Décormag, 1 avril 1973, Avril
PER D-l 5 MAGAZINE QUÉBÉCOIS DE DECORATION I t ¦ IP1 VtDLNQ AVRI \ y $l°° À ?PG î rm 9 'M:.¦/*' 1 Wu -A u.m £ «u.H I• TSF1 1 » LL-Q 0 • ooqpnt) ‘6ZT TCpjquow ‘ sTu0Q-^s 0DZ.T "°nblPOTJç)cj sap uoTqdooçm •oeqpnù np 8Tbuqt;BN snbqqqoTTqT0 '1 NS I 1 m àjy * 6 m ; li .: 1 •: - - m ¦ A n v \ v.cUniên9ez-vous qvec cVifginie c'est un rendez-vous avec le goût.le goût de la du Maurier, le goût raffiné de ses tabacs de Virginie.¦I — 1 f] _ du MAURER (ÜM m tabac DE VIRGINIE KING SIZE du MAURER [g] Q=D un rendez-vous i^ycc le goût O O I Hi ¦ P'/} amnmane tÊtitimamm Une salle à manger à gggggKK la fois simple et audacieuse qui ne contient que les meubles essentiels à son rôle.r-j.Continuez avec nous «m.£ .MI la Visite de cet m ZS $ il intérieur de lumière, Ett d’espace et de confort Bpnvl Mit en rn La photo est de Jean Lessard.UDLNO /^R|[ 1 LE MAGAZINE QUÉBÉCOIS DE DÉCORATION TRÉSORS D'AUTREFOIS 2 4 PROPOS DU MOIS LE DÉMÉNAGEMENT: AVANT LE 1er MAI ET APRÈS 13 Décormag veut vous aider dans cette aventure en vous proposant des idées qui sauront être à la fois pratiques et amusantes 1 7 LE COURRIER DU LECTEUR DES MEUBLES TRÈS LÉGERS EN MOUSSE URÉTHANE 18 Plaformix Inc./Mirafoam ARTISANAT-QUÉBEC 20 22 LES TRUCS DE PHILIPPE LUMIÈRE, ESPACE, CONFORT: un intérieur 23 CHEZ MONIQUE BÉGIN 27 Décormag pénètre ce mois-ci chez l’une des trois Québécoises élues députés lors de l’élection du 30 octobre dernier.LES BOÎTES À FLEURS 30 BÂTIMENTS ANCIENS le temps des 31 sucres 33 DE TROUBLANTS DESSERTS LE MAÎTRE-BRICOLEUR 34 y À OKA, UN MANOIR DEVENU RÉSIDENCE 36 39 HISTOIRE D'EAU: LES PISCINES Les différentes sortes de piscines.Une analyse objective et remplie de trucs pour aménager l’environnement autour de ce nouveau loisir du Québécois.- JOIE DE VIVRE À SE PT-ÎLE S 46 Nous poursuivons notre visite des différents coins du Québec.Venez avec nous apprendre à mieux connaître les gens et la façon de vivre de la métropole de la Côte-Nord.MAGAS I NAG E des objets à prix modiques dans les boutiques et les grands magasins 50 NOUVELLES DÉCORMAG 52 î EGEGEGEEEEEEEEEEEEEEEEEGEEGEEEEEEGEGEGEE biles sculpteurs.Le moule se compose parfois de deux planchettes qui, refermées sur elles-mêmes et retenues par des chevilles de bois, facilitent l’écoulement du sucre liquide.Celui-ci, une fois durci, deviendra un splendide pain de sucre combien délicieux! En bois de peuplier.Prix: environ $48.00.Les antiquités * Le Manoir» (F.June Kennedy), 19 rue Saint-Laurent, Saint-Timothée, Québec.IC ffl FO| % % D’flUCRCTOiS Nicole Genêt EEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE 6 Cette corniche comporte plusieurs moulures et des denticules.XIXe siècle.Prix: Environ $38.00.chez p.a.crête.1 Boîte ou coffret à épices en pin que l’on accrochait dans la cuisine.Une fine moulure encadre les trois tiroirs, chacun muni d’une poignée également en bois.La tablette étroite sur le dessus du coffret pourra servir à étaler quelques objets qui vous sont précieux.Une pièce sans doute très recherchée par les collectionneurs.XIXe siècle.Hauteur: 17", profondeur: 7|", largeur: 14".chez p.a.Crête, antiquaire, 132 ouest, boulevard Ste-Rose, Laval.Pour vous donner un avant-goût de la fête de Pâques avec toute sa panoplie de chocolats: deux types anciens de moules en forme de coq et de lapin qui sauront bien ravir le cœur et l’estomac de tous les enfants.Moules en tôle, munis de charnières.XXe siècle.Prix variant entre $15.00 et $25.00.La Belle Époque A nlique.Shawbridge, Québec.antiquaire, 132 ouest, boulevard Sainte-Rose, Laval.4 Ustensile fort commun que toute bonne cuisinière possédait autrefois: pilon «à patates» servant aussi à broyer divers ingrédients pour la préparation des aliments.Ces pièces en bois, de formes simples, fabriquées à la main ou au tour, demeurent quand même aujourd’hui très utiles pour réaliser certaines tâches qui ont cours dans la cuisine.Prix: $4.00 à $6.00.Chez P.A.Crête, antiquaire, 132 ouest, boulevard 2 Joli panier d’osier tressé pour ranger revues et journaux ou encore, l’été venu, très pratique pour goûter un déjeuner sur l’herbe.Vieux d’une cinquantaine d’années seulement, il a toutefois cette particularité d’avoir été fabriqué par les indiens de la région d’Oka.Environ $15.00.chez p.a.Crête, antiquaire, 132 ouest, boulevard Sainte-Rose, Laval.7 Pour le temps des sucres, voici de quoi vous aider à savourer le sirop délicieux répandu sur la neige: des palettes à tire d’érable, en bois de merisier.Jadis, le garçon avait coutume de tracer au couteau le nom de sa belle amie sur la palette à cire.Rien n’était plus agréable ensuite que de partager à deux cette délectable friandise sur neige! Prix: $4.00 à $5.00.Chez P.A.Crête, antiquaire, 132 ouest, boulevard Sainte-Rose, Laval.5 Le printemps annonce, bien entendu, une saison plus chaude.éclosion .des bourgeons, chant des oiseaux migrateurs, sans oublier le temps des sucreries apportées par la sève de nos érables.C’est l’occasion de nous rappeler une coutume d’antan, aujourd’hui en voie de disparition: la fabrication artisanale des moules à sucre.Le coq, cet animal gaillard, fut maintes fois illustré par nos ha- 3 Une étagère rustique en noyer tendre qui, tout en étant fonctionnelle, embellissait agréablement un intérieur québécois.Nos artisans prenaient grand soin à sculpter ces pièces qu’ils ornaient naïvement de motifs géométriques, végétaux, animaliers et parfois même de figures anthropomorphes.Sainte-Rose, Laval.1 rw ?7 t an «M 1 Sû egeeegeeeggeegegeeeeeegeegeeeeeeeeeeeege 2 ûù r., 4'i V ; .\ e< ?t V »• f 1 >.v ¦ •» v •* ¦*9 , f :> * C- I* riVJ h ' > K ** i-i> V : n .4 •y-,.% H * r.V f >- f * r “v 2 3 P ¦ ¦ -/ ; '1, ~L 4 5 •% r—* la ^ *'¦-¦ V ‘ Af '¦ 1 w ' t -v > I iQ l tfK t.[ -1 ,v I ^ i- »• i VI * > I vH \ y J- f ^ I t" Si: w 1 V, ¦ - - ‘ - ¦V , fenr&£ • m WmSm wr • n0L » m Æ.>?~w m li & < i î # \ A V.-4'.vi V UPff/ # s A.\ < yr à ' f / 1 S ' ?; %"1 -V».% .14 •.6 .'A .ÆÊÊÊÊk tu K A I ! * .H S -v - v ÎJ VÎT _ .V* .f : V* Æ ,s L'A - -f >.V, w 3, -___ » » '•«> * v- A' ; «r m j, *»< M W % * A r y sf >< l r ¦-*> w > H > v- f .’-*1 *= VJ rr.% »> • £ M.: % V * x ' ?« • t Nl ' A k, ^ \Wi i î* 3-‘ 3 20 jpm propos K Sdumoe Ginette Gadoury ™L SÊfiNMAfi Les publications histart inc.181 est, rue saint-paul Vieux-Montréal 866-9894 le directeur de la publication Ginette Gadoury assistante du directeur: Claude Béland PRODUCTION directeur de la production: Jacques Leduc RÉDACTION chargée de la rédaction Françoise Pitt rédacteurs: Yves La framboise Nicole Benoit Hélène Mandron Mathieu Kaden Nicole Genêt Francine Moreau Le patrimoine historique constitue une ressource économique à exploiter.RÉALISATION GRAPHIQUE directeur artistique: Michel Gagnon graphiste-concepteur: Melvyn Mallet Longtemps, les bâtiments anciens ont été considérés comme une entrave au développement économique.Mais on a maintenant compris qu'ils sont un actif riche de promesses.Leur restauration et leur réutilisation encouragent le tourisme, créent des emplois, favorisent la fixation des populations régionales.Le fait est reconnu internationalement.Les Nations-Unies ont abordé le sujet et adopté plusieurs résolutions pour favoriser le développement du patrimoine historique dans différents pays- que nous ont laissées nos pères.Un musée, un village historique, auraient créé en moyenne vingt-cinq emplois saisonniers.Mais en replaçant ces bâtiments dans le développement industriel de la région, on crée une fonction économique permanente, en plus des emplois saisonniers.Les bâtiments anciens revivront vraiment.On y exécutera des activités nécessaires et rentables, adaptées à l’architecture des édifices et à l’économie de la région.Des gens y travailleront réellement le cuir, le métal, etc., non seulement pour l’œil amusé du touriste, mais dans le cadre d’une véritable industrie.Ces mêmes activités seront d’autant plus rentables qu’elles se dérouleront dans un décor pittoresque.Chaque cas de conservation du patrimoine historique est à étudier individuellement.Mais il est indéniable que cette conservation doive se faire par l’intégration des bâtiments anciens à la vie économique quotidienne.A une époque où l’essor économique exige de nouveaux aménagements urbains, où construction et démolition sont exécutées en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, la protection du patrimoine historique se fait plus que jamais pressante.A un moment où les cinq continents tendent à se ressembler de plus en plus, à s’uniformiser, le patrimoine historique témoignera de l’histoire et de la mentalité des peuples.PHOTOGRAPHIE directeur de la photographie Jean Lessard ADMINISTRATION directeur administratif: Richard Gadoury service d’abonnement: Suzanne Boisvert réceptionniste: Jacqueline Leroux MARKETING ET PUBLICITÉ directeur du marketing: Grégoire Ewing directeur de la publicité: Laurent Prud’Homme assistante: Martine Charbonneau représentante publicitaire Françoise Demay relations publiques: Alain Roger promotions spéciales: Fernand Gadoury On entend souvent parler du patrimoine historique québécois.Des réalisations fort intéressantes ont été exécutées ou sont en cours d’exécution.Des réalisations qui ont pour but d’intégrer notre patrimoine historique à l’activité de la vie quotidienne.SERVICES TECHNIQUES Photocomposition : Ateliers des Sourds (Mil ) Inc.Séparation des couleurs, assemblas films et plaques offset: Qualith Inc Imprimé pai Ross-El lis Limitée Distribué par Les Distributions Éclair Le numéro: SI.UO.un an: SIU.OU à l'étranger: $15.00.Par avion $20.00.Courrier de deuxième classe.Numéro de permis: 2911.Pour tous renseignements concernant abonnements, changement d’adresse, publicité locale, écrire ou téléphoner à Décormag selon les indications suivantes: Magazine Décormag.181 est, rue Saint-Paul, Vieux-Montréal, tél.866-9894.Les textes publiés dans Décormag sont originaux et exclusifs au magazine.Tous droits de traduction et de reproduction réservés.Le magazine ne s’engage pas à retourner les textes non sollicites et les prix indiqués dans les différents articles sont sujets à changement.Décormag a été fondé en 1972 Dépôt légal: 3" semestre 1972 Bibliothèque Nationale du Québec Bibliothèque Nationale du Canada A Québec, la Place Royale échappa au pic du démolisseur et sa restauration produisit un impact économique plus fort que ne l’aurait fait la construction d’édifices modernes.e de La ville de Terrebonne est à mettre sur pied un programme pour revaloriser les vieux bâtiments de l’Ile-des-Moulins et du Vieux-Terrebonne.Ce projet créera environ deux cents emplois permanents.C’est un exemple de l’attitude à prendre vis-à-vis notre patrimoine historique.Il ne s’agit pas de recréer des musées (éléphants blancs), il faut plutôt réutiliser dans l’économie actuelle ces ressources 4 'I r Le mobilier d’un foyer en dit long sur les personnes qui l’habitent.BIP v.Ml £L /a l-i A V ' Im ,u R; 1 X tfSF^ ?V Xx 1 h V .* 1 r ~Æm i'i ki i W .- -.II* A rv Le Meuble Québécois, Création B.Brouillet Inc.Assurez-vous que votre ameublement cadre avec votre personnalité.Venez voir notre vaste sélection de meubles de bon goût et prenez tout le temps de choisir car les meubles, c’est pour longtemps! !1 LES GRANDS MAGASINS QUI DIFFÉRENT PAR LEURS BAS PRIX L J % ; i m g ART E: ; ¦ X 9ÊÊL V % » < 4] vT_l • - T Cv' -.' I K ¦ ¦r ¦n pi i '-w .3 1: He Sr ¦ r ^¦1 * 28 générale de la commission royale d’enquête sur la situation de la femme au Canada.Au mur de la salle de séjour, une des toutes premières toiles de Denyse Gérin de Knowlton; Monique y trouve une profondeur de lumière qui lui rappelle les peintres flamands (sa mère était flamande).Ici, un magnifique papyrus mexicain — fibre d’arbre mâchée et aplatie, peinte ensuite à la gouache — représentant un oiseau et des fleurs.Là, un bouquet de fleurs fanées .clame: “Ça ne fera pas beaucoup de différence.La politique, c’est de la comédie!’’ Son rire franc nous entraîne.1 La salle de séjour Le divan et la chaise de laine moutarde proviennent de chez Valiquette; les fauteuils en simili-cuir brun également.Table à café et table de coin en verre fumé et chrome achetées chez Mobilia.Les coussins ont été dénichés chez Eaton.Le plat à noix en plastique vert est une importation finlandaise trouvée dans une petite boutique des galeries d’Anjou.Sur le mur de blocs de ciment émaillés, deux reproductions de vieilles gravures originales: des scènes très douces d'un Montréal d’autrefois.A l’opposé, une des toutes premières toiles de Denyse Gérin.de Knowlton.Pendant que Jean (le photographe) tente d’arrêter pour un moment sur une pellicule la mobilité de son visage, elle parle du tourbillon qu’est devenue sa vie depuis le 30 octobre dernier.Montréalaise déracinée, elle fait partie de ce contingent de métropolitains qui font toutes les fins de semaine la navette entre Montréal et Ottawa.Ceux qui n’osent plus s’aventurer l’hiver en voiture sur la route 17 prennent le train de cinq heures le vendredi à Ottawa et descendent en début de soirée à la Gare Centrale.Ils refont, très tôt le lundi matin, le trajet à rebours.V Les photos sont prises.Elle se lève et nous offre l’appéritif.Avant de reprendre sa place sur le divan, elle enlève un de ses souliers et replie une jambe sous elle.Elle est désarmante de simplicité.J’ai une envie folle de dire: on n’a plus les députés qu’on avait.Et c’est heureux.Elle continue de parler.De sa “famille folle” comme elle dit: six frères et soeurs dont Marie et Catherine, comédiennes.De son père qui quitta la maison paternelle à l’âge de quinze ans pour s’embarquer sur un wagon de pommes de terre et aboutir .en Russie, durant la révolution.Des années qu elle a vécu à Paris et à Lisbonne.De sa découverte du Canada tout entier lorsqu’elle était secrétaire de la commission d’enquête sur la situation de la femme.De sa vie à Ottawa.Malgré le travail, malgré l’exigence de sa tâche, elle dit ne pas regretter un seul instant d'avoir été élue: “la politique, c’est une piqûre, un aiguillon constant.Et avec un gouvernement minoritaire comme le nôtre, il y a toujours un jeu de rapport de force, un suspense incroyable!” Je jette un dernier coup d’oeil autour de moi.Sur une table à café, le bréviaire des échecs de Tartakover voisine avec la revue canadienne de sociologie et d'anthropologie.Le bouquet de fleurs fanées prend le visage du souvenir qu’on s’amuse à lui prêter.C'est facile, lorsqu'on ne sait pas, de tout imaginer.C’est attirant comme l’inconnu.2 L’endroit de travail Bureau de secrétaire fini teck duplacolor et vinyle noir fait par la compagnie Artena de Longueuil; deux fauteuils de visiteurs viendront plus tard compléter l'ensemble.Étagère appareillée au bureau.Chaise de sténographe en cuirette noire.Rideaux en filet vieux rose et violet achetés chez Eaton.Accrochées au mur et face à ce bureau, une immense carte du comté de Saint-Michel et quelques photos du député lors de la dernière campagne électorale.L’appartement qu’elle habite à Montréal n’est pas qu’un pied-à-terre.C’est surtout un endroit de travail.Car weekend n’est pas synonyme de détente pour Monique Bégin.Elle répond elle-même à d’interminables appels téléphoniques et doit parfois se rendre, dans la seule soirée du samedi, à trois ou quatre endroits différents.3 La cheminée Le coin-détente de mademoiselle le député.Monique a confectionné elle-même (un vendredi soir, en rentrant d’Ottawa) les rideaux en tissu de coton fleuri acheté chez Eaton.Le fauteuil en simili-cuir brun s’apparente à ceux de la salle de séjour achetés chez Valiquette.L'assiette en cuivre, sur le linteau de la cheminée, est un cadeau d’une amie marocaine.Un bon feu et le tourbillon de la vie politique s’arrête ici.le temps d’une bûche.Elle n’a pas encore terminé l’aménagement de ce quatre pièces sis rue Lacordaire.Le temps lui manque.La politique, cette dévoreuse.Mon regard fureteur s’est vite arrêté quelque part en pénétrant dans l’appartement.Un foyer! Un foyer dans immeuble d’habitation! Etait-ce possible que l’on construisît encore des appartements avec des foyers ou V avait-elle fait installer tout simplement parce qu’elle en avait envie?Je me suis vite enquis de la chose.J’ai appris que la plupart des appartements de cet immeuble en avait un.Monique avoue qu’elle en est folle et qu’un bon feu l’aide à se refaire lorsque le tourbillon devient par trop étourdissant.# un Texte de Françoise Pitt Photos de Jean Lessard Je suis allée visiter l’appartement de mademoiselle le député de Saint-Michel par un après-midi de neige mouillée.Les lourds flocons avaient accroché aux branches des arbres tout juste ce qu’il fallait pour en faire de véritables bouquets de dentelle.Ce qui frappe dans ces pièces en devenir ce sont les objets qu’elle a réussi à accrocher un peu partout et qui vivent de leur seule présence: ici une gravure, là un simple souvenir.J’ai vu, par exemple, à l’entrée, un tapis tissé jaune et brun rapporté de Rome où ses parents ont vécu (elle y est d’ailleurs née).Au-dessus du coin-téléphone, une très belle reproduction d’un masque africain de la mort — une tête de femme —, cadeau qu’elle a reçu lorsqu’elle était secrétaire Menue, brune, vive, volubile, pétillante comme un bon cidre.Un visage toujours en mouvement d’où le sourire ne s’efface presque jamais.Avec ça une gaieté à vous couper le souffle.C’est Monique Bégin.Je lui dis que nous entrons avec elle dans le monde de la politique, nos visites d’intérieurs de personnalités québécoises ayant été à date presque toutes chez des chanteurs ou des comédiens.Elle s’ex- Ce soir-là, tout près de chez moi, un photographe amateur installait tant bien que mal son trépied dans la neige et prenait en photo ces énormes bouquets qu'étaient devenus les arbres.29 ni mm les boites à fleurs Texte de Christiane Duchesne Étudiez un peu la dimension de vos fenêtres, si les boîtes à fleurs y sont destinées, pensez un peu à failure qu’aura telle ou telle espèce, si elle pousse en hauteur ou tout près de la terre.Si vous faites pousser des grimpants, comme les capucines grimpantes ou les fèves grimpantes à fleurs rouges, pour créer un écran de verdure ou pour tamiser la lumière d’une pièce, ayez soin de tendre des cordes auxquelles les plantes s’accrocheront pour grimper (les cordes sont tendues verticalement).Ces plantes grimpantes peuvent aussi être plantées dans une boîte à fleurs installée sur le plancher du balcon, leur laissant ainsi les rampes et les barreaux de la rampe pour grimper.Lorsque vous choisirez vos fleurs, et si vous les semez, évitez de choisir des plantes bisannuelles car la floraison ne se fera que l’année suivant la semence; vous n’en profiteriez pas tout de suite.Vérifiez bien le temps de pousse jusqu’à maturité, l’époque de l’année où elles doivent être semées.Certaines plantes ont besoin d’énormément de soins, ont besoin d’être transplantées, repiquées.Choisissez les plus simples.Les bleuets ou centaurées, les cosmos, les capucines poussent et fleurissent rapidement.Si vous achetez des plants, n’attendez pas trop longtemps avant de les transplanter dans vos boîtes à fleurs, ils dépériraient.Évitez de trop tasser les plants car ils prendront rapidement de l’expansion dans la boîte et ils risqueraient d’étouffer, trop à l’étroit.Garnissez généreusement vos boîtes d'une même espèce de fleurs: des lobélias dans une, petites fleurs d’un bleu extraordinaire, dont le feuillage rougit s’il est trop au soleil, des pétu- nias blancs dans une autre, des violets dans une troisième, des bégonias tu-béreux, de l’alysum ou des impatiences dans une autre.Les pétunias garnissent bien les extrémités d’une boîte dans le centre de laquelle on aura planté des lobélias, par exemple; garnissent bien également si on les plante en bordure d’une boîte.Ils cachent, en tombant, les côtés de la boîte qui ne sont pas toujours très agréables à voir.Des plantes qui retombent aident à camoufler un peu de peinture écaillée, une attache peu orthodoxe de la boîte à l’allège de la fenêtre.Les boîtes à fleurs peuvent être étroites; il n’est pas nécessaire de choisir les plus larges ni les plus grosses, mais il est très important d’assurer une bonne profondeur de terre (environ huit à dix pouces selon les plantes).Pour ceux qui ont des chats, il peut être amusant de semer de la cataire (catnip) dans une boîte peu profonde d'environ dix-huit pouces de côté.Les chats s’y roulent et s’y amusent car les feuilles et les fleurs de cette plante ont sur eux un effet stimulant.Pour ceux qui n’aiment pas les boîtes à fleurs, qui n’ont pas les moyens d’en installer chez eux, il existe des pots de grès, anciens ou actuels, dans lesquels on pourra faire pousser les fleurs à condition de percer au fond du pot un trou d’aération, sinon les racines risqueraient de pourrir.Chez certains antiquaires et chez les brocanteurs, vous pourrez trouver des pots très beaux mais fêlés, à bon marché.Quelques pots de toutes les dimensions sur votre balcon sauront faire toute la différence.Des fleurs partout, tout autour de chez vous, pour sentir l’été de près, pour sentir la fraîcheur de la nature à vos fenêtres.Suspendus entre ciel et terre, des jardins à toutes les fenêtres, de toutes les couleurs; chaque fenêtre a son odeur propre, sa couleur bien définie.Les maisons du centre-ville, les maisons de banlieue, les domaines à la campagne, les appartements empilés les uns sur les autres, toutes les maisons se garnissent de fleurs au printemps, toutes les fenêtres débordent de fleurs à l’été.Les façades ont souvent l’avantage d’être jolies, les parterres de devant sont souvent fleuris, décorés d’arbustes et de haies bien taillées.Et les derrières, les cours, les escaliers métalliques, les balcons minuscules, toute cette vie cachée des arriéres de maison ou d’appartement est parfois très triste.Même au soleil, les ruelles semblent grises et pourtant, ce qu’elles pourraient être jolies si on pensait à les fleurir, à les garnir de plantes, si chacun décorait son petit tronçon d’espace triste.Les boîtes à fleurs sauvent la situation: elles s’installent facilement, elles s’installent partout, et font de votre maison un jardin fleuri.Vous construisez vos boîtes à fleurs vous-mêmes ou vous les achetez toutes faites (dans tous les grands magasins et chez les horticulteurs).Vous faites préparer un bon mélange de terre et vous plantez.Si vous décidez de semer, suivez bien les instructions que l’on vous indiquera sur le sac de semences.Et même s’il vous semble que l’espace à donner entre chaque graine est trop grand, pensez qu’à maturité les plantes ont besoin d’espace pour étendre leurs racines.Si elles sont trop tassées, elles étoufferont.Arrosez bien et surveillez la croissance de vos plantes: les progrès de la pousse se font très rapidement.Le choix des fleurs à semer se fera surtout selon votre goût.9 \ ! I 30 Au pays de Québec, la coulée des érables annonce l’arrivée du printemps.C’est le temps des sucres.Et seuls ces mots évoquent les nombreuses délices de l’érable, les joyeuses réunions et montées à la cabane à sucre.Aux premiers temps, on entaille l’érable avec la petite hache, à l’imitation des Indiens.On y place une goudrelle conduisant la sève dans un «cassot» d’écorce de bouleau, ou une auge de cèdre placée sur la neige.Puis, on utilise un vilebrequin pour faire un trou dans l’arbre et on y enfonce un chalumeau.Une chaudière en fer-blanc recueille la sève.Les hommes, chaussés de raquettes, font la ronde des arbres, ramassent les chaudières pleines de sève et les déversent dans un tonneau de bois posé sur un traîneau; celui-ci est d’abord tiré par les hommes eux-mêmes, ensuite par des animaux, des chiens ou un cheval.On charroie alors la sève ainsi recueillie à la cabane à sucre où de gros chaudrons de fonte (depuis peu, on utilise des bouilloires) attendent la sève pour la transformer en sirop, tire et sucre.Pour le bouillon, on installe, au début, le chaudron de fonte sur un amas de pierre au centre duquel est attisé un feu.Puis, on élève un abri constitué d’un assemblage de planches ou d’écorces formant trois murs et un léger toit, percé au centre d’une ouverture pour l’échappement de la fumée.Ce n’est qu’au premier quart du XIXe siècle qu’apparaît la construction permanente que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de cabane à sucre.Faite hâtivement — elle ne sert qu’un mois par année —, elle se compose d’un assemblage de planches de bois disposées verticalement, à l’instar des granges.En visitant ces cabanes à sucre, on peut y retracer toute une partie de leur histoire.Car les habitants y ont enregistré les températures et montées de neige annuelles ainsi que les records de leurs productions, les amoureux y ont gravé des cœurs initialés et les gais lurons y ont inscrit leurs noms.d’un art populaire des plus intéressants: moules à motifs animaliers — poissons, castors, oiseaux, etc.—, végétaux — épis de blé, feuilles d'érable, etc.—, d’objets — maisons, symboles des cartes à jouer —, religieux — missels, crucifix, etc.— et amoureux — cœurs saignants, cœurs initialés —.Ces pièces sont, depuis lors, accrochées aux murs et remplacées par des moules carrés en tôle.A cette étape de la préparation du sirop et du sucre, il est de bon aloi d’égayer le travail par des «parties» de sucre où les dégustations se mêlent aux chants et aux rires des joyeux convives.Les mets traditionnels tels les crêpes, les œufs, le jambon et les fèves au lard cuits dans le sirop d’érable tentent tous les gourmands.A moins que l’on ne préfère flatter son palais par quelques rasades de réduit ou par la merveilleuse tire répandue sur la neige et que l’on mange avec des palettes de bois.La cabane à sucre est donc à l'origine le centre d'une activité familiale, le théâtre de joyeuses réunions.C’est aussi le lieu de rendezvous discrets où le galant offre à sa belle un cœur en pain de sucre du pays.' C’est là qu’a lieu la préparation du sirop et du sucre.Ce dernier a d’abord été moulé selon un mode indien, soit dans des cornets d’écorce de bouleau que l’on déchire pour le démoulage.Puis, on a fabriqué des moules de bois qui témoignent I 31 % R V b * r f i t/D 58 tt] « S » il rt K es % »5B CD X eu H -45.El : y ?A l ' M m TT"".,«*r- m ¦ m t .i xo V '1T 11 s .; i Æ ,L I ; % ¦ ’?¦ h 9 V f-2 m * k , ¦ I : 5g m ' Sr j ' X r m '•t r A Tl , .-V N?32 H de (1*011 lila n(s desserts Texte de Christiane Duchesne le vin rouge, la cassonade et la cannelle; ajouter une petite noix de beurre.Placer les pommes dans un plat creux allant au four et verser dans leur milieu le vin rouge sucré et assaisonné.Passer au four vingt minutes à 400 degrés.Saupoudrer de sucre en poudre avant de servir.Les desserts au chocolat, les desserts à la crème, les desserts aux fruits, tous plus troublants les uns que les autres.Oranges à la crème 6 grosses oranges quelques gouttes d’eau de fleur d’oranger } tasse de sucre \ tasse de rhum 1 demiard de crème à fouetter | tasse d’amandes grillées au beurre Couper le dessus des oranges et les vider de leur chair.Découper la chair en dés, ajouter le sucre et le rhum, ainsi que la fleur d’oranger.Laisser macérer quelques heures.Fouetter la crème et incorporer à la chair des oranges.Remplir de ce mélange les oranges évidées et saupoudrer d’amandes grillées.Crêpes en gâteau | tasse de farine tout usage une pincée de sel 1 cuillerée à thé de sucre 2 œufs Gâteau de fruits 2 sacs d'abricots secs 1 boîte de pruneaux secs dénoyautés 1 boîte de cerises dénoyautées 1 verre de rhum | tasse de gelée de groseille ou d’abricot 3 bananes bien mûres sucre en poudre eau froide Faire tremper les fruits dans le rhum et l’eau pendant toute la nuit.Le lendemain, faire chauffer les fruits dans leur eau de trempage jusqu’à ébullition et laisser mijoter environ quinze minutes.Refroidir.Faire chauffer la gelée de groseille pour qu’elle soit claire, en tapisser le fond d’un moule à gâteau en tournant pour qu'elle adhère bien à toutes les parois.Passer quelques instants au congélateur.Lorsque la gelée est bien prise, déposer dans le fond du moule un rang de pruneaux, un rang d'abricots, un rang de bananes tranchées et un rang de cerises.Verser dessus un peu de gelée de groseille et recommencer jusqu’à ce que le moule soit plein.Verser le reste de la gelée, couvrir d'un papier ciré, placer sur les fruits une pesée uniforme pour bien tasser le contenu du moule.Placer au réfrigérateur pendant toute une nuit.Avant de démouler, chauffer le moule légèrement pour éviter que le gâteau ne se brise.Découper en pointes et napper chacune de crème fouettée.lait i tasse de noix de Grenoble pilées | tasse de sucre fin cannelle 1 demiard de crème, fouettée Préparer la pâte à crêpe dans un grand bol en y mettant d’abord la farine avec le sel et la cuillerée de sucre.Creuser au centre un puits et y déposer les œufs.Bien battre en ajoutant graduellement le lait; la pâte doit être assez claire.Laisser reposer une heure à la température de la pièce.Mélanger les noix et le sucre, pour faire une composition homogène.Dans une poêle à crêpe de dix pouces de diamètre, faire fondre une cuillerée à thé de graisse végétale; essuyez la poêle pour ne laisser qu’une mince couche de graisse.Quand la poêle est très chaude, y déposer une louche de pâte et l’étendre en couche très mince en faisant tourner la poêle.Tourner sur l’autre côté lorsque la pâte se décolle facilement.Déposer la crêpe dans une assiette plate et saupoudrer du mélange de noix et de sucre.Faire les autres crêpes et répéter la même opération jusqu’à la fin de la pâte, toujours en saupoudrant chaque crêpe de noix et de sucre.Cela doit donner une vingtaine de crêpes fines.Réfrigérer.Avant de servir, saupoudrer de cannelle et napper de crème fouettée.- * Mousse au chocolat 4 onces de chocolat semi-sucré 2 jaunes d’œufs 2 blancs d’œufs battus 1 tasse de sucre "quelques cuillerées d’eau une pincée de sel Faire fondre le chocolat au bain-marie, avec le sucre, l’eau et le sel.Incorporer doucement les jaunes d'œufs en tournant bien.Laisser refroidir quelque temps.Lorsque le mélange est refroidi, incorporer les blancs d'œufs en faisant pénétrer l'air généreusement.Déposer dans des coupes et placer au réfrigérateur pendant trois heures.Saupoudrer de sucre à glacer et servir avec de la crème fouettée non sucrée.V Pommes au vin rouge 6 pommes 1 verre de vin rouge \ tasse de cassonade cannelle Peler les pommes et les creuser au milieu pour enlever le cœur.Dans une petite casserole, faire chauffer I t + -t* 30'A" DIAMETRE E^TiRlEUR.4-8" I 35 D+^D ! que achetée dans une vieille église désaffectée.Cet étage ou plutôt ce balcon sert de bibliothèque.L’endroit ne pouvait pas être mieux choisi; il est calme, un peu retiré et rien de superflu dans son décor, quelques rayons tout au plus où s’entassent les livres, sur les murs une ou deux tapisseries importées d’Algérie.Un coup d'œil à la fenêtre et une grande nappe blanche s’étire à perte de vue: c’est le Lac des Deux-Montagnes, plat, silencieux, figé par le froid.C’est par un passage étroit et bas, comme le sont toutes les entrées de cette maison, que l’on passe de la salle à manger à l’«Office», du moins est-ce ainsi que l’on a surnommé ce joli petit coin accueillant où chaque matin au «petit lever», baigné d’une luminosité froide, devant un café bien chaud, on discute longuement, doucement, sans trop se presser.C’est l’heure où l’on apprécie tout particulièrement cette impression de confort et de sécurité qu’abritent les murs d’une maison âgée mais solidement construite, qui en a vu bien d’autres avant ce jour, et vous chuchote à l’oreille que le vent, la pluie, le froid et jadis les attaques des indiens, ne lui ont jamais fait peur.Asseyons-nous donc ici un moment et laissons les teintes de pourpre et de noir qui colorent cette pièce nous danser devant les yeux.Autour d’une petite table ronde sur laquelle on a jeté une nappe qui la recouvre entièrement, quelques fauteuils imprimés noir et blanc attendent notre bon plaisir.Là-bas, entre deux fenêtres habillées de rouge, une table d’autel sculptée à la main par nos artisans et repeinte en noir anthracite.Près de la table, un lutrin en guise de table de téléphone.Dans les coins, des pieds de piano surmontés d’un bouquet de fleurs séchées remplacent le guéridon conventionnel.A mes pieds, une moquette rouge qui s’apparente aux teintes des rideaux; au plafond, des poutres de bois.A gauche, un escalier qui mène aux chambres à coucher.Sous l’escalier, on a construit un mur en demi-cercle, troué çà et là d’orifices qui ressemblent étrangement aux étroites fenêtres de ces donjons moyenâgeux.Dans ces ouvertures 1 DEDEINI KÉSIDEnCE Texte de Danaë Vilandré Photos de Jean Lessard De l’endroit où nous sommes, il se cache derrière le clocher de l’église et pour l’instant on ne peut qu’en distinguer la toiture avec sa cheminée qui fume.Depuis nombre d’années, on a cessé de le cajoler, de le rafistoler, de le badigeonner au lait de chaux ou que sais-je encore, faute d’acheteurs, car peu avaient le courage ou les sous pour entreprendre pareille tâche.Mais, aujourd’hui, cette fumée blanche qui s’étiole au vent est le témoin irréfutable d’une présence humaine en ses murs; le Manoir d’Argenteuil revit et avec lui quelques lignes de notre petite histoire.du village ne tardèrent pas à le savoir puisque quelques-uns d’entre-eux, selon qu’ils étaient maçons, plombiers ou électriciens participèrent à sa rénovation.A notre tour de voir s’il a bonne mine à l’intérieur.Nous sommes presque arrivés et la voiture vient de traverser la grille de l’entrée, elle s’arrête devant une porte large et basse.Les aboiements d’un énorme chien chinois, roux comme la feuille d’automne, nous parviennent au travers de cette porte qui s’ouvre brusquement sur une pièce relativement vaste: c’est la salle à manger.A quiconque visite ces lieux pour la première fois, il faut sans doute quelques secondes pour revenir de sa surprise, du moins ce fut mon cas.Au centre de la pièce, une immense table ovale entourée de chaises au large dossier.A droite un foyer, à gauche un escalier qui mène à la bibliothèque.Au fond, trois fenêtres à carreaux alignées sagement les unes à côté des autres et du soleil plein les yeux; un soleil indiscret qui se faufile à travers les orifices des dossiers de rotin tressé, serpente les rideaux de velours fleuri et se frotte contre les murs blancs enduits de crépi pour venir se brûler dans les flammes d’un feu alimenté par des bûches de pommier.Si on lève les yeux, le regard englobe l’étage supérieur au complet.En effet, cet étage n’est pas entièrement isolé du rez-de-chaussée puisque son plancher ne se limite qu’à une bordure de quelques pieds longeant le mur et est clôturé par une balustrade authenti- i C’est le gouverneur Bauharnais qui permit au Sieur d’Argenteuil de se bâtir cette résidence sur les bords du Lac des Deux-Montagnes.Après la mort du Sieur d’Argenteuil, la maison passa au séminaire de Saint-Sulpice.Plus tard les petites sœurs de Saint-Joseph s’installèrent à leur tour et habitèrent cette maison jusqu’en 1864, elles en devinrent propriétaires en 1886 et l’agrandirent pour en faire une maison de repos pour les sœurs.Malheureusement, n’ayant plus les moyens d’entretenir une demeure qui exigeait de grands frais de réparation, elles la mirent en vente.C’est tout à fait par hasard que les nouveaux propriétaires en firent la découverte et ce fut le coup de foudre.D’ailleurs une maison d’une telle envergure n’en exige pas moins.On passa à l’action et dans les quinze jours qui suivirent la fabuleu-\% se découverte, le contrat de vente était signé.Cependant, qu’allait-il "^Wadvenir du Manoir?Les habitants 1 36 14 V i '*'4 IW , El gb&â e m i i .Z i % 1 V • € «r l S La salle à manger.Autour d’une table ovale quatre chaises en rotin au large dossier.Les murs blancs sont enduits de crépi.2 Le foyer: un plateau surmonté d’une énorme cheminée.Un peu à l’écart un banc semi-circulaire parsemé de coussins.C’est ici qu’on se régale de guimauves grillées./I 3 Un détail de la cuisine.Une magnifique table d’autel en chêne doré soutenue par une balustrade servira de cuisinière.i 4 Un petit coin chaleureux pour se réchauffer en hiver.Au-dessus du foyer, un bas-relief provenant de cette même balustrade qui clôture le balcon de la bibliothèque.5 Une vue sur le salon.Devant la porte, tel un soldat montant la garde, un bouleau feuillu déguisé en patère.De chaque côté de la fenêtre centrale, deux socles de statues convertis en guéridon.5 * & w if r.i fit d\ & « \ bij II i 37 s’empilent les assiettes et s’entassent les bouteilles de vin, etc.Joli vaisselier et joli bar que cette demi-tour surnommée la «ruche».Dans un angle du salon, un petit coin chaleureux et confortable pour se réchauffer en hiver.Aux marches du foyer, deux fauteuils de peluche jaune dorment devant les flammes.Suspendu au-dessus du foyer, un bas-relief en bois provenant de la balustrade qui orne la bibliothèque.A l’extrémité opposée de la pièce, un autre foyer à la cheminée gigantesque cette fois-ci.Et sous la cheminée, un large plateau dans lequel se consument des charbons incandescents.Un peu à l’écart, autour du plateau, un banc semi-circulaire parsemé d’énormes coussins.Devant chaque porte du salon, comme deux soldats faisant le guet, des bouleaux feuillus déguisés en patère montent la garde.Monsieur le bouleau a été bien patient, il a soutenu mon manteau pendant un bon moment, il est grand temps de l’alléger de son fardeau.Adieu Manoir, je ne suis plus inquiète pour toi.Je sais que tu es heureux.la pièce est très simple, un peu rustique, et c’est sans doute ce qui fait tout son charme.Toujours attirée par les jeux dé lumière, j’entrevois de biais à l’entrée qui mène au salon, les teintes ravissantes d’un soleil qui se meurt.Le salon: une immense pièce rectangulaire aux dimensions assez surprenantes et inondée des derniers rayons du jour; ces rayons fauves qui coulent le long des murs blancs, imparfaits, bosselés, troués de sept fenêtres dont aucune n’est de la même largeur.Ce dernier détail, loin de nuire à l’esthétique de la pièce, lui apporte un cachet bien particulier.Fenêtres charmantes de jour, habillées de velours rouge, vert et jaune.Fenêtres somptueuses de nuit, lorsque au-dessus de chacune d’elles un petit lustre s’illumine.Ainsi, aucun éclairage ne provient du plafond.A quelques pas de là, une cuisine qui nous donne envie de mijoter de bons petits plats.Une cuisine remplie de poésie et d'éléments inusités comme cette superbe table d’autel en chêne doré naturel, soutenue par une balustrade et qui sert de cuisinière.La poésie, elle, s’étire dans les teintes langoureuses du chêne doré, frissonne dans les petits rideaux fleuris, légers, printaniers, chatouillés par le moindre courant d’air.Elle danse sous le feuillage touffu d’un bouquet de persil déposé sur la table et s’enroule autour d’un coquillage truffé de gousses d’ail.Aucune armoire ne vient troubler la surface plane des murs.Les chaudrons sont accrochés au mur tandis que les victuailles s’entassent sur les nombreuses tablettes d’une étagère en bois.Finalement Au dessus de la salle à manger; la bibliothèque.Celle-ci se résume à un balcon clôturé par une balustrade achetée dans une vieille église désaffectée.Dans un coin de «l’Office», un lutrin en guise de table de téléphone.Appuyée au mur, une table d’autel repeinte à la main.CM T m- h P I mm y c & T I y : TIC a Ftj.« in » F i ! r 1 U ^ ^ Texte de Daniel Tranchida #L J) HISTOIRE D'EAU; LES PISCINES t " - pi! - 1 MH fÜ2 E IV ¦ •:/ S : f: ¦ ¦ 4».I -i .% I -i .,1 % ftScine de surface en alumii v.yy - " n« — - -—- ——.— * Piscine creusée en béton gracieuseté des Piscines Val-Mar liée —- - ——- ¦ - —- — Piscine creusée en béton gracieuseté des Piscines Val-Mar ltce./> -.été des Piscines Dauphin liée.I ¦¦H TABLEAU “H » 9 Quelques suggestions.Accessoires Prix Filtre Aspirateur Nécessaire de contrôle de l’eau Couvre-piscine Doublure de vinyle Chauffe-eau $100.à $400.$15.à $30.$15.à $33.$50.à $135.$300.à $450.$500.à $900.(huile)* environ $700.(électrique)* environ $400.(électronique)* *les coûts de consommation sont différents $20.à $60.$260.à $365.$195.à $345.Pour une piscine creusée.Dans un plan d’aménagement du jardin intégrant une piscine, quelques éléments importants se retrouvent toujours qui doivent vous guider: évitez les espaces flous, dont on ne peut pas dire pourquoi ils sont dallée, ou gazonnés, ou plantés.Délimitez clairement un espace détente dallé près de la piscine.Celle-ci doit être au soleil sous un climat comme le nôtre.Prévoyez un coin-repas près de la maison, c’est tellement agréable, pour les enfants surtout: ils n’ont qu’un saut à faire de la piscine à la table.Les arbres, les arbustes, les plants viendront mettre en valeur ces espaces, les fermer à la vue ou simplement les souligner, adoucir et animer les contours.Ce ne sont pas des accessoires, mais des éléments vivants.Échelle Glissoire Tremplin de leur décision.Se baigner chez soi, en hiver, quel rêve ! Mais, puisque le plaisir qu’on tire d’une piscine intérieure est si évident, passons tout de suite aux facteurs à contrôler dans une telle construction.Facteurs qui ne sont pas liés à la piscine elle-même, mais à l’eau qu’elle contient et qui influencent surtout le confort: il s’agit de l’humidité et de sa conséquence, la condensation.Dans un volume fermé, une masse d’eau s’évapore jusqu’à saturer l’air ambiant (100% d’humidité relative), or le confort exige que cette humidité soit à un niveau plus bas et ce faisant, les risques de condensation sur des surfaces plus froides que l’air, les vitres par exemple, sont réduits.Le contrôle de l’humidité est possible par la ventilation, ce qui se fait l’hiver en aspirant et en chauffant l’air sec extérieur.Ce système de ventilation devrait être indépendant du reste de la maison pour éviter de faire circuler l'air trop humide.Il est à noter que si la condensation se fait à l’intérieur d’un mur ou d’un plancher, elle peut causer des avaries sérieuses par la corrosion, le gel, etc.La condensation, difficile à éliminer, peut se minimiser en évitant le plus possible les surfaces qui risquent d’être beaucoup plus froides que l’air.Il est aussi indiqué d’arrêter l’évaporation lorsque la piscine n’est pas utilisée en couvrant"la surface de l’eau d’un voile de plastique.Ce survol s’est voulu objectif; le premier enthousiasme tempéré par la prudence de celui qui investit plusieurs milliers de dollars et qui ne veut pas se tromper.Une piscine, c’est un peu une histoire d’amour et l’amour rend aveugle.Dans ce cas précis, un mariage de raison serait peut-être préférable.Je n’ose l’affirmer.Bonne chance alors, et bon choix.Pour une piscine de surface.Une des solutions possibles pour réconcilier une piscine surélevée avec votre terrain serait de mettre sur un même niveau en construisant une plateforme, l’eau et la sortie secondaire de votre maison qui, souvent, se trouve à 3 ou 4 pieds (ou plus) du sol.Quelques marches, un bosquet, et vous obtenez une ségrégation d’espaces nette et agréable.Là encore, les espaces plantés atténueront la dureté des plans verticaux et horizontaux.5 k Pour une piscine intérieure.Pour les heureux propriétaires d’une piscine intérieure, pourquoi ne pas réunir dans un même volume deux types d’espaces qui se complètent à merveille: une piscine dans une serre.Certaines plantes, parmi les plus exotiques, ont besoin de beaucoup d’humidité et de chaleur.La proximité de l’eau leur est bénéfique.En retour, les plantes prêteront à ce volume souvent nu et froid (quelle que soit la température) leur caractère chaleureux et vivant qui en fera un endroit où on aime se retrouver.(Sans compter que les plantes absorbent la réverbération acoustique.) , ¦ % I :«¦ I Piscine de surface en aluminium gracieuseté des Piscines Dauphin liée.45 fsTgi K 1 w in r i nu : till z ! Dj I -11311 JM U*.j* 3 2 L_ A> J K 1 r ' 1 J* • g Ijm m |Fv ( .-4 Vi V- I % 5 4 'I r/ I .j* I 'i i 6 I *w r J /X n llfl ^é: bH dent dans leurs maisons mobiles.On peut voir tout autour de la ville de nombreux parcs de roulottes.Autre détail, le programme de rénovation urbaine qui a amené plusieurs changements dans le «vieux» Sept-Iles.Pour ce qui est du nouveau, les maisons se construisent dans divers styles, (maisons jumelées, maisons de ville) et sous tous les noms comme «Joie de Vivre», «Jardins de Chambord», etc.Autant d’appellations reflétant bien l’esprit sept-îlien.La ville connaît présentement une grosse expansion à son entrée ouest; en peu de temps, j’y ai vu apparaître près de mille nouvelles maisons.Les édifices commerciaux aussi se sont agrandis et modernisés; nommons «Le Concorde», «L’Arcade», «le Grand Passage».1 Puis-je vous en parler?Premièrement, j’y ai appris les fêtes du tricentenaire de la ville, c’est à peine croyable! Et c’est à Jacques-Cartier que nous devons l’appellation de la ville à cause des sept îles qui ceinturent l’entrée de la baie.J’y ai aussi vu construire le «Vieux Poste», réplique de ce que fut le poste de traite des premiers français venus à Sept-Iles.C’est donc un endroit riche en souvenirs historiques et très bien situé sur le bord de l’eau.Aujourd’hui, j’y retrouve un chic restaurant typiquement canadien, une chapelle où l’on y expose et vend de l’artisanat indien, produit localement, et la «maison du traiteur» où l’on a aménagé une salle de réception et un bar où je peux y déguster du «caribou», vrai de vrai! Et ce site pittoresque me fait rêver hiver comme été.moi et tous les Sept-Iliens, mes amis, orgueilleux des beautés de leur ville.Ces mêmes gens venus d’un peu partout pour s’installer ici, ces gens dans la trentaine pour la plupart, donc riches d’espoirs et d’idées neuves.La majorité des hommes sont venus au début travailler pour la compagnie Iron Ore; c’est à elle que l’on doit, avec son minerai de fer, un gros pas dans l’essor de ma ville «Boum».une des très belles maisons que l’on peut admirer dans un des quartiers résidentiels de Sept-Iles 2 le port de Sept-Iles: embarquement du minerai à bord des bateaux 3 petite indienne vêtue d’un manteau en cabirou provenant de la boutique Artisanat indien” (réserve indienne de Sept-Iles) t t Et tout ça fait que ma ville, tout en ayant 300 ans, est toute jeune à voir, moderne et propre encore.Et j’y respire de l’air pur, chose rare de nos jours! 4-5 aux abords de la gare de Sept-Iles, on peut admirer deux des premiers trains de la compagnie La tournée des restaurants est une chose qui m’enchante particulièrement.J’y retrouve au «Chaudron» des tables et des chaises faites à même des souches de bois, produites à Baie Saint-Paul, un décor très québécois.Je puis aller au «Bourguignon» pour y admirer son décor espagnol, sans oublier de regarder longuement sa magnifique porte et son immense pièce murale, exécutées par Gérard Bélanger, un artiste local dont tous les Sept-Iliens sont fiers, à juste titre.Et si j’allais à la «Clef de Fer», genre «Vieux Munich» de Montréal, me laisser entraîner par sa musique allemande, ses mets bavarois et sa bonne bière, et l’atmosphère si vivante de cet endroit tout nouveau, exécuté encore en grande partie par Gérard Bélanger.6 l’église de la réserve indienne de Sept-Iles Cette compagnie s’est installée ici dans les années cinquante et depuis, n’a cessé de progresser jusqu’à nous ajouter l’honneur d’être l’un des plus grands ports de mer au Canada.Ces mêmes hommes ont apporté un coin de leur pays ainsi que d’autres compatriotes avec eux.Ils sont d’abord demeurés dans les «maisons de la compagnie» et c’est dans cette optique de maisons unifamiliales que la ville s’est développée.Quand je suis arrivée, une des choses les plus frappantes était qu’il n’y avait qu’une seule rue d’immeubles d’habitation.Mais, depuis, les complexes à logements multiples se sont construits comme des champignons et ne suffisent même pas encore à répondre à la demande.Il faut dire que la population a doublé en très peu d’années.Il y a aussi Içs «nomades», ceux qui travaillent pour la construction et qui rési- C’était au printemps 1966.Je partais de Montréal et j’allais «m’exiler», disait-on, à Sept-Iles; ça me semblait si loin, sur la Côte-Nord, cette ville méconnue, souvent même oubliée sur certaines cartes routières, un de ces endroits où les gens venaient faire de l’argent et rien de plus.Qu’allais-je y trouver?Aujourd’hui en 1973, me voilà devenue une Sept-Ilienne, fière de sa nouvelle ville.J’ai toujours hâte d’y revenir car c’est ici seulement que j’ai le temps de vivre pleinement ma vie, au jour le jour.Je ne saurais me passer d’aller au «Lino», le plus âgé de nos restaurants, chez qui on aime toujours revenir et qui m’offre son décor italien, sa «fontaine de Trévi», ses maîtres, et ses spécialités à m’en donner l’eau à la bouche.Je me dois cependant de vous parler d’autre chose que de restaurants! Côté loisir, les jeunes de Sept-Iles 47 M * ont aménagé leur «Maison des Jeunes» dans de vieux locaux qu’ils ont eux-mêmes peinturés, décorés, animés, et où maintenant ils se retrouvent pour s’y occuper, s'y distraire, y pratiquer leurs passe-temps favoris, tout en laissant leur porte ouverte à tous, en tout temps.Côté éducation, un centre socioculturel des plus modernes est en construction.On trouve aussi la jolie «Manikou-tai».la polyvalente, ainsi que sa résidence toute neuve.Les écoles ne cessent de s’agrandir pour répondre aux besoins non seulement des étudiants de Sept-1 les mais aussi de ceux de la Côte-Nord, comme Havre Saint-Pierre.Natashquan et de tous ces villages échelonnés encore plus loin que ma ville, et que je n'ai pas encore pu aller visiter.Mais.la route s’en vient.La «Promesse» se concrétise assez vite.et je pourrai d’ici 1975 y aller, quand le cœur m'en dira.J’ai très hâte! VS.U\ liH Mm V"' 0% ' V w » H i‘ % H V V '\\i V 1 V*‘x 1 N I il «15 f 1 I - ~s > f e- ; -T— - • 3 V 1 x jggtÿjÿm tmmS, 5 I t.x l •r x- ~ • & vir * i Car il est vrai que mes promenades du dimanche se résument à admirer les beautés réelles de la nature environnante.ses plages à perte de vue.ses lacs propices à la pêche, ses montagnes invitantes, ses sites merveilleux pour le camping et tant d’autres choses que je découvre au fil des saisons, au fil de la joie de vivre.de la femme d’aujourd’hui que je suis! Et je n’ai pas le temps de m’ennuyer! Le domaine sportif est très complet, allant du golf au ski.en passant par tous les «hobby» possibles.Les organisations sociales sont nombreuses et pour tous les goûts.Entre autres, le Club des Acadiens, qui réunit les gens venant des Maritimes, avec leur langage pittoresque et leur esprit des plus dynamiques.Très souvent des expositions d’artisanat acadien sont organisées par leurs membres.Malgré la présence de plusieurs groupes ethniques, il règne dans toute la ville un véritable esprit communautaire.Ce qui fait que chacun se sent «chez-soi» dans MA ville.Venez donc nous visiter! Nous sommes encore au bout de la route 138.jusqu’à nouvel ordre! >>.^ *23 _ v s ¦ > t u r I ii &! « ?.s M y*' ¦ m ai r # % >¦ ?1 Le restaurant du Vieux-Poste ancien poste de traite, ce restaurant était autrefois la résidence du chef traiteur; le bâtiment a été complètement reconstruit lors du projet du centenaire de la Confédération .a it, *• .v 48 O MAGASINAGE Gicelaine Mondor Voici une marmite servant à la cuisson des légumes en longueur, tels que les asperges, les épis de blé d’inde, etc.On ne place pas les légumes dans la marmite directement, mais dans une passoire munie d’une poignée qui permet de retirer et égoutter les légumes très facilement.Enfin, cette marmite permet la cuisson à la vapeur.Couleurs variées.Prix: $14.95.À Table.Galeries Wesimount Square.Montréal.La pincée de sel toujours sous la main avec cette mignonne boîte à sel que vous placerez tout près de la cuisinière.Couleurs variées.Prix: $4.50.Dupuis Frères Liée, 865 est, rue Sainte-Catherine, Montréal.Splendide et de grande classe, ce petit vase italien en verre tout noir.On le trouve aussi en blanc.Design: Mangiarotti.Prix: $35.00.2x3.1322 ouest, me Sherbrooke.Montréal.Finis les moulins à viande difficiles à installer.Celui-ci est en matière plastique solide avec une base de caoutchouc adhérant à toute surface par principe de succion.Couleurs variées.Prix: $8.00.À Table.Galeries Westmount Square.Montréal.sa1 9 XJ 1 ; 0* '4% Z V r Joli et de qualité sûre, ce moulin à café électrique de marque Braun.Existe en blanc, rouge, jaune porsche.Prix: $16.95.Dupuis Catherine, Montréal.Très élégant petit ensemble de couverts en acier inoxydable, pour hors-d’œuvre.Design: Dominic Hasburgh-Lothringen.Prix: $7.00.2 x 3, 1322 ouest, rue Sherbrooke, Montréal.Voici Binble & Bumble, petits bonhommes qui hochent la tête à la moindre vibration.Un bibelot bien amusant.Prix: la paire $6.95.La maison danoise.1 place Ville-Marie, Montréal.Reproduction de Vasarely dans un joli cadre en métal chromé.8|" X 8{".Prix: $18.00.14^" x \A\"\ $24.00.Atelier 68 Inc.1024 ouest, avenue Laurier, Montréal.Un cadeau pour moustachus qui leur permet de boire sans mouiller leurs beaux atouts.Très original et .pourquoi pas?En porcelaine.Prix: $1.79.Cargo Canada, 4026 ouest, rue Sainte-Catherine, Montréal.Frères Liée, 865 est, rue Sainte- S' < l / I ; 'll Non seulement vous découvrirez l'économie que vous pouvez réaliser mais vous serez fier d'avoir fabriqué une lampe qui se mariera à votre décor et aux couleurs de I /I 71 Le Bahutier Procurez-vous notre catalogue de 60 pages avec ses 1220 idées et articles de décoration.Un guide illustré pour vous documenter et pour découvrir toute la gamme de nos produits.En vente par la poste au prix de 50c, à l'adresse ci-contre.te n reproduction de meubles anciens membre des métiers d’art du Québec 1182 ouest, rue Ste-Catherine Tél: 861-8589 ENTRE DRUMMOND ET STANLEY FACE A MARSHALL SILKS salle d’exposition: Centre d’achats Montenach Beloeil (514) 467-6716 |VV| " 0I 7 O I « le plus grand centre de piscines creusées et hors terre, en démonstration du Canada Ï! 4 0 w INC.PLACE BONAVENTURE, MONTRÉAL 114, QUEBEC, TEL: 878-4567 ART ESQUIMAU PIECES EXCLUSIVES ARTISANAT CANADIEN soyez à la page 54,55 ou 61 t la |HHllM|lHk décor m Albany roeet Service de Planification Décorative Résidentiel et Commercial Division aménagement de bureau (T Éfc/y "., v Division aménagement de bureau ¦a El “A3 K Draperies sur mesure Tapisserie • Tapis "ss. « - r" ?Ï ""•-S' » ffijRfij ' % * , % m i* - ^ riS i v .; T?ik \ ¦'< ' -'%' X * « y ï 4 -v :X < h w'M 6370-6375 ST-HUBERT, MONTREAL 277-4143 Ehareau r d aujourd hui P D 46 e m e Chaque instant passé ensemble nous fait apprécier davantage certains bienfaits de la vie.Par exemple.le Cascade 60.Voyez votre fournisseur habituel.Cascade 60 •O $025 MB ¦ par mois i û \ O à O 01 \___ O \0 K Cascade ¦ m * > I O Q Cl£* , 1 / Q Cascade, le seul chauffe-eau électrique porteur d’une garantie de dix ans.3 I i £> 0 > —_ < - ¦
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