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Titre :
La renaissance
Éditeur :
  • Montréal :[La renaissance],1935
Contenu spécifique :
samedi 26 octobre 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La renaissance, 1935-10-26, Collections de BAnQ.

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T D Première année — 1X0 19 10 sous Montréal, samedi 26 octobre 1935 Lfl K£MmmC€ HEBDOMADAIRE POLITIQUE ET LITTERAIRE Directeur : OLIVAR ASSELIN M.BOURASSA KING LE GLORIEUX Le Nationaliste venait de se fonder.Il s’ôtait ( lahli dans un ancien magasin de la me Notre-Dame froid comme une glacière, et qui reposait -ut une cave ouverte à l'arrière, où la neige |iéuétrait par bancs.La presse, mue par un moteur à gaz à action intermittente, menaçait à tout moment de dégringoler dans la cave, et le journal, par suite de ees circonstances, ne paraissait jamais avant quatre heures le dimanche matin, bien qu'il lût censé paraître le samedi après-midi.Après quatre mois de cette existence, le rédacteur (c’était moil était forcé de prendre des vacances.Comme je devais passer quelques semaines en Gaspésie triiez un frère curé), la question de mon remplacement ne laissait pas d’être embarrassante, car les journalistes nationalistes étaient rares, à cette époque, et ceux d’entre eux qui voulaient bien se contenter d'un salaire de $20 par semaine, virtuellement introuvables.Me rt ’ certains articles bien tournés que j’avais trouvés dans un éphémère hebdomadaire, la Gazette de Quebec, sous la signature de Ferdinand Paradis, je proposai à celui-ci, que je ne connaissais pas et qui débutait dans l’industrie du bois au Luc-uu-Saumon, sur la Matapédia, de venir faire du journalisme à Montréal, la rémunération devant consister en un billet de chemin de fer et $15 par semaine.Paradis accepta tout de suite.pour la cause.Il posa seulement comme condition d’être présenté à Henri Bourassa, pour qui il avait une véritable vénération.Je l'installai à mon minable domicile, qui à ce moment-là se trouvait rue Drolet, entre l’avenue des Pins et la rue Roy, mais j’eus à peine le temps d'échanger avec lui quelques mots.Je pris le train à 7 b.du soir à la gare Bonaventure et, en route, je griffonnai au crayon, entre Montréal et Saint-Hyacinthe, un mot où je mettais M.Bourassa au courant des circonstances de la venue de Paradis, l’ar la même occasion je faisais part au député de Labelle du désir instant de ce néophyte.M.Bourassa était alors secrétaire de la Sauvegarde et tous les soirs il passait devant le journal pour prendre à la gare Viger le train de Sainte-Rose, où il était en villégiature.Pendant tout un mois Paradis, par 1a glace de l’ancien magasin, le vit défiler, fringant, sautillant ; mais pas une seule fois M.Bourassa ne pensa à entrer saluer ce père de famille (Pafradis était père de famille') venu du fond de la Matapédia pour servir nos idées.Paradis n’est pas loquace, mais j'imagine qu’à voir passer devant sa porte, tous les soirs, le député de Labelle, il perdit quelque peu de son enthousiasme.Moi-même, mon dévouement devait durer longtemps, mais l’affaire me fit quand même quelque chose.En 1908, M.Bourassa était candidat à l’Assemblée législative dans Saint-Jacques et dans Saint-Hyacinthe.Sa candidature dans Saint-Jacques fut décidée 12 jours avant le scrutin.Comme on n’avait pas le sou, i 1 fallut se mettre en quête d’une modeste caisse électorale.En moins de 10 jours, j'avais recueilli $2,800 en sommes de $5 à $50, avec deux souscriptions de $200 chacune.La plupart des gens à qui je m’adressais ne m’avaient jamais vu et je ne les connaissais pas davantage.L’élection terminée et les délais réglementaires écoulés, je suggérai à M.Bourassa d’envoyer sa carte aux souscripteurs, dont aucun ne lui devait rien et dont aucun non plus n’était un aspirant ournisseur de l’Etat ou un entrepreneur de travaux publics.« Ces procédés, dit M.Bourassa, c’est bon pour les charlatans : je ne m’abaisse pas à cette démagogie.» M.Bourassa a continué, et sa défaite dans le comté de Labelle est la chose du monde qui s’explique le mieux, et par cette horreur de la démagogie qui lui faisait de l’ingratitude un point d’honneur, et par ses discours sur la question de savoir si le nationalisme est un péché.Tl y a des journaux qui suggèrent maintenant «me l’ancien député de Labelle soit nommé sénateur.Ils ne courent pas risque de se tromper.M.Bourassa « si bien du bois dont on fait les sénateurs.S’il avait eu un adversaire aux élections de 1980, il aurait été fort convenablement battu.L’aveuglement volontaire d’un Britisher D’après le Daily Express de Londres, édité, on le sait, par notre ancien compatriote Max Aitken, devenu par la grâce de ses millions et de la politique lord Beaverbrook, le verdict électoral du Canada est une preuve du bon sens de la population, surtout en ce qu’il élimine les brouillons et les toqués.« Il y a vingt-cinq ans », dit I’Express, « le Canada a fermé ses pertes à l’immigration étrangère ; depuis, il n’a admis que des Anglo-Saxons et, malgré la misère des temps, les boniments des charlatans n’ont plus prise sur le corps électoral.» Les partis dissidents, notamment la C.C.F.et la Restauration n’avaient pas de caisse électorale et c’était pour eux un grand désavantage dans un pays où l’argent joue un si grand rôle et où celui de Mrs.Eddy peut engendrer des premiers-ministres ; mais lord Beaverbrook aurait bien pu réfléchir que la C.C.F.aussi bien que la Restauration était commandée par des Britishers authentiques, et que c’est surtout dans les provinces anglo-saxonnes qu’elles ont subi les échecs les moins sensibles.Avec quelques millions, M.Stevens eût lait élire plusieurs partisans et M.Woodsworth eût SOMMAIRE LA UROie Il io.-bf recruté un bataillon plus nombreux que celui qui l’a suivi.Au surplus, Beaverbrook aurait pu s’apercevoir que tous les élus du Crédit Social, au nombre de 15 (sur 17) dans la seule province où Aberhart a fait un effort sérieux, l’Alberta, étaient des Anglo-Saxons authentiques.C’est avec d’autres arguments qu’il devra soutenir sa campagne en faveur de l’émigration britannique.M.Godbout II v a déjà quelques jours que M.Edouard Hains, directeur de la conservatrice Revue de Granby, a rendu ce témoignage au ministre de l’Agriculture de la Province de Québec, M.Godbout: On parle encore, et avec enthousiasme, des leçons fortes et justes faites à tous les agriculteurs, vieux comme jeunes, par l'honorable ministre de l'agriculture de Québec au roue de son discours du banquet du premier octobre, à Granby.Le moins politicien des ministres de M.Taschereau.M.Godbout est un technicien doublé d’un honnête homme.Les mains moins attachées, cet homme actif qui a une belle intelligence des problèmes de l’agriculture québécoise imprimerait une impulsion autrement vigoureuse au relèvement fermier, dans notre province où les obstacles à cette reprise sont déjà assez ardus sans que la politique électorale vienne s’en mêler.Il est vrai que M.Godbout lui-même, re soir-là.a déploré l’incursion de la politique partisane, toutes choses qui font voir que M.Godbout mérite mieux que de faire partie de ce cabinet.On a remarqué, entre autres, le tact très souple avec lequel M.Godbout, en parlant de la coopération si nécessaire, a évité d’aller à des précisions qui eussent tiré la ligne si controversée entre la Coopérative et l’U.C- C.M.le ministre a parlé une heure et quart durant et le temps a paru décidément trop court à toute l’assistance impressionnée moins par l’accent de conviction, souvent chaleureux, de l’orateur, que par la profondeur et la netteté des vues qu’il exprimait sur les questions de culture et de cheptel.M.Godbout souffre heureusement 1a comparaison avec ses prédécesseurs.De feu M.Caron, l'homme aux fiches, il ne peut être question.Il ne vovait partout cpie le ioint où distiller de la controverse.De feu M.Perron, M.Godbout n’a pas toute l’autorité rude auprès des autres membres du Cabinet, mais il est plus intelligent et surtout infiniment mieux calé sur la question agricole.Le jour où on lui lâchera un peu les cordeaux, comme disent les gens, ce ministre montera à des hauteurs nouvelles dans l’organisation terrienne, secondé puissamment comme il l’est par des agronomes dont MM.Therrien, Descostes, McClintock, etc., sont des prototypes si marquants.Eux aussi, dont nos fermiers ont appris à mesurer lu science et le dévouement, ont droit à une belle part des honneurs «le la iournée, honneurs qu’ils voudront sûrement partager avec le Cercle local des Fermières.Tous ensemble, ils ont donné, pour ce banquet, un exemple de cette coopération chère au cœur de M.Godbout.On le voit, l’éloge fait du ministre embrasse également les agronomes, et voici tout de suite un nombreux groupe de fonctionnaires, liés au sort de la plus grande industrie de la province de Québec, qui échappent ail reproche (l’action électorale ou de partisanerie formulé contre la plupart de leurs confrères.Si M.Godhout avait les mains libres.Mais précisément, s’il parle si bien et agit si bien, c’est que M.Taschereau le laisse entièrement libre.C’était d’ailleurs le cas de son prédécesseur M.Perron, comme celui de M.Caron, un homme dont on n’a dit tant de mal que parce qu’il insistait pour que ses subalternes les agronomes fissent de l’agronomie avant de faire de la politique.d’opposition.Les contrats de l’Ontario pour la fourniture du courant électrique La résiliation, ou plutôt la répudiation, des contrats passés par la Commission Hydro-Electrique d’Ontario avec quatre compagnies québécoises pour la fourniture de courant électrique, avait été votée à la dernière session de l’Assemblée législative, mais avec un dispositif portant que la répudiation ne deviendrait effective qu’une fois proclamée par le gouvernement de la province, c’est-à-dire par le cabinet.En vertu de ces contrats la Commission Hydro-Electrique aurait été tenue de prendre de quatre compagnies différentes — Beauharnois, Maclaren, Vallée de l’Ottawa et Gatineau — 525,000 c.v., au prix total de quelque six millions de dollars par année.Le vendredi 18 octobre la Commission Hvdro-Electrique déclarait qu’elle pourrait fort bien se dispenser de la fourniture de courant envisagée dans les quatre contrats à résilier, et il est probable qu’à l’heure actuelle la répudiation est promulguée.Jusqu’ici on avait cru entendre que M.Hepburn motivait son décret de répudiation par l’irrégularité des contrats, et que cette irrégularité tenait à la corruption de certains des agents chargés de signer au nom de la province.Mais il paraît que M.Hepburn invoque l’intérêt public seulement, et que la raison de moralité ne doit pas entrer en ligne de compte.Or, nous l'avons dit à l’époque du vote de la Chambre, nous ne comprenons pas qu’un gouvernement se fonde uniquement sur les désavantages d’un contrat pour i le répudier.Nous n'avons pas changé d’opinion depuis.M.Hepburn, interrogé à ce sujet, a déclaré pouvoir compter éventuellement sur le concours d’Ottawa, où le gouvernement d’Ontario « compte maintenant des amis ».La question se pose donc maintenant sur un tout autre terrain, et l’on sera curieux de voir si la répudiation d’un acte librement posé par les prédécesseurs de M.Hepburn sera approuvée par le cabinet King.En page deux : Liiez nous ci ailleurs Olivar Asski.in En page trois : Le blocus continental André Bow.MAN En page quatre : Valcartii-r, morne plajnc ! Jean-Louis Cagnon En page cinq : Un nouveau poète La critique «les livres M.A.Lamarche, o.p.Armand Rio En page six : Simples pensées de femme La conférence interprovinoinle Jules Bazin Georges Langlois En page sept : N’éteignons pas lu lumière La mode à Paris Hélène Roli.in Hélène Roulans En page huit : Chronique du sport Jean-Rorert Bonnier En page neuf : « Marie-Claire » Louis Peli.anü Dans nos cinémas Louis Pelland En page dix : Le réveil du nationalisme écossais Thomas Greenwood Impressions de province Philippe Bf.rtault La sécurité juridique, condition de lu prospérité économique Albert Buisson En page onze : Le développement de l’assurance Jean-Marie Nadeau Chronique financière Augur En page douze La psychanalyse Le congrès est fini Le « Pou du ciel » Dr G.A.Séguin Léon Lortif.Henri Mignet Ce qui se passe à Genève L’Agence Havas, dont les sympathies genevoises sont connues, écrit de Genève au Temps de Paris, évidemment sous l’inspiration des fonctionnaires de la Société des Nations : On s’est étonné, dans certains milieux internationaux, que l’article 16 ait été reconnu applicable à l’Italie dans le conflit actuel, alors qu’il n’a été appliqué ni dans l’affaire sino-japonaise, ni dans l’affaire du Gbaco, ni plus récemment, à l’Allemagne.La réponse à cette objection est bien simple : 1 3 L’affaire sino-japonaise est, de toutes celles (pie l’on a citées, la seule qui, à quelque égard, pourrait être comparée à l’affaire actuelle.Mais on remarquera : a) Que la Chine, à aucun moment, n’a demandé, soit au conseil ou à l’assemblée, soit individuellement aux membres de la Société, l’application de l’article 16 ; b) Que, tandis que les opérations militaires se poursuivaient en Mandchourie ou à Shanghaï, la Chine continuait d’entretenir avec le Japon des relations diplomatiques (pii, à aucun moment, ne furent interrompues.Non seulement donc, la guerre n’avait pas été déclarée, mais l'état de guerre, au sens juridique du terme, n’a jamais complètement existé ; c) Enfin, le fait qu’aux tenues des traités en vigueur, le Japon avait un droit étendu de garnison en territoire chinois enlevait, à l’origine, à son action militaire, le caractère de netteté qui résulte d’un franchissement de f rentière.2° Les conditions dans lesquelles lu guerre du Chaco s’est engagée sont si obscures que ceux mêmes qui s’étonnent de ce que l’article 16 n’ait pas été appliqué seraient en peine de dire auquel (les deux belligérants il eût dû l’être.La Bolivie, il est vrai, demanda le 10 mai 1633 l’application de l’article 16 contre le Paraguay, lorsqu’elle en eut reçu une déclaration de guerre formelle- Mais, à cette date, les hostilités se poursuivaient déjà depuis longtemps et il eût été bien arbitraire de faire découler l'application de l’article 16 d’une déclaration de guerre «|ui ne faisait que consacrer un état de fait.Dans le rapport exposant les circonstances du différend qu’adopta l’assemblée extraordinaire d’octobre 1934, il est dit : « Pendant plusieurs mois les hostilités se sont poursuivies sans qu’aucune des parties ait fait appel à la Société des Nations, soit en vertu de l’article 11, soit en vertu de l’article 13.L’assemblée doit donc constater qu’aucune des parties n’a rempli ses engagements aux termes de l’article 12 du pacte.» Cette situation complexe explique (pie les puissances aient appliqué l'embargo des armes aux deux parties et (pie 1 assemblée ait approuvé cette mesure.Après l’acceptation des recommandations de l'assemblée par la Bolivie et leur rejet par le Paraguay, le comité consultatif constitué par l’assemblée recommanda aux membres de la Société de ne maintenir l’embargo qu’à l’égard du Paraguay.3° Oucnt au fait que l’article 16 n’a pas été appliqué à l’Ail (-magne lorsqu’elle a répudié ses obligations concernant la limitation des armements, il résulte très simplement dice que l'Allemagne n’a pas recouru à la guerre et que c'est le cas de recours à lu guerre que \ise expressément et uniquement l’article 16 du pacte.Et voilà pourquoi votre fille est muette.Quant à vouloir faire intervenir la Société dans tin litige où l'Angleterre elle-même est partie a une violation des traités internationaux — et c’était son cas quand elle signa avec l’Allemagne, sans prévenir la I rance ni l’Italie, sa convention 1 navale, — ce serait bien un comble.Ce n'est pas pour rien que les Britanniques se sont ménagé dans la Société de Genève une demi-douzaine de sièges dont le Statut de ^ estminster est censé garantir 1 indépendance mais ne garantit que la servilité.Sans défense ?j « Si nos pauvres petits délégués à Genève ont le courage de proclamer cette vérité que le Canada ne veut pas participer à des mesures de représailles militaires contre 1 Italie, nous les approuverons.Mais nous profitons une fois de plus de ces circonstances instructives pour repéter fermement que notre pays n a rien a faire à Genève sinon que de s’v préparer des humiliations inutiles ou des ; manquements aux engagements pris tacitement ou explicitement.La faillite morale de la Ligue des j Nations a commencé le jour de son institution.Retirons-nous de cette vaine entreprise humaine avant que la bonne renommée canadienne n’y soit compromise.» C’est le Soleil qui parle ainsi, et rien ne nous est plus agréable que de voir l’organe de M.Ernest Lapointe faire cette confession.Mais pourquoi le Soleil commence-t-il par dire que l’armée italienne va en Ethiopie « exterminer des populations sans défense » ?Un peuple soutenu par la S.D.N.tout entière et ouvertement soutenue par l’Empire britannique n’est pas sans défense.Et il lui reste toujours la ressource d’émasculer ses ennemis, suivant la louable coutume éthiopienne.Olivar ASSELIN SI 8014 tl t>l XllSStXU 26 octobre 192.7 — Chez nous et ailleurs l'h orna s Croon wood Il débute au jourd'lnti comme corn'spondaiit de la Kkxussvxck à Londres.(a' journaliste île earrière.eone.-|ioiulaut d'une qua-rantaiue de rex lies et de journaux européens, a lait dernièrement une tournée de eonférenees au t'.anada.Nous l’axons reneontré à une conférence qu’il faisait à I l iiixersité de Montréal.C’est un eatlioliipie.parfaitement indépendant des partis politiques d'Angleterre et par conséquent du Canada.II nous fournira deux lettres par mois.Otto ira et les provinces Vu .5 1 mars dernier la Confédération axait prêté : au Manitoba .S1 •>.1 OR.O.'JO à la Saskatchewan .54.125.151 à l'Alberta .11.077.000 à la Colombie .15.014.2114 Il x a dans les campagnes une inactivité qui n'est causée qu'indi-reclemen! par le mauvais état de l'industrie et du commerce.Par sa politiiiue de colonisation le gouvernement local, dans la pro-\ ince de Québec, fait tout ce qu'il peut pour x remédier.Le cas de XL Onésinio Cagnon même temps un sujet de légitime fierté et de jiistifieiitiou pour notre déinoeratie.V oil à un certificat qui n’a probablement pas conté cher à M.I.apointe.car ce xaillant est aussi un modeste.Xos frères fvanco- de MM.Itarlieau, Gumeau, Ites Rochers M a u r a it I t, l.umarelie.Forest, Marie-Victoria et Victor Doré.1,'agenda porte à ce sujet celte note : « I.es conférenciers dont les noms sont précédés d'un astérisque répondront de la question c’est quelque chose, mais lin i posée par l'Exécutif de la Société: Où « télégraphe » en prison, cela vaut 1 allons-nous ?» mieux.Kn tout $74,225.015 Depuis cette date le gouvernement fédéral a avalisé pour S6.721.IIUO de billets du Manitoba et de la Colombie et prêté à I Alberta $2.250,000.I.a somme totale des avances ou des avals consentis par Ottawa aux provinces de l’Ouest dépasse donc sensiblement §{50,000,000.C'est beaucoup.Comme Ottawa n'espère nullement être remboursé île cette somme, même en partie, c est une des raisons pourquoi nous insistons pour que les secours île chômage soient mis intégralement au compte de la Confédération : ainsi, au moins, il n’v aura pas deux manières de traiter les provinces de l’Ouest et celles de l’Est.Le chômage, question Certains journaux dit «indépendants» déplorent que M.Onésinio Cagnon ait été défait dans le comté de Dorchester.C'était, disent-ils.un député supérieur à la inox cime par son indépendance.Si M.Cagnon s'en était tenu à certaines attitude s qu'il avait prist's comme député ministériel, nous déplorerions nous aussi sa défaite : mais l'empressement qu'il a mis à se rallier à M.Bennett ne différait pas de la servilité d'un Sam Cobeil et c’est pourquoi sa défaite nous a réjouis.Dans un peuple où la véritable indépendance est si rare, ce sont ces palinodies qui en détournent le corps électoral, et il faudra des années d'indépendance sincère pour y habituer l'électeur.Les indépendants comme M.Onésime Cagnon ne servent qu’à dégoûter la masse électorale do l'indépendance.La morue canadienne américains l.'l \ion, organe de I ’ l n i o n Saint - Jean - Baptiste d'Amérique, publie dans son dernier numéro la liste des écoliers auxquels il a été attribué des bourses d'études à faire dans les établissements scolaires de la province de Québec.Il y ('it a I I dans le Massachusetts, () dans le Maine.2 dans le Rhode-Island, 4 dans le Connecticut, 4 dans le Vermont, 2 dans le Noxv-llampshire.I dans l'Illinois.>1 dans l'Etal de Nexv-York : on tout qui toucheront cette année $6.024.A part cela, il y a les « protégés particuliers » : 0 dans le Massachusetts, 1 ONTO HAI TEI.EI’HON K; Fltonlcnne trj-Ki IIKl ltl-> PE III II 10Al : 266 ouest, rue St-Jacques Tel.BElair 1474 AVOCAT Elle se x enduit surtout à Bari.L'établissement de l'embargo sur le commerce avec l'Italie nous prive dt' ce marché, bien que le conflit italo-éthiopien ne nous intéresse pas le moins du monde et que la civilisation italienne nous semble infiniment supérieure à celle de l'Ethiopie.L’embargo nous fera perdre quelques millions et dans l'état de notre commerce ce sera quelques millions de trop.En réalité la vente de la morue à l'Italie ne saurait constituer une infraction aux lois de la guerre : mais les marchands qui pratiquent le commerce de la morue séchée seront probablement trop heureux d'alléguer l’embargo pour pressurer le plus possible les pêcheurs, et c’est le gouvernement britannique qui doit être le premier tenu responsable de cette situation.XL La [loi nie jugé par un journal conservateur L'Ottawa Journal, s’exprime ainsi dans un de ses derniers numéros : Le premier homme appelé à Ottawa par M.Mackenzie King a été M.Lapointe.Il ne pouvait appeler un plus fidèle et plus loyal capitaine, un plus beau Canadien.En ce fils du vieux Québec, grand cœur, généreux, aimable, M.King a un conseiller qui n’est pas un actif uniquement pour le chef libéral et son parti.Il est un actif pour sa province et pour le Canada : il est en A l’Université Décora lions et décorés M.Ernest Pezet, membre de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre française, vient de publier un livre, « Aux yeux du monde », où il signale comme un moyen d'action sur l'étranger une plus libérale distribution de rubans rouges.Et M.Pezet a écrit cela avant la visite du cardinal-archevêque, de Québec au pays de nos ancêtres.Il a joliment prévu l’in-lluence de ht décoration sur les décorés.La supposition de person ne (.’est en matière électorale, au Canada, ce qu'on appelle communément la « t é 1 é g r a p b i e ».L’Action catholique la dénonce, ('t à juste titre, car il y a peu de crime plus antisocial que celui qui vise a fausser les verdicts électoraux.encore que, dans eet ordre de choses, un verdict en vaut un autre.Mais puisque rien n’est si facile, en l’espèce, que de réunir les témoins, on s’explique mal que «les gens aussi attachés à la cause de la moralité publique ne fassent pas les frais d’une poursuite contre les « télégraphes ».Un bon sermon, mgm 1 r%: I fji v m HHHm S BORN DF CANADA’S FIN EST BARLEY •V,, fss-l y T ~.>y>'. âSj à®S ipr Ë HH magfi i'6 octobre 1935 MMlfllffHlf POLITIQUE EXTÉRIEURE Idoles allemandes Le blocus continental Le 21 novembre 1806, Napoléon 1er, qui venait d’anéantir l'armée prussienne à léna, décréta le Blocus Continental contre l’An-qlcterre, victorieuse un an plus tôt à Trafalgar.L’empereur croyait porter ainsi un coup mortel à son ennemie irréductible, en quoi il se trompait : il signait sa propre ondamnation.Militairement, il dominait l'Europe; économiquement.il la perdit.On ne saurait, sans danger d’erreur, pousser l'esprit d’analogie au point de comparer la situa-on de 1806 à celle de 1935 et de transposer, sans plus, l’équa-•îon des données historiques, en remplaçant Napoléon par l’Angleterre et celle-ci par l'Italie.Ce serait une formule trop simpliste pour être exacte.On est frappé cependant des ressemblances qui existent entre la situation actuelle de l'Europe et celle de 1806.Il y a 130 ans, l’empereur était devenu, grâce à sa victoire sur les Prussiens, le maître incontesté de l’Europe, encore qu’il y eût un peu partout des souverains dits indépendants.En l’an de grâce 1935, l'Angleterre occupe sur le vieux continent une situation privilégiée due, en très grande partie, à l’effondrement militaire de l'Allemagne et de l’Autriche, et à l'effondrement économique et social de la Russie.En admettant que la Grande-Bretagne n’ait plus la maîtrise navale dans le monde entier, elle la conserve dans les eaux européennes, où elle dispose de tous les points stratégiques nécessaires pour un blocus.Les suites de la guerre ont ruiné presque tous les pays continentaux, et quelles que soient les difficultés économiques de l'Angleterre, Londres est redevenu le marché financier du monde entier.La cavalerie de Saint George — la livre sterling — est reconstituée et se livre à une attaque contre tous les dissidents.C'est plus qu’une domination britannique qui règne sur l'Europe, c'est la main-mise sur tous les leviers de commande, sous un camouflage savant.Or, voici que, le conflit italo-éthiopien s’étant transformé en une crise aiguë anglo-italienne, Londres a déclenché l’offensive — ou la contre-offensive —- contre l'Italie.Le cabinet de Londres voit, ou affecte de voir, dans l'affaire éthiopienne une menace directe sur ses lignes de communication, et il prend des mesures énergiques de redressement.Bien entendu, il ne saurait être question d’opérations militaires aussi longtemps que l’on dispose de cet agréable accessoire diplomatique qu’est la Société des Nations.Londres s’est donc adressé à Genève pour défendre des principes qui cadraient si bien avec ses intérêts.Et la S.D.N.qui, depuis le départ du Japon, de l'Allemagne, du Brésil, et l’abstention des Etats-Unis, est pour ainsi dire une succursale de Downing Street et du Quai d'Orsay, a « marché ».Assemblées, comités, conversations, tout cela s’est résumé à une condamnation morale de l'Italie, puis à une tentative de coercition, à un nouveau blocus continental, mais élargi cette fois, au point d’être devenu un blocus international.Mais c’est là que se trouve la pierre d'achoppement : il est impossible de réaliser l’entente complète entre des nations dont les intérêts sont divergents, et toute tentative de forcer la main des différents gouvernements risque de provoquer des résistances dont les conséquences sont difficiles à prévoir.Déjà on a vu l’Autriche et la Hongrie refuser froidement de s'associer aux sanctions, même économiques, et plusieurs autres pays ont laissé entendre qu’un blocus serait désastreux pour leur commerce.D’autres pays, enfin, ont peut-être donné leur adhésion de principe, mais ne feront rien dans la réalité.Il résulte de tout cela que l’Angleterre seule devra appliquer le blocus, ce qu’elle ne veut ni ne peut faire de façon effective.Dans le domaine des réalités, l’organisme de Genève n’a pas rendu ce que les dirigeants anglais en attendaient.La mauvaise humeur manifestée par certains journaux britanniques pour ce qu'on appelle le fiasco de Genève est simplement due à l'impossibilité matérielle d’entraîner, sur un coup de baguette, le monde entier dans la voie des sanctions et du blocus.Va-t-on voir Londres passer à d’autres mesures, ou bien l’Angleterre va-t-elle se désintéresser des choses du continent et revenir à la politique de Salisbury ?Il y a lieu de croire que le cabinet et 1 opinion britanniques pencheront vers la seconde solution.Déjà des gens bien informés et plusieurs journaux sérieux ont déclaré que l'Angleterre défendrait bien le pacte de Locarno à l’Ouest, mais quelle refusait de remuer un doigt si un conflit quelconque éclate dans l’Est.Ce qui est un précieux avertissement pour l’Autriche, la Pologne, la Lithuanie et les Etats balkaniques, et même aussi pour l’Italie.Husiness as usual.Si les choses continuent longtemps du train où elles vont, il se trouvera bien quelque amiral Con-sett pour raconter les dessous du « blocus continental élargi ».Et bien certainement, en feuilletant l’ouvrage, on ne manquera pas de tomber sur un chapitre qui présentera une ressemblance profonde avec celui qui était intitulé: Business as usual.Non certes que l'Angleterre n'ait pas l’intention d’exercer une douce pression économique —- et diplomatique —¦ sur Rome.L’Angleterre est décidée à bien des choses.Mais elle n’entend pas perdre les occasions de gagner de l'argent quand l’occasion s’en présentera.Et les occasions se sont déjà présentées.Deux exemples entre cent : l’eau indispensable au ravitaillement des troupes italiennes en Erythrée vient toujours d'Aden.Il en est de même du pétrole.Pendant qu’officiellement Londres essaie d’arrêter le ravitaillement de l'Italie, en demandant aux Etats-Unis de placer un embargo sur cet indispensable combustible, des compagnies anglaises, J’Anglo-Iranian, la British Petroleum, la Mex-Shell et la Royal Dutch vendent tranquillement du pétrole aux cuirassés italiens.II est possible que la chose ne dure pas.mais elle a duré assez longtemps pour permettre aux sceptiques de sourire.Déjà, en Angleterre même, les éléments les plus partisans des sanctions économiques, les travaillistes, commencent à gémir.La suppression des exportations de charbon gallois vers l'Italie a mis sur le pavé quelques milliers de mineurs de la principauté.A l’étranger, plusieurs puissances ont regimbé et M.Titulesco, ministre des Affaires étrangères de Roumanie, a tapé du poing sur la table, à Genève, lorsque l’Angleterre a refusé de se prononcer sans équivoque sur les sanctions à prendre en cas d’agression contre un pays de l’Est européen.Le ministre roumain s’est écrié que l’Angleterre n’entendait appliquer de sanctions que contre l’Italie et il a quitté la salle des délibérations.Ce petit incident montre à quel point il est difficile de passer d’une proposition théorique à son application pratique, et d’imposer l’unanimité à un concert de puissances quand une de ces puissances hésite elle-même à pousser les choses jusqu’à leur limite logique.La vague menaçante Il est à peu près certain que les groupements diplomatiques, les ententes régionales et les alliances actuellement en vigueur seront affectés par le conflit qui met aux prises l’Angleterre et l’Italie.Rien n’est encore définitif dans cette question d’une orientation nouvelle de la politique étrangère de Downing Street.Le Parlement est convoqué afin de déterminer, d’accord avec le gouvernement, la ligne de conduite future de l’Angleterre en face des problèmes du continent européen.Mais il y a lieu de croire que si Londres ne se recroqueville pas dans un funeste isolement ¦—- voir le dernier discours de M.Baldwin dans sa propre circonscription de Bewd-lev —¦ il sera extrêmement difficile, sinon impossible, d’inciter l’Angleterre à assumer de nouvelles responsabilités ou à donner des garanties autres que celles qui figurent déjà au pacte de Locarno.De ce fait, il y a quelque chose de changé dans la structure politique de l’Europe.En cas de conflit, ce Le mont Fujiyama m f.e Japon avec toute; sa poésie naturelle.ne sera plus l’Angleterre qui marchera, mais bien la Société des Nations, si toutefois la S.D.N.survit à la dernière « crise de l’action », plus dangereuse pour elle que toutes ses « crises d’inaction », au Chaco et ailleurs.C’est donc toute la question du bassin du Danube et de l'Est européen qui va se poser de nouveau et ce sera aux intéressés à régler entre eux leurs différends et leurs querelles, si l’Angleterre n'a pas un intérêt suffisant pour intervenir.Cela fait présager un avenir orageux.En attendant, il se produit des flottements diplomatiques qui indiquent l’imminence d’un changement d’orientation des pays de l’Est.Ce changement sera précipité par le fait que la situation intérieure des nations balkaniques et danubiennes est devenue des plus instables, que la Pologne est en face de problèmes très délicats à résoudre, que le malaise allemand s’est presque transformé en crise et que la Russie est en proie à des difficultés de toute sorte.Une vague de malaise passe sur l’Europe et elle n’est pas seulement confinée dans la partie orientale ou occidentale du conti • nent.Mais c’est du côté des Balkans que l'horizon est le plus sombre.Insurrection en Grèce, coup d’Etat avorté en Bulgarie, intrigues de palais en Roumanie, apparition du fascisme en Yougoslavie : tout cela constitue un indice certain qu’il y a, comme dans Hamlet.« quelque chose de pourri dans le royaume de Danemark ».L’orage se prépare, comme il est d’usage, dans le sud-est de l'Europe, mais cela ne veut pas dire que la situation dans la Baltique ne donne pas de soucis aux chancelleries.Qu’il y ait eu récemment des pourparlers secrets entre l’Allemagne, la Pologne et la Finlande, cela ne fait de doute pour personne.Il y a eu des conversations officielles que 1 on n a pas cachées, mais il y a eu aussi des prises de contact dont on s'est bien gardé de parler.Et ce sont celles-là surtout qui ont de 1 importance.Elles ont été suivies de voyages diplomatiques assez suspects, comme celui du général Gœmboes, premier - ministre de Hongrie, qui s’est rendu à Berlin, puis à Varsovie, et qui va aller à Belgrade, ou encore celui de M.von Ribbentrop à Bruxelles.La vague menaçante, c’est celle qui menace de renverser plus ou moins légalement tous les pouvoirs établis dans le centre européen pour les remplacer par des cliques, ou tout au moins par des coteries qui n’ont pas précisément la paix pour idéal.Et cette vague progresse d une façon alarmante.et la Roumanie n’a pas, malgré les apparences, beaucoup progressé dans la voie de l’amitié italo-roumaine.C’est qu’au fond de tout le problème se trouve cette hallucinante question de la restauration des Habsbourg, restauration qui ne serait possible qu’avec le concours de l’Italie.Tant que Rome ne jettera pas par-dessus bord toute idée de pousser Othon sur le trône, un fossé existera entre les nations de la Petite-Entente et l’Italie.C’est infiniment regrettable.Mais c’est un fait.De son côté.l’Autriche vient de voir s’effriter encore davantage le gouvernement successeur du cabinet Dollfuss.Le major Fey a été dégommé pour avoir montré trop de germanophilie et le prince de Starhemberg, chef des Heim-wehren.devient chef effectif du gouvernement, présidé par le chancelier Schusshnigg.La crise ministérielle des jours derniers a presque revêtu le caractère d’un coup d’état.Il s'agissait de se débarrasser de la personnalité gê-, n,ante de Fey, sans risquer de provoquer un mouvement populaire.La police et la troupe étaient mobilisées à Vienne dans la crainte d’un putsch qui, bien entendu, ne s’est pas produit.Il y a un an, il a fallu un meurtre pour se débarrasser de Dollfuss; aujourd'hui, il ne faut plus qu’une démission collective pour liquider Fey.C’est le cas de dire : « Trage-diante, comediante.» On est revenu au bon temps de l'opérette viennoise et ce ne sont certes pas les Allemands, si bêtes qu'ils soient à certaines heures, qui feront lever le lièvre avant le bon moment.M.von Papen travaille dans l’ombre avec succès « au rapprochement » de l’Autriche et de l’Allemagne.Il a accompli « de la si belle ouvrage » qu'il est inutile, pour le moment du moins, de tenter un coup de force pour réaliser l’Anschluss, qui se fait tout seul.Tragedian te, comediante.Les changements européens, prévus dès le lendemain de l’assassinat du roi Alexandre 1er de Yougoslavie, se sont à peu près réalisés.La Petite-Entente préfère voir Hitler à Vienne qu’un Habsbourg, ne serait-ce que pour faire échec à l’Italie.Il faut reconnaître que les relations italo-serbes se sont dans une certaine mesure améliorés, mais ils ne sont pas encore ce qu’ils devraient, ni surtout ce qu’ils pourraient être.La Tchécoslovaquie garde une dent contre Rome parce que celle-ci a plus ou moins soutenu les prétentions irrédentistes des Magyars M.Max Hermant a voulu nous expliquer — expliquer non seulement à la France.mais à l'Europe, mais au monde, car c’est tout l’univers qui est intéressé dans la tragique aventure qui se prépare outre-Rhin ¦— le phénomène stupéfiant et tout ensemble effroyable de l'actuel germanisme.Il l'a fait, nous dit-il.« sans aucune intention politique », avec autant d objectivité qu’en met le savant dans son laboratoire à l'analyse d’un fait de nature.Il ne s’agit pas ici d'examiner si l'entente •— / entente réelle — entre la France et I Allemagne est possible, au même degré qu’elle est souhaitable.ni si 1‘Allemagne au fond d’elle-même, malgré toutes ses protestations verbales, ne s’obstine pas tout au contraire dans son éternel désir de « ruée vers l ouest ».Il s’agit de comprendre l origine et le développement du messianisme hitlérien.Car.cela compris, la première question ne se pose plus.Messianisme.Sous son nouveau visage, le germanisme n’est rien d autre.« A l’origine de toute idolâtrie, écrit M.Max Hermant.on trouve un émerveillement.» Pour l’Allemagne, au milieu du XIXe siècle, l'émerveillement a été la Machine, image concrète à ses yeux de la création pure chère à sa métaphysique nébuleuse.« Un peuple de machines mêlé à un peuple vivant », n'était-ce pas là I instrument le plus propre au triomphe du germanisme ?Et dès lors le germanisme eut ses trois temples.Le temple de l'Activité, où l'on rend un culte au mouvement; car l’Allemand, a dit Sieburg, vit dans un état de création permanente.II n'éprouve ni le besoin de former.ni le plaisir de manier un objet achevé.Le besoin de demeurer dans un état créateur, besoin spécifiquement allemand, est en opposition avec le besoin essentiellement français de parachever une oeuvre.L'Allemand adhère plus au devenir qu’il ne tend à la perfection.» Pour lui, le but de la création, c’est la création même.Peu lui importe le rythme du monde; il n’a que faire de cette grande loi enseignant que la création, du jour où elle ne trouve de but qu'en elle-même, se condamne à l’écroulement.Le temple de la Technique, où l'on rend un culte à la raison.Oh! non pas à la raison qui convie l’homme à l'observance des lois naturelles ! — A la raison, sans point d'appui sur le sol.qui entend affranchir l’homme de sa dépendance envers la nature et modeler le monde au gré des déductions philosophiques.Le temple de l'Etat, où l'on consacre, en conséquence des deux premiers dogmes, la toutepuis-sance d’un animal collectif où l’animal humain doit s’abimer tout entier.Le national-socialisme rejette toutes les notions auxquelles 1 Max Hermant, Editions Bernard Grasset, Paris.demeurent attachés tous les autres peuples de la terre, de l’utile et du nuisible, du bien et du mal.Il n'est plus, pour lui.de valeurs morales, mais uniquement des valeurs nationales.Le but devient d'« opposer ce qui est allemand à ce qui ne l’est pas » — d'imposer sous tous les deux ce qui est allemand, pour anéantir tout ce qui ne l'est pas.L’univers ?Fiction qu'il est temps de dissiper.Seule I Allemagne est une réalité.Il y a quelque quarante ans.Henckell écrivait : « L'Univers, c'est nous.» Dans l’espérance allemande, le XXe siècle doit être celui des funérailles de la civilisation chrétienne allant rejoindre dans les nécropoles des musées — si les avions hitlériens en laissent quelques-uns debout — le passé d Athènes et de Rome, le siècle de l avènement de la plus grande, de la plus belle et de la plus riche civilisation germanique.L’Allemagne aspire au cosmos et.répudiant toutes les maximes sacrées d un monde qui d’ores et déjà lui parait aboli, le droit romain, l'idée de justice et la notion de contrat, les principes universels.l’Allemagne est Dieu.Etre Allemand, c'est avoir la grâce suffisante, c’est communier dans une nouvelle religion : la religion nationale.Pour la première fois dans l'histoire des hommes, un peuple en arrive dans ses divagations métaphysiques à ce point d’extravagance de se diviniser lui-même.Chez les peuplades demeurées au stade primitif, qu’ont si remarpuablement étudiées MM.E.Durckheim et L.Lévy-Bruhl, le dieu protecteur de la tribu, c’est un animal sacré, le totem.L’Allemagne s'est totémisée.Outre-Rhin.le totem, c’est la Nation elle-même.Face aux grandes religions dont l’univers a jusqu’ici vécu.l’Allemagne proclame un nouveau Verbe et un nouveau Messie ; l’Idée de l'Allemagne; un nouveau prophète ; le Reich allemand.Et ce Dieu n’a que faire des élévations morales, ni des prières.Rien ne lui plait que l’Action.Et quelle forme de l’Action ?L’Action collective.Or, est-il plus belle forme d’action collective que la guerre ?« La guerre, a écrit Bern-hardi.n» doit pas être considérée comme une barbarie, mais comme Ikxpression la plus haute de la vraie civilisation.» La religion hitlérienne vient, on le voit, de sources lointaines.Le visage de Hegel se profile à son origine.A l'Europe et à l'Univers — puisqu'Europe et Univers sont en cause -— de voir si leur vieil idéal doit accepter de sombrer devant un monstrueux messianisme, si la valeur de l’être humain et la noblesse de la pensée libre, la grâce de la vie et le charme de la tendresse doivent être sacrifiés à un faux dieu.Le livre si remarquable de M.Max Hermant pose toutes les données du drame que VAllemagne espère prochain.A.R.De leur côté, les éléments fascistes autrichiens, représentés par Starhemberg, ont essayé de remonter la pente et grâce à l’appui de l'Italie, ont réussi provisoirement.Si au moins le provisoire en Autriche était comme en France, permanent, on pourrait croire que la menace de l’Anschluss est écartée.Mais à Vienne le provisoire est provisoire et rien de plus.L’Hôtel Impérial, à Tokio André BOWMAN Régimes politiques A M.Frédéric Lefèvre, rédacteur en chef des NOUVELLES LITTÉRAIRES, qui était allé l’interroger, M.Oliveira Salazar, le président-dictateur du Portugal qui, en quelques années, par une action clairvoyante et énergique, a tiré son pays du marasme et l’a ramené à la prospérité, a fait la déclaration suivante : Les régimes politiques sont variables selon les circonstances de temps et de milieu.Il n y a pas de régime politique idéal qui vaille également dans tous les temps et dans tous les pays, mais il y a certains principes fondamentaux communs à tous les régimes politiques, même les plus opposés, et sans lesquels il n’y a pas de gouvernement possible si l’on entend par gouvernement un gouvernement qui gouverne.i .et le Japon tel que les étrangers le sabotent avec des monuments de ce genre dont le style bâtard est une odieuse parodie de l’architecture nippone et de l’art moderne européen.( ifiRmnfffim 2 b octobre 7 9.7.7 Grand reportage inédit de JEAN-LOUIS GAGNON Au rus où nos lecteurs croiraient froncer dans le texte ci-dessous quel-(» et 91.10 tnxe Inrliise ¦lillets eliev.I,Iii el A l’hôtel Mlr.-t'»rlti>ii A imrtir aln 211 courant if nsi i|iir ehez.Mlle IlesninruiM, •¦rtW, chemin île In Vôte-iles-Niïltre*.',111,link OOHO.?/ / / / / ./ / ?/ / / / / / / / / / / / / * / / / / * / / / / / / / / WW\ N % V N % A WVWVVA VWV rWSxNTS l’opérette fumeuse La Mascotte avec Lucien Baroux, Germaine Roger et Dranem m pnqrnmm* doubla avec Tramel et Colette Darfeuil LE PÈRE LAMPION une satire «les niteurs politiques françaises.I CINEMA DE PARIS s / / a vu d’aussi ahurissante que celle des l'-poux célibataires.Vraiment il n’y a pas lieu de s’en plaindre car toute cette série de situations fausses et souvent très drôles, cette cascade de quiproquos, tout ce méh-mélo est traité avec une verve et un entrain qui en font oublier l’invraisemblance et pardonner l’extrême complicaton.Pour ne pas risquer de nous égarer da is les labyrinthes du scénario notons seulement que le film débute par un mariage où il y a erreur sur la personne, que le marié meurt, qu’une autre se fait passer pour la veuve, que la vraie mariée change d’idée et veut reprendre son titre de veuve, que le marié ressucite, qu’on découvre que ce n’était pas lui, le marié, que ce dernier est lord sans le savoir (du moins le croit-il jusqu’à preuve du contraire) que la veuve se marie et s’aperçoit que son nouvel époux n’est autre que son premier mari.Enfin tout se termine par un mariage en bonne et due forme que nous avons tout lieu de cro re authentique, celui-là, entre la supposée veuve et le pseudomari qu’on avait crû mort.Evidemment il y a beaucoup trop de choses dans ce film pour que le rythme ne s’en ressente un |>eu.Les scènes qui se déroulent depuis le début jusqu’à la consommation du premier mariage forment un tout assez homogène, après quoi il y a arrêt brusque.Une autre série de scènes toutes différentes viennent se grouper et forment la deuxième parte du film.Enfin tout j se mêle et forme une troisième et dernière partie.On dirait un découpage en trois actes comme au théâtre.Somme toute, la cadence ne s’en | trouve rompue que pour le plus grand bien du spectateur qui peut ainsi mettre un peu d’ordre dans ses idées.Une technique impeccable : son et photographie ; des décors fastueux, des scènes de music-hall d’inspiration originale, un dialogue qui ne manque | pas d’esprit et une interprétation de tout premier ordre : Mona Goya, Sim Viva, Jean Rousselière, Pizella I et Madeleine Guitty, font des Epoux i célibataires un film matériellement irréprochable et presque parfait en son genre.Louis PELLAND -• - Histoire du cinéma Nous avons si vite pris l'habitude du cinéma parlant que c’est à peine si nous nous souvenons qu’il fut, il y a quelques années, silencieux.C’est d re que les débuts du cinéma sont inconnus ou oubliés de la plupart, et que M.J.G.Auriol comble une lacune en résumant dans Pour Vous l’histoire du cinéma.En fait, l’h stoire du cinéma commence à Louis Lumière, mais n’a d’intérêt que du jour où Georges Méhès « lui donna une valeur d’amusement ».« Ce fut, dit M.Aur’ol, l’époque du truquage et de la fantasmagorie rococo et.comme Méliès, inventeur, metteur en scène, peintre, acteur, était poète par surcroît, il est demuré supérieur à ses imitateurs.» Le cinéma entre dans sa seconde phase avec Louis Feuillade qui tourne des bandes sur un véritable scénar.o où une intrigue se noue et se dénoue.Les progrès du cinéma commencent 1 à s’accentuer au début de la troisième période, alors qu’on tourne des résumés de pièces de théâtre.« Désonna s, rapporte M.Auriol, on va chercher à faire de l’art et l’on va apprendre à se servir de la lumière artificielle : le boudoir de la plage de Trouville, ne risquera plus d’être emporté par un coup de vent inattendu.Pathé, installé à Joinville, fonde une succursale en Amérique ; Gaumont construit les studios de la Villette ; Jourjon ceux d’Ep.nay, puis ceux de New-Jersey.Entre temps, un : certain colonel Sclig s’établit en Californie et y attire pour toujours le grand metteur en scène américain D.-W.Griffith.Parmi les Français déjà connus au début de celte période în-dustrielle, citons les noms de Feuillade, Gance, Perret, Feyder (à Paris), LES BIOGRAPHIES CANADIENNES-FRANÇAISES publiées par RAPHAEL OUIMET H ml nôvcNMiiIre que Iimim Ion ii seriez-vous?V ’ 1 .11 plus «le satisfaire % os besoins présents, votre revenu actuel pourvoildl aussi ù assurer la sécurité du vieillard I i ez pas que la W période productive «Pun f être humain 11e correspond pas A la duree de sa vie.TME >12.0üe*I.rue St-Jscques Montréal 71, rue St-Pierre.QUÉBEC Dominion Life ASSURANCE COMPANY »AUl SABY (MILE OAOUST.A J PINARD 6ESAMT SiNANTI ADJOINTS Le coût de la vie Jamais le coût des marchandises 11’a dépendu des mesures de force prises par les gouvernements.La ha isse de la vie 11e se décrète pas; elle 11e s’impose pas par en-haut.Elle découle, de façon naturelle, d’une sage gestion financière, liée elle-même à une sage administration politique — qui met à lion compte les services de l’Etat et permet aux divers agents travaillant a la production des marchandises de réduire leurs frais généraux et, par conséquent, leurs prix de vente.Une erreur trop fréquente fait retomber la responsabilité de la vie chère sur ceux (pii fabriquent ou vendent les marchandises.Nous ne disons pas qu’il n’y ait pas des aims (il y a eu surtout des abus dans les périodes de troubles monétaires, où les fluctuations des prix favorisaient les profits spéculatifs).Mais, dans l’immense majorité des cas, h- tortionnaire, le véritable mcrcanti n’est pas l’industriel ou l’agriculteur à qui l’on doit la création de la marchandise; ce n’est pas davantage le commerçant qui a pour rôle de la mettre en contact avec le besoin en la répartissant dans le temps et dans l’espace: le véritable bourreau du consommateu, l’authentique organisateur de la vie obère, c’est le Fisc, c’est-à-dire l’Etat lui-même qui, pour la rémunération de ses lions (ou mauvais) offices, prélève sur la production nationale un tribut terriblement usuraire.Georges DOVINE fDe la Gazette d’Aunis) CHRONIQUE FINANCIÈRE par AUGUR Une éclaircie Dans 1 espace de quelques jours, 1 incertitude qui régnait sur le marché financier s’est dissipée.Il n’y a pas eu pourtant de changement profond dans l’économie du pays, ni même dans celle des Etats-Unis.La situation générale est.à peu de chose près, la même qu’il y a huit jours.On pourrait même dire que les événements politiques militent contre une reprise de la confiance et de l’activité.Mais il y a eu, entre temps, des élections fédérales, dont les résultats ont calmé les appréhensions du public.L’inexistance à peu près complète d’éléments ultra-radicaux au sein du Parlement et la majorité remarquable gagnée par un des anciens partis permettent d’escompter une période de restauration économique au cours de laquelle le gouvernement ne se livrera pas à quelque aimable fantaisie financière, monétaire ou budgétaire susceptible de détruire ce qui reste du crédit national.On peut être assuré d’une période stable de quatre ou cinq ans suffisante pour mettre un peu d’ordre dans les affaires du pays.Le plus gros danger est écarté : celui de l’arrivée au pouvoir d’expérimentateurs dans le domaine économique.De plus, la victoire libérale permet normalement d’espérer plus qu’on n’aurait pu attendre d’une victoire conservatrice, car il est hors de doute que le nouveau gouvernement ne suivra pas rigoureusement la même politique du blé que son prédécesseur, ni la même ligne de conduite en ce qui concerne le tarifs douaniers.Il y a un minimum « d’améliorations » auquel on peut s’attendre sans trop préjuger de l’avenir.Il serait cependant imprudent de croire au retour d’une ère de prospérité sans limite.Les éléments ne sont pas encore assez favorables pour que l’on puisse même parler de stabilisation économique, en attendant une stabilisation monétaire indispensable.Mais le sentiment est certainement meilleur et l’on peut espérer obtenir des Etats Unis des concessions qui n’auraient probablement pas été accordées sous un régime conservateur.Il est extrêmement difficile de se prononcer sur la question de l’inflation éventuelle du dollar canadien.Si les éléments de l’Ouest ont le dernier mot, on peut craindre que l’Etat ne se trouve en face de difficultés financières telles qu’il n’y ait d’autre recours qu’une nouvelle dévaluation du dollar.Mais cette éventualité n’est heureusement pas encore passée à l’état de certitude.Dans le domaine budgétaire, il est probable qu’il y aura i révision dans le sens d’un adoucissement de l’impôt, ne serait-ce que pour faciliter les rentrées et ne pas tarir entièrement la source des ca-pilaux.Ce dernier point est intéressant, en ce sens qu’il est impossible de j s’attendre à une reprise des affaires si le loyer de l’argent est trop élevé par I suite de la destruction lente, mais effective, du capital national.La tendance On note depuis quelques jours une certaine activité et des cours fermes sur le marché mobilier à Montréal.Les obligations, hésitantes, puis fléchissantes à la veille des élections, se sont redressées, ce qui montre une amélioration du crédit de l’Etat.Plusieurs titres de bourse, en recul à la suite de certaines pressions spéculatives, sont revenus à leurs anciens cours et l’on entrevoit même une reprise du bâtiment, ce qui entraînerait, comme toujours, un raffermissement général de l’industrie.Les spéculateurs à longue date montreront une certaine prudence en plaçant en portefeuille quelques titres qui se rattachent à l’industrie de la construction, après avoir choisi leurs valeurs, comme il se doit.1 ant que les possibilités d’inflation restent éloignées, il n’y a pas lieu de se lancer trop vite dans le groupe des aurifères à rendement assuré, parce que ces valeurs ont déjà atteint à peu près leur maximum de rendement et ne serait appelées à bénéficier d’une hausse qu’en cas de dévaluation bien carac-tér sée.Les mines plus jeunes, qui ont dans les conditions actuelles un potentiel d’expansion, sont plus intéressantes, mais il est probable que les valeurs minières de métaux usuels ou spéciaux ont devant elles une marge plus grande d’appréciation.La situation internationale est telle que l’on peut espérer voir les exportations de cuivre et de nickel se poursuivre sur une assez vaste échelle.Il serait bon aussi de ne pas négliger entièrement les valeurs de compagnies de papier.On ne peut encore faire de pronostics bien sérieux sur la tendance des textiles : il faudra attendre que le gouvernement prenne une décision touchant les droits d’importation sur les laines et les cotons.Il est possible toutefois que le prix du textile brut augmente en raison des besoins militaires, mais cela n’implique pas nécessairement une hausse des recettes, et encore moins des bénéfices définitifs.La tenue du marché de New-York permet de croire que l’activité du marché mobilier finira par se transmettre jusqu’à 1 oronto et à Montréal et l’on peut envisager avec plus de confiance l’avenir de la bourse et des valeurs.AUGUR Abonnez-vous ù la Renaissance avant de partir pour la campagne; vous serez assuré de pouvoir faire des lectures agréables durant votre villégiature.CH ezWOODHOUS Vega standard à tablette élevée Ce poêle, d'une valeur exceptionnelle, est construit en acier poli Inoxyda.ble recouvert d’émail ivoire.La forme ovale du foyer assure une grande chaleur à peu de frais.Le fourneau, muni d'un thormomètre sensible, cuit d’une manière égale.Grille il bois donné par surcroît.$ Premier nroniHtp 1 S.r* Versement meiiNiicl .nans intérêt: $2.0S Poêle « Québec » Ce 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sons intérêt : .Slî.SS Premier acompte : $5.Versement mensuel sans intérêt : $2.fit CO.Limited, X05 RUE SAINTE-CATHERINE I OUEST.MONTREAL __________ I Londres Birmingham Liverpool Manchester Leeds Nottingham Hull Newenstle-on-Tyne Southampton Middleshorough Sunderland Bristol Cardiff Edimbourg Glasgow Belfast Dublin MRtmttmu 12 26 octobre* 7 9.7.7 Le congrès est fini Les quotidiens ont abondamment J parlé des conférences publiques et ties expositions qui accompagnaient le congrès de 1 Aci-'.vs.Mais les séances des différentes sections, ne s'adressant qu’aux spécialistes, axa eut un caractère d esotensme ou 1 homme moyen a bien îles raisons de se croire perdu.Il n'en est pas moins vrai que pour tous ceux qui participent activement a ces assises scientifiques elles en sont la partie la plus importante, ce pourquoi même ils se réunissent.Qu'on me permette d’en dire un mot et d’analyser brièvement l'ensemble de ces quelque cent vingt communications qui constituent une espèce de bilan de notre production scientifique.Une chose frappe le profane.C’est l’apparent déséquilibre des sciences exactes et des sciences naturelles.Une vingtaine de notes pour les premières et près de quatre fois ce nombre en botanique, zoologie et géologie.Pas n’est besoin de faire comprendre aux initiés qu'il est logique qu'il en soit ainsi.On conçoit que la flore et la faune de notre pays sont une mine qui sera longtemps féconde et dont l’inventaire général et régional est encore embryonnaire.La systématique et la statistique tiennent une large place dans le programme de ces sections.L’avancement des sciences naturelles n'est possible que par la contribution qu’apportent tous les patients chercheurs, troupiers in-tatigables dont les loisirs sont un joyeux labeur.Les résultats de chacun s’intégrent dans l’œuvre magistrale de celui qui est comme leur commandant-en-chef, le frère Mar e-Yictorin.Rappelons en outre que le bataillon de ces amateurs éclairés est flanqué de nombreux professionnels, professeurs d'université, spécialistes à l’emploi des gouvernements provincial et fédéral.La matière est vaste, le champ immense et presque vierge; il n’y aura jamais trop d’ouvriers.A côté de cette belle phalange, il \ a une autre équipe, qui effectue dans un domaine connexe un travail aussi méthodique.Le laboratoire de biologie marine de l’Université Laval, à Trois-Pistoles, édifie une œuvre d'une envergure considérable et qui assure aux congrès une collaboration assidue et nombreuse.Sous l’habile direction de l’abbé Alexandre Yaehon, dont la Faculté des Sciences a tenu à reconnaître le mérite et la valeur en lui conférant le titre de docteur ès sciences, honoris causa, un groupe de chercheurs contribue à inventorier la faune marine et à appliquer à l’estuaire du Saint-Laurent les méthodes de l’océanographie moderne.Voilà donc deux tendances très nettes, avec un plan d’ensemble bien délimité.Un autre plan s’avère en géolog:e avec l'abbé Laverdière et M.Cari Fæssler, qui tentent d'élucider le problème que présentent la rivière et la chute de Montmorency.Rappelons encore, en biologie médicale.les travaux de l’école du professeur Pierre Masson.Dans toutes ces directions le travail est bien engagé, l’avenir plein de promesses.Si nous remarquons l’absence momentanée de communications de certains laboratoires, c’est que dans la recherche il n’est pas permis de rien laisser au hasard et qu'on ne peut improviser les résultats.C’est l’école de la soumission aux faits.Dans ces conditions, le labeur d’une année est bien peu dans l’ensemble des opérations.Les travaux de longue haleine menés au laboratoire sont pleins d’aléas, ils nécessitent une foule de recoupements, de sévères contre-épreuves, parfois même une expérience cruciale qui vient infirmer toute une série de brillantes conclusions que l’on s’était cru en droit de tirer d'autnexpériences plus simples mais ne présentant pas la même rigueur.C’est ici que l’homme de laboratoire se trouve handicappé.Il n’existe pas de chimie, de physique, de bactériologie, de mathématiques canadiennes.Ces sciences sont universelles par essence.Si la matière est vaste, elle est partout la même et soumise au> mêmes lois, le nombre des travailleurs est énorme qui peinent sur les mêmes questions.Le champ de chacun se rétrécit, la concurrence est plus âpre.Il faut ici des professionnels de la recherche, des budgets considérables, un appareillage coûteux, de produits rares, ce que chacun ne peut trouver chez soi.Rien d'étonnant alors que ces disciplines puissent, au?; yeux du grand public, faire piètre figure.Ce n’est pas un plaido r q .¦ je fais ici, ni une mise au point, je désire simplement dissi] une illusion d an» laquelle il est trop facile de tomber.La v ingtaine de notes présentées dans les sections des sciences exactes sont le fruit d’un labeur que le profane est loin de soupçonner.Avant de passer outre, constatons l’intérêt que l’on manifeste envers les pionniers de la science canadienne.Fous ne sont pas des as.comme d’ilérelle, loin de là; ce sont plutôt des curieux, des velléitaires de la recherche que Meilleur et Crevier.mais on doit leur savoir gré des efforts qu’ils ont tentés.La v isite des laboratoires de 1 1 ni versité a fait toucher du doigt le point névralgique du problème universitaire.Au laboratoire de chimie, où je me trouvais alors, il y avait, comme quatre fois chaque semaine, et nt dix élèves occupant quatrc-i'inyt douze places.Trois groupes y taisaient chacun une série différente de manipulations.I .es fumées de 1 un gênaient les exercices plus précis îles deux autres.Pour treize élèves avancés il il v a qu’une seule balance de précision et deux autres moins fiables qu’ils doivent quand même utilisei.Dans les laboratoires de recherche l’espace est utilisé au maximum.Chacun, professeurs et chercheurs, s’est fait une installation de fortune où il est entouré de ses livres, de ses appareils, des réactifs et de fourneaux.Les plafonds sont crevés, les murs lézardés, l'aération rudimentaire sinon inexistante.C’est bien beau de recevoir les félicitations de es collègues, de recueillir quelques applaudissements, le désintéressement des savants est proverbial — c’est une rengaine comme celle du juif errant — mais on se prend à penser que toute cette jeunesse qui est entre nos mains attend de nous un enseignement que nous avons à cœur de lui donner, mais que nous ne pouvons lui offrir à cause de la misère de nos moyens; on songe que toute cette science que nous ne pouvons lui inculquer.elle en aura besoin, le pays en aura besoin, si nous voulons être utre chose que des employés, des subalternes et des laissés pour compte.11 faut vraiment une dose surhumaine de courage et de bonne volonté pour persévérer dans la voie que nous avons choisi de suivre parce que nous la croyons nécessaire.Au diable les querelles d'allemand, les rancunes doucement chéries, les chétives rivalités personnelles, il y a un : intérêt plus élevé que tout cela, c’est ! celui de notre peuple, de notre jeunesse qui nous commande de lui assurer, et tout de suite, les moyens j l'arriver à une maîtrise que nos devanciers se repentent d'avoir mépri- ; sée.Si nous sommes des réalistes, prouvons-le.La réalité est triste au-| jourd'hui : c’est le supplice de Tantale.Cent hommes de bonne volonté, avec le concours des pouvoirs puhlics qui sauront encore se montrer généreux si les particuliers le sont, pourraient résoudre à tout jamais le problème angoissant qui nous étreint et qui, petit à petit, mine les chances ,1e survie de notre peuple.On trouve de l’argent pour renflouer les sports et les théâtres, on n’en trouvera pas pour empêcher l'esprit de sombrer ?Pensées néfastes que nous suggère un congrès si plein de promesses.Si ; dans l’adversité les résultats sont si consolants, que sera-ce lorsque, non nas dans la richesse mais dans la simple assurance du lendemain, les : chefs de cette vaillante équipe pourront assumer leur véritable rôle de guides et de conseillers ?I.éon LORTIE A quoi tient le bégaiement?D’après un médecin américain de la « Johns Hopkins University », le bégaiement pourrait bien tenir dans certains cas à des erreurs de régime alimentaire durant le jeune âge.Pour ce praticien, M.Knight Dunlap, l’enfant bègue serait tel pour n’avoir pas assez consommé de viande, pour avoir été soumis à un végétarisme excessif.Son opinion, qui sera sans doute discutée, est que l'enfant, à partir de l’âge de deux ans, doit consommer de la viande ! « au moins » deux fois par jour.Mais il y a des enfants qui n’aiment guère la viande, et l’impression du praticien : américain est qu’assez souvent ils sont atteints de bégaiement.En faudrai'.-il conclure que les sujets bègues, adultes, devraient adopter un régime spéciale-1 ment riche en viande ?Ce serait peut-être exagéré.En tout cas, la notion proposée est curieuse, et, semble-t-il, devrait être approfondie.Elle ne sera certainement pas adoptée telle qu elle, sans une plus ample démonstration.i 11^ — Désolée.,1e n’al rien pour vous, mon brave : je suis membre île la S.r.D.A.Chronique médicale La psychanalyse L’inconscient est, nous l’avons vu, ce coin de l’âme où gîtent, entassés pêle-mêle, dans un beau désordre qui est loin d’être un effet de l’art, les instincts, les idées, les images, les souvenirs ; tout un monde interlope qui grouille, prie, se bat, sommeille ou fait l’amour sous l’œil attendri d une aimable entremetteuse.Dame Libido.C’est une société incorporée dans l'acception la plus large du terme, car le propre des idées est de s’asseoir entre elles, de se combiner, de se compléter.Accouplements louches, unions légitimes, concubinage éhonté, tous les modes d’association des idées sont admissibles parce que tous ils concour-rent, suivant Freud, à une seule eî ! même fin ; la satisfaction de l’instinct sexuel.Deux lois, énoncées par Freud, régissent le mécanisme de l’association des idées : la loi de la condensation et la loi du déplacement.C'est ainsi que deux images, ou deux sentiments, même s’ils sont tout à fait dissemblables, en arrivent à se fusionner au point qu'ils soient unis par une impression affective commune.Que de fois, en effet, ne nous arrive-t-il pas ! de sentir confusément à la fois de l’amour et de la haine pour un même être ?Que de peureux sont des braves qui s’ignorent, et vice versa ?Et de cette opération mentale de condensation qui se pratique à notre insu, naissent des images composites et des sentiments étranges que l’individu sain, et à plus forte raison le névrosé ou l’aliéné, ne pourront pas reconnaître.Le déplacement, d’autre part, est « le travail qui tend à détacher le sentiment ou l’émotion de son objet principal pour les attacher à des objets accessoires ».Ainsi, le souvenir d’une personne aimée peut s’être complètement effacé dans la nuit du temps, et cependant la vue ou le contact d’objets qui lui ont appartenu, ou qui ne s’en rapprochent que pour des raisons de ressemblance ou de contraste, continuent d’éveiller une émotion.Le fétichisme, perversion sexuelle, et le collectionnarisme morbide, s’observeront chez les individus dont le déplacement est fixe et constant.Refoulées dans l’inconscient, travesties, condensées ou déplacées, les représentations mentales cessent à la longue d’avoir un rapport même lointain avec les faits, les souvenirs et les sentiments qui les ont fait naître.C’est ce qui explique l’état d’âme et les réactions si particulières des névrosés et surtout des aliénés.Chez ces derniers, la conscience claire a perdu le pouvoir de reconnaître les idées sous leur vrai jour, les images sous leurs vraies couleurs ; le contenu de l’inconscient est à ce point déformé qu’il ne s’adapte plus aux besoins de la vie consciente.Le malade vit dans un monde irréel, étranger ; c’est un aliéné dans le sens le plus strict du terme.Le prétendu rôle de la psychanalyse consiste à frayer un chemin, en sens inverse cette fois, dans le labyrinthe de l’inconscient, à dissocier les idées, à jeter bas le masque qui cache leur J véritable physionomie pour en arriver enfin à retrouver l’état affectif qui j les a primitivement animées.Méthode essentielleemnt inductive, fil d’Ariane \ qui, d’oubliettes en oubliettes, conduit i au ressort caché, à la ficelle secrète qui imprime aux malades mentaux leurs mouvements de pantins fantasques et grotesques.Nous n’avons jamais ass sté à une séance de psychanalyse, ( nous allions dire de spiritisme, tant le rappel de souvenirs disparus ressemble à ces tentatives d’évocations d’esprits que l'on a point la décence de laisser dormir en paix), mais par contre le cinéma américain nous montre, entre autres aménités, comment on procède à la mise en opération d’une délicate ( ! ) exploration de l'âme des criminels, que nous appellerons, faute de mieux, le « third degree ».Entre cette méthode brutale d’investigation et certains jeux anod ns de société dont nous étions friands au temps de notre jeunesse (à l’âge où l’on s’occupe sagement à déchiffrer des rébus et des charades au lieu de courir après les femmes), il y a place pour un moyen terme, une façon élégante et, nous dit-on, fort rémunérative de mettre les âmes à nu : c’est la psychanalyse.Nous avons déjà connu une vieille demoiselle, anguleuse et sèche, dont la marotte consistait (probablement parce qu’elle n’avait jamais su faire l’amour) à faire de la psychanalyse.En un clin d’œil elle vous mettait à poil, psychiquement parlant, vous retournait sous toutes les coutures, et, suivant toujours la même méthode — sorte de « règle de trois » mentale qui permet de couper les cheveux en quatre — elle en arrivait à vous dire, à votre courte honte, à quelle intéressante variété d’invertis ou de pervertis sexuel vous apparteniez.C’était gênant, et aussi un peu dé- goûtant.Avec un peu d’imagination, il est assez facile de se représenter ce qui peut se passer dans le cabinet du psychanalyste.Celui-ci, qui porte habituellement un monocle et une barbe savamment coupée, engage le malade à laisser flotter librement sa pensée et à exprimer sans contrainte et sans arrangement tout ce qui lui vient à l’esprit.Au début, c’est le chaos, l’incohérence quasi absolue.Puis, peu à peu, le bloc mental s’effrite et les idées se détachent, se d.ssocient, reprennent en même temps que des contours plus nets la signification qui leur est propre ; à travers la brèche faite dans l’inconscient, l’œil exercé de l’opérateur distingue une forme qui ne semble avoir rien d’humain, sorte de monstre herma-phrod.te cherchant piteusement à ramener sur un sexe hideux et un corps labouré de cicatrices ce qui lui reste d’oripeaux.C’est la Vérité.C’est Eros, le dieu de l’amour, mais un Eros qui n’a vraiment pas bonne mine.Et le psychanalyste explique au malade ahuri que le secret de sa névropathie tient en toute probabilité à ce fait qu’étant petit il avait dû rêver, nouvel Œdipe, qu’il avait tué son père pour ensuite violer sa mère.Parfois, le sujet est réticent, manque d’imagination ou ne se laisse pas facilement suggestionner.Alors le psy-chiâtre lance un mot, dit inducteur, et l’invite à dire d’autres mots qui ont I quelque rapport avec le premier.Prenons comme exemple le mot } « feuille ».Feuille ?et le malade de j continuer : tige, branche, arbre.Ici, une pause, ou plutôt une panne.Mais i s’il est intelligent, s’il a des lettres, ou mieux encore s’il est habilement dirigé, I il en arrivera, de fil en aiguille, à évoquer l’arbre de la science du bien et Le «Pou du ciel» Je veux tout vous dire sur le plus petit, le plus simple et le meilleur marché des avions et vous donner la raison qui me l’a fait construire.Ma petite invention est le résultat d'effort d’une très ordinaire per- , sonne.C’est peut-être pour cela qu’elle est si simple.Dès ma jeunesse j'ai cherche a voler, mais malheureusement je n’avais pas assez d'argent pour satisfaire mon ambi-1 tion.Je ne pouvais pas acheter un grand moteur et étais trop pauvre pour construire un avion ordinaire.II me manquait aussi le nerf et 1 habileté pour venir à bout des compli- j cations d’une machine normale.A moins que moi, Mignet, je puisse inventer un aéroplane couve-liant à ma poche et à mon tempérament, il me faudrait dire adieu à mes rêves d’aviateur.lissant à Lvmpe et les ingénieurs anglais ont fait le cercle autour de ma petite invention.Lors de mes premiers essais.j’aj souvent fait des chutes et j’en ai conclu que mon petit appareil ne devait pas être construit d’après le principe des grands.Ma machine ne devait pas pouvoir tourner en vrille.Afin de pouvoir atteindre ce but, je me suis débarrassé des ailerons.Pour obtenir plus de stabilité, j’ai replié de bas en haut l’extrémité des ailes et afin de pouvoir manœuvrer plus facilement à faible vitesse, j’ai adapté un plus grand gouvernail.Mon petit moteur n’avait pas beaucoup de puissance.Il me fallait donc un appareil très léger, très petit et très court.J'ai rapproché les deux ailes et ai supprimé la queue.Mon avion, me disais-je, devrai être meilleur marché que la plus petite automobile.Il sera simple a diriger, sûr, et me déposera doucement sur le sol si, une fois en l’air, | quelque chose va mal.11 faut que j’apprenne à voler comme les oiseaux qui descendent 1 légèrement à terre.Si le cœur vient à me manquer, ma machine doit me servir de parachute, ou se comporter comme un cerf-volant qui s’abaisse lentement et ne s’écrase pas en tombant.Et voilà pourquoi moi, un pauvre 1 homme qui voulait voler plus que tour au monde, j’ai résolu de vouer ma vie à la construction d’un aéroplane pour les gens très ordinaires.I e Pou est né à l’exposition de Paris l'b'ver dernier, mais il y avait quatre ans que j’y travaillais et deux ans que je m’en servais pour voler.Pourquoi le public a-t-il attendu si longtemps pour le connaître ?C’est que, en matière d’aviation, j’avais attaqué un problème entièrement nouveau qui m’avait causé, sur certains points de détail, de très désagréables surprises.J’ai essayé d’obtenir l’aide de l'industrie de l’air en France.Ces messieurs m’ont traité comme un gosse.Ils se sont moqués de moi.Ils ont prétendu que mon idée était absurde.Je leur avais dit qu’on pouvait voler avec un moteur de motocyclette et qu’il suffisait de savoir clouer une caisse pour pouvoir construire son propre aéroplane, et ils avaient ri encore plus fort.Et aujourd'hui c’est moi qui ris.Je riais aussi en faisant traverser la Manche à mon Pou; c’est la première fois que je venais en Angleterre.J’ai eu une émotion en atter- du mal, l’Eden, la pomme d’Adam, la faute d’Eve, le péché.Et le psychanalyste fera : « Monsieur, vous n’êtes qu’un sensuel.11 faudra vous sublimer.Et maintenant, si vous voulez bien passer à la caisse.» Sitôt qu’il est mis face à face avec la vérité toute nue, qu’il a appris à connaître les désirs cachés qu’il n’osait pas avouer ainsi que l’état affectif qui les animait, le névropathe peut être considéré comme guéri.A moins qu’il ne sombre davantage dans sa névrose.Nous ne nions point que la psychanalyse peut rendre des services dans certains cas, qui sont d’ailleurs limités, mais sa techn que, en outre d’être compliquée, est chargée d’un trop fort élément de suggestion et sujette à de trop nombreuses erreurs d’interprétation.Son tort principal, cependant, consiste à ne pas tenir compte des causes, non psychologiques celles-là, des maladies nerveuses et mentales: l’infection (la syphilis surtout), l’intox cation (l’alcoolisme), les tares héréditaires, les anomalies constitutionnelles, les troubles des glandes endocrines, etc.Il est vraiment trop simpliste de concevoir les psycho-névroses comme étant sous la seule dépendance du refoulement de l’instinct sexuel.Il suffirait alors au névropathe, non plus cette fois de se sublimer, mais de satisfaire pleinement à ses besoins sexuels pour que ses maladies disparaissent comme par enchantement.Ce serait trop commode.Par contre, rien n’est moins prouvé que l’amour non satisfait et la sexualité refoulée conduisent au cabanon.Pour notre part, nous avouerons candidement que les occasions ne nous ont pas manqué de refouler, oh ! tant bien que mal, ici un propos égrillard, là un désir éro-thique, et cependant nous n’en continuerons pas moins de nous considérer, jusqu’à preuve du contraire, comme un sujet dont l’équilibre mental n’est pas sensiblement compromis.Docteur G.A.SEGUIN Enfin pour pouvoir m’élever ou descendre, j’ai pris de l’altitude en faisant mouvoir l’aile principale c’est-à-dire l’avant.Vous n’avez pas vu l'automobile soumise à la direction de la roue arrière.Elle irait vite au fossé.11 en est de même avec le Fou.Il n’v a qu’un seul contrôle.Si je remue le manche à balai verticalement, il agit sur l’aile pour m’élever ou descendre.Si je remue horizontalement, il actionne le gouvernail à droite ou à gauche.Quoi de plus simple ?Ce l'est beaucoup plus qu’une petite auto.En France, aujourd’hui, le Fou du ciel n’a plus d’ennemîs.Le ministre de l’air m'accorde la permission de voler, et je viens de parcourir en France quatre mille kilomètres.Aujourd’hui plus de cinq cents amateurs français construisent leur Fou du ciel.A l’aéronautique les amateurs assiégeaient mon stand.Mais ce n’est qu'après avoir lutté sans trêve que le succès est venu.Je me suis installé à la campagne, j’ai monté ma tente dans un bois.Pendant deux ans j’v ai vécu avec ma machine et mes outils.Durant tout ce temps ma femme ne m’a pas quitté.Elle m’aidait.Nous avons eu alternativement de bons et de mauvais jours, mais quel bonheur lorsque ma petite machine s'est élevée de trente centimètres au-dessus du sol.Puis j’ai pu m’y élever jusqu’à trois cents mètres et essayer de virer pour la première fois.La machine s’est inclinée et a parfaitement exécuté ce mouvement.Victoire ! Ix* Fou du ciel ne pèse que un kilos, sa construction ne demande qu un mois, son prix, sans moteur.1.500 frs et avec moteur un peu pius de 5.000 (l’équivalent de $323 au Canada).Avec un moteur de 20 C.V.It Fou du ciel fera 96 kilomètres et s'élèvera jusqu’à 1.800 mètres.Il aj un rayon de 3.000 kilomètres.Sa consommation en essence est de 9 litres (approximativement 9 pintes) à l’heure et permet de faire 96 kilomètres.la* F ou du ciel est un petit navire qui vous permettra de faire à boa marché de longs voyages d’explora tion aussi bien qu’un gros avion C est un petit yacht souple qui vol dans l’air comme un navire vogu sur la mer.Henri MIGNET Tous droits réservés par Vau.Reproductioyi même partielle interdite Revirilisation Il se confirme que le parlement d Hongrie a rendu obligatoire le Por de la moustache, cosmétiquée et cirée non seulement pour les officiers d 1 armée, mais aussi pour les fonction naires.Ce n’est pas une blague d journaliste en mal de copie estivale, e que le serpent de mer n’excite plus.-En édictant cette mesure, le Pa lement hongrois a voulu, sans n doute, reviriliser la gent masculine d pays, tout au mo ns celle qui dépen de l’Etat.Assez de visages glabre de lèvres molles et efféminées ! faut aux hommes du poil aux dents Soyons persuadés que chez no également, le temps est proche barbe et moustache redeviendront la mode.Menacé dans ses derniers r tranchements par le sexe oppose Q lui rafle places et prestige, l’homn se souviendra que « du côté de barbe est la toute-puissance ».Et ü prouvera en laissant pousser un P abondant, puis en disant aux femrnj — Vous prétendez que vous et nos égales : faites-en donc autant • r»-* »
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