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Titre :
La renaissance
Éditeur :
  • Montréal :[La renaissance],1935
Contenu spécifique :
samedi 7 décembre 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La renaissance, 1935-12-07, Collections de BAnQ.

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Première année — No 25 10 sous Mon!réal, samedi 7 décembre 1935 ifi REwunmLt HEBDOMADAIRE POLITIQUE ET LITTERAIRE Directeur : OLIVAR ASSELIN le canada à GENÈVE La déclaration faite en l’absence «le M.King I ar M.Lapointe à titre (le premier-ministre Mippléant, touchant le rôle du Canada à Genève, a pris par surprise les politiciens anglais, qui depuis quelques semaines remplissaient nos journaux de ja proposition « canadienne » touchant l’extension de l’embargo contre rit alie.Le docteur Hiddcll, délégué canadien à Genève, président du Bureau international du Travail, avait suggéré d’interdire la vente à l’Italie du pétrole, du fer, de l’acier et île certains autres produits.Cela se passait le 2 novembre, et aussitôt la presse britannique fut pleine de la proposition « canadienne ».Or, dit M.Lapointe, il n’y a pas eu de proposition V canadienne ».Or, dit M.Lapointe, il n’y a pas i u de proposition « canadienne », et pour la bonne raison que le docteur Riddell parlait en son nom propre et que la politique canadienne en ces matières est maintenant définie par notre gouvernement, non par les délégués du Canada, permanents ou non.Le Devoir félicite M.Lapointe de cette déclaration, où peut-être faut-il voir en effet le désir du premier-ministre suppléant de dégager notre politique du faux pas où l’avait mise, d’abord le chauvinisme de M.Bennett, puis la faiblesse de M.King.M.Riddell a parlé pour lui-même, paraît-il.Cela n’a pas empêché les délégués anglais de classer comme officielle sa suggestion, où le Canada avait d'autant moins à voir que notre pays n’exporte en Italie ni pétrole, ni fer, ni aucun des produits auxquels il s’agirait d’étendre l’embargo.Si M.Riddell a fait du zèle, comme tous ceux de nos délégués qui subissent l’ascendant, parfois la dictée, des délégués anglais, c’est ce qu’il faudrait savoir, car alors il y aurait certaines choses à remettre en place, en même temps que certains hommes à déplacer.Et si M.Riddell a vraiment parlé avec l’assentiment du cabinet canadien, ou seulement de notre ministre des affaires étrangères (qui, sauf erreur, ¦•si \T.King', voilà ce «ni'il faudrait égaler eut savoir, icar nos délégués sont loin, et il ne leur appartient nullement de se prononcer au nom et aux dépens du pays sur des questions qui n inlé-rissent que le gouvernement britannique et qui, même au point de vue moral, n’intéressent aucunement le Canada.Un journal « indépendant » M.Hector Authier, député de l’Abitibi, a adressé la lettre suivante au Devoir, qui la publiait dans .'(in numéro du 2 décembre : « Dépêches mensongères et malicieuses », vous ai-jc dit dès vendredi dernier 1 des télégrammes d’Anios publies la veille par le Devoir.Dépêches malicieuses qui débutent par cette explosion le rage: «On veut faire arrêter une cinquantaine de personnes qui ont travaillé contre l’élection de M.Emile Lesage.» Dépêches mensongères qui contiennent presque autant de faussetés que de phrases.Elles affirment que M.Lesage a pris 1600 voix de majorité dans le terrain organisé du comté.C’est un men-muge si l’on veut parler du territoire organisé en municipalités pour les fins électorales, car la majorité de M.Lesage i'y atteint pas mille voix.C’est un plus grand mensonge si l’on veut parler du territoire organisé en paroisses (avec curés résidents), car la majorité de M.Lesage n’y atteint pas 300 voix., La dépêche continue : « Dans la partie non organisée, qui peut représenter environ 2300 personnes, on paraît avoir trouvé le moyen de fabriquer 3000 a 4000 votes.» C est un autre mensonge malicieux, car comment 1 auteur de celte dépêche peut-il ignorer la présence d’environ 3000 hommes nouveaux et anciens colons, dans les cantons non érigés en municipalités, comme Roquemaure, Iléberourt, Duparquct, Ihifresnoy, Clermont, Cléricy, Destor, Villemontel, Rerri, Héarn, Lamorandière, Roehebeaucourt, Malartic, A arson, l’ascalis, etc., etc.?en plus de 3500 hommes qui travaillent dans les mines ou dans le voisinage immédiat ?en plus de milliers d’hommes qui travaillent dans les chantiers, la construction des chemins, des lignes de transmission, etc.Dans le paragraphe suivant de la première dépêche, on parle des menaces qui ont été faites aux représentants du candidat conservateur et aux électeurs.On parle d irrégularités.Tout cela est simplement de la mauvaise humeur de mauvais perdants.< « Les esprits sont fort montés », contiennent les depeelics d’Amos.Oui, les esprits de ceux qui ont rédigé ces messages, véritables incitations à l’émeute, sont évidemment très montes.Ils l’étaient dès lundi après-midi, car ils faisaient démolir un pont et barrer une route pour empêcher de mes partisans de se rendre voter.Tls l’étaient, excites, lundi soir, alors qu’ils envoyaient des hommes à la rencontre des messagers oui apportaient certaines boites de scrutin pour essayer d’enlever ou de détruire ces boites.Ce sont ces gens-h) qui parlent des violences des partisans d’Autluer ! La population de l’Abitibi est parfaitement calme, a l’exception de quelques excités qui se démènent pour expliquer leurs dépêches mensongères de lundi soir annonçant l’élection de M.Lesage.Le bouquet, c’est sans doute cet outre télégramme d’Amos publié aussi dans le Devoir de jeudi, disant que j’ai cru bon de m’éloigner d’Amos mercredi parce que les esprits y étaient montés contre moi et que j’ai du me faire proléger par six hommes de police de ma demeure au convoi lu chemin de fer.# L’auteur de cette invention mensongère devra répondre devant les tribunaux de son mensonge, de meme que son comparse, le maire., qui a endossé cette blague.Ces correspondants spéciaux et nouveaux du Devoir s’élèvent vraiment à la hauteur de Tartarln.Quand ils parlent des ovations faites i) M.Lesage a toutes les gares, mercredi, c’est très drôle pour ceux qui ont HAILÉ SÉL ASSIÉ !«; - Jx.yva,< m LA txv « .< as bam,.(SVWWWtÀ/XJZs En page deux ¦ La critique des livres Jui.Es Auric En page trois : Légendes tenaces André Bowman En page quatre : Questions de langue - Henri Roui.i.aud En page cinq : Moi, sociable ' Vai.iiombrf.Robert Pilot Pierre Dansereau En page six : Une idylle à lu cour de François 1er Lucienne Arnaudet En page sept : Le gardien Héi.ène Roi.gin En page huit : The Student Christian Movement of Canada Jean-Roheht Bonnier Vaincre la peur Michel Detroyat En page neuf : Les films du jour Louis Pelland Les Concerts Symphoniques Interim Variétés continentales Louis Pelland En page dix : Les difficultés de l’Angleterre en Egypte Thomas Greenwood Comment l’Ilalie se défend contre les sanctions Charles Carry Majesté romaine et tendresse flamande Philippe Bertault En page onze : Pour la baisse des prix Jean-Marie Nadeau Chronique financière Aucun En page douze : La transfusion du sang Dr G.A.Séguin A la recherche de trésors engloutis A.P.Luscomiie Whyte La Conférence internationale du Travail Henri Binet été témoins des faits.Le prétendu feu d’artifice de Senneterre est une tarasconnade de première grandeur.Et que dire du monsieur qui a visité la salle de rédaction du Devoir, jeudi, et affirmé que toutes les paroisses de l’Ahitihi, moins trois, ont donné des majorités substantielles à M.Lesage ?— Il y a dans l’Abitibi trente curés résidant dant autant de paroisses.Quinze de ces paroisses ont donné des majorités à M.Lesage, et quinze m’ont donné des majorités.Voilà la vérité exacte.(.) M.Authier représente l’Abitibi depuis l’institution de cette colonie en comté ; on le désigne couramment comme successeur de M.Vautrin à la Colonisation ou comme président de la Chambre : il n’est pas à présumer qu’il aurait eu besoin de voler son élection, ou si cela était, il en faudrait d’autres preuves que celles dont le Devoir a entouré ses histoires à dormir debout.Du seul fait qu’elles paraissaient dans un journal réputé indépendant des luttes électorales, ces histoires ont acquis quelque créance.Un journal indépendant n’est pas forcé de toujours dire la vérité ; il peut lui arriver d’être trompé ; mais quand il s’obstine à propager des faits qui ne sont vraisemblablement que des mensonges, la chose devient plus grave pour la réputation de la « bonne » presse, exploiteuse d’encycliques.Si M.Authier n’avait pas écrit sa lettre, le Devoir aurait continué de le clouer au pilori.Après cette lettre, il ne reste rien des insinuations du Devoir) mais il ne reste rien non plus de la réputation de véracité de ce journal, qu’on peut désormais classer comme un organe d’opposition purement et simplement.• La «politique basée sur les encycliques» Le nouveau député de Montmagny, M.Grégoire, écrit dans un manifeste post-électoral : M.Taschereau continuera de se moquer, s'il le veut, de notre politique basée sur les encycliques.Nous nous pré[farons à l'appliquer, car le pouvoir sera à nous tout prochainement, et le peuple a prouvé qu'il veut un changement de politique.M.Taschereau ni personne ne s’est moqué de la politique «basée sur les encycliques».On a seulement pris avec le scepticisme qu’il fallait l’usage que certains politiciens de la province «le Québec faisaient des encycliques.M.Grégoire parle de «la politique basée sur les encycliques» que lui et ses collègues se préparent à appliquer.Peut-il nous dire si celte politique est celle de M.Duplessis, d’aucun th-s conservateurs qui le suivent, ou même d’une majorité des membres de l’Action libérale nationale, ou Action nationale, ainsi qu’on dit maintenant en haine du libéralisme économique, sinon du libéralisme que tout le monde connaît en notre province.M.Taschereau avait dans son cabinet un homme (ministre du Travail) qui a fait de son mieux pour appliquer les encycliques, avec l’aide d’un chef de cabinet qui était lui-même encycliquart jusqu'à la gauche : un organe de l’Internationale Ouvrière nord-américaine a dit de M.Arcand qu’a lui seul il avait fait faire plus de progrès à la cause otiv rière « que l’Internationale depuis sa r h r y.‘ï-qfï'fÿr.¦swwsï'sssï fondation ».Eli bien, ce collègue de M.Taschereau, dans une population catholique dirigée par des Père Archange et des William Tremblay, il s’est fait battre à plate couture.Pour appliquer la politique des encycliques, il faudra, en notre province, attendre que le ridicule député de Montmagny ait passé de vie à trépas.La perspective n’est guère consolante pour M.Grégoire, mais au moins est-elle conforme aux faits.La cause de la justice sociale ne s’en portera d’ailleurs pas plus mal.Une note de M.l’abbé Laliberté Nous reproduisions dans notre dernier numéro une note du Soleil où il était question notamment d’un discours électoral que M.l’abbé Maurice Laliberté, professeur au grand séminaire de Québec, aurait prononcé à Sainte-Croix de Lotbinière le dimanche d’avant l’élection.M.Laliberté écrit a ce sujet au Soleil lui-même et à 1’Action catholique : A SAINTE-CROIX Un journal publiait lundi dernier que la veille j'avais annoncé aux gens de Ste-Croix un discours politique.Voici ses paroles : il « les invita à attendre en leur annonçant qu'il leur parlerait de politique ».Tous mes concitoyens de Ste-Croix en sont les témoins, je n’ai annoncé ni discours, ni assemblée.C’est plutôt un incident étrange qui a réuni les gens et a transformé une conversation privée en discussion publique.Cette discussion tantôt sérieuse, tantôt drolatique, tantôt calme, tantôt animée, fut toujours très digne et fait honneur aux gens de Sainte-Croix.L’abbé M.LALIBERTE Le Soleil ajoute à cette note, pour tout commentaire : L’unique commentaire que nous ajoutons à cette explication, c’est que les témoins de cette scène peu banale jugeront, entre la note du Soleil et celle de M.l’abbé Laliberté, laquelle est la plus véridique.En attendant de porter tous les incidents de la dernière campagne devant certains tribunaux autorisés, le jugement du peuple ne nous fait pas peur.Avec son sens de la mesure et de l’équité, la paroisse de Ste-Croix saura ce qu'il convient de penser et de retenir de cette intervention.Empressons-nous de dire que nous ne prétendons [Hts que M.l’abbé Laliberté a outrepassé son droit en participant à la campagne électorale.Entre son cas et celui de quelques-uns de ses confrères ecclésiastiques, nous avons su établir la distinction nécessaire.La note de M.Laliberté nous rappelle la dénégation que nous adressa un jour, touchant un discours semblable, mais prononcé en chaire, M.le curé Lavergne, lui aussi de Québec.Un auditeur ayant pris des notes sténographiques, M.Lavergne ne poussa pas plus loin la controverse, qui mourut de sa belle mort.( Un sur 1© de la Mission Cartier Ce n’est pas une relation officielle du voyage de la Mission Jacques Cartier que nous font tenir les Editions de l’Atlantique, mais un recueil de discours prononcés et d’articles écrits par des membres de la Mission, soit à bord du Champlain, soit de retour en France.L’ouvrage est luxueusement édité sous un format de 9 pouces sur 11, orné de photos hors texte avec un portrait de Jacques Cartier au frontispice.Il s’est glissé dans le texte quelques petites erreurs qu’une révision soigneuse aurait sans doute permis d’éviter.Par exemple, M.Henry Bordeaux écrit à deux reprises « les Laurentines » et situe à 4,000 milles de Québec la ville de Pembroke.Cela n’empêchera pas les petites Canadiennes de le lire («Il est si fin» !), mais lui-même aurait préféré s’en tenir à la vérité.Le compte-rendu du discours prononcé par le cardinal-archevêque de Québec à bord du Champlain nous montre le drapeau qui « ferma son aile blanche et repassa les mers », ca"i-notre cardinal n’est pas ennemi du lieu-commun, loin de là.Un drapeau qui eût « ouvert » son aile blanche pour repasser les mers eût été moins poétique.Enfin, ne pourrait-on cesser de reproduire dans ces publications semi-officielles les exagérations des discours officiels : un million et demi, deux millions, de descendants de Français dans la seule Nouvelle-Angleterre, c’est certainement assez dire, peut-être trop, si l’on compte tous ceux qui ont abdiqué, mais du nombre il y aurait à défalquer ceux qui ont déjà fait leur choix pour la langue et les coutumes de l’Oncle Sam.L’article de M.Gabriel Louis-J aray sur l’Acadie est bien documenté et très instructif.• Gaspillages La Financial Post de Toronto signale que depuis les élections du 14 octobre le cabinet d’Ottawa a annulé pour 12 millions de travaux publics adjugés à la veille des élections ou durant la campagne électorale.Ces travaux n’avaient apparemment pour objet que de procurer des fonds à la caisse électorale du parti au pouvoir.Ce n’est donc pas M.Taschereau seulement qui fait réparer les routes à la veille d’un scrutin.Ce n’est pas non plus le parti tory seulement qui a en ces dernières années gaspillé les millions en travaux inutiles : le chemin de fer de la Baie d’Hudson, avec l’aménagement du port de Churchill, a coûté plus de 60 millions pour une saison de navigation de moins de six semaines.Cet acte de folie adinnistrative a été voté par les tories et les libéraux.Il n'en coûte pas moins cher au pays pour cela.On prévoit le temps op il faudra lever, pour les mettre au rancart, les rails et les traverses du chemin de fer, si on ne veut pas que toute la voie s’enlise dans la savane.Quant à l’intérêt sur les 60 millions, le pays devra naturellement courir après.Olivar ASSELIN Montréal, 4 décembre 1935. If! RflWMffim 7 décembre /9.7;> — Mazarin par iuguste Ituilly Un vol.à 15 fr., chez A.Fayard, à Paris.I .’auteur écrit de cet ouvrage : « 1 .’étude de Mazarin est la suite logique de celle de Richelieu : j ai été encourage a 1 entreprendre par l’accueil qu’avait reçu du public mon dernier livre.Cependant, a première vue, l’homme me semblait moins intéressant : l’inflexible rigueur de Richelieu, son orgue 1, sa violence même, prêtent a tous ses actes, a toute sa vie.un caractère extraordinairement spectaculaire et dramatique.Toujours fuyant, biaisant, accommodant, et ne faisant front qu en de rares circonstances, Mazarin ne se dresse pas devant nous dans une aussi éclatante lumière : bien plutôt pourrait-on dire qu il faut le saisir dans la pénombre.Mais alors, du point de vue psychologique — qui seul, selon moi, confère à l’histoire toute sa valeur humaine, en l’expliquant par l’intérieur — toute 1 existence de l'Italien pose un passionnant problème : comment, par des voies contraires à celles que suivait et qu’eût suivies Richelieu, a-t-il pu parvenir, exactement, aux résultats politiques que Richelieu voulait atteindre ?.Comment se conciliaient en lui une certaine bassesse de caractère et une incontestable grandeur : Comment se dosent dans ses attitudes.dans ses propos, l'hypocrisie et la sincérité ?.Comment cet Italien est-il devenu un grand ministre français, aussi dévoué aux intérêts de la France que l’avait été son prédécesseur ?.Dans quelle mesure son pouvoir dépendait-il île l’amour de la reine, et dans quelle mesure était-il amoureux lui-même ?.Que valent les attaques, les calomnies, les injures qu’il a subies avec tant d’indifférence apparente ?.Quels étaient ses points d’appui psychologiques : son féti- chisme de joueur, sa foi dans son Notre commerce avec TI ta lie Voici comment il s’est détaillé de 1921 à 193d : LA CRITIQUE DES LIVRES étoile, ou son mépris de l’humanité ?.Ainsi se multipliaient les questions dans ma pensée, et, peu a peu, avançant dans mon étude, je parvenais à cette conclusion que la personnalité de Mazarin était certainement plus complexe, plus nuancée.plus subtile, que celle de Richelieu.J ’ai essayé, par une étude minu tieuse de ses actes, de ses paroles, de ses lettres, de m’insinuer dans le labyrinthe de cette pensée, et de me l’assimiler suffisamment pour ne pas m’égarer.J’ai tâché, enfin, «le recomposer cette grande figure, avec ses lumières, avec ses ombres; et je n’exprime qu’un souhait, c’est que mes lecteurs éprouvent, en lisant ce livre, un peu des satisfactions intellectuelles que j’ai trouvées à l'écrire.» Etudiants et Etudiantes par Fortunat Slrouski de l'Institut Une brochure de 10 pouces x 7-Vi, pro-fusément illustrée, dans la collection Voir et Savoir à 5 fr.50, chez Flammarion, à Paris.L’étudiant — donc l’étudiante — a les plus vieux titres de noblesse.Depuis qu’Kve a goûté le fruit de l'arbre de la Science, ses enfants ont voulu tout comprendre, et il n’est personne qui, de siècle en siècle, n ait été de quelque façon un étudiant.Si l’humanité a marqué une conquête progressive, c’est parce que les ‘La forme Ij plus pure sous laquelle le tabdc peut être fumé.’ fancel V' hommes ont travaillé, cherché et appris.Des gymnases antiques aux « am- phis » «le nos facultés, des conpora- rions 1 lu moyen âge aux universités I (l'Amérique, des collèges «le 1 ancien j régime ou des « scholars » d’Ox- ford, aux écoles des k hinois, les • mêmes jeunes gens se pressent, ai- Quaire continents poèmes par l ue Hurtain Un vol.in-18, chez Flammarion.Quoi qu’il écrive, — qu’il nous captive avec les péripéties d’un roman ou vous entraîne à l'un de ses inventaires du monde, — Luc Dur* tain est avant tout un poète.Poète au sens original du mot, qu’il a naguère éclaire dans H' homme o homme : créateur de verbe, de rythmes, d’images.Poète en vers, et des plus écoutés, il le tut aussi dès le début de sa carrière.Aujourd'hui, Quatre eonlimnts apparaît à l'avant-garde de la poésie nouvelle, et.tout en respectant le génie de la langue, déploie merveilleusement le côté sensible, dynamique, primitif, pourrait-on dire, — de l’auteur de Captain O.K.Après tant de bouleversements dont notre âge fut le témoin, ne nous laut-il pas des conceptions neuves ?Le titre même indique qu’il ne s’agit pas ici d'exercices de virtuosité.Le poète apporte d’abord, en vivantes images, saisies sur place, les vues les plus diverses du globe, de Venise au Niagara ou à Rio de Janeiro, de la forêt vierge aux temples d'Egypte ou d’Asie.Les Quatre continents, en vérité ! Puis, c'est la robuste fresque de notre vie occidentale.Le geste épuisant de l'individu parmi les cités des machines, son effort vers la justice : cette poésie moderne du travail attendait un grand interprète.Vision dramatique du monde qui offre, à elle seule, les dimensions d’un ample ouvrage Exportations 1921 57.758.313 1922 15.335.818 1923 12.073,332 192-1 18.501.578 1925 .14 no.975 1926^esanç°n,553 1927 zf>4 .083 1928 18.7-12.516 1929 23.02-1.899 1930 11.387.29-1 1931 14.552.319 1932 4.265.324 1933 4.126.362 1934 3,038.112 Importations 1.745.330 1.387.370 1.601.225 1,849.844 1.930.492; 2.597.759 3.444,062 4.241.802 4.260.325 4.963.694 5,048.957 4.193.4 37 2,806.361 2.643.781 Il faudrait voir si nous n'avons pas exporté certains articles par lAnqleterre.car on voit bien, parmi les exportations enregistrées durant les douze mois terminés le 30 octobre dernier : «Stockfish.$169.599 », mais il faudrait voir si l’on entend par « stockfish » les salaisons de morue.qui intéressent surtout la Gaspésie et les Provinces-Mari-times.Olivar ASSELIN Publication ajournée Par ?uite de contretemps, l’ouvrage de MM.Francis-J.Audet et Gérard Malclie-losse sur les Pseudonymes canadiens annoncé pour septembre dernier ne paraîtra qu’en janvier prochain.Cette compilation ne fera cependant que gagner au retard : de 2,000 pseudonymes qu’elle comprenait au début de l’été écoulé, elle s’est accrue à 2,500.C’est dire que l’ouvrage se trouvera bien près d’être complet et «le tout repos.Nos félicitations aux érudits Audet et Malchelosse.HRfVrWffMf hebdomadaire politique et littéraire ISO e»t, rue Sain t e-Cn( herlne, Montréal Cane pontale 4018 Tél.t PL 8511 Directeur : OLIVAR ASSELIN ABONNEMENT : 1 an 6 mois Espagne Royaume-Uni France $3.50 2.00 Etats-Unle Canada Autres pays 1 ** 2.26 L’abonnement est payable d’avance par mandat-poste ou chèque affranchi payable au pair à Montréal.Publié par les Editions de LA RENAISSANCE (limitée) Montréal et imprimé par ta Cle de Publication la PATRIE.Montréal Administrateur > Pierre ASSELIN Secrétaire de la rédaction : Jean-Claude Martin Directeur de In Publicité i E.-X.Lizotte dents, turbulents, impatients d’orienter leur destin.Leurs travaux •— comme leurs plaisirs — sont en quelque sorte éternels.Quels ont été et quels sont — à travers le passé et le monde — leurs études, leurs examens, leurs mœurs surtout ?lit leurs jeux, leurs « chahuts ».leurs brimades ?Grèce à la collection « Voir.et.Savoir » qui saisit l’actualité dans ses éléments permanents, un des maîtres de la jeunesse, M.Fortunat Strmvski, de l'Institut, nous le ihontt'e dans unie fresque joyeuse c émouvante, pittoresque et humaine.Une étonnante illustration, qoi n’av.vt encore jamais été recueillie, complète celle-ci de façon tout à fait divertissante.Au seuil de l’année scolaire, Etudiants et Etudiantes aura un écho immense.Et non pas seulement chez les jeunes ! Mais aussi chez, tous.N'avons-nous pas tous été étudiants, et — comme tout homme qui pense -— ne le restons-nous pas toujours ?Guynemer par Henry Bordeaux de l'Académie française Réédité chez Flammarion, dans la collection « Hier et Aujourd’hui ».Une brochure à 3 fr.75.sous couverture illustrée et avec quatre planches hors-texte en héliogravure.Un jour de septembre 1917, Guynemer disparaît en plein ciel.Il a vingt-trois ans; il compte 53 victoires officielles.Ce fut, dans toute la France, une traînée de douleui comme si, parmi tant de soldats exposés «à la mort, celui-là dût seul être immortel.Sa vie fulgurante où la hâte a multiplié les exploits, Henry Bordeaux l’évoque dans un livre émouvant.Avec le sentiment de la force secrète qui animait ce héros, le biographe du grand « as » a écrit pour l’avenir une épopée vivante où le ciel, le feu, la gloire jouent leur partie.Guynemer apparaît comme notre nouveau Roland.Il en a la jeunesse et la flamme brûlante.Cet archange casqué qui fond du ciel, l’épée à la main, est le dernier des chevaliers errants.Sa mort complète son destin.Celui qui était le mouvement et la vie n’a pas accepté de se coucher dans une tombe.La terre a refusé de recevoir ses restes.L’air qui lui appartint par droit de conquête, les a — par miracle — gardés.La vie légendaire que retrace Henry Bordeaux s’accommode d’un destin mystérieux.C’est un preux d’autrefois qui est entré vivant dans l’immortalité.Jadis, en Russie Nous avons publié, la semaine dernière, sous ce titre, quelques intéressants souvenirs d’une voyageuse.Dans ! la mise en page, un court paragraphe I étant tombé, la description que l’au-| teur faisait de Moscou semblait, de ce fait, se rapporter à Avignon.— N.' de la R.Prisons d’autrefois par F.Funch-Brentano «le l'Institut Un vol.in-16, orné de 4 planches hors-texte en héliogravure.Chez Flammarion.Sur les prisons de l’Ancien régime, d'innombrables légendes ont circulé.11 n’v aurait eu, prétendent certains, que cages «le fer, lettres de cachet arbitraires, cachots sans air ni lumière, tortures effroyables, etc.M.Dansereau a montré ici-même ce qu'il fallait penser de ce tableau.Lettres «le cachet et cachots ont existé, mais plus rares qu’on ne 1 a dit, et parce que, dans une époque de mœurs rudes, tout était rude.Comment vivaient les prisonniers autrefois ?Fn quels endroits étaient en fermés le grand seigneur débauché ou prodigue, le vulgaire voleur, le criminel ?Comment étaient-ils traités ?Quels étaient leur nourriture, leur habillement, leurs occupations ?F.Funok-Brentano, de l’Institut, un «les historiens qui ont le mieux pénétré dans la vie sociale de notre passé, répond à toutes ces questions d’une façon à la fois pittoresque et profonde.Avant tout l’Ancien régime tendait à provoquer un redressement moral du condamné, d’où la diversité des modes et «les cadres de détention usités.Châteaux «lu roi, citadelles militaires, abbayes et couvents, ren-fcrmerics, hôpitaux, dépôts de mendicité, prisons de «Iroit commun, etc., accueillaient les hôtes indésirables.Au cours «le son livre passionnant, Prisons d'autrefois ( Flammarion, éditeur, Collection «Hier et Aujourd'hui ».un volume : 3 fr.75), F.Funck-Brentano, déroule devant nous une sorte de fresque fantastique où la in sère, la débauche, le crime, mais aussi des éléments moins tragiques.parfois comiques, mettent leurs couleurs contrastées.Et l’on comprend que la liberté est le premier des biens ! Guénolé roman, par Florian Le Boy Un vol.in-16 à 12 fr., aux Editions Tallandier, 75, rue Dareau, à Paris (lie).(iuénolé : histoire d'un jeune Breton qui rêve d'intellectualité, de spiritualisme, et que l’influence maternelle confine dans l’épicerie familiale.Autour de lui s’agite un milieu modeste que ravagent les passions primaires «le l’intérêt, qui ne connaît 1 affection et l’amour que sous une forme en quelque sorte animale, à 1 image de l’épouse que la tradition maternelle a imposée à Guénolé.11 s’agit là d'une première œuvre qui annonce un auteur d’avenir.Le Canada, instrument de la Grande-Bretagne Le Dr Riddell a proposé à Genève l’inter nt sur l’exportation en Italie du pétrole et du charbon.— Conflit européen possible.— Attitude gélatineuse des autorités canadiennes.(Article liant dans le Phoit du 27 novembre ttous cette manchette) L< Canada continue «le faire le jeu «!«• la Gramle-Bretagne à Genève.Nos représentants à la Société «les Nations méprisent le sentiment général C’est là le titre d'un brillant article de M.Pierre Gaxotte a publié dans le numéro du 16 novembre de Je suis partout.La S.D.N., qui a déjà contribué pour beaucoup, par sa législation sociale, à restreindre les échanges mondiaux, continue dans le même .sens en imposant des sanctions économiques et financières.Le plus curieux c’est que l’Angleterre, qui a toujours vécu du commerce international, est à la tête des pays qui veulent à tout prix le restreindre et le détourner de ses courants normaux.Il est entendu que tout cela est destiné à « donner la paix au monde ».C’est à voir ! Si la guerre n’éclate pas, une défiance générale la remplacera et contribuera pour beaucoup à prolonger le régime universel des économies fermées.Comme l’écrit M.Gaxotte, « le système de la .sécurité collective, par l'application des sanctions économiques, fait naître forcément l’économie fermée et entraîne le recul du commerce mondial ».On ne saurait mieux dire.Sachant de quoi il retourne à Genève, il y a lieu de se demander pourquoi le délégué canadien, le Dr Riddell, pousse le principe des sanctions jusqu’à l’absurde(1).Notre pays, qui perd déjà plusieurs millions en appliquant les sanctions, veut-il absolument s’aliéner l’amitié de l’Italie ?Nous devons croire qu’en cette affaire le Canada fait le jeu de la politique anglaise.La diplomatie britannique excelle à faire marcher les « dominions » au mieux de ses intérêts.Les faits et gestes du Dr Riddell démontreraient, si la chose était nécessaire que notre politique étrangère est celle de Downing Street.Et dire qu’il se trouve de nombreux Canadiens pour croire au mythe de notre indépendance ! Jean-Marie NADEAU 1 Cet article était écrit lorsque le cabinet King désavoua M.Riddell.DU CANADA Billets h prix réduit pour VANCOUVER, VICTORIA et SEATTI F Cette année, passez vos vacances d'hiver dans ce grand jardin qu'est la côte canadienne du » Pacifique.Sous un climat enchanteur jouez au tennis et au golf, faites de l'auto, visitez des coins admirables.Billets de première classe, i prix réduit, du 1er déc.au 15 fév.avec retour jusqu'au 30 avril 1936.Privilège d'arrêt Prix spéciaux aux hôtels.ATTRACTION SPÉCIALE: Tournoi de Golf à Victoria du 17 au 22 fév.1936.Renseignes ooue auprès des agents du ¦¦ : M-311F PACIFIQUE CANADIEN • CANADIEN NATIONAL /'"’AUTRE nos services ordinaires de courtage, nous offrons à nos clients 1 avantage de faire examiner leur portefeuille par nos statisticiens, qui leur donneront des conseils touchant la conservation ou l’abandon des titres qu’ils détiennent.Nous serons flattés de votre demande de renseignements GARNEAU&OSTIGUY AGENTS DE CHANGE IMMEUBLE ALUREI), PEACE D’ARMES.Montrent Stock RxohnnKc Montrent « nrli Mnrket Cnnntlinn Commodity Rxelinnice Inc.Le 300e anniversaire du Père Marquette Bien que l’événement ne doive se produire que dans deux ans, une campagne est déjà commencée pour que soit célébré dignement, en 1937, le 300e anniversaire de Jacques Marquette, dans sa ville natale : Laon.Laon est très fière de son fils, ce prêtre jésuite qui explora la vallée supérieure du Mississipi, donna son nom à un chemin de fer et dont la statue est au Panthéon des grands hommes de Washington.L’abbé Ernest Dimnet, qui écrit d’excellents livres en anglais pour les Américains, s’intéresse activement au projet de célébration de cet anniversaire.Les autorités civiles et religieuses participeront à ces fêtes et l’on tentera d’obtenir le concours de « Marquette University de Milwaukee » ainsi que de la compagnie du Père Marquette Railroad et de la ville de Marquette, Mich.Il n’a pas encore été publié de détails sur les cérémonies.Pendant des siècles Laon a été la résidence et le berceau de famille des Marquette.Trois Marquette accompagnèrent Lafayette en Amérique, mais le plus grand homme qui ait porté ce patronyme ne passa que son enfance à 1 Laon.Dès la fin de ses études, la destinée le conduisit au Nouveau Monde où sa renommée devint si grande qu’au-jourd’hui sou nom est porté par une rivière, deux comtés, cinq villes ou localités éparpillées sur cinq états On constate que les principaux indices economiques du Canada se maintiennent convenablement et que certains d’entre eux ont même atteint de nouveaux sommets ( production de l’acier, exportations de papier et de nickel, production d'énergie électrique).Seule l’industrie du bâtiment reste encore au-dessous de la normale.Les cours du blé n’enregistrent qu'une très légère amélioration.Dans son ensemble, la situation s’éclaircit d’une façon appréciable et tout porte «à croire que ce mouvement de hausse va se généraliser.L’état actuel des affaires aux Etats - Unis est évidemment pour quelque chose dans la tenue du marché canadien, mais il ne faudrait pas exagérer l’influence économique américaine sur la situation du pays.Les indices américains montrent un redressement caractéristique et les niveaux atteints ces derniers temps sont très satisfaisants.Ils sont au-dessus de tous les chiffres enregistrés depuis le début de la crise et n’ont été dépassés que durant quelques semaines, pendant l’été de 1933.Mais cette dernière époque ne saurait sérieusement servir de base de comparaison, étant donné que les maxima de 1933 étaient anormaux et qu’ils étaient dus à l’atmosphère d’inflation de l’epoque.Tout au contraire de ce qui s’est passé il y a deux ans et demi, le mouvement actuel se produit dans le calme, avec régularité, et montre des signes de permanence qui manquaient au petit boom de 1933- Aussi le sentiment est-il plus optimiste et s’attend-on à voir la hausse continuer.Il ne s’agit pas, bien entendu, d’un mouvement désordonné, ni d’une vague purement speculative.On entrevoit une amélioration progressive, qui, à tout prendre, est infiniment préférable h une avance brusque et exagérée.Irrégularité à New-York Si d’une part il ne faut pas s’attendre à une explosion d’activité de mauvais aloi, il ne faut pas non plus attacher trop d’importance à l’irrégularité récente que l’on a pu observer sur le marché de New-York.Dans un certain ordre d’idées, cette irrégularité est même bienfaisante.On ne peut concevoir de hausse saine, sans des rajustements de cours, des mouvements de recul et des liquidations modérées.C’est justement ce qui se passe présentement.Un mouvement de hausse sans arrêt signifierait dans l’état actuel des choses une spéculation pure et simple, sans lendemain.Ce serait un peu la répétition du boom de 1929.Il y a lieu de croire que la leçon du passe n’a pas été entièrement perdue.On peut d’ailleurs déterminer d’une façon assez précise les éléments de la reprise actuelle.Sans tous être permanents, ils sont en général assez sérieux pour justifier un certain optimisme.On constate tout d’abord que les lois de'l’interdépendance économique ont parfaitement fonctionné, encore qu’à un rythme un peu ralenti.Tous les projets de New Deal, de monnaie et d’économie dirigées, de codes, etc., ont plus ou moins fait faillite.L’effort a été très louable, mais n’a pas donné les résultats escomptés, pour la bonne raison que cela était impossible.Néanmoins, la tentative de redressement économique des Etats-Unis a contribué à la création d’un état psychologique favorable et mis le marché en « état de réceptivité ».Aussitôt que les éléments normaux de reprise sont apparus, il y a eu hausse, mais il serait inexact de parler de restauration dans le sens habituel du mot.Cette reprise est due en très grande partie à la fuite des capitaux européens vers l’Amérique.Le mouvement s’est traduit par des achats de valeurs qui ont fait monter les cours et par des disponibilités monétaires et financières considérables.La venue de ces capitaux en grande partie étrangers a puissamment contribué au relèvement des affaires.La situation économique de l’Europe, elle-même fonction de la situation politique, a donc eu sa répercussion aux Etats-Unis.Le mouvement de l’or a été renversé et l’on tient pour acquis que la monnaie américaine est maintenant plus forte que jamais.l’économie aux Etats-Unis était l’instabilité du dollar.L’incertitude disparue, on a vu une amélioration presque immédiate, ce qui confirme la théorie qu’il 11e peut exister d’économie saine sans une monnaie solide et fortement gagée.A part cette immigration de capitaux, il faut citer le besoin de remplacement de matériel fixe : équipement d’usines, de chemins de fer, etc.Il faut aussi tenir compte de l’accumulation de capitaux américains.L’irrégularité que l’on constate actuellement n’est pas due à des liquidations massives et à l’abandon du marché par les spéculateurs et les capitalistes.Elle provient seulement d’un aiguillage dans une autre direction.On voit, par exemple, une amélioration continue des ferroviaires et des valeurs d’aviation, et, en raison de l’amélioration sensible des recettes d’octobre des premières, i! reste encore un champ spéculatif assez intéressant sur les chemins de fer.Il suffira d’une amélioration de recettes ferroviaires pour remettre les valeurs des compagnies de chemins de fer sur une base payante (entre autres New-York Central, Baltimore et Ohio, et Southern Railway).Le marché canadien politiques et de l’incertitude que réserve l’avenir.Il est bon d’être prudent si l’on a l’intention de spéculer sur ce titre.En ce qui concerne Shaivinigan, l’amélioration de la situation financière de la compagnie est suffisante pour contrebalancer les considérations politiques qui normalement devraient alourdir les cours de l’action.AUGUR T,a paix armée D'un journal de Stockholm La difficile équation Il n’est pas d'équation plus difficile à résoudre pour la démocratie que l’élection d’un Parlement.C’est que le peuple n’a pas seulement à choisir des idées, mais les hommes qui les incorporent.Déjà, avec la multiplicité croissante des questions (]ui lui sont soumises par un Etat de plus en plus tentaculaire, il est souvent malaise au citoyen d’exprimer son opinion en toute conscience en écrivant un oui ou un non sur un bulletin de vote.Du moins l’oblige-t-on à répondre à une question précise.P.G.(Du Journal de Genève) A l’exception des pétroles et des électriques, les titres canadiens ont maintenu très facilement leurs positions.Les cours sont très fermes.Le rapport de Seagram montre que la compagnie a gagné $5.05 par action ordinaire, ce qui indique une sous-évaluation du cours du titre, d’autant plus que les perspectives de 1936 sont très encourageantes.Le troisième rapport trimestriel d'international Nickel et celui de Falco abridge ont été extrêmement satisfaisants et l’on peut s’attendre à une nouvelle hausse des cours de ces , deux valeurs.Montreal Power mon- Pa?e l—> 1 article de M.tre quelque lourdeur en raison de Henri Binet sur la Conférence in-l’allure que prennent les événements ! ternationale du Travail.A LIRE Trust general du Canada Conseil d’administration L’hon.J.M.Wilson, président L’hon.D.O.L’Esperance, üice-présidenl Beaudry Leman, vice-président CAPITAL verse $1,105,000 L.J.Adjutor Amyot Joseph Beaubien L.E.Beaulieu.C.R.A.N.Drolet Sir J.Geo.Garneau Ernest Guimont, C.R.Mendoza Langlois Ch.Laurendeau, C.R.L’hon.J.Nicol, C.R.L’hon.J.E.Perrault, C.R.L’hon.Donat Raymond Léo G.Ryan L’hon.Geo.A.Simard C.-E.Taschereau.N.P Arthur Terroux Rene Morin, directeur-général Biens administrés, plus de $42,000,000.00 112, ouest, rue St-Jacques MONTRÉAL 71, rue St-Pierre QUÉBEC américains.J moyens ' ne ( les plus grandes faiblesses de THE re humain ne possède que d isurer sa subsistance et celle de ses dépendants: LE TRAVAIL ET LE CAPITAL qui n'est, au fond, qu'une économie de travail.Or, le capital devient surtout indispensable au moment où le travail cesse.Qu'arrive-t-il alors à ceux que la déchéance physique ou la vieillesse surprend sans ressources ?Une irréparable détresse les attend.POURTANT, IL EST SI PEU COUTEUX DE RESERVER DANS LA JEUNESSE OU L’AGE MUR, LA PART QUI DOIT ECHOIR AU VIEILLARD OU A L’ETRE DECREPI QUE NOUS SERONS PEUT-ETRE, UN JOUR.L’IMPREVOYANCE HUMAINE SEME INVARIABLEMENT LA MISERE ET LA DESOLATION.dominion Life ¦^ASSURANCE COMPANY PAUL BABY GÉRANT EMILE DAOUST.A.J.PINARD.GÉRANTS ADJOINTS MMHimfMU 12 7 décembre 1925 Ale cientieiqlA La transfusion du sang 1 Lli SPECTACLE d’un être humain «pii perd son sang est un des plus pénibles he qui soient, en revanc celui du miracle de la transfusion sanguine est bien fait pour impressionner encore davantage.Non pas qu il s’agisse d’une chose extraordinaire échappant au contrôle de la raison et défiant les lois de la nature, tant s’en rant circulatoire et finalement oblitérer une petite artère située dans un organe important tel que le poumon et le cerveau ; c’était l’embolie, un accident toujours grave et souvent même mortel.L’impasse fut enfin franchie le jour — en avril 1914 — où 1 on ont pour fonction de transporter le précieux oxygène à l’intérieur de la cellule même.11 va sans dire que les grandes hémorragies, survenant chez un blessé, un o|>éré ou une femme en couches, constituent l’occasion principale et la plus impérieuse de la transfusion, et c’est aussi dans ces cas que l’on obtient les plus beaux et les plus rapides résultats.1 outes les variétés d’anémies profondes, les infections débilitantes (fièvre puerpérale, grippe, pneumonie, tuberculose, etc.), les grandes intoxications telles que 1 urémie, l’éclampsie, l'acidose des dia- decouvnt que certains medicaments, .,.• .i.i , , .1 , , , j betiques, 1 empoisonnement par 1 oxyde les arsenicaux et surtout le citrate de , 1 , .i , .A la recherche de trésors engloutis faut au contraire ; la transfusion ne soude, empêchaient le sang, une fois consiste ni plus ni moins qu’en un phé- sorti de la veine, de se coaguler.C’est nomène banal d’addition d’un sang donc dire que cette découverte, pre-nouveau, mais on ne peut manquer cieuse entre toutes, arriva juste à temps d’être frappé de la constance et de la pour sauver un nombre incalculable merveilleuse rapidité de ses résultats de vies humaines.quand on songe que cette méthode La technique de la transfusion fut opère de véritables résurrections dans (]t\s ]ors modifiée du tout au tout.Par des cas où précisément la mort est une ponction d’une des veines du pli du question d heures, voire de minutes, coude, on recueille dans un récipient C’est la médication héioique par ex- aux parois paraffinées (pour empêcher cellence et son efficacité est d autant ]e sang d’y adhérer) du sang que plus remarquable qu’elle est le plus souvent pratiquée dans les plus mauvaises conditions, sur des sujets chez lesquels se surajoute un choc traumatique ou opératoire qui réduit considérablement les chances de survie.Les premières transfusions de sang, telles qu’elles sont faites de nos jours, ne datent que du début de la Grande Guerre.Les anciens donnaient le sang à boire.En outre d’être fort répugnante, cette pratique présentait surtout 1 on melange, tout en 1 agitant constamment.avec une solution de citrate de soude, puis l’injection se fait dans la veine du receveur, lentement, en élevant tout simplement le récipient à la hauteur qui convient.L’addition de citrate de soude n’altère en rien la composition du sang : il est même possible de le conserver, en ampoules .aseptiques et dans de la glace, pen- possible, faute de donneurs humains dant plusieurs semaines.Il existe des ! & pratiquer des transfusions sanguines de carbone, trouvent dans la transfusion sanguine un merveilleux agent thérapeutique, celui auquel on a recours lorsque tout semble irrémédiablement perdu.Enfin, la transfusion a ouvert une voie nouvelle dans la prévention et le traitement de certaines maladies (rougeole, scarlatine, coqueluche, paralysie infantile, maladie du sommeil) dont on ne connaît pas le microbe et que par conséquent on ne peut traiter par un sérum spécifique : le sang de convalescents, parce qu’il est particulièrement riche en antitoxines, possède des propriétés curatives remarquables, et le jour n’est sans doute pas loin où il occupera une place de premier plan dans le traitement des maladies infectieuses.Dans les grands centres populeux, n’est malheureusement pas toujours pompes automatiques, véritables cœurs d’urgence.Le sang des animaux ne ’inconvénient de faire perdre au sang artificiels, qui simplifient considéra- i convient pas parce qu il entraîne une ainsi ingéré toutes ses propriétés ; apres digestion, il n’en restait qu’une albumine riche en fer et rien de plus.C'est alors que l’on conçut l’idée, au siècle dernier, de faire passer le sang d un individu sain à un autre malade, soit directement par l’abouchement de deux vaisseaux, soit indirectement par Em- blement la technique de la transfusion parce qu’elles assurent un débit parfait en même temps qu'elles réduisent les manœuvres opératoires aux seules ponctions veineuses.L ne précaution indispensable avant toute transfusion consiste à s’assurer si le sang du donneur, qui, bien entendu, de i destruction rapide des globules rouges.Restait une solution hardie : l’injection de sang de cadavre.On sait que dans un être humain qui vient de mourir subitement, les cellules et les tissus continuent de vivre encore quelques heures après que la vie d’ensemble a disparu ; le sang, qui se coagule dans les vaisseaux aussitôt après une mort violente, redevient de lui-même liquide termédiaire d’un tube reliant une ar-AJ -(re exempt de tuberculose tère, ou une veine, a une autre \eine.^ Longtemps cependant on s est heurté j .receveur Les deux sangs it i • • , « j- - i des difficultés et à des erreurs de | *fn?ent au receveur.^ Les aeux^sangj ]es S)x heures qui suivent le deces, le technique qui rendaient 1 opération non tère, ou une veine, a une autre veine.^ ^ de malaria> convient éga- ” ne se coagule p]us.Prélevé dans lement au receveur.Les deux sangs , t - , de, airncui.es „ » — ” I doivent être compatible, et ne donne, j ,ang de cadavrE nol, seu,emenl 8arde 1 r ànninlîntiép nnis danszereu-e aucune réaction lorsqu ils sont mis en toute sa vitalité mais il peut être con-seulement complique .b - • contact j un avec 1 autre, ce dont on • intact et vieree de microbes La pierre d achoppement consistai dre compte par un test fort j 1 ¦ j j- d • ., j r^i, „„„ I» cane tend peut e renart comP,c , .pendant une période d au moins trente surtout dans ce fait que le sang tend j l’épreuve de Jeanbrau, qu.ours Qn conçoit sans neine toute à se coaguler aussitôt qu il est sorti H p ¦ • ¦ - ]ours- conçoit sans peine toute vaisseau* , i permet de savoir si les globules rouges il se forme un ca.Ilo ! ^ g ne sont pas agglutinés par qui obstrue la lumière de 1 aiguille et s’oppose De plus, on courait le risque de voir ce caillot se détacher, gagner le cou- épreuve de Jeanbrau, qui jQurs conçoit sans peine l’importance d’une conception *'!«*¦ .originale de sauver des vies humaines.i:i écoulement du sang s^rum el inversement.Qerles eHe tient du grand-guinol et au libre écoulement du rang.j.,e mélange des deux sa„gs resle ; a„en,er au respec‘ dû mort, homogène et ne s accompagne pas alors quelle est en réalité une mesure d un précipité, c est un indice tre» sui ] hautement humanitaire dont il faut de leur compatibilité, et 1 intervention bannir toute iclée de profanation ; les peut alors s effectuer sans le moindre autopsies pratiquées pour des fins danger.Et c est ainsi qu il existe une scientifiques sont loin d’inspirer le classe d’élite, celle des « donneurs universels », dont le sang peut être donné (une façon de parler) à tout le monde ; véritables petits industriels TELEPHONE! FHontenuc üli-lfl Il EU It ES* UE 1111 HE A U ! «le il I».du matin à I* h.du «olr Dr J.-A.Dussault, L.D.S.CHIRURGIEN-DENTISTE Absent ton» le» mardi* et jeudi» après-midi 1222n.HUE VISITATION MONTHEAI même dégoût et cependant leur intérêt immédiat est beaucoup moins évident.désinvolture que échantillon de Tel.BElair 1474 Jean-Marie Nadeau avocat On discute depuis longtemps pour triés sur le volet, qui vont offrant leur savoir si un médecin a le droit d’abréger l’existence d’un malade qu’il sait être perdu sans retour, et voilà maintenant que, dans un ordre d’idées absolument différent, il est question de se servir des morts au profit des vivants.C’est au professeur Judine, de Moscou, que revient le mérite d’avoir le premier osé pratiquer la sang avec la meme i s’il s’agissait d’un i leur pipi.Les indications de la transfusion du sang s’accroissent sans cesse, car on tend de plus en plus à substituer la transfusion aux injections de sérum artificiel dans les veines ou sous la Une expédition de sauvetage, partie de Glasgow, se trouve maintenant à Kinsale Head sur la côte irlandaise, dans l’espoir de pouvoir photographier l’épave du Lusitania et d’y opérer des sauvetages.Pendant vingt années ce cercueil d’acier rouillé est resté couché au fond de l’Atlantique ; les animalcules infatigables de l’océan se sont accrochés à ses lignes délicates, des bandes de poissons ont exploré scs chambres luxueuses et vides.Au milieu de cet amas de rouille et de débris, de nombreuses barres d’or qu’on estime à un million de livres sterling attendent que les premiers rayons de lumière viennent se réfléchir sur leurs surfaces rougeoyantes.Mais l’expédition apporte cette lumière.Le silence de cette sépulture sera troublé par l’arrivée du premier et volontaire visiteur.Des réflecteurs vont jeter le jour sur les dernières tragédies de la vie du Lusitania et dans ses chambres, les glaces obscurcies de bernacles refléteront les mouvements des fantastiques hommes de métal et des explosions découvriront leurs secrets.11 y a six ans, l’homme ne pouvait descendre à plus de quatre-vingt-dix mètres de profondeur et il n’en remontait que lentement et avec peine.Le travail exécuté était peu de chose.Aujourd’hui des vêtements de plongeur en métal lui permettent d’atteindre des profondeurs de 300, 450 el même 900 mètres ; il peut se mouvoir rapidement et travailler sans interruption aussi longtemps qu’il le veut.La remontée s’accomplit sans difficulté.On compte sept mille navires naufragés qui valent la peine d’être fouillés, depuis le San Pedro, sur la côte du Venezuela, et qui contient dans ses coffres pour treize millions de livres sterling d’or et d’argent, jusqu’aux cargos chargés de cuivre et que la mer du Nord a engloutis.On peut en sauver plus des trois quarts.Il va sans dire que dans l'imagination des hommes ces trésors ont grossi à intérêt composé ; néanmoins ils sont importants : nous connaissons les gallions espagnols qui portaient vingt-sept millions de livres sterling et qui sombrèrent dans la baie de Vigo : cette autre flotte qui s’abîma dans les flots au large des Bahamas.Les sables de la baie de la Table recouvrent vingt millions de livres sterling avec la flotte russe.Mentionnons encore les cinq millions de livres sterling que contient le Titanic et le million d’or du Lusitania.L’invention d’un industriel londonien a amené ces millions à portée de la main.C’est un appareil à plongeur qui rivalise avec ce que les Allemands et les Italiens ont fait de plus récent et qui valait mieux que les vêtements de caoutchouc d’il y a dix ans.Après la guerre les Allemands, au désespoir d’être ruinés, se demandèrent s’il était possible de récupérer leurs sous-marins, et inventèrent un vêtement de plongeur en métal.C’était un cylindre d’acier très lourd, dans lequel s’avançait le plongeur.Il y avait en outre quatre cylindres plus petits pour les jambes et les bras et des griffes métalliques faisant l’office des doigts.Jusqu’à un certain point, le résultat fut satisfaisant.Puisque l’enveloppe de métal résistait à la mer, il n'était pas besoin d’avoir à l’intérieur une pression dépassant celle de l’atmosphère.Le plongeur pourrait descendre et remonter aussi vite qu'il lui plairait, avec un plafond de I 50 mètres.Mais l’appareil était si massif, que les collègues de l’homme devaient le tirer, comme un pantin, le long du lit de l’océan ; et quelquefois sous la pression les jointures métalliques des bras se coinçaient.C’est ainsi qu’on exécuta diverses entreprises, et même le sauvetage de Y Egypt.Pendant longtemps, les Italiens parurent avoir le monopole du sauvetage, un peu comme les Allemands ont gardé la maîtrise, techniquement, de la construction des dirigeables.Mais la concurrence arrive.Les connaissances en métallurgie et les travaux auxquels un Londonien a consacré sa vie sont arrivés à créer un appareil que les Anglais viennent d’utiliser pour fouiller le Lusitania.A peu près comme pour les autres enveloppes métalliques, en apparence du moins, celle dont je parle est faite d’« électron », et si léger, que le plongeur peut marcher, s’asseoir, se lever et même sauter sur le lit de la mer.Il est garni de griffes métalliques, assez sensibles pour dénouer des cordages ou dévisser des boulons.Un appareil à oxygène remplace cette cause de mort, le tuyau d’air.On y a agencé des caisses de ballast que i’on peut chasser pour permettre la remontée.Des jointures bien huilées et presque sans frottement laissent mouvoir les jambes et les bras sous le poids colossal de près de huit cent mètres d’eau.Une fois sur le lit de la mer, le plongeur va se diriger aisément vers l’épave et alors, s’il le faut, se défaire des cordes de levage et de téléphone afin d’entrer dans le navire et en faire l’exploration à la lueur du réflecteur fixé sur sa tête.A l’aide d’une lampe spéciale qui brûle dans l’eau, il déchiquetera les plaques d’acier, fera sauter les débris de l’épave et dégagera la chambre forte.Il fixera des crampons pour lever les lourdes barres d’or et retournera rapidement à la surface sans danger.Ce qu’il y a de plus difficile dans les entreprises de sauvetage, c’est de découvrir l’épave.Les compagnies qui s’occupent de ce travail commençaient autrefois par une opération de dragage.Cela prenait des mois et des années.Aujourd’hui on procède par le « son » au moyeu de résonneurs électriques.Ces appareil envoient le son jusqu’au fonds, et en calculant le temps qu’il lui faut pou; revenir on arrive à connaître la profondeur.Ce n’est plus qu’une affaire de quelques semaines.Les ingénieurs ont tellement perfectionné cette méthode qu’ils trouvent un bénéfice à faire le sauvetage du cuivre et même du charbon.Le vieux navire Laurcntic fut cou! ' au large de Lough Swilly par un mine, en 1917.Il y avait à bord un chargement de cinq millions de livres sterling d’or.L’Amirauté mit sept ans à récupérer ce trésor avec les appareils dont on disposait alors.Mais la dépense totale ne se montait qu’à l/i pour 100 de la valeur de ce trésor.J’ai demandé à un ingénieur ce que l’avenir apporterait et voici sa réponse: « C’est incontestablement un appareil comme le Bathysphere qui pourra descendre jusqu’à une profondeur de deux kilomètres et plus et ramper sur le fond avec un chemin en chenille.A la condition que nous puissions mettre la machinerie à l’abri de l’eau et perfectionner un système de transmission qui fonctionnera sous une pression incroyable.Ensuite un traîneau à chenille transportant un plongeur tout le long du fond et de la même manière et lui permettant de rechercher les épaves sans recevoir aucune aide de la surface.» A.1’.I.uscombe WHYTE (Tous droits réservés par TALI.Reproduction même partielle interdite) Y i*/ ., s.v sJ y N ^ L’inventeur de la télévision Dessin et légende de Soro dans Marianne 266 ouest, rue St-Jacques peau.Le sérum artificiel, en aug- transfusion de sang de cadavre, après mentant la masse du sang et en re- j que des expérimentations sur des ani-levant la pression artérielle, est certes : maux l’eussent convaincu de l’excel-une excellente médication tonifiante, lence et de l’innocuité de la méthode, mais il lui manque un élément es-1 « Certes », écrivait-il récemment, « j’ai sentiel, les globules rouges de l’hémo- pris du sang à des morts qui n’avaient globinè, c’est-à-dire cette partie solide plus rien à perdre.Mais si j’ai utilisé du sang et sa matière colorante qui | ainsi plusieurs centaines de morts, j’ai sauvé, avec leur sang, la vie à près d’un millier de malades ou blessés mourants, dont beaucoup étaient, sans cela, sûrement condamnés.Sauver la vie d’un homme, n’est-ce pas là la plus belle ambition d’un médecin ?» Docteur G.A.SEGUIN mt, rioy NONTMAL Optométristes • Opticiens A L’HOTEL-DIEU (Ajustement des yeux artificiels) Prenez de vos yeux le soin nécessaire en faisant ajuster votre monture périodiquement Carrière & Sénécal LIMITE E 271 EST, rue STE-CATHERINE Tél.: LAncuater 7070 La Conférence internationale du Travail Sous le titre « Une faillite de la S.D.N.», la Renaissance du 5 ocotbre publiait un article de la plume de M.Jean-Marie Nadeau dénonçant l’Organisation internationale du Travail non seulement comme un organisme de la S.D.N.qui n’aurait pas répondu aux espoirs de ses fondateurs, mais comme une institution qui n’est rien d’uutre que nuisible.Sans vouloir engager une polémique, peut-être sera-t-il permis à un confrère du Barreau de relever dans les accusations portées contre 1 une des institutions de Genève certaines erreurs qui auraient bien pu fausser le jugement du lecteur.D’abord, ce n’est pas toute la vérité «jue de laisser entendre comme on l’a fait que le seul but de l’Organisation est l’uniformisation de la legislation ouvrière dans tous les pays du inonde.Les fins pour lesquelles l’Organisation internationale du Travail a été créée permettent d’escompter une réussite même dans les cas où les traités internationaux conclus sous les auspices de la Conférence internationale du Travail n ont fait que bâter une amélioration de la condition des travailleurs de certains pays.Exiger «l’une organisation internationale qu’elle conduise dans l’espace do 15 uns à l'uniformisation complete de la législation sociale dans tous les Etats-membres — en l’espèce 61 pays — serait demander l’impossible.Aussi la constitution de l’Organisation internationale du Travail contient-elle le dispositif suivant : « En formant une recommandation ou un projet de conventiond) d’une application générale, la Conférence devra avoir égard aux pays dans lesquels le climat, le développement incomplet de l’organisation industrielle ou d’autres circonstances particulières rendent les conditions de l’industrie essentiellement différentes et elle aura à suggérer telles modifications qu’elle considérerait comme pouvant être nécessaires pour répondre aux conditions propres à ces pays».C’est ainsi que des pays aussi différents que le Canada et l’Inde, par exemple, pourront souserire à un même traite international du Travail.En effet, il est possible de réduire à son minimum toute concurrence dangereuse par une amélioration maximum des conditions de travail dans les divers pays.Il suffit de consulter le tableau des ratifications des conventions internatio- 1 Pour la terminologie employée, voir l’article intitulé « L’Organisation internationale du Travail » par Henri Binet dans la Revue Trimestrielle Canadienne, juin 1931, p.181.nales du travail pour se convaincre qu’il n’y a pas que la France, la Grande-Bretagne et ses dominions qui ont adhéré aux décisions de la Conférence internationale du Travail.Pour ne parler «pie des conventions du travail qui, par contraste avec les recommandations adoptées par la Conférence du Travail, imposent aux Etats-membres des obligations strictement juridiques, il y a lieu de constater que déjà en octobre 1935, 49 pays avaient enregistré 661 ratifications des 44 conventions adoptées par la Conférence internationale du Travail.11 s’ensuit qu’un grand nombre de pays ont ratifié plusieurs conventions.Ainsi, la France et la Grande-Bretagne ont enregistré chacune les ratifications de 19 conventions, l’Irlande 21, l’Inde 13, l’Australie 10, le Canada 7, et l’Union sud-africaine 6.Mais plusieurs pays en ont ratifié davantage, en tout cas plus «pie le Canada.Voici quelques chiffres indiquant le nombre de conventions du travail par lesquelles d’autres pays sont liés : Belgique 23, Bulgarie 29, Colombie 24, Cuba 20, Espagne 33, Estonie 19, Finlande, Grèce et Tchécoslovaquie 13 chacune, Hongrie et Pays-Bas 16, Italie et Yougoslavie 21, Lettonie, Pologne, Roumanie et Suède 17 et le Japon 12.Il en résulte également que les mêmes conventions se trouvent à lier un grand nombre de pays différents.Citons quel ques exemples : les conventions de 1919 prohibant l’emploi, pendant la nuit, des femmes et des enfants dans les établissements industries publics et privés, ont été ratifiées par 30 Etats; celle qui fixe l’âge minimum d’admission d«^s enfants aux travaux industriels a reçu 26 adhésions.Les conventions de 1925 sur les accidents du travail, les maladies professionnelles et celle qui concerne l’égalité de traitement des travailleurs étrangers et nationaux en matière d’accidents du travail, ont été ratifiées respectivement par 16, 28 et 34 Etats.Si nous examinons les conventions du travail adoptées par la Conférence au cours des autres années, nous constatons que le nombre des pays qui se sont liôs par les mêmes conventions du travail n’est pas moins considérable.Aucune ratification des conventions adoptées à la dernière session de la Conférence du Travail n’a encore été enregistrée.Ce seul fait peut expliquer le manque de ratifications de la part de l’U.R.S.S.et des Etats-Unis qui ne sont membres de l’Organisation que depuis l'an dernier.D’autre part si, pour des raisons d’ordre politique, l’Allemagne a cru devoir se retirer de l’Organisation internationale du Travail, il n’en reste pas moins vrai qu’au moment où, en octobre 1933, elle .donnait le préavis de retrait prévu par le Pacte, elle avait déjà adhéré à 17 conventions internationales du Travail.Le Japon, d’autre part, en se retirant de la Société des Nations, a marqué son désir de continuer sa participation à l’Organisation internationale du Travail.Si, malgré cela, certains pays, notamment le Canada, ont raison de se plaindre du dumping de marchandises d’origine japonaise, la faute n’en est sûrement pas imputable à l’Organisation du Travail, mais plutôt au fait qu’il n’existe pas encore de convention internationale à ce sujet.On peut se demander si la meilleure méthode de lutter contre le dumping de toute sorte ne serait pas précisément de conclure des accords internationaux plutôt que de laisser chaque pays rétorquer par des représailles économiques unilatérales ! Voici un point qui mérite bien l’attention des Canadiens dont le représentant à Genève vient d’être élu président du Conseil d’administration du Bureau international du Travail.Affirmer que par suite des traités internationaux conclus sous les auspices de la Conférence internationale du Travail «la Société des Nations a saboté, à 6on insu peut-être, l’équilibre des marchés mondiaux, restreint les échanges ilans leurs extrêmes limites, accentué à l’intérieur de chaque pays les dangereuses luttes de classes » comporte des accusations dont il faudrait au moins essayer de faire la preuve avant qu’elles ne méritent une réfutation.Vouloir blâmer l’Organisation du Travail pour la perte des marchés extérieurs du Canada, c’est attacher vraiment trop d’importance aux quelques ratifications que le Canada a communiquées à Genève.D’ailleurs, s’il était vrai que l’adhésion par un pays aux conventions internationales du travail avait pour effet de réduire ses marchés extérieurs, il faudrait ne pas oublier que les deux tiers des Etats-membres de l’Organisation sont liés par un plus grand nombre de conventions du travail que ne l’est le Canada, et si tous ces pays avaient, de ce fait, perdu leurs marché-extérieurs, il en aurait résulté nécessairement un accroissement des marchés extérieurs du Canada.En ce qui concerne les sources de la législation du travail, il y a lieu d’observer que si « quelques pays ont su revenir à des notions plus humaines d’économie sociale », il n’est pas exclu que ce soit à cause du fait qu’à Genève ils ont pu profiter des expériences faites par les autres pays.C’est, en somme à Genève qu’il est possible de se procurer sur toutes ces questions les meilleurs renseignements non seulement par la consultation des textes législatifs, mais aussi par la collaboration directe au cours des discussions orales et des contacts personnels avec les délégués et les experts des différents pays.Espérons que les pays qui ont trouvé la solution à leurs problèmes sociaux ne manqueront pas de continuer à faire part de leurs connaissances à ceux qui cherchent encore.Les pays qui ont tout à donner et rien a apprendre seraient fort égoïstes s’ils refusaient leur coopération parce qu’ils n y verraient pas de profits immédiats.La coopération internationale possède des ramifications bien trop nombreuses pour qu’il soit permis d’oublier le principe du do ut des.Celui qui ne sait donner ne doit pas s’attendre à recevoir.D’ailleurs l’isolement d’un peuple devient chaque jour une chose de plus en plus impraticable, sinon impossible.Henri BINET Genève, le 16 novembre 1935.
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