Bulletin /, 1 janvier 1917, Janvier
[" 18e ANNEE JANVIER 1917 Bulletin mensuel « DE LA CHAMBRE DE COMMERCE >77°' SOMMAIRE L'indemnité de su restant* jJ;exportation «les bois canadien?L'Exemple de l'Allemagne ï^e change et la guerre .1\tI*a cherté «le la vie.*?\tl^i culture du blé.?\tExportations de jmtimies de terre S\tLa F«»ire d'ér ban filions île Lvon .U 11 U LA CHAMBRE DE COMMERCE DC DISTRICT DE MONTREAL LIGNE Service DH Londres et Southampton à Québec et Montréal lhe Cunard S.S.Co.T Ltd.LIVERPOOL, Pier Head.LONDRES, 51 Bishopprate, E.C.29 Cockspur St.S.W.PARTS, 37 Roui, des Capucins.Le nouveau navire \u201cAndania\u201d.CUNARD Canadien DE Montréal à Londres via Falmouth Jules Hone, Travel Agencies 9 Boul.St-Laurent, Montréal Tbe Robert Reford, Co., Ltd.Montréal, Toronto, Québec.St-Jean.N.IL.\tPortland, Me Halifax, N.E.JOS.COTE IMPORTATEUR ET NEGOCIANT FN GROS Cigares, cigarettes, tabacs de toutes sortes ei articles de fumeurs en général BISCUITS, CONFISERIES, EPICERIE VOS PRIX SONT INTERESSANTS l ue simple lisite vous convaincra de notre immense assortiment Bureaux et magasins : 188, rue St-Paul Entrepôt: 119, rue St-André QUEBEC SUT! 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MM Isaïe Frfontaine.Jos.Quinta\u2019 A.-A.Labreeque.T.-O.Labreeque, J.-N.Chevrier.Emile Rolland, R.-O.Grothé.Alfred Roy.Agriculture et colonisation.\u2014M.Adélart Fortier, président: MM.Oscar F.Berthiaume, L-M.Cornellier, Etienae Blanchard, Dr Briseon, Wilfrid Cédilot, Raymond Raymond.Beurre et fromage.\u2014M.Fortunat Monette.président; MM.J.-A.VaHlancourt Charles Langlois, Wilfrid Champagnf, L-O.D*Argen- Bulletln.\u2014M.Jos.Contant président; MM.J.-N.Chevrier, Emile Rolland, H.Godin, J.-E.Pelletier.Comptabilité.\u2014M.Henri Viau, président; MM.Geo.Gonthier, W-A Wayland, Jos.Desautcls, Eug.Prévost V* Cuirs et peaux.\u2014M.A.-S.Lavallée, président; MM.S.-D.Joubert Alfred Lambert J.-B.-A.Lanctôt Jos.Daoust.Enseignement technique et industries.\u2014M.J.-N.Cahara, président; MM.F.-C.Lariviére, Jos.Forcer, J.-G.-A FUilon, T.Trudeau Epiceries et produit* alimentaires.\u2014M.Armand Chaput président ; MM.N\u2019ap.Gendreau, Joseph Ethier, J.-H.-E.Peileriu, J.D.Boileau.Expansion du commerce.\u2014M.J.-N.Caban*, président; MM.C.-H.Catelli, O.-S.Perrault, le général LabeUe, Adélard Fortier.Frank Pauxé, R -O.Grothé, Oscar-F.Bertluanme.Exposition» et musées.\u2014M, A.-N.Brodeur, président; MM.C.-BL Catelli, le général LabeUe.J -B.Balllargeon.J.-O.Garcau, J.-A Beau-dry, le Dr Bournival.Fet- et métaux.\u2014M.Alfred Jeannette, président ; MM F.-C.Lumière.L-J.-A.Surveyer, Arthur Léger.Alex Prudf homme.Alfred Barrette.John Duarad.M.Frédêrle-C.Lariviére.march -quincaillier.911 boul.St-Laurent M.Armand Chaput.d# L Chaput Fils et Cie, 2 rus de Bresoles.M.le général LabeUe, St Lawrence Flour Mills.1116 Ouest, rue Notre-Dame.M.Adélard Fortier, de la Montreal Dairy Ca, 290 ave Papineau.M.Frank Pauzé.marchand de bois, 326 avenue Green.M.J.-B.-A.Lanctôt, 212 boul.St-Laurent M.Joseph Fortier, 210 Ouest, rue Notre-Dame.M, Geo.Gonthier.103 rue St-Françole-Xtvier.M.J.-A.-E.Gauvin, 850 Est, rue Ste-Catherine.Finance*.\u2014M J.-E.-C.Daoust, président; MM.Joe.Fiüatrault Joe.Fortier, Eug Desmaras, J,-H.-Paul Saucier.Haute» études commerciale».\u2014M.Joe.Quintal, président; MM.Adélard Fortier.Frank Pauzé ,Geo.Gonthier, Alfred Lambert Immeuble de la Chambre.\u2014M.A.-P.Frigon, président; IfM.Frank Pauzé.J.-R-C.Daoust Joe.Quintal.C.-E Martin, W -A.Wayland.Législation.\u2014I.\u2019hon.M.N.Pérodeau, président; MM J.-M.Wilson, sénateur; W.-I.Gear, Edouard Fabre-Surveyer, C.R.Edouard Mont-petit, C.R., Léon Garneau.C.R , J.-N.Cabana Mines, bois et forêta\u2014M.Frank Pauzé, président ; MM.Léon Gagné, Rod.Tourrttie, J.-H.Daaaereau.J.-A.Laferté.J,-T.Armand, J.-P.Dupuis.Nouveauté*\u2014M C.-P Matprésident: MM .Alphonse Racine, coaseilcp législatif, Joa.Filiatrt.uit L de Tonnancour, J.-N.Dupuis, J.-O.w teau, J-F.Loisel, J.-P.G >» Produit» chimique».\u2014M J K- Gauvin, président; I I.Jo*.C*.ttant.J-G-A.Filion.J.-A-D.Godbout Arthur Décary, Henri Lanctôt Réception.\u2014M le gM.A'%1 LabeUe, président; MM.Léon Gacné.Emile Rolland.R.-O.Grothé, Eugène Peemarais, Victor Tardif, Arthur G&doury.poatew.\tupbe*.téléphone», douane*.\u2014M.C.-H.Catelli, président: MM Je* Quintal .Adélr*.Fortier, Joa Fiüatrault J -B.Balllargeon, W.-I Gear, Lear Gagné, C -B.Racine.Vin* et liqueur*\u2014M.J.-ht.Wilson, sénateur, président; MM.Armand Chaput, Z, Hébert Joseph Ethier, Nap Gendreau.Voyageur* de commerce.\u2014M J.-H.-Paul Saucier, président: MM.J »N.Caban* C.-N.Rebttafiîe, L-N.Vellleux, J.-Emtl* Roy, a Xormand.Roméo Brosaeau. 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LA CHAMERE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL ¦i L\u2019exportation des bois canadiens Aperçus sur la demande Les marchands généraux de la province de Québec pourraient prendre la plus utile initiative.Quand les hostilités seront terminées, et quelles que i soient les prescriptions relatives au commerce contenues dans le traité de paix, la victoire définitive, c\u2019est à dire la victoire commerciale sur les marchés mondiaux, appartiendra, plutôt qu\u2019à celui qui aura vaincu par les armes, à celui qui se sera le mieux préparé à la reprise des affaires.Il importait d\u2019organiser le plus grand nombre possible de nos usines pour les oeuvres de guerre ; mais il importe non moins maintenant d\u2019organiser toutes nos puissances économiques en vue des prochaines oeuvres de paix.Or, qu\u2019avons-nous fait, que faisons-nous pour nous préparer à récupérer par le commerce ce que nous aurons perdu par la guerre ?Au mois d\u2019août de l\u2019année dernière, sir George Foster, ministre du Commercé et de l\u2019Industrie, lançait dans le public un projet qu'il avait longuement médité: celui de convoquer à Ottawa un Congrès national de préparation commereia le et industrielle.Ce congrès devait avoir lieu en octobre 1916.Et il n\u2019a pas eu lieu encore, et il semble ajourné indéfiniment.Le Monetary Times, généralement bien informé, affirme que le ministre a ainsi ajourné la réalisation de son projet parce qu'il n'a reçu à peu près aucune réponse à l'appel qu'il lançait au mois d'août aux hommes d'affaires, à qui il communiquait un projet de programme très élaboré, et qu\u2019il priait de se mettre au travail sans reirad.Et.confirmant la déclaration du Monetary Times, sir George Foster disait il y a quelque temps, à Toronto, qu\u2019il ne connaissait aucun pays aussi profondément endormi que le Canada pour ce qui est de la préparation de l'après-guerre économique.On se rappellera peut-être que, depuis le début des hostilités, le Bulletin de la Chambre de commerce, mettant de temps en temps sous les yeux de ses lecteurs ce qui se discute et ce qui se fait dans les autres pays, n\u2019a pour ainsi dire pas cessé d'attirer leur attention sur l'extrême importance d'une préparation tenace et méthodique.La guerre nous aura chargé d'un fardeau que plusieurs auraient cru trop lourd pour notre pays, débiteur partout, créancier nulle part, et chargé en temps normal d'une balance déficitaire du commerce relativement considérable.Les hommes d'affaires canadiens comptent, pour supporter ces lourdes charges^ sur l'immigration et sur l'exportation.Bien que ce ne soit pas ici le lieu de discuter la question de l'immigration, on peut tout de même risquer l'opinion qu'elle sera vraisemblablement moins abondante que plusieurs ne l'espèrent.Le plus sûr moyen de nous tirer de la dépression qui ne manquera pa: de suivre immédiatement la signature de la paix, sera donc l\u2019exportation, qui donnera du travail aux Canadiens et fera affluer au pays l'or nécessaire au service de la dette nationale et a la mise en exploitation méthodique de nos ressources naturelles.Nous nous en tiendrons aujourd'hui à un seul article de grande exportation: le bois.Quelque temps après le début de la guerre, le ministère du Commerce chargeait M.H.R.MacMillan, ancien ^ chef forestier de la Colombie britannique, d'une enquête sur les possibilités d\u2019exportation des bois canadiens en Chine, dans l\u2019Inde, en Australasie, en Afrique méridionale et dans quelques pays européens, notamment en France et dans le Royaume-Uni.M.MacMillan a publié de temps en temps des rapports très intéressants dans le Weekly «J Bulletin.Mais la demande pour les bois de toute sorte est si grande dans tous les pays du monde, qu'elle nous parvient spontanément: le secrétariat de la Chambre de commerce a toute une liasse de demandes auxquelles il n\u2019a pas été jusqu\u2019ici possible de donner suite Ces demandes, reçues depuis le début des hostilités, viennent de France, du Royaume-Uni, d'Italie, de Grèce, de Belgique, de la Havane, de la Nouvelle-Zélande, etc.Si l'on veut, maintenant, avoir une idée des demandes qui s'exprimeront bientôt dans les parties dévastées de la * France, que l'on note les chiffres suivants que nous tenons de bonne source et de première main : Au moment où la mission commerciale canadienne a passé en France, c\u2019est à dire l\u2019été dernier, dans 753 communes envahies et reprises par les Français, il y avait 16,669 maisons complètement détruites et il y en avait 29,594 à réparer.Il restait 212 communes dans la ligne de feu et l'ennemi en occupait encore 2,554.soit en tout 3,549 communes ayant en moyenne 22 maisons détruites et 40 endommâgées, donc 220.000\tatteintes.Qui répondra à cette demande ?Les Scandinaves, phis rapprochés que nous de l\u2019Europe continentale, et les exportateurs des Etats-Unis, plus favorisés, seront après la guerre, comme ils l\u2019étaient avant, nos concurrents.Mais, depuis la guerre, des Canadiens sont morts par milliers sur le sol de la France envahie; et c'est pourquoi les Français voudront de préférence acheter au Canada plutôt quAn Scandinavie ou aux Etats-Unis.Mais encore faut-il, pour pouvoir profiter de ees dispositions, se mettre en état de pondre aux énormes demandes de demain.Or, nos stocks actuels et notre présente production seront loin d'y suffire.Il faut donc, dès cet hive1*, activer, multiplier la production.\t> Il y a, dans la seule province de Québec, quelque 4.000\tmagasins généraux.Que les marchands généraux,, contre quelques petites avances de provisions, d'équippe-ment ou de vêtement, engagent, durant l'hiver, les colons et les cultivateurs libres de leur temps à couper des billots et à les livrer aux gares ou bien aux petits moulins disse- ^ minés un peu partout dans la province.Ce bois trouvera bientôt preneur, car la demande ne se limite pas au bois de pulpe, aux traverses de chemin de fer ou aux étançons de puits de mines: on a besoin de tous les bois pour recons\u2022 LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL 3 traire les 220,000 maisons, pin, pruehe, êpinette, boi-blanc, bouleau, merisier; érable, hêtre, orme, noyer, etc.Tout bois en grumommes de terre.Le Bureau des commissaires de la ville de Montréal accuse réception de trois rapports de la Chambre: la protection de la propriété; le question du tramway; la cherté de la vie.LEGISLATION COMMERCIALE.\u2014La .Canadian Credit Men\u2019s Trust Association Ltd.invite la Chambre à se faire représenter, le vendredi 1er décembre, à la première réunion de son Comité mixte des réformes judiciaires.Le conseil prie M.Joseph Quintal d\u2019aller représenter la Chambre MUSEE COMMERCIAL.\u2014M.Henry Miles suggère, (bins une lettre, que la Chambre de commerce.de concert avec d\u2019autres associations commerciales et industrielle* recommande au Gouvernement d'établir au Canada un musée commercial.Depuis 1905, remarque M.Catelli.la Chambre de commerce a demandé, à plusieurs reprises, à Ottawa, rétablissement d un musée de ce genre.Le conseil en réfère à la commission pour l'expansion du commerce.SITUATION DE lA MAIN-D'OEUVRE U Pacifique Canadien, qui fait une enquête sur la situation de la main-d\u2019œuvre agricole et ouvrière, fait à la Chambre une demande d\u2019information à ce sujet.Le conseil en réfère aux commissions réunies do T Agriculture et de l'Expansion du como croc.NOS DEVOIRS ENVERS LE CANADA.\u2014M.Ro dolphe Bédard, sec rétaire de la Chambre de comme?* fait part au conseil que M.J.H.Sherrard, directeur de la Commission du service national.l\u2019informe que le premier ministre de la Confédération doit tenir au Monument national, le mercredi soir 6 décembre, une assemblée publique où, toute politique mise à part, il 'xposera le devoir des Canadiens envers le Canada; et qu'il désirerait que cette réunion ait lieu sous les auspices de la Chambre de commerce et du Boa ni of Trade.Il vaudrait mieux, je crois, remarque M.J.-E.-C.Daoust, que les membres de la Chambre y assistassent individuellement 1-a politique de parti sera exclue de cette réunion, rétorque M.C.-H.Catelli.Que M.le premier ministre vienne exposer ses idées, et ensuite chacun pourra se prononcer en toute connaissance de cause.Le conseil se range» à qct avis et prie M.le président t'accepter 1 invitation de présider la réunion conjointement avec M.H.B.Walker, président du Board of Trade.LES ENGRAIS CHIMIQUES.\u2014M.J.-T.Armand rappelant qu\u2019un rapjH>rt de ia commission d'agriculture vient d'être adopté concernant l'augmentation de la production agricole, observe que le Canada, riche en matières premières, pourrait fabriquer avec avantage des engrais chimiques, supérieur aux engrais naturels.Mais iî faudrait, ajoute-t-il.que le gouvernement aidât à l'organisation d'une compagnie.LA PROHIBITION.\u2014M.G.Normand, publiciste, adresse à M.le président une requête à -ir I»mer Gouin.le priant de ne pas se rendre à la demande des partisans de la prohibition dans îa province de Québec.Le conseil décide de ne prendre aucune attitude sur cette question, au sujet de laquelle les m »mbres de îa Chambre sont, il va sans dire, parfaitement libres, remarque M.le président.RARETE DES WAGONS.\u2014M.Léon Gagné perte à la connaissance du conseil que ta rareté des wagons sur le réseau de ITntereoIonial < rée d*.sérieux embarras au commerce du boier-manent.Je crois, remarque M.Daoust, qu\u2019il vaudrait mieux, avant de nommer des délégués, convoquer le comité géné ral de Montréal et lui faire rapport.Je suis d\u2019avis, ajoute M.Lambert, qu\u2019il faut d\u2019abord mettre les choses au point, et faire redresser les griefs de la Chambre de commerce.Je ne doute pas, répond M.Quintal, que votre indignation ne soit légitime; mais vous justifierait-elle d\u2019alfcn-donner une cause qui nous est chère à tous.Sans l'appui de la Chambre, le succès serait incertain.Assurons d\u2019abord le succès du prochain voyage; ensuite, nous demanderons que la Chambre soit représentée dans le Comité permanent.Je suis de l\u2019avis de M.Quintal, rétorque M.le président : il faut parfois, dans l\u2019intérêt général, souffrir même des injustices.Formons un sous-comité, propose M.Lambert; allons voir M.Hébert et démontrons-lui que la Chambre a droit à un délégué dans le Comité permanent.A quel titre irait-on voir M.Hébert?demande M.Cabana.C'est au Comité permanent lui-même qu\u2019il faudrait s\u2019adresser, et nous n\u2019en avons pas le temps.Je suis d\u2019avis, ajoute M.Quintal, que ce Comité permanent devra être complètement réorganisé, être formé de délégués désignés par les corps publics.Mais cette réorgansiation ne pourra se faire qu'après la visite de l\u2019Où-tario; nous n'avons pas le temps avant.Il ne serait peut-être pas mauvais, cependant, qu'un sous-comité aille représenter à M.Hébert que la Chambre a des griefs et qu'elle entend avoir justice après la visite de l\u2019Ontario mai° qu\u2019en attendant elle offre sa collaboration.M.Lambert propose qu\u2019avant de nommer ses cinq délégués, le Conseil envoie auprès de M.Hébert un sous-comité dandle but d'exposer les griefs de la Chambre afin de dissiper tout malentendu.Comme il n\u2019y a pas de temps à p°rdre.observe M.le président, que le Conseil nomme d'abord ses cinq délégués ; il choisira ensuite un sous-comité qui ira demander des explications à M.Hébert^ Si \u2014 chose tout à fait improbable \u2014 ces explications n'étaient pas satisfaisantes, on pourrait convoquer de nouveau le Conseil.Il s\u2019agit de savoir, ajoute M.le président, si nous acreptons l\u2019invitation ?Le conseil se prononce affirmativement. LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL M.Catelli décline l\u2019invitation, pour des raisons personnelles; et, sur proposition de M.J.-E.-C.Daoust, le Conseil nomme les cinq délégués suivants: MM.Ludger Gravel.Rodolphe Bédard, Adélard Fortier, Alfred Lambert et J.-N.Cabana.A la demande de M.Lambert, le Conseil invite le secrétaire adjoint à accompagner les délégués.M.le président suggère et fait agréer par le Conseil qu'un sous-comité, composé de MM.J.-E.-C.Daoust,.Alfred Lambert et J.-O.I^breeque, aille s\u2019entendre avec M.Zéph.Hébert.Et la séance est levée.Séance spéciale du conseil Le conseil de la Chambre de commerce a tenu une réunion spéciale le mardi matin 2 janvier 1917, sous la présidence de M.Ludger Gravel.Présents: MM.Jos.Quintal, Jos.Filiatrault, C.-H.Catelli, Jos.Fortier, J.-O.Labrecque, J.-H.Paul Saucier.C.-E.Racine, Harry God bout et Léon Lorrain, secrétaire adjoint.M.le président commence par souhaiter une heureuse année aux conseillers et il exprime le voeu qu\u2019en cette nouvelle année on fasse, à la Chambre de commerce, encore plus de travail qu\u2019en 1916.OBJET : L\u2019appel du Service national.Le secrétaire adjoint lit une lettre de M.R.B.Bennett, directeur général du Service national, et l\u2019appel de sir Robert Borden.Voilà, dit M.le président, la question à propos de laquelle j\u2019ai cru bon de convoquer le conseil en assemblée spéciale.Je crois, déclare M.Jos.Quintal, que nous devrions appuyer ce mouvement, d\u2019autant plus que le Service national ne comporte pas la conscription.On a vu, dans les journaux, que Monseigneur l'archevêque de Montréal recommande de signer les cartes du Service national, et je crois que la Chambre de commerce peut très bien faire ce que mommande Monseigneur.Le Conseil décide unanimement d\u2019appuyer l'initiative du Service national M.ic president demande la permission \u2014 et elle lui est accordée \u2014 de soumettre au conseil quelques antres questions, n\u2019ayant pas trait à l\u2019objet de cette séance spéciale.La Ligue du progrès civique fait connaître au Conseil les noms de son nouvel exécutif, formule des voeu* de Nouvel An et invite la collaboration de la Chambre.La Chambre de commerce de Sorel invite la Chambre à un dîner qui sera offert le jeudi 18 janvier, à Sorel, à sir Lomer Gouin.Le Conseil prie MM.le président, le trésorier et le secrétaire de représenter la Chambre et donne instructions au secrétaire adjoint de répondre qu\u2019une dizaine de membres\u2014dont les noms seront communiqués plus tard\u2014 auront le plaisir d\u2019accepter l\u2019invitation.7 Le Board of Trade d\u2019Ottawa demande l\u2019avis de la Chambre sur l'opportunité de prier le gouvernement de permettre la vente de la margarine au Canada et de prohiber, durant la guerre, l'exportation des produits laitiers aux Etats-Unis.La fabrication et la vente de la margarine sous le contrôle du gouvernement, remarque M.Quintal, en élèverait considérablement le prix.Il faudrait, ajoute M.Gravel, que la margarine fut vendue au consommateur en briquettes d\u2019une livre et de cinq livres, par exemple, et que ces briquettes portent une étiquette bien distincte.Le Conseil favoriserait la fabrication et la vente de la margarine au Canada, pourvu que cela se fasse de manière à prémunir le public contre toute fraude.Quant à la prohibition d\u2019exportation, le Conseil se déclare contre toute restriction du commerce.CONDOLEANCES.\u2014A la demande de M.Jos.Quintal, qui fait l\u2019éloge de feu Hum.M.T.Chase Casgrain, qui fut un Canadien-français éminent, le Conseil exprime ses condoléances au premier ministre du Canada et à la famille du défunt.Et la séance est levée.L\u2019exemple de l\u2019Allemagne Sir Hebert Holt voit le salut du Canada dans le régime protecteur Quelque haine que l\u2019on puisse avoir pour les Allemands, on ne peut nier l\u2019efficacité de leurs méthodes commerciales, assure sir Herbert Holt, dans un article intitulé Canadian Commerce and Finance, que publie le Financial Post.L'Allemagne n\u2019est pas essentiellement un pays riche, continue l'auteur.Mais sa seule politique a consisté à grouper tous les intérêts, par exemple à faire servir la banque à la distribution; elle a réussi, par l'organisation de ramifications tentaculaires, à sucer le sang commercial du monde et à le faire Tefluer dans ses veines d\u2019autant plus appauvries par les gue»Tes que c'est un pays sans grandes ressources naturelles.Nous devons encore tenir compte de la tendance de plus en plus marquée en Allemagne vers des tarifs élevés déterminés par l'intérêt national.Si l'Empire britannique \u2014 ajoute sir Herbert Holt \u2014 avait mis en vigueur des tarifs élevés, il y a vingt-cinq ans, la guerre actuelle n\u2019aurait pas eu lieu.La politique libre-éehangiste de la Grande-Bretagne a mis l\u2019Allemagne en mesure de la concurrencer dans le Royaume-Uni même, sans permettre à rAngleterre de vendre quoi que ce fut en Allemagne à conditions égales, \u2014 sauf pour ce qui est des matières premières, dont l\u2019Allemagne avait un pressant besoin.Le résultat en a été que l'Allemagne a établi, aux dépens de F Angleterre les fondations de son expansion. 8 LA CHAMBRE DE COMMERCE DD DISTRICT DE MONTREAL Les Etats-Unis, d'autre part, penchent plutôt vers le libre-échange; mais nos intérêts, en tant que partie d\u2019un grand Empire, et, probablement, d\u2019une coalition des Alliés après la guerre, nous dirigent dans une autre direction, \u2014 et il nous faut résister à une tendance de ce genre, d\u2019où qu\u2019elle vienne.Jusqu\u2019ici \u2014 dit encore sir Herbert Holt \u2014 les banques canadiennes ont toujours accédé aux demandes du ministre des Finances : elles ont appuyé commandes de munitions, achat de céréales, emprunts nationaux.Mais il faut qu\u2019elles appuient le commerce et qu\u2019elles maintiennent leur puissance afin d\u2019être en état, après la guerre, de faire face aux demandes du commerce.I/auteur recommande la mise en oeuvre de méthodes agricoles plus scientifiques, dans l\u2019Ouest comme dans l\u2019Est, et suggère que chaque province ait un ministère des forêts : Une partie de nos ressources en bois, dit-il, est délibérément gaspillée.Le Canada devrait être le plus grand fabricant de papier du monde ; et, pour peu que nous poursuivions les mêmes méthodes, nous n'aurons bientôt plus assez de matières premfères pour nos propres besoins.Le change et la guerre 0 ) Le change est l'opération par laquelle s\u2019effectue le règlement des créances internationales, selon le rapport qui règne entre les monnaies en circulation dans les divers pays.Ainsi, le règlement d\u2019un achat pratiqué à Londres ne peut se faire qu'en or, ou, à moins de stipulations formelles, en monnaie britannique', c\u2019est-à-dire sur la base de l'unité monétaire anglaise, qui est la livre sterling, laquelle vaut, au pair, 25 fi.22.Aux Etats-Unis, l\u2019unité monétaire est le dollar, qui vaut, au pair, 5 fr.18.En Russie, l'unité monétaire est le rouble, qui vaut, au pair, 2 fr.66 : toutefois, la Russie important beaucoup et exportant difficilement pendant la guerre, la valeur du rouble est tombée à 1 fr.82.Le pair d'une monnaie métallique relativement à une autre signifie le rapport entre la quantité de cette monnaie qu'on peut fabriquer avec un kilogramme d'or fin et la quantité d\u2019autre monnaie fabriquée avec le même poids du même métal.Mais si l*or est l\u2019étalon de la monnaie, il n\u2019est pas assiz abondant, et il est trop peu pratique pour faire face à tone les besoins de la circulation monétaire.A Yinté-neur d\u2019un pays, les paiements se font donc également sous forme de chèques, de billets de banque, de monnaies divisionnaires, dans les conditions prévues par la loi et les usages.A Y extérieur, ils se font le plus souvent sous la (!) Tous nos lecteurs ne sont peut-être pas parfaitement au courant des opérations de change; plusieurs nous sauront gré si ns doute de leur en faire voir clairement le fonctionnement.On ne saurait rien désirer de plus clair ni de plus précis, à ce sujet, que cet article de M.Léon Chave-non, directeur de Vlnformation, de Paris.forme d\u2019effets de commerce, de titres, de chèques, etc., sur la base de l\u2019unité de monnaie en usage dans le pays du créancier et au cours de cette monnaie, qui est le cours ; du change.La guerre a jeté la perturbation dans les relation^ commerciales entre les peuples.Les exportations des na-fl tions belligérantes sont considérablement réduites, î\u2019im- ] portance et la nature de leurs importations sont profondé- I ment modifiées.En temps ordinaire, les transactions de I toute sorte avec* l\u2019étranger engendrent la création d\u2019un 1 nombre d\u2019effets considérable dont les banques font corn- { meree.Supposons des négociants américains ayant acheté : à Paris des marchandises; les vendeurs français feront traite sur eux, et les effets ainsi créés seront remis à l\u2019escompte ou vendus.Us seront recherchés par les négociants français qui ont eux-mêmes acquis des marchandises aux Etats-Unis et qui, si leurs créanciers ne font pas traite sur eux, achèteront et paieront ces lettres de change en monnaie française, se libérant ainsi de leurs dettes, tout en laissant aux intermédiaires *le soin de recouvrer le montant des effets en dollars.Il arrive que la traite tirée par le négociant français est achetée par un étranger pour couvrir un paiement que cet étranger a lui-même à faire à Xew-l:ork, ou que le négociant français, débiteur de l\u2019Amérique, couvre sa créance en achetant à l'étranger des lettres de change sur New-York.La compensation s opère, entre tous les effets représentant ces diveres créances, sans qu il en résulte en principe un maniement d espèces.Maïs la cote des changes traduit par ses fluctuations le sens des opérations réalisées.C'est ainsi que se règle, par la centralisation et la compensation des effets de commerce, la balance de nos achats et de nos ventes à l'étranger.Aux transactions commerciales effectives s\u2019ajoutent d\u2019ailleurs les créances à recevoir tels que coupons et ventes de titres, les c réances à payer telles que frets, souscriptions de titres, commissions, etc.Mais la valeur de nos importations et de nos exportations ne saurait s\u2019équilibrer exactement.La balance entre les dettes et les remises, entre la demande et l'offre, se traduit par un solde qui nous est favorable ou défavorable.Dans le premier cas, nous aurons finalement reçu, sous forme de versements d'or, le montant de ce solde ; dans le second nous devons exporter, un moment quelconque, en or également, la somme qui représente l'excédent de nos engagements.Otn compense de la sorte, avec les pays étrangers, des créances réciproques dont le montant atteint annuellement des milliards, en achetant des livres sterlings pour effacer les créances anglaises, des dollars pour solder les créances américaines, des florins pour la Hollande, des loubles pour la Russie, des francs pour la Suisse.Mais, de leur côté.Anglais, Américains, Hollandais, Russes et Suisses, pour payer leurs propres achats, leurs coupons, etc., sont contraints d\u2019acheter des francs.La compensation s\u2019établit, H le solde se révèle.Malgré l'apparence de la balance commerciale, qui n\u2019est pas strictement la balance des dettes, ce solde nous LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL était rarement défavorable avant la guerre.Il einva autrement depuis que nos exportations se sont raréfiées, et depuis l'interdiction d'exporter de Y or.Je ne veux pas entrer ici dans le détail des opération qui accompagnent ou constituent le change proprement dit, La valeur du débiteur, le taux de l'escompte et de l\u2019intérêt, la circulation plus ou moins grande des effets de commerce ont une influence sur la valeur de ce qu\u2019on appelle le papier court\u201d; l\u2019oscillation des prix de cette sorte d\u2019effets est toutefois limitée en temps normal par le gold point d\u2019entrée et de sortie de l\u2019or, ce qui veut dire que les acheteurs ou les vendeurs de change préfèrent expédier ou faire venir de l\u2019or quand le change est ou onéreux ou trop abondant.Aujourd\u2019hui, toutefois, la question qie se pose plus.D\u2019une manière générale, les changes des pays belligérants se sont plus ou moins dépréciés depuis la guerre, tandis que ceux des pays neutres sont en hausse.C\u2019est ainsi que le change de Londres sur Xew-Yort par où se traduit la quantité de dollars qu\u2019on acucte avec une livre sterling, et dont le pair est de 4 dollars 86, valait 4,87 le 15 juillet 1914, et ne vaut plus que 4.71; la livre sterling qui représente en Espagne, au pair, 25 pesetas 22, et qui en valait 25,90 le lo juillet 1914, ne vaut plus que 23 p.22 ; le florin hollandais, dont le pair est de 12,10 et qui était coté à Londres 12,12 le 15 juillet.1914, a fléchi à 11,615, ce qui veut dire qu'avec une livre sterling on n\u2019achte plus que 11 florins 615 au lieu de 12 florins 12 ; enfin la livre sterling ne correspond plus qu\u2019à 16 couronnes 83 de monnaie Scandinave au lieu de 18,24 avant la guerre, et à 24 fr.75 de monnaie suisse au lieu de 25,18, le pair étant en Scandinavie de 18,25 et en Suisse, comme chez nous, de 25,22.Plus que jamais, les gouvernements, soit par des organismes spéciaux, soie par l'intermédiaire des grande* banques d'énrssion, interviennent pour \u201ccontrôler\" la fixation des changes et en éloigner la spéculation.C\u2019est qu'en effet les achats effectués à l\u2019étranger soit pour l'alimentation, soit pour la Défense nationale, ou pour divers usages, ont leur répercussion directe sur les prix des changes, de même que ceux-ci pèsent sur la consommation intérieure.Oes achats, qui pour notre pays sout considérables, ont pu toutefois être réglés sans que l'eneaisse-or de la Banque de France en ait été sensiblement affectée.Mais il a fallu recourir aux offices de la Banque d\u2019Angleterre, engager une partie de notre portefeuille de valeurs internationales, obtenir des ouvertures de crédit qui devront être amorties dans l'avenir.On a pu de la sorte améliorer les cours des changes depuis avril.Il a fallu aussi se résigner à subir la hausse du dollar et de la livre sterling \u2014 comme de la peseta espagnole1, comme du florin hollandais, de la couronne Scandinave et du franc suisse.C\u2019est pourquoi, si nous achetons pou 25,225 francs de marchandises à Londres, il nous faut payer 27,800 francs parce que la livre sterling vaut, non plus le pair, 25,22.mais 27,80.Et si nous achetons pour 518.250 francs de marchandises à New-York, il nous faut 9 payer 583.500 fr., parce que le dollar est monté du pair 5,18 à 5,83.Presque toutes les marchandises se trouvent aujourd\u2019hui plus ou moins grevées par cette majoration.taux des changes, qui marquent l\u2019enrichisse ment ou l'appauvrissement d'une nation, sont susceptibles de variation quotidienne, selon la loi de l'offre et de la de mande.En d\u2019autres termes, le change sur l\u2019étranger s\u2019améliore quand nous avons des créances à recouvrer; il est sensible à des facteurs même impondérables.La Banque de France s\u2019est heureusement appliquée à régulariser ces taux de change, qui grèvent déjà lourdement la consommation intérieure, et qui tendent à s'élever d'autant plus que nos achats sont plus importants, et déplacent à notre préjudice la balance commerciale, A cet effet, elle doit centraliser directement, ou par les soins de la Banque d\u2019Angleterre, les traites étrangères sur New-York, par exemple, puisque la France est débitrice des Eiacs-ünis.Aussi avons-nous intérêt à économiser, à fabriquer, à produire le plus possible à l'intérieur, à exploiter nos mines de fer, A limiter nos importations en un mot.Le pays a également intérêt à ce que l\u2019or inutilisé sorte des mains qui thésaurisent pour remplir son rôle naturel, qui est de payer nos dettes envers l'étranger sans la majoration onéreuse du change.Ce qui peut nous consoler, c\u2019est que le change aile mand est beaucoup plus déprécié que le nôtre.Sa perte, en ce qui touche le dollar, est de 25%, allors que la dépréciation du franc est seulement de 11,28%.Cependant l\u2019Allemagne ne peut virtuellement plus rien acheter aux Etats-Unis, gênée qu\u2019elle est par le blocus: c\u2019est donc qu\u2019elle a épuisé ses crédits sur î\u2019Amè rique, et que l'opinion amer'-aine manque de confiance dans l\u2019avenir de la Germanie.Au surplus, nous sommes à une époque où, même dans le domaine économique, les faits se substituent aux théories; la plupart des doctrines économiques ont fait faillite ou peu s\u2019eu faut.11 serait donc oiseux de s'attarder à l'étude du mécanisme des changes en temps de paix, ce mécanisme étant aujourd'hui faussé.Je ne parlerai donc ici ni du taux de l'escompte, ni de l\u2019inflation du portefeuille des banques, ni des caractéristiques ordinaires du papier long et du papier court.Je mentionne, toutefois que la hausse des changes étrangers, si elle se maintient après la guerre, constituer! un stimulant pour notre commerce d'exportation, du moins tant qu\u2019une monnaie étrangère donnée vaudra, en francs, plus que le paûm.Un pays n'a pas besoin d'une circulation monétaire énorme, car ce n\u2019est îA qu\u2019un des éléments de sa fortune.L'or est assurément un .signe de richesse en tant qu'instrument d'échange, mais l\u2019argent a perdu une grande partie de sa valeur ancienne; enfin, le billet de banque est une richesse pour celui qui le possède, mais constitue un engagement de la banque émettrice, laquelle est d\u2019ail leur couverte, en ce qui touche la plus grande partie 10 LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL de la circulation actuelle des billets en France, par l'Etat français lui-même.David Hume avait déjà discerné que \u201cl'Etat seul tire quelque avantage de la plus grande abondance de la monnaie, mais seulement en temps de guerre et de négociation* avec les pays étrangers/\u2019 J\u2019ai fait allusion aux facteurs moraux qui jouent un rôle dans la fixation du taux des changes.Que la France sorte de cette guerre avec profit et dignité, ses richesses certaines, agricoles et industrielles, lui ramèneront promptement des changes favorables.La cherté de la vie Délégation à Québec En réponse à l\u2019invitation de M.le ministre de l'Agriculture, une délégation composée de MM.J.-E.-C*.Daoust, 1er vice-président; Joseph Quintal, 2ème vice-président; Adélard Fortier, président de la commission d\u2019agriculture, Wilfrid Cédilot, député, et Léon Lorrain, secrétaire adjoint, s\u2019est présentée, le mardi soir 12 décembre 1916, au Parlement provincial, devant le Comité de l\u2019Agriculture, présidé par l\u2019hon.M.Caron, afin de donner son opinion sur l\u2019augmentation excessive du coût de la vie et sur les remèdes propres à l\u2019atténuer.M.Adélard Fortier prend la parole au nom de la Chambre de commerce du district de Montréal.Nous avons, à la Chambre de commerce, dit M.Fortier, une commission d'agriculture, composée de cultivateurs, d industriels et de marchands.Nous avons, depuis assez longtemps, étudié la question.Et nous en sommes venus à la conclusion que la cause fondamentale de l'excessive cherté de la vie, c'est l'insuffisance relative de la production agricole.Le remède, ce sera donc l'augmentation de la ; production.On facilitera cette augmentation en généralisant la mise en oeuvre d\u2019un outillage et de méthodes plus modernes chez les cultivateurs et en multipliant les petites fermes modèles où le cultivateur puisse aller puiser des connaissances pratiques, immédiatement utilisables.Et pour mettre le ministère de 1 Agriculture en état d aecom- j plir l'oeuvre qu\u2019on attend de lui, il faut augmenter son budget le plus possible.L\u2019agriculteur, continue M.Fortier, ne réalise pas un bénéfice proportionné à son capital et à son travail, et cela tient surtout à ce qu'il n\u2019est pas renseigné comme il devrait l\u2019être.Personne ne conteste Futilité des écoles ; d\u2019agriculture, mais on ne peut pas en bâtir partout.En revanche, on peut établir un très grand nombre de petites fermes modèles sous la direction de cultivateurs expérimentés.S'appuyant sur des statistiques.M.Fortier démontre que depuis une décade, la population urbaine de la province de Québec n'a pas cessé d augmenter, par «es afflux de l'immigration et au détriment de la population rurale.à tel point que celle-ci n'est, à l\u2019heure actuelle, nullement supérieure à celle-là.D\u2019autre part, depuis 1909, le nombre des animaux fournissant la viande de boucherie n\u2019a pas cessé de décroître de façon alarmante, dans notre province ; et les protestations de la Chambre de commerce à ce sujet sont demeurées sans réponse.Comment s'étonner, après cela, de l\u2019excessive cherté de la rie, et comment contester que le seul remède radical soit l\u2019augmentation de la production ?M.le ministre de l\u2019Agriculture demande à M.Adélard Fortier de déposer un mémoire devant le Comité.M.ie Dr Harrison, principal du Collège d\u2019agriculture McDonald, confirme ces vues: La cause profonde de la cherté de la vie, c\u2019est l\u2019augmentation de la population urbaine et la diminution de la population rurale; le remède, ce serait l\u2019accroissement de la production; et le moyen, la diffusion de l\u2019enseignement agricole.Il y a en Europe, rappelle M.Joseph Quintal, 30 millions de consommateurs qui, pour la plupart, étaient avant la guerre, des producteurs.Il faut les nourrir.Le blé se vend $1.76 à Winnip g riorr qVon peut en acheter à 96 cents en Australie.Et cependant l'Amirauté britan nique vient chercher des blés cancdi ^us.Ce qui prouve qu'en ces temps troublés, la question {le prix n'entre en ligne de compte qu\u2019après celle de la facilité et de la rapidité du transport.C'est pourquoi le Canada satisfait actuellement à une immense demande de l\u2019Europe.Et c\u2019est ce qui explique la cherté de la vie.Je ne vois pas, continue M.Quintal, de remède immédiat à la situation; mais nous avons à notre portée une cure préventive: c'est de développer la production agricole.Et je crois qu'il serait recommandable de faire pour l'agriculture en général ce qu'on a fait, dans la province de Québec, pour le développement de l\u2019industrie laitière.Appelé à prendre la parole, M.J.-E.-C.Daoust remarque que l'heure est avancée et que, du reste, tout ce qu'il pourrait dire sur la question, ne ferait que confirmer les témoignages de MM.Fortier et Quintal.Commission de législation Organisation fédéra/e de bureaux de placement La Commission de législation a pris connaissance de la lettre de Mrs E.St.John Wileman (21 novembre), invitant la Chambre de commerce à faire partie de la délégation qui ira prochainement demander au premier ministre d'organiser nn système national de bureaux de placement.La commission a l'honneur de prier le conseil de *>_\u2022 reporter au rapport qu'il a adopté le 23 février 1916, et dans lequel il déclarait que la Chambre de commerce verrait avec plaisir le conseil des ministres xcchereher s\u2019i- LA CHAMBRE LE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL 11 serait opportun de créer un organisme de ce genre; et de suggérer que la Chambre de commerce s\u2019en tienr e à cette opinion, que Mrs E.St.John Wileman pourra rappeler au ministère quand la délégation se présenter*, devant lui.Le président de la commission: N.PERODEAU Montréal, 6 décembre 1916.Commission d\u2019agriculture La culture du Mé La commission d\u2019agriculture a l\u2019honneur de pr^r le conseil de la Chambre de commerce du district de Mont- j réal de représenter au gouvernement provincial qu\u2019il serait | dans l\u2019intérêt de la province de Québec d\u2019augmenter la production du blé dans les régions les plus propres à cette culture, et de le prier de mettre la question à l\u2019étude et de prendre, avant les prochaines semailles, les moyens de la résoudre de la façon la plus avantageuse possible et dans l\u2019intérêt général.Le président de la commission: ADELARD FORT TER Montréal, 6 décembre 1916.Exportation de pommes de terre aux Etats-Unis Amendement important Nous recevons de M.le sous-ministre de l'Agriculture dans le Ministère provincial le communiqué suivant: Le Ministère fédéral de l\u2019agriculture vient d\u2019être avisé d'un amendement important à ces règlements.A l\u2019avenir, les expéditions de pommes de terre canadiennes allant aux Etats-Unis ne seront pas astreintes comme précédemment, à passer par certains ports d^si gnés; elles seront admises à tous les ports d'entrée, su présentation d'un permis remis à l\u2019importateur amérieair par le Bureau fédéral de l'Horticulture à Washington et sans inspection, à moins qu\u2019une inspection ne soit spé eiaiement exigée par le Bureau, mais chaque expedition doit être accompagnée de deux copies d'un certificat sanitaire (certificate of soundness)* signé par 1 expéditeur, et attestant que les pommes de terre sont aussi saines qn il est possible de les avoir dans le commerce et que l\u2019expédition ne contient pas plus de d.x pour cent de tubercules présentant des traces de gale, de pourriture sèche, de fusa-riole, ou d'autres maladies, prises ensemble.En s\u2019adressant au consignataire américain pour connaître le numéro de son permis, les expéditeurs canadiens devront demander, en même temps, un nombre suffisant de copies du certificat sanitaire pour couvrir toutes les expéditions qu'ils se proposent de faire.AVIS IMPORTANT: Les expéditeurs canadiens présentant pour l\u2019exportation aux Etats-Unis des pommes de tmre qoi ne répondent pas aux exigences du certificat sanitaire stxposent à voir leurs expéditions refusées; iis s'exposent «gaiement à perdre leurs permis et à se voir refuser, pour leurs expéditions, l\u2019émission de nouveaux permis.Pour plus amples renseignements au sujet de ces règlements, s\u2019adresser au botaniste du Dominion, ferme expérimentale centrale, à Ottawa.La Foire d échantillons de L^/on Pian coopératif de participation Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur la lettre suivante, que nous adressent MM.Seurot, Bernard et Oie, (432 Birks Building, 14 Phillips square), représentants à Montréal du Comité d\u2019organisation de la Foire d\u2019échantillons de Lyon: Messieurs les Membres de la Chambre de Comment du district de Montréal.Messieurs, Nous vous eo® armons notre circulaire du 1er décembre, nous mePant à votre disposition pour tous renseignements concernant l\u2019offre de vos produits aux nombreux visiteurs français, alliés et neutres que recevra la prochaine Foire de Lyon.Peur faciliter la participation à cette foire de maisons ne pouvant déplacer un de ses membres, ou reculant devant les frais qu'occasionnerait un déplacement en France, nous avons décidé de nous charger de former un groupement de produits canadiens qu\u2019on serait désireux de présenter à Lyon.Des employés spécialistes pour chaque branche seront chargés de prendre, sous notre direction, les ordres qui seront trausmis par nos soins aux maisons intéressées. 12 LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL Nous rappelons que la foire de Lyon n\u2019est pas un marché pour articles à livrer de suite, mais seulement un comptoir où des commandes sont prises avec délais de livraison atteignant parfois une année et au-delà.En raison des difficultés présentes, les prix devront être établis, marchandises prises au lieu de production.Nous nous chargerons en France de la conversion en monnaie du pays et d\u2019y ajouter les droits de douane, faisant toutes réserves, quant au transport et aux assurances, qui seront laissés à la charge des acheteurs.Pour couvrir les frais de cette organisation, nous demandons à chaque maison une remise de cin-q pour cent sur les affaires que nous lui procurerons, et une contribution fixe de $150.pour la location et l\u2019aménagement d\u2019un emplacement, déballage, disposition des échantillons, etc., plus, la coopération, au prorata du nombre des adhérents au groupement, à un honoraire fixe de $3000, représentant nos frais de voyage et de personnel.Far le tableau ci-dessous, on remarquera que la réunion de 12 maisons seulement portera la contribution, tous frais compris, sauf toutefois le transport des échantillons, à la somme minime de $400 pour chacune.1\texposant \t\tFrais généraux .$3000\t\t\tEmplacement et divers .$150\t\tTotal $3150.2\t44\t.\t1500.\t\u2022 « % -\t.\t150\t\t1650.3\t44\t.1000.\t\t.\t159\t\t1150.4\t44\t.\t750.\t\t.\t150\t\t900.5\t44\t.600.\t\t.\t150\t\t750.6\t44\t.\t500.\t\t.\t.\t150\t\t650.7\t44\t.\t430.\t\t.\t150\t\t580 8\t«4\t, .\t370.\t\t.\t150\t\t520.9\t44\t.\t330.\t\t.\t150\t\t480.10\t44\t.\t300.\t\t.\t150.\t450.11\t44\t.\t270.\t\t.\t150\t\t420.12\t44\t.\t250.\t\t.\t150\t\t400.\tLes adhésion?\t4 pour les\templacements étant\t\treçues jusqu'au 31 décembre, il importe de prendre dès maintenant les dispositions nécessaires, pour que nous puissions régler au mieux tous les détails de l\u2019organisation.Dans l'espoir de vous lire par un prochain courrier, nous vous présentons, Messieurs, nos bien sincères salutations.SEUROT, BERNARD & Cie, par Louis E.Bernard.N.B.\u2014Nos références : M.le Président de la Chambre de commerce française de Montréal; Monsieur le Consul Général de France, Montréal.UN HÔPITAL SUR DES ROUES sans fe 4 ;3!!lr ¦ EY- Le Gouvernement Canadien vien de faire terminer aux ateliers de Moneton le premier char-hôpital au Canada, et il servira au transport de nos blessés qui reviendront du front.Un des chars-dortoirs a été converti en char-hôpital.On a enlevé, sur un CQté, tous les lit* ordinaires, ainsi que le fumoir, et on y a installé cinq lits d\u2019hôpital.Ces lits sont rigides et solidement fixés, de manière à pouvoir mieux soigner le malade; ils sont à la hauteur voulue, de manière que le blessé pour* a, sans fatigue, iouir du panorama.Les doubles portes, au centre du char, s\u2019ouvrent largement, pour per- mettre aux brancardiers d\u2019y circuler aisément.On a construit des armoires pour les médicaments et les instruments de chirurgie.Il y a aussi un petit buffet pour service médical:\teau stérilisée, préparation d\u2019aliments légers, etc.En un mot, on semble n\u2019avoir rien oublié: même les rideaux des portes 'centrales protègent contre les courants d\u2019air et cachent la vue des autres lits.Même de l\u2019extérieur, l\u2019on voit clairement le but de ce char:\tles mots \u201cMilitary Hospital\u201d sont écrits en grosses lettres sur les côtés, et le signe de la \u201cCroix Rouge\u201d est peint à chaque bout.Le Ministre des Chemins de Fer doit faire cons- truire plusieurs autres chars semblables.Un de ces chars ne contiendra que deo lits; on enlèvera tous les siègeô, en é!~r~;ra les portes des extrémités, pour permettre aux brancardiers d\u2019y passer facilement, et on enlèvera les pertes centrales, ce qui permettra d\u2019y placer plusieurs lits.Il y aura une garde-malade et une ordonnance sur chaque char: un médecin prendra soin des malades de cinq chars.Ce travail a été entrepris à l\u2019instigation de la Commission des Hôpitaux Militaires, lui, déjà, se prépare à recevoir et à traiter un grand nombre ùe soldats Canadiens blessés, et actuellement dans les hôpitaux d\u2019Europe. LA CHAMBRE DI COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL VII Ecole P olytechnique DE MONTREAL Jf' L'Ecole Polytechnique comprend: A.\tEcole de Préparation.\u2014Une ou deux années d'études.Les Bacheliers ès-Sciences et ès-Arts y sont admis saris examen.B.\tDivision des Ingénieurs.\u2014 Ingénieurs civils: i quatre années d'études.Ingénieurs spécialistes : une année complémentaire.C.\tDivision des Architectes.\u2014 Quatre années d'études.Examens d'admission en juin et en septembre.Ecole des Arts Décoratifs et Industriels Sous le contrôle et la direction de l\u2019Ecole Polytechnique.MONTREAL TRAMWAYS CO Horaire du servie* suburbain 1915-16 LACHINB Du Burma\tde PmU.\t10\tmin.\tSurvie*\tde\t1.40\tam.I.\t1.00 km.20 min.Servie* d* *.00 am.à 4.00 p.a.10 min.Servie* d* 4.00 p.m.à T.10 p.m.20 min.Servie# d* T.10 p.m à 12.00 minuit D* Iarlitii\t*0\tmin.\tServie*\td*\tS.S0\tkm.à\t110 km.10 min.Servie* d* (.SC *-m.à * 00 am.20 min.Service de 0.00 am à 4.00 p m.10 min.Servie* de 4.00 p.m.0 1.00 p.m 20 min.Serv ice d* 1.00 p.m.à 12.10 am.Dernier cher extra k 12.S0 a m.SAIXT AC RECOLLET ET ST-HNCENt DE PAUL.De la rme\tSt-Deals à\t1©\tmin.\tService\td*\t510\tkm.4\t1.00 km.St-Vlacent\tde Paul.\t20\tmin.\tServie*\td*\t1.00\tam.à\t4.20 p.m.10 min.Servie* d* 4.20 pm.à 0 40 p m.20 min.Servie* d* 0.40 p.m.à *.00 p.m.*0 min.Service de *.00 p.m.à 1120 p.m.Char peur Henderson seulement.12.00 km.Char pour St-Vincent de Paul.12.40 am.D* Si-Vincent d* Paul\t10 min.Service d* 5.50 am.I 1.10 am à la rue St-Dénia.\t20 min.Servie* d* ».l«km à 4 50 pm.10 min.Servie* d* 4.5# pm.h T.10 p.m.20 min.Service d* T.10 p.m.à *.20 p.m.20 min.Service de *.f 3 p.m.à 12.00 minuit Char d* Henderson à la rue ^.t-Dents.12.20 am_ Char de St-Vincent à la rue St-Denis.1.10 agt Certificat de capacité après 3 ornées d'études.mil\tD* Snowden Jet.Envoi du prospectus sur demande au Directeur d* cartiomuo des Etudes, 228 rue St-Denis, Montréal.CARTLERV1LIJE 20 min.Service de 40 min.Service de 20 min.Servie* de 40 min.Service d* DB LA MONTAGNE 5 20 a.m.h S 40 p.m.*.40 p.m.4 12.00 minuit (.40 am.& 0.00 p.m.9.00 p.m.à 11*0 mm.Quebec, Montreal & Southern Ry Cette compagnie de chemin de fer fait le service entre Montréal et Fortierville, en passant par Sorel, Yamaska et Nicolet.Depuis quelques années surtout, on ne néglige rien pour donner de meilleurs wagons, un service rapide et toute l'accommodation désirable.C'est la ligne la plus directe vers Nicolet.Fortierville étant à 55 milles de Lévis, le trajet Québec-Montréal sera considérablement raccourci quand le réseau sera complété.Sorel, par ses chantiers maritimes, est l'une des villes les plus florissantes de la rive sud du St-Laurent.Les sources Abénakis, dont les propriétés curatives sont très connues aux Etats-Unis et au Canada, sont aussi desservies par ce chemin de fer, via St-François du lac.Nicolet, qui compte une population considérable et fait un commerce important, est relié directement à Montréal par le chemin de fer Quebec, Montreal & Southern.Sous la nouvelle administration, les trains entrent et sortent directement de Montréal \u2014 gare Bonaventure\u2014 sans transbordement à St-Lambert, comme autrefois.De l'Ave 4e Pare et Mont-Royal De l'Ave Victoria.De l'Ave Victoria à De Laealle et N-Dame.20 min.Service de 6 40 ai 20 min.Service d* 1.(0 ai 1* mia Service de 1.(0 ai BOLT DB LTLS *0 min.Service d* (.00 TOT HA ULT VILLE à 12.20 am.1 *2.10 am.à Mû p.m.à 12.00 minaît De Iaille et N.-Deme\t1( min.Servie* de 1.00 am.à (.Mata S* min.Service de ».0O k = * MO p m.1( min.Service de MO p.m.à T.ll *.a *0 min.Service de T.00 p.m.k 12.00 minait POINTE AUX TREMBLES De Notre-Dame et 1ère\t1S min.Service de Ll( am.à 190p.m.A venae.Xafeeeneeva\t20 min.Service de 9.00 p.ia.à 12.20 am.Dernier char extra pour le Boulevard St-Bernard k 1.2* am.Toute* COMMANDES exécuter* promptement dan* tonte* le» partie» de ta ville «ans frai* extra.AUX PLUS BAS PRIX Ordres par téléphone promptement exécuté*.1931 rue St-Deni* St-L.841* A.DUFORT, 2115 rue de Chateaubriand.St-L.5254 A.BEAUDOIN.DUFORT & BEAUDOIN Importateur» et Marchanda de BOIS BT CHARBON de teatee sorte*.PAILLE, GRAINS ET FOIN\tEN GROS BT EN DETAIL Bureau-Chef: 1402 AVENUE HOTEL DE MLLE.Tel.St-Louis 5742 VIII LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL Art.LaRue, C.A., L.I.C.Eugène Trudel.C.A., L.I.C.LaRue & Trudel COMPTABLES LICENCIES (Chartered Accountant») 126 rue St-Pierre - 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Sir H.Montagu Allan.\tK W.Blackwell.Président.\tVice-Pré-id Thos.Long\tAndrew A.Allan\tF.Robert; Alex.Barnet\tC.Ç- BaHantyn* G.1\t- , F.Orr Lewis\ta J Dawes\tA.B Ev»r F.Howard Wilson\tE.F Hebden EL F.Hebden.Di recteur-gérant D.C.Macarow, Gérant-général.T.E.Xlerrett.Surinte- ïnnt des suecursal-s et ù crédit pour voyageurs valables dît ns toutes les parties du momie, des mandats payables, «ans tra*s uans tou,os tes oau I% r »â*é* À IïOkS- * 1 7 S i \u2018A* H r* l'Atlantique et îe Pacifiqu* la transaction des affaires du Canada.s facilités\u2019pour t inégalables Nirvuciales dan- !a \\ii!c: Est; 33«>.Sainte-Cather Saint-Laurent;\tBo ES Br l> E l\\V UT EM ENT I »' E PA KG N E On reçoit des rpots d x d'intérêt .00 eu montant ; plus élevé.BANQUE PROVINCIALE DU CANADA C apital autori-é: FC 0tH>.«00.t agit*:! SIEGE SOCIAL: 7 ET 9 PLACE üARMES, FrM» le i'.tal de î Prêsid-nt M H.Laporte, \\ ice~Pr -idem : .vl W F Vice-Préskient: ,\\f Tancr îhe Woods MUiinjc CONSEIL 11' ADMINISTRATION.près; lent Carat ley.\u2022e Bienvet tll.\u2019.îSS.IS1.> AT an.l>! KI.VI DE CONTROLE.(( «mmi\u2014kiriN ( mwiit,* Président H->n Sir Alexandre Lacoste.C R.Kt-Ju*e en Chef\t« r du B \u2022 Vice-Président : Ikxtear K P.T.Hea.N.Férodeau.N P .Ministre sans portefev-Jla du G > \u2022 er- -\tQuebec Bt KE.V I CHEF.Die eteur-gérant général; M TancrM# Biem\t* G -\t- r MM.M.Ure«t.insjn eteur en eh-f J x\t
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