Bulletin /, 1 février 1917, Février
[" C ANNÉE\tFEVRIER 191 ulletin mensuel DE LA CHAMBRE DE COMMERCE SOMMAIRE CHANGEMENT D\u2019ADMINISTRATION , ûscours du président sortant .\t.15 \u2022i scours du nouveau président.15 apport du set rétaire.1T Impressions de Bonne Entente.Economisons.L\u2019offre et la demande. LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL LIGNE Service DE Londres et Southampton Québec et Montréal The Cun&rd S.S.Co., Ltd.LIVERPOOL, Pier Head.LONDRES, 51 Bishopgate, E.C.29 Cockspur St.S.W.PARIS, 37 Boul.des Capucins.CUNARD Canadien DE Montréal à Londres via Falmouth Jules Hone, Travel Agencies 9 Boul.St-Laurent, Montréal Le nouveau navire \u201cAndania\u201d.The Robert Reford, Co., Ltd.Montréal, Toronto, Québec, St-Jean, N 3., Portland, Me Halifax, N.E.JOS.COTÉ IMPORTATEUR ET NEGOCIANT EN GROS Cigares, cigarettes, tabacs de toutes sortes et articles de fumeurs en général BISCUITS, CONFISERIES, EPICERIE NOS PRIX SONT INTERESSANTS Une simple visite vous convaincra de notre immense assortiment Bureaux et magasins : 188, rue St-Paul Entrepôt: 119, rue St-André QUEBEC SretTRS-UJSS POl'R ARTICLES PE FIMEIRS PASS TOl\u2019TES LES PARTIES PE LA TILLE WHITE STAR-RÜMINION LINE I.ES PLUS GRANDS NAVIRES VENANT A MONTREAL MONTREAL - QUEBEC \u2014 LIVERPOOL SERVICE RAPIDE D\u2019ANGLETERRE ET DE FRANCK Billets de connaissement circulaires de Paris, Le Havre, Lyon, Charente.Bordeaux, etc., et de la Suisse.I.es navires sont munis Il me faudrait être doué d\u2019un talent que la Providence n\u2019accorde qu\u2019à quelques privilégiés pour bien vous exprimer toute la reconnaissance que j\u2019éprouve pour la confiance que vous me témoignez en m\u2019appelant à présider a la suite de mes distingués prédécesseurs aux destinées de la Chambre de commerce du district de Montréal.Après avoir étudié, Messieurs, le travail accompli par les membres dévoués de cette Chambre durant la dernière « décade, j\u2019ai éprouvé un moment d\u2019hésitation avant de me rendre aux désirs exprimés par un grand nombre de ceux qui prennent un intérêt tout particulier à l'oeuvre de cette Chambre, mais après mûre réflexion, et comptant sur l\u2019aide précieuse de tous les membres de cette Chambre, j'ai accepté l\u2019honneur qui m\u2019était offert et j'ai la conviction que nous continuerons de marcher dans la voie du progrès, grâce aux connaissances théoriques et pratiques de nos officiers et à l'appui constant des membres du Conseil.Me faisant l'interprète des sentiments des membres de cette Chambre, je suis heureux d\u2019exprimer mes félicitations à Monsieur le Président sortant de charge, pour le zèle À le dévouement qu'il a apportés dans l\u2019exercice de ses fonctions ; et je forme le voeu de le voir prendre encore une part effective à l'administration de cette Chambre, au lieu de jouir d'un repos bien mérité pourtant.Le repos n'est pas permis dans notre jeune pays qui a droit de compter sur l'activité de tous ses fils et Monsieur Tex-Président, qui est connu partout pour son patriotisme, voudra bien nous aider encore de ses lumières et encourager par son exemple, tous les membres de la nouvelle adminis- 16 LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL tration à se dévouer aux intérêts que tous nous avons tant à coeur.A Messieurs les Membre -J« Conseil, Je suis heureux de vous offrir mes félicitations pour votre élection et de vous souhaiter la bienvenue la plus cordiale en vous rappelant qu\u2019aujourd'hui vous constituez le trentième bureau de direction de la Chambre de commerce du district de Montréal, fondée en 1887.Vous le savez, Messieurs, votre fonction de conseiller n'est pas seulement un poste d'honneur, car j\u2019ai Fintention de vous appeler à représenter notre Chambre partout où les ni té rets du pays le demanderont et où vous aurez l'occasion de mettre à profit les utiles connaissances que vous avez acquises.Votre pratique des affaires et vos relations vous ont fait amasser un trésor de connaissances que je considère comme un bien de famille où nous avons le droit de puiser.Votre dévouement aux causes qui nous réunissent ici, votre collaboration constante avec le Président donneront à nos efforts communs les plus heureux résultats.C\u2019est la conclusion que je tire d\u2019un excellent article paru dans notre Bulletin de mai 1916 et dont vous me permettrez de citer l\u2019extrait suivant : \u2018\u2018La Chambre de commerce est, dans le sens le plus, élevé et le plus étendu, une oeuvre coopérative.Elle se compose d'une collectivité d'hommes d\u2019affaires dont chacun a des connaissances spéciales, un champ d'observation différent, une expérience personnelle.Elle a parmi ses membres des industriels et des négociants dans toutes les branches de l'activité économique.Chacun constate journellement, dans son genre d\u2019affaires, les lacunes, les erreurs, les faiblesses qui nuisent au développement normal de chaque commerce, de chaque industrie,\u2014et expose à la Chambre de commerce le résultat de ses observations et de ses recherches.\u201d Si vous vous inspirez de ces conseils, vous aurez tous.Messieurs, l'avantage de faire valoir vos connaissances et votre expérience pour le plus grand succès de notre Chambre de commerce eanadienne-française.tLe commerce canadien atteint à Fheure actuelle un volume inconnu jusqu\u2019ici.Les dernières statistiques que nous en possédons s\u2019étendent jusqu'à la fin d\u2019octobre dernier.Si nous considérons les périodes de douze mois se terminant fin octobre 1913,\t1914, 1915 et 1916, nous voyons le chiffre des opérations commerciales du Canady avant la guerre et la fluctuation de nos opérations depuis le début des hostilités.Voici donc quel a été le commerce du Canada, (marchandises seulement) durant ces quatre der nières années : .1914\t.1915\t.1916\t.Commerce total.$1.104,241,177 973,850,055 972,132,671 1.773,069.133 A l'importation.$674,313,226 514,585,914 421.584,597 716,929,813 A l'exportation.$429,927,951 459*264,141 oo0,o48,074 1,056,139,320 La première année de la guerre, notre commerce fléchit, et la baisse de nos échanges s'accentue en 1915 ; mais.en 1916, le commerce canadien atteint un chiffre relativement énorme, sans précédent, en augmentation de 38 pour cent sur la période d'avant-guerre.De plus, notre balance déficitaire du commerce est, depuis deux ans, devenue favorable : $128,963,477 en 1915, et en 1916 $339,209,507.\t## Cette balance accuse donc que la situation commerciale du Canada est, à l'heure actuelle, excellente ; mai-une analyse attentive indiquera que l\u2019avenir est incertain.Voici, pour les six principales branches de la production canadienne, quelle a été l'augmentation pour cent des exportations en 1916 relativement à 1913 : a Produits\tdes pêcheries.,\t.\t17.Produits\tdes folfts\t\t.20.Produits\tdes mines\t\t.\t25.Produits\tagricoles\t\t.\t51.Produits\tanimaux\t\t.\t58.Produits\tde l\u2019industrie.\t.86.L'augmentation du chiffre des exportations canadiennes est attribuable, dans une bonne mesure sans doute, à la hausse extraordinaire des prix : mais, comme le renchérissement a été général depuis trois ou quatre ans, on peut tenir pour à peu près exacte l'augmentation de chacune des branches de la production relativement aux autres* Et l\u2019on constate que l\u2019accroissement de l'exportation des produits industriels (86 pour 100) est de beaucoup la plus considérable.Les produits de l'industrie, qui se rangent immédiatement après les produits agricoles ($383,929,118 et $377,138,502) comptent pour 35 pour 1°0 dans le total des exportations canadiennes au cours des douze mois se terminant fin octobre 1916.Or, comme vous h?savez, la plus grande partie de ees produits de l'industrie consistent en munitions et autres fournitures de guerre.Donc, la paix rétablie, si nous voulons maintenir notre commerce extérieur, il nous faudra nous adapter aux conditions d'après-guerre, transformer une bonne partie de notre outillage industriel, trouver à une production nouvelle de nouveaux marchés.Ce sera là une oeuvre considérable.Ce n'est pas trop tôt pour se mettre au travail.îî faut rechercher les meilleurs moyens d'activer la production dans toutes les branches, surtout dans l\u2019industrie agricole, et se préparer méthodiquement à la conquête des marchés extérieurs qui nous sont accessibles.L'organisme d\u2019études qu'est la Chambre de commerce du district de Montreal travaillera, dans toute la mesure de ses moyens, à cette oeuvre de préparation.Le personnel de ses commissions sera renouvelé prochainement ; on very ., s\u2019il y & lieu de modifier quelques-unes de ees commissions, en vue d'une pins grande efficacité, et l'on en ereéra probablement une nouvelle, une commission d\u2019initiative qui aura surtout pour objet de faire, sur demande, l'étude préalable de quelques questions afin de leur donner la forme sous laquelle elles seront le plus propres à être prises en considération par !e Conseil.\t*1 Il y a plusieurs questions qui ne sont pas encore résolues; un plus grand nombre d\u2019autres questions seront soumises au cours du terme qui commence : nous é radierai? LA CHAMBRE HE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL lî JL.les unes et les autres avec la plus grjode attention, dans le seul but de leur apporter la solution la plus conforme à l'intérêt public.{Nous espérons pouvoir vous faire entendre, cette année encore, des causeries sur des sujets économiques d'inté-pratique.Nous ne doutons pas que tous les membres de la Chambre de commerce apprécieront les occasions qui leur seront offertes de compléter par là leur documentation et d\u2019augmenter leurs connaissances sur certains problèmes actuels.Permettez-moi, Messieurs, en terminant, de me faire .l\u2019écho de M.le ministre des Finances, qui recommande la plus stricte économie dans tous les domaines de la vie commerciale et industrielle et dans toutes les classée de la société.Il nous faudra, pour faire face à la situation future et effectuer la réorganisation nécessaire, le plus possible de capitaux disponibles.La manièrq de constituer ces capitaux est facile « indiquer : travailler davantage en réduisant au minimum les fraie d'exploitation et économise! la plus grande partie possible des bénéfices.Il y a trente ans cette année.Messieurs, que la Chambre de commerce est au esrvice de l'intérêt public.Je ne saurais rappeler ici toutes les initiatives utiles que notre corps a prises pendant cette carrière qui commence à compter ; je me bornerai à émettre le voeu que quelqu'un retrace quelque jour l'oeuvre de cette institution dont les exécutifs et les conseils du passé n'ont jamais ménagé ni leur temps ni leur travail.Il a été rumeur, dans quelques journaux, de la fusion \\\\oç le Board of Trade.Je ne puis que vous dire, à ce sujet, que la Chambre de commerce n'a entendu parler de lien.Messieurs les officiers et les conseillers, Messieurs les membres de la Chambre de commerce, je compte sur votre eollaboartion la plus active, et je vous offre en retour mon dévouement le plus entier.Messieurs les journalisas, je ne doute pas que vous continuerez d'exposer au public avec fidélité les projets et les oeuvres de la Chambre de commerce, et d avance je tous eu remercie.Rapport du secrétaire M.Rodolphe Brdani.secretaire sortant de charge, a fait le rapport suivant: Le secrétariat de la Chambre de commerce du district de Montréal a été très actif pendant l'exercice finissant Uu bref aperçu de l'ordre de ses activités donnera quelque idée du travail accompli.(Le secrétariat convoque la Chambre et le conseil, communique aux intéressés les questions référées aux commis-' invoque es commissions, note leurs délibérations, rédige les rapports qu'elles font au conseil et les procès-verbaux des réunions de la Chambre, du Conseil et des eom-suit# aux\t'M assçffiWéess oeas- titue les dossiers nécessaires, compile la documentation utile.Le secrétariat est chargé de la rédaction du Bulletin Mensuel, qui contient, outre d'intéressants articles sur l'actualité économique, une rubrique \u2018U/offre et la demande\", où les lecteurs peuvent trouver des occasions avantageuse?et un accusé de réception, où sont énumérées les publications reçues par la Chambre et mises à la disposition de nos membres dans la salle de lecture.Durant l'année .«coulée, le bureau do la Chambre de commerce a reçu ly24S lettres et en a expédié 3,480, à part les circulaires et les envois de comptes.Le secrétariat répond, par lettre, par téléphone et per-onnellement aux demandes de renseignements, et il fournit sur demande les noms des commerçants de tous les pays qui annoncent, sous un numéro d'ordre dans le Weekly Bulletin.Il délivre des certificats d\u2019origine aux exportateurs et s'occupe, à la demande de l\u2019exécutif, de diverses organisations qui n'intéressent qu'indireetement la Chambre de commerce.Je crois que ce bref aperçu suffira pour que les membres de la Chambre de commerce apprécient à sa juste valeur le travail utile et méthodique accompli par le personnel très limité de notre institution.Le tout respectueusement soumis.Montréal, 14 février 1917.Impressions de bonne entente (Rapport fait d la Chambre Je commerce, le mercredi 24 janvier 1917, /xir M.Leon Lorrain,) Personne n'iguore plus que les lundi 8, mardi 9 et rarreredi 10 janvier 1917, une mission nombreuse et distinguée est allée rendre la visite qu\u2019en octobre dernier des homn*^ importants de la province d'Ontario avaient faite à la province de Québec.La Chambre de commerce du district de Montréal était représentée par MM.Ludger 0ravel, président ; Rodolphe Bédard, secrétaire : Alfred Lambert et J.-N.Cabana, conseillers ; Dr J.C.Poissant, Léon Lorrain, secrétaire adjoint.Oa n\u2019attend pas de nous que nous fassions un rapport circonstancié de cette visite, dont tous les journaux ont rendu compte.Xous donnerons plutôt les impressions qu\u2019elle nous a faites et celles que nous supposons qu'elle s laissées à nos généreux amphitryons.Depuis notre arrivée à Toronto jusqu'à notre départ, nous n'avons cessé d'être l'objet de la plus cordiale et de la plus franche hospitalité.Qu'il nous ?uffise de rappeler la réception à l'Hôtel de ville de Toronto, la visite d\u2019une grande fabrique de munitions, le déjeuner à l\u2019Université,'la visite de PEeoie technique.la collation d'uu titre universitaire à sir Georges Gar-ceau.après un joli dLconrs en français par M.le professeur Squaire ; le diner au King Edward, présidé par 8.H.le lieutenant-gouverneur de la province, et auxquels assis-le pfçûihr ministre h' çfccf d# l oppositiQy de l'Oiw 18 LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL tario et le premier ministre de notre province.Qu\u2019il nous soit permir de rappeler notre réception, à la gare de Hamilton, par une.garde d\u2019honneur, puis à l\u2019Hôtel de ville, où l\u2019on eut la délicatesse de nous souhaiter la bienvenue en français ; le déjeuner, suivi d\u2019un long entretien à coeur ouvert, le dîner, au cours duquel s\u2019exprimèrent, d*\\ns les conversations et les discours, tant de pensées sincères qu\u2019il importait de faire connaître.Rappelons enfin la promenade aux chutes Niagara, le déjeuner à la fourchette, le retour dans le train dont une opportune tempe» j de neige ralentissait la marche, prolongeant ainsi le voyage et la prise de contact, qui fut souvent révélatrice, entre les deux éléments constitutifs du peuple canadien.Car nos différends naissent presque toujours de nos différences.Nous sommes différents après cent cinquante ans de vie commune ; ne serait-ce pas un miracle si, maintenant, nous devenions semblables ?Ce n\u2019est pas possible, ce n\u2019est peut-être même pas désirable.Différent ne signifie point nécessairement antagoniste ; loin d\u2019être rivaux, deux êtres, deux peuples différents peuvent être complémentaires.C\u2019est notre devoir au Canada, c\u2019est notre sort Telles, \u2014dans un tissu, la trame et la chaîne étroitement croisées sans jamais se confondre, c\u2019est nous, eux et nous, qui tisserons les destinées du Canada ; chacune des deux races a, en effet, des qualités, des vertus propres, qui loin de se neutraliser par la lutte, doivent collaborer au progrès du pays.A Hamilton, le mardi matin, le programme portait l\u2019ascension de la montagne.Nous avons monté en funiculaire sur l\u2019élévation qui domine la ville.Or, parvenus au sommet, nous avons constaté avec surprise que cette prétendue montagne n\u2019avait pas d\u2019autre versant : devant nous s\u2019étendait un interminable plateau.Et nos aimables ciceroni de nous expliquer que cette montagne, à proprement parler, n\u2019en est pas une, puisqu\u2019elle n\u2019a qu\u2019une pente.Et nous avons compris que les habitants de Hamilton, gens subtils, nous avaient fait faire une ascension symbolique.Souvent-, en effet, on se fait une montagne d\u2019une question qu\u2019on ne voit que d\u2019un seul coté ; si l\u2019on sait s\u2019élever au-dessus des préjugés, on découvre bientôt, que c\u2019est un simple accident.Le tout est de savoir s\u2019élever.Les réunions de Bonne Entente nous y aideront, eux et nous.A vrai dire, nous les connaissons un peu mieux qu\u2019ils ne nous connaissent.Notre race a, plus que l\u2019autre, une aptitude naturelle à comprendre autrui, et surtout nous lisons leurs journaux et leurs livres, tandis qu\u2019ils ne lisent pas les nôtres, nous parlons presque tous leur langue et eux ignorent preque tous la nôtre.Nous sommes différents, mais pour nous entendre, il suffira de nous comprendre, et Bonne Entente signifie ensemble ceci et cela.Comment les Anglo-Canadiens, qui ne lisent que leurs journaux, nous connaîtraient-ils, quand leurs journaux ne parient à peu près jamais de nous que pour les besoins électoraux de leurs maîtres ?A ce propos, c\u2019est pour nous un devoir de remercier le journal de Toronto, qui nous a permis de faire voir le procédé à nos amis de la Bonne Entente.Le jour où bous étions à Toronto, il y avait quelque part dans la province une élection à la Législature.Or, un journal de parti\u2014qu\u2019importe le parti, l\u2019autre l\u2019eût fait aus- si\u2014assurait que toutes les cloches catholiques de la province de Québec attendaient, pour sonner à toute volée, la victoire du candidat adverse.Et l\u2019on racontait joyeusement, dans les groupes de Bonne Entente, que sir Lomer Gouin, à qui l\u2019on demandait son avis là-dessus, aurait avoué tranquillement qu\u2019il ignorait qu\u2019il y eût une élection partiellejM* dans l\u2019Ontario.Et voilà quelques centaines d\u2019hommes intelligents de la province voisine convaincus qu\u2019il ne faut pas croire ce qu\u2019on dit de nous, mais co que nous disons.Nous avons dit des choses vraies, nécessaires, propres à dissiper des ignorances, à faire disparaître de3 préjugés, à grouper les bonnes volontés.On ne doit pas attendre des miracles de la Ronne Entente, mais on peut an attendre d\u2019heureux résultats: une Las» est désormais jetée, sur laquelle trouveront place tous les hommes de bonne foi.H fallait d\u2019abord se connaître; grâce à la Bonne Entente on se connaît mieux.Le préjugé le plus néfaste,\u2014à savoir, que le Canadien français établi dans l\u2019Ontario ne veut pas apprendre l\u2019anglais\u2014a disparu, comme une chauve-souris, des esprits où la logique a projeté ses rayons lumineux.Après les déjeuners et los dîners où les nôtres avaient pris la parole dans un anglais impeccable, des amis de Toronto et de Hamilton nous demandaient invariablement: \u201cComment est-ce donc quand ils parlent leur langue?_____Mais où ont-ils appris l\u2019anglais?\u2014 \u201cHans la province de Québec, répondions-nous.\u201d Et invariablement nous ajoutions: \u201cEt si nous apprenons aussi bien l\u2019anglais dans la province de Québec, croiriez-vous que les nôtres, établis dans la province d\u2019Ontario où ils en ont bien plus besoin, refuseraient de l\u2019apprendre?\u201d \u2014 \u201cIt's absurd!\u201d répondaient-ils invariablement.Et ce ne fut pas là le seul préjugé dont on fit voir à nos amis l\u2019absurdité.Nous sommes, plus que vous, respectueux des lois de la nature, de nos devoirs envers notre pays\u2014remarqnait M.le juge Pelletier\u2014nous avons beaucoup d\u2019enfants.Doit-on faire un crime au cultivateur canadien-français qui a plus d\u2019enfants que sa terre n\u2019en peut nourrir, d\u2019en laisser venir quelques-uns dans l'Ontario ?Et M.le sénateur Dandurand ajoutait : Pourquoi certains de vos journaux, qui saluent avec enthousiasme l\u2019immigration de cinq cent familles Scandinaves, doivent-ils s\u2019alarmer devant l\u2019arrivée de cinq cents familles de la province de Québec ?Et M.le sénateur Beaubien : Si le Canada, dont la population s\u2019accroît par l\u2019apport de toutes les nations du monde, doit rester canadien, ou même britannique, ne sera' ce pas par la coopération de la race qui l\u2019a colonisé et de 1/.^ race qui l\u2019a conquis?Qu\u2019il nous soit permis de nous attarder un peu sur un discours qui n\u2019a pas été rapporté parce qu\u2019il a été prononcé en chemin de fer, devant un simple groupe,\u2014sur un discours remarquable du colonel Mulloy qui, avec la rude franchise d\u2019un soldat et ia concentration de pensée d'un aveugle * ^ lettré, a touché en quelques mots précis le fond de la ques-tim.La guerre, toute importante qu\u2019elle est, ne devrait te- LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL 19 nir que le 9eeond plan dans nos réunions de Bonne Entente; il importe d\u2019abord de bien nous entendre ici, a dit le colonel Muîîoy, et il pouvait parler ainsi celui qui a perdu au service de l\u2019Empire le plus précieux des sens.Et il ajoutait: Y a-t-il un seul homme dans la province d\u2019Ontario qui voudrait\u2014renchérissanut sur le Prussien au point de le faire oublier dans l\u2019histoire\u2014y a-t-il un seul homme qui veuille empêcher le petit Canadien-français de la province d\u2019Ontario de parler sa langue dans sa famille ?Non, évi-demr enh On nous dit, poursuit le colonel Mulîoy, que l\u2019enseignement du français dans l\u2019Ontario n\u2019est pas garanti par une loi, par un traité.Qu\u2019est-ce que c\u2019est qu\u2019un traité ?demande le colonel.La neutralité de la Belgique était garantie par un traité, et l\u2019on sait ce qui est arrivé.D\u2019autre part, la France et la Crande-Bretagne combattent aujourd\u2019hui côte à cote et, pourtant, il n\u2019y avait entre elles aucun traité : elles étaient liées par une entente, par la Bonne Entente.Donc, conclut le colonel Mulloy, avec une irréfutable logique, le petit Canadien français parlera sa langue chez lui.Or, qui niera qu\u2019il est de l\u2019intérêt de cette province que le français que l\u2019on y parle scit du bon français ?Par conséquent, pourquoi ne pas établir une école normale qui formerait des professeurs bilingues compétents ?M.J.P.Bell, au dîner de Hamilton, proposait que le français fut décrété obligatoire dans l\u2019Ontario, et l'anglais dans le Québec.Et tous les convives applaudissaient à cette proposition.En attendant que tout le monde dans les deux provinces parle les d^ux langues, il est équitable\u2014selon la remarque de M.Kerwin Martin\u2014que les négociants du Québec écrivent en français aux commerçants d'Ontaric et qu\u2019ils acceptent de ceux-ci des lettres anglaises.Voilà quelques-unes des idées qui ont été exprimées nettement, et recueillies par des cerveaux aptes à les comprendre et capables de les méditer.Voilà quelques-unes de nos impressions de Bonne Entente.La démonstration est faite, croyons-nons qu\u2019il est indispensable et qu\u2019il sera relativement facile de nous entendre.Dîner à M.Frank Pauzé ( i ) Le jeudi soir 14 décembre 1916, un groupe d\u2019amis donnait, an Ritz-Cari ton, un dîner à M.Frank Pauzé, ancien président de la Chambre de commerce du district de Monterai, membre de la mission commerciale canadienne en Europe.M.Ludger Gravel présidait et l\u2019on remarquait autour de la table : MM.H.Laporte, Isaïe Préfontaine, le général Labelle, G.-H.Catelli, O.-S.Perrault, Adélard Fortier, anciens présidents de la Chambre de commerce ; MM.W.G.Ross, président de la Commission du Port de Montréal ; A.Tarut et Paul Seurot, délégués de la Chambre de commerce française de Montréal ; J.-E.-C.Daoust, Joseph Quintal, Joseph Fortier, Edouard Montpetit, Rodolphe Bédard, (î) Cette note aurait dû paraître dans îe numéro précédent du Bulletin ü en fuel.Alfred Lambert, Georges Gonthier, Edouard Fabre Sur-veyer, J.-N.Chevrier, J.-N.Cabana, J.-B.Baillargeon, Raoul Grothé, Le Dr Boutin, le Dr Racicot, T.-X.Renaud, Victor Tardif, Léon Lorrain.MM.Charles Beaubien, sénateur ; H.B.Walker, président du Board of Trade, et George A.Slater, président de la section montréalaise de la Canadian Manufacturera Association, s\u2019étaient fait excuser.Ont pris la paroîè : MM.Ludger Gravel et J.-E.-C.Daoust,.qui ont souhaité la bienvenue à M.Pauzé ; M.Frank Pauzé, qui a raconté de très intéressants épisodes de son voyage avec la mission canadienne ; MM.Ross, Seurot, le général Labelle, H.Laporte, Adélard Fortier, qui ont parlé des perspectives commerciales et des possibilités d\u2019action des chambres de commerce ; MM.Isaïe Préfontaine, président de la corporation de l\u2019Ecole des Hautes Etudes commerciales, et M.Edouard Montpetit, le distingué professeur, qui ont montré l\u2019importance d\u2019une formation ora-tique supérieure pour les luttes commerciales de demain.Le souvenir de ce dîner intime restera comme le témoignage rendu à un ancien président et à un membres très dévoué de la Chambre de commerce du district de Montréal.Economîsonm Sir Thomas White, ministre des Finances, invite chaleureusement toutes les classes de la société à pratiquer la plus stricte économie d\u2019ici la fin de la guerre, et nous espérons que son appel sera entendu.Les statistiques établissent qu'au cours des douze mois se terminant fin mars 1916, on a importé au Canada des objets de luxe pour une valeur de 32 millions.Songe-t-on que ces énormes achats de supcrilu à l\u2019étranger appauvrissent d\u2019autant le pays, qui a besoin de toutes ses disponibilités pour faire face à l\u2019après-guerre ?Comme îe disait M.J.-E.-C.Daoust, le nouveau président de la Chambre de commerce, en prenant le fauteuil à la séance générale annuelle : \u2018Tl nous faudra, pour faire face à la situation future, pour effectuer la réorganisation nécessaire, îe plus possible de capitaux disponibles.La manière de constitutuer ces capitaux est facile à indiquer : travailler davantage en réduisant au minimum les frais d\u2019exploitation, et économiser la plus grande partie possible des capitaux/\u2019 Les économies ainsi ralisées et disponibles trouveront un placement de premier ordre\u2014tout en permettant à l\u2019épargnant de faire oeuvre patriotique\u2014dans les emprunts de guerre, et notamment dan3 les bons d'épargne remboursables dans trois ans et comportant une jolie prime.Actuellement, la vie est très chère ; en d'autres t.*rmea, la puissance d'achat du dollar est amoindrie.Or, au retour des conditions normales, les prix subiront une baisse générale, et le pouvoir d\u2019achat du dollar augmentera d\u2019autant.Par conséquent, avec chaque dollar que vous aurez économisé, vous pourrez vous procurer plus que vous r/auriez en le dépensant maintenant Donc, chaque dollar épargné portera, outre l\u2019intérêt courant, une prime égale à la différence en- 20 LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL tre ce qu\u2019un dollar peut acheter maintenaut et ce qu\u2019il pourra acheter alors.Multipliée par cent, par mille, cette prime atteindra un ^hif/re qui étonnerait ceux qui n\u2019ont pas l'habitude de réfléchir sur ces problèmes.L'épargne est donc, à l'heure actuelle, plus nécessaire et plus profitable que jamais.Assemblée générale spéciale de la mise en nomination La Chambre de commerce a tenu, le mercredi 24 janvier 1917% sa séance générale spéciale pour la mise en nomination, sous la présidence de M.Ludger Gravel.Présents:\u2014 MM.J.-E.-C.Daoust, 1er vice-président, Joseph Quintal, 2ème vice-président ; Rodolphe Bé-dard, secrétaire ; Frank Pauzé, Jos.Fortier, J.-O.Labrec-que, J.-H.Paul Saucier, C.-E.Racine, Alfred (Lambert, Emile Rolland, Oscar F.Berthiaumc, J.-X.Cabana, Déon Gagné, Jrv Alex.Brossard, S.Ouimet, Etienne Blanchard, Alex.Charette, J.-G.-A.Fi lion, Jos.Ethier, P.Daoust, Dr.J.-C.Poissant, A.-A.Labreoque, J.-D.Boileau, J.-X.-R.Cousineau, Horace Desîoges, Victor Archambault, Léon Trépanier, L.-M.Cômellier.Edmond Brossard, Avila Du-fort, Armand Desrosiers, J.-I.Lussier, Alfred Barrette, J.-V.Desaulniers, Jos.Dagenais, Ed.Gernaey, Henri Viau, T.Théo.Valiquette, J.-P.Gervais, Oscar Lavallée, Xoé Lc-claire, J.-A.Laferté, J.-T.Armand, René Lessard, Geo.Paré, J.-H.-E.Pellerin, Arthur Vincent, Alfred Roy, Dr.F.-T.Daubigny, L.-A.Morency, Alex.Prud\u2019homme, Lambert de Roode, Léon Lorrain, secrétaire adjoint.REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES.\u2014 Sir Robert Borden remercie la Chambre des condoléances qu\u2019elle lui a transmises à l\u2019occasion de la mort de l\u2019hon.M.T.Chase^Casgrain.Mme Mariotti et sa famille remercient la Chambre des sympathies exprimées à cause de la mort de M.Casimire Mariotti.MI SEE COMMERCIAL A MONTREAL, \u2014 Sir Isomer Gouin accuse réception d'une résolution de la Chambre à ce sujet.Le secrétaire adjoint reçoit instruction de donner suite à diverses demandes de renseignements.REGLEMENTS.\u2014 Le secrétaire adjoint donne lecture des articles des Statuts de la Chambre avant trait aux élections, et dépose sur la table le relevé des présences.REMARQUES 1>E M.LE PRESIDENT.\u2014 M.le président fait quelques remarques : \u2018Te rapport du président et celui du trésorier, dit-il, devraient être faits à la séance de mise en nomination afin qu'on puisse, avant de choisir des candidats, juger les officiers et conseillers sortant de charge.Mais ces rapporta ont Vigours été faits le jour de !a proclamation des résultats de l'élection.J'ai voulu suiv.'e la coutume : c'est pourquoi, cette année encore, ces rapports vous seront soumis le H février prochain.\u2018\u2018Le terme annuel du président est trop court, ajoute M.Gravel ;\u2014je suis à mon aise pour le dire au moment où je quitte la présidence.H faut pas mal de temps pour se mettre au courant, et plusieurs questions ne sont pas résolues, malgré toute la bonne volonté de la Chambre, pendant l\u2019espace d'un teime f il faut donc qu\u2019un nouveau président remette la question à l\u2019étude afin de la connaître fussi bien que son prédécesseur.\u201cIl serait, je crois, de h\u2019intérêt de a Chambre, que le président fut élu pour plus d'un an.\u201cJe me fais un plaisir, continue M.le président, de féliciter ceux qui ont suivi avec assiduité les réunions de la Chambre et du-Conseil et les séances des commissions dont ils faisaient partie.Mais j'ai le regret de dire que d\u2019autres membres de la- Chambre, des commissions et même du Conseil n'ont pas suivi nos délibérations avec l\u2019assiduité qu\u2019on désirait, qu\u2019on attendait d\u2019eux.Il est inutile de s\u2019attarder sur le passé ; mais j'espère qu'à l\u2019avenir personne ne méritera semblable reproche.Vous avez dû constater à la lecture du Bulletin, numéro de décembre, ajoute en terminant M.Gravel, que la liste des membres est un peu moins longue que celle de l\u2019année précédente, malgré le succès du recrutement de nouveaux membres, dont on vous fera rapport à l\u2019assemblée générale annuelle.Cela vient de ce que nous avons rayé des listes les noms d'un certain nombre de messieurs qui avaient depuis plus ou moins longtemps manifesté leur intention de ne plus faire partie de la Chambre de commerce.\u201cLes noms des nouveaux membres remplacent graduellement ceux que nous avons retranchés de nos listes où ils n\u2019avaient aucune raison d'être.Election du président M.J.-E.-C.DAOUST est proposé à la charge de prérident par MM.Ludger Gravel, Jos.Contant, Isa*e Préfontaine, Frank Pauzé.0?^S.Perrault, Armand Chaput, Joseph Ainey, E.-W.Villeneuve, Emery Larivière, Hon.X.Pérodeau, A.Berthiaume, J.-X.Cabana, S.-D.Joubert, E.Daoust, Adélard Fortier, Général A.-E.Labelle, Zéph.Hébert, A.-P.I^espéranee, Eugène Tarte, J.-A.Vaillan-court.W.Cédilot, M.P.P., Patrick Th bee, Hon.J.-M.Wilson, J.-B.-A.Lanctôt, L.-C.de Tonnincour, Beaudry Leman, F.-E.Fontaine, R.Préfontaine, H.Godin, J.-Bte La-pointe, William I.Gear, Joseph Fortier, Hon.C.-P.Beau-bien, Ed.Fabre-Su never, C.R.; Eugène Prévost, A.Roy.Aucune proposition contraire n'étant faite, le candidat est déclaré élu président de la Chambre pour l'année 1917-1918.ELECTION DU 1er VICE-PRESIDENT M.JOSEPH QUINTAL est proposé comme candidat à ce poste par MM.Isaïe Préfontaine.Ludger Gravel, Jos.Contant, Eknery Larivière, S.-D.Joubert, Joseph Ainey, A.Berthiaume, Joseph Fortier, E.-W.Villeneuve, Patrick Dubee, C.-H.Catelli, J.-A.Vaillancourt, Frank Pauzé, W.Cédilot, M.P.P., Armand Chaput, Adélard Fortier, N.Pérodeau, Eugène Tarte, O.-S.Perrault* H.Godin, A.-P.Lespéran^p, Zéph.Hébert, J.-M.\\V)üson, J.-B.-A.Lanctôt, Bçaudry-Leman, L.-C.de Tounancour, F.-E.Fontaine, R. LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL n Préfontaine, E.Daoust, J.-Bte Lapointe, William I.Gear, C.-P.Beaubien, A.-E.Labelle, Ed.Fabre-Surveyer, C.R., A.Roy.Aucune proposition contraire n'étant faite, le candidat est élu premier vice-président de la Chambre pour l'année 191 » 1918.ELECTION DU 2ème VICE-PRESIDENT M.ALFRED LAMBERT est proposé à ce poste par MM.Joseph Fortier, Ed.Fabre-» l\u2019Ave Victoria A Snowdon 19 mia Service 4e\t1.99 aaa A\t9.99\tpua BOUT DE LTLE D»\tLaoaU»\t«t N.-Danse.99 mia Servie»\td»\t9.99 aaa A 11.99 alunit TETRA ULTVTLLB Do\tTnanllo\tat N.-Dome 19 min.Servie»\tde\t9.99 ata A 9.99 am.51\tmia Service de 5.00 am.4 t 84 pa 19 min.Servie» d» 8 80 p m.4 7.90 p.a.99 mia Servie» de T.99 p.m.4 11 00 minuit POINTE AUX TREMBLES De Notre-Dame et 1ère\t15 ir\u2019.*.Service de\t9.15 am.4\t1.94\tp.m.Avenu», Maison neuve.\t2f min.Servie» de\t9 99 p.m.à\t11.29\tam Dernier char extra pour lo Boulevard S;-Bernard 4 1.29 am.Toute* COMMANDES evêrntce* promptement dan» toute» le» parti* de te ville sacs frais extra, AUX TL CS BAS PRIX Commandes par télépixon promptement exécutées.DU FORT & BEAUDOIN PAILLE, GRAINS ET FOIN\tEN GROS ET EE 1402 A VENUE HOTEL DE VILLE Tel St-Louis 5742-1457 4 r ¦ K, ¦ Tin LA CHAMBHB D1 COMMERCE DU DISTRICT DR MONTREAL Art.LaRue, Eugène Trudel, C.A., L.I.C.C.A., L.I,C, LaRue & Trudel COMPTA BLES LICENCIES (Charte-i-ed Accountant») 126 rue St-Pieire - Québec LaRUE, TRUDEL & PICHER liquidateur* de faillite*, administrateurs de ¦accessions.fiduciairee.compromis entre débiteurs et créanciers, expertises.Téléphones: 45S0-4521 P.A.Gagnon, C.A.Arthur L\u2019Heuveux, C.A.Gagnon S l\u2019Heureux Comptable licencié Charterer Accountant Chambres 316, 316 et 317, EDIFICE BANQUE DE QUEBEC Télép>one Main 3570.L.-A.CARON COMPTABLE LICENCIE Institut de ; 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A l\u2019étranger: Londr' \u2022¦.Angleterre, New-York.Chicago.Spokane, Etats-Unis.Sir William Macdonald.M Wm McMaster.M D.Forbes Angus.AFFAIRES GENERALES DE BANQUE BANQUE D'HOCHELAGA CAPITAL YEaSE ET FONDS DE RESERVE.$7,700,000 TOTAL DE L\u2019AuTlF, AC-DELA DE.$42,000,000 CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION : Messieurs J.-A.VaJUaucottfi, président; l\u2019hon.F.-L.Béique, vice-président; A.Turcotte, E.-H.Leroay, Y*ion.J.-M.Wilson, A.-A.Larocque, À -W.Bonner.Beaudry Leman, Gérant général.Yvon Lamarre, Inspecteur; J.-C.Thivierge, Contrôleur.F.-G.Leduc, gérant, bureau 95 rue S.-Jacques; Siège Social: MONTREAL, 175 Succursales et Agences an Canada.$2 Bureaux de Quartiers.La Banque émet de* Lettres de Crédit Circulaires et Mandats pour les voyageurs, payables dans toutes les parties du monde, ouvre des crédits commerciaux, achète des traites sur les pays étrangers; vend des chèques et fail des paiements télégraphiques sur les principales villes du monde; prend un soin spécial des encaissements qui lui sont confiés, et fait remise promptement au plus bas taux du change.La Banque des Marchands du Canada FOND! KM L'AN 1IM Capital versé -\t-\t-\t$7,000.000 , Réserve et profits indivis - 7.250.984 Siège social: 205.RUE ST-JACQl ES Sir H.Montagu Allan.\tK.W.Blackwell.Président.\tVice-Président.Thos.Long\tC.C.Baliantyn* A.J.Dawes Andrew a.Allan G.L.Caine\tA.B.Evan» F.Robertson\tF.Orr Lewis F.Howard Wilson E.F.Hebden\tThos.Ahearn E.F.Hebden.Directeur-gérant D.C.Macarow, Gérant-général.T.E.Merrett.Surintendant des succursales et insp en chef.Succursales dans la ville: 1255.rue Sainte-Catherine Est ;\t3*0.Sainte-Catherine Ouest ;\t1319 Boulevard Saint-Laurent; 1S6S Boulevard Saint-Laurent:\t*72 rue Centre, et Coin St-Denis et St-Zotique CETTE BANQJJE Transige des affaires de banque en général, émet des Crédits commerciaux négociables en Chine, au Japon et ailleurs, des lettres de crédit pour voyageurs valables dans toutes les parties du monde, des mandats payables sans frais dans toutes les banques du Canada.Grâce â nos 217 succursales réparties entre l\u2019Atlantique et le Pacifique, nos facilités pour la transaction des affaires sont inégalables DEPARTEMENT D\u2019EPARGNE On reçoit des dépôts de $1.00 en montant; on paye le taux d\u2019intérêt le plus élevé.BANQUE PROVINCIALE DU CANADA SIEGE SOCIAL: Capital autorisé : 82.000.000.ET 9 PLACE D ARMES.Capital versé: 81.000.000.Fonds de réserve: *700.000.Total de l\u2019actif au 30 décembre 1916: 818,411,161.20.COS SE IL D\u2019ADN I NTS TR ATION.Président* M.H.Laporte, président de Laporte Martin.(Ltée».\tM.G.M.Bosworth.Vice-Président Canadian Pacific Railway Co.t K .'-Président: M.W.F.Carstley.capitaliste.\tH on.Alphonse Racine, président de Alphonse Racine.(Lté«>.Vice-Président: M.Tancrède Bienvenu, administrateur de Lake of M.L J.O.Beauchemin.président de la Librairie Beauehemin.(I.té»>.the Woods Milling Co.\tM.Martial Chevalier.Dir.-Gén.du Crédit Foncier Franco Canadien.BUREAU DE CONTROLE.(Commissaire» Censeur») Préstcent: Hon.Sir Alexandre Lacoste.CR., Ex-Juge en Chef de la Cour du Banc au KOI.Vice-Président : Docteur E.P.Lachapelle, administrateur du Crédit Foncier Franco Canadien.H on.N.Pérodeau.N.P., Ministre sans portefeuille du Gouvernement de Québec.BUREAU CHEF.Directeur-gérant général: M Tancrède Bienvenu.A.Giroux, secrétaire.MM.M.Larose.inspecteur en chef; J.A.Turcot, inspecteur: A Thibault.E.*-angl- is.assistant-; 82 succursales dans les province» de Québec.Ontario et Nouveau-Brunswick Emission de lettre de crédit circulaires payables dans toutes les parties du monde Ouverture de crédits commerciaux.Cette Banque est la seule au Canada dont les fonds, déposés à son département d* Epargnes, censeurs qui examine mensuellement les placements ainsi faits »ieat contrôlés par un Comité de fi Donne toute une nuit d'éclairage pour % de cent.La lieuse MONTREAL BEAUTY Prix: $1.00 et 10e extra par malle Ustensiles de cuisij Quincaillerie Generale Importateur direct de Ferronnerie de construction Coutellerie de table et de cuisine, des meilleures marques.et articles de ménage Accessoires pour hotel, café et restaurant Outils de précision pour tout et pour tous SATISFACTION GARANTIE L.J.A.SURVEYER, Limitée 52, boulevard St-Laurent Graines de Semence, Plantes, etc.Mon nom eau catalogue français (le plus complet du pays) pour graines de légumes, fleurs, gazon, arbres d\u2019ornementation et à fruits, arbustes, rosiers (85 variétés) etc., etc.SERA PRET VERS LE 15 JANVIER Je vous l\u2019adresserai, sur demande.S.V.P.me donner votre adresse, Tel.Main 3036, aujourd\u2019hui.ARTICLES POUR VOLAILLES, TOUTES ESPECES HECTOR L.DERY 21 et 23 NOTRE-DAME EST MONTREAL Gloxinia.LE MEILLEUR Tabac Canadien LE TABAC ROSE 011» EL est fibriqué de tabac Canadien naturel de ehoix.scientif\u2019qiiemcnt cultivé, récolté, séché et ayant *ubi une matuntim parfaite.II est garanti pur et exempt de toule sophistication et de înouillade**.Essaye*-e*i un paquet: 5 ets chez tou> le* marchands.ROCK CITY TOBACCO CO.LIMITED BRITISH COLONIAL FIRE INSURANCE COMPANY.ÀSSURANCE=INCENDIE BUREAUX : Edifice Royal, - 2 place d\u2019Armes, MONTREAL.Agents demandés dans tous les districts non représentés.¦ ! - .- La Cie d Imp GODIN-MENARD Ltée.41, Bonsecours."]
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