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Titre :
L'ordre nouveau
Organe bimensuel de L'École sociale populaire qui y expose la doctrine sociale catholique et le Programme de restauration sociale prônés par l'organisation jésuite. Il fait place en 1941 à la revue Relations, qui vise un lectorat plus vaste. [...]

L'Ordre nouveau expose le Programme de restauration sociale de l'École sociale populaire et fait place, en 1941, à la revue Relations qui visera un lectorat plus vaste et diversifié. Ce programme incarne une forte critique du capitalisme et propose un cadre social corporatiste. Dès le début, la revue se montre particulièrement préoccupée par le communisme. L'objectif est de faire connaître non seulement les activités communistes au Canada, mais aussi la doctrine, les tactiques de ses partisans et ses progrès dans le monde.

Le tirage très bas du journal (de 2000 à 3000 exemplaires) n'indique pas nécessairement l'influence qu'il a pu exercer. L'Ordre nouveau ne vise pas un large lectorat; c'est sur une élite qu'il veut agir, sur ceux qui tiennent les leviers de commande, sur les autorités sociales. La publication régulière de plans d'étude, de bibliographies et de catéchismes sous forme de questions et réponses indique qu'il a été conçu pour le clergé québécois, les dirigeants d'oeuvres sociales et les membres des cercles d'étude.

Les rédacteurs font tous partie du clergé. Les pères Jacques Cousineau, Omer Genest, Joseph Ledit et J.-P. Archambault y contribuent régulièrement. Ils sont aidés plus tard par Jean d'Auteuil Richard, qui deviendra le membre le plus prolifique du groupe. Les abbés Philippe Perrier, Émile Cloutier et Jean Bertrand, de même que Gérard Picard et Alfred Charpentier, signent aussi quelques écrits de façon occasionnelle ou tiennent une rubrique de courte durée.

La publication de L'Ordre nouveau ne durera que quatre ans; le journal annonce, le 20 décembre 1940, la parution de la revue mensuelle Relations pour le mois suivant. Le contenu de cette revue s'ouvrira à des thèmes relégués au second plan dans L'Ordre nouveau, mais la question sociale restera au premier plan.

Voir aussi :

Relations, 1941- <http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2507176>

Sources

BEAULIEU, André et autres, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 7 : 1935-1944, Sainte-Foy, Les Presses de l'Université Laval, 1985, p. 60-61.

SAINT-AMANT, Jean-Claude, « La propagande de l'École sociale populaire en faveur du syndicalisme catholique - 1911-1949 », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 32, no 2, 1978, p. 203-228.

Richard, Jean et Louis O'Neill (dir.), La question sociale hier et aujourd'hui : colloque du centenaire de Rerum novarum : 12 au 17 mai 1991, Université Laval, Québec, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1993, p. 116.

Éditeur :
  • Montréal :Les semaines sociales :1936-1940
Contenu spécifique :
vendredi 20 septembre 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Relations
Lien :

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Références

L'ordre nouveau, 1940-09-20, Collections de BAnQ.

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1 LORDRE NOUVEAU ) Un monde s’écroule, un ordre nouveau s’élabore.Il faut que les catholiques laissent mourir ce qui doit passer et qu’ils aident à créer ce qui mérite de vivre.- LES ÉVÊQUES DE FRANCE.ORGANE DES SEMAINES SOCIALES Prix: 5 sous; l’abonnement: $1.00 QUATRIÈME ANNÉE, No 24 Montréal, 20 septembre 1940 Le quatrième centenaire des Jésuites La meilleure ouvrière de progrès humain Il y aura quatre cents ans, le 27 septembre prochain, que la Compagnie de Jésus, fondée en 1534, par Ignace de Loyola, reçut du Pape Paul III l'approbation canonique.Cette date marque donc le quatrième centenaire de son existence juridique.On trouvera dans une autre page quelques notes sur « les oeuvres et les saints de la Compagnie de Jésus », résumées d'un article de la Civilta Catto-lica.Les circonstances présentes sont peu favorables à la célébration d'un tel événement.Nous ne savons actuellement en quoi elle consistera dans notre pays.Mais nous invitons les amis des Jésuites à se joindre à eux pour remercier Dieu des grâces dont il a comblé leur ordre et du bien qu'il leur a permis de faire à travers le monde, en particulier au Canada.Nous ne pouvons oublier que la Compagnie de Jésus a donné à l'Amérique du Nord ses premiers saints.Puissent les Martyrs canadiens veiller sur notre pays et y susciter de nombreux imitateurs de leurs vertus ! > La femme, mère et éducatrice par Mariana JODOIN A mon avis toutes les petites filles naissent meres.Le premier jouet que l'on pose entre leurs frêles petits doigts, d'un geste d'amour elles le portent à leurs lèvres; la première poupée quelles reçoivent, elles la bercent et l'enlacent.Puis, au loin dans le mirage de leur vie, la femme mariée et sans enfants nourrit tout au fond de son coeur l'espoir d'être mère un jour; la religieuse recherche l'enfance et se penche vers elle; la fille non mariée déverse toute sa vie autour d'elle les trésors d'un amour maternel inassouvi.Dans les chemins qu'il nous indique, nous sommes là où Dieu nous veut.Mais à celle à qui, selon la réponse si grande dans sa simplicité d'une mère à sa petite fille avide de savoir : « Oui, Jésus a mis sur mon coeur un petit bébé, bientôt il le déposera dans mes bras », à celle-là, dis-je, échoit l'oeuvre la plus sublime, former un corps d'enfant dans son sein maternel, puis façonner une âme à l'image de Dieu.Est-elle, cette femme, la meilleure ouvrière de progrès humain?LA TEMPÉRANCE Les hôteliers s'inquiètent, paraît-il, du mouvement antialcoolique qui menace d'entraîner le Canada.Ils y voient une tentative d'imposer la prohibition et commencent déjà à étaler les méfaits d'une telle mesure.Une forte délégation s'est rendue, en effet, à Ottawa et a réclamé du gouvernement d'importantes restrictions au commerce de l'alcool.Mais celui-ci subsisterait encore, sous le contrôle, il est vrai, des autorités fédérales.Ce ne serait donc pas la prohibition.Des démarches ont eu lieu aussi auprès du gouvernement provincial pour qu'il rende la loi des liqueurs plus sévère, pour que soit interdite, par exemple, toute vente de boisson alcoolique le dimanche.Mais qui est responsable de ces démarches ?Les hôteliers eux-mêmes.Un de leurs porte- parole vient de déclarer qu'il a été décidé « de maintenir chez les hôteliers le souci constant de la légalité dans la vente des boissons ».Or, en fait, ce souci n'existe pas chez la majorité des hôteliers.11 y en a plusieurs qui vendent vin et bière sans licence; il y en a un plus grand nombre qui vendent, outre le vin et la bière pour lesquels ils ont un permis, des boissons fortes; il y en a enfin un plus grand nombre encore qui vendent vin et bière sans le repas obligatoire.Si, comme il faut l'espérer, le gouvernement se rend à la demande des associations catholiques, les hôteliers n'auront qu'à s'en prendre à eux-mêmes.Ils auront été les propres artisans de leur malheur.La lettre du Comité des Oeuvres catholiques que nous publions plus bas met les choses au point.Oui, la meilleure et la première.Des 1 instant ou, avec une emotion si intense, la femme réalise qu'elle porte en elle une vie, un coeur, une âme, elle conçoit qu'elle ne s'appartient plus, que cet être sera ce qu'elle l'aura fait.Elle le crée.Les rêves, les illusions légitimes à une mère, fermentent dans obsédé par la conscience de ses responsabilités; alors commencent les immolations quotidiennes.Ne rien faire, ne rien dire, ne rien voir qui pourrait imprimer une influence néfaste sur cet être qui dépend d'elle, et que chaque réflexe pourrait atteindre.Alors, à l'image de Marie, la mère chrétienne s'imprègne de beau, de noble, de grand, jusqu'au jour où, sanctifié par la souffrance, le Maître de l'existence dépose dans ses bras l'ange attendu, et que sa tâche passe de l'intangible au tangible.Voici le premier jalon de l'ouvrière chrétienne pour le progrès humain.Ces joies sont sublimes, mais la douleur en est le prix et c'est souvent prosternée au pied de son crucifix que cette ouvrière de la première heure consent à refaire, à l'exemple de nos mères, une fois, deux fois, jusqu'à douze et quinze fois, ce chemin de renoncements et d'oblations de toute sa personne, pour répandre dans notre civilisation des quelqu'une qui seront — tout est arrivé — d'humbles artisans, des religieuses, des prêtres, des Majestés, des Papes, ou de précieuses mamans qui à leur tour formeront des élites.son cerveau ÉTUDES SOCIALES Il faut se réjouir de la popularité croissante que connaissent les études sociales parmi les nôtres.Outre les écoles officielles de nos Universités catholiques dont le nombre des élèves augmente, des initiatives privées viennent aider les bonnes volontés et leur permettre d'acquérir des notions fondamentales qui leur seront des plus utiles.Tels les cours sur la coopération établis par l'Action nationale, de concert avec la Société Saint-Jean-Baptiste, et qui seront donnés tous les vendredis, au Monument National, à Montréal.Nous espérons pouvoir annoncer dans notre prochain numéro une autre initiative, due à l'Action corporative, et dont pourront profiter dès cet automne tous ceux qui s'intéressent à la corporation.Voici la première ouvrière de progrès humain et qui donc peut lui disputer son art ?Durant les années qui suivent, la mère entoure d'une tendresse enveloppante le cher petit qui n'est qu'un objet fragile entre ses bras protecteurs.Elle le couvre de ses caresses, et les premiers baisers maternels contiennent les plus augustes choses.Jour et nuit, elle veille sur son berceau, calme ses pleurs, accueille ses sourires et, en ouvrière avisée, dirige ses instincts; elle lui bâtit sa vie, sa résistance physique, comprenant que c'est dans un corps sain que se loge plus aisément un coeur pur, une âme sainte, et les années s'entassent vite sur les têtes blondes qui augmentent la joie dans les foyers heureux.Sous cette égide maternelle, l'enfant se développe rapidement., la mère, maintenant, devient ouvrière éducatrice.Chez ce petit être complexe, dont le coeur est plein d'attente, elle découvre un abîme de réceptivité et trace le sillon fécond dans lequel germera la semence bonne ou mauvaise que sa vertu et son exemple y auront déposée.A l'éveil de cette âme enfantine, à cet âge incertain où tout dépend, parce que c'est l'heure où tout commence, le cerveau de l'enfant est comme une table neuve sur laquelle les impressions se gravent profondément et l'influence de ces empreintes initiales est invincible et créatrice.« Mères qui façonnez l'enfance des peuples, dit un grand évêque prédicateur, ouvrières de l'éducation, humbles éveilleuses d'âmes, artistes qui travaillez à T éclosion de l'humanité, qui lui soufflez la flamme de la vie, qui taillez, ciselez patiemment le monde nouveau qui sera tout entier fait demain des détails que votre dévouement et votre art préparent dans le coin obscur de votre foyer, soyez bénies, car c'est bien dans le sanctuaire familial que se forme le peuple dont vous êtes la joie et l'honneur.» Et la mère dans son rôle d'éducatrice se fait petite sans cesser d'être grande.Si un jour, éducatrices qui me lisez, vous continuez admirablement le travail commencé par la mère, c'est que la base était solidifiée, c'est que cette cire toute chaude d'un coeur d'enfant avait été petrie par une mère chrétienne, qu'elle y avait incrusté des principes de foi en Dieu, d'espérance dans sa bonté et de charité envers son prochain.La voilà la meilleure ouvrière de progrès humain, et l'édifice qu'elle élève restera debout; malgré les défaillances inhérentes à la pauvre nature, malgré les refroidissements momentanés, l'homme retourne vers son enfance, se rappelle le grand signe de croix que sa maman traçait sur son front d'enfant.Pourquoi ?.Parce que cette mère a implanté pour la vie dans cette ame une semence vivace qui ne saurait mourir et qui se transmet de génération en génération.Religieuses, nous sommes peut-être rivales en education, mais la mere c est encore la plus grande.Et la vie continue, l'éducation aussi.Mais, ouvrière éclairée, la mère change l'aspect de son rôle pour devenir conseillère de 1 enfant qui déjà, et souvent trop tôt, se croit un personnage important dans le grand chaos humain.Ici apparaît l'adolescence, âge difficile où les caractères s affirment, personnalité se distingue, période de dangers où tout un avenir peut sombrer.Avec quel doigté la mère chrétienne conseille et reprend ses enfants, qui, tout en étant les membres d'une même famille, sont à eux seuls toute une revelation.Intervention contre l'alcoolisme Le Comité des Oeuvres catholiques de Montréal vient d'adresser au premier ministre de la province de Québec la lettre suivante : Le 7 septembre 1940.et de jeunes gens qui y passent leur temps à boire en violation de la loi; dans les villes les cabarets restent ouverts une grande partie de la nuit, jusqu'à 3 h.du matin, en violation encore de la loi.Et les restaurants licenciés, les grills, où jeunes gens et jeunes filles peuvent aller boire ensemble, se sont multipliés de façon irraisonnable depuis quelques mois.Nous proclamons que nous voulons gagner la guerre et nous prenons des mesures absolument opposées à celles que s'imposent actuellement l'Angleterre et les autres pays dont toutes les forces sont tendues vers la victoire.Alors que ceux-ci restreignent la consommation de l'alcool pour mieux combattre, nous la favorisons, nous, plus que jamais.Au nom du Comité des Oeuvres catholiques de Montréal, je vous prie donc, monsieur le premier ministre, de donner suite aux demandes que nous vous avons faites le 15 janvier dernier.Si vous craignez que ces mesures restrictives ne rencontrent pas l'approbation de notre population, nous n'hésiterons pas à étaler sous les yeux du public les graves désordres, gros de conséquences funestes, qui se produisent actuellement dans notre province.Vous verrez quelle sera la réaction de tous les honnêtes gens devant ces abus révoltants qui pourrissent la jeunesse, dégradent de bons citoyens, et ruinent les familles.Veuillez croire, monsieur le premier ministre, à ma considération distinguée.L'hon.Adélard Godbout, Hôtel du Gouvernement, Québec.Monsieur le premier ministre, J'ai eu l'honneur de vous rencontrer le 15 janvier dernier, en compagnie du R.P.Archambault, S.J., directeur du Comité des Oeuvres catholiques de Montréal, et d'une délégation de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.Nous vous avons exposé les maux grandissants produits par l'alcool dans notre province depuis quelques années, maux dus en grande partie à la nonobservation de la loi, et nous avons sollicité votre prompte intervention sur quelques points précis.Le bref mémoire que nous vous avons laissé résumait notre entretien.Votre accueil favorable, monsieur le premier ministre, nous avait permis d'espérer une diminution des abus signalés.Nous avons le regret de constater au bout de huit mois qu'il n'en a pas été ainsi.Au contraire, la violation de la loi est plus générale que jamais.Et il s'ensuit des désordres qui inquiètent à bon droit tous ceux qui se soucient de la vigueur physique et de la moralité de notre peuple.Est-ce bien le temps, au surplus, alors que la guerre nous impose des sacrifices et que les autorités du pays font appel au renoncement et à la générosité de tous, de favoriser ce gaspillage éhonté de temps, d'argent et d'énergies ?Tout le monde peut le constater : dans les campagnes les hôtels regorgent, en particulier le dimanche, d'hommes où la J.-Alfred BERNIER, du comité des Oeuvres catholiques de Montréal.(A suivie à la page 3) t SYNDIQUÉS - NATIONAUX - CATHOLIQUES par le Pourquoi ne profiterions-nous pas de cette Fête du Travail pour nous recueillir, repenser la valeur de votre mouvement, en mesurer à nouveau l'importance primordiale dans vos vies individuelles comme dans celle de la nation?Il arrive souvent que, pris par les préoccupations quotidiennes de la vie, nous perdions un peu de vue les grandes perspectives qui donnent leur valeur à nos activités professionnelles.Syndiqués Travailleurs de Montréal, êtes-vous simplement des fidèles venus rendre hommage à votre saint patron ?Non, vous empressez-vous de me répondre : nous sommes des syndiqués.Et en effet vos rangs pressés autour de la chaire sont l'image des rangs non moins compacts que vous constituez sur le terrain professionnel de votre métier.C'est sans doute la dure expérience de la vie qui a enseigné à la plupart d'entre vous le chemin du syndicat.Partisans décidés de l'individualisme dont notre atmosphère est saturée, vous vous étiez peut-être lancés dans la vie, confiants dans votre énergie et votre valeur personnelle, sûrs de pouvoir faire votre chemin, comme l'on dit, vers un avenir de prospérité et de bonheur.Hélas ! vous avez tôt fait de vous heurter à des obstacles que votre courage se sentait impuissant à vaincre.Vous avez peut-être été la victime d'injustices criantes que vous vous sentiez, dans votre isolement, incapables de redresser.Vous avez entrevu des conditions nouvelles de vie et de travail où il ferait meilleur pour vous et vos frères de vivre et de travailler.Mais les dures réalités de la vie vous ont appris votre impuissance à réaliser, à vous seuls, vos beaux rêves.Vous avez compris alors que ce que l'énergie, la bonne volonté et le savoir-faire d'un seul ne pouvaient réaliser, les efforts conjugués de plusieurs sauraient bien l'accomplir.Groupés ensemble, vous sauriez vaincre les difficultés qui vous arrêtaient, redresser les injustices qui vous meurtrissaient, réaliser un peu de cet idéal de fraternité humaine que vous aviez entrevu.Et en vous associant ainsi à des compagnons de travail vous n'usurpiez les droits de personne.Vous ne faisiez que suivre la pente naturelle qui pousse l'homme à s'associer à l'homme pour atteindre plus sûrement des objectifs communs, faillie de la nature même de l'homme, cette inclination constitue un droit imprescriptible que ni l'Etat, ni des sociétés et des individus ne peuvent dénier aux ouvriers qui veulent s'en prévaloir pour des fins honnêtes sans léser gravement la justice sociale.Tel est l'enseignement traditionnel de la philosophie que l'Eglise sanctionne de tout le poids de son autorité.Or, l'exercice de ce droit dans notre société contemporaine n'est plus seulement légitime, mais nécessaire et indispensable.Et, en effet, que devient l'ouvrier, isolé et abandonné à lui-même, dans cette formidable organisation de l'industrie moderne, où le patronat est de plus en plus anonyme, impersonnel et irresponsable ?Un rouage quelconque, interchangeable à volonté, qui, pour peu que la direction veuille abuser de sa puissance, — ce qui, hélas ! n'est pas inouï, — en devient le jouet et la victime et ne peut obtenir le respect élémentaire dû à sa dignité d'homme et de chrétien.L'histoire industrielle du XIX' et du XX' siècle en Europe et en Amérique en fournit les preuves irréfutables.C'est le syndicat qui, en groupant les ouvriers, et en leur permettant d'opposer à la puissance des capitaux coalisés la puissance du nombre, assure la liberté et la justice.Quand les partis en présence sont sincères et bien disposés, ils ont tôt fait d'organiser une intelligente collaboration du capital et du travail, au plus grand avantage de l'industrie entière et de la paix sociale.Nationaux Travailleurs syndiqués de Montréal, une deuxième fois, je vous interroge et je vous demande qui vous êtes.humaines et doit les informer.Il répudie le libéralisme doctrinal dont la thèse de fond est la séparation pratique de la vie en compartiments étanches dont certains échappent à l'influence religieuse : en particulier les activités professionnelles et économiques.Il répudie de même le socialisme (auquel notre syndicalisme neutre est vaguement apparenté) qui se fait de la vie une conception purement économique et en fausse le véritable sens.Aussi l'idée d'un syndicalisme tout à fait en marge de sa religion, non intégré dans la synthèse de sa destinée naturelle et surnaturelle, heurte-t-elle sa conception unitaire et hiérarchique de la vie.C'est pour cette raison que l'Eglise a toujours encouragé la création, partout où cela était possible, de syndicats franchement chrétiens, capables d'envisager les problèmes du travail dans la perspective inépuisablement riche du dogme catholique et d'y apporter les solutions appropriées.Ici au Canada, et en particulier dans la province de Québec où la majorité de la population est catholique, nos évêques, interprètes de la pensée des papes pour notre pays, ont jugé de l'opportunité et de la nécessité de doter notre classe ouvrière catholique d'un syndicalisme parfaitement adapté aux exigences profondes de sa foi et de sa philosophie de la vie.Malgré les difficultés quasi insurmontables de l'entreprise, la classe ouvrière catholique a donné à ce désir une généreuse et magnifique réponse : c'est ainsi qu'il existe aujourd'hui au Canada des Syndicats Nationaux Catholiques.R.P.Jean d'Auteuil Richard, S.J.Allocution prononcée à l'Oratoire Saint-Joseph, le i"r septembre 1940, pour la Fête du Travail, au grand ralliement des Syndicats Nationaux Catholiques, de la J.O.C.et de la L.O.C.I Loin de moi d'attacher la note infamante d'un certain internationalisme européen au syndicalisme canado-amé-ricain dont les membres sont généralement de braves citoyens parmi lesquels on compte de nombreux catholiques.Il n'en reste pas moins vrai que l'internationalisme met notre classe ouvrière canadienne dans une situation fausse, inquiétante et qui n'est pas sans dangers.Seules les relations amicales entre les deux peuples empêchent de les apercevoir.La situation présente ouvrira peut-être certains yeux.Voici que le Canada est une nation belligérante, tendue dans un effort de guerre maximum, aux prises avec tous les problèmes complexes d'une production de guerre accélérée.Les Etats-Unis, au contraire, sont neutres et prétendent bien le rester aussi longtemps que l'exigeront leurs légitimes intérêts, peut-être même leur devoir.Comment peut-on espérer que les chefs ouvriers américains, dont l'influence est encore prépondérante en certains milieux canadiens, et qui viennent d'endosser officiellement la politique de neutralité de leur pays, comprennent les problèmes de la classe ouvrière canadienne aux prises avec la guerre, s'y intéressent et l'aident à y apporter les solutions les plus profitables à la nation canadienne ?Or, la guerre n'a fait que mettre en relief un paradoxe qui n'existe pas moins en temps de paix, et je comprends vos efforts pour établir au Canada un syndicalisme national, capable de comprendre à fond les problèmes canadiens et de leur apporter des solutions canadiennes.Ce qui d'ailleurs n'exclut aucunement la collaboration par-dessus les frontières, comme nous en avons actuellement, sur le terrain politique, une manifestation remarquable dans les conversations canado-américaines pour la défense de nos deux pays.Et vous me répondez : nous sommes des syndiqués nationaux.Que vous soyez des syndiqués nationaux, cela semble tout naturel puisque vous êtes tous des Canadiens, et pourtant ce caractère de national que vous affichez si fièrement et si justement est un signe de contradiction dans la classe ouvrière canadienne, car, par une curieuse anomalie, près de 50 des effectifs syndicaux du Canada se rangent sous l'étiquette internationale.Il y a à cela une explication historique assez compréhensible.Lorsque, il y a un peu plus d'un demi-siècle, le Canada s'est lancé dans l'industrialisation, notre grand voisin du sud, plus riche, plus populeux, mieux favorisé par la nature, nous avait déjà devancés et s'était doté d'une vie industrielle prodigieusement intense.Déjà on y comptait de nombreuses et importantes agglomérations ouvrières.Le problème social s'y était vite posé dans toute son acuité, créant une fermentation qui s'exprima bientôt par la voix d'un syndicalisme vigoureux.Quand, brusquement et sans transition, le réseau serré des problèmes créés par l'industrie et le grand commerce s'abattit, vers la fin du siècle dernier, sur notre Canada et en particulier sur notre province de Québec jusqu'à ce jour presque exclusivement agricole, c'est tout naturellement vers les Etats-Unis, fortement en avance sur nous, que les ouvriers canadiens inexpérimentés se tournèrent pour trouver la solution à leurs problèmes.Si, d'une part, le syndicalisme de la grande république ne dédaignait pas de grossir un peu ses effectifs en embauchant dans sa croisade les ouvriers canadiens, par contre ceux-ci ne pouvaient qu'être fascinés par la puissante organisation américaine, avec sa caisse bien garnie, ses secrétariats et ses journaux, ses propagandistes officiels et ses effectifs imposants.C'est à la faveur de ces circonstances que le syndicalisme américain, dit international, s'est installé chez nous.Dès lors les syndicats canadiens n'ont été le plus souvent que le prolongement en terre canadienne d'organisations américaines, payant tribut à des caisses étrangères, soumis à des chefs stationnés à New-York, Washington, ou Chicago.En un mot, le Canada ouvrier devenait une colonie du syndicalisme américain.Si les circonstances particulières d'il y a cinquante ans expliquent et excusent largement nos ouvriers de s'être mis si facilement sous la tutelle du syndicalisme américain, il y a longtemps que ces raisons ne valent plus et que cette situation assez humiliante aurait dû cesser.La solidarité verticale des diverses classes d'une même nation découle de la nature même des choses et doit prévaloir sur la solidarité horizontale de la classe ouvrière par-dessus les frontières.Voit-on les Trade-Unions d'Angleterre dirigés par le Front du Travail allemand ou les syndicats suédois dirigés par des chefs espagnols ou portugais ?La malheureuse France a appris d'une façon tragique les méfaits de l'internationalisme : la fameuse Confédération générale du Travail, l'organisation syndicale française la plus puissante, avait depuis longtemps proclamé le dogme de la solidarité internationale des travailleurs; ses chefs donnaient à leurs troupes des instructions qui ignoraient les exigences légitimes de la patrie, quand elles ne les niaient pas.Si les mesures gouvernementales qui viennent de bousculer cet internationalisme avaient été passées dix ans plus tôt, la France n'aurait sans doute jamais connu son humiliante défaite d'aujourd'hui.I.Sans doute vos effectifs sont-ils encore peu considérables comparativement à l'ensemble du syndicalisme canadien.Mais l'influence qu'exerce votre organisation dépasse déjà largement le chiffre de ses membres et la classe ouvrière a déjà bénéficié grâce à elle de nombreux avantages.Mais plus que le passé, c'est l'avenir qu'il faut envisager.Je n'étonnerai personne en disant qu'il est sombre.Déjà la guerre et l'après-guerre posent au peuple canadien, dans des circonstances difficiles à prévoir, des problèmes auxquels il faudra apporter des solutions neuves et radicales, mais en même temps empreintes d'une saine philosophie de la vie.Vous serez, dans le secteur ouvrier de la nation, les grands constructeurs de la cité de demain, car vous dirigez vos activités professionnelles à la lumière de la doctrine de salut de l'Eglise catholique.C'est précisément quand tout semble s'effondrer dans le monde et la société que la sagesse éternelle de l'Eglise apparaît comme indispensable pour remettre un peu de lumière dans la confusion des idées, un peu d'ordre dans le chaos des institutions.Mais comprenez bien vos responsabilités, chers syndiqués, vous qui vous dites les champions de cette doctrine.Ce n'est que par un dévouement enthousiaste à votre idéal, un esprit de service et de sacrifice à toute épreuve, comme nos ennemis les communistes ou les nazistes savent nous en donner l'exemple, que vous servirez efficacement votre idéal, que vous hâterez l'avènement d'un ordre social chrétien où il fera meilleur vivre pour tous, et en particulier pour vos frères les ouvriers.Votre tâche est ardue, mais les obstacles dressés devant vous mesurent aussi son importance et sa grandeur.Je prie le divin Charpentier de Nazareth et saint Joseph votre patron de bénir le syndicalisme catholique et ses chefs valeureux pour que votre courage, votre compétence et votre dévouement soient à ^ la hauteur des responsabilités qui posent sur vous et des tâches qui vous attendent demain dans la reconstruction de la cité.Catholiques Et nous touchons maintenant au trait le plus caractéristique de votre physionomie de syndiqués.A ma question posée une troisième et dernière fois sur la nature de votre mouvement, vous me répondez : nous sommes des syndiqués nationaux catholiques.Vous vous souvenez du scandale que causait, il y a vingt ans — et qui continue d'impressionner un certain nombre de nos ouvriers, — la juxtaposition de ces deux mots : syndicat catholique.Comme si les formidables problèmes à la solution desquels le syndicalisme se dévoue : salaire, heures de travail, conditions hygiéniques des ateliers, présence de la femme dans les usines, etc., n'appelaient pas des solutions où la morale est très vite engagée et avec elle toute une conception de la vie.Pour les pionniers du syndicalisme catholique au Canada, c'est précisément la neutralité des syndicats existants qui fut l'argument décisif en faveur de la fondation du mouvement dont je vois en vous aujourd'hui les représentants et les continuateurs.La neutralité des syndicats, en effet, qui, pour l'observateur superficiel, eût dû engager les ouvriers catholiques à se rallier, les mettait justement en défiance.C'est que la neutralité implique, en syndicalisme comme en éducation, une conception de la vie étroite, incomplète, souvent fausse, et qui comporte des dangers d'autant plus sérieux qu'ils sont plus subtils et déguisés.Pour le catholique, la religion est valeur qui transcende toutes les activités III.II.une 2 (94) - L’ORDRE NOUVEAU - — 20 septembre 1940 OEuvres et saints Lettre dé Sa Sainteté Pie XII à l’épiscopat français ' de la Compagnie de Jésus A nos chers Fils et vénérables Frères les Cardinaux, Archevêques et Evêques de France, Après quatre siècles Communiqué de Mgr Henrico Pucci, correspondant de la Cité du Vatican pour l'agence N.C.W.C.de Washington.La Compagnie de Jésus compte dans tout l'univers 26,309 membres, et 1,531 maisons religieuses groupées en 50 provinces ou vice-provinces.Ces chiifres ont été cités par la Civil ta Cattolica, organe des Jésuites de Rome, à l'occasion de la Lettre Apostolique adressée par Sa Sainteté le Pape Pie XII à la Compagnie de Jésus pour le quatrième centenaire de l'approbation canonique de cette même Compagnie.L'article du R.P.C.Martegnani, S.J., révèle aussi qu'en 1938 les Jésuites ont donné les exercices de la retraite à plus de 750,000 prêtres, religieux, religieuses ou laïcs.Leur association de l'Apostolat de la Prière, selon le même article, groupe 35,000,000 de membres rattachés à 125,789 centres et publie 72 revues en 44 langues.Voici quelques autres chiffres tirés de la même Les Jésuites dirigent 67,117 congrégations de la Sainte Vierge, soit 5,000,000 de congréganistes.3,500 Jésuites s'occupent de l'éducation de 140,000 élèves dans 15 universités et 421 collèges.3,785 Jésuites missionnaires, en 54 missions, ont charge de 3,000,000 de catholiques et de 300,000 catéchumènes.Dans ces mêmes pays de mission l'on compte 15 collèges ou universités (9,000 étudiants), 169 écoles secondaires (plus de 50,000 élèves), 67 écoles normales et écoles pour catéchistes (2,300 étudiants), 95 écoles industrielles (4,500 élèves), 7,818 écoles primaires (près de 400,000 enfants), 155 orphelinats (13,000 orpehlins), 40 séminaires (3,000 étudiants).Les Jésuites s'occupent aussi activement des oeuvres de presse.Lors de l'Exposition de la Presse catholique, tenue à Rome en 1936-1937, on remarquait 1,112 périodiques édités par les Jésuites.De ces périodiques 26 avaient trait à la culture générale, et 152 aux études supérieures et à la recherche scientifique.Le catalogue des oeuvres des Jésuites, pour la seule année 1938, cite en outre 2,468 ouvrages.Les annales de la sainteté dans la Compagnie de Jésus sont aussi impressionnantes que celles de ses oeuvres spirituelles, culturelles et éducationelles.Après quatre cents ans d'existence cette compagnie peut compter 24 de ses membres canonisés, dont 12 martyrs et 141 bienheureux, dont 136 martyrs; 185 autres Jésuites ont reçu le titre de vénérables, et leurs causes sont actuellement promues à Rome.C'est encore un mérite de cette même Compagnie, dit l'article en question, d'avoir donné à l'Amérique du Nord ses premiers saints.Salut et Bénédiction Apostolique.L expression de votre filial dévouement que vous Nous avez envoyée le lendemain du désastre sans précédent qui a crucifié votre patrie et la prière que vous Nous avez faite d'avoir un mot de réconfort correspond à Notre profond désir^ d'être en ce moment au milieu de vous, mes chers Fils et vénérables Frères, et de vous exprimer le profond écho qu'a fait naître dans Notre coeur paternel la calamité qui a plongé la France dans le deuil.Certainement ces sentiments de paternelle affection qui Nous ont permis, si souvent, de près ou de loin, de participer aux joies de vos cérémonies religieuses, ne Nous permettent pas de rester éloigné de vos infortunes, tandis qu à travers toute la France les larmes coulent aussi abondamment qu a coule, au cours de cette guerre, le sang généreux dont sa jeunesse valeureuse a fait un si grand sacrifice.Aussi à ce moment, Nous sommes au milieu de vous, prêtres et fidèles, ému par votre sort, mais en même temps consolé encore en retrouvant au jour de l'épreuve, dans toute sa dignité, l'âme catholique de cette France que le malheur n'a jamais abattue et a si souvent amenée plus près de Dieu, pour devenir plus vigoureuse et plus fidèle à sa grande mission spirituelle et chrétienne.C est précisément vers cette mission, qui constitue le titre de gloire de la France, que Nous désirons vous inviter à tourner vos regards et vos douces espérances, afin de vous faire réaliser plus parfaitement ceci, à savoir que dans une heure si triste de votre histoire votre mission spirituelle garde toute sa valeur.Oui, ces grandes infortunes par lesquelles Dieu a visité aujourd'hui votre peuple, donnent l'assurance, Nous en sommes certain, qu'à travers les desseins adorables de sa Providence, vous allez réaliser un plus grand travail spirituel qui favorisera le réveil de la nation entière.La vraie grandeur d'un peuple n'est-elle pas la grandeur spirituelle comme aussi celle de chaque homme qui est conscient de sa dignité et de la valeur de la vie ?N'est-ce pas à travers les deuils qu'il nous est donné à nous tous d'ouvrir mieux les yeux à l'éternelle vérité, pour trouver à nouveau le chemin de cette sagesse qui apporte le bonheur ?Nous connaissons les ressources spirituelles dont dispose la France pour entrer dans ce chemin, pour devenir paisible d'esprit, pour (aire de ses infortunes une croyante, et la nouvelle ascension spirituelle pour elle l'accomplissement de son salut.Ses ressources sont si nombreuses et si puissantes, que Nous sûr que Nous n'attendrons pas les conclusions de la paix pour quelle les mette en oeuvre et qu'elle donne au monde le spectacle d'un grand peuple, digne> de ses traditions séculaires, qui trouve dans sa foi et son infinie charité la force de faire face à l'adversité, pour reprendre sa marche dans le chemin de l'avenir et de la justice chrétienne.Aussi, Nous aimons à croire que tous, chers pasteurs et frères Jésus-Christ, après avoir tout donné à votre pays durant les horreurs de la guerre, vous allez vous hâter maintenant de retourner à vos postes, en reprenant de nouveau la vie laborieuse de la nation; que vous allez accomplir un devoir semblable à celui du bon Samaritain de l'Evangile en vous penchant sur les plaies béantes, en soulageant les malades, en utilisant les nombreux moyens dont la charité de votre pays a toujours eu le secret.C'est dans cette douce foi que Nous Nous adressons, chers Fils et vénérables Frères, à vos âmes d'évêques et de pères, pour porter à la grande famille française, aujourd'hui plus serrée que jamais autour de ses pasteurs, Notre mot de réconfort dans la lumière de ce Dieu qui n'humilie jamais ses enfants, si ce n'est pour les ramener à Sa justice et les rendre plus dignes d'elle.Tandis que Notre coeur s'ouvre à une immense pitié pour tous ces chers Fils de France, que Nous vous embrassons paternellement en Jésus-Christ, Nous vous envoyons à tous, pasteurs, prêtres et fidèles, de notre spéciale bienveillance, la bénédiction apostolique.source : sera sommes La meilleure ouvrière de progrès humain (Suite de la page 1) « Le coeur de la mère a des raisons que la raison de l'enfant ne comprend pas.» Il y a de l'héroïsme quotidien à refuser à ses petits des gâteries, des permissions, pour retremper leur énergie morale, pour enraciner des habitudes, pour discipliner certains écarts.Voyez le travail de l'ouvrière habile qui, persuadée de ses idées d'autrefois, a le tact de ne pas les imposer, mais les adapte aux idées nouvelles de l'enfant qui né dans d'autre temps ne peut les assimiler.Sans heurt, sans bruit, elle l'amène à être de son temps tout en lui gardant un fond de droiture, de probité, de religion.Qui peut, en dehors du cercle familial, produire cette atmosphère de complète satisfaction, qui donc peut sauver l'avenir de notre race par des sacrifices journaliers, sinon la mère intuitive dont l'autorité s'illumine d'un reflet de douceur, et qui sait convaincre, parce qu'elle sait aimer ?Mais l'heure vient quand même dans ce milieu où l'autorité s'exerce sans contrainte, où la paix règne sans effort apparent, où l'exemple arrête les évolutions trop osées, l'heure vient où, dans le nid bien chaud, protégé avec tant de soin, la mère voit avec un serrement de coeur, vite réprimé, que les petits sont grands, que leurs ailes ont poussé et que tout à l'horizon, comme elle autrefois, l'inconnu les attire, que Dieu les appelle.Alors la mère se fait ouvrière directrice.Elle qui sait ce que la vie peut apporter et donner, elle indique la route, prévient les écueils, stimule les timides, retient les téméraires; elle encourage pour ne pas effrayer; puis un jour, quand le petit est devenu le soldat préparé à la lutte, quand dans la petite d'hier s'éveille la femme forte de demain, la mère alors entr'ouvre les bras qui pressaient ses trésors pour les distribuer dans l'univers.Semblable à la Vierge qui a consenti son Fils au monde, elle donne à l'Eglise ses prêtres, à la patrie ses soldats, aux missions leurs apôtres, au cloîtres ses vierges, à la famille ses créatrices de foyer, à la société ses âmes charitables, qui, tous, grâce à elle, grâce à son travail de première et meilleure ouvrière, propageront notre foi et combattront pour elle.Qui donc plus que cette mère peut contribuer au progrès humain et quelle semence peut être plus féconde que celle qui fut arrosée de larmes ?Son rôle ne semble pas encore terminé; le coeur de la mère est insatiable, son activité débordante; elle ne se lasse pas de faire le bien; son oeuvre finie, elle recommence.C'est vers les petits sans mère, vers les jeunes filles sans guide, vers les jeunes mamans sans soutien qu'elle se retourne.Sa bonté attire, son indulgence séduit, elle a mis en pratique ce proverbe : Si tu as beaucoup donne de ton bien, Si tu as peu donne de ton coeur, en en gage PIE XII, pape.1.Ce document, écrit au lendemain de l'effondrement de la Franco, n'a pas encore été publié au Canada, A notre connaissance.et la société se purifie au contact de cette ouvrière dispensatrice de charité qui ne peut être surpassée.La Jeunesse et l'Action catholique Sa mission n'est pas finie; alors que physiquement on la voit redescendre des hauteurs atteintes, elle, moralement, gravit les montées sublimes; elle dont la vie est tissée de fiat multipliés, l'ouvrière de la première heure, reste aussi l'ouvrière de la dernière heure, l'ouvrière consolatrice qui soutient l'humanité, en relevant les courages qui chancellent.Sa main gantée d'expérience se tend avec douceur vers l'inex-périente jeunesse.Elle prie avec la religieuse, elle adoucit les regrets de la femme sans enfants, elle se fait tendre pour la fille non mariée qui entoure de soin sa vieillesse solitaire.Ce titre est celui d'une nouvelle brochure du R.P.Archambault, S.]., complétant heureusement la série déjà très riche de ses publications sur l'apostolat des laïcs.mêmes, ne paraissent avoir qu'une portée générale : l'Appel de l'Eglise, la Formation, l'Apostolat, les Mouvements spécialisés, l'Action catholique dans les maisons d'éducation, l'Action catholique dans ses rapports avec les associations religieuses, avec la politique, avec le patriotisme.Mais toutes ces choses sont discutées en fonction de notre milieu canadien; et c'est ce qui fait l'originalité et la valeur de l'ouvrage; bien des malentendus ne viennent ils pas de ce que nous puisons nos arguments dans des volumes préparés avec d'autres préoccupations que les nôtres ?Nous croyons que la documentation que ce petit livre contient sera utile surtout aux directeurs d'organisations de jeunesse et aux dirigeants; même aux militants et aux membres sérieux elle donnera un ensemble de principes et d'idées qui enrichiront leurs connaissances de l'Action catholique et serviront à leur formation.On recueille dans cette dernière publication le fruit de discussions et de réflexions sur maints sujets qui intéressent vivement nos mouvements canadiens de jeunesse.Les problèmes qui ont déjà fait l'objet de controverse y sont discutés avec prudence et pénétration sous leurs différents aspects.La Au soir de sa vie, l'âme satisfaite, solution, nous semble-t-il, y est apportée, claire et nette; si elle ne dirime pas pieusement elle referme son coeur sur les amours terrestres pour les reporter toute objection, elle offre une réponse vers Celui qui là-haut l'appelle.pratique et de bon sens.La doctrine qui sert de fondement aux opinions de l'auteur est toujours large et prudente, précise et actuelle, étayée sur les meilleurs témoignages.Ici je rends hommage à ma mère bien-aimée, et en elle à toutes les mères, et avec le poète je dis : Cette brochure présente donc un vif [d'alarmes, intérêt, si les titres des chapitres, d'eux-Pour que les tout-petits ne versent pas de larmes; Jusqu'à la fin elles restent bonnes, tendres, Puis un soir, elles s'en vont sans trop causer 1.• La Jeunesse et l'Action catholique », par le R.P.Archambault, S.J.Edition de l'Ecole Sociale Populaire (Nos 319-320 de la Collection) 64 pages, 25 sous.Montréal.[vénérées, Et partent en souriant certaines d'être pleurées.Raymond DUNN, S.J.— L’ORDRE NOUVEAU (95) - 3 20 septembre 1940 m j La charrue avant les boeufs DANS LE VIF À Par où il fallait commencer » par le d'une législation généreuse et parfois audacieuse, mais nous avons négligé de le délivrer d'abord du mal qui le mine.Nous étions fiers de pouvoir proclamer à la face du monde que l'ouvrier français était l'un des plus favorisés.Et le monde plaignait l'ouvrier français d'être l'un des plus mal logés.Extrait d'un article de la Collaboration sociale du 25 janvier 1940.Ce n'est pas seulement en France qu'on a mis.la charrue avant les boeufs ! R.P.JACQUES COUSINEAU, S.J.I Bombes sur les foyers Dans une lettre qu'il adressait le 5 août 1939 à M.Fernand Boverat, président de l'Alliance Nationale contre la Dépopulation, M.Daladier écrivait : « Il importe que le Haut Comité de la Popu-ses prochaines séances La sauvagerie hitlérienne lâche actuellement sur Londres la puissance dévastatrice de son aviation, et la cible que visent peut-être, qu'atteignent en fait les bombes, serait, au dire des correspondants étatsuniens, les logements ouvriers du quartier appelé Elephant and Castle et les slums de Y East End, près des quais.Comme si la constante tactique allemande de désorganiser l'arrière s'était fixé comme tâche cette fois de pousser les prolétaires et miséreux de Londres au mécontentement contre les classes aisées, à la révolte.Time, un magazine de Chicago, publiait dans son dernier numéro une photo de ces réfugiés chassés de leurs misérables foyers par les bombes explosives et incendiaires.Ce qui a pu être sauvé du désastre : mobilier, souvenirs, vêtements, tout cela gît sans ordre dans la rue, au milieu des débris, des échelles, des soldats affairés et des civils aux inquiétudes évidentes.Situation navrante que la leur ! Les autorités anglaises y ont vu tout de suite et les hôtels les plus réputés ont ouvert leurs portes, et mis à la disposition des réfugiés évacués pour la plupart à l'intérieur de la ville, chambres, salons et salles de bal.On nous apprend même la réquisition des résidences du West End pour la même fin.Ce sens de la communauté nationale déjouera les plans de Hitler, qui, furieux, s'en prend déjà aux riches quartiers.Mais quelle leçon ! Il aura fallu les bombes hitlériennes pour hâter la suppression des taudis où s'étiolait la race anglaise, de ce million de logements reconnus en 1937 comme devant être abattus.Intervention coûteuse : les frais de vies humaines semblent élevés.Pourvu que ce ne soit pas trop tard et que tout Londres ne disparaisse pas ! La révolution industrielle avait pris origine en Angleterre, de même que le prolétariat — cette création du libéralisme économique qui se révèle « un nouvel esclavage où le maître s'est débarrassé même de la propriété et du souci de l'esclavage », comme disait Charlier.Cette incurie, admise comme un dogme, avait attiré à la nation anglaise plus que sa part d'agglomérations urbaines monstrueuses.L'organisation des forces ouvrières par le socialisme et la naissance du sens social au moment du brassage des classes qu'entraîna la guerre de 1914, tout cela amena pourtant un redressement de grande classe qui fait honneur au caractère britannique.Sait-on que depuis la guerre jusqu'en 1938, on a construit, en Angleterre et au pays de Galles, trois millions et demi de maisons neuves où près du tiers de la population totale s'est installée ?Un million de pauvres gens, habitués des taudis, y ont trouvé un asile convenable et 1,700,000 maisons ont été acquises par leurs occupants, ce qui constitue un pas formidable vers l'accès à la propriété, réclamé par Pie XI et le sens commun.Et les résultats ne se firent pas attendre : une garden-city des environs de Londres, Welwyn, donnait 30'd'enfants de plus que dans le reste de l'Angleterre; dans une autre, celle de Letchworth, il mourait moitié moins de tout-petits.Les événements prouveront si les efforts entrepris pour assurer aux familles ouvrières anglaises un cadre de vie qui soit décent ont abouti à créer un attachement au foyer tel qu'il vaille la peine de lui sacrifier sa vie.Car personne ne défendra une prétendue civilisation qui l'avilit et l'opprime, qui ne lui laisse comme patrimoine que quatre murs empuantis où il voit se flétrir la vie de sa famille.Quoi qu'il en soit, les armées de l'air du Reich auront profondément modifié l'habitation des humains, les villes en hauteur que la spéculation capitaliste et la mentalité socialiste ont créées disparaîtront pour faire place aux villes en surface où les jardins restitueront aux hommes le sens de la terre et de l'humain.Mais à quel prix ces cours forcés d'urbanisme ont été imposés à l'Europe ! Si nous parlions du Canada, de Québec, de Montréal ! Du Canada, où l'indice des travaux de construction pour 1939 accuse un léger fléchissement (0.9', ) par rapport à 1938, ce qui veut dire que l'industrie lation consacre canadienne du bâtiment ne sort pas de à l'examen du problème du logement la crise où elle s'est effondrée : voici la et veuille bien me soumettre un procourbe de son évolution depuis 1930 gramme de construction de maisons salubres et saines où la Famille française trouvera enfin un abri digne d'elle.A chaque Français sa maison.Tel est le voeu que j'ai souvent exprimé.» Ainsi donc, à la veille de la guerre, alors que les préoccupations les plus graves assaillaient le chef du gouvernement, la question du logement continuait à s'imposer à son attention.Et depuis l'ouverture des hostilités, depuis que toute l'activité nationale se ramène à ces trois mots : « gagner la guerre », le même problème a été évoqué plusieurs fois dans des communications officielles ou dans des articles de Nous étions fiers de posséder la législation familiale et nataliste la plus perfectionnée.mais dans nos logements insalubres, des dizaines de milliers de familles meurent de la tuberculose, des dizaines de milliers d'enfants ne naissent pas ou sont fauchés dans leur premier âge.(1929: 100): 70.8, 47.8, 16.8, 9.7 (1933), 12.8, 18.6, 17.6, 24.0, 25.8, 25.5 (1939), alors que celle des autres pays monte nettement.Du Québec, où quatorze municipalités seulement se sont intéressées au projet fédéral d'encouragement à l'égard des habitations à bon marché, contenu dans la loi nationale du logement qui voulait « permettre aux familles canadiennes, particulièrement celles dont les ressources sont faibles, de devenir propriétaires de leurs propres foyers ».Les Bulletins mensuels révèlent que les constructions faites en vertu de cette loi dans notre province journaux et de revues, varient autour du tiers par rapport à ce qui se fait dans l'Ontario.Et l'on sait que les projets d'envergure proposés là-dessus au Lac-Saint-Jean, à Québec ou à Montréal ont été torpillés par les manoeuvres des propriétaires installés ou les jeux de la politique.Mais il faut parler de Montréal, dont le cas devient inquiétant, à la lumière des statistiques de 1939.De 1925 à 1931, on construisait à Montréal une moyenne de 5,925 nouveaux logements par année; depuis, la moyenne est tombée lamentablement à 849.L'année 1939 ne vit apparaître que 1,020 nouveaux logements, une légère régression par rapport à 1938 (1,097), ce qui porte le décalage dans la construction montréalaise à 40,000 logements environ, si l'on prend pour norme la période 1925-1931.D'ailleurs, le pourcentage des logis vacants — dont la marge normale est de 5 à 7% — confirme ce jugement.en 1935, il descend successivement à 3.73' ,, 2.53'V, 1.87' j, pour atteindre le fond de 1.78% en 1939.Certains quartiers révèlent une situation très alarmante : Rosemont n'a plus que 35 logis vacants, ou 0.3', , sur un LEncyclique « Rerum novarum ».à l'usage des cercles d'études, abbé P.Tiberghien, 80 pages, Éditions Spes, 1920, 25 sous., Nous étions fiers d'avoir montré la voie pour le retour de la mère à son foyer.mais nous avions omis de lui assurer un foyer digne de ce nom.Pour bien des femmes, le travail à l'usine est une évasion nécessaire comme l'estaminet, ce « salon du pauvre », prolonge pour l'homme un logement insuffisant.Nous étions fiers d'avoir donné au salarié des « loisirs »., mais il ne savait qu'en faire dans son garni ou dans sa bicoque.Dans tous les centres industriels on a constaté aussitôt une recrudescence de l'alcoolisme.Nous étions fiers de la floraison de cliniques, de préventoria, de sanatoria consécutive à l'institution des assurances sociales.mais le taudis, foyer de toutes les maladies sociales, continuait à assurer aux hôpitaux leur clientèle.Nous étions fiers de tout cela et il nous manquait un million de maisons.Nous avions, en un mot, mis la charrue avant les bœufs.% Pourquoi ?C'est qu'il s'agit pour la France de mettre fin au plus tôt à une situation à la fois désastreuse, illogique et humiliante que rien ne peut nous faire perdre de vue.Il s'agit de vaincre le chancre hideux du taudis qui ronge notre corps social.Pendant vingt ans, nous nous sommes efforcés de le parer de tous les charmes Z L’anniversaire des encycliques sociales Pour l’étude de « Rerum novarum » et de « Quadragesimo anno » Bibliographie générale L’enseignement de l’encyclique « Rerum no-varuin » à la portée île tous, Joseph Bran-dicourt, 32 pages, Éditions Charles Paillard, Abbeville, 1929.Le Catéchisme du travail ou l’encyclique « Rerum novarum » sur la condition des Ouvriers (questions et réponses), R.P.Nu-nesvais, s.V., 75 pages, Imprimerie du Patronage, Québec, 1902.The Reformation of Institutions, Rev.Joseph F.MacDonnell, s.j., 28 pages, Central Bureau Press, St.Louis, Mo., 1937.- I ( ' De 4.38 Publications de l’E.S.P.L'Encyclique « Rerum novarum », 32 pages, gg 15 sous.L'Encyclique « Quadragesima anno », 64 pages, 25 sous.Compte rendu de la première Semaine sociale e du Canada {Rerum novarum), Montréal, 1920, 216 pages, $1.50.$1.65 franco.Compte rendu de la XIe Semaine sociale du Canada {Quadragesima anno), Montréal, I 1932, 393 pages, $1.50.$1.65 franco.Analyse et commentaires de « Quadragesima anno », par l’abbé Philippe Perrier, 32 pages, 15 sous.La restauration de l'ordre social d'après les encycliques « Rerum novarum » et « Quadragesima anno », par le R.P.Archambault, s.j., 106 pages, 25 sous.L’Église et l’ordre social, lettre pastorale de l’épiscopat américain, 32 pages, 15 sous.' total de 10,425.Que nous réserve l'avenir, puisque la nuptialité a touché en 1939 le pla- La doctrine sociale de l'Église d’après l'en-fond de 11.83 pour 1,000 avec 10,650 mariages ?On n'avait pas vu pareille fondation de foyers depuis 1913 (11.95 pour 1,000).Les 1,020 nouveaux logements de 1939 ne pourront pas tous les loger, sans compter qu'en 1940 il faut compter avec les réfugiés d'Angleterre et d'ailleurs et que les mariages dits de guerre vont compliquer la situation ! Le règlement municipal, voté aujourd'hui, autorisant la construction de bungalows en certaines zones, ouvre la voie vers la solution.Il faut applaudir à ce geste longtemps attendu.La parole est maintenant aux financiers; la spéculation empêchera-t-elle à nouveau la formation de sociétés de construction d'ha- Commentaire pratique de l’encyclique « Qua-bitations à bon marché et forcera-t-elle notre population pléthorique à s'entasser dans des zones qui dépérissent ?Car nos taudis se développent, affirment nos autorités en la matière.« Comme nos habitations se détériorent rapidement, il y a tous les ans augmentation de logements insalubres et leur chiffre atteindra bientôt le nombre ou la proportion des plus grandes et plus vieilles villes du monde, entraînant des résultats désastreux au point de vue économique et sanitaire, si rien n'est fait bientôt pour résoudre ce problème de l'habitation.» (M.Aimé Cousineau, ingénieur sanitaire du Service de Santé.) L'on s'étonnera alors que les tavernes se multiplient à Montréal, que la criminalité juvénile augmente, que certaines classes de la population hésitent à défendre la civilisation des taudis où l'on croupit ! Quand s'éveillera-t-on aux réalités et fera-t-on un peu comme l'Angleterre dans l'assainissement du foyer ?Quand la révolution grondera ?Ou quand les bombes d'Hitler tomberont sur nos foyers misérables ?.s I cyclique « Rerum novarum » et les autres enseignements des Souverains Pontifes, Mgr Ruch, 122 pages, Maison de la Bonne Presse, 1931.I Commentaire pratique de l'encyclique « Rerum novarum » (questions et réponses), par l’Ecole Normale Sociale, 203 pages, Éditions Spes, 1927, 65 sous.Encyclique « Quadragesimo anno », avec table analytique et commentaires, 154 pages, Éditions Spes, 1937, 35 sous.Des réformes, en voici ! (catéchisme de Quadragesimo anno), R P.Levack, c.ss.R., 60 pages, Montréal, Editions jocistes, 1936, 10 sous.Plans d’étude (Feuillets de 2 pages) No 1, L’Encyclique « Rerum novarum ».N-» H, 9, 10 et 11, L'organisation corporative d'après « Quadragesimo anno », 10 sous la douzaine, 70 sous le cent.On trouvera dans l'Ordre nouveau, du 20 novembre 1936 au 20 mars 1938, vingt-deux plans d’étude sur l’encyclique Quadragesima anno.Nota.— La plupart de ces plans d’étude sont épuisés.Nous ferions une réimpression si nous pouvions compter sur un débit suffisant.dragesimo anno » (questions et réponses), par l’Ecole Normale Sociale, 420 pages, Éditions Spes, 1937, 80 sous.La doctrine sociale de l’Église résumée dans les encycliques « Rerum novarum » et « Quadragesimo anno », R.P.Rutten, o.P., 408 pages, Éditions du Cerf, 1932.¦ ./ La Charité dans l'ordre social d'après les encycliques sociales de Léon XIII et de Pie XI, Maurice Brillant, 75 pages, Librairie Bloud & Gay, 1933.Petites conférences sur les encycliques pontificales, abbé J.-M.Bourceret, 190 pages, Éditions Spes, 1938, 12 Fanes.L’Eglise et le monde moderne, R.Boige-lot, s.j., 268 pages, Édition Casterman, 1936.1 : : : L’ORDRE NOUVEAU Bulletin bimensuel de doctrine et d’action sociale Pope Pius XI and Social Reconstruction.An Introduction to the Encyclical « Quadragesimo anno », Lewis Watt, s.j., 44 pages, Ed.Catholic Social Guild, 1936, 3 pence.Toward Social Justice.A Discussion and Application of Pius Xl’s « Reconstructing the Social Order », Rev.R.A.McGowan, 96 pages, The Paulist Press, New-York.publié par Les Semaines Sociales et I’École Sociale Populaire Direction: 1961, rue Rachel Est Administration: 4260, rue de Bordeaux MONTRÉAL Le numéro: 5 sous; l’abonnement : $1.00 4 — (96) - L’ORDRE NOUVEAU TTT 20 septembre 1940 : - MSSNll IMPRIMERIE DU MESSAGE*, MONTREAL
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