La renaissance, 12 octobre 1935, samedi 12 octobre 1935
première année.—i\o 17 10 sous Montréal, samedi 12 or labre / 9.7.7 Lfl RtiVMimtt HEBDOMADAIRE POLITIQUE ET LITTERAIRE Directeur: OLIVAR ASSELIN LA POLITIQUE par OLIVAR ASSELIN On (levait obliger à lu retraite tous les hommes dr plus de 60 ans, et ils étaient, paraîl-il, 120,000, ipii laisseraient leur place à autant de jeunes gens.Il a suffi de demander à M.Bennett où il prendrait I argent pour payer la retraite, et le plan magnifique a été aussitôt abandonné.Mais à la prochaine occasion le plan sera repris, ear on ne saurait dire (|ii"il n’en a jamais été question.La dette nationale est trop lourde, surtout si la Confédération veut poursuivre une politique sociale qui comporte l'assurancc-chômage, l’assurance maladie, et, il faut le supposer, l’assurance des récoltes contre la grêle, la sécheresse et autres llcaux.Alors M.Bennett a imaginé l’idée de convertir la dette, c est-a-dire d’en changer arbitrairement le taux et même, s’il lui plaît, le capital.Où elle porte 5% d’intérêt, le taux deviendra, par |a seule volonté de notre premier-ministre, .'{%, 2'/p, 1%.Où le principal est de §1,000, il pourra devenir tout d’un coup §000 ou §500.Les porteurs ne seront nullement consultés : la volonté du premier-ministre et d’une représentation nationale asservie tout entière à ses desseins suffira, et toutes les modalités de la conversion pourront être arrêtées session tenante, Car on ne pourra pas dire «pie la question n’a jamais été soumise au peuple : Al.Bennett l’a bel et bien mentionnée dans un de ses discours, et si la foule du Forum a plutôt entendu parler des prétendues attaques de M.King contre les riches, c’est uniquement (pie M.J.\V.McConnell, propriétaire éventuel du Stab et principal actionnaire de diverses entreprises qui profitent de la bienveillance du premier-ministre, •‘lait sur l’estrare, avec quelques autres souscripteurs de la Caisse Electorale.La fusion des chemins de fer — (pii n’est d'ailleurs pas la plus mauvaise des idées de notre premier-ministre — a pris la place de Vamalgama-Hon never.Non pas ouvertement, mais les orateurs ministériels en ont assez fait mention pour qu’on ne puisse pas leur reprocher de l’avoir passée sous silence, et cela, en régime parlementaire, ne suffit-il pas pour justifier une action législative ?Si M.Bennett revient au pouvoir, le réseau de I Ktat et le Canadien-Pacifique seront fusionnés et, naturellement, dans les conditions les moins défavorables pour le réseau privé, (|iie M.Bennett a garantie un que déjà favorisé sans nécessité de la prêt (h* soixante millions.M.Bennett avait essayé de ces panacées sur I opinion ’ ” ¦, histoire de savoir laquelle prendrait le mieux et sur laquelle il y aurait lieu d appuyer.Au bout de sa tournée il s’est demandé - il n’v aurait pas lieu d’en essayer une autre, et, le croiriez-vous, c’est vers la guérison du chômage ipi il s’est tourné.Encore cinq années, «lit-il, pour remplir une promesse qui devait s’exécuter instantanément, c’est vraiment un peu long.Mais pour rétablir notre économie délabrée il fallait procéder me ’ ” nient : tant (pie notre commerce exté- rimr était souffrant, nos relations commerciales insuffisantes, il n’y avait rien à faire.Aujourd’hui •pie les conditions de la prospérité sont revenues, "mis pouvons véritablement attendre la guérison du mal.Si le mal persiste, M.Bennett pourra dire «|u il n’a presque rien promis ; si c’est le contraire, le discours de Halifax servira toujours à quelque chose.Et ainsi le chef du parti conservateur reste d ms son rôle, (pii est, cette fois, de promettre sans promettre, afin (pie personne ne puisse se plaindre d avoir été trompé.L’homme terne, dans tout cela, l’homme peu spectacular, c’est M.King, car il n’a encore rien promis, sauf de mettre en jeu les forces économiques qui n’ont jamais trompé et qu’on n’a qu’à laisser libres pour qu’elles produisent naturellement tous leurs effets.Aussi n’entend-on pas fréquemment, dans la bouche d’hommes (pii devraient avoir soupé des promesses, cette constatation que le chef du parti libéral n’apporte dans le débat rien (pii Imisse enthousiasmer les foules.Cela est vrai ; M.King n’apporte pas d’élixir a tout guérir : il sait (pie sa tâche ne sera pas facile H qu’il faudra quelque temps pour tout remettre en ordre.Mais il a fait ses preuves dans des circonstances semblables, et cela le justifie de croire qu’il réussira cette fois encore.Les promesses c’est bon pour M.Bennett, héritier de Madame Eddy «t, lui-même le dit, grand travailleur.en paroles.M.Bennett jugé par un indépendant (Extraits d'un urticle paru dans le dernier numéro de I Action nationale sous la signature de M.Léopold Richer, rédacteur en chef du DhoitJ Entouré comme li l’était—d’une part, d’hommes faibles1 pour nous défendre et, d’autre part, d hommes forts pour nous combattre — M.Bennett a permis qu’on se moquât de nous lors de la Conference impériale, de l’organisation de la Banque du Canada, de l’émission des billets de la Banque, des nominations de sous-ministres et de fonction- 1 Car la mauvaise volonté de M.Bennett ne doit pas excuser lu pleuterie de nos gens.Un députe conservateur de langue française répondait à un collègue Nous avons été très étonné en lisant cette déclaration faite par M.Maurice Dupré au congrès conservateur d’Ottawa-Est : «C’est la première fois depuis 1a Confédération, a-t-il dit, que nous avons au pays le papier-monnaie français ; que tous- les rapports des départements sont publiés en français comme en anglais ; que le Hansaiid est publié simultanément dans les deux langues le même jour ; que les livres français sont admis en franchise et enfin que nous avons la radio-bilingue.» (Le Devoir, vendredi 30 août 19351.Déplorable façon de représenter les faits et de louer le gouvernement.— Idem.La dictature ministérielle COMMENT ELLE S’EXERCE SUR LE PORT DE MONTREAL.— A $35.000 DE MOINS, UN SOUMISSIONNAIRE EST ECARTE PAR M.BENNETT PERSONNELLEMENT, MALGRE LA COMMISSION DU PORT.M.Bennett s’est fait autoriser par les Chambres it dépenser en travaux publics, sans l’assentiment (ht parlement, les millions qu’il a créés (1e rien du tout par la réévaluation de l’or, et il profite de cette autorisation (qu’on 11’eût pas voulu lui refuser) pou r semer à travers le pays les millions qu il estime nécessaires à consolider l’existence de.son gouvernement moribond.C’est ainsi que deux jours avant la présentation officielle des candidats et plusieurs semaines après l’expiration des cinq années qui constituaient la durée maxima de son mandat, il a adjugé de son propre chef, sans même consulter les ministres compétents, pour des centaines de mille piastres de travaux à Montréal et à Québec.M.Taschereau déclarait l’autre jour devant un auditoire du comté de Montmorency (pie sur le chiffre apparent de ces entreprises il était prélevé 10 pour 100 pour les élections.M.Taschereau 11’exagérait nullement, car on sait «pic certaines compagnies formées à la dernière minute à la seule fin de recueillir ces adjudications — Domestic Construction, Registered, Concrete Repairs, Ltd, paieront beaucoup plus que 10 pour 100 si cela paraît nécessaire.A Montréal, c’est le premier-ministre lui-même qui intervient pour empêcher que les travaux ne soient adjugés au plus bas soumissionnaire.Autrefois, les chefs politiques s’en rapportaient de ces manœuvres à leurs subalternes, quand ils ne fermaient pas délibérément les yeux pour avoir l’air de ne rien voir.Jamais Laurier ni aucun de ses successeurs avant M.Bennett n’aurait pris sur lui de s’ingérer personnellement dans une adjudication pour en changer l’objet.Les constructions à la Bennett, d’après un dessinateur de la « Winnipeg Free Press » '¦'r'SSSSSSSSr'SSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSr'ï&rSSSSSSSSSSSSSSs'SSSSSSSSSSSSS.',',',',',',',',',',', naires supérieurs.L’entrée en franchise des livres A Montréal on avait mis au concours, entre français qu’il nous a accordée nous est une piètre sept firmes choisies par le gouvernement lui-même, compensation.Il a laissé s’organiser sous ses yeux c’est-à-dire, il faut le supposer, pourvues du mâtine audacieuse franc-maçonnerie parmi les hauts tériel, des services techniques et du crédit néces-fonctionnaires de langue anglaise, dont le but saires, la construction de plusieurs sections de la unique est de se débarrasser des nôtres partout où jetée Alexandra (Alexandra éær).Pour la section ils occupent des postes tant soit peu importants.B, l’auteur de la soumission la moins élevée Voilà l’œuvre du ministère Bennett.11 a porté un \ demandait §617.422, et le soumissionnaire formidable coup à l’unité nationale et travail!»y.spivaut, la Northern Construction Company, ~ 1 associée au général (sic) Stewart, aTni de M.Bennett, §652.000.Les autorités de la Commission du Port se prononcèrent sans hésitation pour le plus bas soumissionnaire, (pie tout le monde reconnaissait comme compétent à exécuter les travaux.M.Bennett, de sa seule autorité, autorisa l’avant-dernier soumissionnaire à diminuer son prix a §617.422, moyennant quoi il lui accorda de son propre chef les travaux.Ni les protestations du Président de la Commission du Port, M.Newman, ni l’étonnement du personnel de la Navigation (Marine.) d’ailleurs tenus jusqu’à la dernière minute dans l’ignorance la plus complète, ne servirent à quoi que ce soit.La Northern Construction Company perdra ainsi les §35.000 qu’elle aurait touchés en plus s’il n’y avait pas eu de protestations.Mais ce n’est pas une illégalité de plus ou de moins qui empêchera M.Bennett de lui faire réaliser cette somme et bien davantage au détriment du pays.Les Montréalais peuvent donc dès maintenant prendre pour acquis que les travaux de leur port seront exécutés par une firme de Vancouver, de par la volonté de M.Bennett, et que la firme qui avait fait la soumission la plus basse est écartée pour la même raison.Normalement, M.Bennett devrait n’avoir rien à faire dans ces questions et normalement aussi les travaux de la Navigation ne devraient pas s’exécuter sans l’avis des personnels techniques du port et de lu Navigation.Mais ce n’est pas ainsi (pie les les choses se passent sous le gouvernement actuel.Il n’v a à Ottawa qu’un ministre, et c’est lui qui à Montréal comme à Québec dépense les millions mis à sa disposition par la réévaluation de la monnaie.Un missionnaire d’Ampâââre S'il faut en croire les dépêches, le nouveau gouverneur général du Canada, lord Tweedsmuir, ci-devant M.Buchan, aurait déclaré le 25 septembre devant la Royal Empire Society', à Londres : « Le monde a vu trois empires britanniqeus.Je crois que le troisième empire est à la veille de disparaître.T.e quatrième ne sera pas simplement une alliance de peuples libres et souverains, mais une association exécutive pratique, avec une politi(|ne commune sur les mesures qui intéressent tout le Commonwealth britannique.» M.Buchan est un ancien secrétaire particulier de lord Milner, qui avait sa manière de voir sur la façon de traiter les « colonials » et les Egy ptiens.Tl a écrit sur la politique personnelle de lord Minto des pages admiratives.Ne dirait-il pas (pie son discours de la Royal Empire Society' est un avertissement de la ¦ qu’il viendra pratiquer au Canada comme vice-roi nommé sur la recommandation de notre gouvernement ?Nous avons eu, comme gouverneurs généraux, lord Minto et Earl Grey : faut-il croire que ces messieurs auront en lord Tweedsmuir un digne successeur ?Olivar ASSELIN SOMMAIRE En pape deux : UI.Z nous e firatle.sera ouvert à la jeunesse des deux sext's, entre les âfies de 10 à 13 ans.Au premier grade il \ aura un examen tie baccalauréat eorrespondant à eelui des Iveées (rain ais.Le programme des etuirs sera sensiblement le même.Il s'agrémentera de visites aux musées.aux expositions d'art, ete.Outre M.Pierrefont Braves, président de l'I diversité de \evv-à ork t't eommissaire tlt' l'instrui'-tion |iublitpit‘ dans l'Ktat tie \evv-à ork, 11* eomité de patronage I rompront! M.Sébastien ('barlety.reeteur de l'Aeadémit' tlt* Paris.I m' institution comme celle-là devrait rentin' tlt' grands services à la popu'ation de \evv-York, où la reebert'lie tie la cuit lire française est déjà si active.MM.licnncll et Caban M.Bennett et M.Caban sont si peu d'accord sur la plupart tics questions qui occupent ou dev raient occuper l'attention du gouvernement d'Ottawa, que depuis des mois M.('.alian, boudant soi.ebof.n'a pas pris la peine d'assister à une séance du cabinet : chez lui.c'est un véritable parti-pris.Mais M.('alian croit qu'une reprise tie l'activité économique, au Canada, ne sera possible que si les industriels et les grands financiers jouissent dans leur domaine let même dans le domaine tit's aiiIres') de toute leur liberté.C'est parce que IM.Bennett avait consenti à se rapprocher tie lui sur ce terrain uu'il a pris part au meeting du Forum et e't'sl pour lui plaire que le premier-ministre a dénoncé dans son discours ceux qui attaquent les possédants.Le lendemain matin la Gazette, qui boudait depuis quelque temps M.Bennett, était toute revenue, et lt> surlendemain (vendredi! un article é’ogieux sur M.Caban faisait voir sur quel terrain le raccordement s'était effectue.Le discours du Forum, c’était le signe d’amitié du parti conservateur pour ce que l'on a appelé les puissances tie la Hue Saint-Jacques.Les articles de M.Bennett contre la personne et la politique de M.King n'v figuraient que comme hors d'ieuvre, t't pour faire passer le reste.Conversion volontaire, ou forcée La conversion d’un emprunt peut être volontaire ou forcée.Inutile de dire qu'une conversion volontaire ne sera possible que si elle présente plus d'avantages pour le prêteur que pour le debiteur.I ne conversion forcée ne sera possible que si le prêteur s'en est réservé le droit dans son titre.Fui !'*32 lt> gouvernement britannique a converti pour 10 milliards tb' ses emprunts.Mais dans et' cas les prêteurs savaient à quoi ils étaient exposés, car le gouvernement s'était expressément réservé le droit, soit de le rembourser, soit tlt> leur donner un autre titre, à leur convenance.M.lb 'imctt se propose d'en user autrement envers les porteurs des titres d'emprunt de la Confédération.Sous prétexte qu'il pourrait trouver de l'argent à meilleur marché, il annonce son intention • le leur imposer la conversion.Fui pareil cas, la conversion, ce serait virtuellement tlt* la spoliation.M.Bennett ne reculera pas pour si peu de chose.Les porteurs d'obligations du gouvernement fédéral peuvent donc se tenir pour dit que M.Bennett, s'il reste au pouvoir, leur confisquera une partie de leur avoir.| Saint-Hoch de Québec deux ans i auparavant.Il y a dans le Code pénal des articles qui peuvent être invoqués pour réprimer le communisme, mais ce ne sont pas ceux-là qui font l'affaire de M.Bennett et de ses collègues.L'article 98, au contraire, serait 1res commode pour pouvoir cogner sur les « rebelles » de la province de Québec.Lu guerre et le blé On signalait de Montréal le 3 octobre que plusieurs vaisseaux chargés de blé venaient de quitter ci* port par suite du conflit ilalo-étliiopien.C'est donc la guerre qui est venue délivrer M.Bennett du cauchemar qu’était pour lui le problème de la vente du blé, mais ce problème n'est résolu «pie pour une faible partie s«>uh‘im'ul, car M.Benm'tt a plus de 200,000,000 re minois de blé à vendre et il n'en avait pas vendu plus «le 10,000,000, our lui révéler un mystère.» Si Mme Mongez, qui fut un peintre de réelle valeur et ¦lejmis l’élève de David, était souvent en conférence avec le cid, Adèle Tarnezy prenant beaucoup Idus souci des choses de la terre.« C’est de notre atelier, écrit Mme Clément, que les vêtements grecs sortirent pour remplacer les informes corsages dits à lu Cohlcntz.Un jour Tarnezy Souffrez-vous d’insomnie ?PRENEZ ET DORMEZ BIEN! Ce sommeLl est indispensable à la santé physique et mentale.Sleepex calmera vos nerfs et vous apportera un repos réparateur.SL.E.EPEX, en vende dans toutes les pharmacies, ne contient pas de narcotiques.Sur réception d'un timbre de 5 sous vous recevrez un généreux échantillon.Pour commande» de kton, appelez I.A ïï(l», ou voyez : SliEEPKX IIF.G'I) Jninieiihlc fax tic__Miint rca I apporta des ceintures de laine lionceau, des bandelettes de mêmE LA PROVINCE Le gouvernement de la province de Québec, par son ministère de la Voirie, a fait sa part pour contribuer à l'embellissement des campagnes québécoises et pour la conservation de la physionomie particulière de la province.prises spectaculaires a fait courir les foules et provoquer de délirants enthousiasmes.S’ensuit-il qu’elles soient aujourd’hui délaissées ou inopérantes ?Pas le moins du monde, en dépit du perfectionnement des parades.Mais les entrepreneurs de spectacles, poussés en cela par le dés r certes légitime d attirer plus d’eau au moulin, veulent une prise qui mette fin au match en coup de vent.Dès que le public manifeste une certaine lassitude, on se met à la lecherche de quelque autre pris nouvelle pour éviter que l’intérêt se porte a Heurs.Pour notre part, \'Irish whip est peut-être la plus faible des prises spectaculaires que nous connaissons.Or, quand nous parlons de lutte, nous abordons le sport préféré que nous pratiquons depuis bientôt quinze ans.La technique du whip est enfantine et ne peut prendre par surprise que le novice ou le lutteur.distra t.Jcan-Kohert BONNIEK Il a contribué à l’embellissement de la campagne en faisant planter le long des grandes routes plus de 250,000 arbres.Il n contribué à l’embellissement des habitations et des bâtiments de ferme en organisant des concours pour la propreté des maisons et la beauté des jardins et en distribuant, à titre gracieux, de la chaux pour blanchir maisons et dépendances.En dix ans, au delà de quatre millions de livres de chaux ont été distribuées.IA PART DE CHACUN I,a province a donc fait sa part pour conserver la beauté des campagnes que les touristes doivent traverser.Il faut que chacun fasse maintenant sa part.Lin vieux proverbe chinois dit : * Si chacun balayait devant sa porte, la rue serait propre s>.De même, si chacun veut se donner la peine d’entretenir son petit coin de terre, la province sera non seulement propre, mais elle sera belle, et les étrangers se feront un plaisir d'y revenir et d’y envoyer leurs parents et amis.EMBELLISSONS ET BEERA NC ISO NS Et il ne suffit pas d’embellir les campagnes.Il faut encore que chacun redonne aux maisons, aux magasins, aux auberges, la physionomie française qui doit être notre signe distinctif.Cessons d'enlaidir nos extérieurs par des enseignes aux noms baroques, empruntés pour la plupart à l’anglais.Il faut que le peuple québécois se rende compte qu’en agissant ainsi, il masque délibérément son caractère national et détruit ce qui fait son originalité.On se plaît un peu partout à vanter Québec comme le seul coin de terre française en Amérique, et cela nous plaît.Mais si nous voulons conserver ce titre, il faut que nous cessions d’emprunter à l’étranger ses méthodes et son vocabulaire.Servons-nous de notre langue, non seulement entre nous, mais dans toutes nos relations d'affaires et de commerce.C’est par là que nous montrerons que nous sommes Français et .que nous sommes fiers de l'être.Oi l ICE PROVINCIAL DU TOURISME Ministère du la Voirie Parlement, Québec Ho.v J.-E.Pbkkault, ministre J.-L.BoulaNCKitj sous-ministre A ut n u it Bhuokuon, sous-ministre supp.o^ ll = illiililE =' f/(ûiwemerit AUJOURD'HUI -eàt enjcwewi d&ô GRADS 52 “Mains de Bridge", en série ou non, sont acceptée: UN CHANGEMENT POUR LE MIEUX L.0.GROTHE LTEE — MAISON CANADIENNE ET INDEPENDANTE EXIGEZ le timbre du Gouvernement VOUS ACHETEZ 0 Il atteste son age et son authenticité.Le gin Croix d’OR Me chers est le seul du type Geneva dont ’âge est garanti par le timbre d’accise du Gouvernement.Exigez la bouteille munie de ce timbre.GIW C/litl ADIEU! 10 oz 85c.26 oz $1.90 $2.65 4U oz 12.ôb CROIX Wm D'OR melchers Distillé et embouteillé au Canada par 70 MELCHERS DISTILLERIES LIMITED — Montréal et Berthiervil le 999961 12 or lob re / 9.7.7 1/MlMf/Xtf Tf£!V£ ctLÆCRÜM Les films du jour Le-, veux noirs Quoique d’inspiration toute différente, le film Les yeux noirs se rapproche singulièrement c\'Un oiseau rare.Sur un scénario tout aussi conventionnel, un metteur en scène de talent a réalisé un film ravissant qu parcourt toute la gamme des émotions, qui ravit par sa présentation soignée et son interprétation exceptionnelle.Lorsqu’un spectacle nous enchante d’une façon aussi complète, il est difficile, et aussi très inutile, d’en disséquer le montage pour tenter d’y retrouver, à leur source, les éléments d’une telle réussite.Dans Les yeux noirs, tout est traité avec mesure, avec équilibre ; le dialogue, la technique, l’interprétation, chaque élément tient sa place et contribue discrètement à la perfection de l’ensemble.Harry Baur lui-même accepte de ne pas accaparer battent on et se contente de faire partie du tout.Celte attitude du grand acteur mérite d’autant plus d’éloges que, par sa force et son prestige, Harry Baur n’a qu’à le vouloir pour tout rejeter dans l’ombre autour de lui.Simone Simon, que nous achevons de vo:r à l’écran irançais, possède toujours le même charme, la même séduction naïve qui avaient fait le grand succès de Lac-aux-dames.A ces dons naturels un métier plus sûr vent s’ajouter et nom-fait regretter encore davantage son départ pour Hollywood.Jean-Pierre Aumont lui donne la réplique avec toute la discrétion que comporte un rôle de second plan.Pour ne pas rompre le charme, ne nous arrêtons pas au côté technique du film et n’en signalons que le rythme harmonieux.Bref, I ourjansky vient de réussir un très beau film, auquel il manque peu de choses pour être le chef-d’œuvre depuis longtemps attendu.Un Canadien à Paris C’est un fait notoire : chaque fois que deux pères de famille se vouent une haine éternelle, le fils de l’un tombe amoureux de la fille de l’autre.Lt comme tous les amoureux ne s’appellent pas don Rodrigue, tant p s pour le « paternel » : on se marie en invoquant les mânes de Roméo et de I uliette.Cette fois, M.Montaigu père.Rocaille pour l’appeler par son nom.THEATRE STELLA l’Uit«au JlttO 4052, rue St-lJenl.s Commençant lundi soir 14 octobre Première fois à MontrôaH LA ROUTE DES INDES pièce en 3 actes et I tableaux de J.M.Harwood adaptée par Jacques De val Jacqueline Brévunncs Charles André Mutinées : mardi, jeudi, Niimcdi et dliunnelilie.Matinée: tl5e et 50e Soirée: OOc et 75e est couturier, mais couturier artiste poète de la couture.Comme tous les poètes, à ce qu’on d I, Rocaille se oréepite à grands pas vers le gouffre de la faillite.Son ennemi est un inon-s eur Dupont qui, quatre fois pim rancun er que la mule du pape, réserve depuis trente ans une ruade exemplaire a son vieil ami d’enfance cnn.autrefois, l’ava t élu son souffre-douleur officiel.M.Dupont, qui s’appelle maintenant M.de Saint-Jean, n a pas perdu son temps pendant ces trente ans rpi il a passé au Canada : d est devenu très relie, magnat de la fourrure.Lui riche.Rocaille pauvre, le moment est venu de la vengeance Il achète toutes les créances de la maison Rocaille (au fait, cela rappelle s ngulièremenl le Comte Obli-Uadn) et savoure à l’avance la rirne de Rocaille qui avant longtemps sera a ses pieds, humble et suppliant.Mu's si M.Rocaille a une fille, M.Dupont de Saint-Jean a un fils.Rpris de Mlle Rocaille, Johnny Dupont entreprend de relever la maison, ce qui brouille fort les dessus paternels.Suit une sér'e de mésaventures où tout le monde se perd et qui se termine par le renflouement de îa maison et un mariage en bonne et due fo'ine.Un C anadien à Paris est un vau-devlle avec tous ses attributs : quiproquos, calembours, compote de situations si bien entremêlées que seuls des personnages de vaudeville réussissent à s y débrouiller.N’insistons pas sur le manque de nouveauté du sujet : le vaudeville n’a pas de scrupules.Par ailleurs, le dialogue n’est pas sans mérite.Généralement bien fait, il est souvent spirituel.L’action, aussi bien découpée que le permet l’intr gue, ne ralentit pas un instant.Pierre Brasseur, Le Gallo et Léon Bellières sont fort amusants.Mona Goya dit juste et Germaine Aussey n’a, comme cl habitude, qu’un tout petit bout de rôle, (.’et dommage, car cette comédienne, que nous connaissons depu s peu, possède un beau talent.U Bcboô Mon ami Teddy La J n ii c » " ( e Sont//: d'une nuit d’été revenuit .tout, payé, même et y compris le cet opéra d’Halevy i, , .1 Hen I lofes.sor a un peu plus d un Des extraits de constitueront le programme radiophonique hebdomadaire que la compagnie Sleepex offrira dimanche, le 13, de 2 h.30 à 3 h., au poste ckac.r cmi/mmir inarnif/r tir Pnla Nrf/ri Maurice CHEVALIER) tlniiN l«» film frnuvais FOLIES BERGÈRE Il VIM* Sim VIVA, Andi>6 IîEKLEY, Nathalie PA LEY C'est en -français que Chevallier fait réélit «ment aiuprétiier son art.Second grand film à l’affiche LES AVENTURES D’UN CANADIEN À PARIS a ver Pierre BRASS 10VH et une troupe île veiletIes SAINT-DENIS n oiseau rare Un oiseau rare est un film aux qualités exceptionnelles, dont l’unique point faible vient d'un scénario assez quelconque.Mais ce scénario conventionnel, on l’a traité d’une façon vive, spirituelle, à l’aide d’un dialogue riche et piquant, d’une technique parfaite et d’une interprétation de tout premier ordre.M.Richard Pottier a peut-être un peu présumé de ses moyens lorsqu’ 1 a voulu réaliser son film sur un scénario de son cru, mais quel sen?de 1 humour, du pittoresque, quelle fantaisie et quelle mesure il a su mettre au service de cette histoire déjà entendue ! L’intrigue tient du vaudeville, et du classique, ma s les personnages s’en échappent tant ils sont peints en couleurs discrètes et combien vraies.Le millionnaire Melville ressemble fort au mill ardaire de René Clair, et c’est à son avantage, car tandis que René Clair chargea t son héros d’une trop lourde bouffonnerie, Richard Pottier se contente de caricaturer le sien d’un trait sûr, avec une égale fantaisie et une mesure que René Clair n’avait pas su observer.Un découpage parfait communique au film une cadence qu’aucune faiblesse n’entame.Il n’est pas une scène qui ne se recommande par quelque pr.se de vue originale et un ingénieux raccrochement à la scène précédente.Enfin, l’interprétation ne compte aucune faiblesse notoire dans les emplois secondaires et groupe dans les rôles principaux le premier comédien de l’écran : Max Dearly, l’excellent comique Larquey et Pierre Brasseur, un jeune acteur dont on suit avec intérêt l’évolution et le progrès.Louts PELLAND Beaucoup do gens de cinéma sur la Côte: Pola Négri vient de partir, mais Grace Moore s’est installée dans sa villa de Mougins et Maurice Chevalier — retour de Londres — se repose dans sa jolie propriété de la Bocca.Pola Négri était accompagnée d’un monsieur très bien et elle ne cachait pas que ce monsieur très bien était destiné — dans son esprit à devenir son cinquième mari.Mais, cette fois, disait-elle, je lui fais faire un stage à mon prétendant, parce que je suis arrivée à un âge où il est préférable de divorcer avant.Max Reinhardt à IIollvuiunl Hitler, la ruine, un échec à Paris, l'attrait du dieu Dollar, voilà les raisons qui ont déterminé le metteur en scène européen Max Reinhardt à partir pour Hollywood.Son premier film sera Le Songe (l’une nuit, d’été d’après Shakespeare.« Cinq décors d’escaliers, dit Serge Berline dans Cinkmondk.Douze décors en profondeur, d’une centaine de mètres chacun, en moyenne.James , Cagney, ex-gangster et ex-G.Man, revu et corrigé à la manière de Max Reinhardt.« Du modernisme outrageant sous ! une couverture antique.Du grandiose, encore du grandiose et toujours du grandiose ! « Evidemment, pour commencer, les frères Warner, producteurs du film, ont eu le « grand frisson ».million et demi de dollars.* ^’e qui est cher, même à Hollywood." Mais, il y a un mais.«Jusqu’alors, l’antique, le grandiose, le remuant, c’était le domaine de M.Cecil B.do Mille.« Maintenant, il paraît qu’en comparaison de Max Reinhardt, M.Cecil B de Mille, avec son grandiose, est inexistant.« Et que même, parlant dollars, le Son g/ (l’une nuit d’été est une affaire, une vraie.« lin grand film, une œuvre d’art, exécutée par un grand monsieur, un artiste.« Les frères Warner rayonnent.« MM.Cecil B.de Mille, Josef von Sternberg et compagnie font une tête qui fait peine à voir.» ON TOURNE, EN COULEURS I L’INGENIEUR DU SON.— Le son ne va pas.Le ronge du décor est trop •criard et le vert n’est pas dans le ton.(De Pou K VOUS) Les Cosaques du Don chants populaires de la est sans doute lt- plus de toute ÏNTE .A la demniHle irénérnU» lia public IHvl'.Y GRANDS FILMS Pierre RICHARD-WILM Edwige FEUILLERE clans BARCAROLLE t ne histo re d’aimour de fierté et de passion En programme doibble avec Louis JOUVET dans LE DOCTEUR KNOCK nu “Le triomphe «le In méileeine” «le Julea IUmiuiIiin L« satire la plus .spirituelle qu'on puisse voir et eut€kntlre Mischa Elman Ce violoniste de réputation internationale jouera dimanche, le 13, entre 10 et 11 h.du soir, sur le réseau de la National Broadcasting Company.A ce concert, qu’offre chaque semaine la General Motors, un orchestre symphonique exécutera des œuvres de Wagner, Silclius, Grainger, Tschai-kowsky et Chabrier.CINEMA DE PARIS EXAMEN DE LA VUE Lunetterie moderne Haute qualité Satisfaction garantie A qualité égale nos prix défient toute concurrence.L.-Arthur BOUSQUET Optométriste-opticien antérieurement de la maison Scott & Bousquet .’{625, rue St-Denis (près Oherrier) IM,ateau 245(1 Le trésor d vieille Russie vu rie et le plus riche de toute l’Eiirop même si l’on tient compte de l’inestimable folklore espagnol, (le n'est pis que je veuille me livrer au jeu facile d'établir un parallèle entre la musique (le deux pays tpie tout sépare d’ailleurs géographiquement cl ethniquement, mués je ne puis m'empêcher de songer qu'il n’en est peut-être pas d’autre où le génie mélodique se soit associé ail génie et ï l'invention rythmiques avec un hoalieur pltis inouï.Quant à ce (pii regarde l’esprit et le sentimt lit de lt.miisiqut populaire, la comparaison entre l'Es-nagne et la Russie ne se présente même pas : alors que la première exprime l’héroïsme d’une race mystique et passionnée, revêtant toujours une sorte d'ûprelé hien caractéristique, même lorsqu’elle est le plus imprégnée de langueur — « du sang, de la volupté et de la mort» — l’âme slave au contraire fait passer dans ses chants quelque chose de la tristesse d’un peuple opprimé et voué à la servitude, quelque chose de l’ennui qui pèse sur les steppes monotones, quelque chose aussi de ces sentiments élémentaires que sont 'e froid, la faim et l’amour.Il est rare en effet, sauf lorsqu’elle illustre la bruyante gaîté des fêtes populaires, leur couleur pittoresque et un peu barbare, que ht musique russe, directement issue du peuple et du sol natal, ne contienne quelque accent d’une indéfinissable nostalgie.De cette musique, les Cosaques du Don viennent chaque année nous révéler quelques-unes des mystérieuses beautés.Leur programme de dimanche dernier se divisait comme d’habitude en trois groupes bien définis.Le premier comprenait des eliants liturgiques, cantiques et psaumes.Dans le « Credo » du déliât et l’antienne « Nous chantons ta louange », un soliste, merveilleusement soutenu en sourdine par les chteurs, psalmodiait d’une voix aiguë et lancinante les paroles de l'officiant.Cela dégageait une telle saveur locale, une si intense atmosphère rituelle qu’elle nous plongea dans un abîme de rêveries où les saintes icônes, les popes du Novgorod, les prières d’une foule prosternée sous des voûtes obscures, enfin toute une imagerie teintée de byzantinisme défila pêle-mêle devant nos yeux hallucinés.Peut-être étions-nous simplement soumis à l’incantation de la musique qui opère toujours plus fortement au début d’un concert.« La musique m’ennuie au bout d’un peu de temps », allait jusqu’à dire l’un de nies auteurs préférés, « et d’autant plus court qu’elle a eu plus d’action sur moi».Mais -.uni chercher à approfondir une idée que ia plupart des amants de la musique se garderaient hien d’exprimer, disons tout de suite que le programme de l’autre soir ne laissa aucune chance à de prévaloir sur un « charme ne devait rompre jusqu’à ce que le de l’ennui que rien que nier rappel enthousiaste se fût tu.Le second groupe mettait en valeur, après une chanson de bateliers et une chanson de soldats captifs, très belle, uu arrangement extrêmement habile du trop célébré « chant hindou » dont je ne parviens vraiment pus à goûter le facile orientalisme.Mais ne lioudon-point notre plaisir.Chantant en russe, les Cosaques nous épargnèrent déjà le supplice d’une traduction française que l’on peut vulgairement qualifier d'atroce et l’on ne pourrait passer sous silence que la virtuosité et l’interprétation transcendantes du chœur dirigé par Serge Jaroff y firent néanmoins merveille.Mais celle chanson n’était peut-être là que pour établir un contraste plus violent avec celle qui suivait et qui n’était autre que I «Histoire chantée de Serge Jaroff et de ses Cosaques du Don».En même temps que la pièce de résistance de ce concert, c’était aussi l’une des œuvres les plus émouvantes et les plus chargées de déchirante nostalgie qu’il nous ait été donné d’entendre.L’aventure sanglante qui chassa les Cosaques hors de leur pays est évoquée ici avec un saisissant réalisme ; puis la chanson se poursuit et raconte qu’au milieu de leurs souffrances et de leur exil, le.» Cosaques trouvèrent une ineffable consolation en faisant appel aux mélodies et aux vieux airs « de la terre natale ».Et ce furent enfin quelques-uns de ces vieux airs qu'ils nous chantèrent avec une poignante simplicité.Le dernier groupe fut consacré à des chansons russes et cosaques, dont quelques-unes étaient plutôt des chants de guerre d’une extrême véhémence, accompagnés par instants de sourds roulements de tambour et ponctués de sifflements stridents.Une charmante vieille « Polka » vint y mettre une note plus familière, et , les prouesses chorégraphiques de deux ! chanteurs de la troupe portèrent à son 1 comble l’enthousiasme du publie, qui j réclama de nombreux rappels et ne se | décida à quitter lu salle que sur le signal de « La petite clochette monotone », ce qui fut effectivement le titre de la dernière et exquise chanson que Serge Jaroff et ses prodigieux Cosaques du Don offrirent à notre ravissement.Annette LASALLE-LEDUC Datée de 1910, 1 a pièce d’André Rivoire nous porte à remonter plus haut encore, à Rostand et à Porto-Riche.Du romanesque poète typiquement 1900, M.Rivoire tient un goût prononcé pour la poésie fautais ste et pour les héros doués d’un romantisme à retardement.Au très célèbre Porto-Riche, André Rivoire emprunte ce théine de l’amoureuse oubliée par un mari tout occupé à ses affaires.La similitude de la situation est bien le seul point où se rencontrent Amoureuse et Mon ami Teddy.La coméd e de MM.Rivoire et Besnard ne s’embarrasse pas de subtilités psychologiques.Ses personnages sont de braves gens assez superfic els, artificiels même.Entre eux, le contraste est fortement marqué : les sympathiques d’un côté, les antipathiques de l’autre.Cette façon un peu sommaire de présenter les personnages suffit à classer Mon ami 7 eddy dans ce genre, en principe inféreur, de comédie légère, mais qui, habilement traité et agrémenté d’un dialogue spirituel, est aussi légitime que tout autre genre.Or, à défaut d’être profond, André R voire est habile.Dès le début, en quelques scènes, le sujet est exposé : Madeleine et son mari ne se conviennent pas; Berlin fait la cour à Madeleine et Madame Boucher au mari de celle-ci.De son côté, I eddy prend tout de suite ses positions d’ami auprès de Madeleine.Ceci posé, il ne reste plus qu’à mêler les ficelles, qu’à dir-ger logiquement les personnages dans le cadre de l’intrigue.Dans Mon ami 7 eddy, l’intrigue n’est pas précisément fertile en véritables surprises.Il y a mieux : les épisodes s’enchaînent avec logique, selon le caractère des personnages qui les font naître et les an ment.Enfin un dialogue très spirituel, sinon étincelant, charme par-dessus (Out et contribue largement à assurer le succès de cette pièce, qui n’a d’autre prétention que d’amuser et qui y réussit pleinement.Les Concerts Syinphoniqu es C’est au début de novembre que les Concerts Symphoniques de Montréal, fondés par M.Athanase David, reprendront la série de leurs auditions sous la direction artistique de Wilfrid Pelletier.Le programme du premier concert groupera des œuvres fort intéressantes, telles que la Première Symphonie de Brahms, le Concerto pour deux violons et orchestre de Bach.La Mer.de Claude Debussy, trois extraits de la Damnation de Faust, de Berlioz, ainsi que 3 chansons d’Eve, d’Alfred Laliberté qui seront chantées par Mlle Germaine LeBel.soprano.La salle de l’Auditorium du Plateau est en voie de réfection.La scène sera agrandie pour permettre d’y placer confortablement tous les musiciens de l’orchestre sans avoir recours à la plateforme qui, l’an dernier, surplombait les premiers rangs de fauteuils.Le nombre des fauteuils se trouvera augmenté et l’acoustique grandement améliorée.M.Wilfrid Pelletier, qui offre ses services à titre absolument gratuit, a formé un orchestre encore plus au point que celui de l’an dernier.M.E.-L.Patenaude.lieutenant-gouverneur de la Province, présidera ce premier concert et tout fait prévoir une magnifique inauguration de la nouvelle saison.Les abonnements s’enlèvent rapidement chez Archambault.La vente des billets au public sera annoncée ultérieurement et pour le moment la vente par correspondance est si active que tout fait prévoir un succès sans précédent.J.-E.FOURNIER Limitée Manufacturiers de valises et d’articles de voyages 17-25, Ouest, rue Notre-Dame 931 rue St-Laurent, Succursales : 287 est, rue Ste-Catherine, 1011 est, rue Mont-Royal, 4222 rue Wellington, Verdun, 861 ouest, rue Notre-Dame.L’interprétation ajoute à notre sa-tisfact on par les surprises qu’elle nous réserve.C’est en effet sous l’aspecl nouveau de comiques qu’apparaissent la plupart des interprètes.M.Schau-ten encore une fois est vivement applaudi et a d’autant plus de mérite d avoir crée un I eddy intéressant que ce type d’américain est à la fo s faux et simpliste.Mme Germaine Duclos révèle un talent certain, de la souplesse dans le d alogue et l’altitude.M.D urand est parfait dans son rôle de père affectueux et mécontent.Mme Demons et M.Dauriac ont savoureusement rendu l’aspect caricatural de leurs personnages.Mme Demons me permettra d’exprimer mon étonnement de ce que son expérience de la scène n ait pas suffi à l’empêcher de sacrifier aux applaudissements d’un mauvais public en exagérant certains effets comiques.M.Charles André mérite amplement qu’on lui ait confé un rôle d’intérêt, et nous espérons qu’il lui sera plus souvent permis de mettre à profit son talent fait surtout de naturel.M.Henry Charles est un diplomate de belle allure et un séduisant coureur de dots.En résumé, le spectacle de cette semaine est d’excellente venue et vaut qu’on se dérange pour y applaudir.Le demi-vide de la salle est honteux et si, en décembre, le Stella ferme ses portes, le public l’aura voulu et nous aurons mérité une jol e réputation d’incultes.Bouts PELLAND C I N E.M A.?d**.v ACHETEZ-EN UN par semaine SiOUEZ-EN UN ,.c.2E3I CRAIG ?.Lift LA IIE7* 5446 10 if/Rfmm mu 12 octobre 1925 Lettre de Paris Rentrée de vacances Depuis le début du mois on rentre, j lets rouverts qui ont retrouvé leur on rentre en nombre tout à fait inusité emploi, ainsi que les passages cloutés pour ce pays, où le 1er octobre fut de j et les signaux des carrefours.On a tout temps la date fatidique marquant la fin des vacances.C’est que près d'un demi-million de garçons et de fillettes du département de la Seine avaient à reprendre, dès le lundi 1C septembre, le chemin de l'école, une circulaire du ministre de l’Education Nationale ayant enfin, au printemps dernier, après des années de réclamations des parents, des hygiénistes et des éducateurs eux-mêmes, avancé de 15 jours la clôture des cours primaires jusqu'ici fixée au 1er août, comme en Angleterre.beau n'avoir été absent que quelques semaines, il semble qu'au retour il y ait toujours du nouveau.Cette fois, c’est la tour Eiffel qui s'embrase comme autrefois, à la tombée de la nuit, après une éclipse datant du soir de l’assassinat du roi Alexandre et de M.Hart hou.11 y avait alors déjà quelque temps que le nom tie Citroën avait été remplacé par une horloge et un thermomètre gigantesque auxquels on s’était si bien habitué que ce coin redevenu sombre n'en paraissait que plus triste dans un Paris de plus en plus illuminé.Or les arsenaux mari-Aucune prolongation ne pouvant être ; t inios ont encore une fois prêté les équipes spéciales d'électriciens acrobates qui seuls pouvaient sans danger vérifier les 82 kilomètres (environs 50 milles) de cables qui entourent les apportée à la durée de ces vacances, lesquelles ne peuvent, constitutionnellement, dépasser deux mois pour cette catégorie d'écoliers, il fallait donc réintégrer la chtsse à la mi-septembre.Il y a longtemps que l'enseignement secondaire cesse à la veille du 14 juillet pour ne reprendre que le 1er octobre et il semblait si illogique de laisser les cadets, qui ont au moins autant besoin de grand air que leurs aînés, s'étioler sur des bancs d'école à l'époque même où les jours sont les plus longs et les rayons solaires les plus directs.Les parents se plaignaient de l'encombrement des villégiatures -avec hausse correspondante des prix — pendant cette première quinzaine d'août qui seule demeure encore agréable à la mer et à la montagne où si tôt l'on «sent venir» l'automne; les hygiénistes déplorent la diminution des forces de résistance de l’enfant que cette prolongation inutile aggravait et les instituteurs affirmaient ne plus rien obtenir comme travail dès les premières chaleurs venues.Voilà donc la sacro-sainte routine j ébréchée, non sans mal d'ailleurs, et ! si une simple décision ministérielle a ! suffi quant aux écoles primaires, la ' procédure devait changer tout à fait en j ce qui concerne les écoles communales.où il appartient aux conseils dé- | partementaux de résoudre la question, J sous la forme d’un avis que le préfet du département doit ensuite enregistrer légalement.Dans ces délibérations interviennent évidemment des considérations régionales, le désir des parents de disposer de leurs enfants en septembre pour certains travaux agricoles, tels que la cueillette du raisin dans les pays vinicoles.Aussi 52 départements seulement, sur les 86.ont-ils admis l'innovation chez eux.parmi lesquels la Seine, naturellement, qui depuis belle lurette ne peut plus prétendre à la vie campagnarde dans ses limites; mais on pense que, petit à petit, les soi-disant « nécessités locales » s’effaceront devant une coutume qui va se généralisant.Cela prendra peut-être cent ans, ou plus.Voyez le système métrique, cette invention géniale, combinée entre 1792 et 1799, devenue légale en 1801, rendue obligatoire en 1840, et qui rencontra tant de résistance dans les campagnes où les contraventions tombèrent dru comme grêle pendant des années.Encore aujourd’hui, si l’on affiche — sous l’oeil vigilant des gardes champêtres — les prix aux marchés par « demi-kilos », on ne parle qu’en « livres », de 500 grammes bien entendu, mais une livre quand même, pour bien affirmer son mépris de la grand’ville et de ses idées.Le soleil s’était mis en frais pour cette rentrée, offrant aux Parisiens rapatriés ses rayons dorés un peu obliques dont la grâce secrète est si particulière à septembre.On n’en avait que plus de regret d’avoir dû renoncer au grand air, aux espaces libres.Finies les longues heures béates sur plage ou sommet, les uns vêtus de leur candeur naïve et de quelques centimètres de lin pendant que d’autres contemplaient sans enthousiasme les formes parfois insoupçonnées que peut prendre la nature quand elle est.débridée.L’heure était venue de rendosser le harnais, de retrouver le bruit, la foule, les occupations et les préoccupations d’une vie trop souvent « quotidienne ».Mais voilà que la pluie et le vent sont venus, une brise» aigre qui s’acharnait à dépouiller les arbres, nous rappelant que l'automne est au tournant.Et du coup il a fait bon être chez soi où l’éclairage familier des abat-jours discrets console des crépuscules trop brefs et les flambées dans la cheminée chassent les premiers frissons.On n’est pas mécontent de retrouver les amis qui, tout compte fait, valent mieux que les relations de hasard.Et après quelques jours d’incertitude — quand, à cheval sur deux saisons et sur deux mentalités, on se sent un peu désorienté — la vie pari-rienne recouvre ses droits.Tout s’associe à cette reprise : les boulevards qui se repeuplent, les maisons aux vo- poutres hautes de près de mille pieds.Une première course à travers la ville a pu faire constater d’autres ¦hangements, attristant ceux-là, du moins pour ceux qui ont encore la nostalgie du Paris des cafés littéraires et de la vie estudiantine d’avant guerre.Tandis que d'un côté du Boulevard Montparnasse, aux abords du fameux «carrefour», le Dôme et la Coupole regorgent de monde en ces dernières soirées que le calendrier nomme encore «d'été», à peine quelques garçons do café circulent parmi les tables vides qui garnissent le devant de la Rotonde, d'illustre mémoire pourtant, et de beaucoup le plus célèbre et le plus ancien du trio.Ayant changé de mains plusieurs fois au cours des dernières années, la Rotonde est de nouveau à vendre.La grande salle aux mure recouverts de tableaux ( hideux pour la plupart, mais rappelant les jours où les auteurs signaient île noms maintenant connus sinon célèbres) est vide, et seul le bar, le zinc, en termes de bistrot, garde quelque clients.La Rotonde n’est pas le seul café ex-littéraire dont les habitués se sont dispersés.Au coin du Boulevard Saint-Michel et de la rue Soufflot, en plein co>ur de la vie intellectuelle parisienne, était logé le sympathique Mtihicu, qui est.lui aussi, appelé à bientôt disparaître.C'était un des rares cafés gardant la tradition des réunions d'hommes de lettres et artistes, et il avait vu défiler Moréas, plus tard An- toine Albalat, Jean Giraudoux, et jusqu'à ce jour les écrivains populistes y tenaient leurs assises une fois par semaine.Le type même du café sans prétention, aux chaises droites et dures, à l’éclairage simpliste et plutôt rare, Ma hint avait depuis longtemps cessé d'attirer le passant flâneur désirant être distrait par le spectacle de la rue ou du public tout en buvant son verre de café.Mais ses quelques fidèles regretteront sa pénombre tranquille et les longues conversations tenues durant d'interminables parties de cartes.Le vieux Bullter aussi connaît la pioche du démolisseur, mais ce n’est qu’après diverses vicissitudes qui l’avaient déjà mené loin du Bal Bullier de célèbre mémoire, celui de la bohème de Murger, le rendez-vous nocturne des étudiants et artistes d’il y a trente, quarante ans.Au cours des dernières années il n surtout été le siège de réunions politiques agitées et il n'était pas rare de voir, le soir, des « cars » d'agents stationnant sous les arbres de ki vaste place de l'Observatoire tandis que leurs occupants faisaient les cents pas nux alentours.Mais Bullier était appelé à tomber encore plus bas ; on parle de le transformer en «skating».Hélène ROUI.ANS I Lettre de Rome Pie à XI en villégiature Castel- Gandolfo \ oiri la deuxième année, à la suite des accords du Latrun, que le Pape a quitte le \ atiean pour aller passer une partie de l’eté dans le palais pontifical de Castcl-Cnmlolfo.L’année dernière l’ie \l avait ressenti un très grand bénéfice de ce changement d’air, car la villa est située dans une position merveilleuse exposée au vent à cause du voisinage de la nier que l’on aperçoit en face, au ras de l’horizon, (l’est pourquoi les médecins ont conseillé au Souverain Pontife d'aller cette année aussi a Ca-tol-Candolfo.De fait ceux qui ont pu approcher le Pape ees jours-ci affirment que depuis trois semaines son v isage apparaît complètement reposé.Jusqu’à la prise de Rome, le 20 septembre 1K70, tous les pontifes qui se succédèrent sur le trône de Pierre eurent une predilection spéciale pour Custel-Gandolfo.Pie IX y résida le tout dernier.Leon Mill, qui fut le premier pape a devoir respecter la clôture du VG7 Yvr m w Un Choix Facile X a Fai ire Le Très Hon.R.B.BENNETT, I Premier Ministre du Canada c£e débat politique auquel le peuple canadien assiste depuis quelques semaines est assez avancé pour permettre à l’électorat de rendre un sûr et sain jugement.Le passe: Nous avons, d’un côté, le Gouvernement Bennett, qui a sauvé le Canada de la ruine économique; qui a accompli d'immenses travaux; qui.suivant les statistiques de la Ligue des Nations, a mieux fait que n'importe quel autre gouvernement durant la crise; qui a donné au pays plus de réformes sociales que tous les gouvernements combinés depuis la Confédération; qui a placé le Canada à la tète de tous les pays du monde dans la reprise économique; qui a été bon et généreux pour toutes les classes affectées par la dépression; qui a ouvert à nos produits de grands et riches marchés comme le Canada n’en a jamais eus; un gouvernement qui a raplombé les finances nationales et contre lequel on n’a pu soulever aucun soupçon de scandale.De l’autre côté, des groupes politiques qui, en Chambre, ont dû voter avec le Gouvernement Bennett sur toutes ses mesures importantes; des groupes politiques qui ne critiquent rien de ce que M.Bennett a fait, mais seulement la façon énergique dont il a rapidement mis en pratique son programme approuvé par le peuple; des groupes politiques qui se plaignent de ce que nous avons enfin un gouvernement fort, ferme, gardien jaloux de l’ordre et de la légalité; des groupes politiques qui, depuis cinq ans, n’ont fait œuvre que de négativité, passivité, opposition futile et obstruction irraisonnée.Le présent et ^avenir: Nous avons, d'un côté, le Gouvernement Bennett qui propose de compléter son programme de réformes sociales; de répandre un crédit plus facile et meilleur marché à toutes les activités nationales; de corriger les erreurs et réprimer les abus du système capitaliste; de nommer un Conseil Économique pour résoudre les grands problèmes pressants de notre structure économique (monnaie, crédit, transport, ressources naturelles, communications, commerce, industrie, etc.); d’absorber la jeunesse dans l’activité nationale à mesure qu’elle sort des écoles; de protéger et aider la vieillesse; d’empècher notre participation dans toute guerre où la vie même du Canada n’est pas en jeu; d’assurer une protection définitive aux classes ouvrières, et de hâter le retour complet de l’agriculture à une saine prospérité; d’agrandir nos marchés et signer d’autres accords commerciaux sur la base de donnant-donnant.De l’autre côté, nous avons des groupes politiques qui demandent la liberté d’action pour le communisme; qui proposent des mesures économiques dont l’issue inévitable est le socialisme; le parti libéral dont le chef se contente de critiquer et ne propose rien à l’électorat, se fiant encore à sa politique de laisser-faire et s’imaginant que les choses vont s’améliorer d’elles-mêmes sans que le gouvernement n’aie rien à faire; d’autres dont les propositions financières suffiraient à ruiner le Canada en quelques mois s’ils avaient l’occasion de les mettre en pratique.Vous savez de quel côté sont le bon sens, la saine raison, la clarté de la vision, la réalité des faits exacts, la formule de redressement et d’action, la certitude de succès et d’amélioration, votre protection et votre sécurité: avec le Gouvernement Bennett.Vous savez de quel côté sont les obstructionnistes, les retardataires, les rêveurs, les visionnaires, les formules dangereuses, les projets exagérés ou insensés, les recettes qui ont échoué dans les autres pays: dans les divers groupes qui forment l’opposition.Ne risquez pas votre avenir ni l’avenir du Canada.Ne jouez pas à l’aveuglette avec la sécurité nationale.VOTEZ POUR VOTRE BIEN VOTEZ POUR LE BIEN DU CANADA VOTEZ POUR BENNETT Publié par l'Organisation Centrale Conservatrice.dhdérdlhÆ M dé ÜèrxM*Mréé \ atiean en signe île protestation dc l’occupation île la Ville Eternelle par les troupes italiennes, iluraut son long pontifical, souffrit beaucoup îles étés torrides il alors.Aussi le pape l’ccci s’était fait construire à l’intérieur des jardins du \ atiean une tour ipie l’on peut voir encore aujourd’hui : la tour Léonine, dans laipicllc il s’installait les mois les plus chauds de juillet au début de septembre.Son successeur l’ie X, habitué à sa chère lagune vénitienne, ressentit ui aussi passablement les effets de cette captivité forcée, dont Benoit XV au contraire s’accommoda volontiers.Le pape Della Gliiesa, au cours d’une audience particulière «pi’il m'accordait un jour, me racontait ipic l’été était très supportable à l’intérieur du Vatican et *l**’iI ******* souffrait nullement.Ce ne fut pas lavis de l’ie XI au début de son renne.Habitué à gravir les cimes neigeuses des Alpes, ayant fait l’ascension des pics les plus inaccessibles et les plus élevés, le pape Haïti trouva un fort changement dans sa nouvelle existance.Heureusement ipir la Providence, qui dans sa sagesse pourvoit à tout, lui a permis grace aux accords de Latrun — suivant lesquels la villa papule de Castel-Gandolfo était restituée au Saint Siège — d aller passer les mois chauds duns celte region salubre des Châteaux Romains.Mais le Souverain Pontife, d’une activité extraordinaire, continue à mener son train de sic comme à Rome.Toute la mutinée est absorbée par les audiences particulières.Bien qu’elles soient très restreintes, réservant le lundi, le jeudi et le samedi aux nouveaux mariés, le mardi et le vendredi, exceptionnellement le mercredi, pour les uudienecs générales, haque jour il ne manque pas quelque groupe plus ou moins nombreux de pèlerins.Presque tous les matins Pie XI "cueille dans su bibliothèque privée un 111 rdinul, un prélat de curie, quelque évêque qui accomplit su visite ad limina ou quelque personnage itulien ou étrun-gcr.De même que quotidiennement il s entretient avec un Monsignor de la Sccretairie d’Etat qui le met au courunt des principales affuires politiques et religieuses intéressant l’Eglise.Le Cardinal Pucelli, secrétaire d’Etat, qui n’est pus encore parti pour son congé, s’en va rendre visite au Pape, en général le mardi, le vendredi et le dimanche où il en profite pour faire une longue promenade en auto duns les Castelli Romani, renommés pour leurs beaux ombruges et leurs sites pittoresques.Les audiences générales, comme celle des jeunes époux, ont lieu duns lu sulle des Suisses, la plus vaste de tout le palais.Au fond du sulon s’érige un trône recouvert de soie rouge qui se reflète dans le pavé de marbre poli, où le 1 apc prend place et prononce une brève allocution en italien ou en langue étrangère.On u supprimé le baiser de lu main afin d éviter de lu fatigue uu Souverain Pontife, mais quand il s’agit des jeunes mariés il tient cependant à passer devant eux pour leur adresser des puroles encourageantes et pour leur donner sa bénédiction apostolique en leur souhaitant d’avoir beaucoup d’enfants, eur le Seigneur protège les familles nombreuses.Vers les heures moins chaudes de l’après-midi, vers 5 h.30, Pie XI monte en auto et va faire une longue promenade dans les jardins de la villa.La voiture parcourt très lentement les allées immenses dont beaucoup sont couvertes d énormes cbêncs verts, aux membres tordus, au feuillage obscur et luisant comme du bronze, et qui donnent partout de 1 ombre.De distance en distance la blancheur d’un marbre s’aperçoit dans la verdure.Tantôt une statue brisée ou une colonne rompue.Aucun bruit ne ' ient troubler le silence qui règne sur ces lieux, à part le glou-glou d’une fontaine enfouie sous la mousse ou le bruissement du vent dans les pins qui évoque le son triste et doux de la flûte.Le blanc Pontife ne descend jamais de a voiture, mais il peut contempler de la portière de son auto un des paysages les plus sublimes, les plus grandioses qui existent au monde.Ce paysage devient tragique aux heures du couchant, quand une vapeur d’améthyste et d’or s’élève sur la plaine qui s’étend partout à I infini, tel un désert immense- Comme 1 a fait observer un grand écrivain, 1 évanouissement de la lumière est d’une mélancolie désespérée qui touche au sublime ; on croit assister à un désastre gigantesque, à l’agonie d’un empire.Et vers 7 h.30, à l’heure où les cloches de la petite ville d’Albano sonnent l’agonie du jour, le blanc Pontife rentre dans son palais en récitant comme le plus humble curé de campagne les paroles mystiques qui se répètent depuis des siècles et des siècles : « L’ange du Soigneur annonça à Marie.» Charles CARRY Rome, 10 septembre 1935. ______________ , ________________________________________________________________ 12 octobre 1935.l/IHX/lfl/Uf 11 VALCARTIER, MORNE PLAINE ! • ' -= Grand reportage inédit de JEAN-LOUIS GAGNON 1 — La zone de débarras tour d'horizon C'K VINGTIÈME jour de mai 1935 je fus patente chômeur authentique de mon gracieux souverain.J’engageais sous le nom de Malraux, en pensant aux pauvres diables que j'allais rejoindre dans la grande pitié de leur condition humaine.Un examen médical des plus sommaires me valut un matricule officiel, et un coupon de chemin de fer qui me mena le soir même à la zone de débarras, et aux frais des contribuables, encore ! Dans le wagon de seconde, je relis la géographie fantaisiste de Léopold Ouellet : « Il y a aux confins du comté de Québec, à l'orée des Laurentides, une mer des Sargasses.Une colonie d'êtres à part.La Société des Nations — moins la société.On désigne génériquement ces entités négligeables sous l'appellation obligeante de vingt rennes.Selon son tempérament on y ajoute l’épithète: «maudit» ou autres expressions profanes.Certains lexicographes soutiennent qu'il faut écrire > Vincennes » en un seul mot.L’éthy-mologie devient problématique.Enfin la colonie ne comprend qu’un genre : le sexe mâle.Les mâles qu'on n’aime pas, s’il faut en croire Lermac.Ils sont d’un moral ! Les jeunes pessimistes sont moroses.La vieillesse est marrie.Les deux ont le tort de ne savoir jouir de la vie ! Les exaltés comptent parmi les fous contents.Cette salade humaine compte des Canadiens français et des Acadiens anglais un peu lurons ; des John Bulls mabouls et des Sxythes irlandais.Af.i/ wild scotch Irish rose, chante Jimmy.La tour de confusions jouit en outre des plus rares spécimens ethniques : des Zoulous et des Papous plus ou moins tabous ; des moujiks coiffant des fez en mouton de Perse.Le grand tout se classe techniquement ou zoologiquement, suivant le cas,' en trois espèces : les Aspeks, les Métegs et les Koufias de la lune.Tous sont héritiers légitimes d’une tribu nomade.Un mythe sidéral de la rue Saint-Valier les appelle les Hoboes.Serait-ce le verdict de nos aimables contemporains ?Nous le retiendrons.En attendant nous jetons nos harpes muettes dans les talles d’aulnes et nous ne déplorons rien.» A la petite gare de Valcartier où je descends avec mes dix compagnons de fortune ou d’infortune, X-18 est là qui me tend la main.X-18 a des lettres et connaît son Leon Bloy: —- Tu viens pour une dizaine de jours ?qu’il me dit.Dix jours do captivité à Valcnrtier-sur-merde, alors.X-18 est stagiaire depuis quinze mois et il connaît le bled.De plus un constable du camp est là qui me fait signe de venir.Aussi, je nu réponds pas à sa question.Toujours accompagné d’un constable à peu près abruti, nous faisons une tournée de caserne où l’on enregistre nos matricules, pour apres nous remettre un matelas, une oreiller et trois couvertures de laine grise, et les armes nécessaires à la boustifaille.De là, on passe aux cuisines où l’on nous donne notre ration du soir.La ration consiste en deux tranches de pain blanc, un carré de beurre, une écuelle de thé qui ferait vomir un Chinois, une pointe de tarte à la colle et des morceaux de bœuf qui semblent avoir été découpés dans les bottes d'un officier supérieur.Ceci fait dire à mon voisin: — Ce n’est pas du bœuf qu’on a fait cuire — c’est du cuir qu’on a fait bœuf.Puis le constable s’en va en se traînant les pieds et on me laisse toute liberté pour admirer le paysage.J’en profite pour faire le tour de l’horizon.Un coup d’œil jeté sur les ordres du jour et les tuyaux de la chambrée m’apprend qu’en moyenne, chaque jour, dix hommes nouveaux sont inscrits sur l’effectif du camp, et que dix, par contre, lèvent les pattes — la plupart en sautant un tender qui passe.Et je me fais expliquer le mécanisme du système.Je suis au camp no 1: la Centrale.De grandes baraques bâties uniformément en blocs de ciment abritent l’existence d’environ onze cents hommes.Au milieu, la cantine ; à l’ouest, les quartiers-généraux et la chapelle protestante ; à l’est, la chapelle catholique et le champ de tir du camp militaire ; au sud, l’arsenal ; au nord, l’étoile polaire qu'adorent les hoboes.Autour de la Centrale tournent six secteurs: no 2 — bois de chauffage.no 3 —camp forestier.no 4 — le moulin.no 5 — camp forestier.no 0 — l’arsenal.no 7 — camp forestier.Seul le no 7 est nomade.Là, les r ‘""IT4 BURNETTS llc UeJimet cei NOUVEAUX i V L accroissement constant des ventes nous permet de faire profiter le consommateur des économies réalisées.DI& m©IBI!0ânr Q-27 BURNETTS ^^¦GIN | valoir une réputation tabou de Saxon racé et incorruptible 1.Puis trois hommes viennent comme représentants de l’autorité : le capitaine Guimont, l’aumônier catholique et le ministre protestant.Très sympathique, le capitaine, comme on l’appelle là-bas, a une réputation « d’homme qui est ben d’arrangement et sacrement d’adon ».Comme il se mêle de ses affaires, on ne se mêle pas trop des siennes et on le laisse suivre en paix son p’tit bonhomme de chemin, qui le mène tous les samedis soir à Québec, son village.Chose curieuse, dans un camp de majorité catholique, l’aumônier n’est pas populaire cependant que le ministre protestant l’est.J’interroge quelques types à ce sujet.X-18, qui est bon catholique et pas pour un sou anticlérical, me dit : — Vois-tu, le ministre a une tolérance toute catholique tandis que 1 Lu description que fait M.Gagnon du major Flynn lui est toute personnelle et il faut lui en laisser toute la responsabilité.Nous dirons la même chose du portrait qu’il trace plus loin des deux aumôniers.— La Direction.IL@K][§)®K] Distillé et embouteillé sous la surveillance directe des propriétaires, Sir Robert Burnett & Co., Limited, Londres.Anft.par Distillers Corporation, Limited, Montréal.tentes sont dressées au pied d’une montagne et quatre-vingts hommes y existent en pensant à leurs camarades qui dorment dans les shacks et jouissent de ce paradis artificiel qu’est pour eux la cantine à bière.L’effectif total du camp se chiffre dans les alentours de seize à dix-sept cents hommes.Et tout ce monde travaille ou paresse sous la direction du major Percy Flynn, surintendant général.Le major est haut comme une épée qui n’a jamais été à la bataille et étroit d’esprit comme la morale en uniforme d’un aide-de-camp de Spencer-Wood un jour de fête impérialis+er-De plus, convaincu qu’il est maître de la vallée comme Lyautey était maître du bled africain, il patauge dans la constitution du camp avec l’habilelé et l’élégance d’un officier prussien de l’an ’14 traînant ses éperons sur les meubles anciens des seigneurs belges.Ceci naturellement ne laisse pas d’impressionner son entourage et de lui ''''''''''''''''''''''''''r'r'r'Sr'SSr'/Sr'SSS,',',',',',',','S,','*',',',',',',',',',',',','*',' de chaque côté du chemin de fer colonisée avec succès, l’Abitibi était une région inhabitée, fréquentée par quelques prospecteurs et trappeurs.En 1935, il y a des centres d’habitation tout le long d’une zone minière, au sud du chemin de fer, dont elle est distante de 20 à 50 milles, entre la frontière d’Ontario et le bassin de la rivière Bell, air une longueur d’environ 120 milles.Noranda et Rouyn, villes jumelles qui constituent le centre principal, ont, à elles deux, plus de 6,000 habitants et sont desservies par deux chemins de fer.Le gouvernement provincial a toujours encouragé autant que possible la mise en valeur des richesses minières, surtout uar le fonctionnement du Service des Mines.Dès le début des découvertes minières importantes dans l’Abitibi, le Gouvernement fit couper et entretenir des sentiers de portage dans la région, puis des routes pour faciliter l’accès des gisements, la circulation des prospecteurs et le transport de machines et de denrées aux camps miniers.Des subsides furent octroyés pour la construction du chemin de fer de Taschereau à Rouyn.En dix ans, on a dépensé environ $3,000.090 à la construction du réseau de grandes routes et de chemins 'e mines dans la région de l’Ouest de Québec.En 1929, le Service des Mines s’adjoignait un personnel de géologues pour '“aire un relevé géologique des régions minières afin de guider les prospecteurs vers les régions qu’on avait lieu de croire les plus riches.Ce Service avait déjà précédemment inauguré des séries de cours gratuits dans les principaux centres miniers, pour l’enseignement de la minéralogie et de la géologie appliquées à 1a prospection.Des laboratoires modernes de chimie ont été établis à Montréal et à Québec, où les prospecteurs peuvent faire analyser leurs échantillons à des prix avantageux.Les rapports techniques accompagnés de cartes géologiques publiés par le Service des Mines couvrent de 500 à 600 pages de texte par année et sont fort prisés des prospecteurs et des exploitants.On peut se les procurer gratuitement, en français ou en anglais, en en faisant la demande au directeur du Service des Mines, à Québec.La région minière de l’Ouest de Québec «L’Ouest de Québec» est un terme élastique, qui désignait au début une bande de terrain large de quelques milles ne desservait la ligne de chemin de fer transcontinentale entre la rivière Bell et la frontière d’Ontario dans l’Abitibi.Le territoire s’agrandit au fur et à mesure que l’on faisait de nouvelles découvertes de gisements minéraux et maintenant il s’étend vers le nord jusqu'au lac Madeleine, à 75 milles au nord de Senneterre, où l’on découvrit, en octobre 1934, des gisements aurifères donnant de belles espérances, et vers le sud il atteint le canton de Guillct, directement à l’est de Ville-Marie, où durant l’été dernier il y eut une ruée de prospecteurs, ce (pii attira des exploitants sérieux.La période de mise en exploitation de la mine Horne par la société Noranda Mines, de 1924 à 1927, est une époque marquante dans les annales de l’industrie minière de la province de Québec.Le succès de cette mine remarquable, contenant du minerai de cuivre, d’or, d’argent, de sélénium et située au centre géographique de l’Ouest de Québec, provoqua un intérêt et une activité extraordinaires dans la recherche des gisements métalliques de la province et attira une multitude de prospecteurs, qui envahirent la région et découvrirent un grand nombre de mines maintenant exploitées ou en voie de l’être.Les résultats de cette mise en valeur intense de l’Ouest de Québec ont dépassé toutes les espérances.Nous avons maintenant dans la région Rouyn-Harri-cana quatorze mines en exploitation produisant actuellement de l’or, du cuivre, de l’argent et du sélénium au rendement de $20,000,000 par année : ce sont les mines Aldermac, Arntfield, Beattie, Russières, Canadian Malartic, Granada, Greene-Stabell, Horne (Noranda), L'arnaque, Mc.Watters, O’Brien, Perron, Siseoe, Sullivan.En 1934 notre production d’or extrait de ces mines atteignait $13,500.000.Il y a moins de quinze ans, nous ne | produisions annuellement guère plus de $25,000 d’or.A cette époque, à part une j étroite bande de trois ou quatre milles | l’aumônier a un puritanisme tout anglican.Mais il y a plus.La messe du dimanche est une véritable rigolade, et ça à cause du chœur et du sermon — tu verras.Et le bedeau qui passe avec son crachoir pimente encore la sauce.Par bonheur le bon Dieu nous excuse et sait bien qu’au fond nous sommes de bons chrétiens et que, le jour où nous gagnerons une piastre, nous redoublerons de ferveur.Cela explique peut-être l’anticléricalisme d’une grosse moitié des chômeurs catholiques.J’en ai entendu de féroces sur l’histoire des douze apôtres, que l’on confond ici avec la légende des quarante voleurs.Mais il se fait tard et les hommes I He dirigent vers la cantine à bière.X-18 et X-21 m’accompagnent.la cantine à bière La cantine est composée d’un bâtiment central et de deux ailes.Au centre, cigarettes, chocolats, nourriture.A droite, la Champlain.A gauche, la Boswell.Entre la droite ; et la gauche — et quoique ceci puisse ’ paraître paradoxal — il est une cloison étanche ! j Nous naviguons entre les deux.La cantine est une création récente.C’est un moyen pratique de raccrocher les vingt sous de solde qu’on paye quotidiennement aux chômeurs.Le verre de dix onces se vendant cinq sous, l’homme qui cantine boucle généralement sa journée avec un déficit.Pour ce qui est des profits, les dieux et plus particulièrement Mercure sont les seuls à savoir où ils passent.Nous nous installons à une table, et malgré le bruit des verres qui frappent le bois et les crisses et les batimbe.i qui montent d’un peu partout, X-21 me fait pénétrer dans l’arcane des buveurs de bière.— Les gars viennent ici pour se noyer le tempérament.Quand ça fait dix mois qu’on est sorti de la misère pour tomber dans la vie plate, on a bien le droit de se payer chaque jour pour vingt cents de bonheur, pas ?Personnellement je ne fréquente guère la boîte, mais bien plus par manque de goût pour ce truc-là que par principe.Un chômeur défoncé passe, et tape X-21 d’un rouge — c’est-à-dire d’un coupon de cinq sous.X-21, bon diable, casque, et l’homme vient s’asseoir à notre table.Je lui demande ce qu’il fait dans la vie.Il répond avec humour : Je suis fonctionnaire.Mais avant — dans le civil ?— J’étais militaire.Nous partons à rire et l’homme retombe le nez dans son verre de bière.X-18, mis en verve par quarante onces de blonde, dégueule sur le compte du régime.C’est écœurant, dit-il.J’te fous mon billet que je n’moisirai pas dans c maudit pays icitte.Chienne de vie.X-21 me regarde et dit: •C’est vrai que c’est un sale pays.Les services se mangent les uns les autres et naturellement les Canayens payent les pots cassés par les Britanniques.Avec ça qu’ici comme ailleurs la qualité éternelle de notre Race, c’est pour les uns de manger les autres.— Anthropophagie patriotique.Utile et nourrissante vertu de la gourmandise, clame X-18, qui se gaze tranquillement.— Un camp de concentration, continue X-21, c’est le milieu entre l’armée et le collège.Une discipline et un mécanisme de soldat, des platitudes et des mouchardages de collégien.Et pas moyen de réagir.Les hommes sont, abrutis et peureux.C’est le règne du gaz.— Gazage ?qu’est-ce que c’est que ce truc là ?— Pas malin.Ce qu’ailleurs on nomme désenchantement, cafard, ivresse triste, prend ici le nom de gazage.Et quand ça vous empoigne un bonhomme, ça ne le lâche plus.Il y a des contes cruels sur le sujet.Le mois dernier, un gars s’est fait sauter la caisson.Il avait fauché un bâton de dynamite quelque part, puis il se l’est fichu entre les dents.Six heures après, les gars ont trouvé le suicidé qui, en guise de cabochon, n’avait plus qu’un occiput en bouillie.— Et les gars ont dit ?.— Pas grand’chose.Un loustic a ajouté que c’était un hobo qu’avait voulu jumper le tender du Bon Dieu et l’affaire a été classée.Mais, il n’y a pas que des gazés de cet acabit.Ecoute la ballade de X-18 sur le sujet : Alors, les deux coudes sur la table X-18 me dit : Jean-Louis GAGNON A SUIVRE L’acier au manganèse, marque « Sorel », d’un alliage spécial, pour mâchoires de concasseurs, revêtement intérieur de malaxeurs d’asphalte, semelles de chenilles pour excavateurs et tracteurs, outillages miniers, etc., est reconnu de qualité supérieure; il est employé par la majorité des entrepreneurs de pavage.En général, l’industrie minière du Québec fait aussi grand usage de ce matériau.Aucun Canadien ne doit oublier qu’en achetant des marchandises ou des produits fabriqués par nos manufacturiers il accomplit un devoir social et collabore à 1 expansion de nos propres industries.C est là du patriotisme bien compris. 12 HIHXIItfrim En Abyssinie L a crise anglaise.I n mriltMMii tin négus a réduit i'ii al|i!ialii'l ( Aililis-Aln-lia.Barbaric., (.batiments, etc.I la monographic de I'KlIiiopie actuelle, pour \t.De son article prol useineiit illustre, ipii a paru dans If numéro du 7 août, nous détachons les paragraphes sim ants, que les hunimcs de notre generation rapprocheront d'une conférence faite jadis a Montréal par un reporter de talent.Hugues l,crou\.qui le premier avait visité I Vhvssinie et retrouvé à \ildis-\héha les restes de la ci\ ilisation pratiquée, sinon fondée, par la reine de Saba I e est du moins ce qu'on lui axait dit et qu'il répétait axee un admirable talent de diseur • : /.'/•.’/hiopic a une population de I es elidtiments soin simples et brutaux.I oilèt un voleur à
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