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Titre :
L'ordre nouveau
Organe bimensuel de L'École sociale populaire qui y expose la doctrine sociale catholique et le Programme de restauration sociale prônés par l'organisation jésuite. Il fait place en 1941 à la revue Relations, qui vise un lectorat plus vaste. [...]

L'Ordre nouveau expose le Programme de restauration sociale de l'École sociale populaire et fait place, en 1941, à la revue Relations qui visera un lectorat plus vaste et diversifié. Ce programme incarne une forte critique du capitalisme et propose un cadre social corporatiste. Dès le début, la revue se montre particulièrement préoccupée par le communisme. L'objectif est de faire connaître non seulement les activités communistes au Canada, mais aussi la doctrine, les tactiques de ses partisans et ses progrès dans le monde.

Le tirage très bas du journal (de 2000 à 3000 exemplaires) n'indique pas nécessairement l'influence qu'il a pu exercer. L'Ordre nouveau ne vise pas un large lectorat; c'est sur une élite qu'il veut agir, sur ceux qui tiennent les leviers de commande, sur les autorités sociales. La publication régulière de plans d'étude, de bibliographies et de catéchismes sous forme de questions et réponses indique qu'il a été conçu pour le clergé québécois, les dirigeants d'oeuvres sociales et les membres des cercles d'étude.

Les rédacteurs font tous partie du clergé. Les pères Jacques Cousineau, Omer Genest, Joseph Ledit et J.-P. Archambault y contribuent régulièrement. Ils sont aidés plus tard par Jean d'Auteuil Richard, qui deviendra le membre le plus prolifique du groupe. Les abbés Philippe Perrier, Émile Cloutier et Jean Bertrand, de même que Gérard Picard et Alfred Charpentier, signent aussi quelques écrits de façon occasionnelle ou tiennent une rubrique de courte durée.

La publication de L'Ordre nouveau ne durera que quatre ans; le journal annonce, le 20 décembre 1940, la parution de la revue mensuelle Relations pour le mois suivant. Le contenu de cette revue s'ouvrira à des thèmes relégués au second plan dans L'Ordre nouveau, mais la question sociale restera au premier plan.

Voir aussi :

Relations, 1941- <http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2507176>

Sources

BEAULIEU, André et autres, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 7 : 1935-1944, Sainte-Foy, Les Presses de l'Université Laval, 1985, p. 60-61.

SAINT-AMANT, Jean-Claude, « La propagande de l'École sociale populaire en faveur du syndicalisme catholique - 1911-1949 », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 32, no 2, 1978, p. 203-228.

Richard, Jean et Louis O'Neill (dir.), La question sociale hier et aujourd'hui : colloque du centenaire de Rerum novarum : 12 au 17 mai 1991, Université Laval, Québec, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1993, p. 116.

Éditeur :
  • Montréal :Les semaines sociales :1936-1940
Contenu spécifique :
mardi 20 septembre 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Relations
Lien :

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Références

L'ordre nouveau, 1938-09-20, Collections de BAnQ.

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I LORDRE NOUVEAU f l Un monde s écroule, un ordre nouveau s’élabore.Il faut que les catholiques laissent mourir ce qui doit passer et qu’ils aident a créer ce qui mérite de vivre.— LES ÉVÊQUES DE FRANCE.ORGANE DES SEMAINES SOCIALES Prix : 5 sous; l’abonnement: $1.00 Montréal, 20 septembre 1938 DEUXIÈME ANNÉE, No 24 S.S.Pie XI bénit la Semaine sociale de Sherbrooke et souhaite que les catholiques du Canada, éclairés par ses enseignements sur le communisme, affermissent leur adhésion aux doctrines de l’Eglise ainsi que leur multiple apostolat dans la vie privée, professionnelle et publique.Lettre de S.Em.le cardinal Pacelli Dal Vaticano, le 5 août 193S.Révérend Père J.-P.Archambault, S.J.Président des Semaines sociales du Canada Mon Révérend Père, " r ' v X Le thème que l’organisation des Semaines sociales du Canada vient de choisir pour la session annuelle, dont vous annoncez Saint-Père la célébration prochaine, est évidemment, à l’heure actuelle, ce qu’il y a de plus urgent à méditer pour le salut de la société en général, et pour la classe ouvrière en particulier.Rien, en effet, n’est plus à craindre de nos jours pour le sort des nations et des [ individus dans tout ce qu’ils possèdent de religion, de moralité, de civilisation, de simple humanité, que ce communisme, dont les doctrines sapent les fondements mêmes de la société et visent à la destruction de toute valeur spirituelle, sans exclusion de la liberté de l’homme, de sa personnalité, de ses droits les plus imprescriptibles: et cela pour un faux idéal de justice et d’humanité que l’expérience a déjà relégué dans le monde des rêves et dont elle montre actuellement dans les désastres de plusieurs nations les tristes conséquences.A la lumière de l’encyclique Divini Redemptoris, votre Semaine sociale va éclairer les esprits et fortifier les saines convictions.Elle rappellera aux âmes qui ne veulent pas être dupes du mensonge et de l’athéisme, la doctrine de la vérité sur le terrain de la question sociale ; elle démasquera une fois de plus les faux prophètes; elle mettra en garde les bonnes volontés contre les embûches de l’erreur et de la passion haineuse.Surtout elle s’appliquera à indiquer les I remèdes et à donner des armes pour un tel combat, où sont en jeu les valeurs suprêmes, telles que le salut temporel et éternel de l’homme, sa foi en Dieu et dans le bien, la prospérité matérielle et spirituelle de la patrie.Le grave et important travail auquel la Semaine sociale de Sherbrooke est appelée, a pour lui, dans la compétence bien connue de ses organisateurs et de ses maîtres, la meilleure garantie de succès.Avec Son auguste message, Sa Sainteté est heureuse d’y ajouter Vautorité de Sa parole, de fortifier les volontés, d’exciter en tous l’ardeur d’une prompte réaction.La foi et la piété traditionnelles de ce cher peuple canadien sont, du reste, elles aussi, de bien solides remparts contre les attaques du communisme menaçant.C’est afin que ces énergies surnaturelles ne languissent pas que Sa Sainteté joint à Son message la plus paternelle et fervente prière.Elle forme le vœu que les catholiques du Canada dans la fidélité aux devoirs de la vie chrétienne, prenant occasion de la lutte même, affermissent encore davantage leur adhésion aux doctrines de l’Église, aussi bien que leur multiple apostolat dans la vie privée, professionnelle et publique.Et avec la pleine et absolue certitude que dans l’accomplissement de ce vœu ils verront se réaliser toujours davantage les conditions de la paix et de la prospérité individuelle et sociale, Elle envoie de tout cœur aux organisateurs, aux professeurs et aux auditeurs de cette seizième session la Bénédiction Apostolique.À y WÊê^ , au i m m -m : m 3Px,1 m- .L m m m MJ# s a ‘lù B : wfsi3Êf‘ '-V* ' '¦*' itiïî?ii3BîÉùL'' iâl ! Le voeu du Souverain Pontife i La Commission des Semaines sociales du contribuent à affermir la foi des catholiques Canada est vivement touchée de la belle du Canada et leur apostolat, lettre que vient de lui adresser S.S.Pie XI.Paradoxe, pensera peut-être quelqu’un.Loin de là.C'est un fait maintes fois cons- Cet auguste témoignage lui apporte le plus précieux des réconforts.El la meilleure manière d’exprimer sa reconnaissance sont trop souvent des catholiques tièdes.sera, sans doute, de poursuivre avec une Us ne savent pas apprécier 1 incomparable énergie accrue l'œuvre inaugurée, il y a déjà trésor qu ils portent en eux.Mais qu’on dix-huit ans, en 1920, sous la bénédiction tente de le leur ravir, alors ils se réveillent, ils s’animent, ils deviennent fervents.Ainsi la Providence tire le bien du mal.la té: ceux qui n’ont pas à défendre leur foi de Benoit XV.On remarquera avec quelle vigueur Sa Sainteté dénonce de nouveau le communisme: « Rien n’est plus à craindre de nos jours pour le sort des nations et des individus.» Lutter contre ce fléau est donc un Qu’il en soit de même pour nous! Que la menace communiste nous attache davan- : lage à ces valeurs spirituelles contre lesquelles elle s’acharne; qu’elle nous fasse découvrir dans le catholicisme non seulement devoir primordial.Et ceux qui se con- les promesses de la vie éternelle, mais encore tentent, même s’ils sont de bonne foi, de tout un code de vie sociale dont la pratique l’ignorer ou d’en rire, font fausse route, restaurera la justice et rétablira l’ordre au Mais comment peut-on encore être de bonne sein de notre société désemparée, foi dans une telle attitude après les avertissements répétés du Souverain Pontife ?Puisse la Semaine sociale de Sherbrooke entraîner les catholiques canadiens dans celte voie conquérante! On aura noté aussi le vœu qu’exprime Sa Sainteté que les attaques du communisme Joseph-Papin Archambault, s.j.LES SEMAINES SOCIALES DU CANADA ! Veuillez agréer, mon Révérend Père, en même temps que mes vœux personnels pour le meilleur succès de votre activité, 1 assurance de mon entier dévouement en Jésus-Christ.présentent leurs hommages respectueux à Son Excellence MGR HILDEBRAND ANTONIUTTI E.Card.Pacelli délégué apostolique au Canada LA SEMAINE SOCIALE DE SHERBROOKE Pourquoi nous devons y participer Appel d’un prêtre par l’abbé Élie AUCLAIR docteur en théologie, membre de la Société Royale du Canada Appel d’un laïc par Léon-Mercier GOUIN docteur eu droit, professeur à l'Université de Montréal Du 25 au 30 septembre prochain, les Semaines sociales du Canada vont tenir à Sherbrooke leur seizième session.Les Semaines sociales de France — et cela s’explique d’abord par le nombre bien moins considérable de notre population — attirent de plus vastes auditoires que nous.Cependant, des auditeurs assez nombreux venus de tous les milieux fréquentent depuis près de vingt ans nos réunions annuelles.Le sujet choisi est le principal facteur d’intérêt.Chaque année on traite une matière qui s’impose par son importance et son actualité.11 y a deux ans, c’était l’organisation professionnelle; l’an dernier, la coopération; cette année, ce sera la restauration de la société d’après l’encyclique Divini Redemptoris.Ce dernier sujet est extrêmement pratique, car notre société est en mal d’évolution.Elle recherche une forme nouvelle.mieux appropriée aux besoins et aux aspirations de notre époque.Chacun apporte son plan.Les uns veulent tout détruire, les autres presque tout conserver.Bien peu savent trouver un juste milieu et, tout en préconisant des réformes de structure, les accomplir dans l’ordre et la justice.Au milieu de ces clameurs contradictoires qui s’élèvent de toutes parts, la voix du Souverain Pontife fait entendre des paroles de sagesse.Avec sa suprême autorité, il fait le procès du désordre dont nous souffrons et indique les moyens d’y remédier.Quelques-uns trouveront peut-être hardies ces réformes spirituelles et sociales, mais, pour sortir la société de l’ornière dans laquelle elle s’enlise, il ne suffit pas de simples palliatifs: il faut, sans plus tarder, jeter les bases d’un ordre vraiment nouveau.Ce sont ces réformes qu’étudiera la Semaine sociale de Sherbrooke.Elle en exposera la nature, en précisera le sens, en montrera l’application pratique dans notre pays.Tous ceux qui s’intéressent à la chose publique, ceux surtout qui contribuent à lui donner ses directives, devraient participer à cette Semaine.Là et peut-être nulle part ailleurs, ils trouveront des aperçus lumineux auxquels ils n’avaient jamais songé, des conclusions qui les guideront dans leurs actes.En rendant hommage aux initiateurs de cette oeuvre, S.Ém.le cardinal Villeneuve disait l’an dernier qu'on ne pouvait calculer l’influence bienfaisante qu’elle avait exercée, la mentalité nouvelle qu’elle avait créée, les réformes importantes qu’elle avait fait aboutir.POUR UNE SOCIÉTÉ CHRÉTIENNE Programme général La prochaine Semaine sociale du Canada doit tenir ses importantes assises d’étude ce mois-ci, du 25 au 30, à Sherbrooke.On y analysera l’encyclique de Pie XI Divini Redemptoris et l’on exposera la doctrine de l’Église sur la restauration sociale que tous les penseurs croyants jugent si opportune et si nécessaire.Les noms des maîtres en sociologie qui donneront des conférences-leçons ont été publiés, et ils promettent beaucoup.Mgr l’évêque de Sherbrooke a annoncé l’événement dans une très belle lettre à son clergé et à ses fidèles (16 juillet), qui a été reproduite dans tous nos journaux.8 h.— L’œuvre sociale de l'Eglise.Allocution de M.Henri Lemay, magistrat.Conférence par M.Georges-Emile La douceur, n.p., président de la Ligue des Retraitants du diocèse des Trois-Rivières.Allocution du président d’honneur, S.Em.le cardinal Villeneuve, o.m.!.archevêque de Québec.Dimanche 25 septembre 8 h.(soir).— Cérémonie religieuse à la cathédrale.Allocution de S.Exe.Mgr Dcs-ranleau, évêque coadjuteur de Sherbrooke.Lundi 26 septembre 10 h.— Déclaration d'ouverture,— R.P.Archambault, s.j.président des Semaines sociales du Canada.Le désordre actuel.— M.Victor Barbeau, président de la Société des Auteurs canadiens-français.4 h.30.— L'erreur du communisme.— M.le chanoine Henri Simard, principal de l’Ecole normale de Sherbrooke.8 h.— Le communisme à l'œuvre.Allocution du docteur Val more Olivier.Conférence par M.Jean-J.Penverne, avocat au barreau de Montréal.Allocution du président d’honneur, l’hon.Edouard Fabre-Surveyer, juge de la Cour supérieure.Jeudi 20 septembre 10 h.— Les conventions collectives de travail.— M.Gérard Picard, secrétaire de la Confédération des Travailleurs catholiques du Canada.3 h.- Atelier fermé, grives d'occupation, piquetage.— Abbé Philippe Perrier, aumônier, ancien professeur de théologie morale.4 h.30.— L'aide des assurances sociales.— M.Georges-Henri Guimont, professeur d'Economie politique à l’Académie Commerciale de Québec.8 h.— Assemblée populaire sous les auspices des Syndicats catholiques.— Orateurs: M.Omer-D.Paulhus, président du Conseil central des Syndicats catholiques de Sherbrooke; M.Alfred Charpentier, président de la Confédération catholique des Travailleurs du Canada; M.l'abbé Léo-nidas Adam, curé de Ham-Nord, ancien directeur des œuvres sociales du diocèse de Sherbrooke; M.Charles de L.Ml-gnault, avocat au barreau de Sherbrooke.Vendredi 30 septembre 10 h.— Organisation des loisirs.— M.J.-D.Dufour, professeur à l’Ecole normale de Sherbrooke.3 h.— L'Etal et les grandes entreprises.— Mgr Lebon, professeur de sociologie à l’Université Laval.4 h.30.— L'organisation corporative.— M.Maximilien Caron, professeur de droit à l’Université de Montréal.8 h.— L’Action catholique.Allocution de M.Paul Desruisseaux, avocat.Conférence par le R.P.Georges-Henri Lévesque, o.p., directeur de l’Ecole des Sciences politiques, sociales et économiques de Québec.Allocution du président d’honneur, S.Exc.Mgr Desranleau, évêque coadjuteur de Sherbrooke.Les participants à nos Semaines sociales, auditeurs et même conférenciers, sont un peu toujours les mêmes et le nombre en est trop restreint.Si tous nos catholiques instruits le voulaient, quel bien considérable résulterait de ces Semaines sociales! Mais, ici comme ailleurs, il y a beaucoup d’abstentions.Parlant de la Semaine de Rouen, l’abbé Thellier de Poncheville, bien connu au Canada, écrivait l’autre mois (30 juin): Mardi 27 septembre 10 h.-— La dignité de la personne humaine.— R.P.Levasseur, c.ss.r., assistant-directeur de la Villa Saint-Alphonse.3 h.— Les prerogatives fondamentales de la famille.— R.P.Léon Lebel, s.J., aumônier général de l’Union catholique des Cultivateurs.4 h.30.— L'ordre social chrétien.—R.P.Bernardin Ver ville, o.f.m., professeur au Collège séraphique des Trois-Rivières.8 h.— Veillée religieuse.— Sermon sur la rénovation chrétienne par M.le chanoine Arsène Goyette, curé de la paroisse de 1 ' I mmaculêe-Conception de Sherbrooke.— .—_ « A cet immense labeur (celui de restaurer chrétiennement la société), personne ne peut coopérer aussi utilement que nous (les catholiques).Pour en faciliter le succès, nous possédons un Évangile d’entr’aide fraternelle et de collaboration sociale, dont l’ordre nouveau aura particulièrement besoin.Quand, fatigués de leurs conflits, qui les entraînent tous ensemble à la misère, les hommes voudront réapprendre à travailler en paix pour reconstituer leurs richesses perdues, il leur faudra bien revenir à la morale du Christ.A nous de la leur faire accepter plus vite à force d’en faire resplendir le bienfait dans notre conduite et dans nos œuvres.Nous disposons en outre d’un programme pontifical auquel les incroyants eux-mêmes rendent hommage.Il suffit de citer un passage des encycliques dans nos assemblées parlementaires pour y provoquer des applaudissements unanimes, comme si tous les partis saluaient dans le pape leur surarbitre, et dans ses thèses la pensée qui peut les réconcilier en dépit de leurs divisions violentes.Mais cette admirable doctrine nous la sommes-nous si bien ¦ ¦ i Mercredi 28 septembre 10 h.— Le droit de propriété.— Dom Grenier, o.s.il, prieur du Monastère de Saint-Benoit-du-Lac.3 h.— Comment doit se faire la restauration économique.— M.Esdras MlNVILLE, directeur de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal.4 h.30.•— Rôle du patronat chrétien.— M.l'abbé Eugène Tremblay, professeur de théologie au Séminaire de Chicoutimi.: : NOTRE MÉTHODE 4 ¦ i r : Les Semaines sociales du Canada, à l’instar de celles de France, ont adopté comme devise : « La science pour l'action.» Quelques-uns croient peut-être inutile de j Elles proclament ainsi qu’elles ne font se déranger pour entendre ces cours, se con- ' pas une œuvre de pure spéculation intcllcc-tentant de les lire ensuite à loisir dans le i tuelle.La science qu’elles répandent a en volume qui les réunit.Ceux-là seuls jugent vue le bien de la société, et ce bien ne se réa-ainsi qui n’ont jamais assisté à une Semaine lisera que par une action positive.Il ne sociale.Car il faut avoir été plongé dans s’agit pas seulement, pour les Semaines sucette atmosphère spéciale, s’être mêlé aux dales, de découvrir les solutions des progroupes qui se forment quand le professeur i blêmes sociaux, mais aussi d’instruire et de s’est tu, avoir fait telle rencontre, pris part ; convaincre les hommes qui sauront les ap-à telle conversation, noué telle relation — j pliquer.impossibles en dehors de ce milieu — pour | Ici intervient forcément une question de comprendre que le cours n’est pas tout, : méthode qui a son importance.Quelle sera, mais que l’ambiance de la Semaine sociale dans cette étude, la méthode des Semaines en fait partie intégrante et constitue un des sociales ?Comment procédera-t-elle ?facteurs essentiels de son action vivifiante.faire servir à des fins en rapport avec leur nature et leur destinée.Ambiance de la Semaine Sur cet élément moral et spirituel des assimilée que nous soyons prêts à la vulga-problèmes sociaux, une science purement I riser et à en faire les premières applications descriptive demeure sans lumière.Elle chacun dans notre milieu ?» constate des changements, des conflits de passions et d’intérêts, mais elle ne contient rien qui puisse en régler le cours et en juger la moralité.Ne pourrions-nous pas, à bon droit, nous poser la même question au Canada ?N’est-il pas regrettable que nos Semaines sociales, qui font déjà tant de bien, ne soient pas mieux suivies par ceux des nôtres au moins qui font partie de nos classes dirigeantes ?Un regard jeté sur l'état social actuel nous montre à quelles impasses, pour ne pas dire à quels désordres, aboutit une éducation fondée sur cette science, séparée, arbitraire, qui finit par ériger en loi suprême l’évolution qu’elle a cru voir inscrite dans la marche aveugle des faits.Les Semaines sociales ont pris délibérément position contre cette tendance qui déroge à la véritable tradition chrétienne.Celle-ci, qui s’exprima, dans sa plénitude, aux âges chrétiens, n’a jamais laissé aux seules rencontres des intérêts et des forces le soin de trancher, entre les hommes, sur ce qui doit être, c’est-à-dire sur la justice cl sur le droit.En présence des problèmes soulevés par la vie sociale et économique, pour dicter la règle de conduite à suivre, elles ont voulu tenir compte des prérogatives spirituelles de la personne humaine, des fins morales de la société.¦ ’ » 4 Depuis deux siècles, les sociologues et les Pour ma part, depuis le début, je fré- économistes s’étaient accoutumés à étudier quente ces assises dont je suis l’un des ou- les problèmes sociaux avec l’esprit et les vriers de la première heure.J’y ai puisé méthodes qui conviennent aux sciences na-quelques-unes des plus grandes et des plus lurches.Ils se persuadaient que l’observa-consolantcs satisfactions intellectuelles que lion et l'interprétation des faits suffiraient j’aie éprouvées.Chaque année, j'ai eu, en à dégager les solutions recherchées.Mais revenant de nos très fraternelles réunions, des millions de faits enregistrés et classés ne la sensation bien nette de m’être enrichi spi- permettent pas de dire ce qui doit être.Tout rituellement et moralement au contact de au plus disent-ils ce qui est, à savoir l’état nos semainiers.Je n’ai aucune illusion sur des choses qui devra être modifié si l’on mon propre compte, mais je fais de mon veut que le problème posé soit résolu, mieux pour servir mon Dieu, son Église et mes compatriotes.J'ai la certitude d’agir j pire d’une vue plus large et plus compré-ainsi en apportant mon humble collabora- hensive.lion à celte œuvre éminemment sociale et ' bienfaisante, trop heureux de suivre ainsi compte des faits, ne négligeant aucun pro-l’exempïè fécond et les enseignements pleins ' cédé de recherches historiques, géograde vie de S.Ém.le cardinal Villeneuve, phiques, juridiques, psychologiques, etc.de Leurs Excellences nos archevêques et ! évêques et des autres membres de notre fajts à l’aide d’une doctrine qui est celle de clergé qui ont compris la nécessité vitale l’Eglise catholique, dogme et morale com-dc cette institution.A tous les hommes de j pris, bonne volonté, j’adresse le même appel: venez entendre la parole de vérité à Sher- j effet, les hommes, la vie des hommes en brooke, cette année.Joignez vos efforts aux société.Or, si les faits ont une influence nôtres pour restaurer le règne du Christ cl sur les hommes, ceux-ci ont reçu le pouvoir sauver ainsi notre société.| de les modifier et de les dominer pour les AVIS PRATIQUES Le Secrétariat général de la Semaine sociale est établi aux bureaux de l’École Sociale Populaire, 1961, rue Rachel Est, Montréal (tél.: FRontenac 1189).Un secrétariat local, dirigé par M.l’abbé L.-P.Camirand, a été installé dans l’immeuble des Syndicats catholiques, 29, rue Gordon, Sherbrooke (tél.: 587).Les cours seront donnés dans la salle des Syndicats catholiques, rue Gordon.Les conférences du soir auront lieu: le lundi, à la salle Saint-Jean-Baptiste (Sherbrooke-Est); le mercredi et le vendredi, à la salle de l’Im-maculée-Conception (Sherbrooke-Sud).Le Secrétariat local se met à la disposition des auditeurs pour leur indiquer un hôtel ou une maison de pension recommandable.Une messe sera célébrée tous les jours, à 7 h.30, à la cathédrale.La méthode des Semaines sociales s’ins- C’est pourquoi, après avoir inventorié les faits, elles les confrontent avec les principes chrétiens, cherchant à préciser comment ce qui est pourra être orienté vers ce qui doit être.D’une part, elle tient scrupuleusement Le travail qui s’accomplit ainsi aux Semaines sociales mérite donc d’être considéré comme vraiment et pleinement scientifique.Il se poursuit sans hâte ni fièvre, durant cinq longues journées; chaque partie du programme étant confiée à un maître, spécialiste en son domaine, l’auditoire se refusant à toute digression oiseuse et s’interdisant même toute intervention.De l’autre, elle s’efforce d’éclairer ces Les problèmes étudiés concernent, en 2 _ = L’ORDRE NOUVEAU 20 septembre 1938 Le communisme s’oppose au catholicisme I Il ne peut construire la société chrétienne que réclame notre époque Mais ce parc dessiné, celte architecture fas-Saint-Aulaire dans la Revue des Deux tidicuse à force de géométrie sont affreux Mondes constituent une magnifique préface Personne n’a donc l’idée chez vous de bâtir aux cours qui seront donnés à Sherbrooke sur une usine entre le château et la pièce d’eau ?le communisme.« Vous manquez de goût ou bien avez trop, ce qui est la même chose.La mission de la Russie, à présent, devrait être, à mon sens, de liquider cet art périmé, idées vieillottes, cette morale, cette civilisation enfin.« Croyez-moi, il serait bon pour l’humanité que l’on brûlât les livres, que l’on prit un bain dans la source fraîche de l’ignorance et de l’instinct.Je pense même que ce serait l’unique moyen de sauver l’humanité devenue stérile.Nous n’y parviendrons, du reste, que par la violence.Cette guerre et les soubresauts qu’elle provoque précèdent peut-être ce premier stade: la nudité du monde.» La lutte du christianisme et du bolchevisme, c’est aussi la lutte de la personne humaine et de l’individu ou de la masse.Ces deux derniers termes se ramènent l’un à l’autre sur le plan marxiste, l’individu étant l’être matériel à peu près identique et interchangeable qu’il s’agit de fondre dans la masse où il ne doit pas être plus distinct qu’un termite dans la termitière.La personne est, au contraire, l'homme envisagé dans la complexité de son être moral, familial, social.Or, aucune religion n’a eu autant que le christianisme le souci de la personne humaine.Enfin, cette lutte est aussi la lutte de la liberté et de la servitude.Sans doute, la morale chrétienne impose des contraintes, mais ses liens affranchissent l’âme, autant que le permet notre condition, des chaînes corporelles et donnent â l'homme la plus haute des libertés, celle de se surmonter.Dans une de ses transes prophétiques, Michelet écrivait, en 1863: « 1 lier, la Russie nous disait: «Je suis le christianisme.» Demain, elle nous dira : «Je suis le socialisme.» Prophétie dépassée.Ceux qui parlent maintenant au nom de la Russie, — la vraie Russie, la « sainte Russie » est assassinée, muette ou exilée, disent : «Nous sommes l’Antéchrist.» Par là, ils entendent surtout: « Nous sommes l’anticatholicisme.» vous en Le royaume de l’Antéchrist Le bolchevisme est en contradiction avec toutes les formes spirituelles, comme avec lus lois de la morale individuelle ou sociale.Mais il s’oppose au christianisme plus violemment qu’à toute autre doctrine ou foi.Ce n’est pas sans raison qu’on l’a appelé le « royaume de l’Antéchrist ».Les bolche-vistes eux-mêmes nous y invitent en dénonçant l’incompatibilité absolue de l’Évangile et de leur doctrine, et en proclamant leur volonté d’anéantir la religion chrétienne considérée comme le principal obstacle à leur triomphe.Cette implacable hostilité est un fait sans précédent: jusqu’ici, toutes les révolutions, en dénaturant plus ou moins les enseignements du Christ, s’étaient appliquées à y découvrir un précurseur et un allié.ces LA DÉFENSE CONTRE LE COMMUNISME Conférence régionale de l’Entente Internationale Anticommuniste Les 23 et 24 mai 1938 a eu lieu à Bruxelles une Conférence régionale de l’Entente Internationale Anticommuniste.La Conférence fut ouverte par M.Théodore Aubert, conseiller national, président de l’Entente Internationale Anticommuniste, qui remercia la SEPES, Centre belge de l’Entente, et tout particulièrement son président, le général Greindl, et son directeur, le commandant Spiltoir, d’avoir bien voulu préparer l’organisation technique de la Conférence.M.Aubert salua ensuite la présence de M.Georges Theunis, ministre d’Élat et ancien président du Conseil, qui avait accepté de présider les débats.M.Aubert souligna le fait que l’autorité de M.Theunis conférait aux travaux de la Conférence une portée d’autant plus grande.M.Aubert lui transmit ensuite la présidence de la Conférence.Sir Waldron Smithers, membre du Parlement anglais, demanda le premier la parole, et dans une vibrante allocution, il insista sur le fondement moral du mouvement international anticommuniste, et il dit la grande gratitude que doivent tous ses membres à M.Aubert, l’inspirateur, le fondateur et le chef du mouvement depuis de longues années, et dont le dévouement, l'impartialité et l’indépendance inspirent à ses collaborateurs et amis la plus entière confiance.La liste de présence est ensuite établie.Les invitations à la Conférence avaient été adressées uniquement aux pays qui n’ont pas encore interdit le parti communiste, c’est-à-dire l’Angleterre, la France, la Belgique, la Hollande, le Danemark, la Norvège, la Suède et la Tchécoslovaquie.Les Norvégiens et les Suédois, invités à la Conférence, mais, pour diverses raisons, empêchés d’y participer, avaient envoyé leurs vœux pour la réussite des travaux.Tous les autres pays énumérés étaient représentés: la délégation anglaise comprenait notamment cinq membres et un interprète; la délégation française, douze membres, dont M.Eccard, ancien sénateur, cl M.le sénateur Gautherot, tous deux membres du Bureau de l’Entente; la délégation hollandaise était représentée par trois membres et la délégation belge comprenait, outre les membres du Comité de la SEPES et ses collaborateurs, plusieurs invités de marque.Le délégué de la Tchécoslovaquie et le délégué du Danemark participèrent à la réunion à titre d’observateurs.Le délégué danois, assistant à une telle Conférence pour la première fois, venait surtout pour se documenter, et le délégué tchèque préféra s’abstenir de prendre part à une discussion pour ne pas y mêler de questions de politique internationale étrangères au programme de la Conférence.Interdiction des partis communistes M.René Hentsch, membre du Bureau de Genève, mil au courant, par un bref rapport, les membres de la Conférence de l’activité du Bureau en 1937-1938.Il ressort de ce rapport que cette activité s’est considérablement développée au cours de cette dernière année; deux nouveaux services ont été créés: les services anglais et espagnol.M.Aubert, président de l’Entente, présenta ensuite un rapport très documenté sur la question de l’interdiction des partis communistes.Le rapport, établi par le Bureau E.I.A., contient un aperçu général de la situation des partis communistes dans les divers pays: plus de vingt-cinq pays ont déjà interdit le parti communiste sur leur territoire.Il faut rappeler, à cet effet, qu’en 1927 l’Entente Internationale Anticommuniste avait convoqué une Conférence juridique à La Haye, où une commission avait élaboré un dossier qui fut communiqué ensuite à de nombreux gouvernements; ce dossier contenait les bases juridiques pour l’interdiction des partis communistes, sections du Komintern.Les travaux de celle Conférence, ainsi que la propagande de l’Entente, ont largement contribué ù l’interdiction des partis communistes dans un nombre toujours plus grand de pays.La seconde partie du rapport met en lumière les méthodes employées en Suisse pour l’interdiction des partis communistes de divers cantons, méthodes particulièrement intéressantes, puisque la Suisse est le premier pays où le parti communiste ait été interdit dans certains cantons par un vote populaire.Le rapport présenté par M.Aubert contient en outre l’énumération de tous les arguments indispensables ù une campagne pour l’interdiction du parti communiste, ainsi que la réfutation des arguments de ceux qui prétendent que celte interdiction est inutile et même dangereuse.De nombreuses annexes résument les lois des différents pays concernant la question '.La parole fut donnée ensuite à M.le baron de Radzitsky d’Ostrowick, avocat à la Cour d’appel de Bruxelles, qui exposa sous une forme brillante le point de vue des juristes belges.Dans l’après-midi, la discussion se poursuivit sur la même question et les orateurs des diverses délégations informèrent les membres de la Conférence de la situation dans leurs pays respectifs cl de leur point de vue spécial concernant le problème.Il fut généralement constaté que les Constitutions très libérales des pays démocratiques créent de nombreuses difficultés légales pour aborder ce problème de front.Néanmoins, les efforts doivent être poursuivis, en insistant tout particulièrement sur le fait de l’absolue dépendance des partis communistes d’un pouvoir étranger.L’action anticommuniste La seconde partie de l’après-midi fut consacrée à l’exposé de la tactique communiste dans les différents pays et des moyens de lutte contre l'activité subversive des bolche-vistes.Des rapports très détaillés et très intéressants furent présentés, notamment par les délégations belge, française et anglaise.Il a été réjouissant de constater à quel point l’organisation anticommuniste en Angleterre et en Belgique a fait des progrès.L’action anticommuniste en Hollande repose également sur des bases solides.En France, la situation est évidemment différente, mais des progrès très considérables ont pu être réalisés au cours de la dernière année dans les différents domaines de la propagande anticommuniste.Il faudrait évidemment les développer et les coordonner davantage, ce que les délégués français ont été les premiers à reconnaître.Une brochure de M.le sénateur Gautherot sur le complot communiste en France a été distribuée, ainsi qu'une nouvelle publication de M, le sénateur Eccard : Le communisme paralyse la France.Cette dernière a paru dans la Revue des Deux Mondes, et a été tirée séparément à un très grand nombre d’exemplaires.La délégation anglaise a demandé à M.Eccard l’autorisation de la publier en Grande-Bretagne.Une édition belge de ce même ouvrage a été également publiée ù Bruxelles.Le 24 mai, la Conférence a abordé la question de la pénétration communiste dans les syndicats.La discussion fut introduite par un rapport présenté par le commandant Spiltoir, directeur de la SEPES.Ce rapport exposa tout d’abord l’historique de la question, puis expliqua la situation actuelle et communiqua la récente résolution de la Conférence Syndicale Internationale, tenue ù Oslo, qui a refusé l’adhésion des syndicats soviétiques; le rapport insiste néanmoins sur la situation trouble régnant au sein du mouvement syndical international et sur le danger que présentent les attaques incessantes du Profintern contre ces Syndicats.La résolution d’Oslo n’est pas définitive et il est certain que les gens de Moscou continueront le noyautage des organisations syndicales par en bas, et s’efforceront ainsi d’accaparer de plus en plus les leviers de commande, comme ils l’ont fait avec la C.G.T.française.L’irréductible antinomie du christianisme et du bolchevisme tient à l'opposition de leur principe et de leurs fins.Le christianisme est fondé sur la croyance au péché originel et au salut par la rédemption.Le communisme postule le dogme de la bonté naturelle de l’homme, de sa corruption par la religion et la société, de son salut temporel par la négation du surnaturel.Pour celui qui a dit: « Mon royaume n’est pas de ce monde », la fin dernière de l’homme est plus haut; pour le bolchevisme, elle est ici-bas, le plus bas possible, dans les jouissances les plus vulgaires.Une petite fille espagnole se promenant avec sa mère lui dit en lui montrant le ciel: « Maman, est-ce que le ciel descend quelquefois dans la rue ?— Non, mon enfant, répond la mère, c’est la rue qui doit s’élever jusqu’au ciel, mais c’est très difficile.» Ce dialogue exprime l’opposition fondamentale du christianisme et du bolchevisme.L’un hausse le regard de l’homme vers le ciel et lui demande un effort pour le mériter; l’autre l’abaisse vers le sol et lui promet d’y installer un paradis accessible sans effort.Il n’y a installé que l’enfer, sauf pour ses profiteurs qui lui doivent le retour de l’âge d’or.C’est, a-t-on dit, « le paradis des gangsters ».y : È : Pénétration syndicale Comme la veille, les différentes délégations ont exposé la situation dans leurs pays respectifs.Ces exposés, montrant le sérieux de la situation, ont confirmé que la pénétration communiste au sein du mouvement syndical nécessite une attention toute particulière.M.Baker While, directeur de l’Economie League, souligna le grand danger des nouvelles méthodes de pénétration préconisées par Moscou, lesquelles, pour être moins brutales, seront d’autant plus efficaces.Au cours de la discussion, M.le pasteur Krop, de Hollande, a particulièrement insisté sur le côté moral du problème et sur la nécessité d’inspirer de considérations chrétiennes tout le mouvement anlibol-cheviquc, notamment parmi les travailleurs.La dernière partie de la Conférence a été consacrée à l’étude des méthodes techniques d'action et de propagande anticommunistes, et ù la situation dans les milieux intellectuels.Une très intéressante communication d’un délégué anglais a mis en lumière l’action dangereuse du Club du Livre de gauche, ainsi que d’autres méthodes de noyautage des milieux intellectuels et universitaires.Pour terminer, la Conférence a demandé au Bureau de l'Entente de consacrer la prochaine Conférence internationale universelle de l'Entente uniquement ù la question des méthodes et à la technique de propagande.Chaque pays devra y exposer ses expériences cl ceci, si possible, à l’aide d’une exposition internationale.M.Aubert, en sa qualité de président du Bureau de l’Entente, s’est déclaré en principe d’accord avec celle suggestion, qui sera étudiée de plus près par le Bureau de Genève, dès à présent.Il a remercié ensuite M.Georges Theunis d’avoir si magistralement mené les débats, et la SEPES d’avoir prêté ses locaux et mis sa belle organisation technique à la disposition de l'Entente.Le 23, le Bureau avait offert un déjeuner à la délégation anglaise, et le 24, ce fut le tour de la délégation française.La SEPES réunit tous les participants de la Conférence et de nombreux invités belges dans un dîner à l’hôtel Astoria.Au cours de la soirée, M.le sénateur Gautherot remercia, au nom des membres étrangers de la Conférence, les hôtes belges de leur charmante hospitalité.Conflit irréductible Le bolchevisme est le renversement de toutes les valeurs représentées par le christianisme, valeurs spirituelles, morales, intellectuelles et artistiques.Ce conflit du Christ et de l’Antéchrist est le conflit de l'esprit et de la matière, du bien et du mal, de la lumière et des ténèbres, de la vie et de la mort.C’est aussi le conflit de la réalité et de la chimère, car le bolchevisme est matériel sans être positif, tandis que le christianisme, plus spiritualiste qu’idéaliste, est à la fois mysticisme cl réalisme, mysticisme par l’union avec Dieu, réalisme par sa conformité avec les aspirations naturelles de l’âme humaine et avec les nécessités de la vie sociale.C’est aussi le conflit de la beauté et de la laideur.Ce n’est pas ici le lieu de décrire la merveilleuse floraison intellectuelle et artistique dont le christianisme a été le germe au moyen âge, le collaborateur pendant la renaissance, le régulateur dans la période classique, un des inspirateurs dans la période romantique.Pour résumer sa contribution à la beauté du monde, il faudrait refaire et continuer jusqu’à nos jours le Génie du christianisme.En face de ces titres éclatants de noblesse humaine, — et humaniste, — il suffit de rappeler la domestication de la pensée au pays des Soviets et l’ignominie de ce qu’ils appellent leur esthétique.Elle a été promulguée notamment par un de leurs émissaires les plus qualifiés en France, le maréchal Toukhatchevski, avec autant de goût que de tact, un tact souligné par le fait qu’il a choisi Paris pour bafouer la civilisation: « Vous vivez sur un fond moisi.Les civilisations latines et grecques, quel dégoût! Je tiens la Renaissance, à l’égal du christianisme, comme un malheur de l’humanité.Elle a placé vos intelligences dans des moules surannés et qui ne correspondent même plus aux aspirations contemporaines.Elle a rétabli le divorce définitif entre votre pensée et vos besoins.L’harmonie et la mesure, voilà ce qu’il faut détruire d’abord.Je ne connais votre Versailles que par des images.’ :•> 1.L'École Sociale Populaire va publier bientôt ce rapixjrt.- 3 - L’ORDRE NOUVEAU 20 septembre 1938 Semaines sociales du Canada L’organisation corporative — Pour “ l’Ordre nouveau ” A nos lecteurs Un des sociologues français les plus réputés, M.Georges Viance, article dans « la Croix » de Paris a 1 ouvrage d'un de nos collaborateurs Ci numéro termine notre deuxième année.La plupart des abonnements vont donc se trouver échus avec le prochain numéro.Nous espérons que nos abonnés nous demeureront fidèles.Ils trouvent dans ces pages, plusieurs, et non des moindres, nous l’ont écrit, une riche substance qu’ils chercheraient en vain ailleurs.Aucune autre publication canadienne, en effet, ne se consacre exclusivement à la diffusion des enseignements sociaux de l’Église et à leur application dans notre milieu.Les hommes publics, en particulier, ont besoin plus que jamais, en cette matière, de directives claires et sûres.Les temps difficiles que nous traversons exigent des mesures nouvelles, parfois hardies.Le capital et le travail, trop souvent en lutte, réclament, l’un et l’autre, une législation qui protège leurs intérêts respectifs.Comment discerner le vrai du faux dans ces revendications opposées?Jusqu’à quel point faire intervenir l’État sans tomber dans le socialisme?Comment aider l’organisation professionnelle à remplir son rôle et l’acheminer peu à peu vers le régime corporatif?Far quel moyen adapter ce régime à notre situation complexe ?De quelles sauvegardes l’entourer pour qu’il ne tombe pas dans les abus de ses prédécesseurs ?Autant de questions qui se posent impérieusement de nos jours et sur lesquelles hésite l’homme public, parce qu’il lui manque des notions précises en économie sociale, parce qu’il ignore tel ou tel fait de la vie réelle, parce qu’il ne connaît guère la doctrine de l’Église.Qu’il lise l’Ordre nouveau, et il trouvera la solution qu’il cherche.Si, par hasard, tel problème qui l’intéresse n’était iras traité ou telle solution donnée ne le satisfaisait pas, qu'il n’hésite pas à écrire aussitôt à la rédaction.Nous nous efforcerons de le renseigner, de l’éclairer, avec toute la discrétion possible.Nous n’avons qu’un but: travailler suivant les directives du Souverain Pontife et de l’épiscopat canadien à la restauration de l’ordre social dans notre pays.Et nous aiderons de notre mieux ceux qui veulent franchement s’employer à cette œuvre vitale.consacre un COMMISSION GÉNÉRALE S.Ém.le cardinal Villeneuve, président d’honneur.R.P.Archambault, s.j„ président (Montréal) ; Guy Vanier, secrétaire (Montréal).o.M.I., L’édification d’un régime corporatif demande qu’on évite toute conception a priori, tout plan purement idéologique; chaque branche de l’activité économique a sa structure cl ses besoins, chaque profession sa formule corporative propre.A la base, les Syndicats, qui ordonnent les hommes par cadres et catégories et assurent la vie de la corporation.C’est le point le plus mal compris aujourd’hui, entre ceux qui pensent que le Syndicat suffit à tout, avec quelques Commissions mixtes, et ceux qui rêvent de supprimer les Syndicats, sans dire comment.Nous nous rencontrons avec le P.Arès pour dire que le Syndicat nécessaire ne suffit pas à tout, pas plus que la corporation nécessaire ne permettrait la suppression de l’État ou l'abandon, par la puissance publique, d’une politique économique nationale.La corporation doit appeler ainsi des représentants syndicaux dans ses propres conseils, utiliser les travaux des Syndicats, les faire concourir à l’application des décisions corporatives.Le R.P.Richard Arès, s.j., vient de publier, dans la collection de l’École Sociale Populaire (à Montréal, Canada), un excellent Catéchisme de l'organisation corporative, qu’il faut recommander.Principes généraux d’organisation corporative, société professionnelle, doctrine corporative, enseignement de l’Église, réalisation corporative, le sujet est traité dans son ensemble.Trois principes rappelés: la société civile se compose immédiatement, non d’individus, mais de familles; — ce qui existe en fait, c’est l’homme en compagnie de ses semblables, non l'homme isolé; — la société, enfin, est faite pour l’homme.De la société politique, il y a une conception atomiste ou mécanique qui fait passer de l'exaltation de la liberté individuelle ou libéralisme, à l’exaltation de l’État ou socialisme, puis à des essais d’équilibre entre les droits de l’individu et ceux de l’État, d’où naît l’interventionnisme des démocraties actuelles.Ces trois attitudes doivent être rejetées en bloc.La seule conception exacte se qualifie d’organique.Le corps social est un organisme qui comporte des groupements naturels, non seulement les familles, mais les cités et les professions, avec des droits cl des intérêts spéciaux, des fonctions sociales propres, reliées par un principe d’unité; le bien commun.L'organisme est d’ordre moral.Il requiert une autorité politique qui doit protéger, contrôler, accorder les sociétés particulières, sans les absorber ni étouffer.Ainsi l’organisation normale de la société civile est corporative.Le régime corporatif, selon l’Union de Fribourg, se définit le mode d’organisation qui a pour base le groupement des hommes d’après la communauté de leurs intérêts naturels et de leurs fonctions sociales, et, pour couronnement nécessaire, la représentation publique et distincte de ces différents organismes.Abbé Léonidas Adam (Ham-Nord); Noël Bernier (Winnipeg); sénateur Charles Bourgeois (Les Trois-Rivières) ; Maximilien Caron (Montréal); Alfr.Charpentier (Montréal); Abbé Emile Cloutier (Les Trois-Rivières); S.Exc.Mgr Courchesne (Ri-mouski); S.Exc.Mgr Desranleau (Sherbrooke); juge C.-E.Dorion (Québec) ; docteur Jules Dorion (Québec); J.-E.-A.Dubuc (Chicoutimi); chanoine Cyrille Gagnon (Québec); R.P.Gaudrault, o.p.(Ottawa); Léon-Mercier Gouin (Montréal); Oscar Hamel (Québec); Orner Héroux (Montréal); Mgr Eug.Lapointe (Chicoutimi); Mgr Lebon (Sainte-Anne-de-la-Pocatière) ; R.P, Gilles Marchand, o.M.I.(Montréal); Mgr Olivier Maurault, P.s.s.(Montréal) ; Es-dras Minville (Montréal); Édouard Mont-petit (Montréal); Mgr L.-A.Paquet (Québec); Léo Pclland (Québec); chanoine J.-A.Pellerin (Nicolet); Antonio Perrault (Montréal) ; abbé Philippe Perrier (Montréal); Chénier Picard (Sherbrooke) ; juge Thibau-deau Rinfret (Ottawa); Albert Rioux (Saya-bec) ; S.Exc.Mgr Ross (Gaspé); Arthur Saint-Pierre (Montréal) ; Dr Albert Sor-many (Edmundston).Le R.P.Arès admet, dans chaque société professionnelle, un triple étage de conseils corporatifs, locaux, régionaux et national, sauf exceptions nécessaires à telle ou telle branche économique.Les pouvoirs réglementaires de ces conseils portent sur l’apprentissage, le travail, la régulation de la production et des prix; les pouvoirs administratifs, sur les services de placement, d'enseignement, d’assurances sociales, de gestion du patrimoine; les pouvoirs disciplinaires, sur l’observation des règlements et les sanctions; les pouvoirs juridictionnels, sur la magistrature du travail ; les pouvoirs de représentation, sur les rapports avec les pouvoirs publics.LES COMPTES RENDUS DES SEMAINES SOCIALES Les cours et conférences des sessions de lu Semaine sociale sont reproduits dans les volumes publics chaque année.Cette collection unique contient de nombreuses études, dans lesquelles les auteurs exposent, sous la forme précise et vivante que permet le cours, les divers aspects et les modes de solution des problèmes sociaux actuels.Aussi tous les catholiques cultivés, prêtres et laïcs, devraient-ils avoir dans leur bibliothèque chacun des volumes parus.Principe moral L’ordre corporatif suppose un principe moral, un retour au sens de l’humain, au devoir d’état, individuel et social.D’où la nécessité d'une préparation de l’opinion publique, de la formation des chefs.Toutefois, trois facteurs sont indispensables: l’initiative privée pour engendrer la corporation et lui conserver la vie; l’action des pouvoirs publics pour la protéger et l'introduire dans la constitution légale; dans les pays catholiques, l’action de l’Église.Ici, nous relevons un certain flottement dans la pensée de l’auteur.La corporation n’existe qu’avec ses pouvoirs de droit public, l’initiative privée ne peut donc l’engendrer, mais seulement la préparer; il n’y a pas corporation, aussi longtemps que la puissance publique ne l’a établie telle, avec son pouvoir d'obliger.Le P.Arès reprend d’ailleurs une distinction fort approximative entre le « corporatisme d’association », qui se constitue lentement à l’initiative des intéressés, c’est-à-dire, en fait, ne se constitue pas, puisqu’un seul, tant que l’État n’a féré le droit, suffit à entraver les efforts de tous, et le « corporatisme d’État », imposé d’autorité.Or, d’une part, si le régime poratif est nécessaire et que les initiatives privées le négligent, la puissance publique a, par exigence du bien commun, le devoir de le susciter; d’autre part, comme il arrive toujours, ces classifications sommaires en blanc et noir négligent toujours la tierce solution, qui est la bonne : la pression de l’Etat, les privilèges accordés aux corporations suffisent à mouvoir, sans imposer des cadres rigides, en une matière où rien n’est fait tant que l’acte d’autorité publique n’a remis les pouvoirs nécessaires.1.Montréal, 1920 (Enc.Rerum nooarum).$1.50 11.Québec, 1921 (Le Syndicalisme).III.Ottawa, 1922 (Capital et Travail).IV.Montréal, 1923 (La Famille).V.Sherbrooke, 1924 (La Propriété).VI.Les Trois-Rivières, 1925 (La Justice) VIL Québec, 1927 (L’Autorité).VIII.St-Hyacinthe, 1928 (Problème économique) 1.50 IX.Chicoutimi, 1929 (La Cité) X.Ottawa, 1931 (L’Etat).XL Montréal, 1932 ( L'Ordre social chrétien).1.50 XII.Rimouski, 1933 (Le Problème de la Terre).1.50 XIII.Juliette, 1935 (L’Education sociale) XIV.Les Trois-Rivières, 1936 (L’Organis.prof.).1.50 XV.Saint-Hyacinthe, 1937 (La Coopération).1.50 2.25 La Direction 1.50 Société professionnelle Le P.Arès définit la société professionnelle comme « le groupement naturel, intermédiaire entre la famille et l'État, comprenant tous les hommes qui pratiquent le même emploi, s’adonnent au même métier ou exercent la même profession ».Elle a pour origine un rapprochement spontané dû à la triple communauté de droits, d’habitudes el d’intérêts, particulièrement un intérêt commun : la prospérité de la profession.Celle-ci exige que tous aient une situation matérielle et morale satisfaisante, que l'ordre et la paix régnent dans les entreprises et entre elles.Il faut donc organiser celte société professionnelle, lui donner sa charte, ses lois, ses institutions, son audience auprès des pouvoirs publics.Le Syndicat, association libre entre personnes exerçant le même métier, utile, nécessaire, est impuissant à organiser par lui seul la société professionnelle, parce qu’il est groupe de classe, donc limité, libre et de droit privé.Les conventions collectives entre Syndicats sont des contrats n’obligeant que les syndiqués, non des lois professionnelles.Toutefois, faute de corporation, ces Syndicats ont acquis peu à peu un certain pouvoir public sur la profession, ils ont conduit aux Commissions paritaires, auxquelles il manque d’être organisme permanent et officiel.Le Syndicat demeure libre et volontaire, la société professionnelle existe, indépendamment du choix des hommes.P.-S.— On voudra bien envoyer, si possible, avec son réabonnement, la bande du journal contenant son adresse.Celle-ci, en tout cas, doit être donnée au complet: nom, prénom, rue, ville, et en caractères bien lisibles.1.50 1.50 1.50 1.50 1.50 1.50 Nous invitons les non-abonnés qui liront ces lignes à s’inscrire parmi nos abonnés.Qu’ils commencent avec octobre afin d’avoir l’année complète.L’abonnement annuel est de $1.00.1.50 En vente à chaque Semaine sociale et au Secrétariat général, École Sociale Populaire, 1961, rue Rachel Est.Montréal.Croisade de prières Déjà des rapports d’offrandes nous sont parvenus pour la campagne de prières entreprise à la demande des Lettres de Rome contre le communisme.Comme exemple, citons cette communauté de Québec qui, durant le seul mois d’août, a offert: Messes entendues.Communions.Chapelets.Prières variées.Sacrifices.Heures de travail.Heures de souffrances Puisse-t-elle trouver de nombreux imitateurs ! Bibliographie Editions Spes, 17, rue Soufflot, Paris J.Dupkrray.— La Question sociale.1937 298 pages, 12 fr.Un des livres que tous ceux qui s’intéressent à la « Question sociale devraient connaître et posséder.Synthèse très bien présentée: I.— Qu’est-ce que la question sociale; II.— Diverses solutions apportées à la question sociale : libéralisme économique, socialisme et communisme, catholicisme social.Beaucoup de détails concrets et intéressants.J.Lamoot.—Monseigneur Six, premier missionnaire du travail.1938, 416 pages, 20 fr.Biographie très complète de celui qui fut, en France, l’un des plus grands défenseurs du syndicalisme chrétien et le premier missionnaire du travail.Tous les événements sociaux contemporains figurent dans ce volume qui révèle l’activité dévorante de ce prêtre au grand cœur.con- 4,623 cor- .4,482 11,820 .36,400 .17,200 9,048 .11,050 Soirées et journées sociales La corporation Tout ainsi conduit à la corporation, « corps officiel et public, intermédiaire entre les entreprises particulières et l’État, chargé de la gérance du bien commun au sein d’une profession déterminée ».Elle se compare à la municipalité, édicte la loi de la profession pour ordonner l’économie, — restaurer la paix sociale, — réformer l’Etat.Les soirées et journées sociales de l’École Sociale Populaire, interrompues durant l’été, reprennent avec septembre.M.René Bergeron, conférencier attitré de l’E.S.P., qui a passé ses vacances à donner des causeries au Saguenay, son pays d’origine, se met de nouveau à l’entière disposition des paroisses et des associations.On peut communiquer avec lui à sa résidence, 4223a, rue Hochc-laga, Montréal; tél.: Clairval 4223.Les services d’autres conférenciers, prêtres ou laïcs, peuvent aussi être retenus en s’adressant au secrétariat de l’E.S.P.(1961, rue Rachel Est, tél.: Frontenac 1189).Voici les principaux sujets traités: la question sociale, le syndicalisme, l’organisation corporative, la coopération, le communisme, la rénovation chrétienne, etc.L’auteur, en terminant, résume l’enseignement de l’Église en cette matière et les réalisations corporatives, surtout au Canada.Ce petit livre lucide peut rendre de grands services.L’ORDRE NOUVEAU Georges Viance Bulletin bi-mensuel (le doctrine et d’action sociale publié par Les Semaines Sociales et PÉcole Sociale Populaire PETIT MANUEL DE RESTAURATION SOCIALE ! I Nous reprendrons dès le prochain numéro la suite de cette publication.Après les reformes financières, dont il reste encore quelques articles, viendra la quatrième et dernière partie: les reformes politiques.i] Direction : 1961, rue Rachel Est Administration: 4260, rue de Bordeaux MONTRÉAL Le numéro: 5 sous; l’abonnement: $1.00 ' 4 L’ORDRE NOUVEAU 20 septembre 1938 IMPRIMERIE DU MESSAOER, MONTREAL
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