Bulletin /, 1 août 1912, Août
[" Conseil d'Admimstration de la Chambrede Commerce pour 1912-13 PKESIOKNT lfl.ARMAND CHAPUT.de la maison \"L.Chaput.Fils A Cl* Limitée/' 2.rue de Dres* a > ler VICR PRESIDKN f\t»m« VICE-PRESIDENT LE LIHUT-COL.A E.ISABELLE, directeur-gérant de la \"St Lawrence Flour Mills Co.Ltd.'* 1110, Notre-Dame Ouest M.ADELARD FORTIER.Vice-président de la ' Montreal Dairy Ce, 25\u2018), A \\ e Papineau.TRESORIER GEORGES OONTHIER.comptable public, financier, de \u201cGonthier * Midgley', 103.St-Frs Xavier.8 ECRIT Al Kl M W.U.BOIVIN, marchand.Vice-président du Conseil Fédéral de l'Association des marchands-détaiïleur».président du Bureau Provincial d» 1*Association des marchands-détailleurs du Canada Inc.791.Mont-Ro* al Est AVOCATS CONSEILS Il LOUIS J.LORANGER.Conseil du Roi, Docteur en Droit.\tM FORTUNAT BOURBOKN1ERB.Conseil du Roi.Licencié en 99.St-Jacques.\t7g ,ue st-Gabrlel CONSEIL D'ARBITRAGE.\u2014 MM.Armand Chaput, LIeut -Colonel A.K Label!.D Parizeau.H Laporte.\tr.niant.[uma.-e M.v L.E.Geoffrion.H.A.A.Brault.C.H.Catelll.Isaie Préfontaine.O.S.Perrault.Droit» M.Berthtaume Arthur, gérant général de La Presse\" M.D'Argencourt L O.épicier.379 St-Denis.M.Daout Emillen, de la \"Librairie Beauchemin.Limitée\".79.rue 8t-Jacques.CONSEILLERS M Gareau J.O., marchand de nouveautés, 1502, St-Laurent.M Granger Alph.a.1 braira, de \"Oranger Frère* Limitée^*, «9.re* Daoust Joseph, de \"Daoust, La Ion de A Cie\u201d.49.Carré Victoria.Deemaiteau Alexandre, liquidateur, 60.rue Notre-Dame Est.DeTonnancour L C.marchand-tailleur.61, Notre Dante Est Drouin F.B., président de The W&ldron Drouin Co.marchand de fourruree.164.rue McGill.It h ter Joseph, de 'Laporte, Martin A Cle.\" 568.St Paul Filiatrault Joseph, de \"Fillatrault A Lesage\u201d.429, St Laurent.Frigon A.P., comptable.66.Notre-Dame Ouest Notre-Dame Ouest M.Gravel Ludger, négociant.26.Place Jacquee Cartier.M.Hardy A.H., de \"Greenshields Limited\", 17.carré Victoria.M.Joubert S.D.tie \"I-amontagne Limitée\".338, Notre-Dame Ouest.M.Labrecque J.O, marchand de charbon, 141, rue Wolfe.M Martin C.E .de \"P.P.Martin A Cie.\u201d 336.St-Paul.M.Renaud Alphonse, de \"Renaud, King A Patterson.Limited.\" marchand ds meubles.736.rue Ste-Catherlne Ouest.M Tarte Louis Joseph, président ds la Cle de Pub de \"L* Patrie\", rue Ste-Catherlne Est.M.Vaiiquette N G., marchand de meubles.477.Ste-Catherln» Est.AUTRES MEMBRES DU CONSUL EE-OFFICIO ANCIENS PRESIDENTS Il D.Pari seau Ex M.P.P .marchand de bols.2395.rue St-Laurent.M.l'ex-malre H.Laporte, président de la Banque Provinciale du Canada, épicier en gros de la maison Laporte.Martin A Cle.Limitée, administrateur du Crédit Foncier franco-canadien.564.rue St-Paul.M.Joseph Coatant.Doyen de la Faculté de Pharmacie de l'Université T.aval directeur de la Corporation de l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal, officier d'Académle.231.rue Notre- Dame Est.M.Daraase Masson, négociant.67.Bleury.M.L E.Geoffrion.Commissaire du Hâvre de Montréal.101.Sherbrooke Est.M.H.A A Brault, ancien négociant.325, avenue Decelles.Northmount.M C.H.Catsllt.Commandeur de la Couronne d Italie, 636 Ava.4e l'Hôtel de Ville M Isale Préfontalne.président de la Corporation de l'Ecole âee Haute# Etudes Commerciales de Montréal, et Président d'Honneur de la Fédération dee Chambre» de Commerce de la Province de Québec Transportation Bldg.M.O.S.Perrault, directeur de l'impérial Tobacco fs of Canada» Limited.900.rue St-Antoine.M.Frédéric C.Larlviére, Président \"Larlvlére Inc.\u201d.911.Pt Laurent! ANCIENS VICE-PRESIDENTS IT TRESORIERS M.Ubalde Garand.banquier, de Garand.Terroux A Cle.46.rue Notre-Dame Ouest.M L J A.Surveyer.quincaillier.52.rue St-Laurent.M A.V.Roy.L C.et Industriel.224.rue Pt-Jacquea M \"j.B.A Lanctôt, marchand de gants.212, rue St-I»aurent.M Joseph Fortier, fab.papetier.210.rue Notre-Dame Ouest L'hon.J.D.Rolland.Président de la Banque d'Kochelaga.membre du Conaell Législatif de la Province de Québec.18, rue St-Denis.M.A.Racine, de \"Alphonse Racine A Cie\", marchands en gros de nouveauté* directeur de la Banque Provinciale du Canada, 140.rue St-Paul Président de la Chambre Syndicale de la Conduction.\u2014 M N Simone au.électricien 583 Notre-Dame Ouest AUDITEURS.- MM Henri Vlau.248.Notre-Dame Ouest; Rodolphe B édard.55.St-Frs-Xavler.COMMISSIONS PERMANENTES DE LA CHAMBRE POUR 191Î-1S13.Le ^résident fait partie ex-offlclo de toute» le» Commissions.AFFAIRES MUNICIPALES.\u2014 MM Isaie Préfontaine, président; C.H.Catelll.T.Charpentier.Ludger Gravel.S.D.Joubert.J.O.Labrecque, H.Laporte.AGRICULTURE ET COLONISATION.\u2014 Hon J.D.Rolland.MM.Arthur Berthlaume, Etienne Blanchard.D.Parixeau.Ls Jos.Tarte.BEURRE ET FROMAGE.\u2014 MM.Chs.Langlois, président; W Champagne.L O D'Argencourt, Adélard Fortier.A.A.Labrecque.Z.Limo-gee.J.A ValHancourt.BULLETIN.\u2014 MM Joseph Contant, président; Emillen Daoust.A.J.de Bray, Geo.Gonthier.A.A.Granger.L J.Loranger.Eugène Tart* COMPTABILITE.\u2014 MM A.P.Frigon.président; Rodolphe Bé-dard Alfred Cinqmars.Alex.Desmarteau.P.H Dufresne.C.A Gagnon.Henri Vtau.CUIRS ET PEAUX.\u2014 MM Joseph Daoust.président; Raoul Claude.F.B.Drouin.Paul Gallbert, S.D.Joubert.J.B.A.Lanctôt.A.S Lavallée ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET INDUSTRIES MANUFACTURIERES.\u2014 MM A V.Roy.président: Geo Esplin.Jos Fortier.A A.\u2022ranger.A.E Labelle.Fred.C.Larivière, Alex.Mâcheras.J.T.Marchand EPICERIES ET PRODUITS ALIMENTAIRES.\u2014 MM Joseph Ethier.président: L.O.D'Argencourt.L E.Geoffrion.N»p Gendreau.J A.Labonté, Alex Oraall.J F.Sauriol EXPOSITIONS ET MUSEES \u2014 MM C H Catelli Jos.Contant.J.A.Chrlstir».L.C.de Tonnancour.J.O.Gareau Thos.Gauthier.A.H Kïrdy Alex.Michaud.O.S.Perrault L^uis Perron.FERP ÂT METAUX.\u2014 MM Ludger Gravel.Alfred Jeannotte.I L.Lhfleur.J os.Letourneux.Fred.< Larivière.Alex.Prud'homme.L J.A.Survey er.MEMBERS D'HONNEUR DE LA CMAMBBE t Mount Segal.\tL'Hea Mr Law \u2014 MM.Damas* Mas-^n, président; Alex P'smarteau.Joseph Fortier.Geo.Gonthier.A.E Labelle.J.B.A.l»anctôt.C.E.Martin.HAUTES » Tl DES CO\\|MERCTAI.ES.\u2014 MM Trefflê Fastten.Joa ; ' Geoffrion.H.Laporte.LEGISLATION.\u2014 HOU N PtroiCM \u2022\t!\t1 Frossard Alex Desmart au.A E\tUb-lie, L- J >\tI.ranger.«'\t1*.F Fourb-.nnière, CR.O.S.Perrautî MINES.BOIS ET FORETS.\u2014 MM Léon Gagné, président; J T Armani.J H Dans^reau, Octave Lemay.J T Marchand.L 8ohler.Alph.Renaud.NOUVEAUTES.\u2014 MM.Alph.Racine, président; J N Dupuis.L C.de Tonnancour F B.Drouin.\tJos\tFiliatrault.\tJ O Gareau.A\tH.Hardy.Oscar Loiselle.C E Martin.PRODUITS CHIMIQUES.\u2014 MM.Henri I^nctM.prê«ldent; Arthur Décary.J G A.Fllion.S.Lachance.A J !.*ur« nce.Paul J.Leduo.RECEPTION.\u2014 MM.Joseph Fortier, présider*; J A Beaudry.A N.Brodeur.Adélard Fortier, Damase Masson.O P.Perrault.Alph.Renaud.N.G Vaiiquette TRANSPORTS.TELEGRAPH ES ET TELEPHONES.\u2014 MM C.H.Catelll.président; Alex Desmarteau.L F Geoffrion.P D.Joubert.A.E Labelle.Damase Masson.\tJ P\tMullarkey,\tIsale\tPréfontalne VINS ET LIQUEURS.\u2014 MM\tH G.Bisson.Adhémar\tDelorme.Albert Hudo.n.L.Larue.F X.St-Charlea.L.A.Wilson.MEMBRES A VIE MM.Fred.C» Lnrlvlére.C.H Catelll.Isale Prêf mtaine.Ovtln E Perrault.Joseph Fortier.U.Garand.Arthur C larivière.F D Shalwr.J.Arthur YUlaueuve.Louis J.Lor anger.CR.Fortonat Four bon» B»*.C*.l* I & 1 4 \u2022T 'JH LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL - S Nos marchandises dans tous les plus nouveaux modèles, sont maintenant toutes arrivées.Vous y trouverez le plus grand assortiment de TWEEDS,DRAPS, etc pour habillements et paletots.Nos modelés sont tout-a-fait nouveaux et nos prix sont modérés.Nous Taisons aussi leS costumes pour dames.COUPE GARANTIR.O.LOISELLE 81 Cie, Îtailleurs Tel.Bell Est 446 Quelques-unes des Maisons que nous -représentons- Louis Roederer \u2022 Champagne\t.\tReims Société Anonyme Dubonnet Vin Tonique .Parts Boulestin & Cie\t\u2022\tCognac\t.Cognac Marie Brizard & Roger \u201c\t\u201c V.Fournier & Cie\t\u201c\tChâteauneuf\tI A, Staub & Cie\tu\t.Cognac Mackie & Co.Scotch ¥ White Horse\u201d Leith Stormonth, Tait & Co.\u2022 Oporto .Portugal Société Anonyme des Sources St-Louis Eau Minérale\tSt-Yorre, yrU Vichy L.A.Price & Cie Conserves Alimentaires .Bordeaux C.Brusson, Jeune Pates Al mentaires Vil le mur United Alkali Co.Ltd.Lessives, Produits Chimiques, etc., Liverpool ' '*\t' \"\t\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014mil Notre assortiment de Vins et Liqueurs Fines est considérable et varie.Nos prix sout toujours attrayants.Ws liqueurs sont garanties sous -;- tous les rapports.- Il est de l'intérêt des marchands d\u2019obtenir nos prix et échantillons.L.CHAPUT, FILS & CIE, Limitée Epiciers en Gros et Importateurs Montreal lit, rue St-Timothée Montréal RENAUD, KING & PATTERSON, LMcoî\" TEL BELL EST 2 1075-1649 B.P.3 Station C MARCHANDS: 238 Entrepot pour les fameuses Bibliothèques à sections \u201c MACEY \u2019\u2019 FOURNITURES DE BUREAUX Un grand Choix Pupitres, Bibliothèques, Chaises de Bureaux, Sofas, Tables, Etc.Tapis, Rideaux, Prelarts, Blinds, Etc.Horloges et Cadres.MEUBLES et LITERIES OSCAR LOISELLE £ CIE, 128, RUE ST-DENIS Entre Ste-Catherine et Dorchester Labrecque & Pellerin MANUFACTURIERS DE Confitures Sirop, Catsup, \u201cKing\u201d, Caustique, Lessive, Nos marchandises sont de haute qualité.Nos prix sont uniformes et marqués en chiffres lisibles 7 BULLETIN DE LA CHAMBRE DE COMMERCE ZDTJ ZDTSTTlZCrr ZD'-Z -îV y» 13 Ànnee Montreal, Août 1912 No H DIRECTEUR : ARTHUR LEMONT, Bachelier è.-Science., SecréUire-ArchivUte.Sommaire Pages L'histoire de la Fédération.117 Procès-verbal de la quatrième convention de la Fédération des Chambres de Commerce de la province de Québec (suite).122 1.L'Histoire de la Fédération.I.L\u2019histoire de la Fédération.En présentant aujourd'hui aux Chambres de Commerce de cette province et de l'étranger le premier Annuaire de la Fédération, il convient de retracer à grands traits l'histoire de ce nouvel organisme de notre monde des affaires, historique, que nous empruntons à un journal de Montréal.La Fédération des Chambres de Commerce de la province de Québec est une des oeuvres de la Chambre de Commerce de Montréal, et c'est à M.Isaïe Préfontaine alors président de cette institution, que revient le mérite d'avoir mené à bonne fin ce grand projet de fédérer toutes les Chambres de Commerce de la province.C'est le 14 avril 1909 que se réunissaient à Montréal, au siège de la Chambre (le Commerce, les délégués des diverses Chambres ne la province, et à cette réunion.M.Préfontaine, promoteur du mouvement, signala aux délégués les motifs qui avaient inspiré à la Chambre de Commerce du district de Montréal l'idée de la présente convocation des Chambres-Soeurs {>our étudier l'opportunité de réaliser chez nous ce projet, dont il fait ressor-t r les avantages en faisant valoir entre autres les arguments suivants: \u201cL'ne des questions qui méritent le plus l'attention de cette réunion est celle de la Fédération, dans un pays comme le Canada, jeune encore, pourvu de tant de richesses naturelles, pouvoirs hydrauliques, richesses minières et agricoles, encore inconnues à l'exploitation, d'une importance telle que ceux qui s'intéressent au progrès du commerce, ont la mission de trouver les moyens les plus propres à développer ces resssources dont notre province abonde.\u201cSi dans les vieux pays, tels qu'en Angleterre, en Frapce.en Allemagne, où le développement des ressources naturelles est beaucoup plus avancé que chez nous, vu l'ancienneté de la date de leur origine, on constate la nécessité de fédérer les Chambres de C maierce {« tir leur donner la puissance à laquelle tlri- ont dm t auprès des autorités, attendu que déjà depuis quelque- année-, elles ont commencé à préparer dans ce but la jeunesse commerçante {Kir des études approfondies dans les diverses écoles supérieures ou hautes études commerclak-.ce- pays en sont rendus à ce point qu'aujourd hu .non-seulement, les gouvernements considèrent leurs suggestion-, mais elles imposent leurs désirs, et les autorités craignent île passer outre.\u201cX'avons-nous pas au-si les protc-ioii> liliérales, telles que le Barreau, le Notariat, qui.tut en avant des Chambres locales dans les vdles les plus importantes dt la prorince, se sont fédérées pour protéger leurs intérêts?\u201cLes marchands-détailleurs, quand le moment fut venu de sauvegarder des intérêts quids croyaient lésés, ont montré une puissance qui n'avait jamais encore été soupçonnée: cette force provenait de la Fédération de leurs différentes succursales tie la Puissance.\\< us voyons la même chose chez les commis-voyageurs.\u201cX'est-il pas évident que trop longtemps, nos o»rps de commerce n'ont pas utilisé tous le- moyens à leur disposition pour défendre et avancer leurs intérêts, et n\u2019ont pas réclamé la proportion représentative à laquelle ils avaient droit dans les différentes a-embîées délibérait tes qui leur aurait {>ennis non seulement de défendre leurs intérêts lésés, mais de promouvoir le commerce et faciliter le développement d*> nos ressources naturelles.\u201cEn vue des questions .«portantes.te dirai, vitales, qui sont traitées dans les congrès de la Puissance ou de l\u2019Europe, les Chambres de Commerce n'auraient-elles pas plus de force en discutant chez elle s les questions qui les intéressent et en les présentant au nom de la Fédération des Chambres de Commerce de la province que de voi chaque Chambre faire valoir -es propres idées, qui souvent viennent en contradiction avec celles des Chambres-Soeurs de la même province?\u201cInstruits par l'expérience du { assé, nous avons raison de croire que tous les corps commerciaux réun délégués offrirent de nouveau la présidence à M.Van-drv.qui déclina cet honneur pour donner à d\u2019autres l'avantage d\u2019aider la Fédération.M.J.E.A.Dubuc.le grand industriel canadien-fraillais est le président actuel de la Fédération.Mtre Fortunat Bourbonnière fut élu premier secrétaire-trésorier.fonction qu\u2019il abandonna en janvier dernier.Aujourd'hui, la Fédération, incorporée par un statut fédéral, est reconnue par toutes les organisations similaires de la province et du pays qui sont heureuses (le compter une collaborate>n de plus.11 serait trop long de redire tout le travail accompli par la Fédération depuis sa fondât 011.Disons seulement qu\u2019au nombre des voeux émis est celui de la construction d'un embranchement du Transcontinental pour Québec et Montréal ; \u2014 le creusement du lit du Saint-Lan ri nt, en bas de Québec, à 35 pieds; la convocation d'une conférence de tous les premiers ministre* provinciaux en vue d\u2019obtenir, autant que possible, plus d'uniformité dans les lois civiles du Canada;\u2014la réforme de l\u2019octroi des licences d\u2019hôtels à la campagne: \u2014 des moyens à prendre pour conserver les bons chemins: enfin la passation d'une loi de faillite.\u2014 Le creusage ducana! de la Baie Géorgienne.\u2014 L'amélioration de notre vue fluviale.\u2014 L'obligation pour les municipalités A se mieux protéger contre le feu.\u2014 La création d\u2019une commission permanente du commerce.\u2014 La passation d'une loi de faillite.Comme on le voit la Fédération est appelée à rendre de grands services dans le développement économique de la province de Québec et du pays, si les pouvoirs publics veulent entendre ses suggestions.LE CONSEIL DE LA FEDERATION.Le conseil de la Fédération es compose d'un président, de deux vice-présidents, d\u2019un secrétaire-trésorier et de quatre directeurs, et ceux qui composent ce bureau exécutif sont tous des hommes d'affaires en vue.à la tête d industries ou d'établissements cons dérables.M.ISAIE PREFOXTAIXE M.Isaïe Préfontaine, président d\u2019honneur de la Fédération est un homme trop connu pour que nous nous attardions à refaire longuement sa carrière.Rappelons brièvement que M.Isaïe Préfontaine est né à Beloeiî en Préfontaine a été instruit au collège de Montréal.Depuis son arrivée à Montréal en 1888, 1 >\u2019est toujours intéressé considérablement aux propriétés foncières, et il est maintenant l\u2019un des plus importants propriétaires de l\u2019ile de Montréal.M.Isaïe Préfontaine s\u2019est placé à l\u2019avant-garde de nos hommes de progrès : il s\u2019e^t particul èrement intéressé à l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales, et c\u2019est à ce titre que Sir Lomer Gouin le nomma président de la coi porat on de l\u2019Ecole.Pendant deux ans, ce citoyen distingué a été président de la Chambre de Commerce du district de Montréal, et le premier président de la Fédération des Chambres de Commerce de la Province de Québec.Il ee de Chicoutimi.Depuis il a fondé deux grandes usines à Chicoutimi et une troisième à la rivière Ouatche-wan : les pulperies de Chicoutimi ont une product on de 250 tonnes chacune par jour; et celle de l\u2019Ouatchewan produit à son tour une moyenne de 90 tonnes par jour.Pour faire une belle ville progressive, il faut îa pourvoir de toutes les améliorations modernes; aussi M.lXi-buc s\u2019est-il empressé de doter Chicoutimi u sa mère en cas du décès du père) si ceux-ci résident en permanence sur une propriété personnelle d'au m-rns S) acres sur concessi on enregistrée par eux dans le voisinage ou sur celle de leur fils.Le mot \u201dvolstnage\u201d dans les deux paragraphes p-êcédents Indique une distance n\u2019excédant pas neuf milles .5 > o » a 7588 7099 Cable Address \u201cDongor** L \\.Rivet.K.C.,\tBell Telephone : Main L.G Glass John \\ Sullivan, Rivet, Glass 6 Sullivan Advocates Barristers, Solicitors ur.d Commissioners Trust & Loan Building 30 St.James Street, 5 J X - 3 R « < C.Ô Ui t/J Uj û£ Survey er dfc Frigon INGENIEURS-CONSEILS Montrea Expertises, Levées de Plans.Estimations Tél.M.-vin 7739 E.FABRE SURVEYER, C.R.AVOCAT tr PROCUREUR Edifice Dominion Express Montréal Corrr»pondant* I New York : MM.DALY, HOYT t dire qu'il 11\u2018est pas le premier venu.M.Hébert est encore un homme d'affaires très en vue.Il dirige avec beaucoup de succès un grand etablissement de gros.Il est le chef de la maison Hébert & Fortier, négociants en gros, de farines, grains et épiceries.\t.M.Hébert s'est toujours intéresse à la Federation, et c'est un gage pour l'avenir.11 jouit partout de beaucoup d\u2019estime.M.ARM AND CHAPUT M.Armand Uhaput.directeur de la Fédération, est aussi président de la Chambre «le Commerce du district de Montréal, l'une «les plus importantes du continent.M.Armand Chaput e>t le fils «le M.Charles Chaput, et naquit à Montréal en 1875.11 fit >es études au college Sainte-Marie, puis au Davis Business College.lVpuis 16 ans, il fait partie de la grande ma son L.Chaput.Fils «N Cie.Limitée, qui fait un commerce d'épicerie très considérable.M.Chaput e>t aujourd'hui le directeur-gérant de cette firme canadienne-française dont la fondation remonte à 1842.et «jui a vu trois générât 011s consécutives de la famille Chaput.M.Chaput est aussi directeur «lu Board «»t Trade, et ancien président de 1 association «les épiciers en gros «le Montréal, et membre de nombre d assiKiation^ «liverses.M.WM.A MARSH M.\\\\ m.A.Marsh, président «le la Chambre «le Coin-mece de Québec, représente cette institution dans la Fédération.M.Marsh est un industriel.11 y a vingt-cinq ans, lorsque M.Marsh ouvrit à Québec une fabrique de chaussures, il existait «lans le publie un préjugé fatal à l'industrie locale.11 fallait, croyait-on, aller chercher aux Etats-Unis les chaussures de luxe.M.Marsh, bravement, résolut de démontrer par l'évidence la légèreté «le cette opinion.I! se mit à l\u2019oeuvre et.bientôt partirent de Québec les plus beaux échantillons de fines chaussures qui révolutionnèrent le commerce non seuîunent dans la pro vince de Québec.mais dans toute la puissance «lu Canada et par tout le continent américain.Plus de cinq cents homme> et femmes travaillent quotidiennement dans la vaste fabrique tie M.W.A.Marsh et pas moins de cinq cents formes différentes sont actuellement «lans le commerce.La Cie \\V.A.Marsh lim tée.j»eut être considérée comme une corporation fermée, attendu que M.Marsh et quelques membres de sa famille ainsi que tr«>ri ou «piatr*.de ses amis détiennent à eux seuls tout le st«>ck.M.N.A.OSTIGUY M.N.A.Ostiguv est maire «le Yalleyfield «t le président de la Chambre «le Commerce «le cette ville.11 naquit à Sa nte-Marie «le Monnoir en 1865.Après un cours commercial au collège de Saint-Césaire.il entra en apprentissage pour la fabrication rs du lit de ia rivière Richelieu et de ronger les rives à maints endroits, enlevant même des portions considérables de terrain avoisinant, et même produire des éboul.s considérables au point d'interrompre la circulation dans les chemins publics.Ainsi, à Sainte-Anne de Sorel.il est à la connaissance de tous qu'on a dû reculer le chemin public «le trois cents pieds et peut-être même davantage à raison «l'élxm-îis qui se sont produits là par suite de l'inondation du printemps.11 s'est formé «les éboulis considérables >ur le parcours du chemin public entre Sorel et Sainte-Anne, distance d'environ deux milles, je crois.et ces éboulis ont pris une telle extension que nous en sommes au point de nous demander si on ne devrait pas encore reculer le che-m n public a l'endroit précité.Ceci est peut-être une question «l'intérêt local.me direz-vous, mais, la Fédération «les Chambres de Commerce «le la Province de Québec s v intéressera «le même qu'elle s'intéresse aux intérêts publics aux questions «l'intérêt public, dis-ie.L'Honorable Ministre des Travaux Publies a «lejà envoyé un ngénieur civil, charge tie faire rapport.Lors «le sa visite >ur les lieux, j'ai, avec quelques autres citoyens demande à l'ingénieur civil «le vouloir bien recommander «lans son rapport, «ie faire protéger les rives par «les remblais effectifs.Mais, lorsqu une «îemande e>t faite par une seule personne, par un pet t nombre «le citoyens, cette demande, après tout, n est que l'opinion «le oi«îs auprès «lu Gouvernement Fédéral, et.nous avons cru que nous ferions mieux «le soumettre cette question «levant la Fédération «îc^ Chambres de Gmimerce de la Province «le Quel»ec et la prier «le vouloir bien appuyer nos démarches auprès du Gou-vernemc nt «l'Ottawa.Veuillez enure que nous vous seron, infiniment reconnaissants si la Fédération «le^ Chambres «le Commerce voulait bien étudier la question et seconder n< > démarches auprès «lu Gouvernement.Tout voeu exprimé par un corps puissant et de grande :m|x»rtance sera bien vu et exercera une grande influence auprès du tlouveiw-ment.et, je ne doute nullement, qu'il y portera mute l'at-tention voulue.Je vous remercie, messieurs «le m'avoir fourni l'occasion de vous adresser ces quelques mots.Puis M.Robert à son tour démontra que ces «î««usinages s'étendent aussi aux rives «lu Richelieu.M.E.ROBERT.\u2014 Voici, à pr«>|H»s de^ «légats «jui se f«>nt sentir par suite «les éboulis cau>és par les inondations ce «|ue j'ai eu occasion «le constater.Les élxmlis du genre «le «'eux «pie monsieur Yanasse v eut de rapporter il y a un instant se sont jmxluits «lans Saint Mathias, près de Chambly.De même qu'à Sainte- \\nnc de Sorel, le chemin a «lù être reculé considérablement à certains endroits par suite des ravages causés par les inondations de la rivière Richelieu, non seulement 1 y a eu «les dégâts considérables sur le chemin publie, à certains endroits, dans Saint-Mathias, mais, il y a eu même quel«|ties ix*rtes de vies.Je me rappelle }>«mr le moment que monsieur i «es Troismaisons, et ausri nions eur Desard ont pcr«îu la vie à l'occasion d'éboulis qui s\u2019étaient produits «lans le chemin public au moment même «le leur passage.Monsieur Des Troimaistws a été lancé «lans un pr«s-cipice où il a trouvé la mort la plus affreuse.Je crois donc qu'il est très important «me la Fédération des Chambres de Commerce de la province «le Québec s'intéresse à cette question, parce que nous* avons là un ht soin qui s'impose à tous, et c'est un acte «le ju>ti«'c pour la population qui est exposée à «le gramls dangers par suite de «'es élxmîis as qu'il soit fermé aux compagnies de transmission d\u2019énergie électrique, de télégraphe et de téléphone, mais qu\u2019il leur soit ouvert ainsi qu'à toutes les compagnies de chemins de fer; de plus l\u2019exploitation de ee tunnel devrait être soumise au contrôle de la Commission des Chemins de fer.M.Bouchard demande donc à la Fédération d'adresser une résolution dans ce sens au gouvernement fédéral.M.Bouchard n'eut pas la peine d\u2019insister.Ses observations furent agréées et la résolution suivante votée.Proposé par M.D.-T.Bouchard, député, président et délégué de la Chambre de Commerce de Saint-Hya-c nthe.Appuyé par M.Adélard Fortier, délégué de la Chambre de Commerce île Montréal: \u201cQue la Fédération «les Chambres de Commerce de \u201cla province de Québec approuve la construction d\u2019un \u201ctunnel sous le Saint-Laurent pour augmenter les facilités de communication entre File de Montréal et la terre \u201cferme, et verrait avec plaisir le Gouvernement subventionner cette entreprise, mais à la condition que son ex-\u201cploitat on soit sous le contrôle de la Commission des \u201cChemins de fer du Canada et que l\u2019accès au dit tunnel \u201csoit accordé à toutes les compagnies de chemins de fer \u201cainsi qu\u2019aux compagnies de téléphone, de télégraphe et \u201cd\u2019électricité/' 60 Raccordèrent sur le G, T.P.tant pour Montréal, qua Trois- Rivières du chenln de fer à la Baie James sous-projet subventionné par la gouvernement provincial-Québec 11 y a longtemps qu'on parle d\u2019un embranchement qui relierait le Grand Tronc Pacifique à la ville de Montréal et de Québec.Il a été question d\u2019un projet dans ce sens à la Convent on et c\u2019est M.J.-G.Scott, délégué de la Chambre de Commerce de Québec «pii l\u2019a amené.Voici ce projet tel qu\u2019exposé par M.Scott.M.J.-G.SCOTT.\u2014 Le développement de cette partie du territoire de la Baie James qui appartient à la province de Québec, au moyen d\u2019un chemin de fer est maintenant décidé puisque le gouvernement du Dominion et celui de la province ont tous deux accordé cette année des subsides substantiels pour la construction d\u2019un chemin de fer qui partira du Transcontinental et qui atteindra la Baie James, à l\u2019embouchure «le la rivière Xottaway.Un «loit féliciter le pays à l\u2019occasion d\u2019une telle décision.Cet immense territoire est très riche, non seulement à cause de ses graïules forêts d epinettes et ses pouvoirs d\u2019eau sans membre, mais aussi à cause de ses terrains agricoles.C\u2019est à tort qu\u2019on a «lit que le climat de cette contrée est impropre.D\u2019après les observations officielles «les stations météorologiques du gouvernement la température d\u2019été «le ce district est «le trois degré plus élevée cjue celle «le R mouski sur le Saint-Laurent.Mais en outre «les ressources de ce pays, le nouveau chemin de fer va devenir un des chainons de la grande chaîne de chemins «le fer projetés dans le Dominion.On se propose d\u2019amener le blé «les districts nonî «lu Manitoba et de la Saskatchewan et de l\u2019Alberta par chemin «le fer de Port Xelson ou de Churchill sur la Baie d\u2019Hudson, où on se prépare à pourvoir à son emmagasinage dans de vastes entre|M>ts.On prétend que le détroit d\u2019Hudson n\u2019est navigable que quelques mois ou quelques semaines dans la sa.s«m, mais la Baie d\u2019Hudson et la Baie James sont ouvertes à la navigation aussi longtemps que le Saint-Laurent sinon plus longtemps.( >n projette de transporter le blé dans de grands vaisseaux «le Fort Xelson à la Xottaway.ce qui représente line distance «le 700 milles, et de là par chemin de fer à Montréal, Trois-Rivières et Québec.Cette route semblera être circulaire, mais le coût si bon marché du long transp«^rt par tau.et l\u2019avantage des pentes faciles du Transcontinental en font une route très propice pour le commerce.I.a Chambre de Commerce de Québec a suggéré au Gouvernement qu\u2019il serait très sage «le placer le point de raccordement entre le chemin de la Baie James et le Transcontinntal un |>eu à l\u2019est que le 8371\u2018ème mille de ce dernier chemin à la rivière Bell, pour lequel l\u2019acte accordant une subvention a pourvu.Si le point de raccordement était à Wevmontaehène.Québec et Montréal seraient à «listance égale de la Baie James, et Trois-Rivières aura une chance d\u2019avoir sa pert dans le commerce d\u2019exportation et la vallée «lu Saint-Maurice fournira une bonne route pour atteindre la Baie James assurant un développement plus central du territoire de cette baie, que celui qu\u2019on projette.Comme les produits du territoire de la Ba:e James seront surtout destinés à l\u2019exportation en Europe, il est donc raisonnable que la distance par chemin de fer pour Trois-Rivières et Québec soit raccourcie autant que possible.surtout quand cela peut se faire sans préjudice pour Montréal et les autres points.La Chambre de Commerce de Québec demande donc que la Fé«lération des Chambres de Commerce prie les gouvernements d\u2019Ottawa et de Québec de donner une sérieuse attention à cette suggestion.Après ce< remarques de M.Scott, sur l\u2019invitation de AT.le Président les délégués à l\u2019unanimité votent la résolution suivante; Proposé par M.J.-G.Scott, vice-président et délégué de la Chambre «le Commerce de Québec.Appuyé par M.LA.Peltier, président et délégué de la Chambre de Commerce de Trois-Rivières: IxA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL 1J5 \u201cQue la Fédération des Chambres de Commerce de \u201cla Province île Québec, réunie en Convention à Trois-Rivières.prie respectueusement les gouvernements du \u201cCanada et de la Province de Québec de subventionner \u201cla ligne projetée depuis le Transcontinental Xat.onal à \u201cla Baie James, de manière que le j>oint de raccordement \u201csur le Transcontinental, tant pour Montréal que pour \u201cQuébec et Trois-Rivières, du chemin de ter de ia Baie '\u201cJames, serait fixé à un endroit convenable à l'est de la \u201cRivière Bell, afin que la ligne projetée passe plus au '\u201ccentre du territoire de la Baie James et anss à égale \u201cdistance des trois points de mer du Saint-Laurent.\" 7o Construction d\u2019un chemin de fer à Témitcamingue.I Ville Marie) La Chambre de Commerce de Ville-Marie avait fait inscrire au feuilleton de la Convention, la question de la construction d*un chemin de ter au Témiscamingue ; mais à la dern ère minute le délégué de cette Chambre a été empêché d'assister à la réunion, et par le fait même l'étude de cette question a été abandonnée.80 Réouverture du chemin de fer Sourth Eastern entre Sorel St Druaamoundrille Sorel La ville de Sorel qui compte parmi les principaux centres d\u2019activité de la rive sud se plaint de ne pas avoir les communications suffisantes pour îe trafic qu'elle fait et la Chambre de Commerce de cette ville a amené devant la Convention la question de la réouverture du chemin de fer South Eastern entre Sorel et Drummondville.M.ARTHUR LANGLOIS un des délégués de S«>rel a exposé la situation telle qu\u2019elle est faite à Sorel.Cette question demande quelques explications de ma part.Ce chemin de fer, on se îe rappelle sans doute, a été construit en mi* huit cent soixante et g« :ze.par monsieur Sénécaî.Originairement ce chemin fut établi avec des lisses en bois, mode très primitif, comme on le voit.Plus tard, en 1876 ou 1Ç77 monsieur Sénécal ayant >u obtenir enfin des subsides du Gouvernement, a mis de*» rails ou lisses d\u2019acier, et depuis, ce chemin de fer a rendu de très grands services sur tout son parcours, a fait progresser rapidement toute la contrée qu\u2019il traverse et contribué énormément au développement des paro sses établies le long de cette ligne.Saint-Bonaventure, Saint-Guillaume d'Up-ton.et maintes autres localités ont prospéré rapidement depuis l'opération de ce chemin de fer qui est devenu, plus tard, la propriété lu C.P.R.Vers 1886 une inondation formidable sur la rivière Yamaska a occasionné une crue des eaux tellement considérable que le pont construit sur cette rivière a été emporté ou démoli.La Compagnie du C.P.R.ayant demande «les subsides pour l'aider dans la reconstruction de ce pont de fer considérable qui venait d\u2019être démoli, et n\u2019ayant pu ^tenir ces subsides a abandonné l'exploitation de ce chemin de fer.En 1807.non seulement la Compagn e n'exploitait plus îe chemin, mais elle y a même fart enlever les lisses en fer.et il n\u2019y est resté que îe terra-cement depuis Torrté par les eaux du printemps.Or.depuis, c** p«>nt a été reconstruit, et conséquemment, le C.I'.R.na plu- raison «le maintenir la position prise par -es directeurs dan- le temps, et.nous espérons fermement que cett Chambre nous appuiera dans nos démarches pour forcer le C P.R.a reouvrir îa circulation sur ce cMemm.Après ce résumé aussi précis de îa question les us \u201cle plus court délai jxissibîe, îa réouverture «lu Cheni n \u201cde fer South Eastern entre Drummondville et îa cité tie \u201cSorel.actuellement sous îe contrôle «lu Pacifique Canadien.et qui a été subventionné |>ar le gouvernement provincial et la cité «le Sorel.\" 9o La protection du public aux gare» de chemina de fur (Fraaerrille M.OCTAVE LAURIN, délégué et président de la Chambre de Commerce de Fraservilîe a soulevé une ques-t on qui ne manque pas d\u2019intérêt: celle de la protection du public aux gare- de chemin- «le fer.M.Laurin pose en principe que le public ne devrait |>as être admis à circuler au débarcadère «les train- aux gares, parce que.dit-il.il arrive trop souvent «les accidents; \u2014 et ces accidents sont encore plu- fréquents quand aux gares, les compagnies n\u2019ont même pas «le plateformes.\u2014 Et M.Laurin signale comme preuve l'acculent arrivé à un sien parent quelques jour- auparavant a Beauhamois.à la gare du \\ ermont Central : puis il de-mande que la Fédération intervienne pour demander à îa Commission des Chemins de fer de mettre fin a cet état de chose-.a, i 126 LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL M.ADELARD FORTIER, de Montréal, se prononce contre cette proposition, et il dit qu*on ne peut ainsi empêcher le public d'aller à la gare ; et surtout quand la popidation n'a souvent que cette distraction, pour rompre la monotonie de la vie de campagne.M.Fortier croit que M.Laurin devrait tout au plus demander l'intervention de la Fédération pour obliger les compagnies à construire des plateformes à leurs gares.Après quelques observations d\u2019autres membres M.I«aurin appuyé par M.X.-A.Ostiguy, fait voter la résolutif >n qui suit : \u201cOne la Fédération des Chambres de Commerce de Ta Province de Québec prie la Commission des Chemins \u201cde fer du Canada d'obliger les compagnies de chemins \u201cde fer à faire construire des plateformes aux gares où \u201cil n'y en a pas, et que ces plateformes soient assez larges \u201cpour permettre une bonne circulation afin qu'il n'v ait \u201caucun danger pour le public.\u201d TROISIEME SEANCE Jeudi 23 mai, 10 heures a.tu.A l\u2019ouverture de la 3ième séance de la Convention M.Yandrv fait part aux délégués qu'il a reçu une importante requête de l'Association des Femmes d'Affaires de Montreal soumettant à la considération des délégués de la Fédération une série de résolutions au sujet de la loi des déclarations de commerce, touchant les Femmes qui font affaires dans la province.M.le président fait remarquer que cette requête est venue trop tard et que d'après la constitution la Convention ne saurait étudier cette requête vu qu\u2019elle n'a pas été remise au secrétaire au moins vingt quatre heures axant l'ouverture des délibérations de la Convention.Le secrétaire reçoit instruction d'informer de ce fait l'Association des Femmes d'Affaires de Montréal.Cette question vidée, on reprend la discussion des questions.L\u2019Amélioration des hotels 10o Réforme du mode d\u2019octroi des licences à la campagne ( Montréal) La question de la réforme du mode d'octroi des licences d'hôtel à la campagne est une des plus importantes questions qui ait été soumises à la Fédération.Cette question avait déjà été discutée à la Chambre de Commerce de Montréal, qui fit part de ses projets aux Chambres-Soeurs de la province.Ces Chambres à l'unanimité ont rejeté Us résolutions proposées alors par la Chambre de Montréal, pour diverses raisons.M.ADELARD FORTIER, 2ième vice-président de la Chambre de Commerce de Montréal et promoteur du mouvement pour l'amélioration des hôtels à la campagne a lait un exposé des plus complets du problème dans le travail qui suit répondant aux objections diverses qui furent si mlevees.\u2014 lôa question de l'octroi des licences d'hôtels à la campagne que je me suis décidé à amener devant la Fédération des Chambres de Commerce de la Province de Quebec est d'une importance primordiale: c\u2019est le motif qui m'a inspiré en agissant ainsi; mais elle est de plus très délicate, et je n'en veux d'autre preuve que le bruit qu'elle a provoqué dans une certaine presse, dans des milieux très respectables, et chez des gens, pour la plupart bien intentionnés.Je ne me fais pas d'illusion sur la difficulté qu\u2019il y a à traiter ce sujet, aussi est-ce avec confiance, que comptant sur la largeur de vue dont ont toujours fait preuve les délégués de cette fédération, je viens vous demander l'aide de vos lumières pour trouver le moyen de mettre fin à l'état de choses actuel, qui est des plus déplorables.Je ne crains pas d'affirmer que nombre d'entre vous pensent tout bas, ce que je vais dire tout haut.Le irritable aspect de la question.La réforme du mode d'octroi des licences à la campagne a fait couler beaucoup d'encre; seulement, il faut le dire, très rares sont ceux de nos adversaires qui ont montré la question sous son vrai jour; les uns se sont mépris sur les intentions de la Chambre de Commerce de Montréal tandis que les autres nous ont tout bonnement prêté des idées qui ne sont jamais entrées dans la tête d'aucun d'entre nous.Pour faciliter le débat, permettez-moi de résumer brièvement d\u2019abord la loi telle qu'elle est actuellement ; \u2014 puis de dire ce que nous demandons.Un homme qui veut obtenir une licence d'hôtel doit au préalable fournir au percepteur du revenu un certificat signé pa** 25 électeurs municipaux résidant dans les limites du quartier de la ville, du village, du canton et de la paroisse où est située la maison j>our laquelle la licence est demandée; ce certificat doit attester que le requérant est personnellement connu des signataires, qu'il est honnête, sobre, de bonne réputation, qu'il a qualité pour tenir une maison d\u2019entretien public, que la maison dont il est question contient le logement exigé par la loi, et qu'on y a besoin d'une maison d'entretien ( Loi des licences, art.924)- Mais ce certificat ne suffit pas pour tenir hôtel; il faut qu\u2019il soit confirmé par une décision du conseil de la municipalité dans les limites de laquelle la maison est située, et cette confirmation est certifiée sous la signature du maire et du secrétaire-trésorier.L\u2019octroi ou le refus de la confirmation du certificat restent à la discrétion du conseil (Art.932 loi des Licences).Ainsi clone, comme vous le voyez, c'est le conseil municipal qui en définitive accorde ou refuse les licences d'hôtels à la Campagne; c'est lui qui donne à tel homme ou à tel autre le droit de tenir hôtel et c'est là qu'est le danger comme je vais essayer de vous le démontrer.Je ne crois pas vous apprendre quelque chose de bien nouveau en vous disant que souvent, malheureusement, il arrive que les Conseillers municipaux ne peuvent pas ou 11e savent pas se soustraire aux dangereuses influences que les détenteurs de licences mettent trop souvent en jeu pour paralyser leur action.Oui d'entre vous n'a pas été témoin des petites politesses, ou des gracieusetés que font les hôteliers aux conseillers municipaux dans le but de les amadouer pour obtenir le renouvellement de leurs licences.Les Conseillers municipaux devant autant de déférence, de gentillesse et de prévenance de la part des détenteurs de licences se croient mal venus de leur refuser ensuit le LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAI 127 renouvellement de la licence qu'ils sollicitent.Si les hôteliers étaient toujours des hommes qualifiés, propres, sobres, qui sauraient tenir leurs maisons sur un bon pied, ce serait à demi mal, pour les conseillers municipaux de subir leur influence; mais il arrive que souvent les hôteliers n'ont absolument rien qui puisse en faire des hommes sociables et avenants tel qu'ils doivent être.Une autre conséquence de la loi actuelle est ceci ; c'est que si vous vous plaignez à un hôtelier qu'il n\u2019a pas une maison comme il faut, qu\u2019il ne fait pas honneur à sa clientèle, il vous répond infailliblement: \u201cJe rendrais bien faire mieux, avoir un hôtel de première classe tuais si je dépense de l'argent pour l'améliorer qui me dira si j'aurai ma licence l'année prochaine.\" Cet homme a raison ; avec la loi actuelle, si par hasard un citoyen devient conseiller municipal et qu\u2019il a à favoriser quelqu'un de ses amis, et même de ses parents en lui accordant une licence d\u2019hôtel, il se servira de toute son influence auprès de ses collègues pour priver un détenteur de licence de son privilège en faveur de cet ami ou de ee parent.Messieurs, je pourrais vous donner de nombreux exemples de ces faits : je n\u2019en noterai que deux.Dans un village qui est près de Saint-Jérôme, le fait suivant s\u2019est passé: Un homme de Montréal, qui connaissait très bien la tenue d\u2019un bon hôtel décida un jour à aller se fixer dans ce village à la demande de nombreux citadins.11 dépensa $5,000.00 à $6.000.00 pour mettre son hôtel sur un bon pied.Qu\u2019arriva-t-il ?Lors de l\u2019octroi des licences il se voyait enlever son permis au bénéfice d\u2019un individu, qui est devenu la disgrâce de ses concitoyens.mais qui comptait beaucoup d\u2019amis parmi les conseillers municipaux.Maintenant dans un village du district de Québec le même fait s\u2019est produit il y a quelques années.Je vous le raconte, il est trop typique.Un homme se rend à ce village, puis ouvre un bel hôtel: toute la propriété lui coûta $11,000.00.Tout alla bien pendant un été.Aux élections municipales une partie du conseil a été renouvelée.Quelque temps après le conseil décide de 11e plus accorder de licence d\u2019hôtel.Notre homme 11\u2019eut d\u2019autre chose à faire que de partir.Quand il fui parti, le conseil revint sur sa décision, une licence fut accordée et elle le fut au beau-frère d\u2019un des conseillers qui avaient été élus en janvier; et qui avait vendu sa terre pour se faire hôtelier.Le premier individu put revendre sa propriété au nouvel hôtelier pour ^5.000.00.Il perdait $6.000.00.Voilà ce qui arrive très souvent.Comment remédier à l'abus de la loi actuelle?Pour remédier aux abus de la loi actuelle la Chambre de Commerce le 31 Janvier dernier adopta la conclusion suivante d\u2019un rapport de son Comité de législation : \u201cVotre Comité, tout en respectant le droit qu\u2019ont \u201cles conseils municipaux de donner les licences d\u2019hôtels, \u201cd\u2019en fixer le nombre ou de les retrancher dans les îimi-\u201ctes de leur municipalité, persiste à recommander que le \u201c110m du porteur de telle licence d\u2019hôtel soit laissé à une \u201ccommission spéciale qui ne relève pas directement du \u201cvote des contribuables, mais qui tienne ses pouvoirs, \u201csoit du conseil du comté ou de toute autre source qui \u201cassure à son action une complète indépendance.Cette \u201ccommission ayant, en outre, le devoir île surveiller l\u2019observance de la loi et d\u2019inspecter les établissements lieen-\u201cciés pour s\u2019assurer de leur bonne ou mauvaise tenue.\u2019\u2019 bin agissant ainsi.Messieurs, notre Chambre n\u2019a d\u2019autre but que de substituer la qualité lies hôtels à la quantité et qu\u2019en conséquence notre proposition est plus favorable à l\u2019action anti-alcoolique en enlevant aux conseillers municipaux une préoccupation qui les embarrasse toujours.Qui voudrait soupçonner la droiture de ceux qui ont amené cette proposition, dont on a dit tant de mal, et bien à tort comme je compte vous le démontrerc Analysez bien attentivement ce que nous demandons et dites-moi ce qu\u2019il y a de répréhensible.Les objections soulevées contre la réforme.Les adversaires de notre projet ont soulevé l>eau-coup d\u2019objections et quelques-uns en ont profité jxmr ameuter contre notre Chambre l\u2019opinion publique; ces objections sont les suivantes: 1.\tOn attente à l'autonomie des conseils municipaux.2.\tOn nous accuse de vouloir encourager l\u2019intempérance.3.\tOn prétend que les commissaires ne seront pas impartiaux.Je vais repasser avec vous chacune de ces objections pour vous en faire voir l\u2019injustice.1.\tContre l'autonomie des Conseils municipaux.\u2014 l^i plus grande objection soulevée contre la proposition de la Chambre touchant l'octroi des licences à la campagne nous accuse de vouloir enlever aux conseils municipaux leur autonomie: vous avez entendu la lecture de la conclusion du raptx>rt de la Chambre: nous disons bien que les Conseils municipaux garderont le droit de fixer le nombre de Licences, it même le droit de les refuser toutes: en quoi l\u2019autonomie municipale est-elle abolie?Je comprendrais que cette accusation serait justifiée, si nous demandions que les conseillers municipaux liaient plus rien à faire avec 1\u2019octroi des licences : mais nous demandons que ce soit encore le conseil municipal qui décide s\u2019il v aura îles hôtels dans une municipalité, ou bien s\u2019il n\u2019v en aura pas; seulement le nom du poiteur de licence sera désigné par des Commissaires.Ce sont ces commissaires qui jugeront de la commence de celui qui demande une licence d\u2019hôtel.2.\tUn encouragement à l'intempérance.\u2014 Telle est la proposition faite par notre Chambre, si l\u2019on en croit certains adversaires.Eh bien.Messieurs, c\u2019est le contraire qui aura lieu.La réforme que nous préconisons aidera à l'action anti-alcoolique: elle aidera plutôt la cause de la tempérance.Je l'ai dit plus haut, nous voulons substituer, par notre proposition, la qualité des hotels a la quantité; quand il y aura moins d'hôtels, on fera un déb\u2019t de boisson moins considérable.La Chambre de Commerce de Montréal ne tient pas du tout à la buvette : elle ne la considère que comme accessoire à l'octroi de la licence: mais elle tient au maintien des hotels qui sont des établissements d\u2019utilité publique.En demandant que les hôtels soient mieux tenus notre Chambre, prouve qu'elle ne travaille dans une certaine mesure que pour la cause de la tempérance, au lieu de vouloir le triomphe de l\u2019intempérance.Cette deuxième objection n'est donc pas sérieuse encore. 12 s UY CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL 3.Les Commissaires ne seront pas impartiaux.\u2014 On prétend d'un autre côté que les commissaires ne seront pas justes, qu'ils ne seront pas impartiaux.Pourquoi prétend-on cela?Comment seront choisis ces commissaires?Ils seront choisis par le conseil cie Comté chaque année ; ou ce seront les magistrats de district, ou des juges de paix.Or pourquoi accuserait-on d\u2019impartialité ces commissaires ainsi choisis?Nous ne demandons j>as qu'ils soient nommés par le gouvernement, nous voudrions qu'ils tiennent leurs pouvoirs du conseil de Comté ou de toute autre source qui assure à leur action une complète indépendance.D'où viennent les plaintes?Mais vous devez vous demander, Messieurs, à la demande de qui la Chambre de Commerce de Montréal a pris l\u2019initiative de proposer ees amendements à la loi des licences?Je vous réponds, que les plaintes nous sont venues de tout le public voyageur, mais surtout:\u2014 1.\tDes voyageurs de commerce.2.\tDe certains médecins.3.\tDes touristes.1.\tLes voyageurs de commerce, ont été les premiers à demander à la Chambre de prendre l'initiative qu\u2019elle a prise.Les Voyageurs de Commerce sont au nombre de 6000, et je défie qui que ce soit de 111e prouver qu'un tiers seulement est satisfait de la tenue actuelle des hôtels dans les campagnes.Les voyageurs de commerce sont par leur état obligés de vivre en dehors de leur foyer: ils travaillent très fort, et combien nombreux sont ceux qui après une rude journée de travail ne peuvent trouver à rhôtel de quoi refaire leurs forces par un 1k)ii repas ou par un paisible sommeil.La plupart du temps la tabîe est mal servie, et les chambres sont mal entretenues ; quand vous vous mettez à tabîe on ne vous donne pas ce que vous voulez mais on vous donne ce qu'on a : quand vous voulez vous reposer, c'est souvent dans un lit malpropre, dans une chambre mal aérée, ou mal chauffée; vous savez que je n'exagère pas.Interrogez les voyageurs de commerce, et vous verrez si je dis vrai.D'ailleurs j'ai en ma possession une requête signée par près d\u2019une centaine de voyageurs tie commerce, qui se déclarent favorables à l'attitude de la Chambre, et qui nous encouragent dans nos revendications.2.\tLes médecins.et de nombreux médecins nous ont formulé les mêmes plaintes que les voyageurs de commerce.L\u2019un d\u2019eux, un spécialiste de Montréal me racontait qu\u2019un jour il avait été appelé à la campagne auprès d'un homme frappé d\u2019appendicite; il dut pratiquer l'opération.puis son travail terminé, il alla se retirer à l'hôtel pour ne pas fatiguer la famille de son patient ; eh bien, il assure qu'il n\u2019a pu avoir à sept heures du soir, de quoi manger, et qu'il a dû coucher dans un lit, où nombre d'autres voyageurs avaient couché avant lui.Et ce fait n'est pas le seul.En combien d'hôtels à la campagne pourriez-vous vous faire donner un bon repas, s'il vous arrive d'y entrer le soir ou la nuit après une longue course en voiture.J'ai beaucoup voyagé, et je sais qu'il s'en trouve bien peu.3.\tLes touristes.sont ceux qui se plaignent le plus des hôtels et de leur tenue ; c'est tous les jours et plusieurs fois par jour que les touristes se plaignent de la façon dont ils ont été reçus à tel ou tel hôtel.\u2014 Voyez ce qui se produit la plupart du temps.Je suppose que vous arrived en voiture à un hôtel.D\u2019abord c'est très rare que vous trouverez un homme pour voir à votre voiture en arrivant : l'hôtelier dira qu'il est autant que vous, et que vous pouvez vous tirer d\u2019affaires tout seul.D\u2019un autre côté si un homme s\u2019occupe de votre cheval, vous constatez qu'il s'en est mal occupé et qu\u2019il ne lui a rien donné à manger ou à boire.Entré à l'hotel c'est à la buvette que l'hôtelier vous attend ; si au lieu de demander à boire vous demandez à manger, vous verrez qu'il sera bien désappointé; et la plupart du temps vous n\u2019aurez qu\u2019une maigre pitance.C\u2019est donc une plainte générale qui s'est fait entendre contre la tenue des hôtels, et c'est de tout le public voyageur que notre Chambre s\u2019est faite l\u2019interprète en prenant l\u2019attitude qu'elle a prise.Les conséquences de la réforme que nous demandons.Les conséquences de la réforme que nous demandons seront des plus heureuses et elles seront d'ordre économique et d'ordre moral.D'ordre économique, ai-je dit, parce que les municipalités qui encourageront la réalisation de notre projet, seront les premières à retirer des bénéfices aussi certains qu\u2019immédiats.Les \u201cInns\u201d de la Grande-Bretagne, les auberges de France sont célèbres dans le monde pour leur bonne tenue.leur bonne cuisine et leur propreté.Leurs propriétaires sont généralement à l'aise ; nombre d'entre eux sont riches : leurs établissements ont une valeur réelle.\u2014 Nos hôtels de campagne devraient être de même.Il est peu de pays où proportionnellement, le voyage, le trafic en voiture est aussi considérable que dans notre province.Notre population voyageuse par affaires ou par plaisir, fuit l'hôtel de campagne en autant que cela est possible, car elle 11'y trouve aucun des services absolument nécessaires aujourd'hui aux citadins.La multiplication des automobiles a fait la fortune des hôtels de campagne en maints pays, pourquoi en serait-il autrement ici?Si on tenait de bons hôtels, ce n'est pas seulement ies hôteliers qui y trouveraient leurs profits ; mais aussi les cultivateurs : les gens qui vivent autour de l'hôtel.Dans les hôtels bien tenus le public voyageur affluera: il faudra nourrir ce public; eh bien ce sont les cultivateurs qui vendront à l'hôtel leurs produits laitiers, et les autres produits de la ferme.\u2014 Il faudra un plus nombreux personnel pour servir à l\u2019hôtel et ce sont les gens près de l'hôtel qui seront requis pour faire les services, et ce sont eux qui bénéficieront des recettes.Combien de familles vivraient six mois de l'année dans les hôtels de la campagne si ces hôtels étaient bien tenus.Aujourd'hui qu'il est difficile de trouver des serviteurs pour la maison, les citadins aiment mieux se mettre en pension à l'hôtel à la campagne depuis le mois de mai jusqu'au mois de septembre plutôt que de tenir maison.Or ils fuient l'hôtel parce qu'ils ne peuvent y trouver le confort voulu.\u2014 C'est autant que perdent les gens de la campagne chaque année.Les conséquences morales sont encore plus importantes.I*e système actuel a le défaut d'encourager le favoritisme; et ensuite de permettre ainsi l'ouverture de deux, trois, quatre hôtels où un bon hôtel suffit.Dans LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL 12î> Commerce G FO.Goimtn», l£xj«rl Comptable JL- J uditeur H.H.Midglfy, Comptable Liaenc.e Goothier & Midgley Comptables et Auditeurs 103.rue ST-FRS-XAVIER Telephone» Main S701-519 Adret** telei7Tavhi-/xie \u201cGOSTLUr- Tel.Main 576\tSt-Louis 1029 Résid.823 Ave.Delorimier A.N.T.CHAMBERLAND COURTIER EN ASSURANCE Représentant la Société d\u2019assurance Vie Equitable de New-York au Canada 112 Bue St-Jacque8.Edifice Liverpool.~ don and Globe Alex Desmarteau Comptable auditeu Spécialité :\u2014 LIQUIDATION DE FAILLITES COMPROMIS EFFECTUÉS.No 60 Lue Notre-Dame Est MONTREAL J.A.Labrecque Administrateur de Successions et de Propriétés.CHAMBRE 623 624 EDIFICE \u201cTRANSPORTATION\u2019» Coin des rue* St-Jacques et St-Fr».Xavier TEL.MAIN 279 Commerce JOS.BRUNET Manufacturier et Importateur de GRANIT A CONSTRUCTION, MONUMENTS.ETC.675, Chemin de la Cote des Neiges, Tel.Bell Up 1466\tMONTREAL Joseph Fortier limitée Fabricant - 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et si vous avez des capitaux A placer, je me ferai un plaisir de vous en indiquer.Courtier en immeuble et Obligations Hypothécaires 103, Rue St Francois=Xavier, MONTREAL part de ses bénéfices.Dans les hôtels bien tenus on ne tolère pas les ivrognes, parce qu'on ne compte pas sur cette odieuse passion pour vivre./.ex liât cl s de temperance.Quelques-uns de nos adversaires out proposé qu'on établisse des hôtels de tempérance où serait interdit la vente des spiritueux.Eh bien, je dois vous avouer, qu'avec l'expérience acquise, je puis dire qu'il se passe parfois des choses pires dans ces hôtels de tempérance que dans *es hôtels licenciés.J'ai ici une statistique fort intéressante qui démontré que c'est dans les villages où la prohibition est décrétée que l'on boit le plus de boisson.Dans un village qui se trouve sur le parcours de T Intercolonial la prohibition existe maintenant depuis 1903 : or.du 10 décembre 1902 au 10 janvier 1903, il s'est vendu citez le seul hôtelier alors licencié 241 gallons de spiritueux : et du 10 décembre 1911 au 10 janvier 1912 sous la prohibition les rapports de î*Intercolonial et de la Canadian Express attestent qu'il est arrivé dans ce village 307 gallons de spiritueux, dont 50 gallons de whisky en esprit.Maintenant dans un village au nord de Montréal, où la prohibition ex ôte.il s'est passé à la connaissance de nombre de personnes des^Jjoses épouvantables: on est allé jusqu'à menacer des tVniines et des jeunes filles qui avaient vendu île la boisson en cachette de les dénoncer si elles 11e voulaient consentir certaines faveurs aux habi tués.Et que d'autres exemples je pourrais citer.Un LA CHAMBRE DE COMMERCE DC DISTRICT DE MON TREAL 131 ami est allé passer le jour de Lan dans une paroisse de la rive Sud.et il me disait qu'il n'avait jamais tant vu de boisson dans sa paroisse que depuis que la prohibition était établie.Ainsi donc, favoriser les hôtels de tempérance est une utopie : la buvette est un accessoire à la licence, il est vrai ; mais c'est un accessoire utile.Four les hôteliers dépossédas.On m\u2019a demandé déjà ce qui arrivent aux hôteliers qui ayant obtenu leur licence seraient jugés incompétents par les Commissaires que nous proposons.A cela je réponds en disant qu'on fera avec eux ce que le gouvernement a décidé de faire à Québec pour diminuer le nombre des hôtels.Le gouvernement les dédommagera, et il se remboursera de ce qu'il aura payé en élevant la taxe sur les licences.Alors que les hôteliers seront moins nombreux et plus qualifiés ils n'auront pas d'objeciton à payer un surplus de droits, parce que leurs affaires seront plus prospères.Des i uspceteu rs ,d'h ôtel le ri es.Sur réception du dernier rapport de ia Chambre de Commerce de Montréal sur les licences, la Chambre de Commerce de Saint-Romuaîd proposa de suggérer au gouvernement de faire nommer des inspecteurs d'hôtelle* ries qui se rendront compte si la loi est bien observée ; si les hôtels sont bien tenus.Cette proposition a du bon.et le gouvernement pourrait en tenir compte : seulement peut-être ne seraiteîîe pas assez pratique ; et on accuserait de partialité ces inspecteurs.comme on accuse les conseillers municipaux.\u2014 On prétendrait que ces inspecteurs sont des créatures politiques dont on ne peut attendre justice, etc.Conclusion.J\u2019ai terminé, Mesiseurs, l'exposé du problème que j'ai soulevé; et vous avez dû vous rendre compte que le sujet est beaucoup trop vaste pour être résolu tout de suite par la convention.D'autre part il ne faut pas rester toujours dans le domaine de la théorie ; il faut être pratique et comme conclusion, je propose, appuyé par MM.Gagné et Bouchard, que la Fédération des Chambres de c.ommoerce porte cette question de faire oetrover licences d hôtels à la Campagne par des commissaires devant la Commission qui vient d'être créée par le C»ourernement Provincial et qui a pour devoir d'étudier tout ce qui a trait à la vente des boissons enivrantes et taire une étude critique de la loi actuelle et des modifications qu'il peut convenir d'y apporter.De cette façon je crois que tout le monde pourra avoir justice car tout le monde pourra être entendu devant la Commission.Notre désir n'est autre que d assurer le plus grand confort au public voyageur en ayant des hôtels mieux tenus, conséquemment en faisant observer mieux la loi.La lecture du travail de M.Fortier a fort intéressé, et l'on vit qu'il allait donnei l eu à un échange de vue fort intéressant.M.D.-T.BOUCHARD, président de la Chambre de Commerce de Saint-Hyacinthe, ouvrit le premier la dis- cussion.Aprè^ avoir félicité M.Fortier, il déclare approuver entièrement ce qu'il dit.mais qu'il craint qu'on accuse les promoteurs de cette question de vouloir attenter à l'autonomie municipale.M.Bouchard suggère que si la Fédération entrevoit de ne j>ouvoir obtenir ce que comporte la proposition Fortier, qu'elle demande au moins au gouvernement de prolonger la durée des licences d\u2019hôte! à la campagne.11 est d\u2019opinion (pie la Fédération ferait mieux de ne pas se prononcer sur le mérite même de la question ; mais de se contenter de faire «les suggestions au gouvernement.M.LEON GAGNE, délégué de Montréal, qui a beaucoup voyagé et qui peut parler des hôtels «le la campagne en «connaissance de cause, appuie M.Fortier sans restriction et exprime à son tour l'opinion que la Fédération devrait faire tout en s«*n possible |*>ur améliorer l\u2019état de chose actuel.M.PARE, président de la Chambre «le Commerce de Portneuf, est d\u2019opinion que le travail de M.Fortier a sa raison d\u2019etre; d'autre part il faut bien admettre que c\u2019est une question fort difficile à résoudre.Il admet que tes hôtels \"sont mal tenus à la campagne, mais pense-t-on qu'on ne criera ms contre tout attentat à réduire les \u2022prérogatives des conseillers municipaux.Pourquoi, en vue d'amener les hôteliers à s\u2019efforcer à Unir mieux leurs établissements le gouvernement n'accorderait-il jm-» une prime annuelle «pii serait «lécemée à l'hôtelier qui aura le mieux satisfait aux exigences de la loi des licences et du public voyageur?C'est une suggestion que je soumets bien humblement ; il me semble qu'elle jxntrrait être utile.M.L-K.-A DU BUC, président de la Chambre de Commerce du Saguenay, admet lui aussi que les hotels de la campagne ne sont pas tenus tel tpi'ils devraient être.M.Fortier a dit beaucoup de bonnes choses, mais il semble «pie le remède qu'il pmjH>se ne rencontrera pas l'approbation des conseillers municipaux; Us municipalités sont jalouses de leurs prérogatives, et que c est en vain que la Fédérât on leur demandera d'en sacrifier une parcelle.Comme remède, je suggérerais, par exemple, (pie î'Associati» n «les Voyageurs de Commerce et le Club «les automobilistes of frissent chacun une prime annuelle de $50 environ, à l'hôtelier «pii aura tenu le meilleur établissement; cette double prime servirait à aider l'hotelier à monter une bonne chambre jHUir les voyageurs.Le remède que M.Fortier propose en suggérant de faire accorder les licences d hotel par «les commissaires entraînera îe< mêmes abus que ceux que nous constatons aujourd\u2019hui.\u2014 La question est donc très délicate et le mieux serait j>our nous de ne pas prendre de responsabilités trop grandes.M.IS AIE PRKFOXTA1XE.président d'honneur, prend alors la parole pour suggérer que la solution «le cette question soit confiée à un comité s|>éc:aL afin de ne pas retarder l'expédition des questions importantes «pii restent au programme.M.Pré font a me reconnaît lui aussi «pie le problème posé par \\L Fortier est très sérieux et très réel, mais que solution est très déîicnte, car I y a trop d'intérêts divers et de droits sacrés en jeu.>>; i I \u2022à. 1*2 LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL M.JOS.PICARD, de Québec, appuie la proposition de M.Préfontaine, qui est votée à l\u2019unanimité, comme la composition suivante du comité: MM.Dubuc, Boulais, Fortier, Bouchard.Paré, et U* secrétaire.Ce comité fut chargé de rédiger une résolution qui puisse satisfaire tout le monde.10o La prolongation de la durée de# licence» d\u2019hôtel» à la campagne.Comme corrollaire de la question de l\u2019amélioration des hôtels à la campagne, la Chambre de Commerce de Saint-Hyacinthe a demandé que la durée des licences d'hôtels soit prolongée.C\u2019est M.DAMIEN BOUCHARD qui parlant au nom de sa Chambre saisit la Fédération de cette question.Il rappelle qu\u2019un des arguments des hôteliers j>ottr ne pas améliorer leurs établissements est que la durée de leur permis qui est d'un an, est trop courte; d\u2019une année à l'autre ils peuvent être dépossédés et ils auront ainsi perdu le bénéfice de leurs frais.Or, ]M)iir obvier à ce prétexte la Chambre de Commerce a cru devoir suggérer que la durée des licences soit prolongée à trois ou à cinq ans.Ainsi î'hôtelier qui obtiendra sa licence devra dès la première année voir à mettre son établissement dans un bon état, et quand il aura une licence jx»ur trois ou cinq ans il 11e pourra plus dire qu\u2019il perd le^ bénéfices des améliorations.M.Bouchard, qui a été secrétaire-trésorier de la municipalité de la ville de Saint-Hyacinthe, signale à son tour l\u2019abus de l'influence des électeurs dans l'octroi des licences; mais c'est un mal inévitable, et il croit qu\u2019en prolongeant ainsi la durée des licences d'hôtels on rendra ce mal moins fréquent.M.Bouchard termine en suggérant qu\u2019on soumette cette question au comité qui vient d'ètn.formé: et que le comité |K>urra faire rapport ou rédige .je résolution complète couvrant tous les points.Cette suggestion est adoptée.Le rapport du comité.Après avoir pris connaissance des propositions faites par MM.Fortier et Bouchard le comité a cru devoir rédiger la résolution suivante qui fut nrésentée par M.Adélard Fortier et appuyée par M.D.-T.Bouchard: \u201cATTENDU QUE la tenue de beaucoup d'hôtels à \u201cla campagne laisse plus qu\u2019à désirer: \u201cATTENDU QUE des moyens devraient être pris \u201cpour apporter une amélioration à un tel état de choses: \u201cRESOLU: Que la Fédération des Chambres de \u201cCommerce de la province de Québec réunie en convention à Trois-Rivières, les 22 et 23 mai 1912.reeom-\u201cmande d\u2019abord que le gouvernement impose des condi-\u201ctions plus sévères dans l'octroi des b'cences.en exigeant \u201cplus de qualité et plus de compétence des détenteurs de \u201clicences, et elle suggère à l'Association des Voyageurs \u201cde commerce et au Club des Automobilistes d'accorder \u201cchacun une prime annuelle généreuse à l'hôtelier qui \u201ctiendra le mieux sa maison, en se servant des moyens \u201cemployés par le Touring Club de France pour arriver à \u201ccette fin.'\u2019 C\u2019est à l'unanimité que cette résolution fut votée, donnant satisfaction à tous.B.\u2014Questions provinciales* 12oPour rendre plu» étroites et pies uniforme» le» relation» civile» et judiciaire» entre le» province» du Canada.(Montréal) M.ARMAND CHAPLT, président de la Chambre de Commerce de Montréal, a remis devant la Fédération la question des relations interprovinciales.\u2014 Voici d\u2019ailleurs le texte du travail intéressant de M.Chaput sur ce sujet.La Chambre de Commerce du District de Montréal, a cru devoir remettre cette année au programme de la Convention de la Fédération, la question des relations mterprovinciales, avec l'es[x>ir d\u2019en arriver à un résultat pratique.De tout temps depuis la Confédération, ce besoin de rende les relations plus étroites entre les Provinces est devenu plus impérieux.Nous sommes tous des citoyens d\u2019un même pays, et sommes en rapports d\u2019affaires continuels.les voies de communication ont fait disparaître les frontières, et plusieurs des lois qui régissent notre pays sont les mêmes.Pourquoi existerait-il encore des barrière-.et pourquoi les citoyens d\u2019un même pays se traiteraient-ils comme des étrangers?Cet état de choses n'a plus sa raison d\u2019être.Dans le domaine économique, dans le domaine politique t dans le domaine social, les relations entre tou.- les citoyens du Canada sont devenues plus étroites, et alors pourquoi dans le domaine civil et judiciaire userions-nous de lois prohibitives vis-à-vis les uns des autres?Vous vous rappelez sans doute qu'il y a deux ans, î'Honorable Alphonse Desjardins amenait cette question pour la première fois devant la Fédération.L\u2019année dernière il soumettait à la considération des délégués de la Convention à Quelle, une série d\u2019articles qui pourraient faire la hase d'un traité interprovincial.Pour rafraîchir votre mémoire, il me fait plaisir de vous citer le texte de ces résolutions.\u201cATTENDU que les relations commerciales entre \u201cles différentes provinces de la Puissance du Canada \u201cprennent de jour en jour une augmentation constante \u201cet une importance de plus en plus considérable: \u201cATTENDU QUE pour faciliter et protéger ces \u201crelations, il convient d'établir des lois, règles et règle-\u201cments généraux applicables à et dans toutes les provinces ; Cette Fédération croit devoir suggérer aux autorités \u201ccompétentes que des mesures soient prises:\u2014 \u201c1.\u2014Pour rendre exécutoires dans toute la Puissance du Canada les jugements rendus dans quelqu'une \u201cde ses provinces et que les cautionnemests pour frais \u201csur poursuites d\u2019une province à l\u2019autre soient abolis: \u201c2.\u2014Pour que les copies dûment certifiées des actes \u201cnotariés dans la province de Québec aient un caractère \u201cd'authenticité dans toutes les provinces de la Puissance \u201cdu Canada, sans qu'iî soit autrement besoin de les prouver : \u201c3.\u2014Pour que les délinquants passibles d'une loi \u201cpénale d'une des provinces de la Puissance du Canada \u201cpuissent être arrêtés et extravlés de toute autre des provinces pour être jugés dans la province où le délit a été commis : * m * 4-\u2014Pour que les Compagnies incorporées légalement dans une province, aient une existence légale et le \u201cpouvoir de transiger des affaires de son ressort dans \u201ctoutes les provinces du Dominion, par le simple enregistrement au bureau du secrétaire provincial de ces autres \u201cprovinces ; \"5-\u2014Pour que la taxe sur la succession d'une personne soit perçue par la province où était domiciliée \u201ccette personne «ai moment de son décès, quelle que soit \u201cla situation de ses biens; \u201c6.\u2014Pour que le protonotaire de chaque district judiciaire donne avis au secrétaire provincial des déclarations que toute personne mariée et engagée dans le coni-\u201cmerce est obligée d'v taire quant à son régime de contentions matrimoniales : \u2014Pour qu'un échange des renseignement< obte-\u201cnus dans ces déclarations «>it fait entre les bureaux des \u201csecrétaires provinciaux de chaque province; \u201c8.\u2014Pour que tous le< brefs énr< au nom de sa Ma-\u201cjesté îe Roi par une Cour de Justice dans une province \u201cquelconque puissent être signifiés et exécutés dans toute \u201cautre province sur le vi>a «lu juge de l'endroit où la \u201csignification ou l'exécution doit avoir lieu: \u201c9.\u2014 Pour qu\u2019en général, le^ relations commerciales \u201centre les provinces soient facilitées en toute chose qui \u201cn'affecterait pas leur autonomie particulière.\" Comme la Convention l'avait décidé l'année dernière, le texte de ces résolutions fut communiqué à toutes les Chambres de Commerce et Hoards of Trade du Dominion, ainsi qu'à tous les Premiers Ministres provinciaux.F.n général la proposition de la Fédération a été bien accueillie par la majorité, tandis que d\u2019un autre côté certains Boards of Trade, entr'autres Victoria.K.el< wna.en Colombie \\nglaisc, de Regina, ont soulevé des objections assez sérieuses qu\u2019il serait trop long d\u2019étudier, et plus long encore de tenter de résoudre.En conséquence, j\u2019ai donc pensé que pour être pratique et bref, la Fédération des Chambres de G «nmerce de la province de Québec, pourrait suggérer que cette question soit référée à une conférence de tous les Premiers Ministres provinciaux.Après la Convention de la Fédération, la Chambre de Commerce du District de Montréal a repris l\u2019étude de cette question des relations interprovinciales, et à la communication qu\u2019elle fit des résolutions au Hoard of Trade de Halifax, elle recevait comme réponse l\u2019opinion de î\u2019Honorable Daniels.Procureur Général de la Xouveîîe-Ecosse, comme suit :\u2014 \u201cParlant des suggestions faites par la Chambre de \u201cCommerce à l\u2019effet de resserrer les liens entre les provinces, Thon.Daniels déclarait que le seul moyen d\u2019en \u201carriver à un résultat pratique sentit de convoquer une \u201cconférence des représentants de toutes les provinces \u201cdat:> îe but d\u2019étudier la possibilté de réalisation des \u201cidées de notre Chambre.\" La Fédération des Chambres de Commerce de la province pourrait demander au Gouvernement Fédéral, srm^ forme d\u2019une résolution, de convoquer à 1 )tîa\\va une réunion de tous les Premiers Ministres des provinces, dans le but d\u2019étudier L> propositions que nous soumettons respectueusement, qui a pour seul but de promouvoir une entente de tontes le^ provinces du Canada, sur certains points du droit civil et d< la jtirisp 1 I f.F.\t\t[>ur\tM.\tH*mlais ;\t\t \tQue la 1\t:ëdé\trata \u2018la pr\tovince de Québe«\t\t \u2018Rivières, les\t\t22 «\tt j : \u2018St >n\tAltesse\tRoy\tale \u2018mur\tgénéral\ten\tcou \u2018réun\tion des\tHre\tmier \u2018but «\tde fixer\tles\tclan \tinces du\t1 )(>min:\t Armand Chaput.appuyé par M.n dcN Chambres de C »mmerce «le reunie en Convention aux Trois-; mat 1012, prie respectueusement e Duc de Connaught, le C.ouver- Mtnistres provinciaux.«1.m- \\\\ nie entente entre t«»ute » e> p\u2019*ur rendre plus étroites et \"plus uniofrmes les relati«*ns civiles et judiciaires.\" Unis les delegués ont été unanimes à voter cette proposition qui pourra avoir îe meilleur effet dans tout le pays, si elle >e realise.13o Moyens à prendre pour conserver les bons chemin*.Valleyfield I premiers demandé l\u2019amélioration des mutes dans la province.comme en font v«>ir, d\u2019ailleurs, les procès-verbaux des conventions antérieures.Aujourd'hui îa poîiti«jue les bons chemin> cm bien accueillie par tout e monde et le (.\u2022ouvemeinent provinciale.de concert avec les nuinic*paîités va réaliser la politique préconisé*' par notre i 11 -1 tutsn.Mais la tâche de la Fédération ne : n st >ar là 1! faut jxmrsuivre cette politique des î*«ns chemin\", et étudier les moyens «le les conserver, t \u2019est sur ce sujet «pie la Fédération «les Chambres de Commerce à eu à «leîi-bérer après un travail lu par M.W-A.( >stiguv.président et déiégué de îa Chambre dt Commerce de Vallev-fieîd.M.(>STK»l\u2019V.- Je désire attirer votre attention sur îe meilleur moyen à prendre |»our conserver les chemins en Dm état.Après avoir étudié moi-même la question.aprè> avoir consulté quelques txperts «ians la matière, j eu >uis venu à la conclusion que je vais humblement vous expo-er.îa Province de ( Hiéliec.troi* «rte II y a dans chemins : Premièrement; les chemins macadamisés: Deuxièmement: les chemins arrondis en terre; Troisièmement : les chemins non améliorés.Ce qui >era îe plus efficace }H*ur conserver ces trois sortes de chemins ce seraient les roues larges.Les roues des voitures destinées à tran>|H»rter les produits de la ferme ou toute autre charge, devraient être large* «le quatre, cinq et six [MHtees selon îa pesanteur de charge qu elles sont destinées à jn>rter.Sur les chtmins macadamisés, les roues larges, au lieu de creuser des ornières et défaire îe macadam, ces roues larges portant charge, dis-je.durciraient en agissant à la manière de rouleau et empêcheraient îa pierre concassée de se déplacer, causant ainsi aucune détérioration.Au contraire, ces roues serviraient plutôt à durcir et maintenir les chemins en bon état.Les chemins arrondis de terre et les chemins «îe terre non améliorés en ressentiraient un effet pins efficace que les chemins empierrés.« sr \u2022 i -.i » V LA CHAMBRE DH COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL Ml Pour arriver à ce résultat, la Fédération des Chaining jKAirrait prier le Gouvernement Provincial, de vouloir bien passer une loi qui aurait pour effet d'obliger ¦ usage des roues larges.Cette loi ne serait mises en vigueur que cinq ans après sa passation.Ceci permettrait à un grand nombre de propriétaires de voiture de se procurer ces roues larges sans dépenses extra.La proposition de M.Ostiguy donne lieu à un intéressant échange de vues qui amène un vote non moins intéressant.M.ROBERT, se lève le premier pour combattre la proposition Ostiguy, prétendant qu'elle ne contient aucune amélioration.11 déclare le projet d'obliger les cultivateurs à changer le système de roues impraticable et impopulaire.Pour M.Robert le remède est d'inviter les municipalités à profiter de la loi des bons chemins et à lour faire comprendre qu'il y va de leur intérêt en agissant ainsi.M.Robert annonce qu\u2019il va proposer un amendement à la loi des bons chemins à la prochaine session de la législature Avec le système actuel M.Robert dit qu'on n'aura que des bouts de bons chemins, étant donné que les travaux sont faits par plusieurs entrepreneurs qui n\u2019ont pas tous la même méthode de construction; il résultera que les chemins se conserveront plus ou moins bien selon que les chemins seront plus ou moins bien construits.Le remède serait que tous les chemins soient construits et améliorés par un même entrepreneur, de façon à avoir plus d'uniformité.La prend deux ans à une municipalité à posséder des bons chemins, et il est certain qu'il faut prendre dès maintenant les moyens de les conserver.M.PARE, (Portneuf), est de l'opinion de M.Robert.qu'il développe à son tour.M.LE PRESIDENT, à ce moment attire l'attention des délégués pour leur faire remarquer qu'on s'éloigne de la proposition Ostiguy, et demande qu'on y revienne.M.D.-T.BOUCHARD, (Saint-Hyacinthe), se lève alors pour appuyer le projet du délégué de Valleyfield.\u2014 M.Bouchard trouve cette mesure très sage, mais craint qu'elle soulève un peu de récrimination: c'est ce qui arrive toujours quand une réforme est pressée.\u2014 A Saint-Hyacinthe il existe un règlement obligeant les propriétaire;» de voitures à donner à leurs roues une largeur proportionnée au poids des charges quelles doivent porter: seulement ce règlement n'a jamais pu être appliqué, parce que les municipalités avoisinantes, n'ont pas de règlement analogue.A mendement Parc-Fortier.A ce moment M.Paré, appuyé de M.Fortier propose en amendement à la proposition Ostiguy qu on remette la solution de cette question à plus tard pour donner le temps aux intéressés de changer les roues de leurs voitures.Cet amendement engendre un nouveau débat.M.ALFRED PELTIER, président de la Chambre de Trois-Rivières se déclare aussitôt opposé à cet amendement.11 est d'opinion qu\u2019on ne doit pas tarder à prendre des moyens de conserver les bons chemins; au- trement le travail accompli par le Gouvernement se détériorera.M.DUBUC, Chicoutimi, rappelle que la Fédération a été une des premières institution qui aient préconisé la politique des bons chemins ; elle se doit de continuer à promouvoir cette politique, en suggérant de nouvelles réformes, et en travaillant à les faire accepter par les municipalités.C'est à la Fédération qu'il incombe de faire en quelque sorte l'éducation du peuple sur cette question, pour l'amener à accepter de bon gré les réformes heureuses.{A suivre) LA SOCIETE DES ARTISANS CANADIENS-FRANÇAIS.Afin de rendre justice aux membres qui son* inscrits depuis 1907 et pour mettre sur un même pied d'égalité, les vieux et les jeunes, ia Société des Artisans vient de faire le réajustement de ses taux.De cette manière, elle pourra donner plus de sécurité encore et se placer à la tète des sociétés de secours mutuel.K M.LUDGER GRAVEL.Membre du Conseil de notre Chambre, qui vient d'être réélu Président général de la société des Artisans Canadiens-Français, dont la convention a pris fin mercredi le 21 courant."]
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