L'ordre nouveau, 5 avril 1940, vendredi 5 avril 1940
LORDRE NOUVEAU : t 1 ORGANE DES SEMAINES SOCIALES Prix: 5 sous; l’abonnement: $1.00 Un monde s’écroule, un ordre nouveau s'élabore.Il faut que les catholiques laissent mourir ce qui doit passer et qu'ils aident à créer ce qui mérite de vivre.— LES ÉVÊQUES DE FRANCE.QUATRIÈME ANNÉE, No 13 Montréal, 5 avril 1940 Formation sociale des religieuses Le suffrage féminin Un congrès de religieuses enseignantes eut lieu récemment à Rome.S.Em.le cardinal Pizzardo, qui en présida la plupart des séances, insista dans son discours d'ouverture sur les qualités que devaient posséder les éducatrices et les moyens de les leur faire acquérir.Après avoir parlé de la formation religieuse et spirituelle, Son Eminence ajouta qu'il fallait encore « assurer aux religieuses une connaissance suffisante des questions actuelles, notamment de la doctrine Le suffrage féminin n'engage immédiatement aucun principe de socioloaie !ociale de l'Eglise ».Cette haute directive, si conforme aux besoins de notre chrétienne.Tout le monde est d'accord là-dessus.Les catholiques peuvent donc epoc?ue' meme au Canada, est des plus précieuses.Il est à souhaiter quelle soit opiner pour ou contre le vote des femmes et en discuter librement.suivie.Voilà pourquoi on peut dresser des listes imposantes de grands noms catholiques, adversaires ou partisans du suffrage féminin, encore que dans ce dernier cas il s'agisse plus souvent d'attitudes de fait dictées par des circonstances déterminées et propres à un pays.C'est en particulier le cas de la France où beaucoup de personnalités catholiques voient dans le suffrage féminin un correctif qu'il C est du 8 au 17 avril qu a lieu cette possible — dans sa paroisse ou son mi -importerait peut-être d apporter a une vie politique, d'inspiration nettement ma- ^nnée la Campagne de la Fédération jjeu professionnel — leur auxiliaire em çonnique et antichrétienne, désastreuse pour les intérêts supérieurs de la nation.fes Oeuvres de charité canadiennes- pressé.c-egt Noire-Seigneur lui-même Espece d intervention in extremis de l'élément le plus sain de la population pour françaises de Montreal.L objectif est -on gecour| en Gageant les pauvres sauver une situation lamentableetsomme toute anormale.de $4W,500.0Ch Un peu plus eleve ^ ^ malades; c'est la société qu'on pro, Dieu'iesr=^tpeXe*',inebrr,eprP!uns « -r*-* - - Voici quelques éléments de discussion.e, peut-être d'une solution.§:%:éts=% SMlK -oa-v-es'el citeurs, qu'on se fasse même si c'est en réconfortant ses membres.Réflexions sur un problème d'actualité par le R.P.Jean d'Auteuil RICHARD, S.J.LA CAMPAGNE DE CHARITÉ Supposons le vote des femmes inscrit dans notre législation.Plusieurs hypothèses se présentent alors à l'esprit.Première hypothèse : la majorité des femmes du Québec, jusqu'à ce jour absorbées par des préoccupations plus spécifiquement féminines, se désintéressent de la politique et des questions économiques ou autres qui s'y rattachent et, fort intelligemment, ne tiennent pas à s'exprimer par le vote sur des questions qu'elles ignorent.(Telle serait sans doute la situation, si on en croit les nombreuses protestations d'associations féminines contre le suffrage féminin !) — Mais alors, pourquoi inscrire dans nos lois une mesure qui laisse indifférentes les principales intéressées ?Concours intercollégial j : Le concours sur le corporatisme, ouvert aux maisons d'enseignement secondaire, est terminé.La plupart des collèges y ont participé.Trente-six travaux nous sont parvenus.Le préfet des études d'une de ces maisons nous écrit : « Ce que valent ces travaux, à votre jury de le dire.Mais il me plaît de vous faire savoir que je n'ai pas souvenance qu'un concours ait déjà provoqué un effort aussi unanime dans nos deux classes de philosophie.» Nous espérons pou- Deuxième hypothèse : les femmes votent, nombreuses; mais, aussi mal pré- voir faire connaître bientôt le verdict final, parées que la majorité des hommes à l'exercice de leur droit, elles vont grossir la masse, hélas ! déjà trop considérable des électeurs incapables de porter un jugement impartial et motivé sur les hommes et sur les questions soumises à leur appréciation.— La chose publique (la res publica des Romains) en sera t-elle mieux servie ?Les députés auront-ils plus de compétence ou de caractère pour être élus par 40,000 voix plutôt que par 20,000 ?Il serait par trop naïf de croire que la femme, par sa présence dans la bataille électorale, puisse en assainir les moeurs; elle ne saurait qu'y perdre les siennes, sa dignité, le respect dont on l'entoure encore généralement.Troisième hypothèse : les femmes, pour exercer consciencieusement leur ^ élection du Pape actuel.( droit de vote, veulent se mettre à la page : elles vont se réunir, lire, étudier.^ auteur se justifie.S.S.Pie XII n a — Fort bien, et nul ne mettra en doute les capacités intellectuelles de la femme Pas manque d occasions de manifester « sa pensee sociale » avant d etre eleve I : : « La pensée sociale de S.S.Pie XII* Un livre du R.P.Albert Muller, S.J.I mon sur la montagne, du « Misereor super turbam », tous les statuts officiels, tous les arbitrages humains demeureront voués à ïimouissance, au grand risque d'aboutir, un jour ou l'autre, à la faillite de leurs promesses.» (Budapest, mai 1938.) L'Eglise seule possède la formule intégrale et pleinement efficace de la pacification sociale.« La conception catholique attend de l'ouvrier qu'il s'acquitte honnêtement et consciencieusement des devoirs de son état; elle confère à son travail chrétiennement accompli l'éminente dignité d'une profession imposée par Dieu et consacrée à son service.Et c'est précisément là pourquoi on ne saurait, sans trahir en sa substance même la pensée chrétienne, ravaler l'ouvrier—un frère pourtant — au niveau de l'esclave, en faire un simole objet de l'économie.C'est pourquoi encore on est fondé à réclamer que l'économie, conformément à la fin morale qui lui est assignée, se mette au service de tous les membres de la société, et fournisse à chacun les moyens de mener une existence honnête et de jouir d'un modeste bien-être en sa proore demeure, à son proprê foyer.» (Dortmund, 4 septembre 1927.) Le seul fondement solide de la vraie doctrine sociale est la foi catholique : « .Notre force capitale, que rien ne peut suppléer, tient dans nos convictions chrétiennes, dans notre foi catholique.Celle-ci est Tunique et solide fondement des sûrs principes sociaux déduits de la vérité religieuse et d'un dévouement social sincère et prêt à tous les sacrifices.» (Berlin, 12 août 1928.) A cette oeuvre de régénération sociale, tous les catholiques doivent apporter leur loyale contribution, en toute vérité, justice et charité.En vérité ! Par la diffusion de la doctrine sociale chrétienne à laquelle ils auront tout d'abord à s'initier eux-mêmes, chacun dans une mesure proportionnée à son état et à ses responsa- (Suite h la paye 4) Titre présomptueux à première lecture ! Surtout si l'on songe que le volume parut quelques semaines après pour le faire.Mais le problème est ailleurs.Où trouveront-elles le temps nécessaire, à moins de le soustraire à leurs occupations beaucoup plus importantes au souverain pontificat.De la corres-d'épouses et de mères de famille 1 ?(Le rôle essentiel de la femme dans une pondance du cardinal Pacelli, de ses société saine est et demeurera toujours la maternité et l'éducation des enfants : j allocutions et de ses discours comme les exceptions confirment la règle.) Le suffrage féminin deviendrait alors une du Saint-Siege en Allemagne mesure antisociale, car, on ne saurait trop le répéter, la famille est la cellule de (1917-1929), comme secretaire d Etat et la société, et tout ce qui contribue à affaiblir, à énerver la famille, est un le
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.