La relève, 1 avril 1934, Avril
".i • ,?- ¦ ' ('! ¦ l, I ! Mi > ! ! f ! y il ¦V m I à nth* i u ! 26 b P •w il ) T : la relève (I .I première série deuxième cahier ‘ ' Robert Charbonneau Paul Beaulieu directeurs: I s -t- ' J sommaire ) il 2 La Direction positions.la jeunesse chrétienne dans la crise mondiale.le théâtre nouveau.émily brontë.profils d'épopée.compassion pour une jeunesse catholique.fl PAUL DONCOEUR, S.J.Ô Robert Ci iarbonneai là Madeleine Riopel 1!) Roger Duhamel NI 22 27 Claude Hurtubise 1 ?—?Toute demande d abonnement, toute lettre d information au sujet de la publicité doivent être adressées à la Direction, L'abonnement de i,n douar est payable par mandat ou par chèque aux bureaux de la Direction, situes 30 avenue Roskildc.Tel : Allant ic 0973 ", 11 11' : ; - 2E IV ) 1 il it! i ”1 If! 1 .i.pcsiticns.i (! ' position de ce cahier La Relève est un cahier mensuel fondé par des jeunes.Cette feuille se présente au public, comme la première de jeunes qui ne soit ni une affaire de collège, ni le porte-parole des opinions d'un groupe particulier.La Relève se propose de refléter la mentalité et les tendances des jeunes catholiques canadiens, et, par ressaut, des jeunes catholiques du monde entier.catholicisme du cahier Nous ne faisons aucune restriction, nous n'attachons aucune idée de limite à ce terme de catholique qui signifie étymologiquement universel.Le plan de ces cahiers embrasse tous les mouvements, toutes les activtés des jeunes catholiques sans distinction de race.Nous publions dans ce numéro un article sur le "Newman Club" de l’Université McGill.Nous avons entre les mains une volumineuse liasse de notes prises par I un des nôtres, au cours d'un pèlerinage poussé avec des cadets et des scouts français jusqu'en Palestine.à quel besoin il correspond I revue y ¦ ' il r i : ! On se demande peut-être à quel besoin correspond Canada un pareil organe.Il vient combler une lacune inconcevable dans un pays comme le nôtre.Et nous pourrions nous autoriser du récent discours de Mgr Villeneuve pour le prouver.Mais notre plan date d’avant ce discours.Nous sommes olusieurs à sentir le besoin chez les jeunes d un groupement national catholique indépendant pour développer dans ce pays un art, une littérature, une pensée dont l’absence commence à au * ii nous peser.D autre part nous voulons vivre intégralement ce que nous croyons.Notre catholicisme ne s'oppose pas à un art personnel, il le dépasse comme il dépasse une politique nationale, mais il s y appuie comme sur la personne humaine v< 1 i.n I - i i 26 L'- LA RELÈVE 4 Vivre son catholicisme intégralement, ce n'est pas cesser d'être canadien, mais l'être plus adéquatement.Enfin du point de vue artistique nous avons suffisamment vu d'impuissants s’abriter derrière un catholicisme de barrière et tout négatif.Nous leur crions: l'art catholique, ce n'est pas cela.Nous entendons revenir sur cette question du catholicisme inspirateur d'un Bloy, d'un Claudel, d'un Péguy et d'un Mauriac, dans un prochain article.I :: v opportunité Nous répondons d'avance et directement au reproche d'agir à l'instar des néo-convertis et comme des gens qui ont envisagé le catholicisme du dehors, en ont mesuré la puissance objectivement, par son action humaine.Les non-catholiques connaissent malheureusement, mieux que nous souvent, la solidité de nos positions et admirent à plus juste titre des réserves spirituelles que notre amour-propre nous empêche de manifester, quand elles ne restent pas complètement stériles.Notre lâcheté de vivre ce que notre baptême nous a faits éloigne peut-être de l'Eglise beaucoup de bonnes volontés.Rappelons-nous que l'oeuvre accomplie par les convertis est une besogne qu'il appartenait à ceux d'en dedans d'entre- prendre.Enfin, la crise, le désarroi spirituel d'un grand nombre d'adeptes du matérialisme qui aujourd'hui déchantent rendent plus imminent notre devoir laïc dans les lettres comme dans les arts en général.rôle des jeunes Pourquoi faut-il que les premiers à s'être rendu compte chez les laïcs de l'importance de la jeunesse comme facteur social aient été les pires ennemis de l'ordre et de l'intelligence ?Le rôle de la jeunesse, si cruellement inauguré pendant la guerre, ne peut plus aller qu'en grandissant 11 faut donc rallier les jeunes, donner un sens à leur effort, au lieu de les laisser s'orienter, par un besoin d'action inhérent à la vigueur juvénile, vers le socialisme ou la mesquinerie des clubs de partis J — ni POSITIONS doctrine I Le catholicisme est un terrain de rencontre.En lui seul peut s élaborer une doctrine tenant compte des diverses dances modernes, respectant les particularismes de mettant également en valeur la personne humaine et la plénitude de la vérité.La Relève entend jouer un rôle social en rendant pour sa part dans le monde la primauté au spirituel.Nous devrons prendre position devant toutes les questions: politique, littérature, sociologie.Nous nous contentons pour le moment de quelques indications générales, n'ayant ni la prétention ni l'outrecuidance de tout résoudre dans le premier numéro.f! tcn- racc, i i y i 'à Nous nous permettons de citer un paragraphe de Jacques Maritain qui présumait le programme d'un groupe de jeunes Belges et qui contient le principe de nos aspirations sur le plan social: Nous ne luttons pas pour la défense et le maintien de I ordre politique et social actuel.Nous luttons pour vegarder les éléments de justice et de vérité, les restes du patrimoine humain, les réserves divines qui subsistent sur la terre, et pour préparer et réaliser l'ordre nouveau qui doit remplacer le présent désordre ".Voilà des principes.Et voilà des jeunes gens, nos amis d aujourd hui et de demain, qui se pressent autour de nous.Ious sentent, ont une conscience vraiment catholique de leur responsabilité devant la page à écrire.Nous pouvons assurer de notre bonne foi.I sau- ! r m m vous Nous avons horreur du moyen terme, mais non de la nuance; des concessions et non de la compréhension et s'il le faut de la rétractation.Les principes, les tendances, les aspirations qui semblent ont leur origine dans le Christ.Cependant nous entendons rester ce que Louis Veuillot appelait I infanterie légère du catholicisme.nous ras- ¦ LA DIRECTION I I || 26 L-: la Jeunesse chrétienne dans la crise mcndiale Si ma conférence d'adieu au Canada vous rassemble dans une atmosphère de jeunesse, cc n'est pas, vous le pensez bien, hasard.Outre que le Temps Pascal que nous ouvrons est le temps de la jeunesse mystique de l'Église puisqu'il chante depuis samedi dernier l'éclosion d'un vrai printemps spirituel et nous invite à nous purger de toute vétusté pour devenir des créatures toutes neuves,1 il me plaît souverainement de faire de ce départ une sorte de veillée d’armes avec les jeunes chrétiens du Canada que vous représentez ici.J'avoue un goût personnel, de plus en plus marqué, pour les jeunes.Est-ce parce que je vieillis et veux me faire illusion ?Je crois que ce serait plutôt pour combattre ce vieillissement même en maintenant à tout prix le contact amical avec la jeunesse.Ce contact d'ailleurs me semble imposé par notre mission de chefs et d'aînés.Lorsque nous sommes arrivés à notre pleine force d'hommes, mûris par nos expériences, enrichis par nos réflexions, notre plus urgent devoir d'aînés est de nouer avec les jeunes qui feront la relève une amitié plus intime.Malheur aux pays où les aînés, se confinant dans un dédain et une lassitude qui voisinent au scepticisme, évitent de se mêler à une jeunesse qu'ils trouvent trop tumultueuse pour leurs gravités.Eux-mêmes se font comme des “émigrés à l'intérieur " ; ils renoncent à l'effort vital qui les renouvellerait; inversement, ils privent la jeunesse du concours de leur sagesse.La puissance et la fécondité d'un pays se mesurent à l'amitié qui rattache les générations.11 y a longtemps que Jaurès a dit qu'en France un parti politique qui n'avait pas pour lui la jeunesse était un parti perdu.Ceci est vrai de tous les pays du monde.Nous le verrons tout à l'heure.j Liturgie du jour de Pâques et du mercredi, à la messe.I ; if: LA JEUNESSE CHRÉTIENNE DANS LA CRISE MONDIALE 7 : Quant à moi, je puis témoigner qu'ayant depuis bientôt 30 ans, mais surtout depuis la guerre, donné toute mon amitié et toute ma confiance aux jeunes générations, je n'ai pas connu les déceptions que certains vieillards sceptiques me prophétisaient.Je crois de plus en plus aux jeunes et je les aime pardessus tout.Et c’est pourquoi j’aime ce peuple jeune entre tous qu'est le Canada et je crois en lui.Voilà quatre ans que je l'ai découvert.La nouvelle expérience, si belle, que je viens de faire, me le faisant mieux connaître, me le fait aussi aimer davantage.Car depuis quatre ans j'ai observé.J'ai sondé et j'ai réfléchi.Mon premier contact avec le Canada m'a ému par le spectacle d’une fidélité étonnante au passé.J’en ai dit en France, dans les Etudes et dans des conférences publiques, toute mon admiration.Je sens désormais monter en moi un autre sentiment, encore confus, je l’accorde, mais qui, plus je vais, devient plus fort, et cette fois c'est l'intuition d'un grand avenir.Non pas, comme on pourrait le croire, d'une grande fortune seulement, mais d'un grand rôle dans l'ordre de la culture, de la civilisation, de la foi.Or, de ce rôle, je ne pense pas que le Canada lui-même ait encore pris une claire conscience.Il sent affluer en lui une sève vigoureuse.Mais je doute qu'il sache déjà quel en sera l'emploi.Il me semble d'autant plus nécessaire de nous tourner vers la génération des hommes de vingt ans qui auront dans leur maturité à accomplir ces tâches considérables.D’autre part, parlant ici de la crise mondiale, j'envisage un ensemble de circonstances bien plus vaste que l'on ne pense.Pour l'ordinaire la crise, c'est la crise économique, crise du commerce, crise de l’industrie, crise de l'exportation, donc crise du travail, chômage et, procédant de tout cela ou au contraire le précédant: crise de la bourse, crise du crédit, crise de l'argent.L'immense angoisse du monde, celle qui occupe les parlements, les conférences, les assemblées de techniciens, celle qui prend à la gorge le pauvre peuple des chômeurs et des marcheurs de la faim, c'est du souci du pain quotidien en définitive qu elle prend son caractère tragique.Je suis bien éloigné d’en parler à la légère, car une telle souffrance l'I 1 f! '(Ü j ; f 'M ¦ i1 r j : " s.I ;i l 1 26 LA RELÈVE S est en soi un grand mal; mais elle entraîne bien d'autres conséquences et I on sent bien que ce sont les bases économiques du monde moderne qui sont ébranlées.J'envisage cependant un horizon encore plus vaste et je donne à ce mot de crise mondiale son sens le plus complet, car ce sont toutes les valeurs qui vont être ou qui sont déjà mises en cause.Et non pas seulement le Nickel, la Steel ou la Bell, mais toutes les valeurs spirituelles sur quoi reposait notre société: propriété, droit, morale, religion.Tout est mis en cause, tout sera d'ici à vingt ans joué.Nous allons assister aux bouleversements les plus profonds.Ce sera le rôle des jeunes, des individus jeunes, mais aussi des peuples jeunes, que de rebâtir sur ces ruines la nouvelle cité.La question est de savoir si triompheront les puissances payennes, matérialistes, ou si alors prévaudront les valeurs spirituelles et notamment celles que représente et assure le christianisme.Depuis quatre siècles un long travail de révolte payenne s'est poursuivi dans le monde contre le catholicisme qui avait construit un ordre social de chrétienté.La Renaissance, la Réforme, le Libertinage secret du XVI le siècle, public du XVIIle, la "Philosophie ", les "Lumières ", préparant la Révolution française aboutirent à la grande catastrophe qui ouvre la période contemporaine.Après un siècle de fortunes indécis!ves, de combats relativement timides, nous sentons se préparer le grand Duel, sans merci, entre le paganisme et le christianisme.Il est déjà engagé.Ayons le courage de constater que les premiers assauts s'achèvent par des victoires pour nos adversaires.Victoire du Communisme athée en Russie qui d'un coup déchristianise un peuple de cent millions d'habitants.J'ai eu ici même il y a quatre ans l'occasion de vous parler de ce combat engagé contre le Christ par Lenine.Les événements apportent à ce que je disais alors une éclatante confirmation.Je n'y reviens pas.Depuis, la Révolution espagnole, dont les effets sont encore incertains, a violemment affirmé par des actes ses volontés antichrétiennes et les ruines accumulées, matérielles et spirituelles, témoignent assez de ce que nos pères y ont souffert.Je ne fais que mentionner également les Révolutions mexicaines, dont nous ne savons I ! j 1 LA JEUNESSE CHRÉTIENNE DANS LA CRISE MONDIALE !) ! pas encore quelle sera l'issue définitive.Mais tant en Espagne qu'au Mexique, ce sont de brillantes citadelles, apparemment et officiellement tout au moins, qui s'effondrent.Vous savez assez que depuis quelques mois, après un douteux concordat, l'Allemagne naziste avère un paganisme si violent que le Pape Pie XI, après de longues patiences, a multiplié coup sur coup scs condamnations.D'une façon générale le réveil des Etatismes payens en Europe accuse une hostilité ou tout au moins une menace contre la doctrine et les mœurs chrétiennes, plus graves que le paganisme simplement corrupteur de l'argent.Or, ce qui saute aux yeux, c'est que tous ces Etatismes, ayant compris que leur force dépendrait de l'empire qu'ils exerceraient sur la jeunesse de leur pays, ont affiché une volonté dictatoriale de s'emparer de la jeune génération et en somme y ont réussi.En Italie, malgré les relations de courtoisie et les hommages au catholicisme, comme religion d'fitat, le fascisme, à peine victorieux dans la marche sur Rome, après avoir groupé pour son coup de force les anciens combattants, s’est appliqué à embrigader la jeunesse.Vous savez comment il a exigé la dissolution du Scoutisme catholique, afin de constituer ses Bail illas et ses Avant-gardes.Garçons et filles, depuis huit ans portent l'uniforme, reçoivent la doctrine fasciste.Vous savez avec quelle peine le Saint-Père a soutenu cette doctrine dans une fidélité, au moins officielle, au christianisme.En Russie, après sa période de violence et les longs soubresauts qui ont suivi, le principal souci du bolchevisme a été de fanatiser la jeunesse.Dans ses écoles, arrachant l'enfant à une famiHe jugée encore trop réactionnaire, les cerveaux de ces fils de chrétiens ont été entièrement paganisés.La résistance inouïe que le peuple russe oppose à la faim dont il souffre, la force avec laquelle il endure la pauvreté et poursuit le sacrifice inimaginable qui lui est imposé, tout cela aujourd’hui vient de la foi, de la passion mystique avec laquelle les jeunes Russes se livrent corps et âme à cette entreprise géante de reconstruction sociale antichrétienne.I il !’( n M ! Ij *1 1 y; u i i 'i i S' ÏI ft.i || 26 LA RELÈVE 10 En Allemagne,2 le conflit le plus vif n est plus avec les organisations politiques d'adultes.A.Hitler, le 30 janvier, à la séance solennelle du Rcichstadt, a pu proclamer qu aucun parti n existait plus, que ce soit le Centre catholique ou le Communisme marxiste.Tout 1 effort de la bataille porte désormais sur la jeunesse, loutes les organisations protestantes de jeunesse ont été dissoutes ou absorbées par la seule jeunesse nationalc-socialistc commandée par le Jugendführer Boldur von Schirach.A bref délai, celui-ci 1 a souvent déclaré, les organisations catholiques de jeunesse devront elles aussi se fondre avec la jeunesse hitlérienne.Maigre le concordat, toutes les violences sont faites aux groupements catholiques et l'on peut dire que le magnifique essor catholique d'il y a dix ans est ruiné.Seuls paradent, parlent et agissent les jeunes hitlériens, dont la pensée, le Pape 1 a assez dit, est toute payenne.Ainsi sc prépare pour le quart de siècle que nous allons vj\re de 1935 à 1970 le conflit culturel le plus considerable, depuis quatre ou cinq généra- le plus dangereux qu'on ait vu tions.Il sera mené par des jeunesses ardentes, instruites, fanatisées en vue des plus grands sacrifices.Ce sont les jeunes hommes qui ont vingt ans aujourd'hui qui mèneront la bataille.Ils la mèneront sans réserve, sans conciliation possible.Quand je vois monter contre la civilisation chrétienne vague de jeunesse payenne aussi furieuse, on comprendra peut-être que, si je me tourne obstinément vers les jeunes des pays catholiques, ce n'est point dans le goût frivole de mener partie joyeuse.C'est parce que je vois sur leur front le signe sanglant qui marquait leurs frères qui eurent vingt ans en 1914, en 1915, en 1916, en 1917 et en 1918.Génération du sacrifice, a-t-on dit de ceux d'hier.Génération du combat, génération de la victoire du Christ, voudrais-je dire de ceux d'aujourd'hui.- Il faut lire dans les Eludes du 5 mars l'article capital du Comte R.d Harcourt sur : La bataille pour la jeunesse.En Allemagne.une avec eux une I : LA JEUNESSE CHRÉTIENNE DANS LA CRISE MONDIALE 11 Or, si j’observe le monde pour supputer les forces catholiques capables de résister aux forces payennes, j'avoue une grande angoisse.Parmi les pays de tradition catholique: je vois une Espagne troublée, occupée à panser ses blessures, hors de combat pour des années sans doute La jeunesse italienne poursuit, c’est le moins qu’on puisse dire, d’autres ambitions La jeunesse catholique allemande après le magnifique essor d’après-guerre est pratiquement impuissante.Que reste-t-il 1 La Belgique, la France, le Canada français.Je pense que ce serait une faute que de considérer chacun de ces pays en lui-même, comme si chacun, armé, encadré, à sa façon, avait un combat singulier à fournir.C’est pourquoi j'estime inutile de faire le tableau de la Belgique, le tableau de la France, le tableau du Canada séparés.La grande, la première découverte que nous ayons à faire, c’est que la partie engagée est si redoutable qu’à moins de faire un front unique nous sommes voués à la défaite totale.L'heure n’est pas de se complaire en soi.Elle n'est pas de critiquer son frère.Elle n'est pas de cultiver ses originalités et de faire valoir ses susceptibilités.Elle est d'apporter chacun à l’effort commun ce qu'il possède de forces, pour d’un seul cœur fraternel livrer la grande bataille spirituelle pour le Christ unique.La question qui domine aujourd'hui toutes les autres, c’est celle-ci: d’ici dix ans verrons-nous, oui ou non, se lever compacte, instruite d’une doctrine conquérante, résolue à tous les sacrifices, une génération de jeunes chrétiens, Belges Français, Canadiens capables de mener dans le monde la plus dure partie qu'on ait vue depuis quatre cents ans ?Si oui, la vie est belle! Si non, tout est perdu, car ce n'est pas nous les vieillards qui pourrons résister au jeune flot qui monte de partout.L'heure est trop grave pour nous mentir les uns aux autres.Sommes-nous prêts à ce gigantesque effort ?Non, bien sûr.Premièrement nous ne sommes pas assez unis.Nous nous ignorons les uns les autres, emprisonnés dans un horizon par- , I .II! 1 I ,0 ,
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.