La renaissance, 9 novembre 1935, samedi 9 novembre 1935
premiere année — i\o 21 10 sous Montréal, samedi 9 novembre 1935 HI REMttfmŒ LA DEMISSION DE M.HUGHES Il était président du Conseil en Australie et c rsl en cette (pialité qu'il prit part au congrès de l,i Paix a la tcte de la délégation australienne.Il était «le ceux dont l'entourage, à tort ou à raison, traitait la délégation canadienne de flunkeys Mulcts).Comme il vient d’écrire un livre où il prétend que le réarmement de l’Allemagne est un plus grand danger «pic l'invasion de l'Ethiopie par l’Italie (en quoi il a bien raison), il ne pouvait raisonnablement continuer de faire partie du cabinet I ' ons, et le premier-ministre l’a prié de se démettre.Son attitude n’en est pas moins la preuve >1 ie l'unanimité des peuples coloniaux, particuliérement du peuple australien, en faveur des sanctions, est une légende.Cette unanimité, on se demande à l’heure actuelle ce qu’il en est au Canada même, maintenant i|iie le représentant permanent de notre pays à Genève, le Dr Riddell, déclare qu’en dispensant ci rlains pays membres de la Société des Nations de prendre part à la polilhptc des sanctions on commet une injustice envers les autres, qui se priveront ainsi d’un commerce profitable.Le Canada peut vendre son nickel à l’Italie à condition de le faire passer par l’Allemagne et de se contenter dune partie des bénéfices.Et il peut de même façon vendre sa morue aux commissionnaires de liari.Pour l’instant M.King marche sur l«*s pas de M.Bennett, et cela a l'air d’une adhésion complète à la politique des sanctions ; mais quand l'embargo du commerce aura frappé, outre les comtés exportateurs de morue séchée, les comtés exportateurs de nickel, peut-être M.King sera-t-il moins ardent dans son désir d’atteindre l’agresseur de l’Ethiopie.M.Taschereau à la conférence interprovinciale Il y a déjà eu des conférences interprovinciales à Ottawa, mais, selon une très juste observation de la Winnipeg Free Press, c’était pour permettre à M.Bennett, non pas de consulter les provinces, mais de leur dire ce qu’il avait décidé.M.King, qui croit à l’autonomie des provinces, a bien voulu consentir à ajourner la prochaine jusqu’au 27 novembre, et il est probable qu’outre les remèdes au chômage (qui sont surtout l’affaire «l’Ottawa) on y discutera, d’une façon générale, de la compétence respective de la Confédération et des provinces en matière sociale et du droit d’amender la constitution sans le consentement de l’Angleterre.On serait curieux de savoir «ptelle attitude prenilra sur cette qiuistion M.Taschereau.La nécessité de consulter en l’espèce l’Angleterre présente forcément des inconvénients.D’autre part, la modification de la constitution par la représentation nationale à Ottawa n’est pas moins dangereuse.Quoi que l’on fasse, le complément «lu « Westminster Statute » dans le sens d’une autonomie plus complète exigera de la part de la représentation canadienne-française une très grande confiance dans l’esprit d’équité de la majorité, et un grand pas à faire.De toute façon, on peut avoir confiance en M.Taschereau.S’il ne reste qu’un défenseur des droits provinciaux, ce sera celui-là.Le cardinal Villeneuve et le Canada français Dans un article sur l’Oeuvre de l’abbé Groulx, qu’il publie dans les Idées de septembre, M.Pierre Chaloult, de Québec, rappelle cette conclusion d’une réponse du futur cardinal Villeneuve à l’enquête de Î’Action FRANÇAISE sur l’avenir politique du Canada français, empiète qui remonte déjà à une dizaine d’années : Or, quand le lien des nations impériales se dénouera, ¦¦•i le Canada veut être une vraie nation, il ne demeurera sûrement pas un seul Canada.Car à part les forc«ss qui rompront nos attaches à l’Empire, il en est d’autres «|ui préparent la solution des liens fédéraux (.) Nous ne courons au devant d’aucune séparation.Nous la regardons venir; car elle nous vient.Elle se pressent; on l’entrevoit à des indices, a des signes mêmes sans équivoque.Mais il faut bien y songer.Mais depuis qu’il est cardinal Monseigneur Villeneuve a eu l’occasion «le se prononcer sur la même question.C’était à l’occasion de la dernière Saint-Jean-Baptiste, à Québec, et voici ce qu’il a dit: Peut-être faudra-t-il cesser de nous lamenter comme des enfants et prendre notre place comme des hommes, non point seulement d.'rs la province de Québec, dont nous sommes, mais dans le Canada au total, dont nous sommes aussi, quel que puisse être l’avenir.A force de ne parler toujours que du Québec et d’un esprit laurentien, nous risquons la proie pour l’ombre; en tout cas, nous abandonnons sans nous en douter les nôtres d’au-delà de nos frontières provinciales, nous les laissons se débattre dans la mêlée qui les étouffe et qui les noie, et nous contribuons à accentuer la théorie d’un French Quebec servant à parquer les fils de la Nouvelle-France, et a faire de notre province une réserve close, à l’usage de la langue française.Je veux bien là-dessus laisser chacun discuter librement Directeur: OLÏVAR ASSELIN ENTRE EMPLOYÉS DE LA COMMISSION DU CHÔMAGE Après les élections McTtcn.mm ^7/ em/t — Et maintenant, qu’est-ce que nous allons faire ?— Aie pas peur, mon vieux, y a encore du bon.NOTRE LANGUE Conclusions d’une conférence faite à la Société d’Etude et de Conférences affiliée à Faculté de Philosophie de l’Université de Montréal le 22 octobre 1935 1 la par Victor BARBEAU SANS parler la langue du XVIIe siècle (du moins au sens où l’entendent nos thuriféraires puisque, comme je crois vous l’avoir démontré, sous Louis XIV seules la bourgeoisie et la noblesse parlaient la langue de la capitale et que au XVIIIe, ainsi qu’en fait foi un rapport présenté à la Convention, le nombre de ceux qui la parlaient correctement n’excédait pas trois millions sur une population de vingt-cinq millions): sans parler davantage un patois, quelle langue parlons-nous donc ?Indiscutablement, une variété de la langue française.Comment expliquer alors qu’elle diffère du français moderne, du français de nos grammaires, de nos livres de lecture ?Rien ne sert, en effet, de nous leurrer, de nous enfler de tous les témoignages flatteurs que nous servent les Français pour peu qu’on les sollicite, personne ne peut soutenir que nous parlions absolument, entièrement français, à moins de n’avoir jamais ouvert un livre ou de n’avoir jamais mis les pieds en France.Mais que comprendre par français ?Voilà le plus gros de la difficulté, notre pierre d’achoppement.Si on parvenait à établir un point de comparaison qui fût accepté de tous, la réponse serait aux trois 1 Avant d’en venir à ces conclusions, M.Barbeau avait pris som d’établir par des textes que ceux-là mêmes qui chez nous prétendent parler et écrire le français ne l’écrivent et ne le parlent que très mal.quarts trouvée.Ce point, sera-ce Paris ou sera-ce ’la province ?Disons, pour mettre fin à tout enfantillage, que nous ne parlons pas le français de ceux qui savent le parler.^ Le fonds dont nous avons hérité, parler paysan c est-à-dire dialectal, a été modifié de deux manières, celles précisément qui ont fait du latin vulgaire le français du XVIIe à son tour transformé en une langue plus nerveuse et plus libre.En premier lieu, nous avons changé la prononciation des mots, donnant aux consonnes et aux voyelles une valeur différente de celle que nous enseignent la grammaire et l’usage.Ces altérations phonétiques, dont il m’est inutile de vous donner des exemples tant elles nous sont communes, ont ceci d’important qu’elles se répètent dans tous les mots où se rencontrent les mêmes sons.Faute de connaître le lexique français, nous avons, en deuxième lieu, introduit dans notre idiome des milliers de mots anglais et américains en même temps que nous donnions aux vocables français un sens autre que celui qu'ils ont couramment en France.Enfin, nous avons altéré les formes grammaticales, la syntaxe, au point d’en arriver à construire des phrases qui n’ont rien de français bien que les mots qui s’y trouvent soient tous, en apparence, français.Suite à la deuxième page quant à l’avenir et ses possibilités.Mais je pense qu’il n’est pas de peu d’importance pour nous de saisir le présent et 1 de nous en armer.Nous aurions tort de nous isoler dans un pays qui est le nôtre d’un océan à l’autre.M.Groulx lui-même, naguère provincialiste, s’est sagement rallié à l’attitude du cardinal, quoi qu’en dise M.Chaloult.Nous qui tenons par-dessus tout à notre paix, pourquoi ne ferions-nous pas de même ?D’ailleurs, puisque le cardinal permet à chacun de discuter librement là-dessus.• Un mandat pour l’Italie La Civilta Catiiolica, qui est un des organes du Souverain Pontife — les dépêches de Rome disent même que celui-ci ne dédaigne pas d’en lire les épreuves — suggère à la S.D.N.dans son dernier numéro de donner à l’Italie un mandat sur l’Ethiopie.Il serait en effet très opportun que l’Ethiopie, av«x: tous ses râs, fut mise sous l’autorité d’un peuple civilisé, à condition que le négous négousti et même M.‘ Hawariate eussent toute faculté d’émigrer préalablement, au besoin avec tous leurs esclaves.Mais nous aimons à trouver dans l’article de la Civilta Catiiolica la réponse à ceux qui tentent vraiment depuis deux mois — pour employer un terme bien inconvenant — d’atteler le Souverain Pontife au char de la politique anglaise.Un mandat pour l’Italie : cela ne fera pas l’affaire de ceux qui préparent depuis quarante ans un mandat pour l’Angleterre.P.S.—Dans le dernier numéro de la Renaissance il était question de la politique pro-italienne du Canada.C’est anti-italienne qu’il fallait lire.Le discours-programme de M.Taschereau Il ne satisfera pas tout le monde, en particulier les Jeune-Canada qui estiment qu’il n’est pas besoin de grands capitaux pour établir des fabriques «le pâtes et de papiers et qu’il suffirait pour cela des caisses squelettiques des sociétés de Saint-Jean-Baptiste.Mais le gouvernement de Québec accentue encore sa politique agricole (à laquelle il affecte plus de 13% de son budget total, soit plus «le trois fois autant que toute autre province) ; il règle la question de l’électricité d’une manière qui nous permet d’espérer un tassement du capital fictif des compagnies ou, comme on dit, du Trust: il conserve à la colonisation autant de millions que les fils de cultivateurs de notre province en exigeront pour aller s’établir sur la terre (heureusement, les 60,000 dont parlaient nos « patriotes » catholiques se sont pour la plupart défilés), à part les cinq ou six mille qui ont exprimé l’intention «1e s’établir sur les fermes abandonnées, et c’est déjà beaucoup ; il s’engage à intensifier encore sa propagande «le tourisme; il renonce à sa politique de construction d’hospices (c’est du moins à supposer) pour souscrire, s’il le faut, à la pension de vieillesse ; il promet de défendre fermement, comme toujours, l’autonomie provinciale, et de maintenir avec plus «1e vigueur que jamais sa législation pour la protection des petits employés et en particulier des femmes, et devant ce programme nous ne pouvons, comme M.Jean-Louis Gagnon, qu’exprimer notre satisfaction.M.Taschereau nous a donné de l’attitude de M.Paul Gouin une explication qui ne nous satisfait qu’à moitié : M.Gouin a, il est vrai, sollicité la situation de conservateur du Musée de la Province, mais cela ne veut pas dire qu’il ait renoncé par cela même à toute ambition politique.Cet SOMMAIRE En page deux : Briques et copeaux Oi.ivak Assei.IN En page trois : l’our les naïfs et les gogos Andre Bowman En page cinq : Une exposition île reliure « l’a rt René Chicoine Sur les routes «lu bonheur M.-A.Lamarche, o.i*.Lectures Jean-Claude Martin En page six : Questions de langue Henri Boii.i.aid La critique (les livres En page sept : Grains de sagesse Hei.ene Rom.in En page huit : La Y.M.(i.A.— Notes générales Jean-Rorert Bonnier En page neuf : , Ishhel Mutch A.I).Madame Sans-Gêne Jean-Ci.al'üe M iktin Vers l’affranchissement de la danse Serge Lifaii En page dix : La question du canal de Suez Thomas Greenwood Le problème pétrolier dans le bassin méditerranéen N.Pekvolchine Faut-il désespérer ?Le gardien En page onze DE T.A VAI.ISE « La question du blé » Jean-Marie Nadeau Chronique financière Aucur En page douze : L’obésité Dr G.A.Secuin Le froid qui conserve (Suite) Leon Lortie Composition des forces Pierre Dansereau estimable garçon, héritier d’un grand nom.et d’une belle fortune, aura peut-être du mal à se faire élire, .mais M.Stevens n’a-t-il échappé personnellement à la défaite «pie parce qu’on le prenait pour un chef politique ?Une petite erreur de calcul C’est bien 60,000 fils de cultivateurs qui attendaient de pouvoir s’établir sur la terre.Nous entendîmes cette affirmation au congrès de la colonisation, surtout dans la bouche des « patriotes » catholiques.Outre ceux-là, il devait en surgir au moins 10,000 par année qui, pour se fixer dans le métier de leurs pères, attendaient uniquement la terre «pie les gouvernement*, paraît-il, ne pouvaient pas ou ne voulaient pas leur donner.La campagne du retour à la terre marche depuis plus d’un an.Le cabinet n’a mis aucune entrave à la politique de M.Vautrin, qui a dépensé comme il l’a voulu la plus grande partie du budget de 10 millions mis à sa disposition.Or, entendez bien ceci : les agents et collaborateurs du gouver- nement — sociétés diocésaines de colonisation, recruteurs officiels et que sais-je encore — n’ont trouvé durant l’année que 4508 colons, entre les quelques centaines de fils de cultivateurs que l’on plaçait sur les terres abandonnées en mettant entre les mains de leur papa le commencement d’une petite dot de S300.Il manque plus de 50,000 colons j sur les 60,000 qui frappaient déjà à la porte.En divisant par lots le domaine colonisable, surtout si les terres n’ont pas une superficie supérieure à 50 arpents, ce qui est amplement suffisant, il v aura moyen de faire encore mieux qu’aujourd’hui : I mais les 60,000 colons qui devaient prendre immé-j diatement la route de la forêt se feront longtemps attendre.Notre Aberhart C’est ainsi «pie AL T.-D.Bouchard, ministre provincial du commerce et des affaires municipales, qualifie AL Paul Gouin, parce «pie celui-ci a promis, paraît-il, de mettre au compte de la province les frais de fabrication du beurre et du fromage.Mais M.Bouchard ne savait pas si bien dire.La Garden City Press publie à Garden City (Sainte-Anne de Bellevue) un périodique dont la version française s’intitule Le Moniteur.A dix endroits différents, dans le numéro d’octobre, la direction met dans une même classe AL Aberhart et AT.Paul Gouin.Ces articles sont un peu échevelés, mais la conclusion est toujours la même : AI.Gouin nous donnera lui aussi, gratis, la pension qui a porté M.Aberhart au pouvoir en attendant (bien entendu) que la province pût constituer sa caisse.M.Gouin ne mérite pas le qualificatif «pie lui applique M.Bouchard : il fait des promesses exagérées, tout simplement, et des promesses dont il comprendrait la futilité 6i par imprévu le vote populaire lui était favorable.Olivar ASSELIN Montréal, 6 novembre. itiRmiHffim 9 novo mb re / 9,7,7 — Une conférence-audition de grégorien.— Lo 14 novembre, une quinzaine rie 1) é n é ri i e t i n s de Saint - Benoit - du - Lae, tous Canadiens et dirigés par un antre Canadien, rioin Merenre.donneront dans la chapelle «in collège Saint-J .auront, avec le eoneours «lu maître organiste Letonrial.une «‘«mférenee-audition de chant grégorien «|n i inaugurera un eours marquant, au «lire ries connaisseurs.une révolution dans renseignement du chaut grégorien à Montréal.I.'exécution du 14 sera omnmontée par «loin Mercure.On sait que Fabbavc rit* Saint-Benoit-«lu-l.ae relève rie Solestne, «*ù renseignement du grégorien a pour ainsi «lire son siège.On s’abonne au eours du collège Saint-l.aurenl chez Archambault.Maisons étrangères ?M.Raymond Godin écrit dans la Bous-soi t; : 1 e badaud flânant daio crrtaiiU'S rues est éberlué de trouver à eliatiue pas des reclames de maisons étrangères rédiaées comme soit : « ventes de feu ».« «l’écrasement îles prix», -s de balayage*.« liquidation ».« abandon -oudaiii des affaires ».fumisteries cocasses et ridicules à en faire pleurer.M.(îodin est-il bien sûr que ce' s«»i«'itt là uiriipictiiciit ries réclames rie maisons étrangères ?Peut-il trouver à .Montréal une enseigne «b- maison canadienne sur dix «pii m* soit de pur jargon.\ compris celles où la loi (faite par des (.anudiens-t rancais) a fait entrer « limitée » «'t «les « «Mtrg.» Le prix de poésie.— §1700 poulies vers rie Mlle Jacqueline Fran- I c*ettr : on u en est pas eneore revenu.I n confrère suggère à ce su jet qu'on mette mille dollars I pour la musiipie.mille pour 1 os arts du dessin et mille pour les lettres.1.idee n est pas mauvaise, j M ais pourquoi, si l'on reste dans la poésie, ne pas ménager une I toute petin* plaee aux versifica-tcurs «pii n ont pas fait leur jardin «le I enlanee chez le-s Sœurs de | Jésus-Marie de Sillerv '{ Une iiutre1 bonne idee, ce serait de ne pas fairt' juger par des pompiers.Si Verlaine revenait parmi nous, il serait bien mal coté.L’« Est Central Commercial ».— M.J.-E.Jeannotte.qui vient d'être élu à la présidence de cette importante association, ne pourrait-il pas débuter en se demandant pourquoi t)n 1 a baptisée ainsi ?Une société «pii vise à défendre les droits de l'Est, c'est-à-dire du français, ne devrait pas s’appeler d’un nom chinois, inc nie si ce nom satisfait ceux que ne scandalisent, dans notre administration municipale, ni 1e peculat, ni les outrages à tout principe «l'urbanisme.L’« Est Central Commercial » : les mé- tèques dont se plaignent les partisans «b* l’« achat chez nous » n’auraient pas trouvé cela.« Debout ».— lu journal «pii représente dans Dorchester et la Beauce les vrais principes I qui sont ceux «lu conservatisme et ensuite rie l’A.L.N.) termine ainsi un article où il prédit «pie « le gouvernement Taschereau va être littéralement écrasé» : DEBOl T CH OYENS DE DORCHESTER POUR LA.PROVINCE.PUER NOTRE LIBERATION.POUR LA MORT DIT TRUST. ou choisir la solution plus facile d’une guerre soigneusement préparée.Il se prononcera nécessairement pour cette dernière solution.D'autant plus, c’est toujours Strasser qui parle, que Hitler ne dirige rien, mais qu’il est dirigé et qu’un jour il le sera mal, car il est pris entre deux courants : celui du peuple et celui des féodaux de l’armée et de l'économie.La lutte est engagée entre Schacht et le national-socialisme intégral.Il s’agit de savoir qui des deux aura le dernier mot.Pour le moment le dictateur aux finances et à l’économie du Reich est tout puissant, mais ses jours seraient comptés.Le nombre des mécontents augmente et Hitler le sent bien.Le chancelier a peur de perdre son prestige et il cherche à recréer une atmosphère.Il soulève de nouveau le spectre du communisme menaçant, il tâche par tous les moyens de détruire le Front Noir, le front des nationaux-socialistes qui veulent arracher l’Allemagne des mains de Hitler, maintenant que ce dernier a trahi en fait le parti.Suit une déclaration sur l’état politique intérieur du Reich, qui serait à la veille de s’écrouler, et un petit couplet sur les excellentes intentions dont est animé le chef du Front Noir à l’égard des nations voisines.On nous permettra de ne pas suivre le Dr Strasser dans cette voie et de n’accepter ses déclara- wêsê v.: mm £5 Ne dirait-on pas que ce paysage stylisé est l’œuvre d'un maître du pinceau plutôt que de la capricieuse nature ?Cette magnifique photographie fait voir une partie de la forêt de ('lasse, à Kavenne, Italie.tions que sous bénéfice d’inventaire.Mais d’autre part, la description qu’il donne de la personnalité de Hitler et de ses principaux lieutenants semble cader parfaitement avec les actes de ceux qui ont été les maîtres du Reich au cours des trois dernières années : Hitler sent, Gœbbels définit et Gœring exécute.Gœbbels est le Fouché de la révolution et Gœring son Santerre, mais plus orgueilleux, plus brutal et plus sanguinaire que le Santerre authentique.si cela est possible.Sur ce terrain, nous sommes parfaitement d’accord avec le chef du Front Noir.Quant à la chute prochaine du régime hitlérien.Il y a bien dix-huit ans qu’on nous dit que les Soviets n’en ont plus pour six mois à vivre.• Le réarmement français I - «¦ Ill — 1 Il est difficile de dire si la victoire personnelle remportée par M.Laval aux élections sénatoriales n’est pas une victoire sans I lendemain, mais en attendant, il semble que le président du conseil de France soit assez fort pour imposer ses volontés jusqu’à la rentrée des Chambres.Il a présenté à la signature du président de la République une nouvelle série de décrets-lois dont la plupart ont trait à la défense nationale.C’est ainsi qu’en 1936 la France disposera d’un crédit de 13 milliards et demi de francs ($891,000,000), d’une armée permanente de 700,000 hommes, dont 100,000 seront tenus en permanence et en alerte aux frontières de l’Est.Les défenses fixes, cette fameuse ceinture de béton et de fer qui protège le pays sur près de 200 milles, vont être renforcés, et la motorisation de l’armée activée.Le programme de défense tient compte des perfectionnements de l’aviation, qui sera largement dotée de nouveaux appareils.En même temps, la marine va pousser les travaux de construction d’iin cuirassé de 35,000 tonnes pour faire pendant aux navires italiens.Le « Dunkerque » sera lancé dans deux ou trois mois et le « Strasbourg » sera mis à l’eau avant un an.La course aux armements reprend de plus belle, depuis la dénonciation par l’Allemagne des clauses militaires du traité de Versailles et depuis l’entreprise italienne dans l’est africain.L’Angleterre, même, semble décidée à reconstituer ses armements.Si l’on additionne les sommes dépensées depuis trois ans par les quatre grandes puissances occidentales, l’Allemagne comprise, on arrive au chiffre stupéfiant de plus de 10 milliards de dollars.Ce chiffre se passe de tout commentaire.En Extrême-Orient Le gouvernement chinois vient de rendre un décret important sur la nationalisation de l’argent-métal et sur le remplacement de la monnaie par des billets de banque.Cette décision, dont on ne peut encore apprécier toute l’importance ni ressentir les effets pratiques, est grosse de conséquences qui affecteront le marché international de l’argent, les mines, les changes et les opérations commerciales sur tout le continent asiatique.Nankin, suivant l’exemple donné par les Etats-Unis et surtout pour faire face à la situation créée par la nationalisation de l’argent en Amérique, a jugé que l’embargo qui existait sur le métal blanc n’était pas suffisant pour protéger les réserves chinoises qui diminuaient à vue d’œil ni pour empêcher l’augmentation du coût de la vie dans le territoire de la , République.De plus, à la suite de I la réforme monétaire entreprise 1 par le Japon en Mandchourie et | en Chine du Nord, le reste du pays se trouvait placé dans une situation désavantageuse au point de vue économique.La Chine était condamnée à voir fondre ses réserves malgré toutes les mesures de défense qui n’ont d’effi-1 cacité que sur le papier.Le gouvernement chinois tente de stabiliser le dollar à son cours actuel de 30 cents et de le remplacer par de la monnaie fiduciaire, chose qui paraît devoir être extrêmement difficile, étant donné l’état d’esprit chinois et les habitudes ancestrales de la population.La Banque centrale aura le privilège exclusif d’émission, comme dans la plupart des autres pays, et elle retirera de la circulation tous les billets actuellement en cours.C’est quand on procédera à cette délicate opération qu’on s’apercevra de toutes les difficultés de l’entreprise.Comme on peut le voir, la réforme monétaire chinoise est une affaire de grande ! envergure et il y a nécessairement derrière la décision du gouvernement de Nankin quelque chose de plus qu’un simple désir de se mettre au même niveau que les ; autres pays civilisés.Il semble bien que la mission de sir Frederick Leith Ross ne soit pas étrangère à cette réforme.Sir Frederick est allé en Chine en vue d’étudier la situation et de proposer des mesures destinées à restaurer le marché économique chinois.Il est infiniment probable qu’il a conseillé le gouvernement de Nankin sur les mesures à prendre pour remettre en état la structure économique du pays.I structure fort ébranlée depuis la j hausse du métal blanc aux Etats-Unis.Le gouvernement chinois ayant accepté les conclusions anglaises, on peut en déduire que Londres et Washington se sont ,mis d’accord pour revaloriser l’argent et qu’il ne manquait plus que le consentement de la Chine pour arriver à la solution définitive.f ou temporaire du problème de l’argent comme moyen d’échange sur les marchés de l’Asie.Les mesures prises par le gouvernement chinois ne manqueront pas d’amener en son temps une hausse du métal blanc et peut-être aussi des valeurs des mines productrices du Canada et d’ailleurs.André BOWMAN Comme toujours Etant à Saint-Ouen, Louis XVIII lisait à M.de Talleyrand, chef du gouvernement provisoire, la Charte constitutionnelle.— Sire, je remarque une lacune.— Laquelle ?— Le traitement des membres de la Chambre des Députés.— Mais j’entends que leurs fonctions soient gratuites, elles n’en seront que plus honorables.— Oui, Sire, oui ! Mais.gratuites.gratuites.cela coûtera bien cher.J.-E.FOURNIER Limitée Manufacturiers de valises et d’articles de voyages 17-25, Ouest, rne Notre-Dame 931 rue St-Laurent, Succursales : 287 est, rue Ste-Catherine, 1011 est, rue Mont-Royal, 4222 rue Wellington, Verdun, 861 ouest, rue Notre-Dame.LA JAMAÏQUE Où c’est l’été tout l’hiver am-voiu axaez «le* rigueur* de l’hiver : de* rhume*, de» dépense*, de lu neige ï Allez alors passer de* moi* d’enehnn-iiieut dan* cette terre tro-pieale de l’éternel Nolell.I’ay*uges inspirateurs.Climat uniforme.Plages balnéaires.Montagne* raIrai,’hissantes.Tou* les *ptiV.;v» ÿ !KS3**>V ^PS^aSS ./su* W'/'- &@3 PMI /&/'}, * w VtfS -/£:.'., ggpa®*?: ^laSSC; ->s.*3crr.< > * % v*r$ /S*.' •;A^>- 7&?~S*u inA; g ilwH iiggggi H f'iS A / A*' / ¦ftill BBEfggK ES5£rt!?fc fflaHasp taSæss& &vS?S Z-sr^ Slrâihcona, alors l’honorable Donald A.Smith, enfonçant à Crcugel-lachie, C.B.le 7 novembre 1885, le dernier crampon tint marquait la jonction des deux tronçons de ligne reliant l’Atlantique au Pacifique.5 0 ANN S A l’occasion du cinquantième anniversaire de la cérémonie qui marqua le parachèvement du "V.premier chemin de fer transcontinental, cérémonie qui consista à enfoncer, à l’endroit où les deux tronçons de ligne furent raccordés, un crampon de fer symbolique, le Pacifique Canadien est heureux de rappeler aux citoyens de ce pays certains des développements qui, au cours du dernier demi-siècle, ont mis le Canada en évidence parmi les peuples.L’histoire du Pacifique Canadien est écrite à travers le Dominion tout entier.C’est l’histoire que devraient lire tous ceux qui voyagent en ce pays et qui savent fane preuve d’un juste esprit d‘observation.JJ 1885.Les bisons errcnr encore par milliers à travers les vastes plaines de l’Ouest.Des bandes d’indiens observent avec émerveillement le ruban d’acier cjuc des équipes prolongent sans interruption dans la direction de l’Oucsr.Un autre ruban d’acier est amené vers l’Est, venant de la côte du Pacifique.C’est à Craigellachie que les deux se rencontrent.Le dernier crampon esr enfoncé et le rêve de Sir John A.Macdonald devient une réalité.Le Canada est uni et il peut maintenant marcher vers son destin.Lentement, la progression s’accentue.Le terminus du chemin de fer sur la côte du Pacifique devient le port de Vancouver.Les prairies se couvrent de colons.Des industries s’établissent partout.Des navires canadiens sillonnent les deux grands océans et complètent la route impériale reliant la Grande-Bretagne à l’Orient et à l'Australie.Et, un jour, la nation pleure le grand chef dont la vision rendit possible l’existence du transcontinental.Mais d’autres chefs apparaissent — l’un d’eux dominant tous les autres: c’est Sir Wilfrid Laurier, un descendant des premiers colons français.Au rournanr du siècle, le Canada continue sa marche en avant, prenant place aux côtés de la mère patrie en Afrique du Sud et offrant ses terres aux émigrants désireux de travailler sérieusement.Deux nouvelles provinces sont créées Le marteau d’un forgeron lancé par hasard révèle au monde les richesses cachées dans le sol de Cobalt.Avec son blé, le Canada devient le grenier de l'Empire.Et l’avance du Canada se poursuit Toujours Nos forces hydrauliques sont harnachées er nos richesses minérales son: mises à jour De puissants hauts-fourneaux sont construits, des pulperies surgissent er de grands élévateurs à grain apparaissent ici et là.De nouvelles voies ferrées sont établies pout subvenir aux besoins du transport.L’industrie progresse sans interruption et les conditions de vie au pays ne cessent de s’améliorer.Vient le grand conflit mondial, et le Canada sait faire mut son devoir.Durant la période d’après-guerre, il garde sa IVERSAÏRE D U Le Pacifique Canadien mm EN N T L E GL O B E fpf] PARACHÈVEMENT D U PREMIER T R stabiliré.il fait face à la crise avec sérénité et envisage l'avenir avec confiance.* * * * VISITEZ VOTRE CANADA! Apprenez à mieux connaître ce magnifique pays qui est le vôtre Mon-trez-!e a vos enfants.Faites-leur voir le Canada au travail — dans les champs, les forêts, les mines et les usines Les voyages a l'étranger sont aussi précieux pour augmenter les connaissances générales A quelqu’un qui connaît déjà son pays, ils permetrent de faire la comparaison et de mieux apprécier le Canada Le Pacifique Canadien dessert toutes les régions de villégiature importantes et tous les centres industriels du Dominion Avec ses services de navigation et ses agences dans tous les pays du monde, il peut vous conduire à l'étranger et vous y servir.Ses représentants s'empresseront de vous apporter leur concours dans la préparation de vos itinéraires.ANSCONTIN E N T A L e m e 9 novembre / 9.7,T fil R£l\lfllfffll\IC£ .» ARTS iuLETT RE S Une exposition de reliure d’art 1 Al.A IIIIII.IOTIIKÇIUi: M CMCII'AII:, nue affiche aninince l'exposition «le reliure «l'art canadienne.Elle est signée : \l> IIP Cuuthier- ( lliur leliois.Lu romposi- lion i-t la cnil leur sont : si nciivrs, si .1 \ ou reuses «pic l«-s plissants i qui ne, la i rinur(|ueraicnt pus st* rai pi nt désespéré- MM'Ill distraits.1 CS relieurs p cuvent être fiei rs «le leur nié! ic r.N’.ist-il pus un «le S (il lus beaux pii soient, pnisi|u’il est au servira du livre, si nécessaire au développement iiitelleetliel ou sentimental '! I.e relieur .m.idieii doit être d'autant plus fier de -mi métier qu'il n'a pas, à sa disposition, i online le relieur français, des spécialistes qui exécutent, le,s uns le corps d’ouvrugi*, les autres la rouvrure, les autres la dorure, etc.Bref, le relieur français n’a qu’à concevoir et.à signer, ce qui est encore l'aspect le plus important du métier ; mais enfin son exécution par-laite nous épate moins quand ou connaît i es détails.Kuisiin de plus pour user d'indulgence envers le relieur de die/ mous, et pour donner à son métier, par notre encouragement, une envergure qui lui permette de se développer comme en I rance.Le relieur doit considérer les livres liroeliés, il me scmldc, comme des objets précieux, qu’on a installés provisoirement et qu'il faudrait placer en lieu sûr de peur qu’ils ne se brisent.Mais pour leur assurer 1a perpétuité, il faut d'abord opérer feuillet par feuillet, (le doit être une grande joie pour l'artisan, car ce travail est nécessaire pour leur sauver la vie et leur assurer, dans un habille-nient coquet, une garantie de stabilité pour les jours à venir, une.existence heureuse, exempte de tracas et d'ennuis.\ oilà à peu près les idées que développa M.Koland (lliarlebois à l'ouverture de l'exposition de reliure d’art canadienne -amedi dernier.Grâce à son exposé si clair, le public nombreux qui l’écoutait put suivre facilement les différentes phases de la réincarnation d'un livre sur la table du relieur.La bibliothèque municipale avait été gracieusement mise à la disposition de l'organisateur de cotte exposition, M.Kumilly, par le directeur de l’institution, M.Fuutclix.L'initiative de l’un et l'hospitalité de l’autre méritent la reconnaissance, non pas seulement des relieurs, mais aussi du public.Grâce à cette initiative, le public — à ce propos je pourrais peut-être rappeler le mot si spirituel d'Emile Dacier, que M.Cliarle-bois a glissé au cours «le su démonstration : « Le grand public ne lit guère et ne relie jamais » — apprendra «pie nous avons des relieurs.Nous avons parlé de la reliure comme d’un métier.Ajoutons tpi’ellc est aussi un métier d'art «ptund elle vise plus qu’à la protection du livre, quand elle l’embellit «‘t l’enrichit par le décor.L’artisan devient alors un artiste, s’il a le sens «le lu composition et des styles, s’il a le sens des proportions «‘t de la logupie, du dessin et de lu couleur ; en d’autres 1 L’exposition est ouverte au public (le 10 heures du matin à 10 heures du soir.Elle fermera ses portes le dimanche 10 novembre, à 0 heures du soir.termes, s il eonnuit autre chose que son metier, s il a du goût, s’il possède pour tout dire une formation artistique.Il donne au cuir une richesse, un velouté, dont lu combinaison avec le décor et particulièrement uvcc les ors procure un plaisir visuel intense.Mais en même temps il donne au cuir une signification, il le teinte de la pensée de l’auteur.Dans celle exposition, M.Koland C.bariolons l'emporte haut lu main paisa technique impeccable et pur son bon goût.Il y a peut-être injustice â établir .Vue comparaison entre ses œuvres et cellos des autres exposants, M.(lliarlebois ayant suivi un cours complet de décoration à l’Ecole des Beaux-Arts.Ce «pii frappe dans ses ouvrages, c’ivst leur logupie, leur adaptation, non seulement à lu pensée de l'auteur, mais aussi à la technique.J'insiste sur ce dernier point.Il fuut que le décor fusse reliure.Il ne doit pas réprimer le désir tout naturel qu’on a en voyant un volume de le prendre, de le " r, de l’ouvrir, pure*1, que celui-ci reste en définitive, tin livre protégé par une couverture.Les compositions «pii font penser à un tableau, à une tapisserie, à un bus-rclief ou à une devanture de magasin font tellement.imposant qu'on se gurde bien d’ouvrir le volume.Les compositions de M.(lliarlebois: « Anlhinéa » avec son beau décor grec, « Kiel et Tanger» avec l’aigle allemande superposée aux couleurs françaises discrètement suggérées, «Lettres à sa fiancée», «L’Homme» et « Lu Femme », traités d'anatomie avec squelettes stylisés, et cette belle couverture d’un décor si riche de « Villes d’Espagne » méritent à leur auteur pour leur logique, leur style et leur belle exécution, de chaleureuses félicitations.M.Jean Vaillaneourt ne possède pas encore la technique de M.(lliarlebois.Je ne doute pas «pie dans l'avenir il soigne davantage lt» détails.Mais pour la sobriété, le bon goût et l’originalité sans prétention (son «Canadien» habillé en catalogue ne fuit pus si mal uprès tout ! ) mille fois préférables à tous les « stunts » du métier, il est de lu même école que son camarade.De fait, M.Vuillancourt a suivi des cours de dessin et de modelage à l’Ecole des Beaux-Arts.M.Gérard Dorion de Québec possède une belle exécution.Son décor n’est pas toujours de la même venue.Suuf erreur, cela s’explique par 1e fait «pie ses illustrations réussies sont des reproductions de gravures prises dans les volumes à relier.Ce procédé ne sauvegarde évidemment pas le mérite de trouver soi-même une image «pii synthétise tout le volume ; il reste en tout cas de bon goût.Un mot au sujet de Victor Lufrance, aujourd'hui disparu, un d«*s pionniers dont deux ouvrages, prêtés par M.Victor Morin, attestant l’excellence de son métier.M.Louis Forest est un artisan honnête.Il n'a malheureusement pas reçu la formation artistupie que sa te ' ‘ et ses efforts lui méritent.Oui, ses efforts.Toutes ses compositions sont différentes les unes des autres.Il cherche «les idées.Hélas ! il en résulte «les combinaisons pour le moins étranges.Je fais cependant exception pour un petit ouvrage LECTURES lui musique île « Carmen » est-elle espagnole ?L’opéra Carmen, que la troupe San Carlo est venue jouer à Montréal il y a quelques semaines à peine, a remporté ici un franc succès.Il est incontestable par ailleurs que cette œuvre est, avec Faust, l’un des opéras les plus populaires.Elle vient cependant de faire l'objet d’une critique très sévère du compositeur Raoul Laparra dans un livre publié à l’occasion du soixantième anniversaire de la première représentation du chef-d’œuvre de Bizet et intitulé : Bizet et l’Espagne.M.Laparra est le musicien d’aujourd’hui qui connaît le mieux l’Espagne.Aussi peut-on s’en rapporter à lui pour juger du caractère espagnol de Carmen.Or, selon lui, l’œuvre de Bizet comprend maints passages où l’inspiration gitane n’est rien moins qu’absente.Ce sont, par exemple, le deuxième motif de l’ouverture, celui d’Escamillo, le duo entre don José et Micaëla, le fameux air: «La fleur que tu m’avais jetée ».Il y en a bien d’autres.Certes on ne peut accuser M.Laparra de se tromper quand il nous dit qu’un thème n’est pas espagnol, mais Henry Malherbe, dans le Temps, lui reproche de considérer l’œuvre de Bizet d’un point de vue trop particu- lier.Admettons, puisqu’il le faut, dit-il en somme, qu’il y a des « mélanges » dans Carmen, mais n’oublions pas que la musique en a été « acceptée comme musique nationale par la plupart des Espagnols » et que Bizet, malgré tout, « a inventé une musique populaire proche de l’instinct des gitanes ».D’ailleurs, « les actions de Don Juan et des Noces de Figaro se passent également en Espagne et il n’y a que très peu de traces de teinte locale dans ces deux chefs-d’œuvre.» Le jugement final de M.Malherbe sur Carmen nous semble concilier habilement les deux points de vue si opposés du puriste et du profane: En somme, il (M.Laparra) regrette que Carmen ne soit pas, d’un bout à l’autre, une tragédie lyrique espagnole.U.oublie qu'il y a soixante ans, les directeurs de la salle Favart n’étaient autorisés à jouer que des ouvrages lyriques de demi-caractère et coupés de dialogues.Tout en obéissant aux nécessités de la scène lyrique d’il y a un demi-siècle, en s’attachant aux nobles principes de la musique pure et en salivant sa propre originalité, l’auteur de Carmen a peint, à larges touches, le paysage brûlant où ses héros aiment, dansent, souffrent et meurent.Les traits essentiels de physionomie de chaque personnage ressortent avec précision à l’orchestre.Les contrastes sont énergiquement accusés.L’ensem- Sur les routes du bonheur1 A travers les chefs-d’œuvre üf '• v "¦ip- • *.; -djtzt, • .a ¦ • < '*ëLï> ÆAr >1 • *•; Raphaël exécuta ce portrait de Balthasar de Custiglione lors de son passage à Urbin, vers 1504.A cette épotpie Raphaël, «pii jusqu’alors avait subi l’influence pres«|ue exclusive du Pérugin, commence à donner à ses œuvres une mar«(ue plus personnelle, un coloris plus riche.Le peintre, qui n’atteindra «pie quelques années plus tard son complet épanouissement, n’en possède pas moins déjà des qualités «pii forcent l’admiration.sur 1a reliure représentant la presse «le l’artisan.M.Forest connaît son métier comme personne.Puis«|ue l’on juge toujours pur comparaison, j’admire ses efforts ipiuml je songe à ceux de Mlle Marguerite Lemieux, «pii ont surtout porté sur lu publicité.C’est sans doute pour cette raison que le publie, de confiance, s’attarde surtout devant la vitrine «pii expose ses ouvrages.Ses «leux compositions sur « Maria Chapdelaine » (au fait, si elle apportait un peu plus de conscience à son travail, elle se donnerait sans doute le mal de bien lire le titre et n’écriruit pas Maria Cliapdeleine ; faute secondaire sans doute, mais assez significative dans son cas) sont «les poèmes de mauvais goût.« Venise », « Pages d’art chrétien » avec un Christ dont l'allure et le dessin sont un vrai péché mortel, « Ateliers », « Charles de Foucauld », pauvre père Foucauld ! déconcertent à force d’impuissance.Je vous fais grâce du reste.L«» recueils «le numéros de l’Illustration ont une autre tenue.Ici 1a différence «»t sensible et troublante.« Les Croix de bois » révèle également un autre esprit.Mlle Lemieux ne l’a pas exécuté au Canada à ce qu’on me dit.Parmi les autres exposants, mentionnons Mlle Emma Coderre, dont « Les bois «pii chantent » et « Scènes de la vie de Bohême» ne font pas mal, quoiqu’ils ne soient pas dans l’esprit de la reliure ; (je ne pourrais pas en dire autant «le «Toi et moi» dont le lettrage en diagonale est «l’un effet désastreux) ; M.Henri Beaulac, dont la composition ble de cette partition palpitante, juvénile, finement combinée est, du point de vue scénique, d’une réussite entière.Le chef-d’œuvre doit être désormais admis dans ses variétés, dans sa vérité, montré dans sa nature.Les écrivains et la politique La ville de Genève a commémoré récemment le souvenir du séjour que Chateaubriand fit chez elle.A ce propos, M.André Rousseaux fait dans Le Figaro les considérations suivantes sur la politique et les écrivains du XIXe siècle en particulier: Il y await une curieuse étude à faire sur les situations diverses, mais souvent semblables, où les crises de régime ont mis les grands hommes de lettres du XIXe siècle.L’immense vanité de ces hommes-là fait qu’ils ne peuvent associer leur génie qu’à de très grandes causes.Aussi lews plus belles heures sonnent-elles, ils peuvent du moins le croire, quand une crise révolutionnaire leur donne l’occasion de belles paroles, de vastes projets, et l’espérance d’un rôle qui soit à la hauteur de leur ambition.Ainsi Victor Hugo au lendemain de 181/8.Ainsi Chateaubriand à la veille de 1830.Seulement, les crises politiques du siècle se résolvent dans des régimes de mœurs bourgeoises et beaucoup plus terre à terre que les périodes tourmentées dont ils sont issus.C’est la monarchie de Juillet, c’est le Second Empire.Devant quoi le grand homme de lettres n’a plus envie que de dire: c’est trop petit pour moi.Ministre ou ambassadeur de Louis-Philippe ou de Napoléon III f Fi donc.Kateri Tekakwitha » est suave, mais 46,51x1 ; Etats-Unis, $35.998,100.Au poste de l’actif, qui s'élève à >247,281,41x1, le Canada figure pour $8,i)40,(xxi et les Etats-Unis pour! que la citation de Pétrarque dan.$238,440,81x1.l'ouvrage de Sandham sur la Rome L’association a plus progressé de j de la Renaissance peut avoir de péjo puis quinze ans que.pendant toute ratif pour les catholiques, soucieux son histoire antérieure.Elle a pé de vérité et de probité historiques, nétré dans plus de pays catholiques Les Européens ne semblaient pas que dans des pays protestants.Non I avoir saisi la portée véritable de ce seulement les églises protestantes lui ' mouvement nouveau.Un Anglais.pour le supplier de « prier | tenues, bien qu’elles soient parfaite ment d’accord avec le mouvement général et participent à titres d’invitées à toutes les réunions.L’expé-1 ience précédente se répétera-t-elle ?La Y.M.C.A.professera-t-elle d’abord l’interconfessionnallité qu’elle défi nira comme sa politique et sa philo sophie définitives, pour enfin ter miner par des remerciements à Dieu bourg pour la chute du papisme, pour l’aide aux chrétiens persécutés et pour la libre dissémination des Saintes Ecri tu res dans les pays sous la domination de l’Eglise de Rome.» Langage peu charitable à l’égard de l’Eglisc-mère, on en conviendra, l-e Père Lecompte, S.J., a relevé vertement, dans son tract sur la Y.M.C.A., ce sont-elles désormais favorables, mais Eglise grecque orthodoxe et même Langdon, disait en 1859 ; «A feuilleter les rapports et la correspon- trappé des contrastes que présentent leur histoire et la nôtre, comme des caractéristiques particulières des asso dations françaises et celles plus générales du peuple français.En Angle-l’association est considérée - -c.i l’éblouissante équipe conduite par un 1 Pas comme sut .clergyman du nom de Newman, qui P*-*tit.1 idee tit son chemin.Le cercle ceindra bientôt la pourpre romaine.répondait a un besoin impérieux .¦ , , .Bientôt, des succursales se fondaient L Angleterre connaissait alors une , , , ., ¦ un peu partout dans la region lon- prospente moine.Lirace a ses rc-1 1 1 serves de houille et à sa prépondérance maritime, ses comptoirs se mul- tipliaient partout.L’industrialisation progressait par bonds.Un facteur nouveau était apparu : le machi- nisme.Les villes regorgeaient d’habitants.A Londres — la ville hypertrophiée — l’ivrognerie et le libertinage florissaient.Les conditions de travail étaient terribles pour l’ouvrier.L’exploitation du capital humain battait son plein.On trimait donnienne.Vers 184b.le mouvement gagna Manchester, Liverpool, Taunton, Exeter, Leeds etc.D’Angleterre.il passa en France, en Suisse, en Allemagne, en Autriche etc.11 fit bientôt tache d'huile.On le trouve aujourd’hui partout, comme en fait foi la photo ci-contre, qui représente la maison de Jérusalem.Don d’un Américain, John J.Jarvis, elle fut construite au coût d’un mil, , „ ¦ , • lion de dollars.11 faut nous résumer, humain battait son plein.On trimait ., • 1 - .\ i,.car une simple mention de toutes les dur pour un maigre salaire.Avec le ! 1 v 1 Y.M.C.A.exigerait Si nous avons appuyé recul du temps, l’époque victorienne Il*11 'ies l'1 apparaît glorieuse.La médaille ce- 1 ts J ° unies., 1 ., > • ! sur les modestes origines de 1 associa- pemlant a un revers : le paupérisme., ., .Pour oublier sa misère, le peuple tl0,1’cest P°,ur mieux , fair,e c?m’ encombrait les pubs.A la buvette, j Pre,uire lluc lc ?ram lle, se,îeve ,:i les femmes coudoyaient les hommes, | ‘"’guement germe avant de devenir à qui elles disputaient volontiem la | h' c,?ene a,ticr et Puissant d auJol,r-palme pour le nombre des tournées.|1 U11‘ Et l’industrie, ce Moloch, réclamait 1 Etat actuel sans cesse des bras.D’où affluence j surtout de jeunes gens dans les villes En bref, la A .M.C.A.compte ac-et dans les ports importants du j timidement dans le monde plus de royaume.On conçoit aisément à| 10,744 sections, 5-698 bureaux payés, En vente au Canada e/e puis plus de 100 ans.0 George WILLIAMS comme l’aboutissement des traditions GENEVA.Réelle Saimï de Hollande T 0 Distillé et embouteillé au Canada sous la surveillance directe de JOHN de KUYPER& SON.Distillateurs, Rotterdam, Hollande.Maison fondée en 1695 156 F Cduf'oazctïuu FAITES £gjfT"UN CHANGEMENT ?POUR LE MIEUX" GRADS 52 “Mains de Bridge”, en série ou non, sont acceptées L.0.GROTHE LTEE — MAISON CANADIENNE ET INDEPENDANTE l’Eglise catholique l’envisagent avec'dance de nos frères français, on est moins de rigorisme, et cela, pour des raisons nombreuses que nous donnons ci-après.Géographiquement, la ù .M.C.A.se scinde en trois groupes: a) anglo-américain; b) continental ou européen; c) missionnaire.Chaque terre, groupe donne lieu à une politique et 1 à des directives particulières.D’après un de ses historiens, l’association a eu à combattre cinq adversaires redoutables : l’ignorance, la pauvreté, la maladie, l'adversité et le péché.Facteurs de succès A quoi faut-il attribuer l’expansion rapide de la Y.M.C.A.?Entre plusieurs, d’après un panégyriste, le principal facteur est indiscutablement la croissance phénoménale îles centres urbains.Conception très moderne des besoins essentiels de la jeunesse des villes, telle nous apparaît la Y.M.C.A.avec ses méthodes d’affaires hardies, ses initiatives variées, son allant, son dynamisme, voire ses points faibles.Tout chez elle dénote des origines urbaines.D’où impossibilité radicale de comprendre et de suivre intelligemment ce mouvement d'envergure universelle — le plus vaste et le plus cohérent peut-être du monde protestant — sans une connaissance profonde du processus qui fait naître et grandir les grandes agglomérations contemporaines.Jadis les villes résultaient avant tout de la défense du territoire, du commerce ou des plaisirs.Aujourd’hui, la richesse et le confort que celle-ci apporte sont l’aimant irrésistible qui attire l’homme dans les villes.On veut s’enrichir rapidement et bénéli-cier des avantages très souvent factices qu’offre surabondamment la grande mangeuse d'hommes.La croissance d’une ville n’atteint donc son plafond que lorsque la subsistance de ses habitants y devient trop pénible.Le nombre est ici fonction de la prospérité, apparente ou réelle.La loi est aussi inflexible que celles des Mèdes ou des Perses.Dans son livre Modern Cities, Loomis ajoute que seul lc coût de la vie peut mettre un frein efficace à l’accroissement des populations urbaines.L’histoire n’enseigne-t-elle pas que des cités an tiques, jadis populeuses et prospères, ont vu leur population lentement décroître, puis finalement disparaître au point que l’herbe pousse sur leurs ruines.Au fond, l’économie conditionne et régularise en général la marche des civilisations.Pour les sociétés comme pour l’homme isolé, le primo vivere s’impose avec la même rigueur.A tout événement, la Y.M.C.A.couvre l’univers d’un réseau de plus en plus serré d’œuvres aussi ingénieuses que pratiques.N’était la crise, elle se serait étendue davantage.C’est qu’en effet elle répond à un besoin profond des masses juvéniles.La jeunesse qui fréquente en si grand nombre ses maisons y trouve de quoi satisfaire ses aspirations morales, intellectuelles et physiques.A tout cela s’ajoute un personnel de choix, stylé, dressé, spécialisé.L’enfant, le jeune homme est confié dès son arrivée ou son entrée à un moniteur compétent, qui souvent sait mieux que l’intéressé lui-même ce qu’il lui faut pour se fortifier physiquement et pour augmenter son bagage intellectuel.L’atmosphère des maisons y est d’une moralité à toute épreuve, peu tracassière et discrète.Objection doctrinale C’est la principale que l’Eglise catholique a contre la Y.M.C.A.Elle s’explique jusqu’à un certain point par l’étroitesse d’esprit et le sans-gêne de certains secrétaires de groupes du début.En effet les mots superstition et infidélité reviennent souvent dans leur correspondance lorsqu’ils ont à parler des pays européens catholiques.Notons toutefois que les plus fanatiques sous ce rapport sont les Européens eux-mêmes ; Français, Suisses, Allemands etc.De Suisse, en 1855, le groupe de Genève écrivait par exemple à celui d’Edim- et du caractère national; pour tout dire, l’association porte l’estampille britannique.Outre - Manche, c’est exactement le contraire qui se produit en venant heurter de front tout ce qui est spécifiquement français.» Au fond, la Y.M.C.A., pour se répandre, devait s'humaniser et perdre lentement sa marque britannique; à l’instar de l’Eglise catholique, s’appuyer de moins en moins sur le facteur racial ou simplement religieux.Four devenir internationale, la Y.M.C.A.dut évoluer et assouplir de plus en plus sa constitution première.Orientation nouvelle Rien ne prouve mieux la transformation que subit actuellement la Y.M.C.A.que lc chapitre X d’un ouvrage publié en 1929 aux Etats-L- nis, chapitre intitulé Interdenominational and Interconfessional (intersectarisme et interconfessionalité).Ce volume s’intitule Formative Ideas in the Y.M.C.A.L’auteur, Maurice Super, est secrétaire du groupe polonais à Varsovie.La citation est longue mais substantielle : « Durant la Grande Guerre, les services des Y.M.C.A.s canadiens et américains furent requis dans maints pays et cela dans des proportions inimaginables.Les catholiques polonais et les grecs orthodoxes virent la Y.M.C.A.dans leurs milieux et se dirent : « Même après la disparition des tribulations, nous voulons que notre jeunesse comme celle d’Amérique continue à bénéficier des avantages de la Y.M.C.A.de façon permanente.» Mais comme ceux-ci 11’étaient pas protestants, bien qu’ils aspirassent à jouir des bénéfices de l’association, comment arriver à résoudre ce problème épineux ?« L’appel ne pouvait rester sans réponse, à moins que celle-ci n’abdiquât sa qualification de chrétienne.Ainsi surgit en Grèce, en Roumanie et en Pologne, une variété nouvelle de Y.M.C.A., nullement protestante ou si peu, comme en Pologne, où la proportion est identique à celle de l’élément protestant au sein de la nation, soit un peu plus de 5 pour KX).Comme on lc pense, le travail dans ces pays fut poursuivi de façon à respecter les croyances religieuses établies.Toutefois, rien n’était contraire aux principes fondamentaux et universellement acceptés par toutes les associations; rien dans ces constitutions 11e s’oppose à l’esprit chrétien.En Tchéco-Slovaquie, sur une moindre échelle, le même phénomène se produisit.Ajoutons que les protestants y sont ici plus nombreux et demeurent l’élément moteur de l’association nationale.« Le fait nouveau est qu’en Pologne et en Tchéco-Slovaquie, nous avons une Y.M.C.A.interconfessionnelle, alors qu’en Roumanie et en Grèce, les Y.M.C.A.s sont orthodoxes.L’association tchéco-slovaque adhère cependant à l’Alliance universelle des Y.M.C.A.s (dont le siège est à Paris) ; les autres s’en sont abs- pour les fruits de la moisson ?Tendrons-nous la main aux catholiques et aux orthodoxes, non seulement d’une manière amicale mais confraternelle ?De telles résolutions s’élaborent péniblement.Par crainte d’amoindrissements ou de pertes sensibles, des chrétiens sincères s’y opposent formellement.La Y.M.C.A.allemande se dresse par exemple contre l’admission de la Y.M.C.A.polonaise à titre de rouage essentiel :e.'r.de l’Alliance universelle.Par ailleurs, il y a unanimité quasi-totale parmi les chefs de la Y.M.C.A.américaine qui n’ont qu’une voix pour louanger Pieuvre poursuivie en Pologne.Ce travail suscite un intérêt énorme sur tout le continent nord-américain.En Grèce et en Roumanie, le problème est différent car l’Eglise orthodoxe s’y montre inoffensive.« Voilà où nous en sommes.Nous applaudissons à notre intersectarisme: irons-nous plus avant en déclarant notre mouvement franchement interconfessionnel ?lx“s Y.M.C’.A.s grecs et polonais sont nos enfants.Devons-nous les recevoir au sein de la famille ?» Ix\s italiques sont de nous.Deux écoles, deux tendances s’affrontent donc.A vrai dire, elles se sont toujours heurtées.Mais, tant que la Y.M.C.A.eut un territoire plutôt circonscrit aux pays anglo-saxons et protestants, ce changement d’orientation était discrètement escamoté, comme le sont d’ailleurs partout les questions litigieuses quand leur étude ou leur solution 11’est pas impérieuse.Ce n’était pourtant que simple ajournement.Dès que la Y.M.C.A., à la suite de circonstances anormales dues à la guerre et aux bouleversements qui s’ensuivirent, se vit tout à coup implantée dans des pays étrangers par la langue et la religion, il fallut faire face à des données nou- velles.11 y eut friction, comme en Italie où la Y.M.C.A.s’installa à Rome même, sous le nez du Saint Père.Des propos imprudents ou peu délicats furent tenus par des adeptis probablement fraîches recrues ,î la faconde déraisonnable.En Europe, l’Eglise fulmina contre le prosély tisme dangereux pour l’intégrité de la doctrine.La propagande a cessé depuis ou s'est amenuisée.L’apaise ment est venu ainsi que la paix.Chacun reste sur ses positions mais fait preuve de bon voisinage.On a compris que l’ère des controverse, religieuses publiques est définitive ment close depuis fort longtemps.Convertir en masse, comme on cou vertissait autrefois les Barbares, n’est plus de mode.Ix* pittoresque \ perd peut-être, mais la paix et la concorde compensent amplement cette perte.L’Eglise catholique, du rant toute l’époque médiévale, s'est toujours sagement abstenue de pous sur à la conversion des juifs du ghetto romain.Elle comprenait qu’un credo ne s’impose pas à coups de matraque ou de cravache.Discuter religion 11'est donc possible qu’entre gens cultivés et sincères.Seules le, élites peuvent aborder, sans acrimonie et avec tout le tact voulu, des matières aussi délicates sans mettre à coup sûr le feu aux poudres.Les conversations de Mali nés en sont un exemple éclatant.Nous ignorons quelle direction future prendra la Y.M.C.A.Toute fois, une décision grave devra être arrêtée tôt ou tard.De deux choses l’une : ou bien la Y.M.C.A.restera elle-même, c’est-à-dire 1111e association protestante, où les catholiques et les orthodoxes 11e pourront être admis qu'à titre de membres associés, sans aucune participation active.Cette attitude amènera, par voie de réaction, la fondation d'une société analogie catholique.Ou bien, les tenants éclairés et conscients de l’évolution des idées feront prévaloir leur point de vue.La Y.M.C.A.deviendra alors une association chrétienne dans toute l’acception du mot.Abandon liant toute ambition spirituelle, elle se cantonnera dans le domaine -vaste et complexe à l’infini et où elle est sans rivale sérieuse — du développement physique et moral de la jeunesse.Ce qui s’est fait pour le scoutisme — anglo-saxon et protestant à l’origine — 11e se peut-il pas répéter pour la Y.M.C.A.?Nous posons la question en toute loyauté.Elle est assez importante et grosse de conséquences pour faire réfléchir.Jean-Robert BONNIER i?/% l.\V r- CA VAUT UNE À LA VÔTRE j FONDEE IL Y A 145 ANS _T /M-vr D IO 5 F -// iHVimnif- •oO fcêlV€ a- L €CR f! IM-¦ &«à-*.IRK HjBWC ÉCHO S f.reation d'une pièce cantulieitnc , La troupe Barry-Duquesne, qui de- | puis deux uns consacre ses activités , à l’interprétation de sketches radiophoniques, revient au théâtre Stella ; la semaine du 11 novembre pour y j créer Gens de chez-nous, pièce en trois I actes de M.Henry Deyglun.Gens de chez-nous, qui sera présentée 1 j sous le distingué patronage de l'hono-table Irénée Vautrin, ministre de la , colonisation, est une pièce d’inspiration ' purement canadienne qui traite de la vie de nos colons, que l’auteur a connus I au cours de ses nombreux voyages en i Ahitibi.Le public montréalais reverra sans doute avec plaisir sur la scène du J théâtre Stella M,M.Barry, Duquesne, Deyglun, Mmes Bella Ouellette, Mimi d’Estéc et Olivette Thibault.On retient ses billets en téléphonant à PLateau 1166.Concert ratliophoniquc A son émission radiophonique de dimanche prochain, 10 novembre, la General Motors offrira le programme suivant, exécuté par le célèbre pianiste José Iturbi et par Erno Rapoe qui dirigera l’orchestre symphonique: Ouverture de La fiancée troquée de Smetana (orchestre) ; Concerto pour piano et orchestre en la mineur de Grieg : premier mouvement, Allegro (José Iturbi) ; Prélude de Jarnefelt et Londonderry air, arrangement de Grainger (orchestre) ; Liebestraum de Liszt (orchestre) ; Spinning song de Mendelssohn et Navarra de Albeniz (José Iturbi) ; A victory ball de Schel-ling (orchestre).Mozart à l'écran Première photo prise à Hollywood de Simone Simon, la charmante artiste française qui est en passe de devenir « star » de première grandeur et vedette internationale.Reproduit de Point vous.Après la vie de Chopin, de Bach, de Schubert, voici qu’on va tourner la vie de Mozart.L’acteur anglais Stephen Haggard incarnera l’auteur des Noces de Figaro et de Cosi fan lutte.Un moment on avait pensé à s’inspirer de la ravissante pièce de Sacha Guitry, finalement c’est .Margaret Kennedy, l’auteur de Tessa, qui a été chargée du scénario.Vers l’affranchissement de la danse par Serge LIFAR Serge Lifar, qui vient île publier Quand j’avais faim », le livre de ses ih buts, expose ici sa théorie de la chorégraphie.j ORSQUE j’ai terminé la saison dernière avec « Icare », qui est le symbole, la signature vivante de ma théorie, exposée dans Lk Manifeste nu Chorégraphe, il s’est engagé une polémique qui m'a montré que le public confond des mots aussi différents que « danse » et « chorégraphie ».Le danseur est un exécutant ; il doit danser et lorsqu'il a dansé, son rôle est fini, il ne peut rien avoir à dire; c'est au chorégraphe à ériger son art en théorie, à l'inventer, à lui indiquer des voies nouvelles.C’est en tant que chorégraphe que je parle ici.Depuis deux siècles, la danse s’est développée, soit asservissant la musique, soit asservie par elle.Nous avons vu d’abord le danseur commandant un musicien souvent peu doué, ou doué pour le ballet et non pour la musique, dont il ne se servait que comme d'un accompagnateur.Puis ‘¦r fut au début du XXe siècle, le duncanisme » ; les danseurs décla-l'èrent : Nous pouvons tout danser.Alors les musiciens, les prenant au 'not, composèrent des ballets dont beaucoup sont des œuvres de génie, mais qui ne tiennent aucun compte des possibilités du corps humain, ni du rythme qu’il exige.i rtÆnw A LA DEMANDE DU PUBLIC Une reprise ardemment réclamée YVONNE PRINTEMPS PIERRE FRESNAY dan* La dame ^ Camélias En programme double avec René Lefèvre Suzy Vernon (121 II S ÉPOUSEZ MA FEMME I Im* wmièillo t autour des principales puissances «le l'Occident, un mécanisme extrêmement dangereux, parce qu’irrationnel.La situation actuelle relève plus de la psychiatrie que de la psychologie «h s peuples.LE GARDIEN ()E LA VALISE (Je suis partout) Langage délicat -—- • La vieille pruderie anglaise n’a pis perdu tous ses droits, en dépit d’une grande modernisation des manièr.Dans une maison, l’hôte demande : — Voulez-vous vous laver les mains ?( 1 raduisez : les cabinets sont ici.) En auto, au cours d’une promenade : — Voulez-vous aller cueillir des fleurs ?( 1 raduisez : voulez-vous vous soulager ?) C’est très Louis-Philippe cl pas tellement ridicule.José GERMAIN (De la Tribune des Nations) « J tUre trlrfthone a la valeur t/tw vous lui donnez.» LE temps et la distance sont les deux grands dissolvants de l’amitié.Plus d’amitiés se relâchent par suite du manque de communication que par les divergences d’opinions.Votre téléphone abolit le temps et la distance et cimente les liens d’amitié.Avec PPM D’OR TOUT LE MONDE peut faire et boire un veritable Cidre de Normandie Pour tous renseignements s'adresser à Gabriel Boussion — 211, rue «lu Saint-Sacrement — Tel.: M Arquette 5020 JS&ukce, dùvect NEW-YORK PHILADELPHIE BALTIMORE* WASHINGTON &S///MSI Rendez-vous le plus agréablement et le plus commodément possible à New York, Philadelphie, Baltimore et Washington .empruntez le WASHINGTONIAN.Couchettes confortables, compartiments et chambrettes (chambres simples-deux couchettes superposées.) 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On ne saurait trop féliciter les propriétaires pour le programme d’action que vient de tracer leur comité directeur.Les propriétaires sont las de se faire plumer.Ils veulent maintenant avoir leur mot à dire dans l’administration générale de l’Ile de Montréal.C’est ce qu’ont décidé les comités directeurs des ligues de propriétaires de Montréal, Lachine, Verdun et Ville Saint-Michel.M.Emery Sauvé, délégué officiel des propriétaires à la Commission administrative des villes de T Ile de Montréal, aura pour mis! sion de faire triompher leur point de vue.Que veulent-ils, au fond ?1 out simplement qu’on ne les ignore pas, à notre époque de « secours direct ».Ne sont-ils pas les plus importants bailleurs de fond des administrations municipales, qui trop souvent dépensent sans compter, donnant ainsi l'exemple du gaspillage le plus coûteux ?N’est-ce pas encore le propriétaire qui, dans la ville de Montréal par exemple, a supporté en majeure partie le poids des allocations de chômage ?Qu’on en tienne donc compte.D’une façon ou d’une autre, c’est lui qui devra résoudre la question du chômage, soit par les impôts fonciers, soit par les travaux de réparation ou de construction qu’il peut avoir à confier aux entrepreneurs.Si le placement immobilier n’offre plus aucune sécurité, il laissera vendre ses propriétés au profit du fisc ou du créancier hypothécaire.C’est ce qui se fait d’ailleurs sur une grande échelle depuis le commencement de la crise.Ne vaut-il pas mieux que le propriétaire contribue à attendent encore d’être construites ! 1 ous ces travaux, qui restent en plan parce qu’aujourd’hui la propriété bâtie ne rend plus, représentent des millions de dollars pour les entreprises de fournitures de matériaux et les ouvriers chômeurs.Le propriétaire qui dépense 1000 dollars en donne environ 400 à l’ouvrier et devient un client intéressant pour les fournisseurs de matériaux.Tout va bien jusqu’à l’arrivée du représentant du fisc, qui prélève toujours Meilleures perspectives La situation politique au Canada continue d’être favorable à un mouvement de reprise des valeurs mobilières et Ton a une preuve du sentiment optimiste actuel dans la facilité avec laquelle l’emprunt fédéral de $75,1x10,000 a été souscrit.La composition du cabinet King a eu son importance sur l’opinion financière du pays, qui reprend con- .- - j fiance et qui attend beaucoup de la a part .du bon.Les prélèvements du ^ (,u prcmu.r ministrc au pr&j.dent des Etats-Unis.Depuis deux ans et demi, les af- fisc équivalent aujourd’hui à une pénalisation de l’épargne et de l’esprit d’économie.Il n’y a donc pas lieu d’être surpris si le propriétaire contribuable renonce tout à fait à améliorer ses propriétés.Une fiscalité inintelligente est en grande partie la cause du marasme actuel.Tandis que l’industrie reçut de l’Etat toute l’aide possible, le petit propriétaire n’eut que des majorations de sa feuille d’impôts.En quoi a-t-il reçu des avantages équivalents à ceux de l’industrie, tels que des exonérations d’impôts ou encore des réductions de tarifs d’énergie électrique?Le propriétaire foncier n’est-il pas pourtant le facteur essentiel d’une reprise économique, par les possibilités qu’il offre au marché du travail et aux grandes industries de base ?C’est donc le comble de l’illogisme que de majorer ses feuilles d’impôts pendant que les industries en général bénéficient de toute sorte d’avantages.Les ligues de propriétaires ont gran faires se sont lentement améliorées, et cette progression s’est continué d’une façon à peu près continue, mais avec une certaine irrégularité due à des éléments défavorables, plus psychologiques que réels, comme l’indécision née de l’approche d’une consultation électorale.A l’heure actuelle, on peut prévoir une détente qui se traduira par une activité de bon aloi.Hausse des valeurs canadiennes Au cours des derniers jours on a pu remarquer une hausse sensible de quelques valeurs bien cotées, qui, dans certains cas, ont atteint de nouveaux sommets.C’est un signe encourageant, qui indique que le marché de Montréal est sur le point de sortir du marasme et qui fait également prévoir une hausse nouvelle dement raison de s’insurger contre nos au cours des prochains mois, différents modes d’administration mu- Nous avons signalé la semaine nicipale.Elles se rendent compte aujourd’hui que ce sont leurs membres qui payent la plus grande partie des folies financières des municipalités, nécessiteuses parce qu’elles dépensent au delà de leurs moyens.Réaménagement des impôts fonciers, économies, dégrèvements et réorganisation moins onéreuse des gouvernements munici- aermere tout t interet que présentent des valeurs comme celles de Montreal Lower et de Shawinigan.Ces deux titres ont montré beaucoup de fermeté et sont arrivés à dépasser les maximums déjà établis au cours de Tannée.Aussi est-il prudent de ne pas montrer trop de hâte à liquider les titres qu’on aurait de ces compagnies.Ce serait risquer de perdre le •12, ouest, rue St-Jacques.MONTRÉAL Tél.BElair 1474 Jean-Marie Nadeau AVOCAT 266 ouest, rue St-Jacques 1 /'"AUTRE nos services ordinaires de courtage, ' ' nous offrons à nos clients l’avantage de faire examiner leur portefeuille par nos statisticiens, qui leur donneront des conseils touchant la conservation ou l’abandon des titres qu’ils détiennent.Nous serons flattés de votre demande de renseignements GARNEAU & OSTIGUY AGENTS DE CHANGE IMMEUBLE ALDBED, PLACE D’ARMES.Montreul Stock Exchange Montreal Curb Market Canadian Commodity Exchange Inc.paux, voilà en résumé tout le proanime d’action de» lignes de plu , bénéfice d’une appréciation plus cou-priétaires.Elles ne sauraient mieux1 sidérable qui s’en vient.Il suffit de faire.jeter un coup d’reil sur le rapport Jean-Marie NADEAU mensuel de la Montreal Power pour «La question du blé» L’actualité économique d’octobre publie une étude sur la question du blé qui vaut d’être lue et méditée.M.Bazin, son auteur, rappelle tout d’abord l’importance du blé dans l’économie canadienne.C’est la place du blé dans notre organisation économique qui nous a valu la création récente d’un Office du blé.Il fallait bien trouver un remède à la mévente des blés sur les marchés de l’Ouest.Mais l'Etat a-t-il agi avec la prudence requise en s’engageant dans des spéculations destinées à maintenir les cours ?L’expérience n’apprend - elle pas qu'une politique de soutien des cours, à moins d’événements imprévus tels qu’une disette ou une guerre, finit toujours par une liquidation générale qui apporte avec elle bien des désillusions ?Avant de répondre pertinemment à ces questions, M.Bazin refait l’historique de la culture du blé au Canada.C’est surtout depuis les débuts du siècle dernier que le Canada a acquis de l’importance dans le domaine de la production du blé.De 1817 à nos jours, les récoltes augmentent sans cesse à l’exception des dernières années, où nous constatons que les emblavures ont passé de 26,355,136 acres à 23,985,000.Cette chute s’explique par la mévente générale et notre recul marqué sur les marchés extérieurs.Pour nous en être tenus aux contingents fixés par la Conférence de Londres, nous avons perdu en grande partie nos meilleurs marchés, même celui de Liverpool.L’Office du blé a accumulé des stocks considérables qu’il payait un prix plus élevé que les prix mondiaux.Aussi avons-nous gardé nos blés.M.Bazin, au cours de son analyse des marchés mondiaux et des conditions de la production nationale, examine les essais d’entente internationale qui, en fait, n’ont guère eu de résultats.Il rappelle opportunément que l’Argentine, grand produc- a a oiuvimvii iMH-uuiuwinm UIIU .ignée en 1933 et par laquelle elle tJble d augmenter, si, comme il faut teur de blé, n’est plus partie à convention internationale qu’elle si ' s’engageait particulièrement à réduire ses emblavures et à se contenter des contingents fixés de commun accord.Que vaut un accord mondial si un esperer, les prix canadiens se stabilisent au niveau des prix mondiaux.Jean-Marie NADEAU se rendre compte de l’amélioration qui s’est fait sentir dans la production de l’électricité et du gaz, du gaz tout particulièrement.Cette dernière production était restée jusqu’à ces temps derniers très en arrière de celle de 1934.La situation est donc favorable à la fois pour un placement à court terme et pour un placement à plus longue échéance.Le marché de New-York Jusqu’à l’heure actuelle, le marché de Wall Street a fait preuve de fermeté et Ton n’a pas enregistré de ralentissement saisonnier dans l’activité industrielle.Au point de vue technique cependant, la situation est telle que nous faisons des réserves sur l’opportunité de s’aventurer sur le marché de New-York.Nous avons déjà fait remarquer (pie les titres avaient enregistré une appréciation telle qu’il devient difficile qu’elle continue à la même cadence pendant | bien longtemps.Il en résulte qu’il ne i c .1 .».1 « ,
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