Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La renaissance
Éditeur :
  • Montréal :[La renaissance],1935
Contenu spécifique :
samedi 19 octobre 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La renaissance, 1935-10-19, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Première année — IXo Ut 10 sous Montréal, samedi /9 octobre 1935 Rtmmma HEBDOMADAIRE POLITIQUE ET LITTERAIRE Directeur: OLIVAR ASSELIN LE RESULTAT DE NOTRE CONCOURS Mademoiselle Albertine Routhier, 316 avenue Osborne, Verdun, gagne le 1er prix de $300.Le 2e prix, un passage en France (aller et retour), va à Mademoiselle Ephyse Bacon, C.P.763, Joliette.Le 3e prix, une encyclopédie Quillet, revient à M.Paul-Galt Michaud, 7730 rue Saint-Denis.Le 4e prix, une malle de $60, va à Mademoiselle Jeanne Olivier, 4829 est, rue Sainte-Catherine, Montréal.La semaine dernière nous écrivions ici même: « Les réponses à notre concours font conclure que les libéraux seront élus par une forte majorité, lundi le 14 octobre ; dans la province de Québec les libéraux remporteraient environ 55 sièges».Comme on le sait, 56 candidats libéraux ont été élus dans Québec.(Il va sans dire que nous ne comptons pas comme libéraux proprement dits les libéruux-indépendants.) L’on peut donc dire que nos lecteurs ont eu bon nez.Quoique les milliers de personnes qui ont pris part à notre concours ne représentent encore qu’une bien faible partie du corps électoral canadien-fraiiçais, leurs pronostics étaient excellents.Nous les en félicitons.Il va sans dire que les réponses exactes étaient nombreuses.69 personnes, en effet, ont prédit 1° 's fèves et te gros lard finiront par l'assassiner.s Je questionne mon voisin : Dis donc, on nous en fait manger souvent, de cette machine-là ?Quasiment tous les jours, mais des fois on accroche des oreilles de crisse et pis des patates.Par la suite, j’appris à connaître ces fameuses oreilles: des tranches de bacon ratatiné, qui est, comme qui dirait, le veau gras des chômeurs.Après le déjeuner, je file vers le magasin de l'habillage et j’en ressors avec un accoutrement complet de vêtements trop grands, de couleur kaki.De là.je passe à la douche et je tombe dans cet uniforme trop lâche qui nous donne l'apparence de mauvais soldats.Dans la rue, les hommes ne se retournent plus quand je passe.Je suis devenu un pur, mes frères les chômeurs.Je flâne mon avant-midi en compagnie de X-18 qui n'est pas de service.11 fait fameusement beau.Dans le ciel, de petits nuages jouent à cache-cache et le soleil qui plombe met le camp en beauté.Au loin les montagnes.Je dis à X-18 : C'est joliment joli, chez vous.Quel paysage !.D'une voix paresseuse et triste.X-18 répond : Ici, les paysages sont beaux.beaux comme des vingt sous en or.Nous marchons à petits pas — sans dire un mot.Tout à coup : Tu vois la grande baraque en construction ?• Oui.— On te dira que c’est une salle de spectacle un cinéma, quoi — qu'on est en train de fabriquer.Ben, viens voir.Nous grimpons jusqu’au faite de la baraque et, un coup d'œil suffit pour me convaincre que le théâtre sera théâtre, en autant que les hommes qui y feront l’exercice voudront être acteurs.C'est drill-house, hein ?dis X-18.qui se roule une cigarette.Après un silence.X-18 continue : C'est comme pour l’arsenal.Les types qui croient qu'ils bâtissent une poudrière pour la défense de nos frontières ! ! ! T sont-i’ vaseux ! Les frontières australiennes, sud-africaines et cher notre ration du matin.A travers anglaises, qu’i’ devraient dire.Dans le bruit confus du service, les hommes | six mois, cette machine-là va employer empiffrent leur lourde platée de fèves mille hommes qui fabriqueront jour au lard qui s’écrasent comme du et nuit pour les besoins d'une guerre plomb dans les estomacs.J'évoque li j impériale.Quand je pense que jusqu'à mémoire d'Anatole France: «Il faut j Eourassa qui embarque dans le truc que la broche passe avant l'épée.» j et qui coule le nationalisme ! Puis, un coup d'a il jeté sur les plats j T'es sûr de la combine ?vidés me fait songer à la prophétie ' Parole.Tu verras que ni les bleus lunxuifim dispose d’n ii personnel compétent (j n i 1er a pour v o u s • traductions (d'anglais en français) • rédaction de lettres, circulaires, annonces, etc.• correction d’épreuves ou de textes Prière de s’adresser à l'Administrateur Case postale 4018, ou 180 est, rue Sainte-Catherine, MONTREAL Téléphone : PLateau 8511 BULLETIN D’ABONNEMENT À fri RfW/IWIVff Au cam ip d( ' Valca irtier, on a Parfois le et t-fard.c’est terrible.L’ennui.le i dégoût.tout cela Est dur mit ant qu ’irrésistible.On dit alors ; qu’on est gazé Par la folie ou au tre chose.De se guéri r c’est malaisé : 11 n’y a pas d’effet sans cause.Je suis '.tu es : gazé.11 fut g azé.nous nous gazâmes, Et vous YOU s gazât es, mesdames Au même g; iz qui m’a gazé.Puisque le g :az est à la mode.On a be au f aire et beau chanter 11 faut i et re, mais c •’est commode Vingt fi ->is gazé pour exister.A ce moment on ferme les portes de la brasserie.Nous nous retrouvons dans la rue, où.dans le soir, des j hommes s’en vont en titubant et en 1 chantant des chants d’amour cru.Silence.Dans la laine grise et sale de leurs couvertures, les chômeurs étouffent leurs inquiétudes.mes frères les chômeurs Mardi, six heures et demie.Les chômeurs se lèvent : on est loin du matin de Paul Chabas.De chaque côté d'une table tôlée et qui tombe au milieu en angle aigu, les I hommes font leurs ablutions.Comme ! à l'armée on se lave à grands paquets d'eau et avec ses mains.Puis, décras- sés, nous allons, presque dispos, cher- Veuillez faire le service de votre journal à M.(écrire bien lisiblement) pour une période de 1 an ($3.50) — G mois ($2.) (biffer l'indientinn inutile) à compter de votre prochain numéro.Ci-joint le montant de.dollars ($.) (Signé) .ni les rouges en toucheront un mot aux élections.Tu comprends, dans la boite, on se rend des points rapport au loyalisme britannique.Et midi sonne et X-18 calme ses ardeurs nationalistes en s’en calant jusque là.Les ordres du jour ne devant sortir que le soir et cela devait décider si je resterais à la Centrale on m'envoya, avec mes neuf camarades, passer l'après-midi à l'arsenal.Nous étions sous la gouverne d’un sergent et le boulot ne s'annonçait pas trop rude.Seulement il arriva ceci.Le boulot consistait à faire le plein d'immenses réservoirs d’eau et à les remiser dans les baraques.Un réservoir de cent gallons, ça pèse lourd et ça tire sur les muscles.Ceci pour dire que des chevaux sont quasi nécessaires pour charrier la machine.Seulement, on manque de chevaux et on a des chômeurs en tas.Vous voyez le truc ?Conclusion : pour la première fois de ma vie j’eus le plaisir, l’honneur et l’avantage de faire le cheval.Mes compagnons, braves types, prirent la chose en rigolant et firent noblement ô Buffon ! — leur métier.Et nous rappliquâmes à la Centrale.X-21 m'attendait.Ça y est.On te balance dans le no 7.Diable.Et mes.confrères ?-Tous à l’arsenal — au G.Guimont avait pourtant signé mon transfert ?j Oui.mais seulement, Guimont passe après Flynn.De plus, on a des doutes sur toi.On est quasiment sûr que tu es de Vivrk, et on croit que tu viens ici faire une campagne communiste.C’est idiot?Tu sais qui a Tancé l'affaire.— Un abruti du nom de Leclerc.Il est comme la plupart des commis — les sousoff du camp — un peu vache.Ils espèrent grimper dans les altitudes en démantibulant les vingt-cennes : mouchardages de collégien.Rien à faire ?— Rien.Le soir on organise un semblant de meeting : X-21 et deux ou trois autres X.On fabrique une combine afin de pouvoir se rencontrer quelquefois.X-18 est furieux.Ah ! les salauds.Us te fouirent dans leur plus sale secteur.X-21 intervient et dit : Cela te permettra peut-être de voir plus de choses.En tout cas, ça sert à rien de gueuler — i' sont les • plus forts.Ils ont toujours la res- 1 source de te flanquer dehors et on n'y gagne rien.Puis nous causons de dix sujets différents et tous à la fois.Petit à petit la conversation prend des allures politiques.Dans la tiédeur du crépuscule brun nous nous sentons presque une destinée et il vient à chacun un j désir violent de faire de belles choses.2 — En plantant des sapins ; chienne de vie C'est extraordinaire tout ce qu’on apprend en plantant des sapins ! et je vous prie de croire que ce n'est pas à les planter.Arrivé au 7 sur le coup du midi, je m’étais, tant bien que mal, installé dans une tente que je devais partager avec deux camarades — déjà ! dont l’un, jeune boxeur et gars de chantier ' par occasion, se refaisait des muscles 1 en remuant de la terre, et l’autre, hobo authentique qui, dans le temps jadis, faisait la campagne de l'Ouest en qualité de moissonneur, tuait présentement sa vie en buvant de la rubbing.Quarante tentes alignées par dix composent le campement.Plus à l'avant, trois grandes tentes pour les affaires collectives et une baraque fabriquée de planches mal foutues et de grands morceaux de toile achèvent le paysage.Mais il me faut changer de paie — on lève le camp pour l’ouvrage et je tombe dans les sapins jusqu'au cou.La journée d'un chômeur est supposée comprendre six heures de travail.De huit à onze heures le matin et de une à quatre heures l’après-midi.Seulement, le contrôle du travail est laissé au bon vouloir du chef d’équipe.Pour peu qu’il ne s’emballe pas trop, le chef laisse généralement du bon temps à ses hommes et se contente en moyenne de trois heures de travail quotidien.En peu de temps j’apprends mon métier et je plante avec une paresse calculée.Doucement je questionne les chômeurs qui m’entourent.La plupart sont des hommes de chantier, très peu sont chômeurs authentiques.Cependant je sais que dans les autres camps on est chômeur pour vrai journalier sans travail et qu’on ne demanderait pas mieux que d’employer ses bras à ramasser autre chose que des vingt-sous.Les hoboes sont fermés et ne « jasent » pas avec le premier venu.Les gars de chantier et les chômeurs ne font pas tant de manières et parlent plus facilement.Repos.Les hommes s’étendent au soleil et pendant qu’un Acadien avec un accent qui rappelle parfois le marseillais gueule une chanson rosse où des femmes sont mises à poil, je pousse une petite enquête sur mon vis-à-vis.X-33 est bon diable et a le parler lent de nos paysans.Je pose mes antennes.c'a fait longtemps que t’es ici ?Deux mois.J’suis venu avec un ami.Toé, t’es nouveau ?— Oui.Et l’homme, avec des gestes mesurés, me dit qu’il est cultivateur.Un jour il est parti chercher de l’ouvrage à la ville : Et pis j’ai rien trouvé.Je lui demande pourquoi il ne retourne pas.Si tu penses que c'est facile.Avec quoi que j’vas l'acheter ma terre ?Le plan Vautrin ?Connais pas.Il y en avait cinq, au 7, de ces fils d'habitants.Trois avaient encore l’amour de la terre grasse.Si on était venu les chercher, leur dire : « Partez », ils seraient partis, j’en suis sûr.Mais perdus dans cette masse de 1700 hommes, ils sont comme ankylosés dans leur état et perdent peu à peu le goût du foin coupé, des lapins et du lait frais.Le soir, X-40, ex-moissonneur et surnommé « rubbing », se laisse aller à des confidences.Il me montre des photos: des champs de blé, des portraits de femmes, une maison bâtie sur le bord de la mer.— C'est chez toi, ça ?Oui, à Saint-Jean-Port-Joli.Il y a dix ans que j’y ai été.C'est ben long, dix ans.Je connais assez le comté.Mon père, jadis, y a fait deux ou trois élections ( et je mets mon homme à l'aise en lui ! rappelant des noms et des coins qu'il connaît mieux que moi.Je glisse le nom de mon père: — Ah ! oui, Adhémar Gagnon ?j’étais justement à la maison quand i’ s’est présenté.Toé, comment c’est que tu t'appelles ?— Malraux.Et j’évite de lui demander le sien.X-40, qui est sous le coup de la nos-| talgie, me dit: C’est une batimbe de vie, que de [ voyager tout le temps.J’sus ben tanné.Pourquoi que tu t’en vas pas chez vous ?— C’est moé qu’é l'mouton noir de la famille.J’ai été aux écoles, j’ai même appris un tas de choses : la géométrie, l’iatin, les histoires et pis la géographie.A dix-sept ans, j’ai sacré l'camp.Pis j’sus revenu.Pis j’sus reparti.Mais cette fois j’eré que ça va y être.Tu fais sacrement ben, va.Tu peux toujours pas voyager jusqu’à cent ans.Et pour ce qui est de rester ici, ça avance à rien.Tu y resterais mille ans que ça ne te vaudrait pas une tomate.Des fois.L’hiver, y a l’chantier.On a des bonnes gages.Un gars qu’est à la job et qui travaille fort peut revenir avec deux, trois cents tomates.Seulement, t’en connais qui le boive pas, le jus des trois cents tomates ?C'est vré.On est tous pareils.Quand on revient du chantier, on part sur une brosse et la première guidoune avec qui on couche nous fait de notre argent.Tu vois bien.Et tout habillé, je m’endors, la tête sous mes couvertures, et je rêve que j’abats une forêt de sapins en compagnie de Calendal.Et imis après ?Je plantais toujours des sapins, mais j’avais trouvé un truc épatant pour en planter le moins possible.Je m'arrangeais pour, chaque après-midi, filer à l’anglaise et aller profiter de ma villégiature sur le boi-d d’un petit ruisseau.Là, les pieds dans l’eau, j'enregistrais ce qu’il fallait enregistrer.C’est dans cette position plus qu’agréable que je calculai le recensement suivant : Chômeurs d’occasion (gars de chantier, hommes sans travail immédiat, etc.) .400 Chômeurs hoboes.300 Chômeurs non satisfaits (hommes que la nécessité retient là, mais qui ne demanderaient pas mieux que de partir).200 Chômeurs tout court (ceux qui resteront quand même).800 Grand total.1700 Il y a de jolis spécimens chez ces huit cents chômeurs satisfaits.Le premier que j’interrogeai était Polonais sur toutes les coutumes et faisait — lui aussi — dans les sapins.J'eus beau retourner la question sur tous les côtés, il me fut impossible de lui arracher autre chose qu’un éternel : — On est ben en crisse.Le second ressemblait vaguement à Joffre et il était accompagné d’un troisième qui, lui, ne ressemblait à personne en particulier et à tout le monde en général.Moi — Ça vous plaît, ici ?Joffre — On s'y fait.Y a quinze mois que j’suis icitte.Au début, j’aimais pas ça benben, mais à c’t’heure j'pense pu pantoute à m’en aller.Moi — Ça avance à rien, rester ici.C'est pas une vie, ça.X-O — Ben, vois-tu, un gars qui fait pas l’fou et qui boit pas sa paye peui économiser cinquante tomates par année.Il est nourri, couché, travaille pas trop fort.Si 1’ veut, i’ peut à Noël et à Pâques aller passer quinze jours chez lui.Son linge est là-bas, pas usé.I’ dépense vingt-cinq tomates par voyage — et pis i’ revient.C’est pas pire.Moi — .Mais, il peut toujours pas faire ce métier-là pendant cinquante ans ?Joffre — Y a pas d’ouvrage ailleurs.On est mieux icitte qu'à bommer dans Montréal ou dans Québec.X-O — Et pis, quand l’ouvrage reprendra, ben on partira.En attendant c'est encore ce qu’i’ a de mieux.Et ils sont huit cents à penser ainsi.Cependant, il est impossible que ces huit cents chômeurs soient huit cents fois paresseux.C’est l’atmosphère qui avachit.Jean-Louis GAGNON A suivRi; Wf 'iJÇ.3 L’acier au manganèse, marque « Sorel », d’un alliage spécial, pour mâchoires de concasseurs, revêtement intérieur de malaxeurs d’asphalte, semelles de chenilles pour excavateurs et tracteurs, outillages miniers, etc., est reconnu de qualité supérieure; il est employé par la majorité des entrepreneurs de pavage.En général, l’industrie minière du Québec fait aussi grand usage de ce matériau.Aucun Canadien ne doit oublier qu’en achetant des marchandises ou des produits fabriqués par nos manufacturiers il accomplit un devoir social et collabore à l’expansion de nos propres industries.C’est là du patriotisme bien compris. Il RtNMfflHICt ARTSv LETTRES L’empire oublié1 M.Genre Dcliimure u relaté sous ee litre lu tragique aventure de l’urcliidue .Maximilien d’Autriche, couronné empereur du Mexique pur lu grâce de Napoléon 111, en 1861, fusillé à Qucrcluro ! u 1867, et de son épouse, lu princesse l liarlotte de ltelgique, fille de Léopold 1er, « le drume le plus complet qui -e puisse concevoir », écrit le générul \\ eyguno, qui u préfacé le livre.Napoléon 111 et l'Impératrice Eugénie .liaient lYntlioiisiusme, pouvons-nous dire ;i fleur de peau; l'histoire montre uussi ijue leur jugement u'étuit pus très sûr.\ tour de rôle, l'ilulic et lu 1‘russe ont tiré le profil que tout le inonde suit de l'ingénuité des souverains français.A l'égard de ces deux puys, néanmoins, lu politique impériule, conforme uux idées ilu temps, se défend peut-être pur certains côtés.Muis ce qu'ulors ou uppelu la grande pensée du règne », lu fomlu-11mi de l'Empire mexicain, demeure une injuslifiuhlc entreprise, imputuhle ù l'origine uux seuls souverains français.L'Europe ne comprcuuit rien, ù cette rpoque, uux uffuires mcxicuines.Quel-ipies exilés politiques, dont un certain José liidulgo, qui sut gugner lu con-liaiice de l'Impératrice Eugénie, repré-H-iilaient Juarez, le président du Mexique, comme un Indien furouche et cruel, v-/vvv>^V.V,V/V.'//,/V/.V,V.V/V/V/V^VV/V | L’aménagement de ce réseau est venu juste à point pour faire bénéficier la province d’une circulation automobile extraordinairement active et d’un com- i’aul Moi’kcîkt, île l’Aeadénùc française : l'a homme (l affaires.Un volume in-1 f » relie sous chemise illustrée.l’Ion, éditeur, Paris.Beatrice des mères, grand élevée par la plus tendre a connu chez son père le financier Mortier, avec Hier et aujourd’hui Dans un livre intitulé « Le voyage polaire » par excellence et dans tous en France à travers les siècles ».M.les sens du mot.L.Bonnard, administrateur honoraire Sauf pour les grandes distances, du Touring-Club de France, esquisse i l’automobile a supplanté le chemin de l’histoire des moyens de transport et fer.Elle a dans une certaine mesure le locomotion qui, des temps préhis- ! dinvnué la vogue des stations de ton- de locomotion qui toriques jusqu’à nos jours, ont permis à l’homme de satisfaire ses instincts nomades.Des sentiers de chasse de l’âge de pierre à la voie romaine et à la moderne autostrade ; du charriot et de la barque de l’époque gallo-romaine à la somptueuse automobile, au wagon-salon et a 1 hôtel flottant d’aujourd’hui ; de 1 humble cellule de monastère qui accueillait le pèlerin, au confort et au luxe des palaces du vingtième siècle.le livre de M.risme consacrées par le temps.Ces stations ont perdu une partie de leur ancienne clientèle.Celle-ci a remplacé le séjour prolongé à la mer ou à la montagne par quelques randonnées de fin de semaine en automobile.La clientèle touristique est devenue mouvante à l’excès, chose que l’on a constatée dans tous les pays.Par contre, l’automobile a créé, partout où il y a des routes, une véritable vague de tourisme qui se déplace sans cesse.Bonnard est un véritable tableau Ica- mais qui sans cesse se renouvelle.Si léidoscopique du Voyage.certains lieux autrefois privilégiés sont Ce défilé des pèlerins, des courriers devenus de simples endroits de pas-et des touristes à travers les siècles, si sage, d’autres, peu favorisés de la intéresant et si instructif qu’il soit en nature, mais qui ont la bonne fortune lui-même, fait surtout naître, par con- de se trouver sur la route des tou-traste, une sorte d’émerveillement au ristes.bénéficient de ce passage pres-spectâcle des progrès accomplis tout (tue au même titre que les villes ou récemment dans les modes de voyager, les districts les mieux doués.L’auto-dans le confort dont jouit le voyageur.; mobile a décentralisé le tourisme, mul-dans la facilité et la rapidité avec , tiplié son volume et réparti ses avan-lesquelles on se déplace d’une ville et tages parmi toutes les régions et toutes d’un pays à l’autre, et dans l’accrois- les classes de la population, semenl du volume et de l’intensité des Cette décentralisation du tourisme déplacements.a été constatée en Europe, en Erance A venir jusqu’au milieu du dix- , par exemple ; elle a été constatée da neuvième s ècle, il fallait vraiment que ( vantage en Amérique, où l’automobile l’esprit d’aventure fût bien puissant, ou a conquis la faveur de cent trente-la nécessité de voyager bien urgente, cinq millions d’habitants.La circu pour affronter les délais, les misères lation des automobiles est devenue et même les dangers d’un voyage de tellement dense sur notre continent que quelques jours.Il est sûr que les de multiples industries en sont nées et moyens de locomotion en usage en ces constituent aujourd’hui une part près temps-là ne constituaient pas par eux- que prépondérante de notre activité mêmes une invite au déplacement.économique Depuis, le chemin de fer a ac- Au Canada, et plus particulièrement compli d’immenses progrès.Les grands dans la province de Québec, les trains-express offrent le luxe d un voyages en automobile forment quatre-chez-soi de bonne maison.Le vapeur vingt pour cent du volume total de voyages.Le tourisme interrégional, le _ tourisme interprovincial et le tourisme ses journaux et sa vie bruyante.L’aé- international ressortissent presque en-roplane est venu disputer à 1 oiseau le t èrement de l’automobile royaume des airs et créer un moyen L’automobile et les routes vont de de locomotion ultra-rapide.pair.L’automobile a hâté la cons- Et pourtant, quels que soient la truction des routes et, à son tour, l’a-rapid té, le confort et les autres at- mélioration routière a accentué le protributs du chemin de fer, du bateau grès de l’automobile.En Amérique, la et de l’aéroplane, le passage des I naissance de l’automobile et la nais-lemps anciens aux temps nouveaux, en sance de la route moderne datent du matière de tourisme est marqué sur- début du siècle.Ce n’est guère que tout par la naissance et le progrès de vers 1910 que l’on élabore les grands l’automobile.réseaux routiers que des millions d’au- Seule l’automobile pouvait donner tomobiles sillonnent aujourd’hui.Les naissance à ce flot de tourisme que Etats-Unis, avec leurs sept cent mille nous constatons de nos jours, à cette milles jfe routes pavées ou gravelées, véritable vague qui déferle aujour- moderne est une véritable ville avec ses rues, ses magasins, ses cinémas.merce touristique bien établi et prospère.Au point de vue touristique, le voisinage des Etats-Unis et de ses cent vingt-cinq millions d’habitants comporte pour le Canada d’inestimables avantages.Les touristes américains à eux seuls y laissent des sommes que l’on évaluait à trois cents millions de dollars en 1929 et qui atteindront de deux cents à deux cent cinquante millions en 1935.Par suite de ce voisinage.le Canada est devenu l’un des principaux pays touristiques du monde.La province de Québec, la plus intéressante contrée de l’est de l’Amérique du Nord, reçoit le quart des revenus touristiques du Canada.Sa topographie accidentée, sa population française, scs attaches historiques* ses milliers de lacs et de rivières, ses forêts, ses villes et ses villages bien distinctifs, constituent autant d’attraits que 1 on a mis en valeur par un réseau routier bien ordonné, une hôtellerie distribuée sur tous les points du territoire.et une propagande active et persistante.Son industrie touristique produit des revenus annuels de l’ordre de quarante à cinquante millions de dollars.t Malgré son expansion formidable, 1 automobilisme ne semble qu’au début de son ère.Le chemin de fer garde il irai toute son utilité : on constate Ethiopie une mission éminemment civilisatrice ! 1,’Anglctcrre vent nous entraîner ilans une guerre alors que.tout reeeininenl, elle passait directement avec l'Allemagne.sans même consulter la r rance, un accord naval.(.’Angleterre veut nous obliger à décréter des sanctions contre l'Italie, notre alliée d'hier, alors qu'elle se refuse à promettre l'application des memes sanctions en cas d’agression allemande contre la France.I.a France ne se battra pas pour l’Angleterre ! La France n’est pas le soldat de l’Angleterre ! Contre Mussolini sont liguées les deux Internationales et la maçonnerie.Files n’ont pas demandé des sanctions contre l’Allemagne au temps où la sociale-démocratie violait les engagements internationaux.Files n’en ont pas demandé davantage contre le Japon lorsqu'il décida de remettre de I ordre en Chine, ou contre la Bolivie lorsqu'elle attaqua le Paraguay.Elles ont regardé avec, indifférence la Russie des Soviets écraser la Géorgie.Mais aujourd'hui, il s’agit de Mussolini, vuinqueur des francs-maçons, des socialistes et des communistes, et pour l'abattre, nos pacifistes sont tout prêts à déchaîner la guerre mondiale.Les Français sont contre les sanctions économiques et contre les sanctions militaires.Contre les sanctions économiques parce qu’elles sont inefficaces.Trop de pays ne font pas partie de la Société des Nations qui ne seraient pas contraints de les appliquer : Mlemagne, lirésil.Japon, Etats-Unis, etc.Contre les sanctions militaires parce que nous avons assez de colonies pour ne voir aucun inconvénient à laisser l’Italie réaliser ses aspirations en Ethiopie, et parce que la France veut la paix, n’en déplaise il la franc-maçonnerie maiiehoide, aux travaillistes anglais, a lalinc et à M Léon Ilium.VIV 1 .(‘Ill l r Mortier, avec la jeunesse la plus douce, le luxe le plus royal.Sa stt'iir vient d epouser un gentilhomme d une vieille farm.le française; elle-même aime et est aimée de Gabriel Clamond, un capitaine du plus grand avenir.Rien ne semble troubler le ciel de celte vie limpide, et Béatrice, si elle craint un peu l’opposition de son pere a son mariage, croit pouvoir le faire ccder.I l c’est heureuse, pleine de sa riante jeunesse et de son bel amour, qu elle va au-devant de la lutte.Elle en sort écroulée, brisée dans son cœur et dans ses plus chères affections.Quel est le redoutable secret dont Mortier a accablé sa jeunesse t Quel est le cruel jeu qui le fait agir ?Pourquoi Beatrice consent-elle au plus ignominieux des mariages .’ U’est ce que cette âme tière jusqu’au sacrifice taira jusqu'à la fin.Immolée au secret d’une implacable rancune, elle inspirera, même à son bourreau, le respect.La Béatrice d'Un homme d affaires, avec sa belle droiture, la lierté d’une âme qui n’hésite pas au plus affreux des sacrifices et la Blanche de Saint-Cygne, héroïne d’une autre nouvelle.Dualité, qui lutte entre son amour maternel et sa vie de dissipation et de luxe, sont de poignants contrastes.Mais que de douleurs cachent ces âmes, dont, avec son admirable talent, Paul Bourget sait nous montrer avec les tares les plus secrètes les dévouements les plus admirables.Deux mélancoliques nouvelles.(’ ¦/ réveillon et V Outragée, viennent clore ce recueil où frémit toute la sensibilité ardente du grand écrivain.de son bétail, arrive à faire une exploitation agricole, à tenir toute une famille.Chez, le vieux don Pepablo, qui passe pour un des plus riches pro priétaircs de la région, sont venus s’établir son neveu Midas acconi pagne de sa fille aînée AI a reel a et de ses deux petits garçons.Ruine par de fastueuex projets, Midas na pas perdu l’habitude de voir très Hugo Wast volume in-illustrée.P : Désert de pierre.Un i() relié sous chemise on, éditeur, Paris.beau.Hélas ! le palais de don Pc pablo n’est qu'une hutte simple et peu confortable et les enfants qu arrivent de la ville ont le cœur étreint par la médiocrité du décoi Mais il ne reste plus à Midas d'auîn abri que la vieille maison de son oncle ! Et celui-ci les recueille vu huiliers, partage avec eux la maigr i here qui est la sienne et confiant dans l’avenii de Midas lui con lie une petite fortune.Les mirifiques projets de Midas tombent bien vite à l’eau : exploitation de forges, mines de platine on d'or, antiquités, tout ce qu'il entre prend se transforme en fumée en gloutissant tout son avoir.Infati gable, il poursuit ses rêves tandis que la sage Ma reel a essaie toute seule th faire vivre la petite famille.Du do maine de l’oncle laissé à l’aventure et à des « capataz » plus ou moins honnêtes, elle réussit à faire une vé ri table exploitation.Plus de terrains laissés à l’abandon, les champs d’orge et de maïs ont remplacé les terre-incultes; plus de bétail volé, pillé ou affamé; parqués dans des pâturages plus gras les vaches et les veaux prospèrent.Et si les fauves viennent égorger ses agneaux et ses brebis, Marccla est la première à organiser des battues.Toujours à cheval, infatigable et intrépide, la « petite de Buenos-Ayres » est universellement connue et admirée des paysans de la Sierra.Et ce n'est qu’un cri d'enthousiasme lorsque seule elle se defend et triomphe du bandit Roque Carpie comme seule aussi, petite amazone, elle avait triomphé du désert de pierre.Jules AURIC La prodigieuse histoire d’une jeune fille qui, dans les désertiques et immenses solitudes de la Sierra Argentine, où le paysan n’a pour vivre que le maigre produit de ses champs e Ne jugez pas un journal avant de l’avoir lu.Quand aurez lu La Renaissance, vous admettrez que c’est un journal instructif et intéressant.est meme une reprise dans les transports ferroviaires.Le vapeur bénéficie lui aussi d’un regain d’activité.Mais il semble que ni le chemin de fer.ni le bateau, ni l’aéroplane ne diminueront j en rien la vogue de l’automobilisme.Les reseaux routiers se perfectionnent manages et d’hui sur tous les pays qui possèdent de bons chemins.Au point de vue du tourisme, l’automobile n’est pas simplement un moyen de se rendre d’un endroit à un autre.Le seul fait de rouler sur des routes bien construites et bien entretenues, d’oublier tout souci autre que celui du volant, de voir dérouler devant soi les paysages, d’éprouver ce sentiment de 1 berté que connaît bien l’automobiliste, de respirer l’air pur des campagnes, cons- et le Canada, avec ses soixante mille milles, offrent à l’automobilisme un champ de déploiement unique au monde.La province de Québec possède à elle seule dix sept mille milles de chemins pavés ou gravelés, parfaitement entretenus et éminemment propres à l’automobilisme.Commencé en 1912 et poursuivi sans interruption par la suite, l’aménagement de notre voirie a marché de pair avec celui des provinces et des états voisins.Ce ré- de jour en jour et partout.L’automo-bde se débarrasse graduellement de j 1 emprise de l’hiver : ne peut-on pas désormais rouler en plein hiver _________ même dans notre province de Québec au s.rude climat — sur de belles et bonnes routes que de puissantes chines préservent vents ?L évolution millénaire du tourisme a pour point culminant l'automobilisme.Sans doute existe-t-il aujour-d hui même de plus puissants et plus rapides moyens de locomotion ; sans doute est-il permis de rêver, avec Wells, d une ère où l’homme, se dégageant presque totalement de l’emprise terrestre, se déplacera avec la rapidité de l’esprit et ne fera presque plus corps avec notre planète.Mais quelle que soit 1 évolution des autres modes de transport, il semble que automobile gardera son emprise sur es masses et qu elle demeurera longtemps encore le véhicule par excellence du tourisme moderne.Québec, Jf octobre 19.15.titue peut-être l’attrait le plus vif de i seau routier relie toutes les villes, tous l’automobile, la plus puissante invite j les villages et toutes les régions de la au voyage qu’ait depu s l’invention lénaire.L’automobile est «L’Avenir du Nord» ^ L Avenir du Nord, journal de Saint-Jérôme, qui existe depuis 39 ans, est redevenu la propriété exclusive de 1 honorable Jules-Edouard Prévost, sénateur.Les abonnés de ce journal et les personnes, agences ou compagnies, qui ont conclu des arrangements ou des contrats en vue de publier des an- copnue l’homme i province.Il comprend de nombreuses du chariot mil- j et belles artères donnant accès aux Etats-Unis et aux provinces-sœurs.11 nonces dans 1’Avenir du Nord sont devenue le véhi- a ouvert à l’automobile et au tou- priés de communiquer directement avec cule de prédilection et pour le riche risme quelques-unes des plus belles le propriétaire ou avec l’imprimerie et pour l’homme de moyens modestes, régions du continent : la Gaspésie, les i J.-H.A.Labelle, 303 avenue Parent, Sa vogue extraordinaire en a fait le 1 Laurentides, les Cantons de l’Est, les | Saint-Jérôme, qui édite le journal véhicule de la masse, le véhicule « po- régions de Québec et de Montréal.L’Avenir DU Nord.Jéob&v!.mULSUn LA • BIERE • QUE • VOTRE • ARRIERE • GRAND -PERE • BUVAIT HMXIIHIUl 7 l{> octobre lO.'t.'i Entre nous D ans un grenier Pendant toute la belle saison ]'ai flâné sur les grèves et à l'ombre des beaux arbres: puis, bêlas! ce fut le retour dans la maison cmpoussicrée qui parait sombre et étouffante après tout ce soleil de plein air ! Prise d'un beau zèle, armée de balais et de courage, j'ai fait du haut en bas.un de ces ménages ahurissants qui exaspèrent les hommes parce qu'ils n’ont pas d'imagination et ne devinent pas comme ce sera beau.après ! Au grenier, j ai voulu voir, ou plutôt, revoir tout ce que l'on y transporte depuis des années : ce ne sont pas des trésors qui s i/ ac-umulent.mais une collection d objets hétéroclites, fanés, démodés.brisés que l’on conserve je ne sais pourquoi et qui encombrent la pièce.Alors, ce fut la guerre aux fils d araignées accrochés aux poutres et à toutes les vieilleries dont un choix rigoureux sacrifiait la moitié.J ai pris mon temps et j'ai trouvé beaucoup de souvenirs oubliés qui sont presque des reliques : les regarder, g toucher c'est tourner la tête vers le passé, ce passé qui n'est pas mort quand on pense un peu : il vit à côté du présent sans que le présent s’en doute, et qui sait jusqu'à quel point il influence le futur ?/ ai donc sorti d'une armoire des fuseaux, un dévidoir, toutes les pièces d'un rouet, et surtout un miroir, un très .vieux miroir dont le cadre brisé et dévoré conserve encore un joli éclat.Je l’ai essuyé doucement et sur sa surface polie j'ai essayé d’évoquer deux générations disparues.Il me semble le voir pour la première fois.il attend dans l’ombre depuis si longtemps, il parait vivant, il va peut-être me parler de ceux qui ont vu leurs yeux dans son eau claire.Il a vécu avec des personnages bien anciens, et dans leur plus anciens, et dans leur plus grande intimité; à force d assister à leur vie.n a-t-il pas acquis une petite âme très humble et très subtile ?A quoi servirait l’imagination, je vous le demande, si je ne pouvais me représenter ceux qui se miraient en s’ajustant ?Jeunes visages coiffés de bonnets plissés et de hautes fontanges, figures sévères de bourgeois dans les cravates roulées à double tour autour du cou.messieurs à perruques et messieurs à jabots, dames à tabatières et à évantails, petites filles dont les longs pantalons brodés dépassaient les robes bien empesées.Dans sa splendeur neuve, le grand miroir dut être mis à la place d’honneur, au-dessus de la cheminée, dans l’ancien salon.De là il vit les jeunes couples danser et les vieux couples jouer aux échecs.Il surprit les sourires heureux, les regards amoureux et les larmes aussi qu’on ne pouvait retenir.Sa fraîcheur s’en allait, on le mit.dans une des chambres à coucher et il connut bien des secrets ! Mais le tain s'émietta, la dorure se ternit, on le trouva bon pour la chambre des enfants.C'est là que je fis sa connaissance et il attrapa mes grimaces quand on me tirait les cheveux en les démêlant.et mes petits frères venaient lui tirer la langue et faire mille singeries, grimpés sur la table demi-lune sur laquelle il s'appuyait.Et de là aussi on l'enleva.décidément il était trop vieux.Il fut relégué au grenier.Quelque chose d'étrange comme un vague attachement m’empêche de m'en débarrasser; je l'enveloppe de nouveau et je l'enferme dans son armoire avec tous ses fantômes.Chères ombres d’autrefois qui me furent familières quand des voix qui se sont tues me parlaient de vous, je vous ai trop oubliées; votre miroir vous a fait revivre un instant dans le grenier où j'ai été toute seule avec vous.Hélène BOLUN Faits et gestes Avant île fermer à jamais le cercueil île la reine Astrid, Léopold III fil placer -ur le cœur de la jeune maman un lieau portrait des trois enfants qui faisaient la joie et le Imnlieur du couple royal.Il voulut quelle emportât dans son linceul un souvenir des plus beaux joyaux qu'il lui avait donnés.Quand on sait combien la jeune reine aimait ses enfants, ce geste ne surprend pas de la part de celui qui partageait d’ailleurs ses sentiments, était chaque jour et à toute heure le témoin heureux île sa tendresse constante.La gloire et les honneurs n’embuèrent jamais son jugement ; d’une simplicité charmeuse, fruit de la belle qualité de son cn-ur et de la bonne formation de son esprit, Astrid oubliait toujours qu’elle était reine et semblait ne vouloir cire avec majesté qu’une vraie femme, et dans toute l’ampleur du rôle.Dérogeant aux habitudes protocolaires, elle tenait à prendre soin de ses petits, poussant elle-même la voiturette du dernier-né, jetant un œil attentif à tous les autres gosses (pii prenaient aussi leurs ébats au parc.IJu jour, peu de temps après la nais-anee du prince liaudoiii, elle avait accepté de patronner une fête de charité.• oiunic elle n’avait pas paru en public depuis plusieurs mois, on lui fit davantage ovation de toutes parts ; elle fut entourée, choyée.A son habitude, elle montra franchement aimable, lit le tour des comptoirs, donnant sa sympathie et son encouragement aux vendeuses, félicita les organisatrices, puis manifesta le désir de se retirer- On Souffrez-vous d’insomnie ?PRENEZ E T D O R M E Z BIEN! L/e sommeil est indispensable à la santé physique et mentale, sieepex calmera vos nerfs et vous apportera un repos réparateur.SLBEPEiX, en ven/te dans toutes les pharmacies, ne contient pas de narcotiques.Sur réception d’un timbre de 5 sous vous recevrez un généreux échantillon.Pour co m ni un (les de gros, appelez I.A «61), ou voyez : SI,EEI»EX URG’D Immeuble Castle Montréal s’étonna, on 1a supplia de prendre le thé, mais elle dit simplement : « Le prince Haudoin m'attend » ; chacune comprit cpie, sans marchandage, elle continuait de lui donner la vie.Non seulement Astrid chérissait ses enfants, mais tous ceux de son royaume étaient l’objet de sa sollicitude.Parce (pie son dévouement sc mesurait à son amour, elle s’intéressait à leur bien-être, à leurs jeux, à leurs études.Et cela doit encore faire regretter davantage à ses sujets (pie la mort ait figé son activité et glacé son cœur.Aussi quand, par la voix de la radio, les chefs d’Etat demandèrent pour ses funérailles une garde d’enfants, on en compta vingt mille (pii accoururent de tous les coins du pays belge pour escorter lu femme qui les avait aimés.Vingt mille enfants, (pie cela devait être émouvant dans le cortège funèbre ! Vingt mille enfants autour d’une femme, (pie c’est beau ! Pour la paix (le n’est pas un banal fait-divers, cette nouvelle communiquée par les journaux (pie l’impératrice Menen, de l’Ethiopie, a fait un appel à toutes les femmes du monde, mais particulièrement à celles de l’Amérique, pour qu’elles s’opposent aux horreurs de la guerre.Elle a demandé à toutes les mères d’élever lu voix contre le recours à cette force brutale.Il se fait dans les cercles féminins tant d’agitation pour des choses inutiles ou secondaires : exposition de modes, tournois de sports, papotages suffragistes et stériles.Si, par une union serrée, toutes les femmes jetaient un cri contre la guerre, comme ce serait beau et fructueux, cette fois, de les voir se liguer ! C’est si triste d’élever des enfants poulies faire tuer ! Ces enfants attendus avec amour, reçus avec joie, soignés avec tendresse ; ces enfants qui prennent tant de notre cœur, après avoir pris leur vie à même la nôtre ; ces enfants, il ne faut pas qu'ils aillent, inutile chair à canon, servir les intérêts de quelque monarque ambitieux qui ne regarde pas au sang versé, aux vies perdues.Nos enfants, il faut les garder ! Françoise GAUDET-SMET Que nos lecteurs nous fassent des suggestions : elles seront toujours favorablement accueillies.Votre coiffure lai mode des cheveux courts ne simplifie nullement les soins à apporter à sa coiffure.Julie Haydon en donne ici l’exemple en portant une coiffure assez compliquée dont l’originnalité vient des boucles tourmentées et de la raie en forme de triangle.! De, Pneu vous) Le rideau taché Personne n’avait surpris le coupable, aucun indice ne permettait de supposer que ce fût Yves plutôt que Jacqueline.Le fait parlait seul.Une large, affreuse et peut-être ineffaçable tache d’encre maculait un rideau bleu du salon ; quelques gouttes aussi sur le tapis ; un vrai désastre, en somme, une de ces calamités qui accablent trop souvent les mères de famille et les changent soudain en implacables jus-ticiêres.— Des rideaux neufs, se lamentait celle-ci navrée ; une teinte si fragile, il n’y aura pas de remède, évidemment.Yves, Jacqueline, venez un instant.A la voix irritée, les deux enfants accourent un peu rouges, le regard mal à l’aise; visiblement, ils n’ignorent pas l’accident.— Qui a renversé un encrier sur ce rideau t Yves et Jacqueline baissent la tète avec ensemble sans un mot.¦—Eh bien ! vous êtes muets t Silence.— Vous saviez qu’il y avait de l’encre sur ce rideau t insiste la mère.Mais les nuques courbées ne se redressent pas et pas un mot ne sort des lèvres des enfants.— Enfin! s’exclama la mère avec exaspération, voulez-vous répondre quand je vous parle ! — Oui, maman, nous savions.— Qui a fait cette tache ?De nouveau les petits se taisent.— Puisque le coupable n’avoue pas, je vous punis tous les deux.Vous serez privés de dessert pendant huit jours et je prendrai votre argent pour payer le nettoyage du rideau.La mère veut s’éloigner, Yves s’élance : — Maman, c’est moi qui ai renversé l’encrier.Jacqueline se jette en avant ; — Non, c’est moi.Ils mettent à s’accuser eux-mêmes une telle ardeur que la colère maternelle s’apaise un peu.— Enfin, quel est le coupable de vous deux, voyons ! — Moi, redit Jacqueline avec force.— Non, maman, elle dit ça pour que je ne sois pas puni.— C’est vrai, Line! C’est-à-dire.Je l’ai aidé.— Oh ! si peu aidé, dit comiquement Yves.Ils sont drôles et touchants ; la mère sourit : — Bon, je ne veux pas savoir.C’est bien, de vous défendre ainsi mutuellement ; pour la peine je lève la punition de dessert et vous paierez seulement la moitié des dégâts.Des cris de joie, des embrassades.La mère ne le dit pas, mais elle a oublié sa contrariété.Peu d’enfants pratiquent cet esprit de solidarité et c’est dommage.Le plus souvent, ils se dénoncent, s’accusent l’un l’autre.Ce geste biche et répugnant doit être réprimé sans pitié, par une méthode très simple: le c.nyjtahle et le « rapporteur » sont punis ensemble de la même punition, ce qui supprime rapidement toute tentative de délation.Les relations entre frères et entre sœurs, leur bontie entente dépend de leur éducation.Il faut avant tout que les enfants se sentent égaux absolument aux yeux de leurs parents.La jalousie est trop souvent à la base des discordes fraternelles ; donc, justice d’abord.Ensuite exigez qu’ils aient entre eux des gentillesses, des complaisances, des égards ; favorisez les (changes affectueux, les cadeaux, faites qu’ils se connaissent, s’apprécient mutuellement afin que plus tard, séparés dims la vie, ils demeurent unis en esprit et en tendresse, toujours prêts à se soutenir, à se défendre, a se tendre la main.Claude JAN (Des Dimanches de la femme; |^ËCETTËS~j Itnciif aux légumes Faites dorer dans du beurre du lard coupé en dés, saupoudrez de farine, tournez avec la cuiller de bois.Ajoutez bouillon ou eau, sel, poivre, bouquet garni, que vous retirez au moment de servir, un oignon, quelques carottes, pommes de terre, navets, un cliou coupé en quatre et le morceau de bœuf restent.Arrosez de temps à autre avec le jus de cuisson.Une heure après, quand les légumes sont cuits, placez ie bœuf dans un plat creux en dressant les légumes en couronne par petits tas de couleurs variées, choux, navets, carottes et pommes de terre.Versez la sauce sur le tout.Epaule de mouton Faites revenir des oignons dans du beurre, mouillez de bouillon, laissez réduire; arrosez largement avec du bouillon, tournez quelques minutes sur le feu.Enlevez la casserole du feu, épaississez avec de la mie de pain émiettée.Coupe,z en tranches l’épaule de mouton, trempez ces tranches dans la sauce, reformez le rôti que vous masquez de sauce, saupoudrez de chapelure et faites gratiner au four environ une demi-heure.Le bon goût est la fleur du bon sens.Une femme L’envie perce plus dans la restriction des louanges que dans l’exagération des critiques.Chamfort Les manteaux de demi-saison Beaucoup de manteaux trois-quarts, de forme vague; on croyait déjà que l’été verrait leur fin, mais, point du I tout ! Us reparaissent plus nombreux, 1 plus variés que jamais.Les tissus épais et bourrus, les 1 tweeds chinés, les bures tissées à la main, les quadrillés et les pieds-de-poule leur sont très favorables.Au: tant ces gros tissus rustiques sont 1 difficiles à porter dans les formes ajustées et très classiques des tailleurs et des redingotes, autant ils triomphent dans la forme vague, pour le manteau droit de sport et l’ensemble de chasse ou de voyage.On voit donc, i dans toutes les collections, un certain nombre de costumes du matin composés d’une veste vague, deux-tiers ou trois-quarts, et d’une jupe droite à plis repassés ou portefeuille.La veste vague est souvent montée sur un large empiècement d’épaule, qui forme non seulement l’encolure, mais en partie les manches.(qu’elles soient raglan, kimono ou cousues dans leur longueur).Le dos s’élargit d’un mouvement en forme ou d’un pli creux : quand l’étoffe est assez souple et s’y prête, le dos est souvent monté à fronces ou même à gros « tuyaux » —-comme des tuyaux d’orgue — ce qui donne une silhouette très nouvelle, rejetée en arrière, de ligne fuyante et «décollée» (pour employer un terme technique précis).Le même mouvement vague et flottant en arrière se retrouvera d’ailleurs sur les manteaux de fourrure, dont nous trouvons une belle majorité du type trois-quarts, à grande ampleur.Petits tailleurs En parfait contraste avec l’ensemble sportif, voici le petit tailleur « parisien », très strict, très court, très ajusté, boutonné et sanglé militairement sous ses parementures d’astrakan ou de soutache.La veste arrive à peine aux hanches, où elle s’évase quelque peu, indiquant un petit effet de basque.Cette basque est plus souvent placée en arrière, accentuant la finesse de la taille.L’encolure est haute, montante, le col petit, droit ou plat.Les cols volumineux se trouvent sur les manteaux habillés, mais presque jamais sur le petit tailleur d’allure officier.Tandis que l’ensemble sportif s’attribue les tissés de fantaisie, les chinés, les rayés, les quadrillés, les « disparates » (veste et jupe différentes) et les coloris chauds et même assez clairs, le « petit tailleur » se cantonne dans le classique lainage noir et se permet à peine la fantaisie d’un « grain » plus ou moins épais, d’un mince fil de cellophane, ou d’un « nœud » imperceptible dans le tissu façonné.Tailleurs (-t jaquettes de velours Mais les ensembles de velours viennent rétablir le droit à la fantaisie et aux somptueuses garnitures de fourrure.Tailleurs ou costumes mi-longs de velours noir, marron, violine, roux ou vert, apparaissent très «réchauffés » et même, dirions-nous, très entortillés de fourrure.Car les renards bleus ou argentés décrivent des courbes magnifiques, autour des bras, autour des épaules et des encolures et même du buste ; il n’est pas rare de voir deux renards s’entre-croiser devant ou derrière et descendre dans le dos en cape, en capuchon, ou en dal-matique de fourrure.L’effet de capuchon n’est pas toujours un simple effet obtenu par un beau « drapé » de renard : il y a qulequefois capuchon véritable, que l’on peut rabattre sur la tête, à la mode esquimau.Les jaquettes ajustées des costumes d’après-midi sont assez souvent ourlées de fourrure.Parfois même, le bas de la jupe est orné lui aussi.L'astrakan et le castor sont les deux fourrures favorites pour ces bordures confortables et élégantes, qui accentuent le caractère « nordique » des manteaux de cet hiver.Réminiscences nombreuses, en effet, des jaquettes norvégiennes, islandaises, sibériennes, des « touloupes » russes paysannes.Chez quelques grands couturiers, des gilets (avec ou sans manches) en agneau frisé affirment nettement l’influence cosaque.Ma ntea ux d’après-midi Les manteaux d’après-midi sont tantôt presque sans col, avec d’énormes manches qui partent de l’encolure et intéressent le dos et même le devant du manteau, tantôt, au contraire, avantagés de très grands cols de fourrure qui s'étalent largement sur les épaules et encadrent la tête.Le mouvement de col à la Médicis, de col en « fraise » j Renaissance, est un des plus répandus, mais on voit beaucoup aussi le col croisé, fait de deux renards dont les têtes viennent reposer sur le haut des bras ou se joindre dans le dos.Les manches entièrement en fourrure ne sont réalisables que dans les fourrures à poil ras, telles que la loutre, le breitschwantz, le ragondin, l'astrakan : nous en voyons un certain nombre sur de beaux manteaux longs, très enveloppants, à petit col rond ou rabattant.Quand la fourrure choisie est le renard (renard de toutes sortes, souvent teint à la couleur du manteau), la manche n’est pas faite de renard en son entier, mais une demi-peau de renard descend le long de l’épaule et suit la couture de la manche ou s'enroule tout autour du bras: les épaules se trouvent ainsi très élargies et remontées par le foisonnement de la haute fourrure; mais c’est là une ligne que nous aimons et qui est, certes, amincissante.De grands « panneaux » de renards, des gardes ornées de renard, de haut en bas, viennent augmenter encore la somptuosité des manteaux et leur confort extrême.C’est une véritable débauche de fourrure précieuse.Unies au velours, ces belles toisons surabondantes nous reportent aux plus luxueuses années d’avant-guerre et affirment la féminité nouvelle de la mode.Ed.BOUTTIER (Du JOURNAL DK LA FEMME) Les gros poids supportent niai les gros pois.Dessin et légende de Becun dans le Pktit Parisikn Petit album J ieille maison à réparer et jeune femme à contenter : c’est toujours à recommencer ! Proverbe italien ï.e caractère n'est pas dans l’espi il.il est dans le coeur.Jouffroy MERCIER & DION Fourrures de qualité Mâtez-vous de donner votre commande, car ce sera bientôt la froide saison.Nous vous garantissons un travail parfait à des prix très avantageux.® Réparations ® Remodelage • (loupe parfaite 2117 EST, RUE MONT-ROYAL l'rùs Deloriniiur FR.2711 — Montréal A.MEItCIElt E.E.DION il CHRONIQUE l>H SPORT \pot/icosc d'un grand coureur 1 .'autre jour à Helsingfors, capitale de la Finlande, Nurmi a annoncé modestement, à la fin d’une course, qu il venait de prendre part a sa dernière épreuve.Le plus grand coureur des temps modernes a jugé bon que l’heure est venue de se retirer sous sa tente.Philosophie digne de tout éloge ! Son geste intelligent et par- faitement naturel n en a pas moins surpris ses amis les plus intimes.Dans les sports, l’âge est un facteur contre lequel on ne peut rien.Savoir vieillir s’impose ici de façon absolue.Après avoir connu tous les honneurs, aux Olymp.ques comme ailleurs.L\ ¦ V BSkî \urmi se fera desonnais înstructeui.11 enseignera aux jeunes Finlandais le secret de sa supériorité incontestée sur les pistes de course, afin que son pays continue à fournir les meilleurs coureurs du monde.Nurmi courait sur une distance de 3000 mètres contre des adversaires échelonnés à tous les 200 mèties.D’un caractère nettement humoristique, cette course réunissait des paiticipauts choisis non pas pour leur valeur athlétique mais pour leur rang social.F.n effet, on notait parmi ces marathonistes occasionnels : le directeur de la Sûreté municipale, le directeur des Incendies, le président du C onseil municipal, des députés, des chanteurs d’opéra, des banquiers et des administrateurs de services publics.Cette course nouveau genre, exceptionnelle — vraie course cl opéra-bouffe — ne fut pas chronométrée.Les spectateurs, on se l’imagine aisément, se dilatèrent la rate à la vue des efforts héroïco-com ques de tous ces gros legumes pour bien figurer, eux dont tout l’entraînement antérieur avait pu consister à courir après le train ou 1 omnibus.A son habitude.Nurmi fut impassible et fermé.Ne l’a-t-on pas surnommé avec raison : le sphinx vivant ?Il demeura insensible aux applaudissements nourris de ses concitoyens qui réclamèrent en vain de lui un petit discours, semblable en cela au Finlandais traditionnel qui n’a pas à l’étranger la réputation Le Yogourt de Delisle Le Yogourt de Delisle se recommande à toute personne qui souffre d’irritation intestinale.Pris avec du miel, il devient un tonique de premier ordre.C’est le grand réparateur des pertes de 1 organisme, recommandé aux affaiblis, aux convalescents.Pris en petite quantité, il aide la digestion de tous les aliments.Pour en assurer la fraîcheur, chaque pot de Yogourt de Delisle porte la date à laquelle il doit être consommé.La livraison n’en est faite qu en petits pots de grès.Pour livraison à domicile, veuillez appelez Delisle.916 est, avenue Duluth.AMherst 0434.I d’être loquace et qui possède en propre cette qualité précieuse entre toutes : le silence.F.n guise de réponse, Nurmi esquissa donc un vague sourire et iila majestueusement vers sa loge.Grâce à la participation de l’idole de la Finlande, le Comité olympique national se trouva plus riche d’une somme de $2000.Ce petit peuple balte, nordique comme nous, fait preuve d’une vital té extraordinaire.Malheureusement, nous ignorons tout de son histoire, de sa langue, de sa littérature, de ses traditions.C’est â peine si l’on sait son exacte position géographique.F.t pourtant.au dire de certa ns voyageurs, nous gagnerions à nous pencher sur ses problèmes, qui ont une grande similitude avec les nôtres.Aux Jeux Olympiques, les Finlandais se classent généralement en deuxième place et se font surtout remarquer dans la course à pied, où ils n’ont guère de rivaux sérieux.Car ils ne manquent jamais d’y envoyer un contingent nombreux et so gneusement préparé.A l’instar des Grecs de l’antiquité, le sport a galvanisé la nation finlandaise dès qu’elle s’est détachée comme un fruit mûr de la Russie en décomposition.Le sport a peut-être été pour la Finlande le plus grand facteur de redressement physique et moral.A cette rude école, elle a duré et surtout tenu, en dépit de l’insidieuse et formidable propagande de ses voisins immédiats pour l’amener dans leur orbite.Lorsque le Québec, par lassitude, se plaint des difficultés qu’il doit surmonter, il est F>on de se rappeler l’effort énorme que d’autres petits peuples ont à taire — dans des condit ons infiniment plus pénibles — pour ne pas disparaître complètement.Fière et saine, la Finlande est l’exemple magnifique de ce qu’un bon équilibre entre le corps et l’esprit peut donner.Nos remarques visent également tous les peuples Scandinaves et baltes, d’une commune ascendance nordique.Cet état d’esprit a tait écrire pertinemment à Giraudoux : « Les Scandinaves ont trouvé le moyen d’élever la température de leur pays : le sport.» La synchron isation du geste F.n sport comme en culture physique, un des facteurs fondamentaux de réussite est la parfaite synchronisation des gestes.Impossible en effet de se classer dans l’aristocratie des champions à moins d’avoir acquis, consciemment ou non.la perfection de geste voulue pour y briller d’un vif éclat.Peu de sports, à notre connaissance, échappent à cette règle inflexible de la synchronisation entre l’esprit, la vue et le système musculaire.On s’en rend facilement compte dès qu’on se met à pratiquer un sport ; qu'il s’agisse de sports intérieurs, comme le billard et le ping-pong, ou bien de sports extérieurs tels le hockey, la crosse, le temrs.Cette perfection idéale dans le mouvement, qui demande une tension physique soutenue, n’est pas exclusivement la résultante d’un simple effort musculaire.1 ont en étant primordial, le muscle, en somme, ne vaut réellement qu’au service de l’intelligence.La force brute, non affinée par un entraînement méthodique, est stérile en résultats.Pour donner un rendement maximum, semblables en cela à une mécanique savante, tous les mouvements corporels doivent être déclanchés instantanément par les ré-i flexes, instruits à leur tout par la vue I et l’esprit en éveil.Lue machine ne fonctionne harmonieusement que si ses différents rouages j sont parfaitement agencés.Sinon, se i nuisant ou se gênant les uns les autres, :1s provoquent à la fin un déséquilibre certain.A cet égard, les lois de la mécanique sont inflexibles.A plus forte raison en est-il du corps humain, la machine la plus parfaite et la plus _ BIERE Black Horse DAWES Fr BIERE EN VH BOUTEILLE 3 7 AU CANADA IIIHXIMlilt l 9 octobre l(),7.7 (jyCi # No I — Type Ville Inns notre numéro (tu 20 septembre cirer avait soumis cette série de des- sins à la direction de l'Oniiun l’année dernière.Le dessin de Jean Sim ne datant que de ces dernières semaines, l'idée originale revient à M.Faucher (lui.selon les apparences, semblerait de Jean Sim et d'une série de dessins avoir tiré son inspiration de la collide même inspiration de M.Fauchei position de Jean Sim, ce qui n'est pas.réclame une mise au point.M.Fau- N.de In K.nous reproduisions un dessin de Jean Sim avec la légende: «Oui, nous avons vraiment une architecture nationale s>.La publication successive du dessin complexe â tous les points de vue.L’effort mental est donc à la base de tout succès sportif.Gardons-nous ce- ; pendant de minimiser l’importance capitale d’une bonne vue et d’un phy-1 Statue qui date de vingt mille ans M.Norbert Casteret, de Saint- s:que puissant ! Sans outils, I ouvrier le plus doué ou le plus intelligent ne I Gaudens, se livre régulièrement à de peut rien créer périlleuses recherches : il explore les L’athlète ne parvient à une impec- entrailles de la terre et apprend com- Cette œuvre est ici réduite à sa plus simple expression.On ne pouvait songer à transposer à l’écran tout le détail d’un roman aussi considérable.Il était nécessaire et même souhaitable qu’on supprimât les passages secondaires et les longueurs.I! ne reste, en défin tive, des personnages que 1 ols-toï a créés, analysés, qu’Anna Karénine elle-même, son mari, son fils, Wronsky et Ollonsky.Les autres, Dolly, Kitty, Levine, etc., ne font guère que paraître.Même les personnages principaux ne font que le Anna Karénine vient à Moscou, où elle fait la connaissance de Wronsky ; celui-ci, épr.s d elle, la poursuit à Pétersbourg.C est alors la séparation des Karénine, le voyage en On va tourner G.W.Pabst, le fougueux metteur en i scène autrichien, n'avait tourné qu’un j seul film, depuis son arrivée à Holly- : wood, Héros moderne.Pabst prépara j ensuite Lu Guerre est déclarée, film qui fut ibandonné à la demande du gou- j vernement américain — car le sujet menaçait de provoquer des complica- : tion» internationales.Après plus d’une année d’activité et un voyage discret 1 en Europe, Pabst vient de quitter Hol- j lywood.Il s’est arrêté à New-York où il com- Un musée franco-canadien à Rochefort eut lieu en plein air et dans des cir- mencei.ai au début d'août, la réalisation LES BIOGRAPHIES CANADIENNES-FRANÇAISES publiées par RAPHAEL OUIMET Il eut uëee»»nlre que tous le» VnnniHeiu.-E*’»"*.’"1"_ v“« l*"» biographie et leur photographic (Inn* l’oeuvre que publie depul* !.nus M.Kttphiù'l Ouimet.( et ou'vrujçe, exclusivement «onstieré aux nôtre»* est le seul du 11,1 ,>aj s' I*lu« de 5000 biographie* et photographie» «•« citoyen» marquant», sont contenue» dan» le» douze volume» para» Ju«qn *«**• Le» « lliograplilc.» t'unnilleniiea-Fraiiçalwe» » ont depuis longtemps aiqas une Importunée nationale._ La treizième édition est en préparation pour l'année lOîttî.constances que j’ai peine à rappeler sans rire.«Je descendais, un après-midi, le 1 i51.e avec la partition complète, au ci boulevard Saint-Michel, pliant sous le j ngnla.poids d’une serviette bourrée de livres .et de papiers, et ivre d’orgueil: mon professeur venait de me féliciter publiquement ! L’encens des louanges m’avait troublée au point que je croyais marcher sur un boulevard de lauriers.Ces lauriers dissimulaient, sans doute, une pelure d’orange ; subitement, je me trouvai assise sur le trottoir, entourée de mes livres et de mes papiers qui, échappés de la serviette, jonchaient le sol à trois mètres à la ronde.« Ma honte et ma confusion, jointes à la désagréable sensation de la chute, m’empêchèrent de voir qui m’aidait à me relever, et ce ne fut qu’un moment après avoir repris mon équilibre que je pus remercier deux aimables vieux messieurs qui m’époussetaient avec une compassion souriante.L’un d’eux m’était totalement inconnu, mais ! l’autre, le plus petit, le plus gros, et de Faust à l’écran.Ce sera la première réalisation intégrale d’un opéra célè- Sai iez-vous r&x-niidi 1222a.HUE VISITATION MONTREAL
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.