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Titre :
L'ordre nouveau
Organe bimensuel de L'École sociale populaire qui y expose la doctrine sociale catholique et le Programme de restauration sociale prônés par l'organisation jésuite. Il fait place en 1941 à la revue Relations, qui vise un lectorat plus vaste. [...]

L'Ordre nouveau expose le Programme de restauration sociale de l'École sociale populaire et fait place, en 1941, à la revue Relations qui visera un lectorat plus vaste et diversifié. Ce programme incarne une forte critique du capitalisme et propose un cadre social corporatiste. Dès le début, la revue se montre particulièrement préoccupée par le communisme. L'objectif est de faire connaître non seulement les activités communistes au Canada, mais aussi la doctrine, les tactiques de ses partisans et ses progrès dans le monde.

Le tirage très bas du journal (de 2000 à 3000 exemplaires) n'indique pas nécessairement l'influence qu'il a pu exercer. L'Ordre nouveau ne vise pas un large lectorat; c'est sur une élite qu'il veut agir, sur ceux qui tiennent les leviers de commande, sur les autorités sociales. La publication régulière de plans d'étude, de bibliographies et de catéchismes sous forme de questions et réponses indique qu'il a été conçu pour le clergé québécois, les dirigeants d'oeuvres sociales et les membres des cercles d'étude.

Les rédacteurs font tous partie du clergé. Les pères Jacques Cousineau, Omer Genest, Joseph Ledit et J.-P. Archambault y contribuent régulièrement. Ils sont aidés plus tard par Jean d'Auteuil Richard, qui deviendra le membre le plus prolifique du groupe. Les abbés Philippe Perrier, Émile Cloutier et Jean Bertrand, de même que Gérard Picard et Alfred Charpentier, signent aussi quelques écrits de façon occasionnelle ou tiennent une rubrique de courte durée.

La publication de L'Ordre nouveau ne durera que quatre ans; le journal annonce, le 20 décembre 1940, la parution de la revue mensuelle Relations pour le mois suivant. Le contenu de cette revue s'ouvrira à des thèmes relégués au second plan dans L'Ordre nouveau, mais la question sociale restera au premier plan.

Voir aussi :

Relations, 1941- <http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2507176>

Sources

BEAULIEU, André et autres, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 7 : 1935-1944, Sainte-Foy, Les Presses de l'Université Laval, 1985, p. 60-61.

SAINT-AMANT, Jean-Claude, « La propagande de l'École sociale populaire en faveur du syndicalisme catholique - 1911-1949 », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 32, no 2, 1978, p. 203-228.

Richard, Jean et Louis O'Neill (dir.), La question sociale hier et aujourd'hui : colloque du centenaire de Rerum novarum : 12 au 17 mai 1991, Université Laval, Québec, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1993, p. 116.

Éditeur :
  • Montréal :Les semaines sociales :1936-1940
Contenu spécifique :
dimanche 5 mai 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Relations
Lien :

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Références

L'ordre nouveau, 1940-05-05, Collections de BAnQ.

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LORDRE NOUVEAU is i Un monde s’écroule, un ordre nouveau s’élabore.Il faut que les catholiques laissent mourir ce qui doit passer et qu’ils aident à créer ce qui mérite de vivre.— LES ÉVÊQUES DE FRANCE.ORGANE DES SEMAINES SOCIALES Prix: 5 sous; l’abonnement: $1.00 QUATRIÈME ANNÉE, No 15 Montréal, 5 mai 1940 : 1 i 1 Les encycliques sociales à Semaine sociale à Valley field i s 3 Ajournée en septembre dernier par la guerre, au moment où elle allait s'ouvrir a Quebec, la Semaine sociale de 1939 ne put être reprise.La Commission generale crut plus sage d attendre a cette année.Elle est heureuse de pouvoir annoncer aujourd'hui que, sous le patronage bienveillant de S.Exc.Mgr Langlois, la dix-septième Semaine sociale du Canada se tiendra, du 26 au 29 septembre prochain, à Valleyfield.Elle aura comme sujet : Le chrétien dans la famille et la nation.Les circonstances que nous traversons obligent à faire de légères modifications au cours habituel de la Semaine.Le programme en sera publié bientôt.s UN ANNIVERSAIRE A CÉLÉBRER par le R.P.ARCHAMBAULT, S.J.t : Le 15 mai ramène un anniversaire qui devrait être cher à tous les catholiques.Ce jour-là, en 1891, paraissait l'encyclique Rerum novarum de Léon XIII, puis quarante ans plus tard, en 1931, 1 encyclique Quadragesimo anno de Pie XI.i Il y aura donc 1 an prochain cinquante ans que le premier document fut publie et, dix ans, le deuxieme.On célébrera alors dans tous les pays, par des fetes mémorables, si la guerre n y met pas obstacle, ces deux grands événements.Mais cette année même il convient, suivant une tradition maintenant établie, de ne pas laisser passer cet anniversaire inaperçu.Des manifestations extérieures auront lieu à Montréal, à Québec et en d'autres centres industriels.Elles attireront l'attention sur les deux encycliques.Elles contribueront a les faire lire, a faire mieux connaître et mieux pratiquer leur enseignement.En somme, c est cela qui compte.Et une manifestation qui ne viserait pas à ce résultat, qui ne l'atteindrait pas, serait vaine.Ce ne sont, en effet, ni des pièces littéraires ni des dissertations théoriques que publient les Souverains Pontifes.Guides des peuples, gardiens de leur vie morale, ils leur doivent les directives qu'exigent les circonstances présentes.Aux erreurs du jour ils opposent la vérité, au mal actuel le remède.Et plus leur époque est tourmentée, aux prises avec des problèmes angoissants, exposee a de terribles catastrophes, plus l'enseignement des Papes doit se faire entendre clair, ferme, pratique.Ainsi fit Leon XIII.Qu'on se rappelle 1891.Dure période pour l'ouvrier.Un régime tyrannique l'écrasait.L'économie libérale, toute-puissante, voyait lui un esclave, une machine.De sa vie humaine, de la subsistance de sa famille, des exigences surtout de son âme, elle n'avait cure.Ces choses-là n'existaient pas pour elle.Et, ainsi malmené, l'ouvrier, devenu aigri, désespéré, s'acheminait vers le socialisme et la révolution.Léon XIII intervient.Il dénonce la « situation d'infortune et de misère imméritée » dans laquelle se trouvent les « hommes des classes inférieures ».Il analyse les causes de cette misère.Il en indique les remèdes.Non des palliatifs.Ni des systèmes anarchiques pires que le mal.Mais de vrais remèdes tirés de la condition même de l'homme et de son milieu.Hélas ! que n'a-t-on suivi ces sages conseils ! Au dire des économistes eux-mêmes, ils auraient relevé l'humanité et empêché les malheurs dont elle devait plus tard souffrir.En 1931, la situation, meilleure sur certains points, s'est aggravée sur d'autres.« La libre concurrence s'est détruite elle-même; à la liberté du marché a succédé une dictature économique.L'appétit du gain a fait place à une ambition effrénée de dominer.Toute la vie économique est devenue horriblement dure, implacable, cruelle.Contrairement aux plans de la Providence, le travail, destiné, même après le péché originel, au perfectionnement matériel et moral de l'homme, tend, dans ces conditions, à devenir un instrument de dépravation : la matière inerte sort ennoblie de l'atelier, tandis que les hommes s'y corrompent et s'y dégradent.» Jugement sévère.Le Souverain Pontife qui devait le porter décide lui aussi i d'intervenir.Il imitera le geste de son prédécesseur.Il reprendra même son encyclique et, la suivant pour ainsi dire ligne par ligne, il en précisera les enseignements, il les appliquera à l'époque actuelle.Après le diagnostic, les remèdes.Pie XI les ramène à deux : réforme des institutions et réforme des moeurs.La justice sociale et la charité doivent remplacer l'égoïsme et la cupidité.Mais la structure même de la société demande d'être refaite.Il lui faut des cadres nouveaux, plus souples et plus compréhensifs.L'organisation corporative s'offre comme la mieux appropriée aux besoins actuels.La loi des liqueurs alcooliques 1 Le premier ministre de la province coolique est absolument interdite le di-de Québec vient de déclarer qu'il allait manche, même dans les hôtels et aux amender la loi concernant les liqueurs reP^s- Quoi qu'il en soit, il est à alcooliques.S'il s'inspire du principe ®spérer
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