœuvrés qui font profession de marquer les coups des autres.Il y a un vocabulaire sportif.Il y a aussi une morale.On dit d’un geste qui n’a rien d’athlétique qu’il est sportif.On parle de conception sportive, d’admiration sportive, toujours dominées par la règle du fair play : ne jamais se vanter quand on est vainqueur, ne jamais se plaindre quand on est vaincu, passer la balle au voisin chaque fois que l’intérêt général l’exige.Et c’est cela peut-être qui fera que le sport laissera dans l’histoire des hommes un souvenir heureux, comme le dernier héritage de la chevalerie, et par là de la morale chrétienne dans un monde où certains philosophes veulent en faire bon marché.Ch.d’YDEYVALLE (De la Nation belge) Fièvre des foins, neurasthénie, Constipation, troubles digestifs, rhumatisme, les ajustements chiropratiques corrigeront d’une façon sûre et permanente la cause de ces troubles.Renseignements gratuits : PLateau 8671 Rayons X, Neurocalomètre, Méthode Palmer H I 0 Les Chiropraticiens diplômés de Palmer Enrg.CHAMBRE 517 L.HURTUBISE, D.C.660 OUEST, RUE SAINTE-CATHERINE Nous vous pressons de faire remettre votre AUTO EN BON ETAT Avant île partir pour un long- voyage, voyez, û ce que votre moteur fonctionne parfaitement.Nous vous faisons une offre pour un temps limité.1.Révision spéciale dos soupapes, i\ l’extérieur et A l’intérieur.2.Nettoyage et ajustement des rupteurs et des bougies.Nettoyage des grillages du carburateur et des conduites d’essence.Ajustement des volets et de la courroie du ventilateur et réglage de 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mois.Si, dan» l’intervalle, je ne vous ai pas prié d’interrompre le service, vous serez autorisés à me facturer un abonnement d un ân ($2) au terme des trois mois.NOM.r, n ADRESSE 7 septembre 1933 iiMiiiifim •oOj ÇCtME et L'€€Rf!N• Propos de cinéma Le cinéma : art ou commerce Je sais bien que le film le plus magnifique n’a pas l’envergure d’un chef-d’œuvre de peinture et de sculpture, mais c’est une œuvre d’art quand même, et lui refuser ce titre parce qu’il est soumis au cours de sa réalisation au mécanisme, c’est reléguer du coup le sculpteur et le peintre au rang d’ar-lisans parce qu’ils se servent de matière première et d’outils.Science mécanique par les moyens mployés pour en effectuer la réalisation matérielle, le cinéma est un art par l’esprit qui l’anime, l’émotion qu’il >uscite, le travail cérébral qu’il propose.Le cinéaste dont l'œuvre ne s’adresse ni à l’intelligence ni à la sensibilité commet la même faute que le fabricant de camelote sulpicienne, que l’écrivain pour bibliothèques roses : il fait de l’art une odieuse parodie.Le film qui est théoriquement un art, devient trop souvent, dans la pratique, un commerce pur et simple.Ceux qui consacrent leur vie au cinéma ont le droit d’en attendre leur pain quotidien, c’est entendu.Mais je persiste à croire qu’un beau film rapporte suffisamment pour dédommager le metteur en scène des frais encourus et pour lui assurer un profit raisonnable.Malheureusement, il n’est pas le seul ntéressé ; il y a aussi le commanditaire, le producteur, le directeur de salles, pour ne pas mentionner la nuée des intermédiaires.Chacun d’eux tient à son profit, d’autant plus que c’est le seul point auquel il s’intéresse.Pour ces gens le cinéma est un commerce, pis, c’est une spéculation.On voit tout de suite qu’un film doit rapporter énormément pour satisfaire tous ces appétits ; il lui faut donc atteindre PIVt:S-E NTE Le succès est si «rand qu’il requiert une troisième semaine.ANGÈLE ORANE DEMAZIS JEAN SERVAIS FERNANDEL Ci* film n«* utiMMorn IHIN nilli*urN avant six mois Soyex prudentn et voye/«-le no un iihiM tarder CINEMA DE PARIS Grande réouverture DU NOUVEAU SINÊMA L’agonie des aigles Production Roger Richebé Attraction supplémentaire Olga Baclanova lia un Singing silhouette Dessins animés teehnicolores Actualités Kox le grand public.Et allez donc atteindre le grand public avec un beau film ! Entre les mains d’un groupe d’artistes consciencieux, d’honnêtes artisans, le enema serait sauvé.Pour le moment ces honnêtes artisans, ces artistes consciencieux sont écrasés par les puissances d’argent, soumis aux «magnats» du cinéma.1 andis que René Clair frappe en vain à la porte de vingt studios avant de placer un scénario, tandis que Gréville crève de fam plutôt que de travailler à un mauvais film, Abel Gance tourne, faut de mieux, et parce qu’il faut bien vivre.Le Maître de /•orges, La Dame aux Camélias, et Le roman d'un jeune homme pauvre.« Je travaille dix heures par jour, dit Abel Gance.Sur ces dix heures, il y a neuf heures et quarante c nq minutes pendant lesquelles je lutte continuellement contre les hommes, pour obtenir d’eux de la confiance, des crédits, leur assentiment à des idées nouvelles.Et je suis épuisé par cette lutte ! Et que me reste-t-il, alors, pour faire du cinéma ?Quinze minutes ! Il me reste un quart d’heure pour créer ! « Si Shakespeare, si Dante, si Cer-vantès revenaient sur la terre, ils ne feraient pas de cinéma.Et Hugo ?Croyez-vous qu’il en ferait ?Non, il ne pourrait pas.Quand on a dans son cœur, dans son être, tout un monde à exprimer, on n’a pas le temps, on n’a pas le droit, pour créer, d’attendre des capitaux et la liberté de s’en servir.Du pap er, de l’encre, une plume, c’est la solution la plus commode, celle à laquelle je finirai peut-être par me rallier si je vois que tous mes efforts sur le plan cinéma, par la faute des circonstances, demeurent stériles.» Ce qu’on baptise pompeusement le « septième art » n’est donc, somme toute, qu’un commerce de premier ordre.Dessins animés Nous avons vu, l’autre soir, en représentation privée, un petit film français conçu selon une nouvelle foni.ule qui s’apparente à celle des dessins animés américains.Ce ne sont pas des dessins proprement dits, mais plutôt de petites maquettes de carton qui illustrent mot à mot la chanson connue de Pills et Tabet : Le Lieux Château.A nsi, pendant que nous entendons les duettistes chanter : C'est un vieux château du Moyen-A gc la silhouette d’un château de carton apparaît au sommet d’un mont fantaisiste ; Avec un fantôme à chaque étage Dans l’ogive d’une fenêtre du château, apparaît le fantôme : une planchette à l’extrémité de laquelle on a peint une tête de mort et qui est entourée d’un morceau de linge qui représente le suaire ; T rois têtes couronnées trois couronnes alignées Y furent assasinées les trois couronnes dégringolèrent les marches du trône.Un jet de liquide les éclabousse : du sang ! Chaque mot est ainsi illustré de façon naïve, mais spirituelle.Le procédé est très simple, ce qui ne lui enlève rien de son originalité.Voilà une aimable fantaisie qui remplacera avantageusement ces bandes américaines d’inspiration nègre qui encombrent les programmes sous prétexte de les compléter.Louis PELLAND mmz êê (pin v a m mo(ira AMBER ALE RED CAP ALE BLACK LABEL LACER izi /.émi&iL ."À i .' .¦ i- ¦ j Vf .' * ‘ vVvCè'W'M'ï' V;V ïft'T ' ¦ «Mllfcl ’•'¦«¦/Y.-.vif® pib ’.'v'-i Voici line expression pathétique d’Orane Demazis dans le film “Angèle” que le Cinéma de Paris doit public montréalais.garder à l’affiche pour répondre à la demande du Gracieuseté de France-Film Les films récents Knock Si nous parlons aujourd’hui de ce film, quoiqu’il a t quitté l’affiche depuis plus d’une semaine, c’est qu’il est excellent et qu’il comporte pour ,l«;s cinéastes et les spectateurs une leçon qui s’énonce dans l’aphorisme connu : « même en art, il y a profit à ne pas être un imbécile ».Knocl( possède en effet une qualité très rare et que nous avons l’audace de cro re indispensable : c’est un film intelligent.Entendons par là que le sujet en est intéressant, bien traité et joué parfaitement.Knoclf est un des films les plus intelligents jamais réalisés.Knoclf, on le sait, reprend avec bonheur une satire de tradit on classique : celle des médecins.Malgré sa vénérable antiquité, le sujet est toujours d’actualité et la façon dont il est à nouveau traité le rajeunit complètement.La façon même dont Jules Romains comprend la satire fut celle des comiques grecs et de Molière : la caricature émousse la pointe de méchanceté et adoucit le cynisme avec lequel les « hommes de l’art » expédient leurs patients dans un monde meilleur.Tout cela s’exprime en un dialogue serré, nuancé, qui provoque le rire par la finesse de l’observation, la justesse du trait, sans jamais avoir besoin, pour arriver â ses fins comiques, de se fleurir du mot du père Ubu ou de cet autre déchet, le calembour.Notons enfin la structure de la pièce — et du scénario — qui amplifie graduellement la satire et se termine avec éclat par ce coup de théâtre : le docteur Knock faisant de son concurrent son patient.C’est spirituel, c’est bien fait, et c’est joué à la perfect on par Jouvet.Bref, Knocl(, succès de théâtre, devient un succès de cinéma.Durant une semaine, le film a amusé le public, mais pour d’autres raisons.Nous sommes plusieurs qui avons noté ce à quoi l’on a ri : à des drôleries accessoires, à la partie superficielle de la comédie.Il est vrai que tout le monde n est pas tenu de connaître Jules Romains et l’unanimisme, mais enfin, pourquoi faut-il que nous soyons forcés de mettre de côté notre goût pour les choses intelligentes et d’adopter les engouements du gros public, critique sans appel et souverain juge de la production cinématographique.Quelquefois, on aimerait qu’il existât deux catégories de salles de projections : une pour la foule.et l’autre.Il y aurait une formule plus simple, — et adoptée déjà dans la pratique en France : le cnéma pour la foule et le théâtre pour l’élite.C’est la théorie de Pierre Brisson, de René Clair.C’est aussi, d’après M.Charles Rickard, celle de Jouvet : « Le créateur de Knocl(, dit M.Rickard, dis- tingue dans « le public » trois grands cercles concentriques contenus les uns dans les autres.Le prem er est petit — oh ! si petit ! — c’est celui des lecteurs.« Le lecteur est une espèce qui s’éteint.» Le second n’est guère plus grand : c’est celui des spectateurs de théâtre.Mais le troisième cercle est immense : c’est celui de tout le monde, c’est celui des spectateurs de cinéma.» Le Baron Tzigane Si, en principe, le cinéma s’accommode mal de l’adaptation de pièces de théâtre et de romans, il peut se trouver des sujets qui, déjà traités à la scène ou dans un livre, n’en sont pas moins aptes à se transformer en scénarios.Par contre, nous ne connaissons pas d’opérette qui puisse, sans grave préjudice, subir cette transposition.L’opérette type se compose d’une fable sans intérêt agrémentée d’une jolie musique, et qui demande à être jouée dans des décors de carton.Au cinéma les décors de carton sont remplacés par de vrais paysages et les intér eurs possèdent un fini qui leur confère, pourrait-on dire l’apparence de l’existence réelle.Le cadre authentique ou qui semble tel, est disproportionné au sujet et aux personnages.Nous n’acceptons ces personnages invraisemblables et leurs insolites aventures que dans un décor d’arbres peints, de murs branlants et de portes de toile.Ainsi tous les soins dont on a entouré la mise en scène du Baron Tzigane n’a d’autre résultat que de détruire l’équilibre entre les divers éléments de l’opérette, et ne fait que souligner la platitude du livret.Peut-être croyez-vous que pour n’avoir pas vu jouer le Baron Tzigane, vous n’en connaissez pas le sujet.Vous le connaissez très bien puisqu’il n’est en somme que la millième édition des aventures de ce beau prince inconnu que le hasard met en présence de deux jeunes filles dont l’une est riche et pédante, l’autre pauvre et sympathique.Si la riche héritière du marchand de cochon triomphe un moment, nous savons tous que son humble rivale finira par l’emporter et nous nous en réjouissons d’avance.Cette intrigue inexistante met aux prises des personnages taillés tout d’une pièce, aussi peu intéressants que les aventures qui leur donnent leur unique raison d’être.Reste la musique qui const tue la partie principale de l’opérette.Au cinéma on est forcé de l’abréger.Mais il y a des limites.Dans l’opérette filmée du Baron Tzigane il n’en reste plus que quelques lambeaux épars.Pour ne pas être en reste, l’interprétation est une des plus inégales que nous ayons vues à l’écran.Si Jean Noguéro, Danièle Parola et Maximi-lienne se tirent avec honneur d’emplois secondaires, les trois principaux rôles semblent joués par des acteurs de dixième ordre.Et pourtant, ces acteurs quelconques portent les noms de Gabriel Gabrio, de Jacqueline Francell.Nous ne comprenons rien à cette baisse soudaine de deux artistes qui ont déjà prouvé ailleurs leur talent.Ne parlons pas du pitre Adolf Wohlbruck.Enfin une qualité : du mouvement.Soulignons-la d'un double trait puisqu’elle est la seule.Le film marche malheureusement sur un rythme cahotique dû à un fort mauva s découpage.Malgré tous ses défauts, je dirai même à cause de ses défauts, le film n’a pas fini de réjouir un audito re à l’émotion facile.C’est d’ailleurs le seul but visé par les grands manitous de l’Ufa, la plus commerciale des firmes, fabricante cosmopolite de succès en sant ; Josette Day et Christiane Delyne sont en progrès.Mlle Marguerite Pierry, comédienne de grand talent, exagère un peu les effets d’un rôle excentrique.C’est à elle cependant que nous devons les meilleures parties du film, ce qui suffit amplement à lui mériter une mention toute spéciale.La Sonnette d'alarme est donc un film comique de qualité moyenne, plus drôle et mieux interprété que beaucoup, mais qui ne se compare pas à Quelle drôle de gosse.Louis PELLAND series.La Sonnette d’alarme Servi par un auteur de talent et de bons interprètes, le vaudeville peut devenir, sur un plan inférieur, un genre défendable.La Sonnette d'alarme, telle que conçue par Hennequin et Coolus est une assez bonne pièce de théâtre, encore que son succès réside surtout dans l’utilisation habile d’un procédé presque aussi vieux que la formule même du vaudeville : l’opposition entre le Parisien et le provincial.Il arrive parfois dans certaines pièces à prétention satirique, que les provinciaux fassent la leçon aux Parisiens.La plupart du temps, ce sont ces braves gens qui gaffent à n’en plus finir, à la grande joie d’un auditoire qui oublie de s’y reconnaître.Dans la Sonnette d'alarme les Parisiens ont le beau rôle, au point de se voir proposer en modèle aux provinciaux qui ne tardent pas à les surpasser.La pièce n’est pas sans mérites et on y retrace même parfois des mots d’esprit.Le film est mo ns amusant.Ce que nous pardonnerions à la pièce, à cause de ses autres qualités, devient assommant dans le film, où ces qualités ne se retrouvent plus.Le plus grand intérêt du film vient de son excellente interprétation et les artistes en ont d’autant plus de mérite que les personnages qu’ils ont charge d’incarner manquent, eux, totalement d’intérêt.Pierre Stephen, qui n’a pas plus le physique d’un jeune premier qu’Orane Demazis n’a celui d’une gold digger, joue fort bien.Avec justesse, Jean Murat remplit son rôle comme à regret.Le Gallo est amu- PP^S-E NT€ I n programme uni ouvre KïlorieutNemeiit la saiNOti Harry Baur Pierre Blanchar da un CRIME ET CHÂTIMENT l)l«: DOSTOIEWSKI La plus formidable dramatisation «lu travail de *« cou.scienee lin programme douille avec la coiuôdie la plus drôle in niais imairinée LA ROSIÈRE DES HALLES avec Paulette Dubost, Raymond Cordy Larquey, Alice Field Les aventures de la bonne d'un romancier toujours dans la lune SAINT-DENIS « / Otre téléphone a la valeur que l'ous lui donnez.» 'y/OTRE téléphone, c’est comme le savoir.C’est l’usage que vous en faites qui détermine la mesure de sa valeur.Il est toujours prêt à surmonter les obstacles qu’offrent le temps et la distance et, comme le savoir, il vous vaut beaucoup plus dans votre vie quotidienne que son coût d’acquisition.L’ENFANT RETARDATAIRE EN CLASSE Il en dépend souvent de sa u u e ; consultez votre optométriste ! MONTREAL Optométristes Opticiens à l'Hôtel-Dieu CARRIERE & SENECAL 1, I M I T IC 271 EST, RUE SAINTE-CATHERINE TEL.LANCASTER 7070 10 H IHXIIHim 7 septembre 1935- La France et l’Allemagne devant l’Europe Nous avons vu dans une étude laite par M.le baron von Rhein-haben qu i! mettait parfaitement en lumière les difficultés maîtresses qui subsistent entre l'Allemagne et la France s de Paris vient de terminer une enquête sérieuse, commencée en avril dernier, sur le commerce extérieur de In France.Nous nous luisons un devoir d'en reproduire V article-conclusion, dans lequel nos lecteurs trouveront, avec une vue générale de la situation du commerce extérieur de la l rance, quelques conseils fort appropriés aux déficiences de notre législation commerciale et à notre incomiirêhensilile protectionnisme à outrance.LA cause première du déclin de notre commerce extérieur, c’est évidemment la crise universelle.Les entraves mises à la circulation des marchandises et des capitaux ont ensuite aggravé les effets de celte cause.En lisant l'empiète pue vient de publier le T KM PS, empiète
de

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