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Titre :
L'ordre nouveau
Organe bimensuel de L'École sociale populaire qui y expose la doctrine sociale catholique et le Programme de restauration sociale prônés par l'organisation jésuite. Il fait place en 1941 à la revue Relations, qui vise un lectorat plus vaste. [...]

L'Ordre nouveau expose le Programme de restauration sociale de l'École sociale populaire et fait place, en 1941, à la revue Relations qui visera un lectorat plus vaste et diversifié. Ce programme incarne une forte critique du capitalisme et propose un cadre social corporatiste. Dès le début, la revue se montre particulièrement préoccupée par le communisme. L'objectif est de faire connaître non seulement les activités communistes au Canada, mais aussi la doctrine, les tactiques de ses partisans et ses progrès dans le monde.

Le tirage très bas du journal (de 2000 à 3000 exemplaires) n'indique pas nécessairement l'influence qu'il a pu exercer. L'Ordre nouveau ne vise pas un large lectorat; c'est sur une élite qu'il veut agir, sur ceux qui tiennent les leviers de commande, sur les autorités sociales. La publication régulière de plans d'étude, de bibliographies et de catéchismes sous forme de questions et réponses indique qu'il a été conçu pour le clergé québécois, les dirigeants d'oeuvres sociales et les membres des cercles d'étude.

Les rédacteurs font tous partie du clergé. Les pères Jacques Cousineau, Omer Genest, Joseph Ledit et J.-P. Archambault y contribuent régulièrement. Ils sont aidés plus tard par Jean d'Auteuil Richard, qui deviendra le membre le plus prolifique du groupe. Les abbés Philippe Perrier, Émile Cloutier et Jean Bertrand, de même que Gérard Picard et Alfred Charpentier, signent aussi quelques écrits de façon occasionnelle ou tiennent une rubrique de courte durée.

La publication de L'Ordre nouveau ne durera que quatre ans; le journal annonce, le 20 décembre 1940, la parution de la revue mensuelle Relations pour le mois suivant. Le contenu de cette revue s'ouvrira à des thèmes relégués au second plan dans L'Ordre nouveau, mais la question sociale restera au premier plan.

Voir aussi :

Relations, 1941- <http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2507176>

Sources

BEAULIEU, André et autres, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 7 : 1935-1944, Sainte-Foy, Les Presses de l'Université Laval, 1985, p. 60-61.

SAINT-AMANT, Jean-Claude, « La propagande de l'École sociale populaire en faveur du syndicalisme catholique - 1911-1949 », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 32, no 2, 1978, p. 203-228.

Richard, Jean et Louis O'Neill (dir.), La question sociale hier et aujourd'hui : colloque du centenaire de Rerum novarum : 12 au 17 mai 1991, Université Laval, Québec, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1993, p. 116.

Éditeur :
  • Montréal :Les semaines sociales :1936-1940
Contenu spécifique :
samedi 20 avril 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Relations
Lien :

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Références

L'ordre nouveau, 1940-04-20, Collections de BAnQ.

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EORDRE NOUVEAU S ORGANE DES SEMAINES SOCIALES Prix: 5 sous; l’abonnement: $1.00 Un monde s’écroule, un ordre nouveau s’élabore.11 faut que les catholiques laissent mourir ce qui doit passer et qu’ils aident à créer ce qui mérite de vivre.— LES ÉVÊQUES DE FRANCE.QUATRIÈME ANNÉE, No H Montréal, 20 avril 1940 t ' Le précepte dominical POUR LA PAIX : Croisade de prières Comme l'an dernier, le Souverain Pontife demande que durant le mois de mai on fasse violence au ciel pour obtenir la restauration de la paix.Et c'est par la sainte Vierge, toute-puissante sur le coeur de son divin Fils, que nos supplications devront passer.Invoquer Marie avec ferveur, la faire prier par les petits enfants, si chers au Rédempteur : telle est la consigne pressante que S.S.Pie XII adresse à tout l'univers.Nous y répondrons avec foi et amour, nous répéterons tout le long du mois la pieuse invocation : « Marie, reine de la paix, priez pour nous», que S.Em.le cardinal archevêque de Québec a enrichie, l'an dernier, d une indulgence de cinquante jours '.1.Nous avons publié de belles images, en teinte bleu pâle, do Notre-Dame do la Paix On peut nos bureaux (4 x 6, 45 sous le cent; 2,', x 3?-f, 35 sous le cent).par le R.P.ARCHAMBAULT, S.J.Pour la onzième fois, la Ligue du dimanche entreprend sa campagne annuelle en faveur d une meilleure observance du précepte dominical.Elle n'agit pas ainsi par pur plaisir, pour la simple satisfaction de mobiliser, dans une grande offensive, prédicateurs, journalistes, conférenciers, éducateurs.Non, le mal est réel.Et sans verser dans un pessimisme qui le jugerait incurable, on ne peut nier sa gravité inquiétante.Qu on compare nos dimanches d aujourd'hui avec ceux d'il ou cinquante ans.Quelle différence ! Quel recul considérable ! Alors, le dimanche, c'était vraiment le jour du bon Dieu.On priait.Tout le monde assistait a la messe.Un père de famille n'aurait pas toléré que ses enfants ou ses employés y manquassent.On se relayait dans les foyers pauvres pour garder les petits.Les distances à la campagne n'effrayaient pas, le mauvais temps non plus.L'automobile n'existait pas encore.Chacun se plaçait comme il pouvait dans 1 unique voiture et personne ne se plaignait de la fatigue du voyage.La grand'messe était à l'honneur.Elle constituait la reunion hebdomadaire de la famille paroissiale.On se reposait aussi.Vrai repos.Repos physique.Tout travail cessait.Dans les usines, dans les champs, a 1 atelier.On ne se permettait à la maison que le juste necessaire.Un ouvrier n'aurait pas voulu travailler, même pour un gain double.Un cultivateur encore moins.Repos moral.Libre de toute préoccupation, l'âme se plongeait dans le silence et le recueillement.Elle échappait aux mille agitations d aujourd hui, aux bruits et aux nouvelles que lui apporte maintenant la radio.ho lus procuror \ y a quarante Le communisme hors la loi Deux nouveaux pays, dont le régime cependant aucun d'eux ne participe à politique diffère, l'Espagne et la Bel- la guerre actuelle.A combien plus gique, viennent d'adopter des mesures forte raison un pays belligérant comme radicales contre le communisme.Desi- le Canada doit-il mettre le communisme reux de se protéger contre ses menées hors la loi.Quand donc subversives, ils l'ont déclaré illégal.Et nants s'y décideront-ils ?1 nos gouver- nes encycliques sociales Le 15 mai ramene l'anniversaire des encycliques Reruin novarum et Qwo-dragesimo anno.Il ne faut pas le laisser passer inaperçu.Plus que jamais nous avons besoin des enseignements sociaux de Rome.Les Souverains Pontifes ont proposé pour restaurer la société des solutions salvatrices.Notre effort doit tendre à faire naître l'ordre nouveau qu'elles préconisent.Une grande manifestation se prépare à Montréal.Que d'autres centres célèbrent eux aussi ce mémorable anniversaire.Vraie conception, conception chrétienne du dimanche.Mais aujourd'hui ! Hélas ! Sans doute, nos églises sont encore remplies.Et plus d'un chrétien y donne le spectacle édifiant d'une messe à laquelle il participe réellement, activement.Mais, par contre, combien nombreux, plus nombreux d'année en année, les catholiques qui négligent ce devoir primordial, qui s'en abstiennent pour lé moindre prétexte, — veillée prolongée, mauvais temps, excursion, — ou encore qui n'y assistent qu'à moitié, parfois même de corps seulement, l'âme tout à fait absente, complètement étrangère à l'auguste sacrifice qui s'opère sur les autels.Et comment accomplit-on la prescription du repos ?D'abord, un bon nombre continuent leur travail dans les usines, Textes à méditer U La pensée sociale de Pie XII i »» ( les routes, dans les magasins.Jus- qu aux cultivateurs qui, attirés par l'appât du gain, se mettent à la disposition des touristes.sur Et ceux qui ne travaillent pas, de quelle façon se reposent-ils ?Pour plusieurs c est l'entassement dans les cinemas où des entreprises de lucre leur servent des spectacles trop souvent inconvenants.Ou c'est la course folle en automobile avec ses promiscuités et ses intempérances; c'est la fuite vers les plages ou la montagne qui fait souvent manquer la messe et est occasion de péché.Les parents, trop indulgents, ferment les yeux, quand ils n'approuvent pas ouvertement.Ce tableau n'est pas chargé.Nous aurions même pu, sans exagérer, en accentuer les traits.II.L’ORDRE CIVIL Les droits respectifs de l'autorité sociale et de l'individu ont été maintes fois définis par le cardinal Pacelli, en des termes qui méritent de retenir une place à côté des magistrales déclarations de Léon XIII et de Pie XI.Primauté de la personne humaine « Si l'individu, en entrant dans la société, développe sa personnalité, il ne la change pas et encore moins la perd.Il ne doit jamais, cependant, devenir comme un instrument ou un moyen entre les mains de la société; car celle-ci, en dernière analyse, n'existe pas pour elle-même, mais pour les individus.« Certes le bien commun l'emporte sur le bien privé quand il est de même nature.« Mais si la société prétendait rabaisser la dignité de la personne humaine en lui refusant en tout ou en partie les droits qui lui viennent de Dieu, elle manquerait à son but, et, au lieu d'édifier, elle ne ferait que détruire.Les principes lumineusement affirmés par l'Eglise tracent une voie royale, de laquelle on ne peut s'éloigner sans causer de très graves dommages à la dignité de la personne et au corps social lui-même.» (Lettre à la Semaine so- ciale de Clermont-Ferrand, 1937.) Devoir des catholiques «.C'est aux catholiques avant tout de porter leur concours pour résoudre la grande difficulté de concilier l'exercice des libertés sociales avec l'ordre civil et le bien commun.« Qu'ils soient donc prêts à exercer toutes les libertés, à profiter de toutes les possibilités d'agir et de tous leurs droits; et qu'ils ne cessent de montrer par les oeuvres que l'usage de ces libertés, bien loin d'être délétère, est, au contraire, utile à l'ordre et avantageux au bien commun.» L’autorité La haute idée que le cardinal Pacelli se fait de la mission de l'autorité se révèle dans cette définition de l'action gouvernementale : « Gouverner, c'est prendre soin des choses de l'Etat, de manière à lui procurer tous les moyens propres à l'accomplissement de sa fin; gouverner, c'est faire en sorte que la vie de l'Etat réponde à son idéal; gouverner, c'est asseoir la vie de l'Etat sur des assises inébranlables qui lui assurent cette tranquillitas ordinis, cette tranquillité de l'ordre, cette paix que seul le Roi éternel peut donner.Cette manière de gouverner est l'expression et l'oeuvre de l'amour.» (Buenos- Aires, 14 octobre 1934.) « Législateur veut dire architecte.« Législateur veut dire maître.« Législateur veut dire semeur.« Etre législateur signifie demeurer imperturbablement ferme devant les événements pour les dominer et non se laisser dominer par eux.« C'est façonner l'avenir avec une vision claire, un coeur vaillant, des mains fermes.« Etre législateur, c'est — pour interpréter le mot et la chose sub specie aeternitatis — tenir en ses mains la bénédiction ou la malédiction, la gloire ou la honte, la vie ou la mort d'un peuple; c'est élever les âmes jusqu'aux astres du ciel ou les entraîner dans les voies égarées de Lucifer.« Légiférer, c'est, d'un mot, collaborer à l'oeuvre créatrice de Dieu; c'est appliquer aux détails de la vie sociale la loi souveraine de Dieu; c'est capter, pour la donner au monde, la lumière qui émane de la loi éternelle et immanente de Dieu.« Or, comment exécuter ce mandat, comment s'acquitter de cette charge, sans garder un étroit contact, sans collaborer effectivement avec les forces d'en haut?» (Rio de Janeiro, 30 octobre 1934.) Situation vraiment inquiétante.Car un peuple qui profane le dimanche n'est pas béni de Dieu.Il en est même châtié dès ici-bas.Le prophète Jérémie l'annonce en termes non équivoques (1er., XVII, 21-27).Or, s'il est un temps où nous avons besoin de la protection divine, c'est bien celui que nous traversons.Où s'en va le monde, entraîné dans le vaste conflit auquel peu de nations pourront échapper ?Où s'en va notre pays qui, écrasé déjà par le fardeau du chômage, doit ajouter à ses charges celles que lui impose son titre de belligérant ?Où s'en va surtout notre petit peuple dont la jeunesse est condamnée depuis plusieurs années à une oisiveté des plus déprimantes ?Seule la Providence peut nous tirer de cet abîme.Mais elle exige notre collaboration, c'est-à-dire que nous prenions d'abord nous-mêmes les humaines que dicte la sagesse.En outre, elle ne saurait tolérer que nous insultions ouvertement le Dieu dont nous implorons l'aide.Si nous nous refusons à observer ses commandements, comment espérer que sa protection s'étende sur nos foyers ?Cette situation tragique, des hommes clairvoyants l'ont comprise.Et ils multiplient leurs efforts pour ramener les chrétiens à la pratique de leur devoir, pour restaurer le jour du Seigneur.Tel est le but de la Semaine du dimanche qui s'ouvrira le 28 prochain.Tous ceux qui s'intéressent à l'avenir de notre pays, à la survivance de notre nationalité devraient apporter à cette initiative leur généreux concours.Qu'ils s'efforcent d'abord de mieux observer eux-mêmes le dimanche, d'en faire vraiment un jour de prière, de repos familial, de joie saine.Qu'ils usent aussi de leur influence pour ramener à cette pratique ceux qui s'en sont éloignés.Les éclairer, les convaincre par des conversations, des articles, des causeries, est excellent.Mais souvent le grand coupable c'est le milieu.Milieu du travail qui rend impossible à l'humble travailleur le repos hebdomadaire qu'il désire; milieu du commerce où des clients imprévoyants ou égoïstes imposent aux petits marchands l'ouverture de leurs magasins; milieu mondain qui attire loin des églises, vers le sport ou le plaisir, une jeunesse trop légère.Agir sur ces milieux par son exemple, par ses démarches, par l'intervention même des autorités, si elle est jugée nécessaire, tout bon catholique se doit d'accomplir cette tâche.Isolée, son action risque d'être vaine.Unie à d'autres, coordonnée, hiérarchisée, le succès lui est assuré.Mais il ne faut pas tarder.L'oeuvre presse.Que chacun s'efforce donc d'entraîner son cercle, son groupe, sa ligue vers la restauration du devoir dominical.On sera assuré de faire un travail pratique et efficace en suivant les directives de la Ligue du dimanche ’.nous mesures 1.« La Pensée sociale de Pie XII., par le R.P.Albert Muller, S.J., Editions Spes, Paris, 1939, 96 pages, 6 francs.— « L'Ordre nouveau » du 5 avril rapportait quelques textes caractéristiques de S.S.Pie XII sur l'ordre social, empruntés au même ouvrage.1.Nous avons consacré tout un chapitre à cette importante question dans notre nouveau livre : « Les Objectifs de 1 Action catholique ».(A suivre h la page 3) La natalité en Italie La bibliothèque des enfants La natalité en Italie i (Suite de la première colonne) par Mlle Gabrielle LABELLE sages-femmes coupables, elle n'est autre, dans les cas graves, que la relégation dans les îles.Le confino, en effet, n'est pas seulement une mesure d'ordre politique contre les adversaires du régime, mais aussi d'ordre moral frappant souteneurs, faiseuses d'anges et marchands de stupéfiants, considérés comme de dangereux adversaires de la natalité.La lutte contre la prostitution et les maladies vénériennes se poursuit également sur une large échelle.La propagation de la syphilis et même de la blennorragie est punie par le nouveau code pénal.Le « racolage » est interdit.Jamais lutte d'une telle envergure n'a été entreprise pour éliminer les facteurs pouvant exercer une influence nuisible sur le mouvement des naissances.Il faudrait enfin, pour être complet, parler de l'oeuvre nationale pour la maternité et l'enfance qui place l'Italie à l'avant-garde des nations les plus évoluées; de l'office central démographique auquel sont dévolues toutes les attributions inhérentes à l'étude et à l'application des mesures en matière démographique; de l'Union des familles nombreuses, qui est rattachée au ministère de l'Intérieur et fonctionne à certains égards comme une institution d'Etat; de la Journée de la mère et de l'enfant destinée à exalter les vertus familiales; des concessions ferroviaires pour voyages de noces (244,000 couples en ont profité depuis 1937 pour visiter Rome); des primes de natalité et de nuptialité (374 millions de lires ont été distribuées ainsi depuis le l, r mars 1934); du système des prêts familiaux destinés à assurer la situation matérielle des jeunes gens sans fortune désireux de fonder une famille; du complément de salaire accordé dans le commerce et l'industrie selon le nombre des enfants; du décret imposant la diminution de 20% des honoraires des médecins en faveur de toutes les familles de cinq enfants et plus; des mesures empêchant les paysans d'abandonner leurs terres et d'affluer vers les villes; de la transplantation des colons d'une région à l'autre, de la bonification des terres, de la lutte contre la tuberculose et la malaria, le tout envisagé dans un but démographique; des allocations, médailles d'or et d'argent; diplômes distribués mères de famille nombreuse aux fins de propagande; des sommes rondelettes, polices d'assurance et autres récompenses remises solennellement par le Duce au Capitole aux couples les plus prolifiques d'Italie; de l'action intéressante et multiforme de la presse, publication d'articles, conseils d'hygiène mères, photographies de bébés; il faudrait ^ parler de l'éducation morale, c'est-à-dire du système par lequel le maître est chargé d'expliquer fants que la mission naturelle de l'homme est de fonder une famille; toutes ces manifestations ne sont que les aspects divers d'une seule et même propagande organique tendant à assurer à l'Italie une abondante natalité.Un fait frappant est que de 1931 a 1939, c est-a-dire durant la période où la plupart des mesures que nous avons énumérées sont entrées en vigueur, la natalité, à une faible oscillation près, s est maintenue au même niveau : dans les 23 naissances par 1,000 habitants.L'Italie préfasciste, comme tous les pays occidentaux, souffraitd'une diminution alarmante de la vitalité La Bibliothèque des Enfants fut fondée à l'automne de 1936, par un groupe de dames et de messieurs intéressés à l'éducation et à la culture de l'enfance.démographique.Le mouvement de la population indiquait, de cinq ans en cinq ans depuis 1881, comme La question la plus importante à régler, dès le début, fut celle de se procurer les fonds nécessaires, non seulement pour fonder la bibliothèque, mais aussi pour en assurer le fonctionnement.M.Jean Lallemand s'engagea généreuse-mdice du chiffre des naissances par ment à payer le loyer du local, à la seule condition que celui-ci fût établi dans mille habitants : 38, 37.5, 36, 34, le quartier d'Hochelaga, où l'appui bienveillant de M.le curé Deslongchamps 32.7, 33.3, 31.5, 23.Dès son accès- nous assuré.Il fallait encore un mobilier, si modeste fût-il, et des livres.Les dons de livres offerts par le public ne suffisaient pas pour mettre à la disposition des enfants une collection bien équilibrée.Il fallait combler les lacunes en se procurant des livres sur les sujets les plus divers, en commençant par les contes de fées jusqu'aux biographies en passant par les sciences et les ; sion au pouvoir, le gouvernement fasciste s'est attaqué résolument à la tâche essentielle d'enrayer ce glissement.Le tableau des mesures voyages.adoptées, dont on peut déplorer parfois l'aspect nataliste plutôt que fa- organisé un souper aux huîtres qui rapporta environ $600, la bibliothèque ouvrit milial, n'en constitue pas moins un ^es Portes de son premier local — au numéro 3253 de la rue Sainte-Catherine Est, témoignage éclatant rendu à la vi- en ^37.Après avoir obtenu du conseil de ville de Montréal un octroi de $1,000 et : gueur de 1 effort accompli et l'expli- „ss^ cation de son succès, puisque le éprouver une telle fringale ! taux de la natalité, après avoir A notre première assemblée annuelle, en avril 1938, notre rapport accu-même connu une hausse sensible, sait 910 abonnés et 1,273 livres qui avaient circulé 14,141 fois; en avril 1939, 1,671 se maintient depuis 1931 autour de abonnés, 2,200 livres et une circulation de 23,731; en avril 1940, 2,580 abonnés, 2,600 livres, une circulation de 34,315.Ces chiffres se passent de commentaires.Depuis le mois de mai 1939, nous envoyons tous les deux mois des caisses Dans nul pays cependant on ne lutte de livres à Rosemont, Ahuntsic, Ville-Lasalle, Pointe-Claire et Sainte-Anne-plus énergiquement qu'en Italie en fa- de-Bellevue.veur de la natalité.Depuis 1928, la 23 par mille habitants.,, ., , x , L'abonnement a été fixé à 5 sous par année, dans le seul but d'inculquer législation a ete peu a peu transformée dans l'esprit des enfants le sens de la responsabilité.Les moyens de subsistance pour favoriser en tous domaines les fa- de la bibliothèque ne sont encore que l'octroi de la ville et les souscriptions des mules nombreuses.C est ainsi qu ac- amis de l'oeuvre, le montant global des abonnements ne représentant qu'une tuellement les taxes successorales, dont faible proportion du coût d'entretien, on connaît la grande influence sur la marche des sociétés, ne frappent que dU l'^dantTniqlflt^nùelpoullIns L* lecture n'a pas encore atteint un niveau très élevé, progéniture, alors que l'exonération est A part Jules Verne et la comtesse de Segur, bons premiers, les auteurs les complète s'il y a deux ou plusieurs en- p us populaires ne sont pas toujours les meilleurs écrivains et les rayons des aven-fants.L'exemption des impôts en fa- tures sont plus achalandés que ceux de la biographie, de l'histoire ou de la science, veur des époux chargés de famille est Mais nous sommes handicapés, tout d'abord par notre budget plus que mo- pratiquée sur la plus large échelle, deste, qui non seulement ne nous permet aucune extravagance, mais encore nous oblige à la plus stricte économie; et ensuite par le fait que presque tous nos achats se font sur catalogue, sans pouvoir examiner les livres au préalable.La tâche à accomplir est immense! Les enfants d'Hochelaga, si nombreux soient-ils, ne forment qu'une bien faible proportion des enfants de toute la province, mais le premier jalon est posé.Nous avons montré aux enfants à s'amuser par les livres; nous avons développé le goût de la lecture chez plusieurs.Nous pouvons maintenant entreprendre la seconde partie de notre leur enseigner à s'instruire par les livres, à trouver à la bibliothèque les seignements dont ils ont besoin pour leurs études.C'est à quoi nous allons nous appliquer dans notre nouveau local (3276, rue Sainte-Catherine Est), plus spacieux que l'ancien, où nous aurons une salle spéciale pour les enfants qui veulent travailler.Nous serons heureux d'y accueillir tous ceux qui, intéressés à la culture intellectuelle et morale des enfants, voudront bien nous rendre visite.Le local est ; Avoir dix fils en vie ou avoir eu douze enfants équivaut à une complète exonération fiscale.Bien plus, toutes ces dispositions mettent sur le même pied les enfants légitimes et illégitimes.Les pères de famille nombreuse disposent d'une foule de privilèges : ils ont la priorité dans l'embauchage, les emplois, l'assistance; ils sont exemptés de maintes taxes provinciales, communales, syndicales; ils ont des titres de préférence dans les concours publics, dans le tri pour la colonisation; des facilités leur sont faites pour l'obtention d'emprunts, de crédits, pour le paiement des impôts.Les cessions d'habitations populaires à bon marché doivent être °^ert tous les jours, sauf le mercredi et le dimanche, de 10 heures à midi, et l'après-midi, de 1 heure 30 à 6 heures.oeuvre : rén- aux accordées par ordre de préférence aux époux avec enfants, aux époux sans en- , , „„ ™ , i , 1- “ L Ordre nouveau .du 20 mars, dans son article de lele, laisait allusion à la bibliothèque des enfants d‘Hoche- IdrilS cl clUX CeilDalaireS.U6 m6me; UdllS laga.Noua remercions Mlle Labelle d'avoir bien voulu exposer son oeuvre à nos lecteurs.A côté des efforts tentés par le cas de nomination, de concours, d'avancement dans les administrations pu- première réalisation est en voie d’en susciter beaucoup d'autres.— N.D.L.R.bliques, les employés ou fonctionnaires avec enfants doivent, à mérite égal, être préférés à ceux qui n'en ont pas et ceux-ci à ceux qui ne sont pas mariés.L'état de célibataire n'est donc pas en Italie un titre de préférence, mais à bien des égards un motif d'infériorité.La loi étend ces dispositions aux contrats de travail privés.Les femmes mariées ont droit à occuper un emploi au même titre que les jeunes filles.Les célibataires entre 25 et 65 ans sont frappés d'impôts personnels et progressifs spéciaux dont le taux est des plus élevés.Ils sont même exclus de plusieurs fonctions publiques comme celles de podestat, vice-podestat, conseiller municipal, président et vice-président des assemblées provinciales.aux aux en- Valeur éducative du milieu familial car Pour les enfants et pour les.parents Voici comment un sociologue français, H.Taudière, décrit les bons effets des responsabilités familiales sur l'individu qui devient chef de famille.Laissé à lui-même l'individu est naturellement inerte et égoïste: il ramène à sa personne toutes ses affections, tous ses désirs, toutes ses pensées et c'est à titre tout à fait exceptionnel qu'il se préoccupera de ses semblables.Aussi bien sa destinée est brève, plus courte encore sa période d'activité.Il croira donc avoir assez fait, si ayant, tant qu'il était valide, subvenu à ses besoins et à ses jouissances, il s'est prémuni contre les risques éventuels de la vieillesse.Tout change au sein de la famille qui impose des devoirs multiples : pour les remplir il faut combattre instincts et dans cette lutte perpétuelle contre soi-même se rencontre ici-bas le principe de la paix véritable.Mais chacun y trouve l'aiguillon le plus noble et le plus puissant pour le développement de ses énergies et de son dévouement.Le père voit au delà de sa brève existence.Il travaille pour assurer le bonheur de ses enfants, c'est-à-dire de ce qu'il aime, le plus au monde de qui le continueront, après sa mort, dans l'espoir de leur laisser le fruit de labeur.Du coup, voilà sa vie prolongée, son activité accrue et aussi son dévouement.Les préoccupations sonnelles font place chez lui à des timents plus eleves, il veut laisser après lui un nom respecté et un héritage.Sans regrets, il va se dépenser pour autrui, car, en vertu de cette loi naturelle que l'amour ne remonte pas et que le père aime son fils plus qu'il n'en est aimé, cet amour lui rendra facile un constant dévouement.Or le genre humain ne se perpétue que par une sérié héréditaire de dévouements.En même temps, la tradition familiale se resserre.Si le père vit dans ses fils et dans les descendants de ses fils, il se rattache aux générations passées, tirant, comme le dit Barres, sa conscience individuelle de l'amour de sa terre et de ses morts; il est «l'addition de sa race », il se sent un simple anneau d'une chaîne familiale; fort de la tradition à lui transmise, il entend, et son fils le voudra après lui, la maintenir et la transmettre agrandie.Dès lors aucun souci, aucune peine, aucun labeur ne lui semblera au-dessus de ses forces.ceux son person- Un pareil résultat mérite d'être c__ ligné.Arriverons-nous à agir véritablement sur les causes profondes d'un mal qui menace désormais toutes les puissances occidentales et même la race blanche ?sou- La lutte contre l'avortement est poursuivie avec énergie.Par une loi sur la santé publique, toute une procédure spéciale est prévue pour faciliter la dénonciation de ce crime.Quant à la pénalité qui frappe les médecins et les (Suite d la 41 colonne) 1." Les Dossiers do l'Action Populaire », 10 mars 1940 pp.313-317.L expérience mussolinienne est de nature a intéresser la France plus que tout autre pays.Les décrets-lois signés en août 1939 par le gouvernement français et connus sous le nom de « Code de la famille » s'identifient en grande partie avec les mesures démographiques en vigueur dans la péninsule.Ils ont leur source dans une volonté toute semblable à celle de l'Italie fasciste.Une forte natalité est un adjuvant des plus précieux a toute politique de puissance.Rappelons le mot du Duce selon lequel les mesures, démographiques doivent etre appliquées, même si elles se démontraient inutiles, plique un est désespéré ».L’ORDRE NOUVEAU ses Bulletin bimensuel de doctrine et d'action sociale publié par Les Semaines Sociales et I’École Sociale Populaire Direction : 1761, rue Rachel list Administration: 4260, rue de Bordeaux MONTRÉAL Le numéro: 5 sous; l’abonnement: $1.00 « comme on ap-remède surtout quand le cas 2 (54) : L’ORDRE NOUVEAU 20 avril 1940 En marge de déclarations récentes anticommunistes L énigme de Moscou “ La pensée sociale de Pie XII ” î Des chefs “internationaux” dénoncent le communisme par le R.P.Joseph LEDIT, S.J.(Suite do la page» 1) : L expansion progressive de VU.R.S.S.depuis septembre dernier, son triomphe récent sur la Finlande, la nouvelle menace qui pèse sur les pays scan- Responsabilité de l'électoral dinaves, 1 habileté soviétique à profiter de la guerre européenne en en restant techniquement dehors, — tout cela aura pour effet probable d'augmenter le prestige de 1 Union soviétique dans les milieux qui lui furent sympathiques jusqu'en août dernier et qui, depuis lors, étaient sortis de l'orbite du Komintern.En effet, ces millions de personnes qui avaient encouragé le mouvement communiste avaient fermé les yeux précédemment sur les faits suivants : gnons e y y g .es nai s, rationnement; ce n est qu à cette date que les cartes à pain furent supprimées.; Q , ou au contraire les très malins qui, les n y avait eu une terrible famine de 1920 à 1924 qui avait causé la mort d'environ comptes * rendre au Souverain luge.etlesautres,pourraisondoppor.lOmillionsdepersonnes.Telétaitlechiffrequ'oncitaitcourammentenU.R.S.S.Penetrerdeceseiitimeiitdesamleres-tumsme, se laissaient entraîner dans le % est confirmé par la lecture que nous avoirs pu faire de la presse soviétique de Pon^bilite tous les domaines de la vie compagnonnage communiste; les naïfs ces années.(Cette première famine eut pour conséquence l'abandon de mil- P"veeet P^hque, organiser la vie (le pour la sauvegarde de la démocratie, lions d'enfants.Il y eut une nouvelle famine en 1933 qui aurait eu environ trois ^ '"dividu comme celle de la commu-croyaient^, et les malins pour la sau- millions de victimes.Les communistes, quand on leur parle de ces affreux évé- parfaite conkriiiilo avec a (in vegarde de leurs interets ouvriers et nements, les attribuent à d'autres causes.Il faut cependant retenir qu'ils sont ^rmere et supreme de toute existence politiques.Ne parlons pas des naïfs, ^s premiers responsables.On a, en effet, constaté le même phénomène dans creee telle es la noble tache du monde Il en reste, dont les yeux ne sont peut- provinces d'Espagne qu'ils dominèrent au cours (le la dernière guerre civile, ^ % a etre pas encore ouverts.Teint pis pour tandis que l'aisance et même l'abondance régnaient dans l'Espagne nationale.* catholique.» Mais les malins, eux, n ont pas Vous trouverez des chiffres éloquents à ce sujet dans la brochure que nous avons f^pi/e, / oc o ne .2 .) perdu de temps a se eci er, et aussitôt publiée à l'Ecole Sociale Populaire : l'Espagne au sortir de la guerre.Le pre- j le pacte nazi-sovietique signe, puis 1 en- mier fruit du communisme est la famine.Les sympathisants du mouvement re- Collaboration nécessaire île l’Église vahissement odieux de la Finlande per- fusèrent de tenir compte de ce fait.pétre, ils se sont dit que la compagnie 2° Ils oublièrent aussi le régime de violences, d'arrestations innombrables, communiste sentait mauvais.et, sans de camps de concentration, de travail forcé, de liquidations et d'assassinats.Lors 1 Etat, de vouloir suffire, sans 1 Egnse, retard, ils 1 ont courageusement et ha- de la liquidation des kulaks en 1928, 1929 et 1930, — liquidation qui causa la aux exigences de la vie de 1 esprit.C en _ bilement denoncee.Leur attitude ac- famine de 1933,—des provinces entières furent dispersées par la police.Le nombre serait même une, pour lui, que d es! tuelle part dune sincérité aussi dou- de prisonniers politiques en U.R.S.S.était évalué, il y a quatre ans, à environ pérer réaliser, tout seul, le bien commun s teuse que 1 est celle de leur dévouement 7 millions, l'équivalent des deux tiers de la population du Canada.Régime de temporel à ce degre intérieur, quoique à la cause ouvrière.travaux forcés et sans rétribution imposé à ces multitudes.Ceux qui furent dans nécessaire, qu est la prospérité econo- Quoi qu'il en soit, ils dénoncent et ces camps de concentration et qui publièrent leurs souvenirs comme Solonié- mique.L Eglise ne prive point les na-'¦ ils excluent le communisme.Ils le re- vitch, Tchernavina, Danzas, décrivirent l'effroyable mortalité qui sévissait dans ^°ns de leurs forces vives, comme si jettent de leurs rangs.Mais pourquoi ces endroits, —chaque année environ le tiers des prisonniers mourait et on en e‘*f *es détournait a son prolit, elle leur l'ont-ils jamais admis ?amenait d'autres fournées.Le seul canal de la mer Blanche aurait englouti prepare au contraire, dans les chrétiens Il n'y a pas très longtemps que le environ 300,000 victimes.D'autres anciens prisonniers me confirmèrent orale- vertueux qu elle forme, des citoyens caI Conseil des Métiers et du Travail de • ment ces témoignages en disant ce qu'ils avaient vécu.pables, par leur aptitude spirituelle au notre bonne ville de Montréal avait 3° Les sympathisants communistes fermèrent enfin les yeux sur la destruc- bien Public, de ménager un avenu de comme vice-président un communiste tion de la famille et de la religion.Pour la famille, les lois soviétiques sont accès- prospérité, de paix et de bonheur » notoire, le même personnage qui ac- sibles à tout le monde et constituent un témoignage accablant.Quant à la reli- (semaine sociale de demis, /.J.) tuellement fait parler de lui comme pré- gion, on établit peu à peu les listes du clergé tué en Espagne.Certains diocèses sident de l'Union Canadienne des plus fortunés ont perdu 30% de leur clergé; d'autres, comme Barbastro, 83',.Doctrine du l’Église Marins, en conflit avec les armateurs Des témoins dignes de foi nous ont rapporté des détails abominables de torture, des Grands Lacs.A ce même Conseil, Quant à l'U.R.S.S., nous savons que la religion catholique a été complètement I on remarquait la présence dans di- écrasée, que la religion orthodoxe a perdu presque tout son clergé et environ avec une inflexible rigueur l'omnipo-vers comités exécutifs, outre du vice- 70% de ses anciens fidèles.Constatons la réalité.Dans une sixième partie du fence et l'arbitrage de l'Etat, si^ elle lui président déjà cité, de trois commu- monde, Dieu a été exclu de la vie publique; l'Etat sans-Dieu a été constitué, et rappelle les limites que Dieu même met nistes sans compter la bonne vingtaine le monde ne s'en est guère ému ! à son activité, la doctrine catholique du de simples délégués au Conseil.?pouvoir n'en contient pas moins deux .j,, .1 g' principes fondamentaux : le premier est nnnrp °On n'pn vpuÎdIus OnTen était Néanmoins, malgré ces faits qui auraient dû suffire pour mettre le commu- que l'autorité de l'Etat prend son point nnnrtant servi à loisir à certaines occa- nisme au ban de l'humanité, constatons que le prestige de Moscou, après avoir d'attache et est en quelque sorte ancree sions électorales par exemple où leur subi un échec temporaire et partiel, remonte à vue d'oeil.Pourquoi ?en Dieu comme en un inébranlable roc; pnnnnnrs était assez utile II ne faut 1° Parce que nos contemporains ont en très grande partie perdu le sentiment le second, que 1 autorité implique, pour n,.rpmrmtpr L.ipn ioin k cet éoard religieux.Se plaçant uniquement au point de vue matérialiste, ils crurent profiter celui qui en est revêtu, la responsabilité souvenir de leur active inter- de l'U.R.S.S., soit en politique, soit dans le domaine économique.Le pays qui de la nation qui lui a ete confiée.Ceux brisa les barrières dont l'U.R.S.S.avait été encerclée fut, en 1922, l'Allemagne, qui tiennent d autres doctrines en cette par le traité de Rapallo.Les autres puissances européennes se mirent toutes, matière devront du moins nous savoir l'une après l'autre, à courtiser l'U.R.S.S., qui profita de ces rivalités et de ces gré, à nous catholiques, de la fermeté, divisions.Elles négligèrent par là les avertissements solennels donnés aux nations de la sûreté et de la continuité que par le Saint-Siège, dès 1922, de ne pas conclure de contrats avec l'U.R.S.S.notre interprétation confère à l'existant que celle-ci n'aurait pas reconnu la liberté religieuse, non seulement en pa- fence et à l'action de l'Etat.» (Fribourg-roles, mais en faits.! en-Brisgau, 1" septembre 1929.) 2° Trop d'industriels voulurent tirer profit des richesses naturelles de l'U.R.S.S.ou se servir de l'U.R.S.S.comme d'un débouché, surtout lorsque la crise se ; déclara en Occident.Au lieu de s'appliquer à résoudre cette crise ou tout au moins à en mitiger les horreurs, ils s'empressèrent de trafiquer avec l'Union soviétique, — en fait à s'enrichir avec les souffrances du peuple russe.On eut savez, Messieurs, par l'expérience que alors le dumping.L'industrie occidentale créa l'industrie russe de guerre.Fra- vous donne chaque jour l'exercice de ternisant avec les grands financiers d'Occident, les soviétiques devinrent respec- vos hautes fonctions, que les ordon-tables et il devint de bon ton, dans les milieux distingués, de frayer les coudes nances du législateur ne sont jamais avec les camarades.plus assurées d'être obéies que par les 3° Beaucoup s'embrigadèrent dans les files bolcheviques ou sympathisantes citoyens qui considèrent les lois justes, à cause d'un faux libéralisme.On croyait faire preuve de largeur d'esprit en non comme l'expression de la volonté s'unissant même avec les bolcheviques.Etudiants, artistes, intellectuels, riches du nombre, limitant arbitrairement les personnes, millionnaires même se mirent à parler avec éloquence, parfois avec droits de l'individu, mais comme la ma-sincérité, de la misère des classes exploitées.Inconsciemment, ils se rangeaient nifestation d’une autorité qui, en der-eux-mêmes par là, en paroles sinon en réalité, avec les exploités, les miséreux, nière analyse, s'identifie avec l'autorité les chômeurs, tout en retranchant bien peu de chose à leur train de vie; ils don- divine.Vérité qui a trouvé sa définition naient par là un prestige et des ressources au communisme qui devaient lui lapidaire dans l'immortelle réplique du assurer une formidable publicité et par là ébranler les esprits non solides.Rédempteur au magistrat romain encore 4° Nos classes dirigeantes, nos économistes n'ont pas encore réussi à ré- tout imbu de la conception matérialiste soudre le problème du chômage.Le chômage a eu pour première conséquence et positiviste du droit '.de créer de la misère, — terrain fertile de mécontentement.Il a eu également pour conséquence de créer un déséquilibre moral en créant une classe immense « Sur une justice rendue dans cet de désoeuvrés qui, depuis des années, vit sans travail, ne produit rien, est à la esprit veille une sanction tout m'eneutre charge de la communauté qui la nourrit, est livrée à la merci des agitateurs qui dont aucune force de coaction exte-s'occupent à longueur de journée, à lui inculquer la passion de la révolution, neure n égalé la puissance.Elle investit devient de plus en plus incapable de produire.S'il est une classe sociale qui a ceux qui ont la haute mission de définir besoin de la plus grande sollicitude et charité de la part de ceux qui vivent la le droit d une dignité que ni la toge m vie normale de travailleurs, c'est celle, terriblement menacée, des chômeurs.aucun autre embleme n est en état de habilement exploiter le désir de leur communiquer.Le communisme est à la baisse dans le monde.Ses récentes bévues ont été à la fois trop déconcertantes pour certains, et trop sinistres pour tous, pour n'avoir pas découragé les amis des anciens jours.Ces amis, on les désignait sous «.Puissent les peuples aussi, à qui revient, dans les constitutions modernes, une part sans précédent dans l'exercice du pouvoir, prendre conscience et rester persuadés qu'à cet accroissement de droits répond un accroissement de devoirs, que de leurs responsabilités accrues résultent pour eux de plus lourds s uns eux.* « .Ce serait une illusion, pour : 1 « .Si la doctrine de l'Eglise rejette pour se vention en faveur d'un candidat, « chef ouvrier » assez notoire, lors d'une élection provinciale, dans un comté d'ailleurs assez ouvrier, lequel comté, soit dit en passant, est resté aux mains d'un professionnel-bourgeois.Le candidat ouvrier, en cette circonstance, s'est-il jamais demandé les raisons vraies de son échec ?Si oui, c'est-à-dire s'il a jamais eu, vis-à-vis de lui-même, assez de jugement et de modestie, il aurait découvert que certains chefs ouvriers sont décidément discrédités devant l'opinion publique, à cause de leur inconsistance et de leur manque de principes.Aujourd'hui ces mêmes chefs ouvriers tentent de reconquérir un certain crédit auprès de l'opinion publique, en dénonçant les communistes, leurs compagnons de la veille.Le désaveu des communistes ne devrait pas être une question de circonstances, mais l'effet pratique et soutenu de principes de décence, de moralité et d'humanité.et, ajoutons-le, de liberté et de démocratie ouvrières.Car, chacun sait les crimes commis par les communistes bolcheviques contre la démocratie et leur propre classe ouvrière.Ces crimes datent de tout temps.Le désaveu aurait dû être de tout temps.Nous ne croyons donc pas à la sincérité de ceux qui, lorsque le monde entier est indigné de la barbarie communiste, surviennent avec tant de retard, désireux maintenant de se fondre dans la masse des honnêtes gens scandalisés, et désireux en outre de s'y faire oublier.Oublions-les donc et donnons-leur la miséricorde de nos sentiments chrétiens, mais promettons -nous de rester à l'éveil, et de ne jamais nous laisser duper, comme ils ont voulu duper les autres.Collaboration ties deux pouvoirs « Magistrats suprêmes de l'Etat, vous 5° Enfin, la propagande communiste a su paix qui se trouve dans toutes les âmes.Il faut s'attendre à ce que de nombreux sympathisants, qui se sont temporairement écartés de Moscou, se laissent prendre à ce mirage, aussi brillant qu il est trompeur.« Elle établit une harmonie parfaite entre la fidélité due à la loi éternelle de Dieu et l'acceptation loyale de la loi humaine.Peuples et nations recueillent l'heureux fruit de cette harmonie.» (Allocution aux membres de la Cour suprême de justice de Rio-de-Ja-neiro, 20 septembre 1934.) R.B.L'encyclique Divini Redemptoris a montré les remèdes.L'étude de ces derniers s'impose à toutes les classes, à tous les groupes auxquels l'encyclique est adressée.L'étude de cette encyclique s'impose plus que jamais, surtout à catholiques urbains, à quelque classe sociale qu'ils appartiennent.(A suivre à la page 4) nos groupes 1.Allusion à la réponse de Jésus à Pilato : •• Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir, s'il ne t'avait été donné d'on haut.» (S.Jean, XIX, 11.) 1.Causerie prononcée à l'Heure catholique de Montréal, poste CKAC, le 31 mars 1940.AU COURANT.- 3 (55) - L’ORDRE NOUVEAU 20 avril 1940 DOSSIER CORPORATIF L’idée corporative en marche au Canada Dans les cercles d’études.— Au parlement.Le “Saturday Night” de Toronto copat américain sur le problème social, le grand hebdomadaire de Toronto, le Saturday Night, lui consacre un éditorial de première page.Il signale avec sympathie les recommandations corporatistes du document américain et émet le voeu qu'une large diffusion lui soit assurée.C'est un témoignage à citer et à retenir.Nous citons d'après la traduction du Canadien de Lévis (22 février 1940) : « Le manifeste intitulé l'Eglise et l'Ordre social, publié la semaine dernière par seize évêques et archevêques, formant le bureau de direction du National Catholic Welfare Confer-of the United States, devrait A la suite de la Semaine corporative de janvier dernier, des associations et groupements nombreux ont mis le corporatisme au programme de leurs journées ou séances d'études.Ainsi la section Saint-Henri de la J.I.C.de Montréal, celle de Lévis et celle de Chicoutimi ont consacré au sujet une journée entière d'études.La journée de Chicoutimi se termina par une soirée ouverte au grand public, tenue au théâtre Capitol, sous la présidence de Mgr Maurice, vicaire capitulaire, et de Son Honneur le maire Smith.On avait invité pour la circonstance un conférencier de l'Ecole Sociale Populaire, le R.P.d'Auteuil Richard, S.J.Le 7 avril, la Jeunesse technique catholique consacrait elle aussi une journée d'études au sujet, etc.« Il convient de féliciter le gouvernement actuel d'avoir manifesté dans le discours du trône d'excellentes dispositions sociales.Il entend favoriser les conventions collectives et instituer un Conseil supérieur du Travail., deux institutions précorporatives.Nous espérons qu'il ne s'arrêtera pas en si bonne voie et qu'il passera bientôt une loi générale des corporations, dans le genre de celle des Syndicats professionnels, afin de stimuler l'organisation corporative.L'Etat n'a d'ailleurs rien à craindre du corporatisme, qui lui est subordonné, et dont le rôle consiste seulement à seconder ses efforts et à le débarrasser de tâches encombrantes qui ne relèvent pas de sa compétence.» C'est, à notre connaissance, la première fois que le corporatisme a l'honneur d'être exposé, du moins d'une façon aussi précise et aussi chaleureuse, à la Chambre.C'est de bon augure.exercerons une influence prépondérante dans les diverses Chambres et dans le Conseil intercorporatif chargé de conseiller le gouvernement.La volonté du peuple canadien-français sera bientôt connue des pouvoirs publics qui seront forcés d'appliquer une politique conforme à nos besoins.Nous parviendrons progressivement à nous libérer de la dictature économique en imposant aux étrangers, qui contrôlent nos ressources naturelles, des conditions d'exploitation plus onéreuses, en favorisant la petite et la moyenne industrie, en développant davantage l'agriculture.Un tel système atteindrait mortellement le libéralisme économique et nous permettrait de dicter notre législation sociale.« Toute notre politique enfin deviendrait d'inspiration canadienne-française, dans le plus large esprit de tolérance envers les minorités, et elle serait orientée, conformément à l'esprit delà constitution, dans le sens de nos intérêts ethniques.« Le corporatisme n'est-il pas la réforme par excellence que nous devons, de toutes nos forces, nous appliquer à réaliser ?Il faut en parler pour y préparer les esprits, car il ne doit pas être imposé par l'Etat mais réclamé par le peuple.ence recevoir une attention très sympathique au Canada et nous sommes sûr qu'il en sera ainsi.Quoiqu'on n'y voie pas apparaître le terme Etat corporatiste, nous y trouvons néanmoins la description de l'organisation économique idéale vers laquelle il tend : le corporatisme.Il est clair aussi que ce système est substantiellement le même que celui qui « a capté l'intérêt des Canadiens français de la province de Québec où l'existence d'une majorité considérable de catholiques semble offrir quelques opportunités d'expérimenter ce système sans l'assistance de concitoyens d'une autre religion, pourvu que la province soit déjà un immense corps économique prêt à cette expérience, ce qui est douteux.« Le National Catholic Welfare Conference ne songe certainement pas à une réforme économique aux Etats-Unis sur autre chose que sur le plan national et compte, pour ce faire, sur la coopération des concitoyens d'un grand nombre-d'autres croyances religieuses.Il appert de là qu'il n'y a aucune raison pour que cette tentative ne réussisse pas, surtout si l'on considère que les prélats ont franchement avoué « qu'une restauration complète de l'ordre social chrétien est une affaire de développement graduel et non pas d'une transition brusque ».Leur critique des deux grandes faiblesses des temps présents dans les méthodes économiques : la concentration de la propriété et le contrôle de la richesse ainsi que le caractère anonyme qui résulte de l'affranchissement des corporations de toute personnalité, est en tout semblable aux vues de pratiquement tous les penseurs sérieux.La tendance récente des organisations de travail vers l'emploi des forces irresponsables et sans coeur est une conséquence naturelle du long usage que Ton a fait de méthodes irresponsables chez les employeurs, avec la seule différence que l'employeur peut être irresponsable et inhumain sans violer la loi, tandis que le travailleur organisé en association n'a pas toujours cette bonne fortune.« Avec les développements des pouvoirs politiques et physiques des organisations ouvrières, il y a un grand nombre d'employeurs qui sont maintenant prêts à reconnaître cette vérité : un système économique qui permet à deux forces puissantes et impitoyables de se livrer une lutte continuelle est bien loin de la perfection.« Nous espérons, enfin, que l'Eglise et l'Ordre social sera diffusé au Canada.L'Eglise catholique romaine ne peut pas être soupçonnée de chercher à augmenger le pouvoir de l'Etat tout en diminuant les libertés et les responsabilités de l'individu.Ses chefs croient que dans l'organisation corporative qu'ils prônent, ils ont le type d'organisation idéal pour sauvegarder les libertés de tous les partis en cause dans l'industrie tout en établissant les mutuelles responsabilités du patron et de l'employé.Ils n'ont aucun désir de s'affranchir du capital ou du capitalisme ou de porter atteinte aux légitimes ambitions humaines et à l'initiative économique.Et ils ont incontestablement raison de dire qu'une réforme de la morale et une profonde rénovation de l'esprit chrétien doit précéder la reconstruction sociale.— B.-K.S AND WELL.» : : Mais il ne faudrait pas croire que l'idée corporative est confinée aux cercles d'études.C'est ainsi que tous auront eu connaissance de l'intéressante intervention de M.René Chaloult, à la Chambre des députés, au début de la présente session.En voici le texte intégral : « Le Conseil économique (dont l'orateur vient de préconiser l'institution) nous acheminerait peu à peu vers le corporatisme social.Il pourrait même, selon la suggestion du P.Lévesque, servir de conseil intercorporatif.« Est-il permis de rappeler, sans passer pour dévot, dans la seule Législature catholique de l'Amérique du Nord, que Pie XI, dans Quadragesima anno, propose de corriger les abus du capitalisme par le corporatisme social qui n'a évidemment rien de commun avec le corporatisme politique du régime Mussolini?Faut-il citer le cardinal Villeneuve, lorsqu'il réclamait du corporatisme « à plein » ?Faut-il souligner cet extrait de la lettre collective des évêques américains publiée il y a quelques semaines seulement : « Le vrai remède à la situation sociale actuelle est dans le rétablissement d'une certaine forme de corporatisme qui unira les gens des mêmes professions et créera chez eux une unité morale » ?« Le corporatisme, on le sait, consiste dans le groupement des diverses corporations professionnelles.On entend par corporation « un corps légalement constitué, groupant tous les membres d'une même profession sous une autorité unique ayant le pouvoir d'agir en vue du bien commun et d'imposer sps déci-cisions à tous les intéressés » (définition de l'Action corporative).Il s'agit, par exemple, de réunir les patrons et les ouvriers d'une même industrie, disons de la chaussure, sous une seule direction pour régler les diverses questions qui les intéressent.Les corporations sont des organismes de droit naturel.L'ordre des avocats forme déjà une corporation, de même que la Chambre des Notaires et le Collège des Médecins.L'Union des Cultivateurs ainsi que les associations ouvrières constituent des éléments précorporatifs.« Lorsque tous les citoyens seront ainsi groupés, suivant leur profession ou leur métier, ils établiront, dans chaque municipalité, une Chambre locale où se rencontreront les mandataires de chaque corporation pour discuter leurs intérêts communs.Dans chaque région ils pourront organiser une Chambre régionale composée de représentants des Chambres locales.Enfin, un conseil intercorporatif viendra couronner tout cet organisme social.Ce conseil, intermédiaire entre le gouvernement et les corporations, dirigera celles-ci vers leur fin naturelle et conseillera le gouvernement.« Le corporatisme comporte des avantages particulièrement nombreux et éminents pour nous, Canadiens français, au triple point de vue économique, social et national.Notre mentalité particulière nous invite et nous prédispose à l'accepter.« Parce que nous formons 80% de la population dans la province, nous Voici que les milieux anglo-saxons, particulièrement réfractaires jusqu'à ce jour à toute expression d'idées qui contrecarrent l'idéologie libérale, semblent vouloir se faire plus accueillants.C'est ainsi qu'à l'occasion de la publication récente de la lettre collective de l'épis- La préférence syndicale Le Messager de Saint-Michel, tique.Pourquoi plusieurs s'y refusent-organe de l'évêché de Sherbrooke, ils?On invoque, il est vrai, tel et tel annonçait récemment qu'il avait passé prétexte.Ces raisons ne valent pas plus un contrat d'atelier fermé avec les syn- pour l'oeuvre qui s'en prévaut que pour dicats catholiques et qu'il porterait dé- telle autre qui cependant ne tolère pas sormais l'étiquette syndicale.Tous les que ses publications soient imprimées journaux et les revues d'oeuvres de- ailleurs que dans les ateliers des syndi-vraient agir ainsi.Les directives de cats catholiques.l'Eglise sont claires à ce sujet.Nos évêques les ont souvent rappelées.Ils cipes qu'on prêche, cela dût-il exiger ont demandé qu'on les mette en pra- quelques sacrifices.Il faut mettre en pratique les prin- L’énigme de Moscou (Suite de la page 3) En terminant, qu'il me soit permis de remercier ceux d'entre vous qui ont pris part à la Croisade de prières organisée il y aura bientôt deux ans par nos Lettres de Rome.De tous les pays qui participèrent à ce mouvement qui réunit plus de 140 millions de bonnes oeuvres, le Canada occupe la première place.Le Saint-Père a fait envoyer une lettre émouvante aux organisateurs de cette croisade pour les remercier et leur dire sa consolation.Je suis heureux de vous transmettre de vive voix ce message, et de vous encourager à continuer à prier pour l'extinction du communisme et la conversion de la Russie.LA Y.M.C.A.Cette oeuvre de jeunesse mérite- 16 pages, 10 sous) et le Feuillet d'Action t-elle la confiance et l'aide des catho- catholique du R.P.de Léry, S.J.(Coliques ?Lisez la brochure que lui a ciétés séditieuses, secrètes, sus-consacrée il y a déjà quelques années pectes, 2 pour cinq sous) à l'Ecole Sociale Populaire, Montréal.le R.P.Lecompte, S.J.{La Y.M.C.A., Paraîtra lin avril LES OBJECTIFS de L’ACTION CATHOLIQUE par le R.P.Archambault, s.j.La diffusion de la pensée chrétienne.— La famille.— L'observance du dimanche.— La tempérance.— Pour une saine littérature.— La presse catholique.— Le cinéma.— Les bonnes moeurs.150 pages 50 sous, 55 sous franco ÉCOLE SOCIALE POPULAIRE L’ORDRE NOUVEAU 4 — - " (56) 20 avril 1940 IMPRIMERIE DU MESSAGER, MONTREAL
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