Décormag, 1 novembre 2001, novembre
PER N° 306 novembre 2001 • 3,75$ -15 bnq F PREMIER MAGAZINE DE DÉCORATION AU QUÉBEC ailes à manger i simplicité au menu Coup de cœur pour L’ART PIN s ÉCO Z la tab T ' .j| ! __aæ ——¦ *Vr VT"fr [ - % J I K à I U V .'V 4 ^,1 La.rs v i ——, LÏJ»?7* ' rnfanili 1 T yil 'itirh V portes de De :T - N a 8 9 V* * B> J - ^ CN xL— — T : 1 in ' *¦*> r.in Dt iH l 065385996294 ' ÎX E ' A yl > PARIS ‘J* / Moi HS de rides.Une peau plus fernflO.Protection FPS18.Un seul soin hydratant complet! / ' -, .¦M i m Plénitude \ RevitaLift g ?' INNOVATION TECHNOLOGIQUE ®F Soin anti-rides + fermeté r/ Technologie ciblée des NOUVEAU ¦- y v.i ?i Nanosomes de Pro-Réti nol A ¦ Action anti-rides.Avec le Rro-Rétinol A encapsulé dans les Nanosomes, RevitaLift agit toute la journée au cœur de l'épiderme.En 4 semaines, moins de rides.Action fermeté.Riche en Par-Élastyl, RevitaLift raffermit significativement la peau.Dès 8 jours, une peau plus ferme.V m .: i;,.• 1 Drjéau ^EVITALiFT Disponible en FPS 18.m ¦ -, N°1 MONDIAL DE L'ANTI-RI DES TM c «Moi, je veux plus qu'un simple anti-rides.» fl ¦ « 8 .(Æ - i L'ORÉAL O —I 5 MB Andie MacDowell PARIS © www.lorealparis.com m x tiilàiiri Une infinité de temps, de patience et de passion, qui s'estompe L.pourtant à la fin du soir.'Dauphins des sables' créés par Teresa Shea à Pfeiffer Beach, Big Sur, Californie.•4 ¦-p« Turning Leaf Chardonnay', créé par la famille d'Ernest et Julio Gallo, à partir de raisins vendangés ¦ seulement dans les vignobles de la côte de la Ernest &Julio Gallo Turning Leaf C.Âa/u/bnnay Californie, pour garantir des saveurs arrondies, de pommes-agrumes, avec des accents de __ CALIFORNIA Wt ' vanille et de chêne.Ernest &Julio Gallo Turning leaf ,n * " ;*xà SP».; Créé par la Nature.¦¦¦ La moddi a bien molli tfdu^C/coo/_ our goût © 2001, E&J Gallo Winery.Modesto.CA.AH rights reserved ' ES Si le vieillissement cutané est inévitable, il n est plus tout à fait irréversible.Les femmes qui utilisent des soins au Rétinol le savent : l’âge de leur peau est plus jeune que leur âge biologique.Le Rétinol, forme pure et active de la vitamine A, est une molécule anti-âge dont l’efficacité est scientifiquement prouvée et mesurable : vos rides diminuent, visiblement.Mais fragile et instable, il doit faire l’objet d’une réelle expertise.C’est le cas de RoC.Leader des soins anti-âge, ce dernier, toujours à votre écoute, vous invite à poser toutes les questions qui vous tiennent à coeur sur le vieillissement cutané.HS fk ii La vitamine A est en cosmétique, la clef de toute lutte anti-âge bien menée.Stabilisée et avec une tolérance optimisée, elle est désormais utilisée dans les crèmes de beauté.Le docteur Rachel Grossman, dermatologue-conseil RoC, ancienne attachée de PHôpital Saint-Louis à Paris fait le point avec nous.% z r ».r '\v F I / Quel âga votre peau?a gamme Rétinol de RoC : n vrai tournant dans le soin des rides es produits Rétinol de RoC proposent un programme anti-âge Jmplet, qui réduit visiblement les rides en 12 semaines.Six ins sur mesure pour des besoins spécifiques.11 y a Rétinol et rétinol.L’actif cosmétique le plus performant à ce jour contre les rides fait l’objet de nombreuses variations.Le Rétinol est, en effet, une vitamine fragile, qui nécessite une expertise pharmaceutique et cosmétique exceptionnelle.S’il n’es pas parfaitement maîtrisé, depuis sa formulation jusqu’à sa production, il se dégrade et perd son activité.Plusieurs années de recherches approfondies et de tests dermatologiques ont permis à RoC de prouver que la régénération cellulaire et comble les rides de l’intérieur.RpC ‘OC, expert du Rétinol Soin de nuit essentiel, Rétinol Bi-Actif Pur réunit pour première fois Rétinol et AHA jusque-là incompatibles ne exclusivité mondiale).En éliminant les cellules nrtes qui font barrière à la diffusion du Rétinol, les HA permettent une meilleure diffusion du Rétinol pour ns d efficacité sur les rides.Rétinol agit son sur RoC, expert du Rétinol Pionnier de la Révolution Rétinol, RoC vous offre le meilleur du ss« H Rétinol grâce à.• Sa formulation : RoC est le premier à avoir réussi à stabiliser le Rétinol, à l’encapsuler dans des microsphères ou à l’associer à des substances qui en Soin de jour complémentaire.Rétinol Actif Pur est optimisent l’efficacité et la tolérance (nombreuses technologies exclusives ti-rides hydratant* qui protège la peau des facteurs (orisant l’apparition des rides : UVA, UVB et radicaux ires- Sa formule contient du Lactose (nutriment essentiel ' hydrate* durablement l’épiderme) et encore plus de tomine A pure et active.Les résultats sur les rides sont timums à 12 5S> JOUR ots* O INOl TENUES PROME un "KtlF PUR J RoC s'engage à tenir ses promesses et à prouver ce qu’il annonce.Tous les soins RoC Rétinol sont sans parfum, non comédogenes et formulés pour minimiser les risques d’allergies.et brevetées).• Sa concentration.RETINOL r, I .ACTIF PU' A oraxanT antv**1 A ' ' Sly nedu • Sa fabrication « high-tech » rigoureuse qui permet d’assurer sa puissante efficacité anti-rides : le Rétinol de RoC est produit à l’abri de la lumière visible et de l’oxygène, conditionné dans des tubes en aluminium.• Ses tests, protocoles très stricts qui répondent à un niveau d’exigence très élevé.Le Rétinol de RoC a fait l’objet de plus de 140 études d’efficacité et de tolérance sur plus de 6 000 sujets ! RoC ne cesse d améliorer ses loi mu ’ la réduction > Réduit ,'Hght-nuit : r O semaines.*'n°l /Slc|H Hur se décline en gel-crème formulé pour le ntoui des yeux et des lèvres (Rétinol Actif Pur Yeux / Vlts), en crème spécifique mains qui agit aussi r Cs taches brunes (Rétinol Actif Pur Mains), ainsi qu’en ISt|UC Hsse les rides après 5 minutes d’application ellnol Actif Pur Masque Éclat).libltinent Irt re***1 gw*** —-^SS e 30_2l au Rétinol, offrant aux femmes toujours plus de performances des rides.En 2001, l’ensemble des soins au Rétinol de RoC, protégés pai 17 brevets mondiaux, fait de RoC le leader des soins anti-âge.sur Z Demandez conseil à votre cosméticienne.i 1 hr k * i.M T ¦ 1 l IV 1 m ¦s 4 rrrr., arifli à.' '¦¦A ' » gj: « 'f t „.L W l x.Vt^ La lumière a une classe T 4810.Jean-Talon Ouest, Suite 300, Montréal (51 4) 737-51 23 m ettex e-n tKi/eur # vie.SL: -, / mm I : *51 : ^5 .: , r F F i y-f / >' 4 *sj£T*r ffl * 11 * -I .n l 4 VT "^i i» K i K ¦ mm % M ¦ 4 tm BE P It Découvrez l’irrésistible fascination de votre décor conçu par 11 i picou $y it 3 iy It [j uj Au coeur des Cantons de l’Est Bourque, Rocl|j|;orcst (QC) 5087, boni.(819) 823-4100 ¦ - sommaire NOVEMBRE 2001, N° 306 ¦ ¦i ô 6 # P!> i s » ' f si .[I ; ' '¦ y ¦ V 48 r.( y * à I À rm CHRONIQUES 133  LA CARTE CONJUGUER LE YIN ET LE YANG LE GOÛT DU SAKÉ 17 INFC 24 147 -ADRESSES 27 À U DÉCOUVERTE DE.L'Art déco 153 ZOOM LES BALANCES 38 cCHE-VITRINES LES INTÉRIEURS 100 LE DÉCOR D'UN METTEUR EN SCÈNE D'OBJETS Un appartement qui défie toutes les conventions 48 AUTOMNE DEHORS, PRINTEMPS DEDANS Une demeure comme un grand jardin 56 Des rapprochements audacieux qui refusent le déjà-vu I r 128 MISER GROS OU UN PEU MOINS ?Comment choisir meubles, parquets, peinture, etc.10 J fl fl '-jTZ I CotedOr I Cote d Or NOIR NOIR PM NOIR DM "AC AO D A N T RICHE E INTENSE, ’EXPÉRIENCE C H T AUTHENTIQUE.T E D'OR, VIVEZ VRAI CHOCOLAT.1 T I E Z - VOUS a sommaire t] M ¦«.«Kffiffl i ' i I < ' / .r M - S'-  r mm A ni v 4* H 92 t Si r % I I - V tmm i ) ' F x i ’ r— 6 I ' .J'X .74 S 4 LES INTÉRIEURS 92 3 SALLES À MANGER SOUS INFLUENCE La simplicité au menu 64 Les années 20 inspirent un décorateur de cinéma 107 NOUVEAUTÉS SALLES DE BAINS 110 Gros plan sur les salles de bains 70 Coups de cœur chez une styliste I 74 Vie moderne, coquille ancienne s EN PAGE COUVERTURE : H , Voir « Automne dehors, printemps dedans », page 48 • Aménagement : Sherry Ellen Recherche : Lucie Desmarais LL -il Photo : Mario Dubreuil % 82 De la vaisselle pour le plaisir des yeux 0 12 | X X Total Effects avec protection UVA/UVB combat sept signes visibles de l’âge et plus encore.>Atténue l’apparence des rides et ridules.^Adoucit la texture de la peau.>Unifie le teint.>Améliore l’aspect de la peau terne pour la laisser radieuse et l’apparence saine.^Minimise l'apparence des pores.>Atténue l’apparence des taches pigmentaires.>Apaise la peau sèche.S, m 1 t a 4 t \ i w V i m 1 OLAY ¦w‘ \ 'otal effects 1  ""«•«CTIO» UVA™V" X X X 1 MÊ v p ¦« JE VEUX FAIRE PLUS QUE COMBATTRE QUELQUES SIGNES DE L’ÂGE.JE VEUX pN COMBATTRE SEPT.» LE NOUVEL HYDRATANT TpTAL EFFECTS AVEC VITANIACIN ET PROTECTION UVA/UVB,; A ’ ' IL COMBAT NON PAS UJ|OU DEUX, MAIS SEPT SIGNES VISIBLES DE L’ÂGE.f } - IL AIDE À COMBATTRE SEPT SIGNES VISIBLES DE L’ÂGE.C’EST PROUVÉ ! ’ Jiflf m i nP -Æ r r Wta JjJl ,JHi ijrüu'indiqué.Ijl DECORUM 99 't/b'Jts /EE222 9fK Ç.l j i i Directrice et rédactrice en chef: Michèle Dubreuil n.\ A./l \ \ Rédaction : Jannick Lachapelle Réviseure : Marie-Thérèse Duval Directrice artistique : Micheline Charest DÉCORMAG 2001, rue University, bureau 900 Montréal (Québec) H3A 2A6 Tél.: (514) 499-0561, Téléc.: (514) 499-3078 Courriel : decormag@mail.transcontinental.ca Publications Transcontinental inc.PUBLICITÉ NATIONALE : Transcontinental Procom inc.Montréal : Directeur commercial : Claire G.Lemieux Représentation : Sharon Dawe Tél.: (514) 499-0317.Téléc.: (514) 848-9779 Toronto : National Sales Manager : Jill Davidson Représentation : Amy Corner, Valerie Hall Daigle, Brian Berry Tél.: (416) 733-7600.Téléc.: (416) 218-3636 Vancouver : Représentation : Davina Kerr Tél.: (604) 877-7732.Téléc.: (604) 877-4838 New York : Représentation : Nancy Bowman Tél.: (212) 343-0062.Télec.: (212) 343-0245 PUBLICITÉ LOCALE : Contact B & B inc.Lysanne Boileau, Ginette Vaillancourt Tél.: (514) 272-2887.Téléc.: (514) 272-4283 'll Coordonnatrice à la publicité : Diane Provost Graphistes publicitaires : Josée Bernier, Marie B hère et Sylvie Thauvette à ABONNEMENTS 1100, boul.René-Lévesque Ouest, 24e étage Montréal (Québec) H3B 4X9 Tél.: (514) 392-2012 ou 1 800 554-5253 Courriel : abonnement@mail.transcontinental.ca + ADMINISTRATION Éditrice : Francine Tremblay Directeur délégué : Gervais Fournier Secrétaire à l'administration : Catherine Desbiens DIFFUSION - MARKETING Directrice : Emmanuelle Beauvillain Adjointe à la diffusion : Shamira Meghji Responsable du marketing direct : Eric Pearson Coordonnatrice de production : Joanne Dormoy Directrice artistique (bannière) : Renée Grégoire Diffusion / kiosque : Claude Proulx Directrice des communications : Nathalie Carbonneau SERVICES TECHNIQUES INFORMATIQUES Numérisation : Centre de production partagé Montréal Directeur de production : Sylvain Renaud Coordonnatrice de production : Lily Boucher Impression : Transcontinental Impression Distribution en kiosque : Les messageries de presse Benjamin -X A Magazine mensuel, en kiosque 3,75 $ + taxes.Abonnement : 17,25 $ pour 10 numéros, incluant la TPS et la TVQ.Pour les tarifs d'abonnement à l'étranger, veuillez contacter notre Service à la clientèle.Enregistrement n° 07760.Second class USPS pending, Champlain, N.Y.12919-1518.Toute reproduction de textes, illustrations, photographies du magazine est interdj Le magazine ne s'engage pas à retourner les textes et les photos non sollicités.Lej prix indiqués dans les différents articles sont sujets à changement.Plus de 30 concepts différents en démonstration Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0315 - 047X.S.D.A.POLITIQUE PUBLICITAIRE | Décormag accepte les messages publicitaires susceptibles de renseigne g ses lecteurs en matière de décoration, de consommation et de services.La publication d'annonces ne signifie pas que le magazine recommande ou approuve les produits ou services annoncés.LISTE D’ABONNÉS Il nous arrive de mettre notre liste d'abonnés à la disposition d'entreprises ou d'organismes qui proposent des produits ou des services qui pourraient vous g intéresser.Si vous ne voulez pas que votre nom y figure, faites-le-nous savoir p g écrit, en joignant une étiquette d'envoi de votre magazine.Nous reconnaissons le soutien financier du gouvernement du Canada pour nos g coûts d'envoi postal et nos coûts rédactionnels par l'entremise du Programme B d'aide aux publications (PAP 117760) et du Fonds du Canada pour les magazi g PUBLICATIONS TRANSCONTINENTAL INC.Président : André Préfontaine Vice-présidente, finance et administration : Ginette Roy Président du conseil : Rémi Marcoux ______Z LA BOUTIQUE DE PLOMBERIE DÉCORATION 25 471, 25eAvenue, St-Eustache (autoroute 15 Nord, 640 Ouest, sortie 14) i (450) 473-8492 1 800 268-8492 Site web : www.decor25.com ^transcontinental %f MÉDIAS h I 1 'I J Stijfe PROFESSIONNEL ::y> ¦ «33 A ?.EN VENTE CHEZ: • Signature Bachand • J.C.Perreault • Corbeil Électroménagers • Maison Éthier Jhy/e DESIGNER m IB Fl i.Q *ïi =1 1 • 3 • m I ¦ B m € I: M ! r itèle.jar" K ¦wli tr 1518.F J nterdit lés.Li M m*mÈ , / ooas de choisi/1 eigne ices.# # e ande ou ius » À r ; -t \ 2673, RUE CHARLEMAGNE À MONTRÉAL 2 rues à l'ouest du boulevard Pie IX et au sud de la rue Sherbrooke Tel.: (514) 255-3311 ou 1 800 363-1515 • Fax : (514) 255-0995 courriel : mreno@videotron.ca internet : www.mreno.com - ta sa tradition la plus prisée, le meuble.L’Hôtel du collectionneur de Jacques-Emile Rulhmann était à cet égard l’événement le plus couru.Du jour au lendemain, Rulhmann devint célèbre.Pour beaucoup, il demeure la quintessence de l’Art déco et sa plus belle expression.Le pavillon de René Lalique attirait aussi les amateurs.Et Sue et Mare, deux tempéraments dissemblables qui unirent leurs meilleures qualités pour les mettre au service du beau, présentaient ce qu’ils appelaient le Musée d’art contemporain.L’objectif de ces deux-là consistait à produire des ensembles décoratifs complets, jusqu’aux peintures murales et à la sculpture.Ils se voulaient ensembliers, un mot qui donnera son nom à une profession et à une association, l’Association des décorateurs ensembliers, devenue chez nous, dans les années 90, l’Association des designers d’intérieur.pendance.Sous leur influence, la salle de bains et la cuisine furent incluses dans le processus de décoration d’une maison.Elles souhaitaient les voir meublées, décorées et équipées selon leurs goûts.Elles imposèrent leur version de la coiffeuse, qui dans les années 20 n’est plus seulement un miroir fixé sur le haut d’une table ou d’une commode, mais un meuble en soi, s’ornant de longues glaces ovales, de tiroirs pour les bijoux, les produits de maquillage et les accessoires de coiffure.Le rouge et le noir, couleurs contrastées, s’accordent aux formes simples de l’Art déco.L’argent fait ressortir les motifs géométriques, l’échappée de soleil et son cercle entouré de rayons mettent en valeur le zigzag.Le turquoise et l’orange sont également des couleurs populaires car elles permettent de faire ressortir les lignes.Mais elles ne sont jamais criardes; l’Art déco est élégant.UN MÉCÉNAT « Si seuls les plus riches peuvent se payer l’innovation, disait Rulhmann, ce sont eux également qui ont le pouvoir pour la parrainer.» Il existait donc entre l’art et les arts décoratifs des relations très étroites, favorisées par une certaine aristocratie, les grands couturiers et les nouveaux industriels.Paul Iribe et Eileen Gray sont les protégés du couturier Jacques Doucet, Jeanne Lanvin se limite à Rateau.Elsa Schiaparelli hésite.Le vicomte Charles de Noailles, après avoir fait travailler Chareau, commandite Jean-Michel Frank.Comme Nelson Rockefeller à New York et Templeton Crocker à San Francisco.Ce dernier, membre d’une famille propriétaire de chemins de fer, fait fabriquer un mobilier complet.A sa mort, on l’emballa, le mit au garde-meubles et l’oublia; on ne le redécouvrit que vers la fin des années 60.Ce qui permit du coup de redécouvrir Jean-Michel Frank qui aimait les meubles aux à CES ANNEES-LA.Picasso et Matisse exposaient leurs plus grandes oeuvres.On lisait Proust, Cocteau, Colette, Éluard et Aragon.André Breton publiait le Premier Manifeste du surréalisme.On s’enthousiasmait pour la musique de Ravel, Satie et Poulenc.La Revue nègre de Joséphine Baker faisait fureur.On découvrait le jazz en buvant des cocktails.Le Napoléon d’Abel Gance, La Passion de Jeanne d'Arc de Dreyer, Un Chien andalou de Bunuel envahissaient les écrans de cinéma.La mode était aux « flappers », ces femmes qui se coiffaient à la garçonne, portaient des turbans à plumes, des robes du soir décolletées et découvraient la liberté.« Relève ta jupe, Isabelle, nous sommes en 1925 ! » L’époque bouillonnait d’idées libératrices et innovatrices.« Un perpétuel 14 juillet », écrivit Maurice Sachs.C’était bien les « années folles ».Les femmes prenaient dans le siècle de plus en plus d’importance et acquéraient de l’indé- Vase décoré à la laque noire et rouge et à la coquille d’oeuf.Jean Dunand.30 «mf t\\V 4 *1 T • Almayprésente une solution anti-âge qui tire son origine non d’un laboratoire.mais d’une plante.Voici la gamme Kinetin d’Almay : une nouvelle façon d’aider à prévenir, à retarder et même à inverser l’apparition des signes de vieillissement.La gamme Kinetin d’Almay est différente des produits à base de AHA ou de rétinoïdes.Elle contient un ingrédient découvert à ïorigine dans des plantes et atténue l’apparence des rides et ridules, sans irriter.Elle est hypoallergique.Elle contient une protection UVA/UVB.* Et elle agit.source pure de beauté ° ALMAY '° Ce n ’était qu’une question de temps ! / AL l.ERQENIC tÉ alMAT- EE nu -ro= ALMAY g _«g Mnsfln.-srti £ Kinetin, - R sggg SSfSSS SSE La norme hypoallergique d’Almay : moins de 500 ingrédients parmi les 10.000 offerts sur le pou: les cosmétiques répondent à la norme de rendement supérieure d’Almay, sans causer d irritation.,, almay.com — suprême d’un Art déco flamboyant, « création pleine d’esprit et de références historiques, avouées mais digérées ».Le jazz américain, les arts primitifs amérindiens, les cultures maya et inca, toute cette atmosphère de nouveauté, de prospérité qui régnait en Amérique était un terreau fertile pour l’imagerie Art déco.Malgré cela, le modernisme eut du mal à s’implanter.Bien sûr, Frank Lloyd Wright construisait dans les années 20 des résidences alliant les exigences de l’Art déco à une forme d’expression spécifiquement américaine.Les Américains fortunés, qui reconnaissaient en Paris la capitale de la mode, achetaient du mobilier français Art déco.Le Metropolitan Museum of Art de New York exposa même en 26 une sélection de pièces de l’Expo de 25, qu’on reprit en 28, dans les grands magasins Macy’s.Mais les journaux de décoration continuaient de s’interroger sur I e confort de ces meubles et mettaient en garde contre « la nouveauté pour la nouveauté ».« Ne nous précipitons pas sur ce mouvement moderniste », écrivait-on dans Country Life.Alors que l’Art déco allait s’éteindre partout ailleurs, la crise de 1929 déclencha la seconde phase de son développement aux USA.Ce style jusque-là mal accepté se répandit et devint populaire.Désignait-il toujours la même chose ?Innovation née de la Crise, le streamlining fit fureur et les objets de série défilèrent.La société de consommation était née.Achetez maintenant, payez plus tard ! L’Art déco nouvelle manière avait trouvé ses prophètes : Norman Bel Ged-des et Raymond Loewy, issus tous deux du dessin in-i—¦ dustriel et de la publicité.L ¦ L’Art déco était somp- L B tueux, élitiste et coûteux; proportions fonctionnelles, les lignes droites, les surfaces planes.Il détestait l’encombrement.Pour lui, moins il y avait de meubles dans une pièce, mieux c’était.A son sujet, on cite toujours ce mot de Cocteau qui, après avoir quitté l’appartement que Frank occupait rue de Vemeuil, à Paris, s’exclama : « Il est charmant, ce garçon.Dommage que les voleurs lui aient tout pris ! » L’Art déco fut une réponse aux bouleversements du temps.Comme le victorien s’applique aux styles qui ont fleuri en Angleterre au XIXe siècle, l’Art déco exprime l’entre-deux-guerres, un temps qui bouge vite et qui change d’humeur.Il va se continuer aux Etats-Unis, dans une version réactualisée par l’architecture, puis par le design industriel.L’ART DECO AMERICAIN En 1925, l’Amérique avait les gratte-ciel.Une forme architecturale développée par nécessité.Elle constituait un moyen de remédier à la restriction de l’espace urbain tout autant qu’elle représentait un symbole de puissance des affaires et le refus de l’homme d’accepter les lois terrestres de la gravité.Sa silhouette en marche d’escalier n’était pas l’effet du hasard.Un décret de répartition de l’espace de la ville de New York datant de 1916 établissait que tous les grands immeubles devaient aller en s’amincissant progressivement vers le haut, afin que les rues puissent recevoir de la lumière.Cette forme obligée était celle de la ziggourat, terme qui allait devenir partie intégrante du vocabulaire Art déco.Le Rockefeller Center (1931) en est la plus belle expression.L’Empire State, construit A l’année suivante, adopta M la même échelle monu- m mentale.Le Chrysler ¦ Building est l’exemple K k l V h Pendulette Smith Sectric en plastique moulé.32 T n L 4| 1 1 V V * A, y Vous vous découvrirez un talent insoupçonné pour la cuisine.I i HfL- H > ] - - ÎV SJ (AM »• B 'if Vous cherchez des cuisinières, plaques de cuisson et hottes de cuisine de qualité supérieure ?Permettez-nous de vous suggérer Miele, une entreprise qui fabrique ses électroménagers avec le plus grand soin.depuis plus de 100 ans.Mâele » La tranquillité n'a pas de prix ALfïlAR liée i depuis 1966 5400, BOUL DÉCARIE (près de Queen-Mory), MONTRÉAL Tel.: (514) 482-0007, poste 201 E.moil : avir@total.net ¦ ET CHEZ NOUS?Au Québec, Robert Blatter, designer d’origine suisse, va participer à l’Expo de 1925 puis s’installer dans la Vieille Capitale où il fera carrière.Jean-Marie Gauvreau, qui fonda l’École du meuble de Montréal en 1935, avait terminé ses études à l’École Boulle de Paris.Cet ébéniste qui croyait aux valeurs de l’Art déco en entretint la flamme chez ses élèves.En cherchant bien, on peut encore j I trouver un mobilier issu de l’École et portant d’évidentes influences Art déco.La maison d’Ernest Cormier, l’édifice Aldred à la place d’Annes, certains cinémas, l’Outremont, le Snowdon, le York (ce dernier hélas disparu), ont été des expressions de ce goût nouveau.On rêve que la fameuse salle à manger du 9e du défunt Eaton ne soit pas engouffrée dans Factuelle rénovation.\ W n w w POUR EN SAVOIR PLUS L’Esprit Ait Déco - Par des spécialistes de la maison Christie’s.Un survol de l’Art déco depuis ses origines jusqu’aux années 80.288 pages, Flammarion 1987.Mobilier Art Déco - Par Alastair Duncan.Le mobilier Art déco des années 20-30.L’auteur restreint l’Art déco à une période particulière et aux Français.Un livre brillant, néanmoins, avec les biographies de 85 créateurs.312 illustrations dont 68 en couleurs.191 pages, Thames & Hudson 2000.le streamlining avait la flexibilité qui lui permettait de s’adapter à l’exclusif comme à la série, sans jamais perdre son identité.C’est ce qui en assura la popularité.Mais l’Art déco continue d’inspirer les créateurs.Ainsi, l’architecture de Michael Graves, prétendent les spécialistes, est un mélange subtil d’Art déco et de classicisme.Et de citer ses gratte-ciel à Portland en Oregon et à Louisville au Kentucky, sa coiffeuse Plaza pour Memphis et son service à thé pour Alessi, objets posés comme autant de petits gratte-ciel.Nancy McClelland, qui dirige le secteur des arts décoratifs modernes chez Christie’s à New York, voit « dans les petites boules bleues et les poignées aux formes exagérées une influence de l’Art déco ».Dans le présent numéro, voir Clin d'oeil à l'Art déco, page 64 et La mode et l'Art déco, page 70.Meubleen bois de macassar, par Jacques-Émile Ruhlmann, 1925.Fauteuil en galuchat, par Jean-Michel Frank, 1928.34 1 1 : I-H S3 ye H JA* < I I p Rv - Arrêtez-vous pour un moment de chaude détente.Maxwell House Café.Une nouvelle gamme de cafés de spécialité bons jusqu’à la dernière goutte.MAXWELL Maxwell Mahwi Ci-trnt __ _ -2?- 4*^ I (>ll> HIII»1II0»III' Faites le 1 877 456-9535 I pour recevoir cette brochure gratuite qui vous renseignera WLjtni sur le lien entre le cholestérol ™ et les maladies cardiaques.www.acoeurdyvoirclair.ca r~ \ Dire qu’un simple test de cholestérol aurait pu lui éviter ça.a V \ I SB SB ms SB EBB E 1 SB E a a E E SB a suns E a smE 5 a SlBHI SB a a a SB SB H SQÏBE Elirai] SUE mm SE STPlKHl lu3 SB a STB 5PB a a S10 SE SHkB a SIM» SIB L«J EJ a Hilt E I STOMIE SIB a a SB SB E HE Lî1 E a E E E mua HE a a a a W SPE a a i â P/iier i m TE ¦ J4 TiriraEIT ÏE SERVICE DE PATHOLOGIE Wjoduoqug V °°y &-/*rSÇ Joiwopep «N Nom ' *?jaao «^npowwo lèche-vitrines m 2 1 ( c ) c 1.Statuettes longilignes en ébène,18 po (Giraffe : 24,95 $).2.Famille de girafes, assiette décorative carrée (Kabane : 44,95 $).3.Miroir, miroir, dis-moi.Petit miroir rond en résine et en étain vieilli, 6 po de diamètre (Le Marrakesh Store : 45 $).4.Coffret à secrets en osier et en bambou, largeur 18 po (Arthur Quentin : 70 $).5.Vase à fleurs en verre recouvert de paille, 12 po (Pied-à-terre : 32 $).6.Attention, singes au travail ! Appuie-Iivres rigolos (Côté Sud : 90 $ la paire).à • i 3 t.c i t\ - A.*'¦6 f r.Un air de printemps flotte dans le grand un ancrage dans le passé qui accentue l'at- salon jaune et rouge, et le thème des fleurs, mosphère.Par les fenêtres, la lumière coule stylisées ou non, se retrouve dans le tapis, les tissus et les accessoires.Image d’une tradition rajeunie par la gaieté des coloris, le salon présente des niches lambrissées, ntunies de banquettes à la mode d’autrefois : minée : Winters.Tableaux à droite de la fenêtre : Molly Lamb Bobak.Torchère en bois sous le plafond élevé, éclairant notamment sculpté : Grand Central.Petit tabouret en quelques-uns des tableaux d’une « collection i bois et cuir : Antiquités Phyllis Friedman.Siège en bois teinté : C.A.B.passion » en perpétuelle évolution.» Tissus : Telio.Rembourrage : Bisson & Choquette.Tapis : Tapis Lipman.Tableau de la che- PARTOUT.Recherche : Lucie Desmarais / Photos : Mario Dubreuil 48 49 _¦ __________________________________ ______________________________________< im IpF SW) - : if i ) z: i iVff W ^ ¦ » ft j h H 1 V I f » -r .» < >jL.ij Il, -h II V ' 2 I f I BS3B rMhh a.! % r i- /¦ a % 1 : J L: :¦ % vvg 1 1 V' * /'/' * "nil rrm 1.Avec un bel assortiment de tissus aux tons sourds et des meubles solides reçus en héritage, la salle de séjour affronte sans dommage l’animation quotidienne.Au sol des objets d’artisanat, aux murs un jeu de dames et des images d’animaux exotiques qui renforcent l’ambiance ludique.• Rembourrage : Bisson & Choquette.Jeu de dames : Antiquités ADA.Illustrations d’animaux : Magnum Opus.Objets artisanaux : Les Jardins Tissés.Coffret : Ruth Stalker, antiquités.2.La salle à manger emprunte au vin qu’on y sert son bel habit rouge éclairé de blanc.Les poutres du plafond, le vitrail d’origine, en retrait sous sa voûte, ajoutent au caractère convivial de la pièce, pourvue de fleurs stylisées jusque sur les chandeliers.• Table : Jerowood inc.Chaises : C.A.B.Tissus : Télio.Buffet : Malinovsky, antiquaire.Dressoir : Antiquités ADA.Tapis : Perfection.' ¦ t.' “ V a designer Sherry Ellen avait décoré la maison précédente des mêmes propriétaires.Mais trois enfants qui grandissent invitent à penser plus grand.Pour offrir à ceux-ci davantage d’espace - coin ordinateur oblige ! - pour disposer d’une vaste salle de séjour et de chambres d’amis, ils ont arrêté leur choix sur une grande construction classique, avec boiseries, parquets de chêne, plafonds élevés et vitraux d’origine.La lumière investit les lieux par de nombreuses ouvertures et dispense un éclairage naturel, particulièrement apprécié par ces collectionneurs de toiles et d’estampes.En collaboration avec sa cliente, la designer a rafraîchi le mobilier existant et coordonné les tapis aux couleurs choisies.Ensemble elles ont pris la décision de ne pas toucher à la cuisine qui venait d’être refaite dans un style où les références I / r i « ' BK5r.r/.-i :) .18 1 1 1 1 I .I i i # JP — ip! * 2 50 51 5/ h \ a il .& II A m % # -1 Ki ' i.y ' Si », s „ ^ ^ *.X'XX'Xyi \ I?' «y A - i M rlHft 5^1./ 1 t.' f i B §i MR- 2 f A 'V fl .¦9 .'A 74.- rfc I! u.à1 ¦f iWV K.â* itsl 1 V: iiiiiiiiin.1 52 F» ;W 1 r ' • / 1 ; X_J> c> ?au passé côtoient la technique moderne : cette ambiance à la fois chaleureuse et facile à vivre convenait à la famille.La salle à manger, qui a été habillée d’une livrée « grand cru » tout à fait de circonstance, s’éclaire, comme partout ailleurs, de beaucoup de blanc.Des poutres au plafond, un vitrail en retrait sous un arc surbaissé, autant d’éléments de construction qui renforcent le caractère convivial de la pièce.Là aussi, l’oeil est sollicité par des détails fleuris traités avec discré- j don.Ce thème n’a rien de surprenant quand on [ sait l’amour de la maîtresse de maison pour les | fleurs.I \m'\ [a] ilia ?0 1 ie !ggss; K/VY?T % Æ .La salle de séjour tranche sur le reste du décor avec des coloris sourds qui lui permettent d’affronter aisément l’animation quotidienne.Les objets ethniques posés sur le sol communiquent au lieu la chaleur et la vie des créations artisanales.Sur les murs, les images d’animaux exotiques et un jeu de dames en guise d’estampe affirment la vocation ludique de la pièce.A l’étage, dans le domaine privé des parents, la H chambre fraîche et pimpante prolonge, avec ses J murs vert pâle, la clarté d’une salle de bains flambant neuve, qu’il eût été dommage de refaire.Les toiles célébrant les verts et les bleus de la nature • accentuent l’atmosphère de détente de ce grand volume aéré.Cette maison si claire répond au besoin d’espace et de pureté des propriétaires.C’est aussi un bel endroit où faire pousser des enfants.comme des fleurs ! 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