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Titre :
La renaissance
Éditeur :
  • Montréal :[La renaissance],1935
Contenu spécifique :
samedi 14 septembre 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La renaissance, 1935-09-14, Collections de BAnQ.

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prern ière a n n ée — Vo 1 3 10 sous Montréal, samedi 14 septembre ! 9.‘L> / / IHMIHIUc HEBDOMADAIRE POLITIQUE ET LITTERAIRE Directeur: OLIVAR ASSELIN LA POLITIQUE par OLIVAR ASSELIN Ce ne sont pas les promesses à l'heure actuelle i|iii embarrassent les politiciens, et M.Stevens a j,h prendre d’un cœur léger rengagement (futile il .us les circonstances) de ne pas envoyer de soldats iv.nadiens à l’étranger, de respecter les droits des Liuadiens-Français, de ne pas admettre d’immi-gi.mts tant que les chômeurs canadiens ne seront j) is tous à l'ouvrage.Le passé du personnage, et sur-Ji.nl sa participation à la politique hennettiste dans Imites ces questions, montrent quelle foi il faut ajouter à scs promesses.Jusqu’ici, ce qui semble r .-sortir le plus clairement de sa campagne, c’est qu'il est prêt à mettre encore de l’eau dans notre monnaie — dans notre monnaie déjà trop légère — pour permettre au Canada de payer ses dettes et à la prospérité de revenir.On est évidemment en présence d’un touche-à-tout et d’un gâte-sauce, «pie •culs les excès, dans certains cas mal présentes ou faussement représentés, des coalitions commerciales on industrielles, peuvent avantager.M.Stevens est en faveur d’une réduction des tarifs ferroviaires qui rapproche de 500 milh's du centre du Canada le marché des provinces atlantiques.Toutes les concessions faites à ces provinces en ces dernières aimées, à la suite notamment du rapport Duncan, ne sont tenues pour rien.Aux avantages «pie possède déjà cette région par suite de la proximité «le la mer et «pii s’accroîtraient encore si le Canada n’était pas dans une large mesure victime de ses tarifs douaniers, M.Stevens veut ajouter l’abolition «les distances terrestres.On a là la mesure «le ce cerveau de charlatan.Présentement, il y a moins «b- elmmeurs dans les provinces atlantitpies que partout ailleurs.Un mois avant l’élection, M.Bennett le Prometteur s’amène avec un programme nouveau, qui consisterait 1.à priver d’emploi, dans un an, quelque 120,000 personnes de 60 ans pour donner leur place à des jeunes gens; 2.à convertir les dettes «le la Confédération, des provinces, des municipa-iiiét., dtl restât» de'd’Etat, en ob’igalion» ti'uu taux d’intérêt fortement diminué; 3.à charger de cette conversion un Office «les emprunts; 4.à faire bénéficier les propriétaires des villes d’un règlement d«îs dettes hypothécaires; 5.à subventionner l’éducation des enfants des chômeurs.Comment le retrait d’emploi envisagé par M.Bennett pourrait se concilier avec le paiement de la pension de chôma ge, lui-même le dira; de toute façon ce n’est pas cela «pii soulagera le budget.Et comment les dettes des provinces et des municipalités, à supposer qu’elles fussent convertibles du consentement des prêteurs, pourraient se convertir sans une refonte de la cons-litution du pays, M.Bennett lui-même serait bien embarrassé de le dire.Quant à l’intervention d’Ot-l.uva dans la question «les dettes des propriétaires urbains et dans l’éducation des enfants des chômeurs, elle serait, n’hésitons pas à le dire, franchement illégale.En somme, M.Bennett rentre dans •on r«>le «1e pêcheur en eau trouble, à un moment où tout le monde est disposé à accepter n’importe «pielle promesse.Mais il vient de poser un autre :i te qui a pour objet de lui concilier les suffrages des provinces de l’Ouest aux dépens du reste «lu pays: c’est sous son inspiration, ou plutôt sur son «.«Ire, que le nouvel Office «les blés a fixé a (17 sous et Y?le boisseau, soit 7 ou (5 sous de .plus que le maximum «les prix courants, le minimum a payer par l’Etat, (’.et acte de basse démagogie est d'autant plus honteux que le nouvel Office est entré • i fonctions après l’expiration du mandat de M.Hminett et «ju’i! est à prévoir que ses marchés - ippliqucront néanmoins à toute la riîcolte «1e cette minée.M.Bennett disait en juin 1930, a Calgary: Jo ne permettrai pas que notre ]>avs soit assit jotti, avec mon consentement ou mon vote au régime du « dole».Je ne permettrai à personne de toucher de l'argent sans travailler, et mon devoir est de procurer du travail.Son nouveau programme se fonde sur la supposition qu’à même l’argent du pays et a condition que cet argent, déjà affaibli d’un tiers, soit encore dilué d’une bonne moitié, on pourra toujours se tirer d’affaire.Qui vit jamais pareille audace, ou pareille inconscience ?M.Roosevelt lui-même ne se j)rive pas d’assurer avec les fonds publics sa réélection.Quoi «l’étonnant cependant que la perspective «l’avoir à traiter avec un pareil casse-cou le fasse hésiter ?M.King, sachant cjue personne au Canada, à l’heure actuelle, ne voudrait «1e la guerre, y «îst allé lui aussi de son engagement.C.’était sans doute pour faire plaisir à M.Héroux.Il n’était Peut t L’hôtel de la Place I iger La fermeture de cet hôtel posera la question de savoir si la \ i lie ne devrait pas exiger le remboursement de ce qu'elle a versé au Canadien-Pacifique pour l'obtenir.Quant au reste, pourquoi l'administration tlu chemin de fer a-t-elle eu la folle idée tie prévenir le public île ses intentions '! Kilo aurait fermé sans rien dire, que personne n'en aurait rien su.Les gens qui, sitôt qu'ils le peuvent, s'en vont dîner à l'Hôtel Windsor ou à l’Hôtel Mout-Koyal auraient continué, tout simplement.Que n'a-t-on confié cette affaire délicate à M.Allan Krav ?Sur l'article de M.Carry des et fraimu-ntaires, mais qui se rejoignent et peuvent s’articuler sans grand effort.I.Vuvrc d'aujourd'hui est de les rassembler cil tm tout.En présence du crédit vX\\NV^:0’ 4 l / se/itrrnbrr / 9,7.7 HIHXrlISfim Le travail féminin La question ciu travail féminin est constamment reprise dans les assemblées politiques.Une statistique soignée, publiée sous la direction de M.A.-J.Pelletier par le gouvernement d'Ottawa, donne lieu à maintes réflexions et peut corriger bien des erreurs.De 1C21 jusqu'à 1931, le travail féminin a gagné du terrain sur toute la ligne, sauf dans les bureaux, ce qui désarçonnera plusieurs de nos économistes d'occasion.En effet, durant cette période, le nombre des sténos-dactylos, caissières et demoiselles de bureau a diminué au Canada, et non moins dans la province de Québec.Ce recul est assez marqué pour qu'il faille en chercher la cause ailleurs\iue dans les fluctuations ordinaires du marché du travail.Les femmes canadiennes, âgées de quinze ans et plus, occupent des emplois rétribués dans la proportion de 19.6 pour 100 par rapport à leur nombre.soit 003.315 sur 3,376.007.Les deux provinces industrielles du pays, le Québec et l’Ontario, emploient plus de femmes que les autres.Toutes proportions gardées, c’est la nôtre qui arrive on tête de la liste, avec une proportion de 21.8 pour 100, contre 20.5 pour 100 pour l'Ontario.Remarquons en passant que dans l'Ontario, il y a plus d'em- leur toute jeune fille de travailler -dans une manufacture ou un bureau.La plupart de ces travailleuses sont probablement servantes, emploi que recherchent certains parents canadiens-ftançais pour leurs enfants, surtout dans les familles paysannes.Ceux qui veulent abolir le travail féminin se doutent-ils que 200,809 femmes, dans notre seule province, occupent un emploi rétribué ?Suivant la proposition chère au cœur de certains députés québécois, il faudrait enquêter sur les besoins de chacune de ces 200,809 femmes, afin de savoir si elles sont obligées de travailler ainsi.Quand on songe que la situation financière des familles peut varier d’un mois à l’autre, l’absurdité d'un projet comme celui-là saute aux yeux.La Commission du chômage, à Montréal seulement, n'a que 40,000 à 50,000 personnes à surveiller; avec l'aide de ses quatre ou cinq cents employés, elle y parvient à peine.D'ailleurs, pourrions-nous entamer sérieusement le travail féminin sans détraquer l'économie déjà mal huilée de notre province ?On ne déplace pas 200,000 personnes sans ébranler une province aussi peu peuplée que la nôtre.De plus, il n'est pas certain que des hommes réussiraient a remplacer nos ouvrières sans que la qualité de notre province.Quoique les travailleuses soient trop nombreuses pour qu’on envisage sérieusement un projet visant à interdire le travail féminin, elles ne le sont pas assez et, surtout, leurs occupations se subdivisent en trop de classes et sont de telle nature qu’il est impossible de les grouper d’après leurs fonctions.Il est une chose cependant que la statistique nous permet d’espérer: la disparition du travail des femmes mariées.Elles sont 66,797 au Canada à remplir des emplois rétribués, sans comprendre les veuves et les divorcées, dont 13,787 dans la province de Québec, soit respectivement 3.4 et 2.8 pour 100 du nombre des travailleuses.C'est dire que l’industrie et le commerce ne souffriraient nullement d’une pareille mesure.Si nous consultons le classement, nous voyons que peu d’onti-e elles occupent des postes difficiles à remplir.Comme la loi protège les femmes mariées, elles sont bien peu qui subiraient un préjudice réel par suite d'un projet de cette nature.Soit dit dans le but de dégager le marché du travail et de venir en aide aux jeunes filles et aux hommes qui sont dans le besoin.Nous souhaiterions que le gouvernement fédéral dressât maintenant une statistique aussi détaillée et aussi claire sur le chômage de la jeunesse; c’est un problème qui importe plus à l'avenir du Canada que celui du travail féminin.Nous avons vu rapidement, comme d’ailleurs il était facile de l’imaginer sans l’aide d'aucune statistique, qu’il serait impossible d’interdire le travail féminin sans ébranler toute notre économie nationale, entreprise d’autant plus imprudente que nous sommes déjà en pleine crise économique ; que le seul moyen actuellement praticable do restreindre le travail féminin consisterait à interdire le travail des femmes mariées.Une étude plus approfondie de la statistique révélerait que le syndicalisme féminin, rêvé par certains utopistes de notre province, restera longtemps impraticable.Dollard DANSEREAU Assez d’expérimentations ! On ne saurait soupçonner la GAZETTE d’être l’adversaire de M.Bennett.On le croirait presque, pourtant, en lisant un article paru il y a déjà une quinzaine sur l’intervenlion de l’Etat dans des domaines que les générations précédentes considéraient comme interdits à la politique.Cet article aurait paru dans le C ANADA ou le SOLEIL que les lecteurs de ces journaux l’auraient trouvé parfaitement orthodoxe.Cela commençait par des considérations générales sur la tentation qui naît de la prohibition, avec l'exemple si flagrant de la prohibition du commerce des alcools aux Etats-Unis.La vieille et inviolable loi des compensations joue là comme ailleurs, disait la Gazette.Les mesures répressives engendrent inévitablement le mépris de la loi et causent souvent un mal pire que celui qu’elles prétendent corriger.De là les applications à la polit:que canadienne.Les dix-huit derniers mois ont vu une inondation d’expérimentations législatives ; quelques-unes de ces interventions ont déjà porté leurs fruits et, s’il faut en juger par ces résultats, cela est de mauvais augure pour ce que nous vaudra l’intervention de l’Etat en matière de commerce, de mauvais augure surtout pour le contribuable.On a voulu imposer des prix qui assurent un bénéfice aux producteurs, mais le bénéfice n’est pas venu : c’est ainsi qu’en empêchant le jeu de la loi de l’offre et de la demande dans le cas des pommes de terre des provinces maritimes, on a provoqué un véritable « bootlegging » de ces tubercules dans le Québec et l’Ontario.De cet exemple, la GAZETTE n’augure rien de bon des interventions que l’on prépare dans differents domaines : salaires, heures de travail, assurance-chômage, assurances sociales, contrôle des affaires, etc.S’inspirant des leçons du passé, la GAZETTE se dit avec raison que toutes ces ex|>éri-mentalions sociales ne réformeront pas les industriels et les commerçants, mais entraîneront plutôt des maux encore plus difficiles à réprimer que ceux dont nous souffrons aujourd’hui.Ce ne sont pas les restrictions, les prohibitions et les menaces de la loi qui restaureront l’honnêteté et la loyauté, conclut notre confrère qui ajoute : dans le passé, c’est-à-dire .avant qu’une intempestive manie de réglementation eût faussé les lois économiques, le consommateur avait beaucoup moins de raisons de se plaindre.Qui pourrait contredire à ces justes réflexions ?Il suffit de ne pas les prendre trop à la lettre, car si l’interventionnisme abusif est néfaste, l’impassibilité trop complète du législateur conduirait rapidement à l’anarch e.Mais si nous ne voulons pas d’un Etat anarchique, nous ne voulons pas davantage d’un Etat qui se livre impunément sur la société à des expérimentations désastreuses.Georges LANGLOIS ployées de bureau que chez nous.Un autre poste où la province de Québec se distingue, malheureusement ! Elle arrive en tète des provinces canadiennes pour le nombre de travailleuses âgées de dix-sept ans ou moins, soit 18,783.alors que l'Ontario n'en compte que 16,429.Nous ne saurions dire, la statistique étant muette à ce sujet, quel est en général l'emploi de ces jeunes filles.Il serait impossible toutefois de leur interdire le travail, la plupart d'entre elles, croyons-nous, ne l'ayant accepté que par nécessité, .le veux croire, en effet.! (pic les parents, à moins d'y être absolument obligés, ne permettent point à ' nos produits s’en ressente.Or, elles sont plus de 40.000.Mieux vaut améliorer la situation de ces femmes, leur garantir un salaire assez élevé, comme l'a fait jusqu'à présent le gouvernement de Québec, tout en prenant j garde de ne point placer, pnr suite d'une législation imprudente et hâtive, notre industrie et notre commerce sur un pied d'infériorité vis-à-vis de l'industrie et du commerce des autres provinces ou des pays étrangers dont le standard de vie est comparable au nôt re.La statistique fait également justice des prétentions de quelques-uns à constituer un syndicalisme féminin en La Fédération des Oeuvres de Charité Canadiennes-Françaises Comment elle procède Ses ranoorts avec la Société dï Saint-Vincent de Paul et les autres œuvres affiliées On reconnaît aujourd'hui que la Fédération, venue à son heure, joue un rôle utile, qu’elle a fait ses preuves, et qu'il serait de plus en plus difficile, par tout autre moyen, de distribuer aux 24 œuvres affiliées les sommes importantes qu'elle recueille à leur intention.Ses campagnes annuelles ont rapporté jusqu’ici plus de $775.000.Settle^ la première a dépassé l’objectif.La deuxième, donnait cependant $105.000 d'accroissement ; et le produit total obtenu en mai dernier était supérieur des deux tiers à celui de 1 933.Ce sont là de notables résultats, des faits à retenir.Son fonctionnement est tout aussi facile à saisir.Les sommes affectées aux œuvres sont établies chaque année, après une étude sérieuse des dossiers comptables, par la commission des budgets.Deux ans de suite il a fallu réduire ces allocations à S0 pour 100 du montant prévu, faute d'avoir pu obtenir du public tout le montant qu'il fallait.La direction les distribue ensuite mensuellement et au prorata, par douzième, aux œuvres bénéficiaires.Cette règle ne s'applique pas aux colonies de vacances, qui ont besoin de recevoir durant l'été la plus forte partie des sommes allouées.11 a fa'lu faire une autre exception, par suite de circonstances tout à fait exceptionnelles.On était en présence de besoins beaucoup plus étendus que d'ordinaire et occasionnés par le malheur des temps que nous traversons.11 s’agit, on le devine, de la Société de Saint-Vincent de Paul.Rappelons ici ente -c'est en réponse au désir exprimé par l’autorité diocésaine que la Fédération et la Société de Saint-Vincent de Paul ont fail cause commune.Leur alliance, si désirable à tous points de vue n’a fait que se renforcer depuis deux ans.Elle a su résister aux difficultés de la première heure et aux vents contraires, tout comme aux fausses rumeurs qui circulent même encore aujourd’hui.L’an dernier, la Société de Saint-Vincent de Paul a fini l’année en déficit, après avoir reçu intégralement son allocation de $1 12.000 et malgré un supplément de $8290.93 purs efforts.Il est écrit qu’elle est à jamais liée par une impitoyable loi à des êtres indignes et qu’à l’heure où l'amour la jettera dans les bras d'un homme, l’homme sera île la même espèce que le frère ignoble.Face à cette fatalité qui l’a si patiemment guettée et a su si bien choisir son moment, Mlle de Lignemare sera désarmée par tout ce qui somme liait en elle de virtualités criminelles et ses « jours de colère » ne sont, après tant d’élans brisés, que l’explosion de on désespoir, de la fureur de son âme et de ses sens devant la condamnation qui a marqué sa naissance.Marie-Louise Bercukk : Dalmatic.Après nous avoir invité naguère au voyage d’Espagne, Mlle Marie-Louise Bcrcher nous entraîne aujourd'hui vers une autre terre méditerranéenne qui a conquis récemment la faveur des touristes, les côtes dalmates de l’Adriatique.L’auteur nous avait déjà prouvé dans son livre précédent, Mes Kspagnes, quel don singulier elle possédait pour rendre vivant un paysage, pour en dégager tout le romanesque et la poésie.Précis en demeurant émouvant, ce livre-ci n’a, certes, rien d’un guide et pourtant, quand on le ferme, on a le sentiment de connaître sur le .vif les villes, les ports, leurs hommes et leurs femmes, que les regards de Mlle Marie-Louise Ber-cher ont contemplés et pénétrés pour nous avec tant d’intelligence et de sympathie, et qu’elle nous a traduit avec un art si simple et si sûr.Par des étapes dont les unes sont souriantes, les autres d’une noblesse austère et hautaine, Mlle Bercher nous fait ainsi visiter Shushak, rivale aujourd hui de Fiume, toute fière du renouveau de son gland passé croate, l’île de Rab lançant vers un ciel de curquoise ses campaniles vénitiens, l’ancien nid de pirates Shibenik où vibre encore l’écho des temps héroïques, Split qui garde, fidèle, le souvenir de Dioclétien, Dubrovnik er sa ceinture de tours, où jadis régna Marmont, et ces Bouches de Kotor qui virent les premiers Grecs, « boulevards de clarté pour la marche des Dieux», et Cetinjé campé sur son haut de plateau, et Budra sur sa presqu’île où semble être réfugié tout ce qui subsiste encore dans ce monde de fer de naïf, de familier et de serein.Armand RIO Lu lecture assidue d’un journal connue La Renaissance remplace avantageusement le voyage, comme moyen de culture.Dollard DANSEREAU Bcbos MAISONS D’EDUCATION ÉCOLE SUPÉRIEURE DE MUSIQUE «le l’Institut (les Su luis Noms (le Jtaus et île Marie Section fékninine de la Schola Cantorum de Montréal 14-0, Illv«l Mont-Hoynl, Outre.inoiit — Tél.CAIiunet 5701 AINSI Cours préparatoires à l’Ecole Supérieure de Musique et cours de diction française par Mme Jean-Louis Audet Professeurs : MM.C.Cliampiurne.te-N.Cliarbonnenu, C.Couture, A.I.nlllierté, II.Paquet, F.Pelletier ainsi que plusieurs religieuses.Pour tout renseignement, s’adresser à la Directrice de l’Ecole La rentrée des élèves à l’INSTITUT PEDAGOGIQUE, au COLLEGE MARGUERITE BOURGEOYS, à PECOLE NORMALE DE MUSIQUE et à l’ECOLE DES ARTS et METIERS aura lieu le 16 septembre prochain Pour tout renseignement, s’adresser à la directrice, 4873, AVENUE WESTMOUNT Province de Québec Secrétariat de la Province ÉCOLE DES ARTS ET MÉTIERS COURS GRATUITS ouverts dans les districts Centre, Nord, Est et Ouest.ARCHITECTURE PRATIQUE ET SOLFEGE Mardi, le 1er octobre DESSIN A MAIN LEVEE ET MODELAGE Mercredi, le 2 octobre Inscriptions reçues au No 1182 Boulevard Saint-Laurent (Monument National) de 10 heures à midi et de 2 heures à 7 heures, tous les jours, à partir du 16 septembre.Devoir du critique Ste-Beuve disait jadis : « Le cri- tique n'est qu’un homme qui sait lire et apprend à lire aux autres ».Savoir lire n’est pas seulement saisir le sens immédiat des phrases, c’est aussi comprendre le pourquoi et le comment de l’œuvre.En d’autres termes et plus largement c’est faire abstraction de soi-même et s’identifier à l’écrivain.Paul Bourget, dont l’œuvre critique est très injustement reléguée au second plan, prenait grand soin avant de juger un écrivain de mettre de côté ses propres principes et se gardait également de se laiser aller aux impressions premières que le livre lui suggérait.Par contre l’impressionnisme de Jules Lemaître et le dogmatisme de Léon Daudet n’ont jamais donné que des monuments d'incompréhension.Le récent volume de M.Marcel Thiébaut « Evasions Littéraires » donne à l’excellent critique Léon Pierre-Quint l’occasion de traiter de nouveau cette intéressante question : « Marcel Thiébaut ne se réclame, pour mener à bien sa tâche, ni de son propre moi a priori, ni d’un idéal social ou philosophique.Il déclare avec juste raison que le but du critique est avant tout de comprendre : pour comprendre il faut analyser la conscience de l’écrivain envisagé, ses mobiles, ses aspirations, ses faiblesses et ses élans de génie, se mettre à sa portée, c’est-à-dire, le plus souvent, s’élever jusqu’à son niveau pour pouvoir « sympathiser » avec lui ; le critique devra se livrer à un véritable effort de mimétisme afin de parvenir à une communion complète ; il oubliera en quelque sorte sa propre personnalité pour celle de l’écrivain auquel il s’est attaché ; il substituera provisoirement à son moi un autre moi ; il vivra, pendant un temps plus ou moins long, d’une autre vie que la sienne ; il multipliera ses possibilités de vie ; c’est en ce sens que M.Thiébaut appelle la critique une « évasion littéraire » ; mais l’évasion n’est qu’un moyen ; le but c’est de « recréer » l’œuvre et l’auteur envisagés.» Lors du vote pour l’attribution du « Prix de la Critique », les voix se partageaient entre le Racine de Thierry Maulnier et le livre de M.Thiébaut.U/lee/e4 OLD VIENNA BEER ÉCHANGE DE LIVRES La RENAISSANCE est heureuse d’annoncer à ses fidèles lecteurs que dès la semaine prochaine elle sera en mesure de leur donner une liste de livres susceptibles d’être échangés.A cet effet nous demandons à ceux de nos amis que la chose intéresserait de nous faire parvenir les titres soit des livres dont ils se déferaient, soit de ceux qu’lis recherchent.Prière de bien vouloir s’abstenir de mentionner tout livre trop mièvre ou anodin.Il va de soi que la RENAISSANCE ne s’engage pas à fournir ou à placer les livres en question.La nouvelle rubrique précisera les détails de ce service d’échange.i "ÏHainUnant ai vente a vetie lavtuie.eu utaqaAui local o'KeeFe's brcwing company limitcd R.91/.À URfMinim I t so.ptom brr / 93it L A F E M M E.Entre nous SUEDE IN' IIUAM'K I > K M A X I > K roil! l/UTOMN'K $2.95 — $3.95 IHIIIIII» t oil jou ! S 1rs plus mmvrllrs •ration^ on fait dr stni'liors A la liaison on nail ion no-ira m;niso LIDO SAÛESMÛPPE \i ssi uks ni: i vvniMi: LanaMirN : A A \ à (' ULANC'H liT C.LAM V Propriétaires La secrétaire De plus en plus les jeunes filles désirent, par leur travail, .sc créer inc existence indépendante : un grand nombre par nécessité, d autres parce qu elles veulent disposer librement de I argent qu elles gagnent, occupent les situations que tant de jeunes gens sans travail se désespèrent de ne pas trouver.Le gain qu elles tirent de leur travail est généralement inférieur à celui de l'homme et c'est l'une des raisons qui poussent les patrons à recruter le travail féminin.Il g en a une autre : elle est subtile, peu avouée, mais quand on sait observer et surtout qu'on Votre manteau de fourrure I.iu'liat de votre manteau de eho.se assez importante pour que i immSdia t ernen i.Notre dessinateur diplômé est votre service.-Nos fourrures sont de toute beauté.Nous remodèlerons ou réparerons vos fourrures et leur donnerons Pappa.rence du neuf.fourrure est vous v voviez MERCIER 6c DION 1* 01 It It I It m*: Or AL 2117 EST, RUE DU MONT-ROYAL pn\< (if ! ‘florimici v mi and lit on tonne 271 R.1)10 \ a l expérience des bureaux, on sait, qu inconsciemment peut-être, l'homme espère qu'une femme sera plus endurante avec lui.qu'il laissera devant elle, sans se gêner, éclater ses brusqueries et sa mauvaise humeur et qu'il aura moins honte d'être grognon et exigeant.Etre une bonne secrétaire dac-tglographe.une employée de confiance qui garde sa place plusieurs années demande une collection de grandes qualités outre celles que le métier exige : un caractère souple, une patience sereine, de l'initiative aussi, mais pas trop ! Elle doit être intelligente, vive, ne pas s’énerver si elle est constamment dérangée pendant son travail.Quand, en dix minutes, elle a interrompu trois fois la lettre en cours pour répondre à une question ou chercher quelque chose, elle doit rester muette et paisible devant l'exclamation impatiente : « Elle n'est pas finie cette lettre ! je l’attends.je sors.» Il dicte rapidement, en marchant.il tourne le dos et il est impatienté s'il lui faïU.répéter ce qui n'a pas été compris.Il est désordre et constamment à la recherche de ce qu il égare : — M a d e m o i s e l le , vous ne m'avez pas remis ce document ce matin.— Pardon, monsieur, je vous l'ai rendu après l'avoir copié et vous l'avez placé sur votre bureau.Elle fait un mouvement pour se lever.— Inutile, il n'est pas là.je suis sûr que vous ne me l’avez pas remis ! Elle s'avance doucement et prie encore plus doucement : — Permettez-moi de le chercher.Et naturellement elle le trouve.Mais il ne faut par qu’elle paraisse glorieuse.Quelquefois il se rend compte de sa maussaderie, il plaisante : — « Comment faites-vous pour m 'endurer ?» Gracieux chandail en laine de couleur claire unie, dessin cordelière.D’après Monarch Et il recommence le lendemain.Il a pris l’habitude de la bousculer et parce qu elle semble impassible, il est persuadé que ses brusqueries et même ses injustices ne lui font rien ! Dieu merci, tous les patrons ne sont pas aussi difficiles, mais il serait curieux de faire le compte dé ceux qui ont des égards pour leur secrétaire : Ce sont les gens bien élevés.Et l’on trouverait en même temps ceux qui sont trop aima- L’EMBOUTEILLAGE DU LAIT veeecoMU m MSB La maison Joubert a toujours eu le souci de ne livrer à la population de la métropole que des produits laitiers de haute qualité, conservés sains depuis la traite jusqu’au domicile du consommateur.En conséquence, elle n’a jamais hésité à se pourvoir d’un outillage perfectionné rendant toute contamination impossible.Ainsi, l’embouteillage du lait s’y fait mécaniquement à une température de 38° F.après pasteurisation, à raison de 120 pintes à la minute.L’appareil employé à cet effet est actionné par l’électricité et consiste en une série de galeries circulaires sur lesquelles les bouteilles s’alignent sans interruption.L établissement Joubert possède plusieurs embouteilleuses mécaniques.A chaque révolution de 1 appareil, quatorze bouteilles sont remplies de lait simultanément en passant sous un robinet d’alimentation, puis capsulées automatiquement.Edles sont ensuite mises en caisse et emmagasinées dans un réfrigérateur en attendant la livraison.Le lait distribué par la maison Joubert est un produit de qualité provenant de troupeaux tuberculi-nés.Il est traité dans les conditions sanitaires les plus rigoureuses.LIMITEE blés ! Franchement, petites filles, il faut préférer les bourrus, ils sont moins dangereux.Mais à moins d être obligées de travailler au dehors, restez donc chez vous: vous pouvez, en y apprenant votre métier de\ femme, vous y exercer aussi bien à la patience et à la souplesse qui vous seront nécessaires quand vous aurez un seigneur un peu capricieux.un peu tyrannique mais que vous aimerez tant que vous lui ferez faire tout ce que vous voudrez sans qu’il sen aperçoive! Hélène ROLLIN La vogue.du mariage C’est au collège de Brooklyn, en Angleterre, que cette vogue sévit particulièrement.Les étudiants ont créé un « bureau matrimonial ».Il y a un registre pour les garçons, un pour les jeunes filles, et chaque candidat ou candidate au mariage y fait inscrire ses noms, prénoms, le montant de sa dot ou de sa fortune, et ) joint sa photographie.L’inscription est gratuite, ainsi que la consultation îles registres, et bien que l’organisation fonctionne depuis peu de temps, il y a déjà un grand nombre de mariages de célébrés, et le succès va grandissant.L’idée, pour originale ;u elle soit, n’est pas si mauvaise, et cela vaut bien, peut-être, les piéscn-tations préparées d’autrefois.Fleurs et plumes ! Les époques «n succèdent «t.vr w ressemblent pus.Et la preuve, c'est qu’il prés lu von ue des cheveux rus a collés, on est tombé duns Vitre des bouclettes.C’est qu’après la passion pour 1rs deux-pièces sport on s’est \ ris de passion pour la robe longue, et c'est qu’après la robe chemise et la ferme-tare éclair on en est venu tout doner-ment à se rouvrir de plumes et ilr fleurs.Naturellement, ee n'est pas suits linéiques excès et sans linéiques ruli-rules.Il est certain qu'une dame tir forte corpulence et de maturité c r-taine qui se pavane couronnée de tlvim et de marjolaine comme un elfe jotp i.r provoque plus de stupeur que d’extuse.Il est certain que les bons et les en i es de plumes sur certaines person es hautes sur jambes et passablement osseuses évoquent l’autruche elle-même et pas simplement ses succédanés.Enfin, un mira finie de.marguerites sous des menions à double et trijile fanon incite à la mélancolie une ii.nr.bien faite.Ceci dit, dans la mesure où le physique, l’dgc et la silhouette correspondent à In mode, celle des plumes et îles fleurs est ravissante et.rehausse la beauté, la jeunesse, l’élégance des fem mes.Une char mon te petite toque de pétales sera complétée par un.manchon assorti ; c’est un ensemble frais et très habillé.Le béret de fleurs est bien joli, lui aussi, et l’autre soir, une femme très élégante qui parut coiffée d’un béret de fleurs blanches et.vêtue d’une longue robe de mousseline de soie noire obtint un vif succès.Mais de toutes les fleurs c’est la marguerite qui l’emporte, on ne suit trop pourquoi.A cause du centenaire de Faust peut-être ! En tout cas, on la rencontre un pen partout et fleurissant aussi bien les robes et les manteaux que les chapeaux.Deux marguerites de.piqué blanc servent .de.fermeture à une petite cape de tissu « écorce d’arbre » bleu marine, et des pétales de marguerites retombant en collerette décore lit ie col d/: la robe.Il y a aussi les marguerites incrustées, fleurissant le revers d’une robe ou le devant d’une blouse en rayonne marine.Et parlons maintenant des plumes pour dire que le boa, interprété différemment, ressuscite.En deux tons il plait, mais le soir on le préfère du ton de la robe ou dégradé.Nous le voyons très seyant en petite cape.Mais cette cape trouvera autant d’admiratrices si la plume de coq remplace la plume d’autruche.Alternativement noires et roses, les plumes sont disposées de façon il faciliter le mouvement des bras.Si vous préfères les capes de fleurs, c’est très facile.Il faut noter encore que l’on porte des fleurs en guirlande autour de la taille et du corsage, et que jeunes filles et jeunes fcrûmes en tressent d's couronnes pour leur chevelure le soir.(De la Femme de France^ Lu Renaissance ne publie que de articles exclusifs.Prière aux collulx rateurs éventuels d’en prendre note Les manuscrits non publiés n sont pas rendus.BAGUES DE FIANÇAILLES MONTRES BAGUETTES ET AUTRES AGRAFES derniers modèles Nous vous invitons cordialement a venir examiner notre assortiment de Cadeaux, aussi attrayants que variés.N os prix sont des plus raisonnables 0.ST-JEAN Limitée UN SEUL MAGASIN I 2 1 3 TII6 Ste-Catherine GSt (entre Beaudry et Montcalm) ///V I //H/!// 7 3 > mtr.14avpivmhrr / 9.7.7 Lit moJg d’hiver 1935-36 Robes de jour l.a vogue du tailleur, qui s’est imposée cet été, continuera durant le début d’automne.Vous verre/, donc un assez grand nombre de tailleurs.Souvent la jupe et la blouse seront remplacées par une robe, ce qui permettra l'emploi de eu costume plus | tard dans la saison.A côté des tailleurs : des robes d’après-midi, de tissus unis ou fantaisie, avec de grands manteaux.I.es manteaux de jour seront faits dans la note pratique et simple exigée par la vie actuelle; ils seront souvent garnis de fourrure, mais pas nécessairement.I.es jupes allongent un peu; la taille, pour le jour, ne change pas de place; seulement, pour le soir, dans certains mouvements de drapés, elle est obligatoirement plus haute devant.l.a grande nouveauté est dans la stylisation de la silhouette.Epaules larges et rondes, hanches serrées : silhouette des personnages de bas-reliefs égyptiens.Enfin, très souvent, dans les jupes, même le jour, un effet drapé faisant coller le dos de la jupe et dessinant le corps.Si les épaules sont larges, elles ne sont cependant pas carrées; elles sont volontairement très rondes, et souvent, dans les manteaux, pourraient -.’inscrire dans un plein-cintre.Pour certaines robes du soir, cette silhouette est cependant nettement abandonnée pour se rapprocher d’une autre silhouette de l’antiquité : celle des Tanagras.Robes de cocktail et de dîner Voie! deux niant (-aux de caracul d’un effet éblouissant et, au centre, un manteau de martre naturelle d’une allure fort élégante.Gracieuseté de H oit, Renfiew and Company Limited.C UISINONS I.ES VIANDES FROIDES Les viandes froides constituent l’une des plus grandes ressources de la maîtresse de maison, non seulement parce qu’elles fournissent de belles tranches faciles à servir avec une salade de patates et de raifort, mais encore parce qu’elles se prêtent aux décorations les plus variées et les plus appétissantes.Puis, la facilité de se procurer aujourd’hui le jambon et le poulet cuits et prêts à être consommés, fait que la viande froide peut être promptement servie en tout temps.Bien qu’en principe la viande froide soit réservée au « lunch », pour les jours de grande chaleur, et au souper de famille, et n’entre jamais dans le menu d’un dîner, une maîtresse de maison soucieuse de l’élégance et de la beauté du service, ne la présente qu’apprêtée de façon appétissante et décorative.On peut servir plusieurs sortes de viande froide sur un même plat ; les différentes couleurs offrent un joli coup d’oeil et cette disposition en rend le choix plus facile.Toutes les viandes, à l'exception du poulet, doivent être coupées très minces.Rien n’est moins présentable qu'une épaisse tranche de bœuf ou un gros morceau de jambon.Avec un couteau tranchant, on obtient facilement de belles tranches et les plus minces sont les meilleures.Pour accompagner les viandes froides, les sauces très relevées sont tout indiquées.Les fruits épicés, les « catsups », les « chilis », les marinades et la « Worcestershire », leur donnent un goût exquis, de même que les gelées piquantes, les groseilles, les cassis et l’indispensable moutarde.On sert aussi en même temps, un légume froid.Galantine au poulet 2 tasses de poulet haché ; 2 cuillerées à soupe de gélatine ; Hz cuillerée à thé de sel ; quelques grains de cayenne ; Vii tasse d’eau froide ; 2 tasses de farce ; 1 piment vert ; Vz cuillerée à thé de paprika ; 1 œuf cuit dur ; Hi cuillerée à thé de poivre.Faites tremper la gélatine dans l’eau froide.Faites chauffer la farce, ajoutez la gélatine, l’assaisonnement et laissez refroidir.Lorsque la gelée A.PICHET Maître-fourreur et dessinateur O U S invite cordialement à voir sa collection exclusive de créations pour la saison 1935-36.OLITE confection et tout modèle faits rigoureusement sur mesures.Dessins appropriés à la personnalité de chaque client! EFECTION et réparation aussi soignées que la confection neuve.2170 OUEST, RUE STE-CATHERINE Côté sud, entre les rues Closse et Chomedy s’épaissit, ajoutez la viande.Versez dans un moule garni de rondelles d’œufs et servez avec ,du cresson, des tomates, de la laitue et une mayonnaise.Crème mayonnaise pour viandes froides Mélangez une demi tasse de crème sure, deux cuillerées à soupe de moutarde préparée et trois cuillerées à soupe de sucre.Filets d’Achigan — Superfins 6 filets d’achigan, le jus d’un citron, 1 tasse d'achigan réduit en pulpe, 2 cuillers à thé de beurre, 2 cuillers à thé de farine, 3 cuillers à soupe de crème ou de lait, 1 œuf, sel et poivre.Ce plat bien préparé fera grand honneur au poisson pris par «Monsieur lui-même ».Taillez les filets dans la partie la plus épaisse du poisson, salez, et imprégnez-le de jus de citron, puis mettez sous presse pour une demi-heure.Coupez le reste du poisson par petits morceaux, broyez-le dans le mortier, puis passez au tamis, pour que cela devienne une purée.Puis, pour une tasse de cette pulpe, ajoutez la sauce suivante : mêlez ensemble dans un poêlon, le beurre et la farine, évitez de laisser brunir ; ajoutez le lait ou la crème, assaisonnez.Macédoine de légumes à l’aspic Faites dissoudre deux cuillerées à soupe de gélatine dans une demi-tasse d'eau froide.Faites bouillir deux boîtes de bouillon de poulet en conserve ; assaisonnez de sel, de poivre et relevez d’une pointe de cayenne.Ajoutez la gélatine et coulez.Laissez refroidir légèrement' et versez une petite quantité d'aspic dans des moules individuels ; quand la gelée commence à prendre consistance, ajoutez un mélange de légumes coupés en petits cubes, cuits ou en conserve, et remplissez le moule de gelée.Laissez refroidir, démoulez et servez avec une mayonnaise.Les carottes, les petits pois fins, les petites fèves et quelques tranches d’oignons font une excellente macédoine.Crème sure glacée aux fraises Ajoutez une tasse et demi de sucre à une tasse trois quarts de jus de fraises.Mettez de côté pendant une heure ou plus.Ajoutez une pinte de crème sure épaisse et glacez en faisant usage de trois parties de glace pour une de sel.Fouettez la crème sure avec un batteur à œufs jusqu’à ce qu’elle soit unie, mais arrêtez-vous bien avant qu’elle fasse le beurre.De même qu’il est difficile dans notre vie moderne de savoir si un cocktail ne se terminera pas en dîner, ou si un dîner ne commencera pas par un cocktail, il est impossible de délimiter exactement où s’arrête la robe de cocktail, et où commence la robe de dîner.Les deux seront donc confondues, ; et l’on peut dire que ce sont presque des robes d'après-midi, mais dont les jupes plus longues, les coloris souvent plus lumineux, les matériaux plus précieux, et les échancrures du corsage plus marquées, sont les seules caractéristiques.Robes du soir Les deux notes dominantes sont : ic épaules larges et rondes, hanches étroites; 2° draperie grecque.Ceci à part, il s’y manifeste un souci de deux silhouettes bien diffé-i entes : les robes du soir pour la femme grande et moyenne et les robes du soir pour la petite femme.Toutes ces robes sont très féminines, quoique cependant moins à franfreluehes que les robes de l’été dernier.L’hiver, la nécessité du manteau interdit toutes les fantaisies encombrantes mais ravissantes, permises en été, où une simple écharpe suffit à protéger de la fraîcheur.Quelques robes entièrement brodées doivent avoir le succès de celles de la dernière saison, et continuer l’acheminement vers une mode beaucoup plus riche, quand les temps voudront bien être plus cléments.Couleurs Trois couleurs principales, dont une uniquement pour le soir, un très beau rose, seyant et adouci, un mauve bleu pouvant servir pour les robes d’après-midi et les robes du soir, enfin, une teinte foncée, spécialement pour le jour, mais donnant, dans certains tissus, de très beaux effets le soir.Autour de ces trois couleurs fondamentales, beaucoup de noir, de marron, et toute la gamme des violets.Tissus Moins de tissus de fantaisie, puisque nous sommes en hiver, et que la riche gamme des impressions nous est presque interdite.Dans les soies.— Pour les aspects mats : le crêpe antilope, les fleurs de soie, le crêpe « gracile » de Coudu-rier, le crêpe « Lisette » de lîian-chini, et le crêpe «lunaire».Pour les aspects brillants, en rayonne : des cires, et de très beaux satins, et en soie : un satin double-face, « Fortune », et le très beau satin « Impérial » de Rémond.A côté de ces tissus fondamentaux, un très beau marocain de Châtillon - Mouly pour les robes simples de sport et de jour.Dans les velours.— Les velours souples artificiels, unis ou poudrés métal, les velours poil droit, et enfin une nouveauté : les velours changeants, soit artificiels, soit naturels, d’un aspect vraiment nouveau, leur chatoiement fera bien sous les manteaux de fourrure.Broches et lames.— De beaux brochés lamés métal, quelquefois réimprimés.Dans cette note, de très belles choses de Rianchini, employées i pour la blouse «Cocktail party»; la robe de dîner « Indiana », ou la grande robe du soir « Joy ».Dans les lainages.— Un très beau velours de laine, léger et souple : le « matie », un autre tissu pouvant s’employer comme une georgette très lourde : le « granica » et enfin la grande nouveauté de l’année : le « manifyl ».Ce dernier est la preuve de la fantaisie et de la variété que l’on peut obtenir en s’adressant à l'artisan.Ce tissu est vivant par la chaleur des tons, les mélanges de coloris et l’irrégularité charmants de son tissage.La main seule peut donner un pareil résultat.Fourrures Toutes les fourrures sont employées, avec une prédilection marquée cependant pour les fourrures à poils ras.Parmi celles-ci, un gros emploi de loutre d’Alaska dorée, et d’astrakans marrons; enfin, parmi les renards, le nouveau lustre de renard zibeline apporte une note nouvelle.Chapeaux Chapeaux d’une grande variété, obtenue par la multiplication des formes.Souvent les chapeaux prennent du volume et comptent plus dans la silhouette féminine.PATOU Tous droits réservés par Vai.i.Heproduction, même partielle.interdite.Nous annonçons l’ouverture de Deux salons de modes au 3e étage The New Hat Shop et The New Dress Shop où vous trouverez toujours à qualité meilleure prix plus bas I HOLT, RENFREW & CO.LIMITED Nous présentons les Chapeaux race CREATIONS INDIVIDUELLES dans les feutres de fourrure .en exclusivité chez ^AMCfcttv 1007 ouest, rue Ste-Catherine (Entre les rues Peel et Meitcalfej KOMOL vous rend ce que le temps vous prend Un simple traitement de quinze fir>) minutes suffit pour rendre leur couleur naturelle aux cheveux gris ou fanés.I.(-n cheveux I mil Am uii K OMOIi peuvent recevoir îles ondulations licrninnenteN.Chez tons KOHOL! les i./.,/ears Souffrez-vous d’insomnie ?I» R E N E Z SLEEPEX ET DORMEZ BIEN! 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