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Titre :
La renaissance
Éditeur :
  • Montréal :[La renaissance],1935
Contenu spécifique :
samedi 23 novembre 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La renaissance, 1935-11-23, Collections de BAnQ.

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Première année—I\o 23 10 sous Mon!real, samedi 23 novembre 1935 lit RMMfMU HEBDOMADAIRE POLITIQUE ET LITTERAIRE Directeur : OLIVAR ASSELIN L’OEUVRE DU CABINET TASCHEREAU Nous reproduisons dans une autre page quelques .tides de I’Evenement siir 1’œuvre de certains i îinistèros rr\ i ce e s t «le |>rr mier i Drill re .où la tal de est exc cliente .«i l né au coeur de la v ille : l’Hôtel Victoria O l E B E C st de l'argent.Et ils ne peuvent pas changer avant les élections sous peine de permettre aux tra-i vaillistes de retourner la manœuvre contre eux.En effet, le règlement le plus avantageux ne serait qu’une prime aux adver-¦ saires politiques qui pourraient toujours dire qu'ils auraient fait encore beaucoup mieux.Pour réagir, il faudrait une force française capable de mettre le holà.Où voit-on le gouvernement capable de le faire ?SAINT-BRICE l Du Journal de Taris I Le rayonnement de l’« Action Catholique » Dans Pourquoi PAS ?hebdomadaire belge : De I’Action catholique, de Québec (Canada), S avril: On constate que les femmes juives sont celles qui ont le plus fort pourcentage de leur sexe dans les emplois rémunérés.DIVISION JACQUES-CARTIER ÉLECTEURS VOTEZ de BONNE HEURE LUNDI, LE 25 POUR ALB.R.DEMERS CANDIDAT OFFICIEL DU Gouvernement TASCHEREAU TOUT le monde est déjà rentré à 1 Londres.Bien qu'il continue à faire beau, quelques rafales passagères ei les premières tempêtes de l’automne ont donné le signal des grandes migrations vers la capitale.D’ailleurs la société y est venue camper à la suite de la Cour, qui a pris ses quartiers d'hiver à Londres depuis les derniers jours d'octore.Les souverains, après une longue saison en Ecosse, étaient allés jouir des premiers jours de l'automne à Sandrigham Palace.Ils sont rentrés à Buckingham Palace pour se préparer aux nombreux événements officiels de novembre, événements dont le mariage du duc de Gloucester et de lady Alice Scott constitue le centre, quoiqu'il doive se faire dans l'intimite.A leur suite, l'aristocratie et le gram! monde, la magistrature et l’université, les partis politiques et les simples bourgeois, ont déjà repris leur activité, bien que tout le pays soit en l'air, en raison de la campagne électorale qui bat son plein.La vie de la capitale a aussi repris son train ordinaire, malgré les ombres que la crise mondiale reflète dans le pays.Et si graves que soient les nouvelles de Genève ou d’Addis-Ababa, la population londonienne ne se départ guère de son calme et semble même s’intéresser davantage aux sports, aux faits mondains et à la reprise des vieilles traditions, plutôt qu'aux cent actes divers de la tragédie qui se joue dans le monde.D'ailleurs l'automne en Angleterre ne manque pas d'événements propres à intéresser l'homme moyen comme le grand seigneur.Qu'on en juge ! L'inauguration de la saison d'automne, pour les sportifs, est sans contredit l'ouverture du Salon international de l’Auto.Cette année, ce fut le prince de Galles qui présida à cette importante cérémonie dans l'immense hall tie l'Olympia.« Blue Bird », le fameux bolide de sir .Malcolm Campbell qui lui permit de dépasser les 300 milles à l'heure et de battre le record du monde, trône tut milieu des plus belles voitures exposées par 54 fabricants, dont 25 maisons étrangères parmi lesquelles l'industrie française tient une place d'honneur.Il n'y a pas de doute que le Salon anglais devient de plus en plus un véritable marché international de l’automobile.Amateurs et spécialistes furètent patiemment dans tous les coins de l'énorme enceinte de l'Olympia pour découvrir l'innovation qu’il faudra adopter pour leur « machine ».Or les autos sont déjà parvenus à un tel degré de perfectionnement, que les nouveautés ne conviennent plus qu'à des détails.Le style des radiateurs, qui sont plus hauts que d’habitude, des bonnets et des pare-boue, marque des changements caractéristiques.Un système pour assurer une meilleure ventilation du moteur ou encore pour atténuer les reflets de lumière sur les vitres, ajoute au confort général de la voiture.Los carosseries des Rolls-Royce et des Delage, pour les modèles de grand tourisme, paraissent très pratiques.Mais ce sont surtout les petites voitures qui bénéficient d’une foule d’améliorations autrefois réservées à leurs aînées.Et' cette année la puissance moyenne des moteurs est de 19 chevaux au lieu de 15.A noter aussi des petites Ford pour la somme dérisoire de cent livres sterling.Enfin, la persistance de la forme inclinée de l’arrière continue à donner aux voitures une impression de vitesse qui est toujours favorablement commentée.Et la discussion des mérites et des particularités de chaque modèle exposé à l’Olympia constitue un sujet classique de conversation dans les clubs et dans les salons de la capitale.Mais le grand sport aristocratique de la saison est sans contredit la chasse au renard.Cet amusement, que la Société protectrice des animaux dénonce comme cruel, est devenu une habitude si forte parmi le grand monde, qu’on a l’habitude de dire dans Mayfair qu’Adam et Eve devaient sûrement avoir des chevaux et des chiens de chasse, sans quoi on aurait peine à croire qu’ils fussent vraiment au Paradis.Dans la niasse du peuple, cependant, ce sont des sports moins coûteux qui sont en honneur.Au tournoi de football du début de la saison, par exemple, il y eut 83,000 spectateurs au stade ! pour en retirer une pelletée de belles huîtres.Depuis les Romains, les huîtres ont été l'industrie principale de Colchester : la coutume de la Fête des huîtres remonte donc à bien haut.Et la tradition veut qu'au solide l’inauguration de la saison un grand dîner officiel permette aux invités de goûter à toutes les variétés d'huîtres qui font la renommée de l’antique cité.Cette année, un des invités à ce banquet pantagruélique a battu tous les records en avalant 80 huîtres dans la soirée ! La seconde coutume est celle du bal de l’Hallowe'en, la veille de la Toussaint.C'est une trace de pratiques médiévales vaguement rattachées à des croyances religieuses.Et, comme pour faire pendant à ce bal, ici et là dans les vieux villages d’Angleterre des enfants entrent dans un grand baquet d'eau où flottent quelques pommes qu'ils essayent à qui mieux mieux d’attraper, au milieu des rires de l'assistance.Cependant qu’en Ecosse, les villageois vont arracher des racines de choux pour prédire l'avenir des jeunes filles : si les racines sont recourbées, elles auront mauvais caractère; et si elles sont petites, leurs enfants ne seront pas bien intelligents ! Rappelons ici une double coutume j qui caractérise les derniers jours d’octobre.C’est d’abord la « Fête des : huîtres » à Colchester, où le maire de la ville, avec sa toge et sa chaîne d’or, ! monte à bord d’un voilier et plonge ; dans la mer une écopette symbolique Les deux coutumes les plus curieuses de novembre sont le « Guy Fawkes Day » et le « Lord Mayor’s Show ».L'archaïque cortège du Lord-Maire a toujours lieu le 9 novembre et marque l’entrée en fonction du nouveau chef de la municipalité de la Cité.Déjà une escouade de laquais est occupée à vérifier et à polir la fameuse vaisselle d'or qui sert au grand banquet annuel que le nouveau lord-maire de Londres offre aux membres du gouvernement, au corps diplomatique et aux édiles de la Cité.Pour grossir la foule qui acclame le cortège, tous les établissements avancent les sorties du déjeuner pour que chacun puisse voir le « Lord Mayor's Show » à un point quelconque de son parcours.Quant au « Guy Fawkes Day », c’est le jour où des feux de joie et des feux d’artifice s’allument d'un bout à l’autre du royaume.De quoi s'agit-il ?On fête l’anniversaire d'un événement assez banal au fond : le 5 novembre 1605, un conspirateur du nom de Guy Fawkes avait placé des tonneaux de poudre sous les voûtes du Palais de Westminster pour faire sauter tout le Parlement.Mais le complot fut découvert à temps; et depuis ce jour l'événement est célébré bruyamment dans le pays.Pourquoi ?Je me le demande! Alors que tant d’événements importants dans l'histoire du pays et de la civilisation occidentale passent inaperçus, un vulgaire complot donne lieu périodiquement à des réjouissances publiques ! Quelques cyniques disent même que Guy Fawkes méritait un sort meilleur du fait qu’il était le seul homme qui était entré au Parlement avec de louables intentions ! Quoi qu’il en soit, la terreur causée par le « Gunpowder Plot » a dû subsister à Westminster jusqu’aujourd’hui, puis-qu’à l’ouverture d'une nouvelle session parlementaire une compagnie d'halle-bardiers de la Tour de Londres, parés de leur pittoresque costume tudorien, viennent solennellement examiner les voûtes du Parlement.C'est surtout dans les quartiers de Londres et dans les provinces, que le Guy Fawkes Day est célébré avec ardeur.On s’en rend compte dès le matin, lorsque des bandes de gamins barbouillés de noir, s’accrochent à vous jusqu’à ce que vous leur donniez des « pennies » qui leur permettront d’ajouter à leur arsenal de pétards.Mais dans la ville de Lewes, dans le Sussex, par exemple, le Guy Fawkes Day a été élevé à la hauteur d’un rite presque officiel.Cinq ou six sociétés s'occupent toute l’année durant de recueillir les fonds nécessaires à la préparation du grand jour.Des feux d’artifice compliqués sont montés sur des terrains appropriés à la date du 5 novembre.Alors Lewes oublie le présent pour vivre pendant quelques heures trois siècles en arrière.Les magasins ferment tôt et les rues de la ville sont envahies par le flot de ses citoyens et des paysans venus de dix lieues à la ronde.De grandes processions se forment avec bannières et musiques.Des discours et des prières alternent avec le plus infernal des chahuts, jusqu’au moment du grand sacrifice.Car on brûle invariablement les effigies de Guy Fawkes et d’autres personnages célèbres, parmi lesquels une des sociétés de Lewes, suivant une vieille tradition protestante, ne manque jamais de placer celle du Pape ! Et UN étrange bruit court suri toutes les lèvres à Paris.Nous nous imaginions, candides que nous sommes, que si les capital-ships s’assemblaient en Méditerranée, c’était pour aller pêcher les perles, comme Mon-freid.en Mer Rouge, ou encore pour défendre les cotons d’Egypte et la route des Indes, lesquels ne sont d'ailleurs pas menacés.A voir rager les sociétés secrètes et l'antifascisme, ou ce qui se nomme ainsi, nous pensions qu’il y avait là-dessous quelque inavouable anguille.Hé bien! non.Si l’Angleterre déclare la guerre à l’Italie, la raison en est toute petite, minuscule.pas plus grosse que ce caillou dans les reins de Cromwell ou ce millimetre de moins au nez de Cléopâtre, qui eussent bouleversé les destins du monde.La voici, si l’on en croit les bouches de la Renommée : un jeune futur lord au nom paradisiaque reçut un jour de Mussolini une remontrance nette, et qui devait être assez juste, à en juger par le froissement qu elle aurait produit.Et le jeune futur lord au nom paradisiaque voudrait tout simplement noyer dans le sang italien l'offense ainsi faite à son élégante politique.Vraie ou fausse, cette nouvelle n'est pas de celles qui apaiseront la foule parisienne.Si les campagnes françaises sont assez calmes en apparence, ce n'est pas que leurs soucis économiques les détournent de penser à la guerre contre l’Italie: c’est que, n’admettant pas cette guerre, elles ne la croient pas possible.Mais Paris, qui fut payé pour se méfier (c’est même tout ce que la politique lui a rapporté de bon depuis longtemps), veille et applaudit les patriotes qui, dans ses rues, ces jours-ci, manifestent la volonté pacifique de la France.Saint Georges peut lâcher sa cavalerie, les fort beaux yeux du lord paradisiaque peuvent pleurer, mais il s'avère que, si le sang français coule, ce ne sera pas pour le Roi des Rois, ni pour sa Reine des Reines, ni pour le Lion britannique qu'on regrette de voir rugir ainsi à faux.L'Ethiopie n’aura à se reprocher que l’assassinat tout récent de notre administrateur Bernard et de son poste.Si cependant vous ne voulez pas croire qu'une aussi monstrueuse guerre pût avoir une cause aussi mesquine, on peut vous recommander un livre qui montre assez bien le cas que la Grande-Bretagne fait du reste du monde.Ce livre, qui s’appelle Fachoda et qui est dû à l'un des deux survivants de la glorieuse expédition, le médecin général Emily, raconte lus efforts et les exploits de la fameuse mission Marchand.Installés sur le Nil après des mois et des mois de peines inouïes, ces grands Français, arrivés bons premiers, durent à contre-cœur céder la place sans mourir.Aimable A! bion ! Ce n’était pas que la France installée sur le Nil eût pu gêner ses projets égyptiens, non 1 Elle voulait simplement sans doute lui épargner de la peine et de l'argent.Le même fait se reproduit plus à l'est.L'Italie ne gêne point la Grande-Bretagne ni son Nil, mais elle pourrait se fatiguer.Une grande voix britannique vient de parler de précédent : ne pas défendre le pacte de Genève serait, disait-elle, créer un fâcheux précédent.Ne répondons pas qae des précédents tout différents ont déjà été créés.Cette juste remontrance augmenterait peut-être les douleurs morales du jeune lord au nom paradisiaque.Et nous ne voulons faire à ce grand politique nulle peine, même légère, surtout depuis qu’on le dit si méchant.Philippe BERTAULT Paris, /fl netnhre.Une expédition française dans l’Himalaya On a parlé, à différentes reprises, dans la presse, d’une expédition que, sous les auspices du Club Alpin et du groupe de haute montagne, des explorateurs français ont l’intention d’entreprendre dans l’Himailaya.Ceux-ci se proposent même de tenter la conquête du mont Everest.On sait que de très nombreuses expéditions étrangères, soutenues par les plus puissantes organisations ofli-cielles et privées de leur pays se sont déjà attaquées à ces cimes géantes et cependant n’ont pu vaincre aucun sommet dépassant 8,ooo mètres.qu'on n’essaye pas d’empêcher les habitants de Lewes de célébrer leur Guy Fawkes Day.En 1838 et en 1847- il y eut de sérieuses émeutes à la suite d’une défense de la police, et l’on dut envoyer des renforts de Londres pour mettre de l’ordre dans la ville en délire.Mais il faut surtout se méfier de l’infernale « Lewes Rouser », ce pétard géant, assourdissant et volcanique, qui peut jouer de bien mauvais tours à ceux, insouciants, qui se trouvent sur sa trace ! Thomas GREENWOOD Votre téléphone a la valeur que vous lui donnez.» jj^E temps c’est la vie.Epargner du temps c’est prolonger sa vie, Bien employer son temps c’est tirer le meilleur parti de sa vie.Votre téléphone, parce qu’il épargne votre temps, ajoute au nombre de vos jours et fait de vous un membre plus utile et plus efficace de la société.I B Joigne ^varuiaijie.fnamplain DEPART 30 Allez en Europe par Le Havre.Prix adaptés aux conditions actuelles.Service impeccable^ Cuisine française.Confort sans égal.NOV.A.1.A11KI,I,K, IMtfl, INFORMATIONS GRATUITES AUPRES DES AGENCES DE TOURISME OU DE ATLANTIQUE Autre» dépnrt» : II(»-de-Franee, 7 liée.l.n Cuvette, 4
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