Décormag, 1 décembre 1972, Décembre
— LE MAGAZINE QUÉBÉCOIS DE DÉCORATION PER.D-15 âfë ; v v $1.00 f •: § % I ¦ mm i IX i .h H a r rC< 5 «SA « t I 1 o 1 .ruai ¦J r J I I P r-i B / X > e ¦g < ' I j 3&:.O .ELi 1 -i _ i V y 4 •X i M W r’ % ¦iff 1 f II* I ; as n >> vl I I,''" I - ¦issfc - m m ç am Nt rZ • - #) fas i I I I p QJjj \ I #a XI V r ZL tdag/o/Z,/.now ç *§nb 'bzi iB?j;uom 'siuso-%s enj 00Z.I ' sanbtpoi J$d sap uo^dao^y ano ap aiBuo^^c^ anbeq^oiiSIB OUt't- ass fï ¦a?V: \ 4 « - saw vs —-n v : 1 II R i II I ' ! .!! il : 11 I t: ¦ : : ! ml ! II — 1 : m 1 ("il ! IÜ!J - % Dans cet ensemble nous voulons vous montrer le cuir dans toute sa splendeur.Souplesse et finesse.Le cuir véritable respire et est pratiquement inusable.Un investissement pour la vie.Exclusivité de la maison danoise, qui vous rappelle que son service de tentures est également à votre disposition.Appelez-nous et notre expert se rendra chez vous.m LAMAISOIMDANOISEBTHEDAIMISH HOUSE 9501 À 9507 CÔTE DE LIESSE, DORVAL 760, 631-3591-2 1 PLACE VILLE-MARIE, MONTRÉAL 1 13, 861-3734 CENTRE COMMERCIAL FAIRVIEW, POINTE-CLAIRE, 697-1899 À Gomnaine VDLN© DÉCEMBRE Un véritable paradis ¦ pour les enfants: la I boutique JOUETS I POUR RIVE GAUCHE, flj angle de la rue de la SkM?" Montagne et de la rue Sainte-Catherine à Montréal.S £1 La photo est de Jean Lessard.TRÉSORS D'AUTREFOIS 2 ÉDITORIAL 4 DÉCORMAG CHEZ RENÉE C LA UDF le début d’une série d'articles: Décormag visite des personnalités, artistes, comédiens, chansonniers, décorateurs, etc.L'ÉCLAIRAGE DANS LE DÉCOR 9 les différentes façons d'agencer les éclairages pour rendre un intérieur chaleureux L'ÉCLAIRAGE EN 2 SOURCES: COLUMBIA ELECTRIC ET 14 LES OBJETS BOULLE 18 LE COURRIER DU LECTEUR ARTISANAT-QUÉBEC 19 LE MAÎTRE-BRICOLEUR 22 26 UN BARYTON, UN SCULPTEUR, UN HOMME LIBRE: GEORGES BÉTOURNAY LE TEMPS DES FÊTES: D'HIER À AUJOURD'HUI 29 rétrospective de ce que furent les fêtes d’antan et ce qu'elles sont aujourd’hui une 37 MENU DE NOEL NOUVELLES DÉCORMAG 40 DECORGAFFES notre concours du mois de septembre: la liste des gagnants 41 42 DES SOUHAITS EN 3 DIMENSIONS 44 FLEURS DE NOEL TRUCS DE DÉCORATION POUR NOËL de menus objets que toute ta fa- 46 mille peut faire à partir de presque rien LA GRANDE PARADE DES JOUETS le défilé des mille et un jouets qui 5 1 feront la joie des petits à Noël LA VITRINE DÉCORMAG 61 62 MAGASINAGE des objets à prix modiques dans les boutiques et les grands magasins Nous tenons à nous excuser auprès de nos abonnés des délais apportés dans la livraison de leur revue.Toutes les mesures sont actuellement prises pour que de tels événements ne se produisent plus.1 GGGEGEEGEEEEGEGGEGEGGGGGGEGGGGGE GGEEGEGG mm mm mrm I mi fi if DBUCREFOiS Nicole Genêt E2E23333330333E233E23E23E233E23E23E2E233E23E233E2E2313E2 I f M ft Ce type de siège à barreaux ronds est fort répandu au Québec et sans doute très familier au lecteur.Toutefois la chaise Windsor ci-dessus est un modèle plus rare étant de facture très ancienne.Son siège fabriqué d’une seule pièce et légèrement creusé, son piètement en «H» sont des caractéristiques qui lui confèrent son ancienneté.Dossier en noyer, siège en pin.Région de Québec.Début XIXe siècle.Hauteur: 34V'.Environ $125.00.«Québec Antiques Inc.*, 33 bord de l'eau (Lakeshore), Valois, Québec.Petite table d’inspiration Louis XIII dont le piètement est réuni par une entretoise en «H».Une fine moulure orne l’unique tiroir de la ceinture.La table est revêtue de sa couleur originale.Le plateau est refait.Début XIXe siècle.Hauteur: 2'3", vit Longueur: 3', Profondeur: VIO".Laçasse, Antiquaire, 1031 ouest, rue Laurier, Jean Montréal.n 1 ; I Trois pièces dites «de Portneuf» en céramique, ornées de motifs à fleurs variées.Ce type de poterie à fond blanc, peinte en bleu, rouge, vert ou brun, proviendrait d’Écosse ou d’Angleterre et non — comme plusieurs semblent le croire Portneuf.Les nombreuses controverses au sujet de son origine n’ont fait qu’augmenter son prix sur le marché des antiquaires.Les pièces sont considérées comme plus rares lorsqu’elles présentent des motifs animaliers.Prix variant entre $40.00 et $60.00.La Ferme «Antique».208 boulevard Sainte-Rose est, Auteui/.Québec.I - 1 m ¦r y L ^1 a» 6 B - 4 u ! ta ^ ' i # J *0?i* i ! .'^V few B dwm v ¦ 1 DO i ! ¦ -ài_ j lace les images du salon.Un buisson de stalactites de plexis transparent perce à l’extrémité du plafond du salon.Ces savantes distractions accrochent l’oeil un moment, mais on recherche autre chose de moins évident, de plus ambigu.En fait c’est par le truchement du petit studio que l’on apaise cette soif de cohérence.Là le décor vit.Moins beau, moins parfait il projette le rythme de l’appartement.Un certain désordre, celui du travail, transpire: livres, disques, micro, fleurs séchées, tourne-disques.Un petit piano d’acajou dans un coin, qui a fièrement sauvé sa peau du pinceau du décorateur.Un classeur, audacieusement placé au centre de la pièce.Un sofa de velours bourgogne pour réfléchir.Un ensemble de petites choses, un peu moins calculé et très près de l’artiste.Et ce qui résiste aux caprices de la mémoire se nomme bien plus douceur que design, bien plus silence que décor.Ce qui persiste alors que l’on a refermé la porte et que l’on s’éloigne tranquillement c’est la tendresse des couleurs, la qualité de la lumière, la définition de l’espace.C’est le petit minou noir qui joue en rond sur le tapis, c’est Renée Claude tir la chaleur des objets sur sa peau.Convoitait la douceur des poils du tapis entre ses orteils.Alors des rideaux soyeux se tendent aux fenêtres.Pâles et légers, ils abandonnent une douce lumière et masquent la froideur du verre et de la ville.Ailleurs, dans d’autres fenêtres, des plantes ont déjoué les rideaux et pointent leurs petits nez verts pour capter les rayons du soleil et animer le logis.Un vaste tapis de laine gris tendre emmitoufle les parquets, pas un seul petit coin froid ne paraît.La présence des murs se perçoit.Blancs, ils ajoutent à la douceur.Recouverts de tapisserie bourgogne et vieux rose (teintes choisies spécialement pour le décor) dans le coin salle à manger, ils animent l’espace.Ornés de bandes d’acier, au-dessus du lit, ils s’amusent à intriguer.Mais voilà que parés de gracieuse dentelle, dans la chambre à coucher, ils deviennent mous et luxueux, une douce folie réservée à ceux qui ont la curiosité des textures.Ils demeurent un silence pour les yeux mais prennent vie sous les doigts, par les méandres de la dentelle et la subtilité du dessin.Peu de tableaux coupent la continuité: dans le studio, deux précieux posters qui raniment de vieux portraits des parents de Renée Claude.Dans l’entrée, des lithogravures de Lillianne Croenne, gravures douces et senties auxquelles on s’attache facilement et qui sont peut-être le seul souvenir, la seule réminiscence du passé dans cet appartement un peu trop neuf.Toutes les tables sont géométriques.Bases d’acier: dessus laqué, blanc et argent, dessus de marbre gris et blanc, cubes de bois laqués blanc.Dans la chambre, un immense lit recouvert d’une peau de mouton de Mongolie, blanche, grise et noire sertie de gros coussins de velours vieux rose.Tous les endroits de rangements sont dissimulés dans deux armoires verticales, recouvertes de miroirs.Plusieurs détails, des jeux de décoration, égayent l’appartement.Un bouquet de «tire-bouchons» d’acier dans une base de bois; une suite de prismes droits triangulaires, posée à plat sur un mur, désordonné et entre- Entrer dans un décor, essayer de percer un être.Mettre délicatement le pied de l’autre côté d’une porte qui s’ouvre avec réserve.Avancer, faire un pas dans l’inconnu.Des textures, des couleurs, des formes crient leur raison d’être, dévoilent celle qui les habite.Comment s’obstiner à n’être qu’un oeil alors que toute notre civilisation nous pousse vers les analogies, les comparaisons, les rapprochements, les figures.Comment s’attarder aux sensations initiales sans laisser l’esprit engloutir toute spontanéité.Sans devenir juge et psychanalyste.Comment prendre un décor pour un décor, une chose pour une chose, extérieurement, sans leur permettre de s’étendre à l’intérieur de soi.Chez Renée Claude, c’est un bloc.Un cube dans un bloc.Quatre pièces, toutes utiles, toutes délicatement liées les unes aux autres.Quatre pièces jeunes et nouvelles qui ont déjà une histoire.Et cette histoire débute avec le classique triangle: l’emplacement, André-Philippe Dagenais le décorateur, et Renée Claude.Il était une fois une douce Renée Claude qui vivait dans son décor, créé alors qu’elle prenait possession de la vie et de l’indépendance.Un décor exotique, des tapisseries orientales, des meubles de paille et des tables en marqueterie.Des éclairages sombres et lourds, enfin un vrai décor.Elle s’engouffra, têtue, dans le tourbillon de la vie, prise entre la gloire, l’amour, la joie, la peine.Prise dans tout ce qui est humain et un peu plus.Le retour à cet appartement devenait de plus en plus pénible.Il n’avait pas d’unité, pas de chaleur, pas de joie et l’on s’y sentait perdu partout.D’un coup de baguette magique apparait André-Philippe Dagenais.Il porte en lui des solutions nouvelles, des lumières plus fraîches et beaucoup de discrétion.Pour une Renée Claude tourmentée ce sera l’idéal.Il transformera son intérieur.Elle gardera son empreinte sur l’âme des objects.Tout a pris forme autour d’un vieux sofa refait, moelleux, de velours bourgogne.Il s’est enraciné dans le salon donnant l’accent à toutes les pièces.Renée Claude voulait être enveloppée, entourée.Désirait sen- Dominique Michel et André-Philippe Dagenais préparent présentement, en collaboration avec Alain Stanké, un livre intitulé «Espaces» qui traitera de décoration, de design et d’ameublement.Ce livre paraîtra bientôt aux éditions La Presse.8 I y Michel Fischer ^ Photos: Jean Lessard CANS rAN3 ANS .• ••• •.•y i ••••• V p\ .* \ • ••• ."mR ***** X .•••• .».» • ••• )/"\ f \l HAKR »,.••• A :••••.: : •.! *»** > ***** ****** \ •• % ***** ***** .y.* * • •• * ***** ».: a ï :••••.a .% :•••• f Z.Xi : .ûj :: /•< • ••• .\ .* *.* ••••• ***** ***** ••• ***** à l’œil de ce défaut majeur et allez plutôt mettre en évidence ce détail intéressant là-bas.Manœuvrez, déplacez.allumez, éteignez! Que la lumière soit partout, qu’elle fasse le plus de choses possible, et ce, le mieux possible.De toute évidence, en matière d’éclairage, il faut savoir s'accommoder des choses en place, mais il nous manque souvent un répertoire du matériel disponible pour créer cette lumière dont nous avons besoin.Voilà pourquoi Décormag a décidé d’aller magasiner pour vous et a rapporté ce qu’il trouvait de plus inusité, de plus fonctionnel et de plus abordable, tant dans les boutiques spécialisées que dans les grands magasins.Nous avons planté toutes ces lampes dans des mini-décors pour vous montrer ce que chacune d’elle sait faire et, ce qui est le plus important, comment on peut s’amuser à les combiner.la journée où vous devez produire votre lumière: jusqu’au sommeil la lumière vous suivra partout.— ou est-ce vous qui la suivrez?A toute activité correspond un niveau optimum d’éclairage qui relève de votre psychisme et de vos capacités physiques: c’est à vous d’assurer cet éclairage quand vous planifiez votre environnement.Éclairage-travail autour d'un bureau ou éclairage-repos autour d'un coin-salon.La lumière peut vous stimuler à travailler ou vous bercer doucement, elle peut fondre silencieusement sur ces pages que vous lisez ou présider au repas familial là-haut au-dessus de la table.Mais quelle que soit leur fonction, vos lampes doivent être à la hauteur de leur tâche.N’en attendez pas moins d’elles.Soyez exigeants! Recherchez les lampes versatiles, celles qui se déplaceront avec vous.Utiliser leur lumière pour éloigner Tant qu’il n’a pas su produire sa propre lumière, l’homme dépendait du soleil; les Aztèques lui offraient des sacrifices par crainte de ne pas le voir revenir un beau matin.La noirceur les terrorisait.Nous jouissons aujourd’hui d’une foule d’appareils pouvant palier à l’absence de lumière naturelle.On s’installe dans un nouveau logis et il ne fait pas long feu que le problème de l’éclairage surgit: comment utiliser les appareils en place?Quel matériel acheter?La lumière nous est une chose tellement familière qu’on ose à peine la manipuler.Combien de fois n’aménage-t-on pas des pièces autour d’une prise électrique ou d’une applique déjà installées?L’essentiel est de bien voir Quel que soit l’environnement où vous vivez, il vient un moment durant 80 9 î r.• " %'.•: "rtf '•«ri» / - uS % Jywil>is» &r i>î>yil)î$ æz Francine Moreau fonctionnels, et beaux en même temps.Jean-Luc et Gilles Hamel créent de belles choses qui se manipulent tous les jours.Et comme le marché est extrêmement réceptif, ils veulent continuer.Après un an, ils ont fait beaucoup de belles choses, sur la 2e Rue, à Québec, dans un atelier où les choses tournent rond.Par contre, ils n’ont pas mille réponses à donner aux «pourquoi» qu’on leur pose.Le plus souvent, ils n’en ont qu’une: «Tu trouves pas que c’est plus beau comme ça?» C’est ce qu’ils nous répondent quand on leur demande pourquoi leur «Boulle» s’écrit avec deux «1».! Les questions compliquées relatives aux techniques d’éclairage, aux tendances avant-gardistes dans l’éclairage d’appartement, ils préfèrent les ignorer pour l’instant, en expliquant que, quand ils seront célèbres, ils auront sûrement des réponses compliquées.Pour l’instant, ils s’appuient sur le principe suivant: «Tout objet a une fonction.Nous, on veut qu’il remplisse bien sa fonction et on étudie le problème avec celui qui a défini la fonction.Mais en plus, on veut que cet objet soit beau.C’est aussi simple que ça».Après un an, ils se sont taillés une réputation dans le luminaire.Mais ils ne veulent pas s’y confiner.Ils ont l’ambition de créer tout un assortiment d’objets qui soient pratiques, Décembre, mois de la fête inscrite au cœur des noires veillées d’hiver.Décembre-la-trève, texte à la libération de l’imagination.Couleurs, sourires, habits de fête: l’impression que tout doit être propre et brillant, brillant et clair pour célébrer la vie souterraine, engourdie peut-être mais non moins vivante.La lumière n'est pas qu’un symbole; elle est condition de vie, expression de la joie d'être bien dans sa peau.Et le long des rues blanchies par décembre, qui n’a pas éprouvé la joie quasi réconfortante des maisons lumineuses, comme autant de balises qui témoignent de la présence?Bien sûr, il y en aura, dont moi, pour dire que certaines intimités clignent des yeux devant une profusion de lumière.Mais.disons qu’il existe certaines circonstances spéci- «Les Objets Boulle Enrg.», c’est raison sociale à résonnance far- fiques où la lumière se doit d’être très discrète.et présente tout de même.Et voilà la subtilité de l’éclairage, la façon qu’a la lumière de s’adapter et d’épouser tous les aspects de la vie.Pourtant, une simple lecture de Bachelard vous en apprendrait bien plus long et bien mieux, serait pour tout dire plus «éclairante» que mes petits bavardages de prélude.Disons donc qu’on est, en principe, tous d’accord quant à la nécessité et aux mérites de l’éclairage; pour éventuellement l’apprécier davantage, passons du côté de l’information que nous livrent à ce sujet deux entreprises d’ici, «Columbia Electric» et «Les Objets Boulle Enrg Columbia Electric est une usine qui dessine et produit plus de 2,000 modèles de lustres de tous genres incluant lustres incandescents, résiden- tiels, commerciaux, semi-commerciaux, fixtures fluorescentes, plaques murales, lampadaires, accessoires, etc.En 1945, monsieur W.Sutterlin jetait les bases de cette entreprise familiale qui fournit maintenant plus de 40 pour cent des lustres résidentiels et semi-commerciaux distribués à travers le Canada.Entrée sur le marché international il y a environ 10 ans, Columbia exporte maintenant ses produits au Mexique, aux Caraïbes et en Amérique du Sud.Le siège social, l’usine et l’entrepôt principal de Columbia sont situés à Saint-Isidore, dans le comté de Laprairie au Québec.Pour faciliter la promotion de ses articles, une salle de montre est mise à la disposition des architectes, décorateurs, ainsi qu’au public en général, à la Place Bonaventure, à Montréal.C’est là que tous les modèles sont exposés, c’est là qu’on peut se procurer le catalogue de la maison.Columbia Electric est principalement une usine d’assemblage.Une fois les dessins d’atelier complétés, une quantité de sous-traitants spécialisés se voient confier la tâche de fournir les pièces nécessaires à l’assemblage.A l’exception de la verrerie, les pièces employées pour la fabrication des lustres proviennent principalement de fournisseurs québécois.Les verres, eux, sont importés des États-Unis, du Mexique ou de nombreux pays d’Europe.En 1973, Columbia Electric introduira sur le marché des suspensions aux lignes simples d’inspiration Scandinave, des dômes de couleurs assorties, des groupes de verrerie opaline, des cylindres chromés avec assortiment de réflecteurs, éclairage commercial pour extérieur constitué des plus récents matériaux accessibles, comme les acryliques, le butyrate, etc.Bref, une panoplie de nouveautés, d’innovations susceptibles de satisfaire le client dans tous ses goûts et besoins.Une évolution à surveiller.une felue, sympathique.C’est surtout une aventure jeune d’un an, amorcée par deux frères, l’un grand voyageur et l’autre professeur.Jean-Marc et Gilles Hamel, de Québec, tous deux baptisés à l’eau des Beaux-Arts, sont assurément deux grands cœurs généreux puisqu’à l’origine de leur entreprise, ils fabriquaient des lampes pour des amis qui leur enviaient les leurs.Et la particularité de ces lampes, c’est qu’elles étaient issues d’anciens plafonniers que les deux frères dénichaient chez des regrattiers.L’aventure qu’ils vivent aujourd’hui est donc issue du couple hasard et publicité-par-les-amis.décembre-pré- ».Mais les plafonniers ne sont pas une mine inépuisable.Si bien qu’en moins d’un an, les frères Hamel et d’autres créateurs de leurs amis ont créé une dizaine de prototypes qu’ils ont placés chez des détaillants preneurs de «beaux objets».Car pour tout dire, Les Objets Boulle Enrg., c’est la passion pour les beaux objets qui ne deviendront pas bébelles en fonction des principes de la vente.Vient ensuite, dans la chronologie, la rencontre de Jean-Marc avec un architecte; étape qui mène à la fabrication plus orientée vers les luminaires.C’est un nouveau filon et c’est celui que Les Objets Boulle exploitent désormais.r % l y » H -i * a Plutôt que de créer à vide et d’espérer des acheteurs, ils cherchent des gens qui ont des besoins: architectes, constructeurs, décorateurs, etc.Ils offrent les ressources de leurs idées et de leur main-d’œuvre.Ils étudient les besoins et proposent des solutions.Quand la solution est acceptée, l’atelier se met à bourdonner.Et depuis un an, l’atelier n’a pas cessé de bourdonner! Ce qui pose, entre autres, le problème de rester des créateurs sans devenir uniquement des administrateurs.K ' S me % 4 1 # 14 15 * I jT~ q \*\ s -iss âii îii^Arfi' '* :: Wm iii kA' 1 û-v.Sh m BEAUTÉ, ÉLÉGANCE ET STYLE QUALITÉS DE NOS CRÉATIONS fs -y • •: Ha 181 i ! si 6 M M I m B s y y K; W-, Void de nos 900 idées lumineuses! m une Allez voir le plus beau et le plus vaste choix d appareils d'éclairage à notre salle d'exposition de la Place Bonaventure.à Montréal.Ou demandez notre catalogue gratuit de 120 pages en couleur.COLUMBIA ELECTRIC LT O.St-lsidore, Co.Laprairie.Qué.design par YVON VALLÉE s.d.e.-t.p.INTÉRIEURS «t RÉALISÉ PAR VALLÉE En vente chez les marchands d'appareils électriques et chez les décorateurs d’intérieurs.1100 RUE SAINT-AMOUR, MONTRÉAL 384 - 336-5877 WM I FSP1111 ¦ptiii I Æ ii t ' : Is .f- 1 1 ! tanin n % I i* ?G |Vr / L shades ef J I .— | J dtadtlfs] DÉCOR: PIERRE VALLÉE S.D E./EATON STORES LAMINÉS FABRIQUÉS diâcc 6051 IBERVILLE REPENTIGNY, QUÉ VOTRE SPÉCIALISTE EN STORES DE FENÊTRES DISPONIBLES DANS TOUS LES GRANDS MAGASINS.DÉCORATEURS ET CENTRES DE DÉCORATION 17 w courre r\ V*6 .wg oiti SSS&a une question qui nous est souvent posée: où peut-on se procurer des billes de polystyrène?Ces petites billes qui remplissent fauteuils-sacs, sofas ou coussins, sont en vente chez Légerlite Sales inc., 8415 Pascal-Gagnon, 312-7843.Le prix est d’environ $10.00 pour 10 pieds cubes.Nous vous invitons tous à nous communiquer vos petits trucs-maison, vos trouvailles et tout ce qui a trait à l’amélioration d’un intérieur, à l’aménagement fonctionnel du milieu de vie d’une famille, d’un couple, d’un étudiant.Il nous serait très agréable d’en faire profiter tous nos lecteurs.Peinture, sculpture, tapisserie, autant de formes d’art qui, en plus de leur valeur intrinsèque, ne sont pas à négliger comme élément de décoration.Décormag abordera bientôt ce sujet.Qui sont nos peintres?Quelle place leurs œuvres occupent-elles dans nos demeures?A ces questions et à bien d’autres, Décormag donnera réponse.Les nombreuses demandes de renseignements que nous recevons chaque jour nous ont révélé combien nos lecteurs sont friands de trucs de décoration et de bricolage.Nous verrons donc à les rassasier en multipliant, dès maintenant, les chroniques destinées à ces mains habiles.Mais répondons tout de suite à Merci à vous tous si nombreux qui lisez régulièrement Décormag et qui nous faites parvenir un courrier si abondant.«Bravo pour ce magazine québécois qui n'a rien à envier à ses petits frères américains.Enfin, grâce à l’initiative de l’équipe de Décormag, nous ne sommes plus les parents pauvres dans ce vaste marché du magazine de décoration.Nous devons non seulement vous féliciter, mais aussi vous remercier, car Décormag répond vraiment à une attente, attente qu’on n’aurait pu combler avec plus de brio.» Margot Sylvain 485.41ième rue est #4 Québec 7 «Félicitations, Décormag est une revue sensationnelle! et attendue depuis très longtemps par tous les Québécois.J’aimerais, si possible, vous faire une suggestion qui j'espère plaira à un grand nombre de vos lecteurs.Serait-il possible de nous faire connaître nos peintres canadiens; plusieurs nous sont totalement inconnus et pourtant ce sont de grands talents.Nous pourrions aussi admirer, par votre entremise, quelques-unes de leurs toiles et y puiser quelques suggestions pour la décoration de nos foyers.Merci à l’avance de votre atten- Safi roeet t i S»’ f .I I — «% t - ’-ai X m V tion.JOSÉ PASQUIER LTÉE Lise Lamontagne 115 boulevard Laval Laval-des-Rapides 1 Galerie Westmount square Montréal DÉCORATION - DESIGN • importation directe d'Europe • commande particulière sur demande.• dépositaire des sièges «ROSET» (France) 18 Cyril Simard architecte, directeur technique et culturel de la Centrale d'artisanat du Québec.» Chaque mois, Décormag vous présentera les plus beaux produits de l’artisanat et des métiers d’art du Québec.Ceci pour vous inciter à donner à vos intérieurs la chaleur de l’objet «fait main» tout en vous habituant «s’il y a lieu» à vivre en compagnie de nos créations québécoises.Comme le concours de banderoles fut une occasion de vérifier la qualité et la quantité de nos techniques, Cyril Simard a voulu, dans ce premier contact avec vous, rendre hommage à ces 425 artisans-créateurs, témoins de la vigueur de notre culture matérielle.Le jury Sous la présidence d’honneur de madame Jean-Marie Gauvreau, le Jury se composait des membres suivants: Madeleine Arbour, décoratrice André Boily, directeur des relations extérieures d’Air-France Guy Desbarats, doyen de la faculté d’Aménagement de l’Université de Montréal Françoise Gaudet-Smet, journaliste Huguette Proulx, journaliste Marcelin Cardinal, de l’association des artistes professionnels.t V ¦ * ) I Le concours de banderoles Nombre de concurrents S Lors de l’inauguration du Salon des Métiers d’art en décembre 1971, le ministre des Affaires culturelles du Québec, madame Claire Kirkland-Casgrain, lançait ce concours qui s’adressait à tous les citoyens du Québec.Ces banderoles devaient orner le Pavillon du Québec à Terre des Hommes 1972.t : 425 personnes :c iHÙi • I *>; La liste complète des gagnants____ V 1 " prix: Voyage en Europe Aller-Retour pour deux personnes, par Air France en Boeing 747.Mme Suzanne Galaise, 185 Guilbault, Lon-gueuil.Que.2" prix: $250.00 en argent.Mme Lise Nantel, 835 rue Bousquet.Montréal 132.Qué.3" prix: $150.00 en argent.Mme Marie Paule Rock, 10810 rue Belleville, Montréal.LO/ Objectifs atteints Les résultats de ce concours démontrent l’originalité et la diversité des différentes techniques artisanales du Québec.Ils soulignent, de plus, l’immense talent créateur de nos artisans.19 12' prix: Mme Clémence Lord, 3892 Saint-Hubert, Montréal, Qué.13' prix: M.ou Mme P.Gaudet, 6535 A rue Viau, Montréal 410, Qué.14' prix: Mme Marguerite Lamoureux, 1543 boul.des Forges, Trois-Rivières, Qué.15' prix: Mme Rose Michon, 1710 Duvernay, Saint-Hyacinthe, Qué.12 prix: bons d’achat de $50.00 en marchandise dans un des magasins de la Centrale d'Artisanat du Québec.4' prix: Mme Lise Henri.25 Alain, Notre-Dame des Prairies, Joliette, Qué.mention spéciale 5’ prix: Mme Christiane Lebrun-Michaud, Grande-Rivière, Gaspésie.Qué.mension spéciale 6' prix: Mme Joyce Presho, 258 de la Sau-drays, Boucherville, Qué.mention spéciale 7' prix: Mme Lise G.Lavoie Chartrand, 8650 Grande Allée.Saint-Hubert.Qué.8' prix: Mme Lionel Allard, Ste-Séraphine, Cté Arthabaska, Qué.9" prix: Mme Joyce Presho, 258 de la Sau-drays.Boucherville.Qué.10' prix: Mme Lise Nantel, 835 rue Bousquet, Montréal 132.Il" prix: M.André Gauvreau, 1847 Le Corbusier, app.6.Chomedey, Laval.Mentions honorables Madame G.Lévesque, 6634 rue Louis-Hébert, Montréal 330, Qué.Madame Denise Bossé, 560 ave Logan, Saint-Lambert, Qué.Atelier François Michel, 4700 Prince of Wale, Montréal, Qué.Mlles Pascale et Brigitte Vaillancourt, 107 rue de la Picardie, Saint-Lambert.Madame Camille Hoede, 28 est, rue Bernard, Montréal, Qué.Mlle Martine Grubar, C.P.44, Como, Cté Vaudreuil, Qué.Madame Manon Leclair, 360-7' Avenue, Iberville, Qué.Madame Joyce Presho, 258 de la Saudrays, Boucherville, Qué.Madame Diane Vinet, 1135 rue Notre-Dame, Repentigny, Qué.R.Kaegi & M.Altarac, 751 ave Devonshire, Chomedey, Laval, Qué.Les six premiers prix nmrfff ?.luimum 3 2 1 / / O s 1 ' i I I 4P ==- i — !il|i m* •e *e% > s ¦ % - r> I » 1 z z z \ V / A" \ t \ V7'.\ ! ; \ \ ! / t ! t r z 6S$#/ \ &r ¦i '• • v' z \ (fSv^ ' f « I V I ! f I I 1 ^ ¦ \1 •**•»*$ t l i « / I à! \ I N \ z ) Illustrations: Mathieu Kaden fig.3 ¦fig.2 22 BBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBB c£ -te DeRMIB.Réun\oK cteow ^ Vori?e Revue, ay At'A DtfMA-VDti1 06" t J'AU^^(?'I)e7^'pL g^cfiT mu c'-^rirr pg^iKipus P’/v£|My 0m *syws^5ae»B£S' , JVdETPEf OeWO&L'.MivoA-MG /A- He^KTKice-ev.c^p M?(j Plus p'mll&tAS.ob CPUt PRoui/t friew Lef Joivr iweL f’VlSA-g.CB^MBTWG" POv*.U(V M^TKlG_6^CbLGV(2.$vt VUUJ XP lie 5 re* MÇ/UÆiRf vbfflix Poo* H75.-*r -i* * * * $ * * P 23 LES BONNES ADRESSES MiNiùa PEKING ARTS 7001 BOUL.PIE IX 727-8376 ft ;¦ v Ê CAGE '¦J» Mj dART ‘i m se» /i Téléphone 272-8224 Y(^ U J; if] CADEAUX ET OEUVRES D'ART l'iîüfi • BATIKS • LITHOGRAVURES G 1062 OUEST.AVENUE LAURIER MONTRÉAL 1 53 - QUÉBEC 273-8184 5316, AVENUE DU PARC • MONTRÉAL ?M.et Mme François Bouyeux EXCLUSIVITÉ CANADIENNE le boutique IN & OUT PRINTING INC.BUR.: 849-6587 GABRIEL FILION INC IMPRIMERIE OFFSET PRINTING CENTRE D'IMPRIMERIE INSTANTANÉE JOUETS DE QUALITÉ • dans tous les prix • pour tous les âges INSTANT PRINTING SERVICE Tel 274-0697 Tel 843-8421 Tel 737-3374 1127 ouest.Laurier 13 78 ouest Sherbrooke 5593 Côte des Neiges 480 ST-JEAN Montreal, Que.Pierre Charbonneau TEL: 325 2718 GRAVURES LITHOGRAPHIES ENCADREMENT DE CHOIX Go.Voiding Trade Service oMuaJL 68 WESTMINSTER N MONTRÉAL OUEST 488-7061 1024 OUEST AVENUE LAURIER 279-2188 5755 METROPOLITAN EAST ST.LEONARD 458.P.Q.JEAN PIERRE AUBIN LOUIS A.lanoe, fondateur 1934 QaleàU "jd'/fot 1*IGHÇGU" /ht Qallefuf ROBERT PICARD ANTIQUAIRE 277-2179 370 OUEST* RUE LAURIER - MONTRÉAL 162 EXPOSITION JUSQU'AU 7 DÉC MICHEL PERRIN 2366.OUEST RUE NOTRE-DAME MONTRÉAL 105, QUÉ TÉL 932 5582 24 A O mi m 151 OUEST.RUE SAINT-PAUL MONTRÉAL 125.TEL (514) 844-2307 ftr- ' ÎSV.•/ /¦ ;:c." mm i I Â> : : mai gr\ t BSi ê ¦U X- , ’ü A Ê '* J ; a m ?! y V S A: ,-'c .• .1 ES » WM m % ii lUT-v l\.v'v t‘Mm ip® m •s s_/ £>• - * T ¦ AV.t rv.LA ^ ^ * *K P » -VIT SS H I K - />: s A f.'lj M f & m m '/y & ri t ¦ktl v ¦H S 1 , PI / Ifc m it / / îLl warn is;;, R W ¦m, w Tiré de Canadian Illustrated News, 29 décembre 1877.29 a# w :W: «Dans l’temps des fêtes, chez nous, ça ne dérougissait pas pan toute! Pis on avait ben plus de plaisir qu’au-jourd’hui.laissez-moi vous dire ça.A c’t'heure.c’est pus pareil comme autrefois.Les gens ne savent plus s'amuser.» Les fêtes, nous racontent nos parents.commençaient dès l’automne.V joie pour toute la maisonnée d’assister à la préparation des bons plats destinés aux festivités.De bonnes odeurs émanaient de la cuisine et le fourneau chauffait jour et nuit.On avait parfois la chance, quand la cuisinière était de bonne humeur, de manger le «trou» des beignes, mais c'était tout! Et même avant, si l’on pense que les confitures mises en pots en août, que les pommes cueillies un peu plus tard, étaient les ingrédients indispensables aux desserts des grands jours.Ces grands jours, on les appréhendait trois mois d’avance.Et dès le début de décembre, c'était une «n* I H r.¦ill tel JT ijj 4 'ri # â/ -*?S \ .w ! A - § 38 *as > k f\ \ ' 'M4- \ ' m rJL txS fj A s * 3 ) a, i fi x • â jfjÿk ¦ ' ^ / V# r, ¦ 4 î zp bX: ; \ t •if F5 * X % K * i veillon de famille où les voisins et amis étaient toujours les bienvenus.De cadeaux, il n’y en avait point.C'était au Jour de l'An que les plus fortunés trouvaient dans leur bas, une poupée de chiffon ou quelques friandises.Chacun par contre avait son orange, qu'il admirait pendant trois jours avant que de se décider à la manger, quasi religieusement! Si les festivités se prolongeaient entre Noël et le 1 janvier, on n'en continuait pas moins à se préparer pour la grande fête, celle qui réunirait toute la famille des quatre coins du pays, le Jour de l’An.Les femmes s'affairaient à la «mangeai! le» et apprêtaient la table qui resterait dressée pendant trois jours, tandis que les hommes préparaient la On écoutait les trois messes sans se lasser d'admirer les décorations, la crèche, et les cantiques qui.au dire des assistants, faisaient littéralement «trembler» les murs de l'église.On revenait chez soi en chantant, le cœur transporté, tout plein d'un recueillement paisible, terminer cette nuit magnifique par un modeste ré- w w La Messe de Minuit à Notre Dame.Tiré du Magazine Illustré de La Presse, 21 décembre 1929, dessin de G.Latour 31 , a# :W; :W: guignolée.«C'était tout un événement».dit-on, «on en parlait trois jours d'avance».On prenait même le soin, la veille de la quête, d’aller porter une cruche de vin au pauvre qui recevrait les étrennes et aussi.les fêtards! Tout le voisinage se préparait à accueillir les «guignolards», leur demandant sans cesse: «Allez-vous courir cette année?» C’était la veille du Jour de l'An, après le souper, que la bande joyeuse partait en «sleigh double» quêter pour son ami: toutes les maisons y passaient et, au son des grosses cloches, du tambour et de l’accordéon, on pouvait l’entendre venir et dire: «Ah! ils sont rendus chez Sévère, ils s’en vont chez Dollard, ah! ils s’en viennent ici!» A la porte, les quêteurs chantaient la rengaine d'usage: La Guignolée, la Guignoloche.» et annonçaient pour qui ils sollicitaient des dons: Y a dans le haut de l'Acadie des gens bien égayés qui courent la guignolée, la guignolée c'est pour ti-gars Boulé! Et jamais n’aurait-on pensé à changer de pauvre d’une année à l'autre.P X* I ' t 1,3%: r *2 H l A \ ! fk * g - r / % X IV \ .; il On recueillait assez d'argent et de denrées pour l’hivernement de Ti-gars: cinquante livres de porc frais (des «belles fesses», des côtelettes et des épaules), cinq ou six poches de pommes de terre, deux à trois têtes de porc, vingt livres de beurre, des choux, des carottes, cinq à huit dollars en argent, sans oublier la pitance du cheval.A chaque morceau de choix s'ajoutaient bien entendu, pour réchauffer nos gais lurons, le p’tit coup de gin.de vin.ou la «ponce chaude», mélange d'eau bouillante sucrée et de whisky.Si à la fin de la tournée, on était en grande forme, le gardien, préposé à l'attelage et à l'emmagasinage, lui, conservait ses esprits.Il n'aurait fallu semer des pommes de terre sur le chemin ou laisser les chevaux prendre froid! Ne répondait-on pas à la porte, les «guignolards» avaient leur mot à dire: La guignolée, la guignoloche Allons-nous-en, chers compagnons Nous sommes ici su des cochons! La quête terminée, on allait porter le butin au pauvre.Ce dernier, reconnaissant.servait nulle autre chose Le déballage des étrennes.Tiré de Canadian Illustrated News, 22 décembre 1877.La confection de l’arbre de Noël.Tiré de Canadian Illustrated News, 26 décembre 1874.W; 32 a# w- :W; fois, mais déroger à cette coutume eut été un véritable péché.D’autres reculaient au matin cette demande intimidante mais combien gratifiante en même temps, et l’on se «tiraillait» pour rentrer dans la maison au retour de la messe.Les enfants les plus éloignés ne manquaient pas de venir solliciter la bénédiction du paternel, et on la demandait même par courrier quand on ne le pouvait de vive voix! Et la vraie fête commençait.A midi, on dégustait la dinde ou le cochon de lait, le rôti de porc et les «patates brunes».Sur la table s’étalaient les concombres salés, les aspics, le bon ketchup vert.Pour toute décoration, une bûche de bouleau fendue en deux sur laquelle on avait fixé que.le vin porté la veille en prévision de cette visite.Ces joyeux préliminaires terminés, venait le moment solennel de la bénédiction.Certains, plus pressés de remplir ce devoir impérieux, la demandaient minuit venu, tous postés dans le grand escalier, allant à tour de rôle s'agenouiller aux pieds du père.On était ému et gêné tout à la -J £ a k/y '• im - 0# t .*r I.! m M s, M h 9 3Ex '¦ w ' J **!¦ jm arSJ Çv.if* g X- Cy .1 ü I tm Tâ & IP ;/ S3 4>j xmmmM II» >j gr/2 1 Sas 1P v fi'*»- £ I & v :: ffl vA » : f M/ft - ¦ m- .¦ ¦ 1 2' # Hi m I ¦ 111*181.Sti .7L les confitures à la crème fouettée.Pour les enfants, des bonbons au sucre d'orge.Le tout accompagné d'eau ou de vin.selon la fortune de chacun, ainsi que de liqueur de framboise pour les plus jeunes.Les visites commencées à Noël s'intensifiaient ce jour-là.On faisait la tournée des voisins pour «se la «nas*** souhaiter» bonne et heureuse et selon chaque âge, le paradis à la lin des jours, de beaux enfants, une bonne santé, etc.Il fallait embrasser les grands-pères moustachus, comme les beaux jeunes hommes et les appétissantes dames.Tout le monde y passait.quelques chandelles et.ô suprême délectation!, les plateaux des fruits si rares en temps ordinaire: oranges, bananes, grappes de raisins et noix de toutes sortes.Aux plats principaux s'ajoutaient les innombrables desserts, privilège des fêtes, eux aussi, les tartes aux fruits, les gâteaux, les biscuits glacés, les beignes, les gelées, les mousses et Puis venait la danse; le violoneux faisait son entrée, ainsi que le pia- Le réveillon Tiré de Canadian Illustrated News, 24 décembre 1881, dessin de Henri Julien.33 •4M* :W; m.succédaient aux complaintes des vieux.Les conteurs tenaient les cœurs en alerte, inventant au fur et à mesure la légende de «Fort, Faible et Raide» ou encore celle du «Roi et de la souris», ne manquant pas de temps à autre de reprendre leur souffle, tout en passant discrètement le chapeau.Parfois la lampe à huile faiblissait et l’on se précipitait pour ouvrir portes et fenêtres, afin de raviver la flamme.On n’aurait voulu pour rien au monde — les temps changent -que la lampe s’éteigne: les fantômes et les esprits rôdaient dans l’obscurité! On fêtait jusqu’aux petites heures du matin, allant souvent terminer la veillée chez un oncle ou un ami.Cela se prolongeait jusqu’à l’Épiphanie où le pois et la fève décidaient du règne I; HH niste, le joueur d'accordéon et de «musique à bouche».En ce temps où la radio n’existait pas.on se faisait une fête de ces veillées musicales où les meilleurs «violoneux», chanteurs et gigueurs se surpassaient pour réjouir t’assemblée.On avait décoré les plafonds de papier crêpé et de feuilles de gui.roulé les tapis et poussé les meubles contre les murs, les «reels» fliVi’h • IIiMMMII 'IIiIHLi.H1 l'il '•* I ¦ 0,, i'v!T*." * : .; .M&S v \ iS?-' =*/ ?! ' k I grit % z> >,}¦ m s 4—- t m % - t m "V?" k 3'J V.' H m i .wy ' '/IL fmwdiWi'* F J ï.-MfÆ % % \ g?I.‘I*.défilait devant la maison, la première à posséder l’électricité, pour voir de près ce qui, au loin, semblait être une immense lueur rouge.C’était un père Noël installé sur la cheminée et qui était éclairé par un ingénieux système d’ampoules électriques.Le sapin de Noël que les plus jeunes ont toujours connu n’a également fait son apparition que très de l’une et l’autre, et les sujets devaient tout le jour se rendre aux caprices des souverains.«Si tu ne manges pas de l’oie aux rois, tu seras pauvre toute ta vie», affirmait le dicton.tard à la campagne, bien que les citadins anglophones l'aient introduit ici dès la fin du XIX siècle.Ce sapin «électrique» marque un détour dans les festivités de Noël et du Nouvel An.Il est peut-être l’apport d’un certaint esprit profane qui s’est implanté dans la mentalité québécoise.Les décorations, qu’on ne préparait autrefois qu’à la toute veille de Noël, Aujourd’hui à l’Acadie, on se souvient encore de la première décoration lumineuse extérieure comme d'un événement quasi historique: on w •IMfc Le Conteur de Conies Tiré de l’Opinion Publique, 28 décembre 1871, dessin de W.Thomas.34 a# :W; sont maintenant exposées au milieu de décembre dans les maisons et dès novembre dans les lieux publics.Certaines villes organisent même, au sein de leurs rues, le concours du plus bel ensemble décoratif et l’on voit, d’année en année, résident! et voisins se surpasser pour créer les effets de lumières les plus inattendus.Parents et enfants ne ratent pas non plus l'occasion, à la célèbre parade du Père Noël, d’aller admirer les vitrines des grands magasins, fruits de savants montages où l’électronique s'allie au néon et à l’effet sonore pour mystifier le badaud.Plus de marge établie maintenant entre l’aspect familial des fêtes et leur caractère profondément social et commercial! Les réjouissances débutent non plus à l’église, mais au bureau dont le célèbre «party» semble l’occasion d’un défoulement collectif où employés et supérieurs se confondent sous l’effet euphorisant de la «divine bouteille».Ce jour-là.le retour du bureau donne quelquefois lieu à des reproches couverts qui ajoutent un ' x ’IjA •"' *•%» • ***""1*nra J5 & El 1 • r Z," g /- % y/ < fftz v %; ','j V & V' 4 r s Ü* J V Wj r.> ~ « ¦ J 2iY a ¦c It m w/j ,Zr1 v ' : VA * ' f A 4 t .HA.s U w-' h I » » 1 1 % t n # 4 / » iV \ ¦* t./ ' 2 ?I » ?, < f f I * I certain piquant au début des festivi- ran te dans toutes les familles.Le déploiement des cadeaux, des papiers et des rubans de couleurs vives au pied du sapin, qu'il soit naturel ou synthétique, sont un moment de joie et l'occasion pour chacun d’offrir et de recevoir la lotion à barbe, la sempiternelle cravate, le jouet mécanique, le vison ou le fer à repasser, la paire de skis ou de boucles d’oreilles, la boîte de chocolat, les «parities» en dentelle, enfin les cadeaux qui font plaisir, qui font rire ou pleurer.Parfois ces derniers ne doivent être que de fabrication domestique, parfois aussi préfère-t-on ne pas en échanger et louer un chalet pour la saison de ski ou fuir vers le sud.Plus de canon rigide! Les Noëls sont appelée, à changer d’année en année et selon le tés.Va-t-on à la messe de minuit?C’est une affaire de conviction ou de.température! Autrefois, le cheval sortait par tous les temps, aujourd’hui la voiture est plus capricieuse! Le réveillon de Noël, avec le déballage des étrennes et le repas quasi gastronomique sont maintenant chose cou- w •IMfc 3M* Le Jour de l’An Tiré du Magazine Illustré de La Presse, 31 décembre 1926, dessin de (i Latour.35 on s'amuse.On porte d’élégantes toilettes.L’ambiance est à créer.Il arrive aussi qu’on soit si fatigué au retour du travail que l’enthousiasme n’y est pas.Parfois un être cher s’est esquivé chez des amis.Ces amis qui vous manquent lorsque le réveillon de Noël demeure strictement familial.Mais la veille du Jour de l’An offre souvent l’occasion d'organiser goût des familles.Quant aux repas, ils sont aussi variés que nombreux.Ce sont des assortiments de fruits de mer, des fondues, des buffets froids (amuse-gueules et salades) ou des mets étrangers et régionaux.Certains demeurent fidèles à la tradition et ne dérogent pas à la dinde farcie et à la bûche des fêtes.On boit beaucoup et une soirée à la discothèque, au spectacle, au chic restaurant ou ailleurs et permet ainsi de regrouper les amis intimes pour se souhaiter la bonne année, sur le coup de minuit.A l’heure fatidique, on fait sonner quatre ou cinq cadrans, on crève des ballons remplis de confettis, les serpentins se déroulent, les lumières s’éteignent complaisamment et l’on :'ÎP c# X ,v sa ',%¦ X|7 > yiV: N ±ê4 Li !H ur~—' i m I rj rX V F; 1 ^ i 'T '•% »V> v.È#% \ .1 Les Ateliers r monminou Michel Gagnon VOUS AVEZ DÉJÀ REMARQUÉ CETTE DÉMARCHE CARACTÉRISTIQUE DES FÉLINS ?f \ M C'EST VRAIMENT BEAU! cr 43 0 Ü Ml fleurs denoël Christiane Duchesne a Violette africaine, cyclamen, azalée, kalanchœ, poinsettia ou cactus de Noël, toutes sont très faciles à trouver au temps de Noël.Et dans le cas contraire, si c’est vous qui offrez en cadeau une plante, fleurie ou non, immense ou minuscule, sachez choisir en fonction de la personne à qui vous la destinez.Il faut penser avant tout que bien des gens n’ont pas les moyens de s’occuper des plantes, qu’il en existe qui les aiment tout simplement pas, et de ce fait, qui ne s’en occuperont jamais.Les cadeaux inutiles ne plaisent à personne.Pensez surtout à ne pas imposer de trop grosses masses de verdure à celui qui habite un deux pièces, de ne pas offrir une plante qui doit vivre en plein soleil à celle qui habite dans un appartement trop sombre.Pour ce qui est des fleurs coupées, c’est la grande liberté! On n’en offre jamais trop, elles font toujours plaisir; et c’est peut-être le moment de rechercher la fleur rare, la fleur étonnante, comme l’arum calla, l’anthurium, le strélitzia, l’anémone ou le mimosa.Ce sont des fleurs faciles à trouver chez les fleuristes à l’époque de Noël, mais auxquelles on ne pense pas souvent.Et lorsqu’on reçoit des fleurs en quantité, c’est l’occasion rêvée pour parsemer la maison de bouquets, des gros, des tout petits, pour inventer mille façons de disposer les fleurs en couronnes au milieu de la table pendant toute la durée des fêtes, de faire des petits bouquets pour la chambre des enfants (qui malheureusement n’en reçoivent pas très souvent).On ne pense pas non plus aux branches de conifères qui offrent des possibilités sans fin pour les centres de table, branches de pin, de cèdre ou de sapin piquées de chandelles très longues et fines, branches suspendues à la façon des mobiles auxquelles on accroche des boules, suspendues dans la chambre à coucher, dans la salle à manger, dans la cuisine et dans le vestibule.On ne pense pas non plus aux branches mortes, disposées en gerbe dans un pot très large, auxquelles on peut accrocher soit des boules de Noël, soit des petits éléments décoratifs fabriqués par les enfants ou par des adultes-bricoleurs.oiseaux, étoiles, cristaux de neige.Il y a aussi les traditionnelles branches de gui et de houx aux petites baies blanches ou rouges, sous lesquelles il faut s’embrasser s’il est minuit le 31 décembre, branches aux feuilles brillantes et lustrées qui décorent toujours avec beaucoup de charme.A suspendre un peu partout elles aussi, à étendre en couronnes sur la table, ou à disposer autour d’un grand plat de service.Faites-leur la vie heureuse à ces fleurs, à ces plantes, faites revivre les branches, laissez-leur quelques moments de folie.A Noël comme dans toutes les grandes occasions, les fleurs agissent en éclaireur, tendues à bout de bras par toutes les belles-sœurs, les tantes et les cousines.On se retrouve surchargé de fleurs de toutes les espèces, en énormes bouquets ou en arrangements immuables; ou bien encore avec trois énormes pots de poinsettias.Et il arrive souvent que devant trop de plantes et de fleurs, on oublie de donner tous les soins nécessaires.Les poinsettias meurent d’inanition et les fleurs dépérissent trop vite.la triste vie des fleurs de Noël.Il y a pourtant des moyens, bien simples de les mettre en valeur, un peu à la manière des petits bouquets de cuisine du mois de septembre, en recomposant les arrangements, en coupant quelques têtes ici et là.Si l’on vous fait cadeau de plantes, gardez-vous bien de les considérer comme un simple ornement passager, qu’il s’agisse d’un cactus miniature ou d’un énorme caoutchouc.Les plantes sont des cadeaux à longue échéance: elles valent la peine qu’on s’en occupe bien.La première chose à faire, une fois l’activité de Noël passée, est de s’informer de la nature de la plante-cadeau et des soins qu’elle exige.Qui sait si au prochain Noël, elle n’aura pas triplé en volume et fleuri deux ou trois fois.?A condition qu’on s’occupe d’elle consciencieusement, la plante-cadeau deviendra peut-être l’un des plus beaux éléments décoratifs de votre maison.m H 0 44 m ?L A z \ fe® ( y .> - * 4 - i r S—- \ SM."x .% * .:-u -A V > f y ' "Vf Vi II \ '17 y r.?.A V Ï *>> JEAN LESSARD 45 Iras» M il» c 3 P < LE NAVIGATOR «LES FILLES DU ROY» „ Toute la saveur de la Nouvelle-France dans un décor XVIIIe siècle 41 5 est, rue Saint-Paul dans le Vieux-Montréal LA BOUTIQUE SOLEIL VOUS INVITE À VISITER SES NOUVELLES EXPOSITIONS ET SES CRÉATIONS-MODE «LES CRÊPES FAITES DANS LA PLUS PURE TRADITION BRETONNE» 427 PLACE JACQUES-CARTIER VIEUX-MONTRÉAL 861-5731 MÉTRO: CHAMP DE MARS 63, RUE GALANDE PARIS, Ve 430 BONSECOURS 866-9019 t F 1 2h à 1 8h tous les jours la Collection jtlobe 363 e$(t,rueâ>t-^aul ^ieux-Sontréal i maison des arts » la sauvegarde ! TJ JB SE 866-5289 160 est, rue notre-dame - montréal 127, québec — 861-2658 3453 ô.t DEW5 ùmx COURS D’INITIATION À LA DÉCORATION INTERIEURE* m .a 1668 St DErtlS J s&mm jeÉIÉ^ 0 SOUS LA DIRECTION DES ARTISANS DU MEUBLE QUÉBÉCOIS INC r< jvnvnvnvuvuivi § Morency ¦¦ FONDÉE EN MLWWlArPI J Frères 88 EST- RUE ST-PAUL VIEUX-MONTRÉAL (127) 1 RENSEIGNEMENTS 8661836 2ième SESSION ENCADREMENT 0 15JANV 1973 1 APPROUVÉ PAR LE k % TÉRE OE L ÉDUCATION DORURE MINIS- RESTAURATION REPRODUCTIONS CARTES DE SOUHAITS TABLEAUX D’ARTISTES CANADIENS 1564 rue Saint-Denis, Montréal Téléphone: 845-6894 - 845-6442 50 la grande parade des ï6fufB|-T »• Martine Frenette Photos de Jean Lessard Approchez! Approchez! Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, le grand Carnaval des Jouets est commencé! Place à l'insolite, au fantastique, à l’extraordinaire défilé! filles ont fort à faire pour les calmer ou les bercer doucement.Mais voici qu’entrent en scène les marionnettes: polichinelles, sorcières, Pierrots, animés par des mains agiles, forment une joyeuse sarabande.comme les applaudissements et les murailles ennemies! Le cowboy se prend les pieds dans son lasso, bousculant ainsi l’astronaute aveuglé par son super casque spatial dont les antennent fauchent au passage les plumes du grand chef indien.D’autres, solitaires, préfèrent colorier ou résoudre un casse tête.Einstein et Copernic revivent au milieu des éprouvettes et des téléscopes miniatures.Picasso a installé son atelier dans la cuisine et Le Corbusier manie les cubes au salon.L’orchestre de chambre (à coucher) est en pleine répétition.Le piano et la flûte n'ont pas toujours réussi à s’accorder.Tout est miniature, à l’échelle des enfants, un village de Liliputiens.Ils jouent aux grandes personnes, les imitent et les singent parfois.Mais c'est le monde à l’envers, car les parents, eux aussi, jouent le jeu! Pour la poupée nouvelle venue dans la famille, la maman coud de nouvelles robes, prépare le berceau et le papa accapare vite le nouveau train électrique.Toutes les poupées, aux premières loges, sont en attente, les yeux brillants.Les unes, debout, agitent bras et jambes, battant des cils, et lissent leurs beaux cheveux bouclés.D’autres, sagement assises, aux robes gaies et multicolores, ont un teint de rose et les yeux bleus rêveurs.Puis viennent les soldats, raides et solennels, derrière leur colonel à la jambe de bois.Au son des tambours et des trompettes éclatantes, ils défilent en cadence.Toute la panoplie des généraux et des amiraux se pavanent devant les simples soldats qui ferment la marche, la fleur au fusil.On voit Hélène, la coquette qui a mis tous ses bijoux et Marie-Chantal, très chic, et très fière de son chapeau et de ses bottes de fourrure.Là-bas, c’est Claudette, l’écolière, avec ses lunettes sur le nez et, à côté d’elle, Louise l’infirmière a fort à faire avec sa trousse de premiers soins.Les poupées de quatre sous sont mollement étendues, bras dessus, bras dessous, jambes croisées et têtes tombantes aux cheveux de ficelles.Les nouveaux-nés joufflus dorment em-maillottés dans leurs landaus ou abandonnés, appellent «papa, maman.papa, maman.» Les petites Et les enfants se font héros et roulent les canons, déplacent les arbres et manœuvrent les gros vaisseaux de la flotte de Sa Majesté.Les avions piquent au rythme des cris, et c’est la fête! C’est le paradis des enfants, sages comme leurs poupées ou un peu fous dans leurs bolides à pédales.Perdus parmi les jouets, ils deviennent tour à tour musicien, chef indien, scaphandrier ou patineur étoile.On ne compte plus les Bobby Orr, les Superman.Les médailles tombent DO 51 B 12 *> 11 1 ¦I 1 Petite automobile en bois.$5.98, chez Gabriel Filion.2 Grue magnétique Sio, fait en Hollande, $8.00.chez Jouets pour Rive Gauche.3 Petit chien Nicki, fabriqué par Brio, $4.98, chez Gabriel Filion.4 Train à construire, fait en Suède, $9.98.chez Jouets pour Rive m Gauche.U 5 Auto de course en bois, $9.98, chez Gabriel Filion.6 Linjo, jeu d’images, fait en Allemagne, $3.50, chez Jouets pour Rive Gauche.7 Blockhaus démontable, $8.00, éditions Belvédère.8 Little Men, un jeu de création, fait en Angleterre, $6.00, chez Jouets pour Rive Gauche.9 Tire-cubes, $3.50, aux éditions Bel- 9 védère.10 Spiel-Naef, jeu de patience, fait en Suisse, $7.50, chez Jouets pour Rive Gauche.11 Petit train en bois, $1.50, chez Gabriel Filion.12 Gaflfel-Labyrint, un jeu de coordination pour les yeux et les mains, fait en Suède, $7.50, chez Jouets pour Rive Gauche.i t _L_ : B 2 aux r 3 «r&i* 4 8 I I A 5 7 1 6 52 faire revivre: une poupée de chiffon s’accroche très bien à un mur, un petit sac cousu à l’arrière la transformera en porte-pyjama.Le casse-tête peut devenir tableau et le landau ou la poussette, coffre à jouets.Et bientôt les enfants seront les acteurs émerveillés du grand défilé des jouets.On sait que le Père Noël en est le grand magicien.Vous aussi n’est-ce pas?Si vous le voulez bien.Mais, bien avant le défilé, vous étiez émerveillés devant les étalages, impatients, curieux, un peu anxieux aussi devant tant de choix.Quelle poupée?Le petit service à café ou la machine à coudre?La toupie ou l’ours en peluche?Comment respecter les goûts et les besoins de votre enfant?Que peut faire Pierrot de cet avion télécommandé sinon regarder son père s’en amuser?Une toute petite n’appréciera guère la robe satinée de cette nouvelle poupée qui a pourtant coûté si cher.Pour les pacifistes, quel jouet détrônera le fusil mitrail- leur du héros télévisé ou du petit voisin.A toutes ces questions, il n’y a pas de réponse universelle, vous seuls connaissez votre enfant.Cependant n’oubliez pas la sécurité en examinant bien le jouet désiré.A ce sujet, les compagnies sérieuses mentionnent toujours le matériau utilisé dans la fabrication du jouet et suggèrent l’âge approprié d’utilisation.Laissez-vous aussi séduire par la beauté et le charme de l’objet.Même abandonné, vous pourrez toujours le » ( 1iS .: ¦ I y* I ; t-’ ' •W$ 4 liif ~1^HP9' f Bibau, jeu de construction en bois verni, fait en Allemagne, $11.98, chez Jouets pour Rive Gauche.53 SE" s§ o^ea tec /V a» ac tr° /V f If /re r° c If tfa»6 n /9 d^ - /a^ ^/ct /cl>^ ti - a/^ •::S ê»lVVé/‘ O /a ea d/^ a éa /ac éa /cï /* ,6>e êa c* @ .ti.e da x>a /* o' i ** C* i .v-e A , °cas6't'l mm mysKg: 1 ^1193 oua>l,ru« Sle-Catharin^^^^^^^^ "I MONTREAL E.^ 11 TEL.288- 4622 ¦ Boutiques g Décorateurs Seulement Téléphone 672-2664 RIVE-SUD 659-9267 2X 3 bastion Ill
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