Décormag, 1 février 1975, Février
a PF,R » LE MAGAZINE QUÉBÉCOIS * l 1 DÉCCXATQN 1 * A I «OUI SONT CES CHAISES?• LE REMBOURRAGE • UNE ARCHITECTURE ACCORDÉE AU PAYSAGE .LES PIÈCES DOUBLES, DEUX FOIS II PLUS DE PLAISIR ü # % g >5 M ! < 8.x 1' * i -I ; 1 L ilia 3 3r9 : ' 8 ; X : i I 4 |:6® i $ «p te •V I m % - I , I ¦£; i ¦il f If* Î t > ¦n .< -• ¦ m # V '> ___ i ?;¦ K * 'î# ' ' - i ^ k ' r'/ .?'/.'£\ '-v rU ^ # ift*:g MîateE -,/5 - ¦'¦sis/* y P id 9SL ï ton â ) Par son arc surbaissé et ses pilastres, le portail du bureau de l’Assomption se rattache au courant néo-classique, alors en vogue ( 1840) au Canada.On pourrait facilement s’imaginer être devant un portail de Nantucket (Cape Cod) ou de Niagara-on-the-Lake.Notons la présence de deux ancrages en formes de S, ils servent à maintenir les murs à la verticale.texte et photos de Jean Bélisle l’époque.Malgré son intérêt, l’édifice de l’Assomption n’est rien d’autre qu’une grosse maison de marchands dont on a changé la destination.Le cas du bureau d’enregistrement de Sainte-Julienne est tout autre.Il s’agit ici d’une création complète qui se devait de refléter l’importance de la fonction attachée à l’édifice.Comme pour celui de l’Assomption, le bureau de Sainte-Julienne regroupe tous les aspects administratifs de la vie civile.Il se présente à nous comme une grosse maison en pierre des champs, construite selon les principes géorgiens (voir Décormag, mai 74, page 56), maison placée sur le haut de la butte qui domine le village.La maison devant être en quelque sorte le témoin du gouvernement anglais, se doit d’être construite selon un modèle typiquement anglais.Il ne faut cependant pas réduire notre vision du bureau d’enregistrement à ces deux seuls édifices.Le bureau de Vaudreuil ainsi que plusieurs autres existent toujours.Le plus curieux demeure le fait que le bureau d’enregistrement fait partie du groupe très restreint des édifices gouvernementaux à avoir conservé leur fonction depuis leur création.- francophone.Moins de quatre ans à peine après les troubles de 1837, le pouvoir impérial coiffait l’ancienne structure administrative des seigneuries, d’esprit essentiellement français, par une autre structure d’esprit anglais.Cependant avec le temps les choses se tassèrent peu à peu, si bien que de nos jours les formalités du bureau d’enregistrement sont complètement passées dans nos moeurs.Dans le concret, cette création du bureau d’enregistrement se matérialisa sous deux formes; une première où l’on se contentait de réutiliser un édifice ancien et une seconde où l’on construisait un nouvel édifice.Le bureau d’enregistrement que nous trouvons à l’Assomption nous montre un excellent exemple du premier type de solution.En 1842, le comté achetait les deux maisons contiguës construites en 1813 par la Compagnie du Nord-Ouest pour lui servir d’entrepôts.Le comté installa dans ces deux maisons le conseil de paroisse, celui de la ville, celui du comté naturellement, enfin le tribunal civil et le bureau d’enregistrement.Ce type de centralisation des fonctions du pouvoir civil dans un seul édifice se retrouve dans la majorité des comtés de Lorsqu’on arrive à Sainte-Julienne de Montcalm, petit village situé à une trentaine de milles au nord de Montréal, on n’est pas sans remarquer un édifice qui, par sa taille et son site exceptionnel, semble écraser toutes les maisons du village y compris l’église paroissiale.Un résident de Sainte-Julienne vous apprendra non sans une certaine fierté qu’il s’agit du vieux bureau d’enregistrement du comté de Montcalm.Le bureau d’enregistrement fit son apparition vers 1830 dans les régions du Canada peuplées par les anglophones et les Loyalistes, comme les Cantons de l’Est et la région outa-ouaise.Par une loi du 9 février 1841, Lord Sydenham décrétait la création de 24 circonscriptions ayant chacune leur propre bureau d’enregistrement.Ces bureaux reprenaient le rôle du regestry-office” anglais, soit celui d’enregistrer tous les actes de nature immobilière qui pourraient être passés dans leur circonscription, de façon à rendre ces actes accessibles à tous ceux qui pourraient en avoir besoin.Cette loi fut très mal reçue par la population 12 décormag • février 1975 'JL y, ¦ * S’,, • V \ T" mSm : ?J$| 7-P Le bureau d’enregistrement de l’Assomption s’étire le long de la rue du village.On se croirait facilement dans le Vieux-Québec ou le Vieux-Montréal.La scène de l’enquête préliminaire du film “Kamouraska” y fut tournée.Z' .Jf.n ; V ^ • rv ••¦** -vv % - y s - - Lîî^TT il 6 I : !!!; " |.y n .'i :: £88 ' i&X > vv / r, -wv.* Dominant le village, le bureau de Sainte-Julienne s’impose par sa masse et sa position.Le caractère austère de l’édifice fait penser aux constructions militaires britanniques de la période 1820, comme le fort Lennox.Les souches des cheminées, actuellement en brique, étaient à l’origine en pierre.Le portail de façade, bien que très mutilé, rappelle encore le portail néo-classique commun à la Nouvelle-Angleterre.• t \i » Jta :> • ;¦ 'Ay ¦ M m Va ¦ ,-mj ; W! I i v, N - Iff S,ifl I 'rtf iw tr, u 'kk.i', r * f w 'A ' ¦& m I S' * Fm ! I , Comme pour la plupart des édifices administratifs britanniques, nous retrouvons en façade un fronton qui forme une sorte de faux mur-pignon.Dans ce fronton s’inscrit une triple fenêtre qui ne peut qu’accentuer le caractère britannique de l’ensemble.IB jrfWÈF - ^ &k > 9ffl9 J ^ x i > *, A 1 i décormag • février 1975 13 £o a *t>j m p chau \ Fs| O ce z I ,4 ¦ I 'achat d'une maison, c'est sérieux.e chauffage aussi ; il doit être le plus efficace et le plus conomique possible.vant d'opter pour un mode de chauffage en particu-er, comparez les avantages et les caractéristiques f - J* w* : .-j 4 ¦*» Mais n'oubliez pas : pour chauffer efficacement et économiquement, il faut d'abord compter sur une bonne isolation.L'isolation thermique, c'est l'atout indispensable au chauffage sans gaspillage, quelle que soit la source , x -d m i n f F ¦'¦ nru "f i 1 liMttlWm'W iiiïttSiiiiiii m !llll!l!!iii:lilil I j II Daniel Fyen m L ¦ # * hi J # /w> % I I » I f ¦y 1 f h Un double salon remplit cet espace.La di-§ vision entre les deux aires de vie se fait par "° les deux fauteuils placés dos à dos au niveau de la porte d’arche.La continuité -f entre les deux pièces est assurée par les g tapis, les cadres, les meubles.£ s dp r 9 H r r - .-; y.•> ci:- - V V - décormag • février 1975 .V — ode ¦ :¦ fW 111 L -1 nÀ X \ jjjj rÿr’' fi*.fm-Mjer-; ¦ ÂI, :v r.r urne.FT y A .2 I ^ I » Dans cet ensemble salon» g atelier, les deux vies semblent I s se côtoyer parfaitement.Les ^ c murs et les meubles blancs -1 sont mis en valeur par rapport au tapis bleu.Les lampes sont nombreuses, et 1 les meubles bas s’ajoutent 2 aux dimensions pour donner c l’impression de plus vaste # / V I ite espace.ë % 51 la mA r r U ; ¦ A : f i S 1 v - - £>¦*: .••n '’-T .- ma •j v-A- mmm V I Pi 25 décormag • février 1975 k L’ESQUISSE DANS VOTRE ESPRIT * DRAPERIES * TAPIS * TAPISSERIE m MtiJ A rfiTari èm K ¦ §V.-A ¦ r S ¦ iism I H I l.l'ï \ 1 « 'el C i* ffll y « J rl 1 \À ^ mi HKv a 4225.rue AMEUBLEMENT G.LEROUX LIEE T.H Bps?'v DEVIENT RÉALITÉ AVEC SS »., ¦ de la Roche Montréal 521 2192 l'étonnant v à l'Aéroport international de Toronto Un petit hôtel unique qui met l'accent sur le service personnel.210 chambres magnifiques avec télécouleur; dîners fins et familiaux; spectacles; piscine; toutes facilités pour réunions d'affaires, stationnement gratuit.A Toronto, signalez 678-1400.De l'extérieur, appelez notre service gratuit de réservations a 1-800-261-0966.CUISINES, SALLES DE BAINS, VANITÉS, COMPTOIRS, BARS, DÎNETTES, SONT LES SPÉCIALITÉS DE CUISINE DÉCOR J ACCESSOIRES ARMOlflES w HfNOVATION CUISINE DÉCOR èH il INSTALLATION d ARMOIRES DE CUISINE KITCHEN CABINET INSTALLATION Tel: 381-7608 FevO-VA-noNl ix .A Hnn Cabinets appliances *¦ 6257 Airport Rd., Malton Centre décoratif de cuisine du Québec Inc.Salle de montre 9760 Boul.St-Laurent, Mtl.357 26 décormag • février 1975 I TROISEE assoiffé ES par Katia Daudelin photos de daniel fyen On entend souvent dire: “Ne laissez jamais séjourner l’eau d’arrosage accumulée dans les soucoupes ou au fond des jardinières: cela a un effet néfaste sur la plante, prive la terre d’air et fait pourrir les racines.” C’est juste, mais pas pour toutes les plantes.Certaines, tels le papyrus, l’isolepsis et l’helxine, ne s’en portent que mieux quand elles trempent dans l’eau continuellement.l’helxine Quant à l’helxine à qui on a donné de nombreux noms, dont les plus connus sont ' ‘mousse d’Irlande’ ’ et ‘ ‘larmes de bébé”, ellle exige aussi beaucoup d’humidité.Originaire de Corse et de Sardaigne, elle appartient à la famille des urticacées.Elle demande de la lumière mais redoute le plein soleil.Il est bon de l’engraisser tous les huit à dix jours.On peut la rempoter en tout temps et, si on la met dans un grand pot plat, elle évoluera rapidement.On peut aussi laisser descendre ses fines tiges sur les parois du pot.La multiplication se fait par division des racines.4 4 le papyrus Le papyrus, de la famille des cypé-racées, a un nom qui nous est familier parce que son écorce était utilisée dans l’ancienne Egypte pour recevoir l’écriture bien avant l’invention du parchemin et du papier moderne.Le papyrus poussait sur les bords du Nil et on se servait des pellicules membraneuses de sa tige qu’on superposait de manière à faire s’entrecroiser les fibres, que l’on comprimait et polissait par la suite.Le papyrus est devenu une plante d’intérieur qui, à cause de ses origines marécageuses, demande beaucoup d’humidité.On dit qu’il aime avoir les pieds dans l’eau et la tête au soleil et.un peu d’engrais tous les quinze jours.Pour la multiplication, il suffit de prendre une tige de la plante dont on coupe les feuilles à un pouce, et de la mettre, tête première, dans un verre d’eau.Assez rapidement des racines se forment et l’on peut la planter.l’isolepsis L’isolepsis, qui ne ressemble pourtant en rien au papyrus, est également une cypéracée, mais de V Inde orientale.C’est une plante de suspension qu’il faut tenir au frais et à la lumière, mais pas en plein soleil.Une application d’engrais tous les dix à quinze jours est recommandable.On reproduit l’iso-lepsis par division de la touffe.Il est d’ailleurs préférable de la diviser ainsi chaque année et de rempoter les plants dans des pots plus petits.décormag • février 1975 4 arrosage Toutes ces plantes doivent reposer dans une assiette ou une jardinière constamment remplie d’eau.Le papyrus et l’isolepsis peuvent toutefois être arrosés par le dessus.Quant à la mousse, jamais: cela endommage le feuillage.Ainsi les soins à prodiguer sont réduits: on n’a qu’à ajouter de l’eau de temps à autre.Pour les gens qui voyagent ou s’absentent souvent, ce sont les plantes idéales.quel récipient choisir Un des plaisirs de la culture de ces plantes d’intérieur est aussi le choix du récipient qui recevra la plante.De la simple assiette, en passant par la jardinière de céramique, on peut aller jusqu’au grand pot de verre comme on en voit un ici.La mousse a été transplantée dans un banal bassin de plastique (qu’elle a vite fait de cacher) dont les rebords s’appuient sur le pot.On l’avait préalablement percé de trous pour permettre à la plante de boire.Des cailloux de rivière placés au fond contribuent à garder l’eau propre.On pourrait même imaginer un grand bassin où une mousse pousserait au pied d’un papyrus.Pourquoi pas?2 1 H Pr \7x 3 V—U 4 27 X / l\ I I », f- La “Mousse d’Irlande” a été transplantée dans un banal bassin de plastique (qu’elle a vite fait de cacher) dont les rebords s’appuient sur le pot.On l’avait préalablement percé de trous pour permettre à la plante de boire.Des cailloux de rivière placés au fond contribuent à garder V eau propre.! - v f mfi I F s * ' tpli ¦ vr 171 i ¦' r * 4 • % > A 4 Si vous cherchez comment réaliser la pièce de vos rêves • • • F •'I ' ï i I '/1 tri 1 M , A iSm MM HH fi % Eûa næS« aw -aie t V ¦i i#:.V i JH ?s %, S&SISi 'stmaSr c*SSss* * Il I «sa m i Ifeàai b ji * Salut! Vilas a tout prévu pour vous.celui qui sera idéal pour une maison familiale que celui dont le luxe semble avoir été la réalisation d’un décorateur idéaliste.Discutez-en avec votre détaillant Vilas a prévu pour vous comment transformer vos rêves en une réalité aussi magnifique que pratique.Choisissez le style qui vous plaît parmi notre gamme imposante de divans et causeuses de formes esthétiques et parmi nos splendides tissus.Apportez à votre décor une dernière note d'élégance en y ajoutant des accessoires conçus par Vilas pour vous inspirer, quand vient le moment de compléter la pièce de vos rêves.Vilas a prévu tout ce qu’il faut pour satisfaire votre goût du luxe sans pour autant que votre vie en soit le moindrement compliquée.Par exemple, tout le bois apparent des meubles Vilas est de l’érable massif reconnu pour sa beauté et sa durabilité.De plus, son fini exclusif Vila-Seal est pour vous une assurance que ce lustre durera très très longtemps.Quant à nos tissus, le choix est tel que vous pouvez aussi bien opter pour J’aimerais ^ - obtenir plus ^ S Je renseignements S sur ce que Vilas a prévu pour nous.Veuillez m'expédier lu dernière édition du Guide d'ameublement Vilas.Ci-joint 25i pour frais de manutention Vilas.Il a une foule d'idées merveilleuses et d’articles Vih$ qui vous permettront de réaliser la pièce ^ de vos rêves.^ + Ça donne le goût de rentrer ^ chez soi.CF Nom Adresse Province Postez à: Les Industries Vilas Limitée, Cowansville.Québec J2K 2Y4 Ville vi "7, monminou par michel gagnon soyez à la page 9oulO y ^ 4^— ( Je DEVIENS VRAIMENT BLASE |J O o o O •X nouvelles échelonné sur plusieurs années et à travers de multiples contacts avec les artisans?“Ce guide, écrit J.-P.Payette, se veut avant tout le reflet de la production québécoise plutôt qu’un ouvrage critique”, mais n’est-ce pas l’essentiel de la critique, ou tout au moins sa composante la plus précieuse, que de savoir recréer ainsi la démarche même de l’artisan, et de nous la rendre tangible sous l’information à donner?Le lecteur, ainsi “informé”, sera tout préparé à porter un jugement sensible et nuancé face à l’oeuvre.aÊCMMAC le guide des artisans créateurs du Québec Paru récemment aux Éditions La Presse, Le guide des artisans créateurs du Québec est un livre qui sera très précieux à tous ceux qui s’intéressent, de près ou de loin, à l’artisanat.les gagnants de notre concours anniversaire Notre grand concours d’abonnement, lancé en juin pour fêter la troisième année d’existence de Décormag, vient de se terminer et-les prix ont été remis aux gagnants au début de décembre.Les trois grands prix (mille dollars chacun en ameublement) étaient offerts par Domicil (1520 boulevard Labelle, Laval), La Galerie du Meuble (18 rue Courcelette, Québec) et Le Château d’aujourd’hui (6370-75 rue Saint-Hubert, Montréal).Les heureux gagnants sont: Mlle Francine Journet 2244 est, boul.Saint-Joseph, app.505 Montréal.M.Robert Monast 217, 15e Avenue Iberville.Mlle Jeannine Bourassa 32, Groue Granby.Les photos de nos gagnants paraîtront dans notre numéro de mars.Le guide des artisans du Québec, un ouvrage facile à consulter, de lecture passionnante, et contenant toute P information rêvée sur l’artisanat québécois.352 pages et plus de 800 photos: en vente partout au prix de $6.95.Marcelle Paré Plus qu’une simple somme de renseignements, ce livre est en fait un véritable guide touristique par régions sur le monde de l'artisanat au Québec.On fait ici une véritable promenade dans toute la province, rencontrant chaque artisan dans son milieu de vie et dans son atelier, et refaisant avec lui la démarche du créateur confronté avec les techniques propres à son métier.les Importations Au courant inc Les Importations Au courant inc.ont inauguré récemment, le 5 décembre, une toute nouvelle salle de montre d’articles d’importations.Dans une grande salle où la sobriété permet de mettre spécialement en valeur les produits en montre, les Importations Au courant inc.vous offrent des meubles, lampes et accessoires de grande élégance.Rarement a-t-on pu voir réunie une aussi vaste concentration d’importations raffinées et de bon goût.Tous les produits offerts sont l’oeuvre d’artistes et de designers réputés, en provenance d’Italie, d’Espagne, d’Allemagne et v L’auteur, Jean-Pierre Payette, tant par la présentation graphique que par la qualité de son texte, a réussi d’une façon extrêmement vivante le tour de force de conjuguer une information des plus précises avec une vie qui jaillit à chaque page: est-elle le simple fait de la vitalité inhérente à cet univers où la vie créatrice pousse de partout pour se frayer un chemin, ou est-ce la marque de l’intérêt très profond de l’auteur lui-même, F 30 décormag • février 1975 Nous uous remercions vivement de la confiance que vous nous accordez en nous demandant conseil au sujet de la décoration de votre intérieur.?R C'A/ «-i ¦ de France.Et l’on se propose, pour offrir un choix encore plus vaste et varié, d’étendre encore plus avant la gamme des pays représentés.Aux Importations Au courant inc., au 5407 Royalmount à Ville Mont-Royal, on trouve surtout des meubles modernes, mais aussi de l’ancien.En effet, tout en mettant l’accent sur le moderne, les Importations Au courant inc.préconisent le mélange des styles dans un seul décor, et c’est avec goût et raffinement qu’ils savent allier de l’ancien avec du moderne.Les Importations Au courant inc.est ouvert avant tout aux décorateurs, aux architectes et aux designers, mais aussi au public qui pourra venir y élaborer un choix pour ensuite acheter par l’entremise d’un décorateur, architecte ou designer.C’est l’endroit idéal pour venir y agencer un intérieur recherché et élégant.l’enseignement du design au Canada Deux publications particulièrement intéressantes viennent d’être publiées en vue de guider tous les étudiants intéressés à faire carrière en design ou en toute autre discipline connexe comme les arts graphiques, la décoration d’intérieurs et le dessin de mode ainsi que le théâtre, les beaux-arts et l’artisanat.Carrières en design et L’enseignement du design au Canada donnent un aperçu de toutes les possibilités qui s’offrent aux personnes attirées vers le design, ainsi que la liste complète de toutes les écoles, collèges, instituts et universités du Canada qui dispensent des cours sur le sujet.On peut obtenir gratuitement l’une et l’autre brochure en s’adressant à la Direction générale du Design, ministère de l’Industrie et du Commerce, Ottawa, Ontario K1A 0H5.conférences sur l’histoire de l’art au Québec La Place Bonaventure présentera bientôt une série de conférences des plus intéressantes sur l’histoire de l’art au Québec.Cette série de conférences, donnée par M.Robert Derome, se divise en trois grandes sections: l’orfèvrerie, la sculpture et la peinture.Cinq rencontres permettront d’esquisser chacune de ces expressions artistiques.A la projection de diapositives s’ajoutera une visite où l’accent sera mis sur le contact direct avec les oeuvres étudiées.Une bibliographie détaillée sera fournie aux participants au début de chaque section des conférences.,9 y) Il nous serait possible de vous fournir certaines idées, mais ne croyez-vous pas qu’il serait préférable d’adapter vous-même à votre décor ces petites trouvailles dénichées ici et là dans différents numéros de Décormag, pour vous créer un environnement chaud et personnalisé.Nous croyons en effet, que ce serait vous desservir que de vous répondre sans avoir vu l’ensemble de votre demeure et sans connaître plus à fond vos goûts.V *> courrier Je suis une abonnée de votre revue Décormag et je me permets de venir solliciter votre aide afin de mieux décorer mon logis.Dans votre dernier numéro, vol.3, no 2, octobre 1974, vous parlez du noir et du blanc; j’ai des meubles blancs (deux causeuses, style moderne, en cuir blanc) dans mon salon d’un appartement; mes tables de salon sont de style moderne également d’un brun foncé avec dessus en verre fumé; mes tentures sont bleues; quelle couleur de tapis me suggéreriez-vous de mettre et quel genre de décoration sur les murs; j’aime beaucoup l’effet du noir et du blanc mais j’hésiterais cependant à recouvrir un mur noir; dans le moment, mes murs sont tous blancs.Pour votre information, mon salon mesure 16' par 12'.Il n’y a pas de fenêtre sauf une porte patio au milieu du mur avant.Je possède un stéréo modulaire mais je n’ai pas de bibliothèque au mur; quel genre de bibliothèque pourriez-vous me suggérer?Pourquoi ne pas communiquer avec la Société des Décorateurs-Ensembliers (288-9046) qui pourra vous fournir le nom d’un décorateur, qui, lui, saura vous conseiller selon vos goûts et vos besoins.Merci encore une fois de l’intérêt que vous portez à notre revue! nettoyez vos cuivres Plusieurs lecteurs nous demandent comment conserver au cuivre son éclat.Le remède miracle: la pierre ponce liquide.Celle-ci est en vente dans la plupart des grands magasins ou dans les grandes quincailleries.Je vous remercie à l’avance de ce que vous voudrez bien me répondre.Carole Coulombe fl Sa '«Si 1 ?Les colloques sur l’orfèvrerie débutent le 4 février 1975 et se terminent le 11 mars.Une visite de la Maison Saint-Gabriel de la Congrégation Notre-Dame est au programme et aura lieu le 18 février.ri Les colloques sur la sculpture débutent le 18 mars et se terminent le 22 avril.Une visite à la Galerie d’Art Kébec au CEGEP de Saint-Laurent est au programme et aura lieu le 8 avril.Enfin les colloques sur la peinture débutent le 29 avril et se terminent le 27 mai.Une visite des collections de la Galerie Nationale du Canada à Ottawa est au programme et aura lieu le 13 mai.Les cours ont tous lieu à la Place Bona-venture de 13:00 bres jusqu’à 16:30 hres p.m.et une collation sera servie au cours de l’après-midi.Pour de plus amples renseignements, composez 395-2372.v il ï maisônlcofibeil » mt 5692 EST, JEAN-TALON, MONTREAL • TEL.: 254-9951 31 décormag • février 1975 t 1975est Année Sainte et tous les chemins mènent à Rome \ Une Année Sainte est marquée d’événements spirituels importants; de cérémonies mémorables et de liturgie émouvante; de canonisations et béatifications.Faites ce pèlerinage.Participez à l’événement le plus glorieux de l’Eglise, Jubilaeum 1975.W^tSà u *s; k ¦ as af g J H(! P l*ggsi Lgî 'V; msm pgp a mi Is tj.a II '-1 s g H Vsi 4 sril Sfti 1Ui iH :«£ÏT 4 “Les Splendeurs de l’Italie”.Un voyage " de 14 jours débutant à Rome, comprenant une audience pontificale et se continuant par la visite d'Assise, Florence, Bologne, Venise, Vérone et Milan.B 2 “La Terre Sainte et Rome”.10 jours pour " retracer les étapes de près de deux millénaires de fervents .de Jérusalem à Bethléem, de Nazareth à Tel-Aviv et puis Rome.I 8 i E t I a rm r-t » » * T »* (jf-F¦ V- > E Z if* imm !| ¦] If) I I c w, ¦¦ r îa>K ï i» #'Juhilæuin% f-':J Y;‘;‘; 4 “La Terre Sainte et Rome".Un .•} MM e:;> pèlerinage de 14 jours en Terre •y-î I B / Sainte et à Rome pour une audience V.'\ # / J publique et bénédiction de Sa Sainteté "%X ' y —' l'Z r, f O “Rome en Année Sainte”.7 jours pour découvrir les merveilles de la Chapelle Sixtine, du Musée du Vatican, de Saint-Pierre et participer à une audience publique du Saint-Père.1 _ Pour obtenir notre brochure illustrée intitulée "Jubilæum 1975 " et connaître les détails et les ¦ prix des 4 pèlerinages de l'Année Sainte, complétez et postez ce coupon à: ALITALIA SERVICE DES VOYAGES 2055 rue Peel, Montréal, Qué.Nom I Adresse.I I /llitalia i i i i J L Dût * * Par Cyril Simard cSs/ife parlure Bel ouvrage” “L’art populaire et traditionnel demeure une puissante invitation au dépassement.” Michel Lessard, historien.“Mais l’industrie d’un peuple doit, selon l’ordre, procéder du génie de ce peuple, et si elle naît de ses besoins, elle doit demeurer respectueuse des valeurs qui font le fondement de ce génie.” Félix A.Savard.“Moi, j’ai fait mon cours d’art ménager à Saint-Irénée.J’en suis fière.” Mme Denise Leblanc, St-Lambert.' “J’en connais qui ont fait le tour de la Gaspésie en relevant le nez sur les tissages de Pointe Saint-Pierre ou sur les sculptures de Causapscal.On profanait des travaux d’amour.” Cyril Simard, Centrale d’artisanat.“Nous autres, quand on allait à l’école, on apprenait à se faire des “affaires.” Mme J.Métivier, St-Charles.La chambre à coucher de l’artiste Souren dans le Vieux-Montréal a été rehaussée par le “bel ouvrage” des Cercles des fermières.Madame Gaby Bernard de Montréal et Marie Tremblay d’Iberville ont complété les collections de leur coffre d’espérance en collaboration avec Mesdames Damien Roy, Marielle Primeau, Madeleine Alix, Germaine Grothé, René Bonneau, André Boucher, Philippe Bissonnette .____________________________________________________________________________________________________________ ¦Mi.- S i.V A — ¦ t Et a r ses .v ' :0- > f - yêÉ Vk k .1 #% " ?^ : f x-' ft : : / fi 33 décormag • lévrier 1975 “On a été élevés dans les courtepointes Si on n avait pas eu les Cercles des et les catalogues.On a aussi connu la fermières, on parlerait moins de retour misère là-dedans.C’est pour ça qu’on aux sources et de conservation est moins intéressés.” aujourd’hui.C’est la pure vérité! Non?” Mme Lionel Simard Mme L.J.Filion 1 />; 1 “Quand ils viennent en fin de semaine, les enfants vident la maison.” Mme Tremblay, Amos.“As-tu vu les coeurs sur mon coffre d’espérance, c’est plein d’amour là-dedans.” Mme Séraphin Lavoie.“Ciseler notre propre image par l’artisanat québécois.” Honorable Denis Hardy, ministre des Affaires culturelles La Revue des fermières, décembre 1974.“Non! C’était pas des mains douces: ça faisait pas un bon bateau.” Léopold, dans “Les Voitures d’eau” — P.Perrault.Sur un matelas encastré, une courtepointe de Madame Damien Roy, des taies d oreiller en broderie de richelieu et feston de Madame Gaby Bernard, et une nappe crochetée de Marielle Primeau, utilisée comme rideau de discrétion.La fresque en fourrure est signée Souren.- '> -*ü - w «- - NBBS-J5r - 81*31®*.*’- idc sb Vî < ! v y * J flw -JB -T ‘ ^ r H.jÈh£«*i& * ' I x fr-v.-.ï •' .~ J1' m% â A*# % »*?r< ^.r; iU': I jF»r,N **£ < •*2Ü« « #» ut A > ir- U .LJ3 SMP Jâ.« ' I k I I I CJOB 3» WET Jj ! v * 3 » - ¦ T Ivl ¦ V y ?l’t ?'ir- '/I*; R < A > 1 r HiV - ¦d' rr V .^3*' '"' • m » .: t i V v* f> * r* — V, r ?wrfS • i - y A : ! 1» ' , V —» x ^ ra> < -4^ '»• VV^ X > X 0 > v".% V -4- T3 ¦ • ' r»'' «SB * I ¦ I ‘ jilt ;a ' 4 » $ *ru3 lc > # décormag • février 1975 34 M '-«os artistes— itmemvemnem Par Nicole Tremblay Photos de Daniel Fyen que Mercier conseille de tisser plus haut que le dessin de sorte que la tapisserie une fois installée puisse même profiter de cette déformation.Afin de conserver la largeur initiale, plusieurs lissiers montent de chaque côté de l’ouvrage quelques cordes supplémentaires qui servent de guides.Il est très convenable de prévoir un surplus d’un pouce (ou deux) tout autour de la tapisserie, surplus qu’on replie en dessous une fois le travail terminé.Le carton Le peintre-carton nier produit généralement la maquette à une échelle réduite.De cette maquette, le lissier tire un dessin grandeur d’exécution sur une feuille de papier qu’il installe sur la nappe des fils.Sur la chaîne on marque seulement les grandes lignes du dessin puisque le lissier peut toujours référer à la maquette pour des détails.La façon de procéder varie d’une équipe à l’autre, l'important c’est que les explications soient claires entre le cartonnier et le lissier.Points L’inventaire des possibilités est sans bornes.Il suffit d’enlacer une, deux ou sept cordes de chaîne de la laine pour varier le point.Avec un point noué, c’est-à-dire des laines coupées de différentes longueurs et attachées à une ou plusieurs cordes, vous pouvez radicalement sculpter par après des plages de laine.Une même oeuvre peut regrouper huit ou dix sortes de tissage sans inconvénient.Les fibres Considérant que les fibres synthétiques n’offrent aucune garantie grosso modo différencie la tapisserie du tissage qui laisse la chaîne et la trame apparentes.Le métier de haute lisse Sur le métier de haute lisse la chaîne des fils est montée sur le plan vertical et le lissier tisse horizontalement.Les cylindres, autour desquels on enroule d’un côté la chaîne vierge et de l’autre la tapisserie, s’appellent des EN-SOUPLES et sont placés un au-dessus de l’autre, plutôt que côte à côte comme sur le métier domestique ou celui de basse lisse.Il n’y a pas de ROS.Chaque DUITE, c’est-à-dire mouvement aller-retour de deux passées pour former la trame, est baissée à la main avec un peigne spécial.C’est un métier essentiellement manuel permettant de travailler une même duite à différents niveaux.Malgré la différence de bâti des métiers de haute et de basse lisse, le résultat final est strictement le même.Le métier de basse lisse est plus rapide d’exécution quoique moins facile de lecture.Le haute lissier contrôle son travail sur une plus grande surface, tout en occupant un espace de plancher réduit (six, huit ou neuf pieds de hauteur sur toujours à peu près trois pieds de profondeur).L’exécution Dépendant du motif et des textures désirés, on peut tout aussi bien tisser une tapisserie à l’envers qu’à l’endroit.Une tapisserie devant être suspendue verticalement doit être tissée de préférence horizontalement.Lors de l’accrochage, la tapisserie prend un élan vertical souvent important.Afin d’éviter les mauvaises surprises, Moni- Origines La tapisserie existait, paraît-il, trois mille ans avant Jésus-Christ.C’est donc un métier vieux comme le monde qui a connu à travers les siècles des heures de gloire et de décadence.Il fut un temps où la seule façon de réchauffer son intérieur, fût-il un château, était d’allumer un bon vieux feu de bois.Pour pallier à cette insuffisance de chaleur, les serviteurs installaient sur les murs d’immenses tapisseries afin d’assurer une sorte d’isolation.Les mieux nantis suspendaient même entre chacune des ouvertures des suites de tapisseries, d’égales dimensions et composées selon un thème continu, qu’on appelait à cette époque des “TENTURES”.A partir du XVIIe siècle, ces coutumes diminuèrent pour devenir complètement désuètes à mesure que les possibilités de chauffage se perfectionnaient, si bien que la tapisserie perdit peu à peu sa raison d’être et connut une décadence de près de trois siècles.Ce n’est qu’autour des années 1945 qu elle renaît en Europe sous des formes tout à fait inusitées.Ce mois-ci nous rencontrons une québécoise, de Trois-Rivières, qui est une adepte de ces tapisseries de notre temps.Elle utilise toutefois un métier traditionnel de haute lisse qu’elle a déjà adapté à trois reprises.Elle nous explique son MÉTIER.Tissage et tapisserie Le geste initial du haute lissier ou du basse lissier est de recouvrir COMPLÈTEMENT de laine le fil de chaîne, habituellement en corde ou en coton, ce qui décormag # février 1975 f ; i 35 X 11 4 » de stabilité, Monique Mercier pour sa part travaille uniquement les fibres naturelles.La majeure partie du temps, elle importe ses laines de France et d’Angleterre, “des pays de tapisserie”, dit-elle.La tapisserie haute lisse au Québec On pourrait recenser à peu près une soixantaine de métiers de haute lisse au Québec, tous construits selon les premiers plans de Jeanne d’Arc Corriveau et révisés à trois reprises par Monique Mercier qui a adapté depuis les ensou-ples du métier domestique à la char- j 1 A w, “La femme au manteau rouge".Découpée sur un fond de laine presque monochrome où un rythme de reliefs monochrome nous amène à une stylisation d’arbres fortement texturée Cartonnier-lissier: Monique Mercier.4 pente du métier de haute lisse.Selon les spécialistes de la tapisserie, tout porte à croire qu’un atelier d’exécution serait rentable au Québec.Il suffirait de rassembler d’un côté les irn, SJ I 4 artistes québécois qui font monter des tapisseries en Europe et d’un autre côté les artisans spécialisés dans ce domaine pour mettre en branle le “beau” projet de l’Université du Québec à Trois-Rivières, projet refusé, m’a-t-on raconté, du revers de la main par le ministère des Affaires Culturelles.Il n’y a qu’un problème de canalisation d’énergies, au dire des lissiers.Par chance, les lissiers ne sont pas des gens facile à décourager, ils savent attendre longtemps puisqu’ils pratiquent depuis des millénaires un métier # k ) m r m :¦ X % ' k & CT-L-* III# N de patience et longueur de « temps.”.5a» Tapisserie de haute lisse.Faisant partie de la suite des quatre saisons conçue et exécutée par Monique Mercier.36 décormag • février 1975 ve è tenug5 «ft*.i ' J t \ % \ \ 6 » I \ \ m \ » » wm lüli ¦ ¦ r ij :.VL.Nous invitons tous les grossistes et marchands en gros à visiter notre salle de montre.- ¦_ .' P" .ki: s i w 1 pc /'a ¦ m \V i ¦ TT m !# v;\ I# X : m.i w y Sj ¦ (I ¦£ FOYER CALOR 8026 Jarry est, Anjou, P.Q.Tél: 354-1155 Succursale à Québec.330 rue ST Roch, Québec, P.Q.tél: (418) 529-2911 - • *s Ë J mm i EC y » #1 ee ."I Il I ¦ M ; ii* mi ! il / : r / k lit |: &É 3 1 1 I' I ! .> 1' m V m K ZA • , , *, i 1 1 #rrr— 38 décormag • février 1975 une architecture accordée au paysage où vont de pair l’originalité et le confort I 1 ;i y I ¦i.*MKv£ Î ! « ; ¦B Si ** I Vue latérale de la maison.— limiter autant que possible la profondeur du plan de façon à ne pas avoir à excaver le sol ou à le surplomber de trop haut.par Bernard Fredette, arch, photos de Jean Lessard Le programme Un jeune couple venait de faire l’acquisition d’un terrain exceptionnel dans les Laurentides et souhaitait s’y construire une résidence.Leurs goûts de même qu’un budget limité ($20,000.00, en septembre 1972) commandaient la simplicité, mais n’excluaient certes pas l’originalité ni le confort.Ils avaient un enfant et souhaitaient recevoir souvent des amis.Il leur fallait donc trois (3) chambres (parents, enfants, amis) ainsi qu’une cuisine, une salle-à-dîner et un séjour pouvant accommoder au moins six personnes et si possible des réunions d’amis occasionnellement plus nombreux.Le site Le site était splendide! Au bout d’une péninsule nommée “la Pointe des Prêtres’’, un cap rocheux s’enfonçait dans le lac Archambault (dont l’eau est potable) avec une pente de 37%.Côté rivage, le lac offrait une vue exceptionnellement bien dégagée sur St-Donat et ses environs, depuis la baie de l’Ours, au nord, jusqu’au Mont Jasper, à 15 milles de là, au sud.Côté accès, un boisé de conifères assurait l’intimité du site.Entre les deux, le roc vif.Le parti Le parti visait trois choses: — s’intégrer à la géographie autant par la forme que par le choix des matériaux — offrir une vue sur l’eau, de toutes les pièces habitables En effet, sur un terrain aussi escarpé, où la moindre excavation aurait été très coûteuse, mieux valait suivre la pente, d’autant plus qu’on pourrait profiter des niveaux “en escalier” pour ouvrir toutes les pièces sur le lac.Enfin, plus le plan serait long et étroit (plutôt que carré) plus on allait rester près du sol.Quant à la géographie, elle se distinguait par un roc en pente et des arbres verticaux: la toiture, à revêtement minéral, aurait cette même pente (37%) tandis que les murs seraient de planches de pin verticales (uoir photo no 1).î î plan excavé plan en surplomb plan en escalier 39 décormag • février 1975 ÛC La maison: sur trois niveaux Premier niveau.Appuyées sur le sol, les trois pièces de jour sont intimement liées sur un seul plan étroit et long (14' x 40') mais ne constituent pas moins chacune une entité.Un foyer central divise le séjour de la salle à manger (voir photo no 2); la cuisine, dissimulée par un mur écran, est accessible de deux côtés et se prête ainsi aux activités collectives propres aux réunions intimes.Côté voisin, un mur aveugle dont on a profité pour y adosser la cuisine, assure l’intimité.Côté lac, c’est une orgie de verre qui prolonge l’espace vers une vaste galerie en porte-à-faux (voir photo no 3).Celle-ci, entièrement découverte à son extrémité de 12'-0" pour les activités “soleil”, suit une diagonale inverse à celle du toit, et se retrouve entièrement couverte à son extrémité étroite pour les activités “ombre” .ou “pluie” (voir photo no 4).2 r s; m f IT ,MS I : I : Vue sur le foyer et sur la salle à manger; tout au fond, cachée derrière le mur, la cuisine.3ft.ü w * I fMi k : Ri4 > I ¦ • v£ï ! ’ g .• r, .ms * •A*’ 5r, -r " A ¦ J / I « / ; i i v> I I mm g gg A : M ff "s i M f S3 r±;xmi fXl ,f!' m *% m .1 F s fe; ïSl % ¦ .h.làbi ______r •, mm - .jt %s 1 J s- / M ''m., # • toute de pierre et de bois une demeure emprelntedesérénité 4ft T"- L’ancienne entrée principale à laquelle on a conservé son cachet bien particulier.aidée à passer à travers les siècles sans trop de blessures.Bien sûr la campagne environnante s’est transformée et il ne reste rien du petit chemin de terre qui longeait la rivière non loin de la maison.L’entrée principale de la demeure donnait alors sur la rivière, aujourd’hui elle est située de l’autre côté, face à la route, mais l’ancienne entrée principale n’a pas été condamnée pour autant: bien au contraire, elle donne maintenant sur un magnifique jardin et, bien sûr, toujours sur la rivière, tout aussi charmante qu’avant.Des arbres, sans doute centenaires, entourent la demeure.La pièce qui aujourd’hui sert de salon était, autrefois, réservée à la cuisine.On y retrouve, entre autres, quelques vestiges qui témoignent de ses anciennes fonctions notamment, sur le rebord d’une des fenêtres, un de ces anciens éviers de pierre qu’on emplis- chien de maison, la subissant à mon tour.Je m’enfonçai dans une berceuse de pin et obéissant aux lois de nos vieilles demeures, je retrouvai une paix sereine et l’énergie positive que prodiguent un décor de pierre et de bois, ainsi que le confort de vieilles choses.La force inhérente aux meubles massifs, la chaleur des teintes naturelles du bois, le sentiment de sécurité qui émane des objets familiers se transmettent par une opération mystérieuse à ceux qui savent les apprécier.Tout en observant le décor, je revivais, au fur et à mesure que le maître des lieux me les racontait, les diverses étapes d’évolution du domaine.Construite vers 1725 alors que La-prairie n’était encore qu’une vaste campagne, la maison vit grandir plusieurs générations et subit quelques transformations qui ne lui ont rien enlevé de son cachet primitif et qui l’ont par Danaë Vilandré photos de Jean Lessard Les bruits de la ville, le moteur de la voiture, une multitude de sons froids et métalliques persistaient encore à mes oreilles alors que j’entrais dans la maison.Il me fallut une heure, peut-être moins ou sans doute davantage — je ne sais plus, car ici le temps est suspendu, il y règne un calme qui tient presque de la magie — il me fallut, disais-je, un temps certain et indéfini pour me laisser envahir par ce calme.Tout en discutant doucement avec l’un des maîtres de la maison, car ils sont trois, je réalisai que je me laissais tranquillement bercer par le tic tac familier de l’horloge grand-père.Lentement, les bruits de ferrailles s’estompaient et, à lui seul, le tic tac battait la mesure de cette symphonie silencieuse.Je compris alors la langueur bienheureuse du décormag • février 1975 49 extérieur.Pour peu qu’on se laisse aller à la rêverie, la réalité se transforme au gré de l’imagination et des courbes sinueuses du verre.nappe blonde aux reflets roux, redevenue douce à la cheville, brille de concert avec les meubles.Les murs, jadis recouverts de plâtre à même la pierre, suintaient à petites gouttes, les soirs d’hiver alors qu’on se chauffait à l’aide d’une “tortue”.Depuis lors ils ont été recouverts de planches de bois et de gypse, leur blancheur rehausse les teintes du mobilier.Quant aux fenêtres on les a laissées telles qu’elles étaient à l’origine, et l’on remarque d’ailleurs que les imperfections des vitres déforment le paysage sait d’eau et qui servait à laver la vaisselle ou à nettoyer les légumes.L’eau s’écoulait alors par un orifice pourvu d’un canal communiquant avec l’extérieur.Plusieurs générations ont foulé le plancher de cette maison, des femmes l’ont lavé et astiqué maintes fois, on y dansa plus d’une gigue ou d’un cotillon, on l’a tant piétiné, qu’à la fin, les noeuds de bois qui s’usaient moins vite que les planches de pin ressortaient du parquet.Devenu inconfortable pour le pied on a dû le refaire, et à nouveau une Aujourd’hui cependant, une réalité issue du passé s’est rapprochée de nous et renaît au contact des quelques objets usuels qu’utilisaient nos ancêtres, des meubles qu’ils fabriquaient et du type de maison qu’ils habitaient.Il y aurait encore beaucoup à dire mais le soir tombe: rendons à nos hôtes leur intimité.!i! H ¦m w l Laprairie, en remerciement des jolis bouquets de fleurs qu’elle et les autres femmes de la région fabriquaient à l’époque pour l’hospice.Au mur, à gauche de l’Enfant Jésus, une photographie représente la maison, à droite, un portrait de famille vieux de 83 ans.Enfin, à l’extrême gauche et à l’extrême droite du piano, deux grandes photographies représentent respectivement les aïeux, le grand-père et la grand-mère maternels.Sous le portrait de l’aïeule, rangée contre le mur, une petite table demi-lune en bois de pin, à piètement gainé et à ceinture triangulaire, porte un chandelier de bois orné d’un cierge, une lampe à huile sur pied de cuivre avec un réservoir de porcelaine à motifs floraux peints à la main, et un légumier.Au fond de la pièce: un buffet bas à deux vantaux sert de bar où sont rangées boissons fortes et fines liqueurs.Au-dessus du buffet: une peinture chinoise sur soie.La salle à manger.Au centre de la salle: une table de réfectoire en pin à laquelle sont venues se greffer au fur et à mesure de leur acquisition des petites chaises québécoises toutes simples.Sur la table: un plat de bois, témoin des corvées culinaires de nos arrières grand-mères porte les traces de la lame du hachoir dont on se servait autrefois pour couper en menus morceaux viandes et légumes.Au dessus de la table: une magnifique lampe à huile suspendue munie d’un globe en verre opaque orné de glaçons.Ce lustre a été électrifié pour plus de commodité ainsi que les trois autres lampes à huile de la salle.Sur le vieux piano de famille en bois verni mouluré, un Enfant Jésus de cire repose intact depuis de nombreuses années sous une coupole de verre, parmi les épis de blé et quelques fleurs séchées.Il fut offert jadis à la mère de notre hôte par les soeurs de l’hospice de La Providence, à décormag * février 1975 50 —1 fi i "vV • ¦ i I i I «¦ ¦V- .'yâr 4 .T *' f y & "T .+ v .K û m r - «l U ¦A >- Dans la salle de séjour: un magnifique buffet deux-corps orné de quatre portes à panneaux simples, la moulure de la corniche est élaborée et la traverse inférieure chantournée.Sur le buffet: une série de six mesures anglaises de bronze, qui étaient sans doute des mesures d’apothicaire.A côté, un immense plat de porcelaine.Entre l’encoignure et le buffet: une charmante berceuse rustique lignes simples et à large dossier élevé.Au fond de la pièce: une encoignure deux corps à pointes de diamant sur laquelle s’alignent quelques mesures en étain et un pot à eau.¦ Contre un mur en pierre des champs s’appuie un agréable petit buffet bas à deux vantaux ornés d’anciens panneaux dits à plis de serviette.Verrous d’époque.Ce mur de pierre était jadis le mur extérieur de la maison à partir duquel on a construit une rallonge qui sert de coin repos.Sur le buffet: une lampe à huile électrifiée avec globe de verre opaque et base de cuivre; plus loin, un bouquet de fleurs séchées.A côté du buffet, une dame-jeanne clissée d’osier.Fixé au mur, un candélabre en fér forgé à cinq branches.aux Rien de plus beau que le bois naturel.Au fond de la salle de séjour, un buffet bas à trois tiroirs surmonté d’un cadre de fenêtre provenant de l’une des premières églises de St-Denis et dans lequel on a inscrit des miroirs.Une très belle pièce.Devant le buffet, une huche à pain de style anglais, dénichée dans les Cantons de l’Est, dans laquelle se camoufle un tourne-disque.Dans son ensemble, le coin est magnifique.Les meubles très massifs rapprochés les uns des autres, loin de laisser une impression de surcharge, apportent chaleur et sécurité.Le tout se tient en équilibre, on se sent bien entouré.Vivre dans des meubles qui nous plaisent, des meubles qui ont un passé, une histoire, c’est un peu renouer quotidiennement les liens avec nos ancêtres, avec le patrimoine, c’est se trouver une identité à domicile.Une très belle horloge grand-père se détache de crépi blanc.Elle figure parmi les premières horloges à mouvement de cuivre.La gaine est en bois de cerisier ornée de motifs marquetés.Le cadran indique les heures et les jours, il est décoré en sa partie supérieure, d’un paysage peint à la main représentant une scène de chasse à La base du boitier est chantournée et son fronton orné de colonnettes.Tout à côté, une magnifique porte de pin qui a plus de deux siècles d’existence.Elle appartient à la maison.Devant l’escalier d’origine, une nature morte exécutée par la mère de notre hôte.sur un mur courre.Y f .t K 1 l: _______________.0 i’ 8&- I '___________________________________ Au premier plan de ce coin de la salle à manger sont accrochés au mur quelques objets de bois dont un ancien moule à sucre d’érable en forme de coeur.Les chapiteaux et les rosaces proviennent de l’ancien Collège de Montréal et furent offerts par un ami.Enfin, l’Enfant Jésus fut découvert par hasard sur une plage près de Rimouski.Dans les étagères: quelques assiettes St-Jean, deux assiettes en étain, un pot à tabac, une jardinière, un pichet de cuivre, un verre à bière, un pot de barbier, un carafon et quelques poteries.Devant la fenêtre: un vieux banc de “buggy” auquel on a ajouté des pieds.Au fond: une encoignure deux-corps vitrée à deux vantaux, la moulure de la corniche est élaborée, elle est surmontée d’une soupière de porcelaine anglaise Royal Doulton.m ,;:j *e % w « ItS •Si! m m iüunl 4 5 w V mmM ¦ Ü' w: I - m vr- *.» shy ¦ W '5t&i i j.ïH Vf kVj >'?+ è*J ?if PI Ü R *5 i'll i! ¦J Il H y - u PB «I » \ R ai - < Il II I La façade de l’entrée principale actuelle, en partie rénovée. des dizaines de boutiques sous un même toit chacune aménagée dans un style différent .àrëà ’ et: / 1 * ti r m .1 i I • • / / Ji tTM * / > Kt - m m -T^À \: » ’! I m \ 1 * < •tW riw F Si SI 8EIE SMyZsH] i V l,r/ rle 5KW>] Sliil SE M 53 décormag • février 1975 :: 4 a: â IL r 1 I ! < I I h i i q x il! 1 ; - ! r I ! ,-r HE1?I V I .f ,3- ?m r.- A, /-*&•**& r • t-.; ¦ 'v * r'V I % — — c fejl X* & A .„«*• -/*>'¦* 'A s»" X 6 ¦p 0) ff IrjUSH ^ON-I^ Retirez une tablette.et voyez que, dans les détails aussi, les éléments H U sont véritablement exclusifs.Les éléments sont exécutés en bois laminé caractéristique par sa solidité et sa robustesse.Les portes coulissantes réalisées en bois de Bion revêtu de placage, d'aussi grande qualité que le palissandre RIO, teck de Bangkok, chêne clair et noyer des autres parties d'éléments H U.L'intérieur des bahuts et tiroirs est en bois naturel vernissé.Les surfaces sont traitées avec des vernis d'acide durcissants très résistants._3r ET rm VI 1 o 9fÜ® LAMAISONDANOISEBTHEDANISHHOUSE a 9501 A 9507 CÔTE DE LIESSE, DORVAL 760, 631-3591-2 1 PLACE VILLE MARIE, MONTRÉAL 11 3, 861-3734 Exclusivité de la maison danoise 2 boutiques pour vous servir.54 décormag • février 1975 k CKOCHET x?i /j /'i OEILLET i 'J.I I / i A ptqu&L — i 4mtt V I I I ZOAJDtV /"d/AH l I I I I I I I I I I I St 11 & texte et dessins de Philippe Roy ¦«Kl .71 .71 \; i ; y I I I I i ; j Un vide-poches d’amoureux matériel requis: Une bande de coton épais de 24" de largeur et de x pieds de longueur (tout dépend de la hauteur de votre plafond).Deux (2) rondins de bois de 1" de diamètre et 23" DE LONGUEUR (chez un marchand de bois).Deux (2) oeillets de W de diamètre.Deux (2) crochets de 1" pour visser dans le plafond.Les coeurs: de la feutrine, du coton, du vinyle de la couleur de votre choix.fabrication: Tailler votre bande de tissu selon les dimensions suggérées plus haut (soit 24" de largeur par X de longueur).Replier les bords de Vi" et coudre (il nous reste alors 23" de largeur).Replier ensuite les extrémités de façon à laisser assez d’espace pour infiltrer les rondins (c’est eux qui aideront à bien tendre le tissu).Tailler neuf (9) coeurs suivant le modèle et coudre chacun k comme une poche de chemise, en laissant le haut ouvert.\ Il ne vous reste plus qu’à visser oeillets aux A rondins et crochets au plafond.Accrocher, et remplir les coeurs de mille souvenirs et objets.Ce fourre-tout peut vous servir de division dans une cuisine, une chambre et même dans la salle de bain.De plus il peut être le plus beau des valentins.55 décormag • février 1975 O MAGASINAGE par iGicelaine Mondor Deux coupes en céramique émaillée de Jacques Lu gin.“Homme et femme”.Hauteur 8 pouces, pouvant être vendues séparément.Prix $15.00 chacune.Boutique Mon Oeil, 1135 ouest rue Laurier, Montréal.Couverture de laine et coton fabriquée en Suède, grandeur 55 x 75.Extraordinairement douce et moelleuse pour nos nuits d’hiver.Couleur: marine et rouge, blanc et marine.Prix $61.00.Boutique Shag, 1448 rue de la Montagne, Montréal.Vos enfants seraient ravis de trouver dans leur chambre ce lion à l’air arrogant.Fabriqué par Skira, en tissus de couleur rouille.Hauteur 2 pieds.Prix $45.00.Boutique Mon Oeil, 1135 ouest rue Laurier, Montréal.Lampe, fabriquée par Origina, gagnante du prix Eede 1974.Base en aluminium brossé et fibre de verre.Prix $56.00.Boutique Shag, 1448 rue de la Montagne, Montréal.I I • # e i « w< m i Ml w ! " "" J 56 décormag • février 1975 V ' : ' % A ¦r ¦ n T* .X u 10 Le tissu de finition.Il faut faire coïncider parfaitement le centre du tissu avec le centre du châssis.Fixer ensuite temporairement avec des broquettes 4 onces.Si le travail est satisfaisant, enlever les 4 onces et clouer avec des 2 '/i onces.11 Les clous de cuivre sont posés, pour la touche finale, au bord de la chaise et sans les espacer.12 Et voilà la petite merveille! En un tournemain, monsieur Chotard a fait reprendre du poil de la bête à une pauvre chaise décrépite.Vous pouvez en faire tout autant.le châssis amovible • Procéder comme il est dit ci-devant jusqu’à la pose du coton jaune et du tissu de finition.Faire passer, l’un après l’autre, ces deux tissus pardessus les bords du châssis et les fixer en dessous avec des broquettes 2Yi onces.• Finir l’arrière du châssis avec une doublure de couleur appropriée et fixer avec des broquettes 2M onces.13 Le châssis amovible de la chaise de salle à manger.Monsieur Chotard termine ici la pose du coton jaune qu’il ramène sous le châssis et fixe avec des broquettes 2/i onces.• Eliminer l’opération qui consiste à poser les sangles de jute et la toile de jute (ou le coton jaune) qui les recouvre.• Prendre un morceau de caoutchouc-mousse d’environ Yi" de moins que le dessin de la chaise, ceci afin d’arrondir les bords, et le poser directement sur le siège.Mettre pardessus une couche d’environ 1" de haut de coton brut (pour la douceur et l’isolation).• Procéder comme il est dit pour la chaise genre Thonet pour la suite des opérations.Si l’on a hérité d’une vieille chaise cannée, il faut tout bonnement enlever le cannage.Il s’avère alors parfois nécessaire de boucher les trous laissés par les clous qui fixaient le cannage.C est plus facile de travailler par la suite.conseils supplémentaires Pour faire de beaux coussins, rem- les sièges qui ne s’enlèvent pas Là, il faut travailler directement sur le siège.A ce moment: 62 décormag • février 1975 pouf, i.e.tour et circonférence.• Refaire ni plus ni moins un autre pouf avec du coton jaune en ajoutant 3" de partout.Ceci toujours afin de donner du corps et de la compression.• Bourrer le coton jaune avec du caoutchouc-mousse haché, le coudre et l’introduire dans le pouf.e Fermer l’ouverture solidement à la main.% *gH I mm A Bl h_ oooV.ijjj f • ' le pouf défraîchi A refaire avec du tissu approprié, assez résistant, ou encore du vinyle.Il faudra se procurer un morceau de contre-plaqué, de même circonférence que le dessous du pouf.• Prendre les mesures exactes du morceau de dessus, en ajoutant 1" pour la couture, puis celles de la hauteur et de la circonférence.• Tailler le tout et coudre les morceaux ensemble.• Ajouter une bande de tissu d’environ 2VÎ' au bas de l’enveloppe, cette bande devant servir à être clouée sur le contre-plaqué.• Enlever le passepoil (piping) tout autour du vieux tissu.• Sur le dessus du pouf, poser une petite couche d’ouate afin d’isoler l’ancien tissu du nouveau.• Pour faciliter l’enfilage du nouveau tissu, mettre un coton mince pardessus la ouate.• Descendre tranquillement la nouvelle enveloppe, comme on enfile un gant.• Défaire le vieux coton du dessous.Ajouter de la rembourrure si nécessaire et mettre le morceau de contre-plaqué.Appuyer le plus possible.• Clouer la bande de tissu sur le contre-plaqué avec des broquettes 2 H onces.m tM iJ gf i % te* •'% s 1X‘ fe* V * 17 TV \ x > Vrj * m 14 Le tissu de finition posé, de la même manière que le coton jaune, on fixe ensuite une doublure appropriée sous le châssis.15 Le pouf indien ou marocain .16 Le fauteuil aux ressorts tombés: consolidation des vieilles sangles.17 Le fauteuil aux ressorts tombés: pose de nouvelles sangles.bourrer des poufs neufs ou en rénover des vieux et réparer un fauteuil dont les ressorts sont tombés.• Coudre l’ouverture du coton jaune et introduire cette enveloppe dans le tissu initial.Finir celui-ci à la main ou avec une fermeture éclair.S’il s’agit d’un petit coussin pour mettre sur une chaise, il faut alors utiliser du térylène.Le térylène est idéal aussi pour réparer un vieux soussin de caoutchouc-mousse.Enrober tout simplement le caoutchouc-mousse avec le térylène et remettre le tout dans l’enveloppe.le pouf indien ou marocain • Prendre les mesures exactes du le fauteuil aux ressorts tombés • En premier lieu, enlever le vieux coton.Puis reclouer toutes les vieilles sangles avec des broquettes 4 onces pour remettre les ressorts en place.• Mettre ensuite une série de nouvelles sangles entrelacées, suivant l’étendue du dégât.Vaut mieux en mettre plus que moins.• Poser un coton de finition pardessus.les coussins décoratifs Petits coussins pour s’accoter ou gros coussins pour s’asseoir par terre.• Couper le tissu aux dimensions voulues plus 1" pour les coutures.e Tailler un coton jaune 1H" plus grand que le tissu initial pour donner du corps et de la compression au coussin.• Remplir le coton jaune de caoutchouc-mousse haché fin.Nous remercions les Artisans du Meuble québécois inc.pour nous avoir permis de réaliser les photos de cet article dans leurs locaux de la rue Saint-Paul, dans le Vieux-Montréal.63 décormag e février 1975 jdf J INDEX (le chiffre entre parenthèses correspond au numéro de la parution) Aluchromie (5), janv.75, pp.36-37 Antiquités meubles et objets: (1) , sept.74, pp.4-5 (2) , oct.74, pp.4-5 (3) , nov.74, pp.4-5 (4) , déc.74, pp.4-5 (5) , janv.75, pp.4-5 (6) , fév.75, pp.4-5 Architecture (6), fév.75, pp.39-45 Arts bibliographie (4) , déc.74, pp.59-62 Artisanat (6), fév.75, pp.33-34 apprentissage par des enfants (5) , janv.75, pp.14-15 tissage (3) , nov.74, pp.30-31 vaisselle (2) , oct.74, pp.8-9 Bricolage (1), sept.74, pp.58-59 calendrier “Décormag” (4) , déc.74, p.64 coiffeuse (5) , janv.75, pp.62-63 coin de travail (6) , fév.75, pp.7-8 foyer (faux) (4) , déc.74, pp.68-69 rangement (épices) (1) , sept.74, p.35 rangement (ustensiles) (3) , nov.74, p.69 rembourrage (6), fév.75, pp.59-63 rénovation d’un réfrigérateur (2) , oct.74, p.53 stéréo (meuble) (2) , oct.74, pp.70-71 tables (3) , nov.74, pp.90-91 (5) , janv.75, pp.20-21 vide-poches (6) , fev.75, p.53 Bureau d enregistrement (6), fév.75, pp.12-13 Café recettes (3), nov.74, pp.70-71 table à (bricolage) (5), janv.75, pp.20-21 Cafetières (3), nov.74, pp.60-67 Caves à vin (1), sept.74, pp.28-34 Celliers (3), nov.74, pp.56-57 Décoration conseils caves à vin (1), sept.74, pp.28-34 corridors (1) , sept.74, p.15 couleurs (2) , oct.74, pp.35-40 (5) , janv.75, pp.22-29 décorations de table (4) , déc.74, pp.48-51 éclairage (2), oct.74, pp.75-80 foyers (1) , sept.74, pp.18-22 pièces doubles (6) , fév.75, pp.22-25 rangement (éléments de) (5) , janv.75, pp.45-50 revêtements de sol (2) , oct.74, pp.63-68 (3) , nov.74, pp.39-46 Design boutique “Après l’image’’ (3), nov.74, pp.36-37 D.Q.B.(meubles) (3), nov.74, pp.34-35 Place Bonaventure, étage E (3), nov.74, pp.32-33 réalisations d’étudiants (3), nov.74, pp.26-28 D.Q.B.(3), nov.74, pp.34-35 Éclairage (2), oct.f4, pp.75-80 Enclos paroissiaux (5), janv.75, pp.18-19 bar Chaises (6), fév.75, pp.17-20 rembourrage (6), fév.75, pp.59-63 Chambres d’enfants (5), janv.75, pp.53-57 Cidre (5) , janv.75, pp.42-43 Coins de travail (2), oct.74, pp.26-32 bricolage (6) , fév.75, pp.7-8 Corridors (1) , sept.74, p.15 Couleurs noir (2) , oct.74, pp.35-40 rouge (5), janv.75, pp.22-29 Cuir (1), sept.74, pp.23-27 décormag • février 1975 64 vol.3 no 1 à 6 Rangement bricolage (1) , sept.74, p.35 (3), nov.74, p.69 éléments verticaux (5), janv.75, pp.45-50 Recettes au cidre (5) , janv.75, pp.42-43 cafés (3), nov.74, pp.70-71 Rembourrage (6) , fév.75, pp.59-63 Sculpture maison (2) , oct.74, pp.46-51 Sérigraphie (3) , nov.74, pp.86-87 Tables à café (bricolage) (5) , janv.75, pp.20-21 bricolage (3) , nov.74, pp.90-91 décorations (4) , déc.74, pp.48-51 Tapisserie haute lisse (6) , fév.75, pp.35-36 Toits de chaume (4), déc.74, pp.7-9 Vins dégustation (conseils) (1), sept.74, pp.62-64 Maisons construction (6), fév.75, pp.39-45 en briques (2), oct.74, pp.22-23 sculpture habitable (2) , oct.74, pp.46-51 Meubles cuir (1), sept.74, pp.23-27 de bureau (3) , nov.74, pp.32-33 D.Q.B.(3), nov.74, pp.34-35 magasin “Château d’aujourd’hui” (1), sept.74, pp.52-53 “Trophée du meuble” (québécois) (3), nov.74, pp.47-54 Moulins Montréal (île de) (1) , sept.74, pp.42-43 Murales d’aluminium (Jordi Bonet) (2) , oct.74, pp.58-59 Pièces doubles (6), fév.74, pp.22-25 Planchers revêtements durs (3) , nov.74, pp.39-46 revêtements mous et semi-durs (2), oct.74, pp.63-68 Plantes d intérieur (6), fév.75, pp.27-28 terrariums (4) , déc.74, pp.54-55 Foyers (1), sept.74, pp.18-22 faux (bricolage) (4), déc.74, pp.68-69 Fromages dégustation (conseils) (1), sept.74, pp.62-64 Historique “bureau d enregistrement” (6), fév.75, pp.12-13 cellier (3) , nov.74, pp.56-57 “enclos paroissiaux” (5) , janv.75, pp.18-19 maisons en briques (2) , oct.74, pp.22-23 moulins de l’île de Montréal (1), sept.74, pp.42-43 toits de chaume (4) , déc.74, pp.7-9 Intérieurs (3) , nov.74, pp.16-21 (4) , déc, 75, pp.22-26 (6) , fév.75, pp.49-50 à budget restreint (3), nov.74, pp.75-78 de Claude Castonguay (1), sept.74, pp.37-41 de Jacques Létourneau (5) , janv.75, pp.31-34 du Vieux-Montréal (1), sept.74, pp.46-51 ¦ ¦ décormag • février 1975 65 O on a ran© deux O Ganz Brothers Toys Ltd.La Galerie du meuble Place Bonaventure Montréal Cesar Antiques 2451 ouest, rue Notre-Dame Montréal André Antiques inc.1876 ouest, rue Notre-Dame Montréal 18 rue Courcelette Québec Le Château d’aujourd’hui 6370-75 rue Saint-Hubert Montréal Impact 2000 Place Bonaventure Montréal Circa 1880 inc.1654 ouest, rue Notre-Dame Montréal Artopex Itée Place Bonaventure Montréal Les Artisans du meuble québécois inc.88 est, rue Saint-Paul Vieux-Montréal Importations au courant inc.5407 rue Royalmount Ville Mont-Royal La demeure 2x3 1322 ouest, rue Sherbrooke Montréal Domicil 1520 bout.Labelle Laval Autruche Variétés inc.Place Bonaventure Montréal Furdecor Ltd.Place Bonaventure Montréal Boutique Mon Oeil 1135 ouest, rue Laurier Montréal Paul Arno Ltd.165 rue Duke Montréal Boutique Shag 1448 rue de la Montagne Montréal Prescott Metal Works Co Ltd.10052 rue Bruxelles Montréal Nord ratre pnœhdn nmerq SPÉCIAL ITALIE Voyage au pays du design et du bon goût.Visites chez des Italiens et chez des Québécois installés là-bas.Coup d’oeil sur les produits italiens en vente au Québec.Voilà, résumé bien vite, le voyage que nous vous proposons dans notre prochain numéro.• Albert Leclerc: un designer québécois à Milan.• À Rome, design et traditions: visite chez un architecte.• Quatre grands noms du meuble en Italie.• Salon international du Meuble à Milan, e L’Italie dans les magasins du Québec.y V «6 1265 Berri, Montréal 842-8811 16 rue Courcelette, Québec 681-4101 724 rue Bank, Ottawa 233-3408 900 Yonge Street, Toronto 967-6222 3B©€HE BOBOIS PARIS NEW YORK LONDRES Voilà un titre qui nous fait penser à la poésie d’Alphonse Daudet, «Le sous-préfet aux champs», où celui-ci nous conte l’histoire de ce fonctionnaire qui prépare un discours, assis au pied d’un arbre, sur la mousse, et s’y endort.N’a-t-on pas envie de s’endormir aussi dans ce lit original tant par son confort— matelas mousse sur structure mousse — que par sa forme et son recouvrement.Ce lit, en effet, est traité comme un canapé ou un fauteuil: Il peut être garni de cuir, de skaï, de velours côtelé ou de tissu et la housse qui recouvre le matelas est mobile.Vous pouvez ainsi donner à votre chambre une ambiance très personnelle.Dormir sur la mousse .I T> k , ?K ?* y * * » ?y ¦ » ¥ k ?* k 4 k k k * v % t • •• < t • *< ?< -< * % t i * ?*, 1 * t t M * ‘ * - f k « 4 * -4 * > 4 ^ÊÊÈUÈËttÊ^' c / v ; M 1 t " ¦ u B k-vÀi r r -T r G 1 } : X >1 B ¦Q i i I i V I 1 i L l ÎÏ r %  .1 i H» ; » _>sÉ» I ÎB x.X "5» x X if s X X X X i ¦ , 1 * V H 6j ' S N Is* Æ [i 1 rti i I ?Les accessoires du foyer?tout feu tout flamme possède en ?stock tous les ac-1 cessoires pour toup f les genres de foyer, ;j Et s’ils n’ont pas { ce qui convient exactement pour * rehausser la beauté I de votre foyer, ils le fabriqueront sur mesure.i m ¦ 7 z * 1 .’ HWl’T* tout feu tout flamme installera chez vous le foyer qui convient à votre décor et à votre budget.C’est simple: vous n’avez que l’embarras du choix parmi une vaste sélection de formes, de coloris et de dimensions.f ü a 1 T X AZTEC J « UN FOYER, c'est plus qu’une étincelle d'idées, c’est t Boutique tout feu tout flamme H ïg\ 9085 boul.Pie IX, Montréal, tel: 324-5171.! k ' x f/l V h
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.