Bulletin /, 1 novembre 1934, Novembre
[" ?\t36e ANNEE ronotrru mm ?NOVEMBRE 1934 ?LE BULLETIN DE LA CHAMBRE DE COMMERCE ?SOMMAIRE\t?Les travaux de ta Chambre:\t Procès-verbal, 24 octobre\t111 Procès-verbal, 7 novembre\t113 Amendements aux lois provinciales\t114 Le commerce du poisson\t115 Le commerce des oeufs au Roy^.u-\t me-Uni\t116 Le bois pour construction légère\t dans les Midlands anglais\t117 Progrès industriels et agricoles\t117 Activités de la Section Junior\t Conseil\t118 Dîner-causerie\t118 A Tenseigne de l\u2019aigle bleu (fin)\t118 Adaptation de la production à\t la consommation\t119 LES BERMUDES ET LES ANTILLES ANGLAISES Cint'i navire» fameux: Le Lad)/ Nelson, le Lady Drake, h Lady Homer h, h Lady Jiod ne y, le Lady Hawkins.Allez aux Bermudes et aux Antilles cet hiver.Oubliez le froid et la neige et voguez vers cch Iles romantiques où vous pourrez pratiquer tous vos sports favoris dans un décor enchanteur.Le voyage s\u2019effectue à bord des célèbres navires du type \u201cLady\u201d de in Canadian National Steamships à bord desquels les voyageurs trouvent tout le confort désirable, une excellente cuisine et des jeux variés.Pour renseignements détaillés s'adresser aux agence» de tourisme, aux gareh ou à la CANADIAN NATIONAL STEAMSHIPS 384, rue Saint-Jacques,\t-\tMontréal MArquette 4731 La Compagnie des Tramways de Montréal dépense chaque hiver environ $300,000, c\u2019est-à-dire un peu plus de $1,000 par mille de longueur pour l\u2019enlèvement de la neige et de la glace sur la largeur des voies et entrevoies.Les maisons de commerce pourraient aider de leur côté à diminuer les délais qui ont lieu en hiver, en donnant à leurs camionneurs et conducteurs de trucks l\u2019ordre formel d\u2019éviter les voies de tramways, tout spécialement aux intersections principales cela accélérerait la vitesse de la circulation et rendrait ainsi un grand service aux employés de commerce, aux clients des grands magasins et, d\u2019une façon générale, à toute la population de Montréal.Ç TRAMWAYS 3 Vraiment une révélation .de la première à la dernière bouffée ! Fumez dès aujourd\u2019hui LE CIGARE\t\u201e\tM\u2014-* PUR HAVANE Panetela Diplomat Cabinet 10c\t2 pour 25c\t15c Toujours frais dans I9enveloppe Cellophane LE CHATEAU LAURIER Le Château Laurier, à Ottawa, est le rendez-vous de tout le pays.On peut dire que c\u2019est le foyer de la nation.On y trouve tout le confort de chez soi et, si l\u2019on veut, le plus grand luxe à des prix très raisonnables.Situé près de la gare, à côté des édifices parlementaires et dans le quartier des affaires c\u2019est l\u2019hôtel idéal pour qui se rend à Ottawa.Le Château Laurier est un hôtel du CANADIEN NATIONAL PRÉSIDENT : M.PHILIAS PARÉ, G, A.Grier à Sons, Ltd., 2120 Notre-Dame Ouest.CONSEIL D ADMINISTRATION de la CHAMBRE de COMMERCE pour 1934-1935 2ème VICE-PRÉSIDENT M.ALPHONSE MILETTE Administrateur 1106 COte du Heaver Hall.1er VICE-PRÉSIDENT : M.T.TAGGART-SMYTH Gérant général, Banque d\u2019épargne, 262 rue St-Jacque» Ouest.TRÉSORIER HONORAIRE M.RENÉ MORIN, Dir.\u201cTrust Général du Canada\u201d, 112 rue St-Jacques Ouest.SECRÉTAIRE : M.J.C.GROVES-CONTANT 26 rue St-Jacques Est.MEMBRES DU CONSEIL : Beaudry J.-H., march, de cuir, 148 St-Paul Est.Boileau, Ulric, entrepreneur.4869 Garnier.Brosseau, Thomas, Dom.Oil Cloth Co., 2192 Ste-C&therine Est.Carmel, J.-R., Mtl.Refrlgering A Storage Ltd., 1100 Craig Est.Chartré, Maurice, de \u201cLaRu«* A Trader', 39 St-Jacques Est.Corbeii, Emile, de \"Corbeil Ltée\", 481 £t-Paul Es'.Couvrette, Eugène, de \"Couvrette A Saurioi\u201d, 120 St-Paul Est.Gagnon, Paul-A., de \u201cRougler Frères, Inc.\u201d, 350 I^moine O.Genest, Edgar, gér.\"Molsons' Brewery Ltd.\u201d, 1670 Notre-Dame Est.Gratton, V., \u201cTechnical Research\u201d, 477 St-Frs-Xavier.MM.Hudon, Chs., gérant, Hanque de Montréal.260 St-Paul Est.Hurtubise, Joseph, courtier en assurances, 600 Place d\u2019Armes.Joubert, Zéphirin.de J.J.Joubert, Ltée, 4141 rue St-André.Laurey», H.Dlr.Ecole de» H.Etude» comm., 535 Ave Viger, Leclair, J.-A.-A., entrepreneur, 214 New Birks Bldg.Marceau, G.Henri, parfumeur.2 rue Rodney.Nadeau, H., \"Laboratoire Nadeau, Ltée\u201d, 100 St-Paul Ouest.Perrault, J.-J., architecte.4200 Sherbrooke Ouest.Pratt, Georges, Administrateur.734 Ave P»-att, Out.Tremblay, J.-P., entrepreneur, 8675 rue Addington.MM.Joseph Contant, pharmacien, 3441 rue Berri.C.-H.Catelli, industriel, 8446 Ave.de l'Hôtel de Ville.Fréd.-C.Larivière, march, quincaillerie, 8716 Boui.8t-Laurent.Armand Chaput, dir.Banque Can.Nat., 477 St-François-Xavier.Alfred Lambert, fab.de chaussures, 26 Notre-Dame Ouest.Jos.Daoust, manufacturier, 939 Sq.Victoria.AUTRES MEMBRES DU CONSEIL : 1.\u2014 Ex-présidents : MM.J.-V.Desaulniers.\u201cCaisse Nat.d\u2019Economie\", 66 St-Jacques Ouest.J.A.Paulhus, \u201dD.Hatton Co.\u201d, 428 Bonsecoiirs.Hon.R.-0.Grothé, de \"L.-O.Grothé Ltée', 2000 bout St-Laurcnt.C.-E.Gravel, administrateur, 84 Notre-Dame Ouest.Ch».Duquette, Prés.\"Alliance Nationale\", 616 Ave Viger, Avila Raymond, \"Raymond Hardware\", 666 Craig O.IJbald Garand, 20.rue Saint-Jacques Ouest.J.-A.-E.Gauvin, 1661, rue Ste-Catherine Est.Ed.Garlépy, 64, Notre-Dame Ouest.Geo.Gonthier, auditeur général, Ottawa.2.\u2014 Ex-vice-présidents et trésoriers : MM.Rod.Bédsrd, 424.Avenue Viger.Israël Cardin, 2366 Boul.Rosemont.J.O.Labrrcque, 976 rue Wolfe.J.-A.Laferté, 67 Saint-Jacques Ouest.AVOCATS-CONSEILS : M.J.-C.LAMOTHE, C.R., 26 rue St-Jacques Est; M.Léon GARNEAU, C.R., 204 Notre-Dame O.Vérificateurs : MM.A.CARTIER, C.G.A.et F.R.PAQUET, C.P.A., L.A., comptable».' COMMISSIONS PERMANENTES POUR L\u2019EXERCICE 1934-35 Affaires Municipales.\u2014 MM.J.A.Paulhus, I.Cardin, C.H.Catelli, Alcide Chaussé, Chs.Duquette, J.H.Gagné, C.-E.Gravel, J.O.Labrecque, J.A.A.Leclair, Victor Lévesque, Léon Masson.P.N.Ménard.Alph.Milette, V.E.Lambert, Geo.Pratt, J.J.Perrault, J.A.Savard, J.P.Tremblay.Agriculture et Produits Laitiers.\u2014 MM.Alf.Blssonnette.J.A.Blais, J.R.Carmel, Nap.Charest, J.B.Chicoine, 8.L.Contant, J.F.Desmarais, J.J.Joubert, Z.Joubert, Léo McKenna.Lucien Trudel.Benoit Trudel.Assurances et Prévention des Incendies.\u2014 MM.J.A.Blondeau.H.C.Bourne, Alex.Belzil, N.Ducharme, Gilles Forget, Jos.Hurtubise, AdonaT Meunier, Alph.Milette, P.V.Morin, A.C.O\u2019Donoughue, Paul Ouimet, G.Parizeau, J.H.Pigeon, Gaston Rivet.Automobiles.\u2014 MM.Jos.Boulé, Geo.Clermont, Jr., Orner DeSerre», R.Généreux.Pierre Gravel, Victor Lévesque, J, O.Linteau, J.P.O\u2019Shea.Banque et Bourse.\u2014 MM.L.G.Beaubien, Beaudry Leman, M.Forget, J.A.Gagnon.V.Gratton, Ernest Guimont, Chs.Hudon, F.G.Leduc, Chs.Monce), René Morin, Chs.A.Roy, T.Taggart-Smyth.Cuirs, Peaux et Fourrure».\u2014 MM.Jo».Beaudoin.J.H.Beaudry, Ant.Bédard, Aug.Chevalier, Wilf.Clermont, Jos.Daoust, Frs.Desjardins.C.Dufresne, J.E.Fournier, Wilf.Gagnon, Alf.Lambert, A.Lénine, D.Lapierre, A.Pichet, A.Rousseau.Epiceries et Produits Alimentaires.\u2014 MM.F.Allard, Wilf.Archambault, S.L.Contant, Eug.Couvrette, Geo.Hogg, J.Huysman, Jo».Laporte, Hon.Alf.Leduc, Alph.Raymond, J.A.Ouimet, T.St-Arnaud.Finances.\u2014 MM.Catolli.Chs.Duquetta, C.-E.Gravel, Hon.R.O.Grothé, Alph.Milette, René Morin, Philias Paré, J.A.Paulhus.Avila Raymond, T.Taggart-Smyth.Immeubles.\u2014 MM.J.C.Brosseau, J.H.Gagné, C.E.Gravel, H.Gobler, Jo».Hurtubise, Albert Jetté, P.N.Ménard.Alph.Milette, René Morin, J.J.Perrault, Ernest Pitt, J.Sawyer, J.P.Tremblay.Législation.\u2014 MM.R.Morin, Président, Israël Cardin, C.H Catelli.Ernest Guimont, H.Laurey», Alph.Milette, J.J.Perrault, Gaston Rivet, T.Taggart-Smyth, Thomas Vien.Mines Forêt», Hydro-Electrique.\u2014 MM.L.de G.Beaubien, Paul Béique, Alph.Bélanger, Rolland Bock, L.Arm.Daigle, J.N.Forest, Aug.Frigon, Paul Gagnon, J.M.Labonté, A.J.H.Langevin, U.A.Leduc, O.Lefebvre.II.Nadeau.Geo.Paré, J.J.Perrault, Rolland Préfontaine, J.C.Rancourt, J.P.Tremblay.Nouveauté».\u2014 MM.P.Charton, Théo.Bonin, L.H.Ducloo, À.J.Dugal, Albert Dupui», L.A.Gélina», A.F- Ladouceur, L.N.Mes»ler.J.G.Trudeau.Papier et Pulpe.\u2014 MM.Ed.Gariépy, Paul Granger.J.N.Perrault, Jean Rolland, J.P.Rolland, J.-Alex.Thérien, Ant.Valiquette.Produit» Pharmaceutiques et Chimiques.- MM.Alb.Belleftontalne.J.H.Brod'ur, P.Charton.Art.Décary, Ed.Chs.Duquette.Paul Gagnon.Arm.Giroux.H.Groulx,\tH.\tI anctAt, J.\tM.Lafon, G.H.Marceau,\tR.Martineau, H.Nadeau.Quincaillerie et métaux.\u2014 MM.Hector A.Bernier.John Durand, F.A.Lambert, J.S.Laplante, Fred.C.Larivière, Hub.Noiseux, Alf.Pelletier, Avila Raymond.Tabacs, Cigare*, etc.\t\u2014\tMM- Aimé\tDesRosiers, Ed.\tGenest.Arm.Grothé, Emile Grothé, Hon.R.O.Grothé, J.A.Trudeau.Transports.Douanes, Postes Télégraphe et Téléphone.\u2014 MM.Olivier I^febvre, R.G.Amlot.J.\tR.\tCarmel.E.\tJ.Caron.C.H.\tCatelli.A.\tÀ Gardiner, J.E.Latulipe,\tJ.\tH.Lefort,\tPaul Seurot, C.\tF).Racine.\tB.Robillard, L.St-Arnaud, J.P.Tremblay.2 I LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL Société d\u2019Administration et de Fiducie Fondée en 1902 Siège social : MONTRÉAL 5, rue St-Jacques Est.(Immeuble du Crédit Foncier Franco-Canadien) ADMINISTRATION de SUCCESSIONS, de FIDEICOMMIS et de FORTUNES PRIVÉES.VOÛTES de SÛRETÉ Conseil d'Administration : Hon.Sénateur Rodolphe Lemlen*.C.P.C.R., LL.D.Montréal.Président.Comte Cahen d\u2019Anvers, Paris, Vice-Président.Martial Chevalier, Paris Vicomte R.de Ronraefort, Montréal Hon.Thomas Chapels, C.R., Québec Hon.L.Athanase David, C.R., Montréal Joseph Slrois.N.P., Québec Louis 8.St-Lanrent, C.R.Québec J.-Théo.Leclerc, Montréal Charles A.Roy, Montréal 8.J.B.Rolland, Montréal Hon.E.L.Patenaude, C.R., C.P., Montréal Alphonse Raymond, Montréal Paul Amos, Montréal J.-C.-H.Dussault, C.R., Montréal J.THEO.LECLERC, Administrateur et Directeur Général.J.C.DROHSEAU, Secrétaire.Agences : Québec - Winnipeg - Regina - Edmonton - Vancouver amt La plus ancienne banque du Canada commence ce mois-ci sa 118e année.Siège Social Montréal * PAPIERS REMPLISSANT UN OBJECTIF \u2022\tLes papiers marqués de l\u2019écusson \"R\u201d ont une mission à remplir.Chacun d\u2019eux, dans son milieu propre, se constitue le médium le plus approprié et le plus recherché pour réaliser son objectif.\u2022\tIl existe un papier Rolland pour tous les genres de correspondance commerciale et pour tous les documents.Cie de Papier Rolland Limitée Fabricants de papiers fins depuis 1882 MONTRÉAL, Qué.Moulins à St-Jérôme, Qué.et Mont-Rolland, Qué.Confiez-nous Vimpression ou la gravure de vos CARTES PERSONNELLES pour Noël et le Jour de VAn.Réservez-nous le soin de remplir votre commande de CARTES DE FÊTES Nous avons entièrement renouvelé notre assortiment de cartes pour Noël et le Jour de l\u2019An.Gravées, lithographiées et coloriées à la main, ces cartes sont du meilleur goût: dessins nouveaux, sujets canadiens ou français, cartes unies et de fantaisie, joli ment ornées d\u2019tin noeud de ruban, fournies avec enveloppes appropriées, souhaits rédigés en bon français.(Nous avons aussi les cartes de bons souhaits rédigés en anglais).GRAINGER FRÈRES Uba&taes.P^petteas.lmpoafedeuas 54 NOTRE-DAME OUEST, MONTRÉAL LAncaster 2171 La plus importante Librairie et Papeterie française au Canada. Bulletin de la Chambre de Commerce DU DISTRICT DE MONTRÉAL Abonnement - Un on -\t¦\t- $3.00\tNOVEMBRE 1934 Le service gracieux du \u201cBulletin** est tait à tous les membres de la Chambre.LES TRAVAUX DE LA CHAMBRE : SÉANCE DU CONSEIL Le Conseil de la Chambre de commerce s'est réuni le mercredi, 24 octobre 1934, sous la présidence de M.Philias Paré, président.Etaient présents MM.T.Taggart Smyth, I.Cardin, Avila Raymond, J.-A.-A.Leclair, J.-O.La-brecque, Edgar Genest, P.-A.Gagnon, Henry Lau-reys, J.-H.Beaudry, C.Hudon, Z.Joubert, G.Pratt, J.-R.Carmel, René Morin, et le secrétaire, membres du Conseil.M.Maurice Chartré s'était excusé.Le procès-verbal de la séance du Conseil du 31 mai dernier est lu et approuvé, sur proposition de MM.Cardin et Labrecque.Les Chambres de commerce de la Province : La Chambre de commerce de Québec suggère qu'une réunion des Chambres de commerce de la province de Québec ait lieu à un endroit et à une date à déterminer, afin de discuter de l'opportunité de prendre une plus grande part aux activités de la Canadian Chamber of Commerce et d\u2019étudier les questions qui seraient soumises à cette organisation.Le Conseil abonde dans cette suggestion et laisse au président le soin de choisir deux membres pour l'accompagner à cette réunion projetée.Les autos sur le Mont-Royal : Le Conseil accepte l'invitation de l'Hôtel de Ville à aller examiner le tracé proposé pour l'ouverture d'une route d'autos sur le Mont-Royal.Il est résolu que le président s'adjoindra MM.Raymond et Leclair pour cette visite.Exemption de taxe municipale : La Commission de Législation a l'honneur de faire rapport qu'elle a étudié la plainte qui est faite par des fabricants à l'effet que des municipalités rurales imposent une taxe ou licence aux voyageurs de commerce qui vont y vendre et livrer la marchandise et ce, malgré la loi 24, George V, chapitre 38 adoptée à la dernière session provinciale.Votre Commission fait la recommandation suivante : Que l'article 6 de la loi des exemptions de taxes municipales (Statuts refondus, 1925, chapitre 117) tel que modifié par la loi 24, George V, chapitre 38, section 1, soit remplacé par le suivant : 6.\u2014 \u201cNonobstant toute disposition contraire \u201cdans une loi quelconque, aucune corporation municipale ne peut obliger un voyageur de commerce, \u201cagent ou représentant, ni le commerçant, le manufacturier, la firme, la société ou la compagnie qu'il \u201creprésente, à se munir d'un permis ou d'une licence \u201cpour solliciter ou obtenir dans les limites de cette \u201cmunicipalité, des commandes sur échantillon, catalogue ou liste de prix, y vendre des marchandises \u201cde quelque nature que ce soit, ou encore, d'y livrer \u201cces marchandises; pourvu toutefois que ces voyageurs de commerce, agents ou représentants, commerçants ou manufacturiers ne s'adressent pour obtenir ces commandes ou faire ces ventes qu'à des \u201cmarchands, commerçants ou manufacturiers, dans \u201cle cours ordinaire de leur commerce respectif.Le président, (Signé) René Morin Sur proposition de MM.Hudon et Genest, le rapport est adopté M.Leclair dissident.Les propriétés de la Chambre de commerce : La Commission des Finances après avoir étudié l'état financier de la Chambre de commerce, a l'honneur de faire la recommandation suivante : Considérant que depuis au moins trois ans les revenus de la Chambre de commerce ont sensiblement diminué et ce, au point de mettre l'Institution dans l'impossibilité de rencontrer ses obligations; Considérant que le Crédit Foncier Franco Canadien détient une première hypothèque sur les propriétés de la Chambre, au montant de $100,000.et que la moitié des intérêts dûs sur cette hypothèque sont encore impayés et que ceux échéant le premier décembre prochain, ne pourront l'être; Considérant que les taxes dÛes à la Cité de Montréal s'élèvent à $13,890.20 plus les intérêts courus; Considérant qu'en vertu de l'acte intervenu entre la Chambre de commerce et le Crédit Foncier Franco Canadien ce dernier pourrait réclamer le remboursement immédiat de cette première hypothèq1 ; Considérant que la Commission des Fina> .offert au Crédit Foncier Franco Canadien de iui remettre l\u2019administration des propriétés de la Chambre afin d\u2019éviter des procédures judiciaires; Considérant que le Crédit Foncier Franco Canadien accepte en principe cette offre et s'en remettra, pour la gestion des dits immeubles, à la Société d\u2019Ad-ministration et de Fiducie qui prendrait possession le premier jour de janvier prochain (1935) ; Considérant que la Société d'Administration et de Fiducie remettrait mensuellement au Crédit Foncier Franco Canadien les argents perçus pour les loyers des dites propriétés pour le remboursement des intérêts dûs et de ceux à échoir le premier décembre prochain et des taxes municipales aussi dûes ; Considéiant que la Chambre de commerce est disposée de plus à remettre à la Société d'Adminis- 112 LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL tration et de Fiducie, une somme de deux cents dol-lrs ($200.00) par mois, laquelle dite somme devra être employée par telle société de fiducie de la même manière que celles perçues par elle des différents locataires des dites propriétés; Considérant que pendant la durée de tel arrangement la Chambre de commerce devra conserver l'occupation gratuite de ses bureaux tel qu'elle les occupe actuellement; Il est résolu ; Que la Commission des Finances recommande au Conseil de la Chambre de commerce de confier à titre de mandataire durant bon plaisir, à la Société d'Administration et de Fiducie la gestion des immeubles de la Chambre, à partir du premier jour de janvier prochain (1935) pour que les fonds ainsi perçus y compris la somme de deux cents dollars ($200.00) par mois ci-après mentionnée, après déduction des frais d'entretien des immeubles, mais sans rémunération, soient remis mensuellement au Crédit Foncier Franco Canadien pour servir à acquitter les intérêts en souffrance et les taxes dûes à la Cité de Montréal; Que la Société d\u2019Administration et de Fiducie fera rapport à la Chambre, au moins une fois l'an de sa gestion en l'occurrence et des sommes remises au Crédit Foncier Franco Canadien; Que le Crédit Foncier Franco Canadien fera de même rapport une fois l'an à la Chambre, des sommes ainsi remises et appliquées à acquitter les intérêts en souffrance et les taxes dûes à la Cité de Montréal ; Que pendant la durée de l\u2019entente ci-dessus la Chambre de commerce remette à la Société d'Administration et de Fiducie une somme de deux cents dollars ($200.00) par mois, telle somme devant être employée par telle Société de Fiducie de la même manière que celles perçues par elle des différents locataire des dites propriétés; Que la Chambre de commerce pendant la durée de la dite entente à intervenir conserve l'occupation gratuite de ses bureaux tel qu'elle les occupe actuellement ; Que la Chambre de commerce ait le droit en aucun temps de mettre fin à telle entente sur simple avis de sa part.Le Président, (Signé) T.Taggart Smyth.Après que quelques explications eurent été données par le Secrétaire qui a négocié cet arrangement avec le Crédit Foncier, le rapport est unanimement adopté.Le Bulletin : La Commission des Finances au cours d'une assemblée tenue le 28 septembre dernier, à laquelle assistaient MM.Paré, Morin et Raymond, et que présidait M.Paré en l\u2019absence de M.T.Taggart Smyth, a adopté la proposition suivante, sur motion de M.Paré, appuyé par M.A.Raymond ; Que la Convention entre la Chambre de commerce et son secrétaire, M.J.-C.-G.Contant, en vertu de laquelle M.Contant a assumé la charge de publier pour son profit le Bulletin de la Chambre de commerce, prenne fin et soit annulé, conformément aux décisions prises antérieurement par cette commission et par le Conseil de la Chambre de commerce, le 31 décembre prochain, 1934, et qu'avis de cette annulation, à cette date, soit donnée à M.J.-C.-G.Contant, à moins qu'après avoir pris connaissance de la présente résolution, il soit disposé à admettre que cette convention doit se terminer le 31 décembre prochain, alors que la Chambre pourra disposer de son Bulletin comme elle l\u2019entendra.La discussion s'engage.MM.Paré et Morin expliquent leur attitude en rapport avec cette question.Le Secrétaire, M.Contant, dit ce à quoi il a été en butte durant toute la présente année et, pour mettre fin à un état de choses qu\u2019il sait lui être impossible à contrecarrer, il serait disposé à abandonner cette affermage du Bulletin qui lui a été faite depuis 28 ans le 1er novembre prochain et ce, à partir du 31 décembre 1934.Des propositions et contre propositions font s'éterniser la discussion qui a été acerbe par moments.Finalement MM.Leclerc et Carmel proposent l'adoption du rapport, ce qui est accepté par l'assemblée moins M.J.-J.Perrault qui se déclare dissident parce qu\u2019il considère le rapport illégal dans les termes qu'il est couché.Les mêmes font aussi la motion suivante : Que la Chambre de commerce pour faire suite à la déclaration verbale faite ce jour à la présente assemblée par M.J.-C.-G.Contant à l\u2019effet qu'il consentait que le contrat intervenu entre lui et la Chambre de commerce pour la publication du Bulletin de la Chambre prenne fin le 31 décembre 1934, qu\u2019il soit résolu que le dit contrat prenne fin le 31 décembre 1934.Cette motion est adoptée cependant que M.J.-J.Perrault enregistre sa dissidence.Félicitations à \u201cLa Presse\" : Proposé par M.R.Morin, Appuyé par M.Z.Joubert, Le Conseil de la Chambre de commerce s\u2019associe de tout coeur à la population de Montréal pour offrir ses sincères félicitations à la direction du journal \u201cLa Presse\".Le Conseil profite de cette mémorable occasion pour remercier \u201cLa Presse\" de l'appui constant qu'elle a donné à notre Chambre, comme elle l'a toujours fait pour nombre d\u2019oeuvres méritoires, ce qui est l'une des raisons de ses succès et de sa longévité.Adopté.Et la séance est levée. LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL II Tél.LAncaster 4191* W.H.PERRON & CIE Limitée Spécialistes en Graines de semence et Décorations paysagistes.935, BLVD ST-LAURENT,\tMONTRÉAL ALEXANDRE BELZ1L Représentant de \u201cLa Prévoyance\" ASSURANCES GÉNÉRALES Incendie - Vie \u2022 Maladie - Accidents - Bris de glaces Garantie - Cautionnement - Vol - Responsabilité patronale - Automobiles.Edifice \"La Prévoyance\u201d, 59 St-Jacques O.- PL.8921 Tel.LAnraater 5246.\tEtablie en 188$ PRÊTS SUR HYPOTHÈQUES A.JETTE & CIE COURTIER» EN IMMEUBLES Experts en propriétés.Prêts sur première et deuxième hypothèque.Achats d'hypothèques.Nous payons aussi Isa taxes.84, RUE NOTRE-DAME OUEST, - MONTRÉAL Edifice Duluth.Ch.$2.Fondée en 1874 D.HATTON COMPANY 420 à 428 RUE BONSECOURS MONTRÉAL La Crème de la Pêche seulement.LES PLUS GROS DISTRIBUTEURS AU CANADA POISSON DE TOUT GENRE EXPERTS DANS LE COMMERCE D\u2019HUlTRES EN COQUILLES ET OUVERTES.LARUE & TRUDEL Comptables Agréés - Chartered Accountants 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Gratton, J.R.Carmel, Charles Hudon, J.A.A.Le-clair, George Pratt, H.Nadeau, P.A.Gagnon, J.J.Perrault et le Secrétaire, membres du Conseil.Assistaient également MM.J.A.Gagnon et J.H.Gagné.Le procès-verbal de l\u2019assemblée du Conseil du 24 octobre dernier est lu et approuvé.Les immeubles de la Chambre : Proposé par M.René Morin, Appuyé par M.A.Raymond, Que le rapport de la Commission des Finances, adopté à la séance du Conseil de la Chambre de commerce, le 24 octobre dernier, soit amendé comme suit : Que, nonobstant le mandat confié à la Société d\u2019Administration et de Fiducie par la présente résolution, le Crédit Foncier Franco Canadien pourra, sur simple avis, entamer les procédures qu\u2019il jugera à propos de prendre pour le recouvrement de sa créance ; Que, d'autre part, la somme de deux cents dollars ($200.00) qui est mentionnée dans la dite résolution plus haut citée, sera versée en compensation de l\u2019occupation du local actuel par la Chambre et tout défaut de paiement de cette somme entraînera l\u2019annulation immédiate de la présente entente; Qu'il est de plus convenu que la Société d\u2019Administration et de Fiducie retiendra quatre pour cent (4%) sur les argents perçus par son intermédiaire pour frais d\u2019administration.Cette motion est unanimement adoptée.Les automobiles sur le Mont-Royal : En suite à la visite faite par MM.Paré et Raymond, délégués du Conseil, au site projeté pour l\u2019accès et la circulation des autos sur le Mont-Royal, la motion suivante est faite : Proposé par M.Charles Hudon, Appuyé par M.H.Nadeau, Que le Conseil de la Chambre de commerce s\u2019oppose énergiquement au projet de construction d\u2019une route pour la circulation des automobiles sur le Mont>Royal ; Que le Conseil maintient l'attitude que notre Chambre a toujours prise sur cette question et, particulièrement, quand le Conseil de Ville est en face de déficits qu\u2019il ne peut combler que par l\u2019imposition de nouvelles et lourdes taxes ; Que le Conseil prétend que l\u2019échevinat serait bien mal venu de pousser plus avant ce projet qui rencontre l\u2019opposition presqu\u2019unanime de la population.La discussion s\u2019engage de part et d\u2019autre et M.J.J.Perrault propose en amendement, appuyé par M.Geo.Pratt, que cette question soit soumise à la Commission des Affaires Municipales pour étude et rapport.Le vote étant pris sur l\u2019amendement, ;1 donne le résultat suivant: pour 4, contre 8.M.le Président déclare l\u2019amendement battu.A ce moment, M.Paré, président, étant appelé ailleurs, cède le fauteuil à M.T.Taggart Smyth pour le reste de la séance.M.Leclair, appuyé par M.Couvrette, propose que la Chambre se prononce en faveur de l\u2019admission des autos sur la montagne en passant par le chemin Shakespeare vers le terminus du tramway et que le Conseil de Ville amende le règlement dans ce sens.M.le Président déclare cette motion hors d\u2019ordre.M.Leclair en appelle de cette décision laquelle est maintenue par 13 pour et 2 contre.Le vote étant pris sur la motion principale elle est adoptée par 11 en faveur et 3 contre.Licences d'autos : M.J.H.Gagné soumet qu'en raison des nombreux accidents d\u2019autos qui se produisent tous les jours, il serait à propos de demander au gouvernement provincial de n'émettre une licence pour conduire une automobile qu\u2019en autant que le demandeur est possesseur d\u2019une assurance pour des dommages à la personne et à la propriété.Le Conseil admet le bien-fondé de cette suggestion et le gouvernement sera prié de prendre des mesures dans ce sens.Licence de moteurs : Le même demande aussi que le Conseil pétitionne les autorités afin qu\u2019elles réglementent plus justement le prix des licences émises pour moteurs pour fins industrielles.Le petit commerçant, dit M.Gagné, qui n'utilise son moteur que pendant quelques heures de la journée, doit tout de même payer le prix identique à une licence pour ceux employés continuellement par les grands établissements.Cette question est envoyée à la Commission de Législation.Condoléances: M.Avila Raymond, appuyé par M.I.Cardin, propose un vote de condoléances à l'adresse de M.J.P.Tremblay pour le décès de son père.Adopté.Proposé par M.Alphonse Millette, Appuyé par M.René Morin, Que le Conseil de la Chambre de commerce offre à son vice-président, M.T.Taggart Smyth, ses plus sincères condoléances à l\u2019occasion du décès prématuré de sa fille aînée, et le prie de croire qu\u2019il prend une large part du deuil cruel qui le frappe.Qu\u2019en signe de respect la séance s\u2019ajourne immédiatement.Adopté. 114 LA CHAMUKE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL Amendements aux lois provinciales qui intéressent le commerce Loi modifiant la Loi du Salaire minimum des femmes (Sanctionnée le 20 avril 1934) L'article 7 est de nouveau modifié en en remplaçant le dernier alinéa par le suivant : \u201cUne copie de toute décision de la commission doit être affichée par le patron qu'elle concerne, dans un endroit en vue de son établissement où travaillent les employées qui sont affectées''.A l\u2019article 11 est ajouté ce qui suit : \u201clia.Toute convention entre employeurs et employées fixant un salaire inférieur à celui établi par une ordonnance de la commission est nulle.\" \u201c11b.Toute vente d\u2019intérêts ou d\u2019obligations, à une employée, dans une industrie ou un commerce exploité par son employeur, est prohibée et de nul effet, à moins, toutefois, que les gages hebdomadaires de ladite employée soient supérieurs à la somme de vingt dollars.\" L'article 12 est de nouveau remplacée par le suivant : \u201c12.Tout patron qui contrevient à la présente loi, à un arrêté en conseil adopté sous l\u2019autorité d\u2019icelle, ou à une disposition quelconque d\u2019une ordonnance de la commission, est passible, en sus des frais, pour la première infraction, d\u2019une amende de pas moins de cinquante dollars, mais n'excédant pas deux cents dollars et, à défaut de paiement de l\u2019amende et des frais, d\u2019un emprisonnement de pas moins d\u2019un mois, et de pas plus deux mois, et pour toute infraction subséquente, en sus des frais, d'une amende de pas moins de cent dollars, mais n'excédant pas trois cents dollars, et, à défaut de paiement de l\u2019amende et des frais, d'un emprisonnement de pas moins de deux mois, mais n\u2019excédant pas trois mois.Nonobstant les dispositions du premier alinéa du présent article, dans le cas d\u2019une troisième offense, au cours d\u2019une période de douze mois, le patron, ou si c\u2019est une corporation, le gérant ou tout officier ou employé remplissant les fonctions de gérant, et tout directeur ayant sciemment participé à cette troisième offense comme aux deux offenses précédentes, sont passibles, sur conviction sommaire, d'un mois de prison sans option d\u2019amende.Toute offense subséquente à la troisième dans la même période de douze mois est sujette à la même pénalité.Le nom du dénonciateur devra être tenu secret et aucun témoin intérrogé au cours d\u2019une poursuite intentée en vertu de la présente loi ne peut être contraint de dire s\u2019il est le dénonciateur dans cette poursuite.Il ne peut non plus lui être posé de question ayant pour objet d\u2019établir que la poursuite a été intentée sur la plainte d\u2019un dénonciateur ou tendant à faire connaître le nom du dénonciateur.\" Loi modifiant la Loi des exemptions de taxes municipales L\u2019article 6 est remplacé par le suivant : \u201c6.Aucune corporation municipale ne peut obliger un voyageur de commerce à se munir d\u2019un permis pour prendre des commandes ou vendre des marchandises, effets de commerce ou autres articles sur échantillon, catalogue ou liste de prix, ou livrer ses marchandises nonobstant toute disposition contraire dans une loi quelconque; pourvu que telles commandes ou ventes soient reprises ou faites avec des marchands, commerçants ou manufacturiers seulement, dans le cours ordinaire de leur commerce.\" Loi modifiant la Loi des établissements industriels L'article 6 de ladite loi est modifié en y ajoutant, après le paragraphe 2, le suivant : \u201c2a.Le lieutenant-gouverneur en conseil peut également interdire entièrement le travail des femmes et des filles ainsi que des garçons, ceux-ci âgés de moins de dix-huit ans, dans certains établissements industriels ou parties d\u2019iceux, qu'il juge dangereux ou nuisibles à leur santé.\" L\u2019article 8 de ladite loi est remplacé par le suivant : \u201c8.Il est prohibé à tout patron d'un établissement industriel ou commercial, à toute personne exerçant une industrie, un métier ou un commerce, à tout propriétaire, locataire ou gérant d\u2019un théâtre, d\u2019une salle de vues animées, d'un club, d'une salle d'amusements, d\u2019une arène, d\u2019un hôtel ou d\u2019un restaurant, d\u2019une compagnie de télégraphe employant des messagers, ou, dans le cas des imprimeurs ou agents faisant distribuer des annonces et des prospectus, des propriétaires de magasins à rayons employant des garçons ou des filles comme messagers, d\u2019employer un garçon ou une fille de moins de quatorze ans.De plus, cette prohibition se maintient jusqu'à l\u2019âge de seize ans pour ceux qui ne savent ni lire et écrire couramment et facilement.Le présent article ne s\u2019applique pas au chef de famille qui emploie, dans son industrie ou son commerce, sa femme ou ses enfants; il ne s\u2019applique pas non plus aux personnes employant des domestiques de maison ou de ferme.\" L\u2019article 15 est modifié et les articles 16 et 17 sont remplacés par les suivants: 215.\u2014 Sauf les cas mentionnés dans l\u2019article 17, les garçons au-dessous de dix-huit ans, les filles ou les femmes ne peuvent être admis à travailler dans les établissements industriels visés par l\u2019article 3, pendant plus de dix heures dans une même journée, ni pendant plus de cinquante-cinq heures dans une même semaine.Il doit être accordé une heure pour le repas, chaque jour, à midi, si l\u2019inspecteur l\u2019exige; mais cette heure ne doit pas faire partie du nombre d\u2019heures de travail indiqué ci-dessus.La journée de dix heures, dont il est fait mention dans le présent article, ne doit pas commencer avant six heures du matin ni se terminer après six heures du soir.\u201c16.Sauf dans les cas mentionnés à l\u2019article 17 et pendant les deux semaines qui précèdent le Jour de l\u2019An, aucun garçon au-dessous de dix-huit ans, aucune fille ou femme ne peut travailler plus de soixante heures par semaine, dans LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL 115 un établissement commercial d\u2019une cité ou ville de plus de dix mille âmes.Ces heures de travail devront être distribuées entre sept heures du matin et onze du soir.La veille de Noël, la veille du jour de l\u2019an et la veille du dimanche de Pâques, la journée de travail ne devra pas se prolonger après dix heures du soir.\u201d \u201d17.\u2014 L\u2019inspecteur, pour des raisons suffisantes qui lui sont données, et dans le but de refaire le temps perdu involontairement ou de satisfaire aux besoins de l\u2019industrie ou commerce, .peut, pour un temps qui ne doit pas excéder six semaines prolonger la durée de travail des garçons au-dessous de dix-huit ans, des filles et femmes, jusqu\u2019à douze heures par jour ou soixante-cinq heures par semaine, pourvu que la journée ne commence pas avant six heures du matin et ne se termine pas après neuf heures du soir.\u201d L\u2019article 28 de ladite loi est remplacé par le suivant : \u201d28.Quiconque tient un établissement industriel ou commercial contrairement aux dispositions de la présente loi ou des règlements, est passible d\u2019une amende de pas moins de dix dollars et n\u2019excédant pas deux cents dollars et des frais, et d'un emprisonnement n\u2019excédant pas douze mois à défaut de paiement de l\u2019amende et des frais.\u201d L\u2019Article 34 est remplacé par le suivant : \u201d34.Quiconque, de propos délibéré, fait une fausse entrée dans un régistre, un avis, un certificat, ou un document que la présente loi prescrit, ou fait ou signe une déclaration fausse, ou fait usage de toute telle fausse entrée ou déclaration, sachant qu\u2019elle est fausse, est passible d\u2019une amende do pas moins de vingt dollars et n\u2019excédant pas cec* dollars et des frais, et d'un emprisonnement n\u2019excédant pas six mois à défaut de paiement de l\u2019amende et des frais.\u201d Les articles 35 et 36 sont remplacés par les suivants : \u201d35.Tout patron qui refuse de tenir des registres des employés dans son établissement ou d\u2019y entrer les heures de travail conformément à l\u2019article 18, est passible d'une amende de pas moins de dix dollars et n\u2019excédant pas trente dollars et des frais, et d\u2019un emprisonnement n'excédant pas trois mois a défaut de paiement de l\u2019amende et des frais.\u201d \u201d36.S\u2019il n'est prescrit aucune punition pour contravention aux dispositions de la présente loi, ou aux règlements règles ou arrêtés faits sous son autorité par le lieutenant-gouverneur en conseil ou par l\u2019inspecteur, le patron qui se rend coupable de telle contravention est passible, sur conviction sommaire du fait, d\u2019une amende de pas moins de dix dollars et n\u2019excédant pas cent dollars et des frais, et d\u2019un emprisonnement n\u2019excédant pas trois mois à défaut de paiement.\u201d La présente Ici est entrée en force le jour de sa sanction, le 20 avril 1934.VISITE AUX MAISONS À LOUER Le code civil est modifié en y ajoutant après l\u2019article 1641, le suivant : \u201d1641 a.Le locataire n\u2019est t< »u de permettre la visite des lieux loués qu\u2019au cours des trente jours qui précèdent la date de l\u2019expiration du bail, à moins de convention contraire dans le bail.\u201d LE COMMERCE DU POISSON \u201cMoins d\u2019attention à la production et plus de concentration des problèmes de distribution et de mise1 sur le marché du poisson, tel est le thème de l\u2019adresse présentée par M.J.-A.Paulhus, président de l\u2019Association Canadienne des pêcheries, au cours de la récente assemblée annuelle de cette association tenue à Montréal.Que le présent mode de mise sur le marché du poisson requiert l\u2019aide du gouvernement fédéral, a été démontré par M.Paulhus qui a aussi prédit que les autorités seront forcées d\u2019agir en raison de l'enquête que fait actuellement le comité Stevens.M.Paulhus a de plus encouragé une campagne de publicité et tout autre moyen qui aurait pour but de stimuler la plus grande consommation du poisson.Le discours de M.Paulhus se rapporte autant au commerce du poisson aux Etats-Unis qu\u2019à celui du Canada puisqu\u2019au-delà de la ligne 45e il est aussi dans le marasme que chez-nous.S\u2019appuyant sur sa longue expérience, M.Paulhus dit que l\u2019état actuel de ce commerce a pour cause le trop plein de stimulant pour la production et il ajoute : \u201cNous avons été tous depuis d\u2019assez longues années dans le commerce du poisson pour réaliser qu\u2019il est facile de produire, mais qu\u2019il est plus difficile d\u2019assurer un marché profitable\u201d.M.Paulhus a de plus déclaré que pour renforcer la valeur du travail de l\u2019association pour la protection et l'expansion de cette industrie, il était de toute nécessité de lancer dans le public une vigoureuse et progressive campagne adaptée aux besoins et idées du présent.En raison de l\u2019état incertain du marché, cette recommandation de M.Paulhus vient donc à son heure et elle a une signification très importante.Donc, l\u2019orientation du travail de cette association vers le but visé par son président est vitale si on veut continuer à promouvoir les meilleurs intérêts de l'industrie qui ont eu des résultats probants durant l'année écoulée.Les efforts faits dans cette direction méritent tous les éloges non seulement du Canada, mais aussi des Etats-Unis.Sous la direction experte de M.Paulhus, l\u2019association a prouvée qu\u2019elle était un facteur vital au maintien de la position excellente qu\u2019occupe l\u2019industrie du poisson canadien sur les marchés extérieurs et l\u2019énoncé d\u2019une politique vigoureuse pour améliorer les difficultés qui se rencontrent encore pour la mise sur le marché du poisson, fera que l\u2019association aura grandement mérité les égards qui lui sont dûs pour l\u2019activité qu\u2019elle a toujours mise à promouvoir l'intérêt de ses membres et du commerce en général\u201d. 116 LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT LE MONTRÉAL LE COMMERCE DES ŒUFS AU ROYAUME-UNI Les importations d\u2019oeufs au Royaume-Uni sont tirées de trente-deux pays répartis dans tout l\u2019univers, dont la moitié environ contribuent des quantités assez considérables.A cause des diversités de la dimension et de la qualité, les prix des différents territoires de production varient de plusieurs shillings les cent vingt, et les négociants ne peuvent obtenir plus que la moyenne du prix d'achat pour les fins de la revente.Le résultat, jusqu\u2019ici, a rarement été favorable à une augmentation de la consommation et le commerce, tout spécialement l\u2019industrie des volailles domestiques, en a souffert, comme le montre la petite consommation par tête, qui en 1933 était estimée à 152 oeufs seulement par habitant, ou moins que la moitié de la consommation par tête au Canada.Les plus hauts prix cotés sur ce marché étaient d\u2019habitude pour des oeufs britanniques mais, vu que ceux-ci, comme tous les autres, étaient non marqués, les spécialistes se trouvaient handicappés dans leurs efforts.La consommation des oeufs, plus que celle de n'importe quel autre produit des fermes, est influencée par la qualité, mais il n\u2019est pas facile de déterminer leur condition dans les boutiques de détail.Bien que le volume de la consommation soit encore peu élevé, la base de son expansion est renfermés dans un règlement adopté sous l\u2019autorité de la Loi de la Marque des Marchandises, réclamant que tous les oeufs importés soient marqués d\u2019une façon indélébile du nom du pays d\u2019origine, ou alternativement, du mot \u201cEmpire\u201d ou \u201cEtranger\u201d.En dedans de certaines limites, la responsabilité, en ce qui regarde la qualité, peut maintenant être retracée, et une amélioration de la condition générale des oeufs de toutes sources a été remarquée.Peu après l\u2019adoption du règlement d'identification, un projet de réorganisation a été introduit, comportant la vente des oeufs domestiques par l'intermédiaire de stations centrales pour leur classement et leur emballage, ainsi que pour l\u2019application de la marque nationale indiquant leur qualité.L\u2019expérience a permis aux inspecteurs d\u2019améliorer les détails du projet, et ceci à son tour a encouragé l\u2019expansion des opérations centralisées.Au cours des trois mois d\u2019abondante production \u2014 avril, mai et juin \u2014 en 1934, le rendement total des stations d\u2019emballage a été de 1,288,000 cent vingt, dont 1,050,000 avaient été emballés sous la marque nationale, comparativement à 1,208,000 et 926,700, respectivement, pour la période correspondante de 1933.En 1933, 77 pour cent de l\u2019emballage avaient rempli les conditions nécessaires pour la marque nationale; en 1934, les chiffres furent de 81.5 pour cent.On se propose maintenant, dans le but d\u2019améliorer la qualité des oeufs, d\u2019autoriser, pour la période de juin à octobre inclusivement, les fonctionnaires du Ministère à enlever les étiquettes de la marque nationale des contenants d\u2019oeufs aux locaux des emballeurs autorisés ou de leurs agents de commerce lorsque les marques codifiées sur les étiquettes indiqueront que dix jours ou plus se sont écoulés depuis que les oeufs ont été emballés.Les importations totales d\u2019oeufs ont décru de 25.925.000\tcent vingt en 1931 à 18,374,000 en 1933.La contribution de l\u2019Empire et des pays étrangers en 1933 a été de 6,012,000 et 12,362,000, respectivement.Les importations de l\u2019Irlande du Nord, qui sont en sus de ces chiffres, ont représenté 2,904,000 en 1933, et 3,250,000 en 1931.Des changements remarquables ont eu lieu en ces récentes années dans le volume des importations des différents pays.Entre 1928 et 1931, les approvisionnements danois ont augmenté de 5,200,100 cent vingt à 7,500,000, mais ont décru à 6,200,000 en 1933.Les plus hautes exportations polonaises au Royaume-Uni avaient été de 3,610,000 en 1930, mais ce chiffre est tombé à 1,600,000 en 1933.La Hollande en a expédié 3,840,000 en 1931, mais 1,000,000 seulement en 1933.La Finlande, en 1933, en a expédié 400,000, comparativement à 200,000 en 1928.Les oeufs belges ont décru de 2,900,000 en 1929 à 400.000\ten 1933.En 1928, la Chine en avait fourni 900.000,\ttandis qu\u2019en 1930, le total fut de 1,700,000, et en 1933, de 1,300,000.Parmi les pays de l'Empire, les exportations de l\u2019Etat Libre d\u2019Irlande avaient été de 5,100,000 cent vingt; en 1933, elles furent de 3,400,000 \u2014 plus de la moitié des importations totales d'origine impériale.Le volume de l\u2019Australie en 1928 avait été de 267.000,\tmais il n\u2019a pas cessé de monter pour atteindre 1,900,000 en 1933.En 1929, le Canada en avait fourni 83,000; en 1932, le total ne fut que de 50.000,\tmais en 1933, il est monté à 183,000.Sur ce marché, les consommateurs achètent fréquemment des oeufs en quantités d\u2019un ou de deux.Il y a toujours une demande populaire d\u2019oeufs d\u2019assez grosses dimensions et de bonne qualité, qui peuvent se détailler à un prix d\u2019un penny chacun.Ce genre de commerce ne serait pas profitable pour les expéditeurs canadiens, mais il offre des débouchés splendides à de grosses quantités d\u2019oeufs de bas prix importés, et il raffermit ainsi le commerce des oeufs de prix plus élevés.Les offres se font presque toutes sur une base de qualité et de poids.Une qualité uniforme et sur laquelle on peut compter est ce qui plus que jamais domine les ventes.Les expéditions d'oeufs canadiens en 1933 se sont acquis une excellente réputation chez les commerçants britanniques et, avec un choix soigneux de la qualité et de l\u2019emballage cette année encore, des affaires raisonnablement bonnes devraient être obtenues, avec de meilleures perspectives encore pour l\u2019avenir.Un certain volume de ventes à livrer s\u2019est déjà fait à des prix d\u2019environ 10s.6d.les cent vingt.La demande d\u2019oeufs impériaux (lesquels entrent franco de droits) a été stimulée par l\u2019imposition d\u2019un droit sur le produit étranger, et les exportateurs ainsi que les inspecteurs officiels canadiens devraient maintenir la qualité des envois au plus haut niveau possible afin de tirer plein parti des chances d\u2019affaires qui ont été créées. LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL IV / LE CROUPE \\ DÉPENDABLE\u201d THK ACADIA FI RK INSURANCE COMPANY COLUMBIA INSURANCE COMPANY IMPERIAL ASSURANCE COMPANY LONDON GUARANTEE & ACCIDENT COMPANY, LTD.ith\tK iPLiiî MRE INSURANCE COMPANY THE UNION MARINE & GENERAL INSURANCE CO., LTD.UNITED FIREMEN\u2019S INSURANCE COMPANY PHOENIX Service PHOENIX ASSURANCE COMPANY LIMITED DE LONDRES, ANGLETERRE Bureau-chef pour I* Canada : 480 St-François*Xavier, Montréal Succuraale de» accidenta et automobile* 465, rue Bay, - Toronto, Ont.Actif (y compris la vie) dépasse $170,000,000.1934 Moderne en Méthode FEU - VIE - AUTOMOBILE - ACCIDENTS L\u2019Hôtel PLACE VI à Montréal La direction de l\u2019hôtel Place Viger, le plus grand hôtel français de la métropole, invite cordialement tous les visiteurs et leur réserve l\u2019accueil le plus sympathique.Ses prix sont très modiques et bien conformes à l\u2019esprit d\u2019économie qui règne actuellement.Service courtois ! Cuisine française! Vous serez les bienvenus au Viger UN HÔTEL DU PACIFIQUE CANADIEN GER ÉCOLE POLYTECHNIQUE Fondée en 1873 TRAVAUX PUBLICS - INDUSTRIE Toutes les branches du génie.Chimie industrielle.1430, me Saint-Denis, - Montréal Wm.R.BULLOCH Courtier en Assurances représentant London Guarantee and Accident Company, Limited DÉPARTEMENT DES ACCIDENTS : AGENT GÉNÉRAL.DÉPARTEMENT DU PEU : AGENT CHEF LOCAL.204, rue NOTRE-DAME OUEST, - MONTRÉAL Chambre No 0 LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL ÉCOLE TECHNIQUE de MONTRÉAL 200, RUE SHERBROOKE OUEST COURS DU JOUR Entrée le 4 septembre Court Technique.\u2014 Quatre année* d\u2019étude*.Enseignement théorique et n.anuel.Laboratoires et ateliers des mieux outillés.Admission:\tdiplôme de 8e année.Cours des Métiers.\u2014 Deux ou trois années d\u2019études.S\u2019adresse aux jeunes gens qui désirent se préparer à l\u2019exercice d\u2019un métier.Admission : Certificat de 6e année.Cours d\u2019apprentissage.\u2014 Trois années d\u2019études pour les jeunes gens désirant se spécialiser en typographie.Admission : diplôme de 8e année.Cours Spéciaux.\u2014 Cours complet de mécanique et d\u2019électricité d\u2019automobile.Cours théorique et pratique.Plus de 40 modèles différents de moteurs.COURS DU SOIR Réouverture le 2 octobre Préparant aux carrières industrielles les plug diverses.Enseignement théorique et pratique.Laboratoires et ateliers des mieux outillés.L\u2019Ecole décerne des certificats d\u2019aptitude professionnelle aux élèves qui suivent une série do cours se rapportant à leur spécialité L \u2019Ecole recevra leu inscription» le soir seulement à partir du 18 septembre, de 7 h.30 à 9 h.p.m.(lundi et samedi exceptés).Pour tous renseignements, prospectus, etc., S\u2019adresser au Secrétariat.LE HAVRE DE MONTRÉAL Occupe le premier rang DES PORTS DE MER DU CANADA La valeur de la manutention annuelle des marchandises.Le tonnage des Importations et des Exportations.Le tonnage enregistré des navires.L\u2019étendue de quaiage disponible.Le nombre et la qualité de ses entrepôts.Les facilités d\u2019entreposage frigorifique.L\u2019efficacité du service de ses voies ferrées.Le plus grand Port du monde pour l* exportation des Céréales et le second Port du Continent de 1*Amérique du Nord.Pour détails et informations, prière de s\u2019adresser aux Commissaires du Havre de Montréal GEORGES TANGUAY Représentant de \u201cLa Prévoyance\u2019\u2019 Assurances Générales Incendie - Vie » Maladie - Accidents - Bris de glaces Cautionnement - Vol - Responsabilité Patronale - Automobiles.4349 RUE PAPINEAU Tel.AMherst 2040 Le SUN TRUST, Limitée Fondé en 1912 Exécuteur testamentaire, fiduciaire et administrateur \u2014 Coffrets de sûreté Service de dépôts.Garantie CONSEIL D'ADMINISTRATION Hôtel Mont-Royal PLstesu 4550 Ste-Catherine et Cuy FItxroy 2491 Arthur Vallée, C.R., président Joseph Simard, vice-président Albert Hudon, vice-président J.-A.Brillant, vice-président Oscar Dufresne,\tJ.-A.-E.Gauvin, Charles Delagrave, N.P.J.-C.Hébert, N.P., J.-Edouard Labelle, C.R., Hon.Lucien Moraud, C.R., Hon.Raoul Grothé.Serres: 4509 Côte-des- FLEURISTES Laurier et Ave du Parc DOIIsrd 4649 J.A.SAVARD 8C FILS Représentant \u201cLa British Colonial Fire Insurance Co.Gérant général : AIMÉ PARENT.Gérant à Québec: J.-ALP.FUGÊRE.Assurances Générales Incendie - Automobile - Tornade et Tempête de Vent - Fuite dans les arrosoirs - Usage et Occupation - Profits - Loyers et Assurance sur Bail.132, rue Saint-Pierre QUÉBEC 10, rue St-Jacques ouest MONTRÉAL 757 MT-ROYAL EST, Tel.CHerrier 3116 LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL 117 LE BOIS POUR LA CONSTRUCTION LÉGÈRE DANS LES MIDLANDS ANGLAIS M.Frederick Palmer, Commissaire du Commerce du Canada à Bristol, nous communique qu\u2019un des plus gros marchands de bois de construction à Birmingham déclarait récemment qu il éprouvait de la difficulté à se conformer aux spécifications des constructeurs dans les bois de petites dimensions.Ce marchand importe du bois, surtout pour la construction, depuis plusieurs années, et est tout à fait au courant des différentes variétés produites dans le Dominion, quoiqu\u2019il se spécialise plutôt dans les bois de l\u2019est canadien.Ces difficultés étaient basées sur le fait qu\u2019un grand changement a eu lieu dans le dessin des petites maisons qui sont élevées dans les territoires suburbains de tout le pays.Suivant en cela la tendance moderne, les architectes et les cons tructeurs s\u2019efforcent d\u2019améliorer les modèles des nouvelles maisons d\u2019habitation et les munissent généralement d\u2019un long toit incliné.Le constructeur, pour des raisons d\u2019économie, essaie de trouver du bois de longueurs suffisantes pour les chevrons de ces toits de façon à éviter le travail que nécessite l\u2019union de petites longueurs lorsqu\u2019il ne peut se procurer que ces dernières.Les présentes spécifications mentionnent donc une grande proportion d\u2019épinette canadienne de petites dimensions, de longueurs excédant 22 pieds.Tout le monde s\u2019accorde à reconnaître que le sapin de Douglas convient lorsqu\u2019il faut employer de grosses sections ou de grandes longueurs de bois, mais chez les petits entrepreneurs cette variéie n\u2019est pas encore beaucoup demandée pour les légers ouvrages de construction.PROCRÈS INDUSTRIELS ET AGRICOLES Halifax, N.-E.\u2014 La production minérale en Nouvelle-Ecosse pendant la première moitié de la présente année, s\u2019est élevée en valeur à plus de $10,000.000.Celle des non-métalliques (combustible) a été de $9,817,971.de la somme plus haut citée.D\u2019autres non-métalliques a atteint $276,293.et les métaux, $29,764.Frédéricton, N.-B.\u2014 Tout indique une substan-cielle récolte de pommes de terre au Nouveau-Brunswick cette saison.Ces tubercules sont d\u2019excellentes qualité et la superficie du terrain ensemencé est dix pour cent plus consi iérable qu\u2019en 1933.Montréal, Qué.\u2014 Les arrérages de bétail aux deux cours à bestiaux de Montréal pendant les huit premiers mois de 1934, sont comme suit : Bêtes à cornes, 91,427 (à comparer à 79,015 l\u2019an dernier) ; veaux, 97,884 (92,949) ; porcs, 213,237 (262,209) ; moutons, 35,443 (45,187) ; chevaux, 13,655 (8,706).Ottawa, Ont.\u2014 Malgré la préférence marquée pour le chauffage au charbon, un fort pourcentage de bon; combustible est encore en usage au Canada.En temps ordinaire, la quantité employée est évaluée par le service forestier du département de l\u2019Intérieur, à 913,000,000 de pieds cubes ou 9,611,223 cordes.Le bois combustible a été de 30 pour cent du total du bois coupé dans le Dominion pour tout usage.Au cours des deux ou trois dernières années il y a eu une grande augmentation dans l\u2019usage du bois pour chauffage.Ottawa, Ont.\u2014 Le total de la production des huîtres au Canada en 1933 est officiellement évaluée» à 22,424 barils.Le plus fort rendement vient du Nouveau-Brunswick avec 10,162 barils et l\u2019Ile-du-Prince-Edouard suit avec 6,643 barils.D\u2019autres endroits qui produisent ces mollusques, sont la Nouvelle-Ecosse et la Colombie-Britannique.Ottawa, Ont.\u2014 La valeur totale de la production du sirop et du sucre d\u2019érable en 1934, est de $3,046,-650.à comparer à $2,059,341.en 1933, et $2,706,183.en 1932.I>a quantité de sucre produite a atteint une valeur de $577,850.pour 4,954,400 livres.Il y a eu en 1934, 1,842,500 gallons de sirop d\u2019érable produits d'une valeur de $2,468,800.Le prix moyen du sucre a été de 12 centins et celui du sirop de $1.34 le gallon.La province de Québec verait en tête pour cette production et elle était suivie par Ontario, Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Ecosse.La valeur du rendement pour le Nouveau-Brunswick a été de $63,400.; pour la Nouvelle-Ecosse, $26,100.et pour l\u2019Ontario, $1,040,100.Ville-Marie, Qué.\u2014 Le foin, le grain et autres produits fourragers ont donné un rendement de beaucoup plus considérable cett'* année.Le blé a été de 26 minots par acre; l\u2019avoine, 45 minots et l\u2019orge, 38 minots.La superficie ensemencée a été aussi augmentée.Toronto, Ont.\u2014 Le rapport des cours à bestiaux de Toronto, pour les huit premiers mois de 1934, montre les arrivages suivants : Bêtes à cornes, 178,30 (178,943 l\u2019année précédente) ; veaux, 77,-762 (6\",810) ; porcs, 151,369 (157,132); moutons.109,067 (107,512); chevaux, 1,167 (173).Fort William, Ont.\u2014 Un système de pulpe chimique, procédé développé il y a quelques années et qui est employé conjointement avec la sulphite, vient d\u2019être mis en opération par la Great Lakes Paper Co., de Fort William, au coût de $35,000.On espère améliorer la qualité de la pulpe par ce nouveau procédé et mettre la fabrique en question en position de concurrencer les ventes du sulphite.Winnipeg, Man.\u2014 Durant l\u2019année 1933 il y a eu une augmentation dans les ventes du bétail canadien dans le Royaume-Uni, le total étant de 50,317 têtes à comparer à 16,568 l\u2019année précédente.Près de 10,000 autres ont été exportées dans d\u2019autres contrées.L\u2019exportation du boeuf en 1933 s\u2019est élevée à plus de 10,000,000 de livres contre à peu près 4,500,000 livres l\u2019année précédente.Celle du porc s\u2019est accrûe de 46,000,000 à 79,000,000 de livres pour les mêmes périodes.Régina, Sask.\u2014 On accuse une augmentation de 4 pour cent dans la production du charbon de la Saskatchewan pour les mois d'avril, mai et juin derniers, alors que 78,533 tonnes ont été extraites contre 75,612 tonnes pour le même laps de temps de 1933.Le rendement du dernier mois de juillet a été de 23,230 tonnes à comparer à 18,447 tonnes en juillet 1933.(A suivre) 118 LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL ACTIVITÉS DE LA SECTION JUNIOR CONSEIL DE LA SECTION JUNIOR Président, MAURICE TRUDEAU 1er Vice-président, LÉON DUCHASTEL, I.C., Secrétaire, GÉRARD GINGRAS, Comité de recrutement, MARC JARRY, Comité des débats, JULES DUPRÉ 2'eme Vice-président, JACQUES LARUE, C.A., Trésorier, J.-L.BERNARDIN, Comité des Réunions, RENÉ MONCEAU, Comité des Études, CHARLES P.DUMAS, Publicité, RENÉ THERRIEN, DÎNER-CAUSERIE Mercredi, 5 décembre 1934, à 7 heures p.m., à Thôtel Windsor.M.OLIVIER MAURAULT, p.S.-S., Recteur de l\u2019Université de Montréal, y donnera une conférence intitulée : « Autour de l\u2019Université » Tous les membres de la Chambre de commerce et de la Section Junior sont invités.\u201cÀ L\u2019ENSEIGNE DE L\u2019AIGLE BLEU \u2019\u2019 Conférence prononcée devant les membres de la Section Junior le 11 octobre MS h, dans le Salon Rose de l'hôtel Windsor, par M.LÉON LORRAIN, Professeur à l\u2019école des Hautes Etudes Commerciales, Directeur du service de la publicité de la Banque Canadienne Nationale.(Suite) Elle se propose seulement de réduire les profits afin d\u2019effectuer une plus équitable répartition des biens, comme disent les théoriciens.Ceux-ci fondent sans doute leur doctrine sur le postulat que les entreprises industrielles réalisent des bénéfices tels,qu\u2019elles peuvent supporter sans fléchir n\u2019importe quel fardeau, même la conjonction de l\u2019alourdissement des impôts, de l\u2019augmentation des salaires, de la diminution des heures de travail et de la réglementation de3 prix de vente.On pourrait citer l\u2019exemple de quelques grandes sociétés qui, pendant un certain temps, grâce à des circonstances exceptionnelles, ont connu un succès inoui.Mais en tirer des conclusions d\u2019ordre général, ce serait commettre une erreur de logique inqualifiable.Seules les moyennes sont significatives.La Cleveland Trust Co., s\u2019appuyant sur des rapports officiels, a établi la courbe des recettes brutes et nettes des sociétés du pays, au nombre d\u2019environ un demi-million, de 1918 à 1932.Or cette courbe révèle que dans les bonnes années la marge de bénéfice oscille autour de 4% des recettes brutes, qu\u2019elle se contracte rapidement pendant les années médiocres et qu\u2019elle fait place à des pertes souvent importantes au cours des mauvaises années.Si les frais d\u2019exploitation s'accroissaient au point que seules les sociétés importantes, puissantes et prospères pussent les supporter, des milliers de moyennes et petites entreprises seraient acculées à la faillite.Les perspectives que présente la situation ne sont guère encourageante pour les producteurs.Il est un autre facteur de l\u2019expérience Roosevelt qui déprime encore davantage l\u2019esprit d'initiative.C'est la politique monétaire et financière.L\u2019administration, voulant du même coup tonifier les entreprises défaillantes, alléger le fardeau des débiteurs de toutes catégories, relever les prix, remédier au chômage et reconstituer le pouvoir d\u2019achat du public, a dévalorisé le dollar de près de 50% et multiplié les emprunts, les subventions, les avances, les garanties et les engagements au point qu\u2019une agence de documentation de Washington estime que la dette publique réelle et éventuelle des Etats-Unis pourrait bien atteindre un jour prochain le cent milliards.Même si la dette reste très au-dessous de ce chiffre astronomique, il n'est pas douteux qu\u2019il faudra augmenter Considérablement les impôts et l\u2019industrie en devra payer sa large part.La politique monétaire vacillante du cabinet Roosevelt et de ses conseilers éphémères ne pouvait que porter atteinte à la confiance, même chez la nation la plus optimiste du monde.Cette politique, ou plutôt cette absence de politique a fait connaître successivement au pays la dévalorisation du dollar, la monnaie dirigée et la remonétisation de l\u2019argent métal, tout en lui laissant entrevoir tour à tour la perspective de l'inflation monétaire, de la nationalisation du système bancaire et de l\u2019établissement d\u2019une banque d'Etat au service de l\u2019expérience en cours.Ces mesures et ces éventualités n\u2019ont entre elles qu\u2019un trait commun, c\u2019est qu'elles menacent l\u2019esprit d\u2019entreprise et l\u2019épargne.La manipulation de la monnaie, quelque forme qu\u2019elle prenne, détruit la sécurité et provoque la thésaurisation et la fuite des capitaux.Elle retire ainsi plus d\u2019argent de la circulation active que n\u2019importe quel artifice monétaire n\u2019en pourrait jamais ajouter.Aussi, quelque abondant et facile que soit le crédit, la demande en reste très faible.L\u2019homme d\u2019affaires refuse de prendre des engagements lorsqu'il est incapable de prévoir dans quelles conditions ils se liquideront.Par ailleurs, les valeurs industrielles ne trouvent plus guère de marché, parce que personne ne veut prêter son argent sans savoir d\u2019avance dans quelle monnaie il serait remboursé.Cette double abstention constitue évidemment une sérieuse entrave à la reprise des affaires, qui est loir de correspondre aux grands moyens mis en oeuvre pour l'accélérer, à l\u2019enseigne de l\u2019Aigle bleu.La courbe de l\u2019activité économique aux Etats-Unis a touché son point le plus bas jusqu\u2019ici en mars LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL 119 1933.Cela se comprend, puisque c'était le moment des \u201cvacances bancaires\", pour reprendre l'ingénieux euphénisme désignant la fermeture temporaire de toutes les banques du pays.D\u2019avril à juillet de la même année, la courbe s'élève rapidement; elle dépasse dès le mois de mai le niveau de 1932; après une légère flexion, elle excédera même en décembre celui de 1931.Ce mouvement ascendant s'explique d'abord par le rétablissement du régime bancaire et le retour d'un calme relatif dans les esprits.Il se justifie aussi par deux facteurs d'ordre psychologique qui conjuguent leurs effets.La perspective de l'inflation monétaire, cause inévitable de relèvement des prix, et l\u2019annonce du National Industrial Recovery Act et d'autres mesures d'urgence, qui contribueront aussi à la hausse, engagent l'industrie et le commerce à se constituer des approvisionnements.Cette période de spéculation passé, la courbe de l'activité économique subit un renversement de tendance.Au cours du premier semestre de 1934, elle ne décrit que de légères oscillations.Elle tombe, vers le milieu de l'année, au-dessous du niveau de juin 1933 et Continue ensuite de décliner graduellement presque sans interruption.S'il y a amélioration par rapport à 1932, le regain d'activité ne s\u2019étend pas encore aux branches les plus importantes de l'économie nationale.Les industries se divisent en deux grandes catégories: d\u2019une part, celles qui fabriquent des biens de consommation courante, tels que des aliments, des vêtements, des meubles ; d'autre part, celles qui fabriquent des biens de production en utilisant le fer, l\u2019acier, le ciment, le bois, le verre, les minerais, etc.Cette seconde catégorie emploie beaucoup plus de monde que la première : un graphique de la Cleveland Trust Co.fait ressortir qu'en 1929 elle fournissait du travail à quelque 8,800,000 ouvriers, alors que la première catégorie n\u2019occupait qu'environ 4,600,000 personnes.Elle est aussi plus atteinte par la dépression économique et elle se relève beaucoup plus lentement.Le même graphique montre qu'en 1932, sur un nombre total de 10,100,000 chômeurs, elle en comptait 4 millions et demi et la seconde catégorie, 900,000 seulement.Cela vient de ce que les industries fabriquant des biens de production vivent du crédit à long terme et qu\u2019elles ont besoin pour prospérer d\u2019une atmosphère de sécurité que ne saurait créer une politique monétaire à base d'expédients.L'incertitude, qui restreint l'embauchage, paraît donc être à l\u2019heure actuelle le plus grand obstacle à la reprise.Aussi, dans son questionnaire adressé le 24 septembre au président de la République, la Chambre de commerce des Etats-Unis, l'un des groupements les plus représentatifs du monde des affaires, exprime-t-elle l'avis que rien n\u2019importe davantage au bien-être général que le rétablissement de la confiance, et demande-t-elle en conséquence au gouvernement de bien vouloir faire connaître ses intentions quant à l'équilibre du budget, à l'avenir du dollar, à la stabilisation des changes aux termes d'une entente internationale, à son ingérence dans l'entreprise privée et à sa politique en matière de travaux publics et d'assistance à l'agriculture.La Chambre de commerce des Etats-Unis estime évidemment \u2014 le ton même de son mémoire l\u2019indique \u2014 que l'Aigle bleu devrait un peu lâcher prise.A l\u2019avènement du président Roosevelt, la situation était si grave que l\u2019intervention de l'Etat paraissait justifiable.Etait-elle si désespérée qu'elle autorisât toutes les tentatives ?La plus sérieuse critique que l\u2019on puisse faire de l\u2019expérience Roosevelt, c\u2019est qu'elle dure toujours, c'est-à-dire qu'après un an et demi elle n\u2019a encore rien démontré, si ce n\u2019est que l\u2019économie dirigée est une utopie.On ne saurait sans conteste lui attribuer jusqu'ici aucun résultat positif, puisque l'amélioration que l'on constate, par rapport aux pires moments de la dépression, est l\u2019effet de stimulants.L'économie nationale des Etats-Unis ressemble \\ un malheureux affligé de plusieurs maladies: on n\u2019en peut soigner une sans risquer d'en aggraver une autre.On s'expose même à contrarier, pa r un excès de médication, les forces naturelles de récupération.Espérons qu\u2019à la suite des importantes modifications apportées récemment au programme de restauration économique, l\u2019Etat reprendra son véritable rôle, qui est de seconder et non de suppléer l\u2019initiative privée, et qu\u2019il laissera désormais aux hommes d\u2019affaires de la libre Amérique la latitude dont ils ont besoin pour rétablir l'ordre et ramener la prospérité.L\u2019ADAPTATION DE LA PRODUCTION À LA CONSOMMATION Par Léo-Paul LAMONTACNE L\u2019objet de la production, c\u2019est la consommation, c'est-à-dire la satisfaction des besoins humains.Cette fin est d\u2019autant plus complètement atteinte que la production est mieux adaptée à son objet : question aux aspects multiples, dont il faut prendre une vue d\u2019ensemble.L'adaptation de la production à la consommation ne £eut se faire que dans le cadre de certains faits généraux qui sont donnés, soit par notre état de civilisation, soit par notre organisation sociale.La consommation est libre; les hommes, au moins en règle générale, aménagent leurs dépenses comme ils le veinent.Cet aménagement par chacun de ses dépenses est évidemment quelque chose de très imparfait, si on le considère du point de vue de la raison pure.Les hommes se trompent sur leurs intérêts essentiels ; ils ont des passions et des vices : ils obéissent à des habitudes purement empiriques, parfois absurdes.Conséquence: ce qu'on peut appeler le rendement de notre dépense, rende *nt en bien-être physique, en développement intelk ael et moral, est très faible.Si tous les hommes étaient des sages, la consommation serait tout autre qu'elle n'est.Mais les hommes ne sont pas des sages, et il faut les prendre tels qu'ils sont.Quand on parle de l'adaptation de la production à la consommation, c'est à la consommation telle qu'elle est qu'on se réfère, non à la consommation telle qu\u2019elle pourrait ou devrait être.D\u2019autre part, la consommation de chacun est limitée par son revenu.Comme les revenus des hommes sont très inégaux, les consommations le 120 LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTRÉAL * i i i ) >3 > /I t ,\\ ; i ; ) i sont aussi, et par conséquent, les besoins sont très inégalement satisfaits.Il y a des hommes, en petit nombre, qui peuvent se donner tous les raffinements du luxe, et d\u2019autres dont les besoins vitaux sont tout juste satisfaits.Si l\u2019on envisage la société économique comme un tout, une partie des forces productives disponibles est employée à des productions qui, eu égard au niveau général de la richesse nationale, sont superflues, tandis que plusieurs catégories de biens utiles, par exemple, des logements convenables, n\u2019existent qu\u2019en quantité insuffisante.On peut donc dire que la consommation, envisagée dans son ensemble, est aménagée d\u2019une façon peu rationnelle.Mais cela aussi, c\u2019est un fait qu\u2019il faut considérer comme donnée; il est la conséquence inévitable de l\u2019inégalité des conditions.La production est organisée en vue du profit, du moins la plus grande partie.Du point de vue de l\u2019entrepreneur, ce qui compte, ce n\u2019est pas directement la production ni la satisfaction des besoins du public, mais le profit qu\u2019il en retire.La production n\u2019est pour lui qu'un moyen ; c\u2019est le profit qui est une fin.Il en résulte qu\u2019il faut distinguer entre la productivité d\u2019une entreprise et ce qu\u2019on peut appeler sa rentabilité, ce mot désignant la capacité de rendement en profit de l\u2019entreprise.Dans une large mesure, il y a coïncidence entre la productivité d\u2019une entreprise et sa rentabilité.Les besoins des hommes et leur possibilité de payer étant ce qu\u2019ils sont, les entreprises s\u2019organisent de manière à fournir ce qui est le plus demandé à un prix rémunérateur.Or ce qui est le plus demandé et ce en échange de quoi les hommes sont disposés à payer le prix le plus élevé, ce sont les biens propres à satisfaire ceux de leurs besoins qu\u2019ils jugent les plus pressants.L\u2019échelle de la production est établie à la mesure de celle des besoins.Mais il se peut aussi qu'il y ait opposition entre la productivité et la rentabilité.En effet, le maximum de la production ne coïncide pas nécessairement avec le maximum de profit.La rareté de l\u2019offre a pour conséquence la hausse du prix et il se peut que l\u2019entrepreneur ait intérêt à produire moins pour vendre plus cher.Cela n\u2019est pas à redouter en régime de concurrence; les entrepreneurs concurrents poussent la production jusqu\u2019au point où elle dépasserait la capacité d\u2019absorption du marché.Mais, en régime de monopole, il peut y avoir, il y a des restrictions voulues de la production.Or, nous savons l'importance du monopole dans la vie économique moderne.Voilà donc, du côté de la production, un fait qui limite nécessairement, dans certaines conditions, l\u2019adaptation de la production à la consommation.Dans quelle mesure et comment se réalise l\u2019adaptation de la production à la consommation ?Les observations qui précèdent permettent de délimiter le cadre de l\u2019adaptation.Il ne peut s\u2019agir en aucun cas d'une adaptation idéale et parfaite de la production à la consommation, mais seulement d\u2019une adaptation subordonnée aux conditions générales qui ont été rappelées.Dans le cadre ainsi fixé, comment et dans quelle mesure l\u2019adaptation se réalise-t-elle ?La concurrence tend à procurer l\u2019adaptation.Elle y tend, parce qu\u2019elle incite l\u2019entrepreneur à développer la production jusqu\u2019à la limite de capacité du marché, à abaisser le priv de vente au niveau du coût de production, L rédi celui-ci par le perfectionnement incessant des p./cJdés de fabrication et de vente.Mais la concurrence n\u2019assure pas nécessairement l\u2019adaptation la plus complète.Elle pousse les entreprises à l\u2019effort et à la recherche du mieux; mais cet effort et cette recherche ne donnent tous leurs fruits que poursuivis par des hommes d\u2019une culture générale et professionnelle qui les rend aptes à comprendre les conditions du progrès.La concurrence ne procure pas, à elle seule, ce niveau intellectuel et cette culture; elle ne remplace pas l'esprit de méthode, et elle ne le donne pas.Or l\u2019esprit de méthode a un rôle considérable à jouer dans l\u2019adaptation de la production à la consommation.D'autre part, la concurrence rencontre dans l\u2019économie moderne des forces adverses redoutables.Elle est en recul marqué.On ne peut donc pas la considérer comme capable d\u2019assurer toujours et en toute occasion la meilleure adaptation possible de la production à la consommation.Là où ces forces adverses triomphent du régime de concurrence, dans quelle mesure et par quelle procédure peuvent-elles assurer l'adaptation ?Le rôle de l\u2019esprit de méthode chez le producteur et le consommateur.C\u2019est une vieille chose que l'esprit de méthode.Mais il s\u2019en faut qu\u2019il ait entièrement conquis le monde : il y a encore bien des domaines où il n\u2019est pas installé.En outre, l\u2019écueil de toutes méthodes, c\u2019est qu\u2019elles survivent aux circonstances qui les avaient fait naître.Bonne à l\u2019origne et née à ce moment d\u2019un effort créateur, une méthode vieillit à mesure que le milieu change.L\u2019esprit de méthode ne consiste pas à continuer d\u2019appliquer des méthodes anciennes, mais à en inventer de nouvelles pour un milieu renouvelé.Or, il y a en ce sens, depuis le début du XXe sècle, un effort très intéressant et souvent heureux qu\u2019on peut caractériser en disant qu\u2019il a pour objet de substituer le rationnel à l\u2019empirique.I^e mouvement d\u2019idées qui se rattache au nom de Taylor aux Etats-Uns, de Fayol en France, nous est connu.Il a tendu à réformer les méthodes de travail et à asseoir sur des principes réfléchis l\u2019administration des entreprises.Une autre manifestation de l\u2019esprit de méthode est la tendance à la standardisation, d\u2019aucun disent la normalisation.De quoi s\u2019agit-t-il ?Il s\u2019agit : d\u2019une part, de définir d'une façon rigoureuse les données comme nature ou espèce, soit comme dimensions, soit comme qualités, les matières premières et les produits fabriqués; d\u2019autre part, de simplifier la production en éliminant les types reconnus les moins utiles.(A suivre) CONSTRUCTION SOLIDE Pierre par pierre, étage par étage, s\u2019élève sur le roc le solide édifice.La Banque Royale a monté ainsi, d'année en année.Sa stabilité éprouvée explique la position qu\u2019elle occupe parmi les plus grandes institutions bancaires du monde entier.BANQUE ROYALE DU CANADA BANQUE CANADIENNE NATIONALE Siège social: Montréal Capital versé et réserve, $14,000,000 Actif, plus de fl32,000,000 Toutes opérations de banque et de placement: Comptes courants,\tComptes d'épargne, Prêts et escompte,\tEncaissements, Nantissements,\tMandats, Coffrets de sûreté,\tChange sur tous\tpays.Achat et vente de monnaies étrangères.\u2014 Lettres de crédit documentaires et circulaires.\u2014 Financement des importations et des exportations.\u2014 Achat et vente de valeurs de placement.563 bureaux au Canada AVANT DE PARTIR EN VOYAGE Avant de partir en voyage, quel aue «nir I# r»*y» vers lequel vous vous dirigez, consultez le gérant de notre succursale locale.Il pourra vous munir de chèques de voyageurs, négociables facilement n\u2019importe où, ou d\u2019une lettre de crédit circulaire, qui fera connaitre votre identité en n\u2019importe quelle ville du monde où vous projetez de vous rendre.Consultez le gérant de notre succursale concernant les prix d\u2019émission.La 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L'hon.Georges-A.Simard, Arthur Terroux, Taschereau, N.P.RENÉ MORIN, Directeur général.112, rue ST-JACQUES O.71, rue ST-PIERRE MONTRÉAL\tQUÉBEC \u201cGENERAL\u201d \u2022\tLE LÉGER COÛT SUPPLÉMENTAIRE DES \"GENERAL99 REPRÉSENTE PLUS DE SÉCURITÉ.\u2022\tLe JUMBO aérodynamique GENERAL est le plus mou et le plus sûr pneu du monde.Sur des Generals votre auto semble flotter ! \u2022\tLe superbe nouveau Ballon GENERAL \u201cDual\u201d 8.40% moins d\u2019air; 80% plus anti-dérapant ; à l\u2019épreuve des éclatements.\u2022\tLes nouveaux GENERALS \u201cHeavy Duty Dual Grip\u201d à SIX-RANGS, renommés dans le monde entier pour leur QUALITE supplémentaire.Encouragez un membre de la Chambre Distributeur : LUDGER GRAVEL 8C FILS LIMITÉE HArbour 5211 428 PLACE JACQUES-CARTIER, MONTRÉAL .ON DEMANDE.Des gérants et agents Canadiens-Français pour vendre de l\u2019assurance sur la vie aux 750,000.Canadiens-Français de la ville de Montréal.- \u201cHa g>aubegarbe\u201d La seule Compagnie 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