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Titre :
Bulletin /
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1899-1949
Contenu spécifique :
Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Commerce
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Bulletin /, 1904-08, Collections de BAnQ.

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[" CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL 4P B CTLLETIN f>E LA C H A M BRE D E COM MERC E du District de Montreal.v ^ \u2022 M Mfl U \u20183JBCT5 SOMMAIRE Pages 1.\tLe béton armé et les constructions à l\u2019épreuve .îu feu.\t41* 2.\tCorrespondance.- Les peaux de chèvre et les vignobles d\u2019Algérie.61 3.\tL\u2019exclusion du bétail canadien en Angleterre.62 Editorial 4.\tL\u2019exposition de Saint-Louis ; avis du comité de l\u2019excur- sion .63 6.\tJurisprudence commerciale.Ewing et al rs Di Dominion Bank.53 6.\tLes chemins de fer et les canaux du Canada (1903).\t64 7.\tL\u2019ouest canadien.66 8.\tLes banques populaires.57 9.\tLa Jamaïque : Musée commercial anglo-canadien.\t59 10.\tRelevé de la valeur les importations pour la consomma- tion et de» exportations françaises, 31 mai EMU.\t59 11.\tPetit courrier.60 Le béton-armé et les constructions à l'épreuve du feu.Monsieur le Secrétaire, Veuillez, s\u2019il vous plaît, publier le document suivant qui contient le rapport de M.l\u2019inspecteur Chaussé sur le voyage d\u2019observation qu\u2019il a fait à Baltimore à la suite de la conflagration de février.On y trouvera des renseignements bien utiles pour ceux qui s\u2019occupent de la construction i\\ l\u2019épreuve du feu.Le jugement impartial de cet ofllcier public me dispensera de répondre autrement à ceux qui ne partagent pas mes vues sur cette question et ont cru devoir les attaquer dans le Bulletin de votre Chambre.N.T.Gagnon.LA CONFLAGRATION DE BALTIMORE VOYAC.E D\u2019OBSERVATION DE lTnsPKITKI\u2019R DES EDIFICES de Montréal.Montréal, le 16 mars 1904.A M.le President «7 ri MM.le* membres île la Commission les Incendies et de VEclairage.Messieurs, De retour d\u2019un voyage d\u2019observation »ur la scène de la grande conflagration des 6, 7 et 8 février 1904 à Baltimore, j\u2019ai l\u2019honneur de vous rapporter des notes et des informations obtenues en visitant les 150 acres île ruines où, il y a quelques semaines, s'élevait un quartier de H0 pâtés de maisons, comprenant environ 2,600 bâtisses réduites en cendres par un incendie qui a duré quarante heures.Jamais, auparavant, les constructions dites \u2022* à l\u2019épreuve-de l\u2019incendie \u201d n\u2019avaient soutenu un feu aussi nourri, et le fait que les hauts édifices (sky scrapers) sont encore debout et que leurs parties structurales, qui étaient convenablement protégées, sont intactes, est la justification la plus complète que pouvaient désirer les partisans du genre deconstruction \u201c standard \u201d à l\u2019épreuve des incendies en briques poreuses (terra cotta).Par genre \u201c standard \u201d de constructions avec briques poreuses (\u201c terra cotta porous tiles \u201d) nous entendons les constructions en briques ou tuiles poreuses dont les membrures doivent avoir une épaisseur uniforme de un pouce, et dont les ouvertures ou vides no doivent pas être trop grands.Iaîs tuiles minces n\u2019ont aucune valeui parce que, sous l\u2019action de la chaleur, elles se brisent comme verre ; la meilleur méthode de construction à l\u2019épreuve des incendies est de placer le sommier des arches parallèlement aux poutres et de poser les briques poreuses à angles droits : ce qui est connu sous le nom de \u201c End Construction System \u201d.L\u2019intensité de la chaleur a pu être calculée par son action -ur los métaux ; le vent a dû avoir une influence bizarre sur ce sinistre : les forts courants d\u2019air créés par l\u2019incendie ont causé des pbéno-mènes intéressants ; à certains endroits, la bouffée avait passé pardessus les bâtiments de doux ou trois étages pour s\u2019attaquer avec fureur aux édifices de six ou sept étages, tout en laissant les maisons basses se consumer lentement ou même les laisser absolument, intactes, comme dans le cas de la \u2019 ne do MM.A.Brown A Son et de quelques autres édifices.Avant d\u2019entrer dans le détails, je mentionnerai que, |K*ur cette visite d\u2019observation, j\u2019étais accompagné par M.G.A.Mouette, architecte de Montréal, et qu\u2019à Baltimore nous avons eu la bonne fortune de rencontrer M.Preston, l\u2019inspecteur des édifices de cette ville et M F.W.Fitzpatrick, do Washington, un expert en construction à l\u2019épreuve des incendies, t \u2019es messieurs nous ont fourni de nombreux rensignemetits et des données précieuses relativement a la protection des bâtiments, et qui pourront nous servir grande, ment quand les occasions su présenteront.Prenant cliaque édifice séparément, celui qui a attiré le plus notre attention est le \u201c Continental Trust \u201d situé à l\u2019angle des rues Baltimore et Calvert et qui a 16 étages.C\u2019était le plus élevé et le plus moderne \u201c sky scraper \u201d à Baltimore ; malgré la chaleur terrifiante qu\u2019il a eu à subir, il a écé trouvé, après inspection, parfaitement d à-plomb et susceptible d\u2019être réparé à un coût comparativement léger.L\u2019 \u201cEquitable\u201d, le plus ancien des édifices à l\u2019épreuve du feu avec structure en acier, qui était situé a l\u2019angle des rues Calvert et Fayette, avait une apparence extérieure meilleure que les autres maisons qui ont passé par l\u2019incendie, mais son intérieur à beaucoup plus souffert que les autres, à cause de la construction 6 no CHAMBKE HE COMMERCE DO DISTRICT DE MONTRÉAL défectueuse des arches den planchers.Le \u201c Maryland Trust Building \u201d, à l\u2019angle des rues Calvert et German, dont la façade était en pierre k chaux pour les trois étages inférieurs et en briques de terre cuite (ornamental terra cotta) pour les étages supérieurs, offre un exemple des qualités de résistance de ces matériaux : la terra cotta et la pierre sont considérablement endommagées ; les planchers et les murs sort en bon état, la charpente en acier étant protégée avec de la ten a cotta.L\u2019édifice \u201c Calvert \u201d, à l\u2019angle des rues Layette et Saint-Paul, un des plus beaux modèles de la construction des \u201c sky scrapers \u201d, a conservé ses murs en très bon état ; la façade est en brique avec ornements en terra cotta au-dessus du deuxième étage ; les deux premiers étages ont des ornements en pierre k chaux ; les planchers à aiches en terra cotta sont partout intacts et presque toutes le» cloisons en terra cotta sont debout et pn bon état ; la partie structurale en acier qui était recouverio en terra cotta n\u2019a subi aucun dommage, excepté une colonne au septième étage.lia façade du Palais de Justice, rue Saint Paul, n\u2019a aucun dommage ; ce bâtiment a été protégé par un rang de constructions k l\u2019épreuve du feu, par le \u201c Herald Building\u201d sur un côté et par le \u201cCalvert Building\u201d en face; en arrière, la pierre du Palais de Justice a subi quelques avaries; visa-vis du Palais de Justice se trouvait l\u2019édifice \u201c Law \u201d qui n\u2019était pas k l\u2019épreuve du feu et qui a été complètement consumé.L\u2019édifice \u201cUnion Trust \u201d, situé k l\u2019angle des rues Charles et Fayette, a passé par une chaleur plus intense que les autres mai sons k l\u2019épreuve du feu, k cause sans doute du minage k la dynamite d\u2019un bâtiment situé juste du côté opposé de la rue, pendant le plus fort de l\u2019incendie ; la pierre k chaux de la façade est totalement brisée et plusieurs des chandelles (meneaux) en fonte sont endommagés, les escaliers on fer sont tordus, la charpente du bâtiment, qui était protégée par de la terra cotta, est en bon état ; il en est de même pour les cloisons en terra cotta, fia banque \u201c Merchants\u2019 National \u201d, rue Water, entre les rues South et Holliday, a été sérieusement avariée et la pierre de façade a subi beaucoup de dommage sur un des côtés ; mais j\u2019ai constaté que la pierre du côté opposé était encore en excellent état ; la pièce servant de bureau k la banque n\u2019a subi aucun dégât et les décorations sont encoro fraîches, tandis qu\u2019à l\u2019étage au-dessus tout a été consumé, les lustres de métal sont fondus ; les planchers et la cloison qui était en terra cotta se sont bien conservés.L\u2019édifice de la \u201cCommercial and Farmers National Bank\u201d, sur la même rue, entre les rues South et Holliday, qui avait trois étages, fait voir les avantages de la construction k l\u2019épreuve du feu.Le rez-de-chaussée occuj é par la banque était construit k l\u2019épreuve des incendies et a subi le feu sans aucun dommage, tandis que les deux étages supérieurs et la toiture, qui n\u2019étaient pas k l\u2019épreuve du feu, ont été complètement détruits comme les maisons avoisinantes.Il y avait un grand nombre d\u2019édifices, pour bureaux de banque, construit* a l'épreuve du feu, dont les murs extérieurs n\u2019ont presque pas subi de dommages; l\u2019erreur de leur construction a été dans l\u2019installation au centre de leur toiture de grandes lanternes (sky-lights) en verre, sans aucune protection.Le résultat a été que les débris projetés des bâtiments environnants, ont brisé ces lanternes et ont allumé le feu k l\u2019intérieur, causant des dommages considérables aux décorations et à l\u2019ameublement.Il est jusqu'il un certain point regrettable, oour les architectes, les ingénieurs et les constructeurs de \u201csky scrapers \u2019, qu\u2019il ne se soit j>as trouvé, dans le territoire incendié, un seul édifice dont la structure en acier fût protégée par du béton ; il est ]>ar conséquent impossible de donner une opinion sur la valeur de ce matériel qui n\u2019a pas subi d\u2019épreuve durant cet incendie-là.J\u2019ai cependant remarqué une bâtisse en béton : il pouvait s\u2019en trouver d\u2019autres qui ont, été détruites, celle que j\u2019ai examinée avait quatre étages et était érigée selon le système Ferro-Concrete ; elle m\u2019a paru en assez bon état, sauf une ou deux poutrelles qui étaient fléchies.J\u2019ai remarqué dans un autre édifice des débris d* béton armé, dit \u201c Expanded metal.\u201d Je n\u2019ai vu aucune maison, parmi celles qui avaient passé par le feu, qui avait été construite d\u2019après ce système.Il y avait quelques bâtiments de trois ou quatre étages en béton armé système \u201c Koebling \u201d qui n\u2019ont subi presque aucun dommage, mais comme ces édifices étaient relativement baa, ils ne doivent pas avoir été éprouvés d\u2019uno maniéré qui peut nous permettre de tirer des conclusions.En passant dans les ruines, on ne peut douter que l\u2019épreuve dont vient d'être affligé Baltimore ne fasse apporter de sérieuses améliorations dans les méthodes de construction, de façon k protéger plus efficacement les édifices contre les incendies.Cette conflagration*ne manquera pas, non plus, de faire l\u2019objet d\u2019études scientifiques qui feront connaître k la population les avantages des constructions k l\u2019épreuve des incendies.Il y a beaucoup d\u2019études k faire sur les résultats de cet incendie, qui seront d\u2019une valeur incontestable pour l\u2019avenir.Il me semble que si toutes les fenêtres pouvaient être pr« tégées au moyen de petits carreaux de verre ou mieux encore au moyen de verre armé (wire screened glass) il n\u2019y aurait presque plus de danger que le fou entre dans une maison, quelqu\u2019intense qu\u2019il soit.Dans les édifices modernes, où se louent principalement des bureaux, les fenêtres sont généralement munies de grands carreaux de verre, qui se brisent et tombent en milliers de morceaux aussitôt qu\u2019ils sont léchés par la flamme ; ces grandes ouvertures pratiquées pour donner de la lumière sont autant de portes pour laisser entrer l\u2019incendie.Une fenêtre étant vitrée avec du verre armé, le feu le plus intense ne peut en faire détacher les pièces ; le verre se brisera en million de morceaux mais le fil de fer qui forme l\u2019armature mitoyenne de ce verre le maintiendra et aucune partie ne se détachera, ce qui interceptera l\u2019entrée aux flammes.A Baltimore il y avait une maison k deux étages, de construction très moderne, dont les fenêtres étaient vitrées avec du verre armé, cette maison qui était au centre du foyer, a été sauvée par son vitrage.Ceci semble la solution d\u2019une grande difficulté.Le verre armé est de beaucoup supérieur aux contrevents en fer, dans un incendie intense ; le fer fond et le bâtiment ne se trouve plus protégé : c'est ce que j\u2019ai constaté k Baltimore.I n autre avantage digne de considération, c\u2019est q*»e dans une bâtisse où il y a des centaines de fenêtres, comme dans la plupart de nos \u201csky scrapers,\u201d le feu peut y venir quand une partie des volets en fer sont restés ouverts.Les fenêtres vitrées en verre armé, dans un édifice où l\u2019incendie s\u2019allume, sont toujours fermées et si l\u2019on est surpris par l\u2019incendie, elles résisteront, même si elles reçoivent des coups, puisque même dans ces cas le verre peut se briser, mais les morceaux restent en place.Au point de vue du constructeur, l\u2019observation principale qui ressort de la conflagration de Baltimore est le degré de résistance au feu des différents matériaux entrant dans la construction des édifices soumis k cette épreuve de quarante heures d\u2019un incendie intense, comme aussi les avantages de sauvetage des divers genres de construction. CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL 51 Les experts s\u2019accordent tous à approuver en premier lieu la structure en acier protégée avec de la terra cotta poreuse.Les résultats constatés serviront d exemples et seront cités à l\u2019avenir.Aucun permis ne sera accordé pour reconstruire dans le quartier incendié, avant qu\u2019un nouveau règlement de constiuction ne soit adopté.Je suis informé que l\u2019on ne permettra pas d\u2019ériger ties édifices à l'épreuve du feu à plus de 175 pieds de hauteur et de 85 pieds pour les bâtiments non à l\u2019épreuve du feu.A mon retour, en passant par New-York, j'ai visité les ruines de l\u2019hôtel Darlington, sur la 4fie rue < >uest, qui s\u2019était écr< \u2019 '\t\u2019 s jours auparavant, en ensevelissant un grand nombre d\u2019ouvriers.Au moment de la catastrophe, on était à terminer la pose de l'acier du onzième étage et la surcharge de matériaux, acier, ciment, etc., a été la cause de l\u2019etfrondement.J\u2019ai aussi constaté que dans les théâtres, on n'admet pas plus de monde que pour le nombre do sièges que contient la salie, que toutes les sorties sont indiquées par des lumières rouges, que les amphithéâtres sont pourvus de rideaux d\u2019amiante, areils de sauvetage extérieurs ; il y a aussi, dans chaque chambre, un câble de sauvetage ; dans les passages, les pensionnaires voient qu\u2019il y a boyaux à incendie, haches et extincteurs chimiques.En visitant la ville de New York j\u2019ai vu une vingtaine de \u201c sky Rcrapers \u201d en voie de construction, et dans chacun de ces édifices j\u2019ai constaté que pour le \u201c fireproofing \u201d (la protection contrôle feu) l\u2019on se servait de terra cotta pour les planchers et les cloisons et aussi pour envelopper le fer et l\u2019acier.A Rochester, (N.-Y.) après le récent incendie qui a duré environ trente heurer, l\u2019on a constaté que le \u201cGranite Building\", construit avec de la terra cotta, avait résisté au feu tandis que lu \u201c Cox Building\u2019\u2019, construit en béton, a été complètement détruit.Avant de terminer ce rapport de mon voyage d\u2019observation, je crois qu\u2019il est de mon devoir d\u2019offrir mes remerciements à MM.le président et aux membres de la Commission des Incendies et de l\u2019Eclairage qui m\u2019ont permis de faire cette visite aux ruines de Bltimore et de recueillir des renseignements «pii ne manqueront pas d\u2019être d\u2019une très grande utilité k la construction des édifices à Montréal.Respectueusement s< minis, ALCIDK CHAl'SSÉ, Architecte et Inspecteur des Edifices.Correspondance * LES PEAUX DE CHEVAR Maintenant que l\u2019Algérie joue un igîo dans les rela tions extérieures du Canada, ellejy trouve un débouché sérieux pour ses peaux de chèvre, qui sont fort v»ppré ciées à cause de la finesse de leur grain.* Notre Chambre a reçu de la part de la Chambre de Commerce française de cette ville, deux lettres que nous nous faisons un devoir de communiquer à nos lecteurs.\u2014 Rki*.Apiès un hiver pluvieux et rigoureux qui a beaucoup éprouvé uo« troupeaux, (dans certaines localités, la mortalité a dépassé 50 p.r.) nous jouissons depuis quatre semaines environ d\u2019un temps magnifique.Malgré les pertes résultant de conditions atmosphériques aussi défavorables, les prix sont restés 5 peu près stationnaires, et pourtant les demandes du dehors ont été très suivies.Depuis quelques jours seulement, nous assistons »\\ un lelèveinent des cours de 1 a 2 francs par douzaine, selon la qualité de la.marchandise.Cette hausse qui prendra des proportions plus considérables au fur et à mesure que nous avancerons dans la chaude saisou, coïncide avec l\u2019apparition sur le marché des premières peaux d\u2019été, c.ù d.5 poils courts.Des ordres d\u2019achat arrivent journellement ici des Etats-Unis et du Canada.Les Etats-Unis recherchent particulièrement les peaux «le taille moyenne, tandis que au contraire, les peaux lourdes semblent être préférées par les acheteurs Canadiens.En ce qui concerne ces «lernières peaux, les maisons d\u2019ici demandent un certain délai pour l\u2019exécution des ordres qu\u2019elles reçoivent.Somme toute, le moment est favorable aux achats, car malgré une légère hausse, les prix sont encore très avantageux.Alger, 20 mai 1904.LES VIO NO BLES D\u2019AI.OEKIK La baisse qui s\u2019est fait sentir dans le Midi a eu sa répercussion sur notre marché, et uncertain fléchisse ment des cours a facilité la conclusion de nombreuses affaires, et l\u2019achat de caves importantes de notre vignoble.On estime à plus de cent mille hectolitres le chiffre des achats conclus pendant la quinzaine qui vient «le s\u2019écouler.Ces affaires réMl«lisent très sensiblement le stock de vins existant encore à la propriété, et le terrain va se trouver déblayé au moment où com menceront les transactions.Un autre résultat de ces achats sera de raffermir de nouveau les cours, et d\u2019enrayer un fléchissement que la situation, peu changée, de notre place ne justifiait d\u2019ailleurs en aucuue façon.11 faut dire aussi que si les apparences de la vigne sont, eu général, satisfaisantes, il n\u2019en est pas moins vrai que le temps brumeux et humide, et les nuits presque froides que nous avons eues en ce moment causent de sérieuses préoccupations à uos colons.Ils luttent avec énergie contre l\u2019envahissement «les différentes ma\u2019adies cryptogamiques dont l\u2019éclosion a été favorisée par l\u2019humidité persistante d\u2019uu printemps exceptionnellement pluvieux ; mais il y a encore trois mois avant de songer aux vendanges et l\u2019on peut se * 570116 52 CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL demander, avec raison, si les espérances de la première heure se réaliseront entièrement.En attendant, le commerce s\u2019occupe d\u2019effectuer les dernières livraisons à la clientèle, et s\u2019énerve de les voir entravées à tout moment par les grèves multiples qui désolent les principaux ports de France.Alger, JO juin 1904.L\u2019Exolusion du b
de

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