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Titre :
Bulletin /
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1899-1949
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Commerce
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Bulletin /, 1935-07, Collections de BAnQ.

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[" V»UIIIUU> «ij, M^fONOIl EX I8B7^aumtarîtr\u201d Siège Social: Montréal La seule compagnie Canadienne Française d\u2019Assurance sur la vie.La Poudre a Cogue relies JJySTERIEUSt Garantie Sans Restriction.j^^^^otrâj^harmacirn Le travail de la chambre (suite) La formation d'une commission industrielle Les statistiques officielles nous révèlent que Toronto l'emporte sur Montréal par le nombre de ses établissements industriels et la valeur de leur production.Or, cette ville n\u2019a pas devancé Montréal par un simple effet du hasard.Les nombreuses entreprises nouvelles qui se sont établies dans ses limites y sont venues parce qu\u2019on a su leur représenter les avantages qu\u2019elles trouveraient à s\u2019y installer.A Montréal, aucun effort suivi n\u2019a été fait depuis longtemps pour attirer les industries à la recherche d\u2019un site approprié.Aussi bien, non seulement y voit-on relativement peu d\u2019industries nouvelles s\u2019y établir, mais encore certaines de celles qui y sont déjà émigrent-elles vers d\u2019autres localités.Mais on sait que Toronto dispose des services d'une Commission industrielle très bien organisée à tous les points de vue, qui exécute avec méthode et ténacité une besogne considérable.Les résultats sont très intéressants.Le recul de Montréal fait constater comme jamais peut-être auparavant la nécessité d\u2019un organisme central qui puisse coordonner les efforts et les initiatives susceptibles d'assurer le progrès industriel de Montréal et de sa banlieue.Il est évident que cela s'impose.La dispersion des efforts dans le lieu et dans le temps ne saurait produire rien de durable.La Chambre de Commerce de Montréal l\u2019a compris.Hile a favorisé de toutes ses forces la création d\u2019une Commission industrielle.Il n\u2019est pas sans intérêt de refaire ici l\u2019historique de ses démarches en ce sens.Depuis très longtemps la Chambre préconisait la formation d'une Commission industrielle.Le 12 avril 1935, la Commission du Commerce et la Commission des Industries recommandent la formation d\u2019un sous-comité de trois membres qui devra à ce propos s\u2019aboucher avec le Board of Trade, l\u2019Association des Manufacturiers canadiens, et les principaux corps publics de la métropole.Le 17 avril a lieu une assemblée du COnseil de la Chambre.Les Commissions intéressées y présentent leur rapport.Celui-ci est accepté.On recommande la formation dès cette année d\u2019une Commission industrielle à Montréal.Après avoir tenu plusieurs séances, le sous-comité reçoit à un lunch au Mont- real Club, le 18 juin, les représentants des corps publics suivants: le Hoard of Trade, l'Association des Manufacturiers canadiens, la Montreal Light, Heat & Power Consolidated et la Commission du Port de Montréal.Le président de la Chambre, M.T.Taggart Smyth, présidait cette réunion.Le principe d'une Commission industrielle y est accepté d\u2019emblée.On décide de former un comité qui aura pour fonction de travailler à la création d\u2019une Commission industrielle.Les corps publics ci-haut mentionnés conviennent de se faire représenter sur ce comité, qui devra immédiatement se mettre en rapport avec les autorités municipales.M.Valmore Oration est choisi comme secrétaire de ce comité.II présente un rapport détaillé sur cette question.Son Honneur le Maire de Montréal appuie avec enthousiasme le projet et recommande d\u2019agir rapidement.Le 3 juillet, au Montreal Club, les représentants des cinq organismes en question rencontrent le Maire de Montréal.Enfin, le 5 juillet, le comité se réunit et règle plusieurs détails importants.Une réunion de toutes les personnes susceptibles de s\u2019intéresser à la création de la Commission industrielle aura lieu très prochainement.Une fois cette étape franchie, il y a lieu de croire que Montréal possédera, à l\u2019instar de beaucoup d\u2019autres grandes villes, un organisme nouveau et très propre à favoriser ses progrès.CRescent 9856 Appel Jour et Nuit CONTANT ELEVATOR SERVICE, REG'O\tJ REPARATIONS Inspection et Entretien d\u2019Ascenseurs 88, rut Dante - Montréal Juillet.1935 Huge neuf Rodolphe Bédard Comptable agréé Chartered Accountant Bureau établi en 1908 425, ave Viger MONTREAL La Commission du Nord Le jeudi 11 juillet, sous la présidence du notaire J.-S.Racine, président de la Commission du Nord de la Chambre de Commerce de Montréal, eut lieu à l'hôtel de la Place Viger la première réunion et le premier déjeuner officiels de cette Commission.Invité par le notaire J.-S.Racine à prendre la parole après le déjeuner, M.Smyth se déclara heureux d\u2019inaugurer officiellement la nouvelle commission et de recevoir la collaboration des hommes d\u2019affaires du nord de Montréal.Pour que la Chambre rende le maximum de services, il lui faut, dit-il, l'appui de tous les marchands, industriels, professionnels, etc.La coordination des efforts s\u2019impose.M.Racine fit aussi appel à la coopération de tous les membres.Notre commission, ajouta-t-il, enverra à la Chambre, pour étude, chacun de ses rapports sur les affaires locales et elle étudiera avec elle les problèmes d\u2019intérêt général.Adressèrent également la parole: MM.Rosario Gaudry, chef du secrétariat de la Chambre, T.-A.Moisan, J.-A.Desrochers, Arthur Lemay, E.Tou-signant.Outre les messieurs ci-haut nommés, prirent aussi le déjeuner: MM.P.-A.Lebeau, Armand T.Lavergne, Ben.Décarie, Conrad Giguère, Philémon E.Cousineau, Benoît Masse, Benoît Bertrand, Jean Gagnon, M.Turcotte, le Dr Jean Barbeau, A.Gobeille, Georges Le-bel, J.-Henri Bleau, L.Archambault, J.-L.Savard, et un bon nombre d\u2019autres.La prochaine réunion aura lieu le 24 juillet, à 4 h., chez M.E.Tousignant, 6984, rue Saint-Denis.On y procédera à l\u2019élection des directeurs et à la formation des comités.par Valmore GRATTON ?La notion du progrès n\u2019est pas une donnée commensurable.Quelques-uns en conçoivent l\u2019idée dans une tendance ties forces de production sers une plus grande satisfaction des besoins normaux de l\u2019humanité, donc sers la réalisation du bonheur.D'autres, par contre, y voient plutôt une progression constante île l\u2019avancement intellectuel et social des peuples.Incontestablement, chaque génération profite tie l\u2019expérience accumulée par les précédentes au cours ties siècles.Nous doutons cependant que nous soyons plus heureux que nos ancêtres.Certes, le rythme progressif de la sie a augmente notre confort, a mis à notre disposition des instruments plus efficaces, mais à s rai dire, ces multiples perfectionnements n'ont-ils pas aussi accru nos inquiétudes en nous rendant plus fébriles et plus impatients.Quoiqu\u2019il en soit, le progrès est chose difficile à mesurer.Par ailleurs, il est nécessaire de s'adapter à l\u2019évolution qui se produit en nous et autour île nous sans quoi, nous serons vite en désaccord avec notre milieu.Les personnes trop immuables dans leurs méthodes désuètes sont aussi loin du sens tie la mesure que ceux qui devancent leur époque, donnent le pas aux autres.Les arriérés ressemblent à un vieillard qui aurait conservé sa mentalité d'adulte inexpérimenté.Lorsqu\u2019une personne vivant en pays civilisé n\u2019a pas su se conformer aux changements ambiants, elle rétrograde car tout s\u2019est transformé dans son entourage, f ile ne peut pas avancer au même ry thme que ses contentporains, donc, elle recule.PARTEZ en CROISIÈRE et des INDES OCCIDENTALES Départ d'Halifax et HimIoii pour le* bi;bmi i>i>.les indus OCCIDENTALES et lit GUYANE BRITANNIQUE 28-30 jour* A partir «J** $180 y compris les sut II l Conseillers M VRCKL FARIBAULT Jl\u2019LKS IH PUT.IV-O B< )ISS< UNNAULï Il AN RAYMOND RK N fi MONOKAl RKNfi TI IKK RI K N A COKNI ILLIKK ROD.tablante; I.LZ VAILLANCOURT L -P LAMONTAGNE: OILKU.RT-A LATOUR l*a%e douze Juillet, 1935 hommes d'affaires, ni comités d\u2019études techniques, ni suffisamment d\u2019exécutifs compétents.D'où, goût de la routine et des anciennes méthodes et négligence à trouver les formules nouvelles.Nous manquons de spécialistes dans nos entreprises les plus profitables.5.Oubli de la qualité, du choix, de l\u2019originalité des produits, négligence du service et du personnel, dédain de la publicité et surtout de la comptabilité.II.\tQU\u2019AVEZ-VOUS A DIRE EN MARGE DE CETTE ALLEGATION: CE N\u2019EST PAS TANT L\u2019EDUCATION COMMERCIALE QUI NOUS A MANQUE, DANS LE PA; 3E, PUISQUE NOUS AVONS EU DE GRANDS COMMERCANTS, INDUSTRIELS, OU FINANCIERS QUI N\u2019AVAIENT BENEFICIE QUE D\u2019UNE INSTRUCTION ELEMENTAIRE\u201d?Question de circonstances et question d'hommes, toutes deux exceptionnelles.Il fut un temps où les méthodes actuelles suffisaient aux besoins de l\u2019époque, non à cause de leur valeur intrinsèque, mais par suite du manque de concurrence.L\u2019évolution, la \"révolution\u201d économique de ces dernières années ne permet plus d\u2019aussi faciles succès.La théorie prend le pas sur la pratique.De plus, lutter pour reprendre un avantage perdu, exige plus que garder des positions acquises; de sorte, qu\u2019une éducation commerciale ordinaire ne nous suffit plus.Autre temps, autres moeurs.Enfin, il existe de par le monde deux catégories d\u2019hommes: i.la minorité de ceux que leur génie conduit au succès; 2.la majorité des talents moyens complétés par la technique et l\u2019éducation.Nos pères ont été des exceptions: ils ont peut-être dû à des collaborateurs, aux circonstances, ou à leurs qualités propres de travail et de ténacité d\u2019atteindre à une certaine compétence.Replacés dans notre temps, qu'y feraient-ils?Et pourquoi voudrions-nous réapprendre par une dure expérience ce que pourrait nous enseigner une éducation commerciale supérieure?III.\tCOMMENT SE FAIT-IL QUE LES QUELQUES INDUSTRIES QUE NOUS AVIONS, CERTAINS COMMERCES IMPORTANTS ONT ECHAPPE A NOTRE CONTROLE ?IV.\tD\u2019APRES VOS RENSEIGNE.MI NTS, QUELS MOTIFS ONT POUSSE LES PROPRIETAIRES OU DIRIGEANTS DE CERTAINES DE NOS ENTREPRISES A VENDRE LEUR ACTIF A LEURS CONCURRENTS?C\u2019est une loi presque naturelle que les groupements les plus forts tendent à l\u2019écrasement ou à l\u2019accaparement des plus faibles.Les entreprises isolées ethnologiquement ne peuvent résister que grâce à une organisation systématique de défense.Or, nous avons souffert de faiblesse par manque de capitaux, de crédit, de psychologie et de sens économique.Nous avons souffert d\u2019isolement, par manque de coopération et de sens national.L\u2019instabilité de ' position canadienne-française en matière de commerce, d\u2019industrie ou de finances, a pu inquiéter et décourager nos chefs d\u2019entreprises, qui, devenus vieux, n\u2019ont pas voulu accorder à leurs fils ou aux événements une suffisante confiance.On vendait l\u2019entreprise à qui en offrait le prix, et plus que le prix: et il est à remarquer que quelques-unes des entreprises ainsi passées en mains étrangères comptent parmi les plus importantes.Certaines grosses industries ou gros commerces sont aussi touchés, soit par routine ou par laisser-alltr volontaire, soit par manque de contact avec les pays mercantiles (d\u2019où, confinement de nos entreprises à des commerces ou à des industries surrannées), soit par le désintéressement de notre public acheteur ou l\u2019étroitesse de vue de nos vendeurs, soit par la concurrence et le boycottage des monopoles.A signaler surtout les chaînes d\u2019épiceries qui ont tué le genre de commerce où les Canadiens français étaient surtout engagés jusqu\u2019ici.Enfin, dans une certaine mesure, l\u2019ap-pas du lucre, le mirage du repos, la sécurité de l\u2019avenir familial assuré ont parfois fait accepter certaines offres.L'égoïsme a tenu en échec la conscience patriotique, sans révolte en face d\u2019une trahison insoupçonnée.Pétri d\u2019appétits plus que d\u2019ambition, l\u2019on a vendu au plus offrant, aliénant ainsi sans remords le patrimoine d\u2019une race jeune et vivante.V.\tCES ENTREPRISES NOTRES, EN PASSANT SOUS DES CONTROLES ETRANGERS, ONT-ELLES, EN DEFINITIVE, BENEFICIE A NOTRE ETHNIQUE PAR LES CAPITAUX CONSIDERABLES REÇUS COMME PRIX DE CETTE VENTE?Généralement non.L\u2019argent ainsi acquis a souvent servi à de ruineuses spéculations quand il n\u2019a pas été investi dans des entreprises étrangères pour aider soit à leur fondation, soit à leur développement.Il a pu également faire l\u2019objet de partages testamentaires, dont les bénéficiaires n\u2019ont pas tardé à supprimer en eux et autour d\u2019eux tout souci de bien collectif en faveur de leurs ambitions personnelles tourisme, clubs, etc.).D\u2019autre part, ces changements de maîtrise ont généralement entraîné l\u2019exclusion du personnel canadien-français et l\u2019arrêt de toute initiative chez ceux qui croyaient devoir compter, dans leur modeste sphère, sur des compatriotes plus haut placés.VI.\tCERTAINES LEGISLATIONS FEDERALES OU PROVINCIALES NOUS ONT-ELLES ETE PREJUDICIABLES?Très peu de membres, dans l\u2019ensemble, ont répondu à cette question.On désigne généralement comme préjudiciables aux intérêts canadiens-français: a) toutes les législations tendant à permettre l\u2019aliénation de nos richesses naturelles Jorêts, mines, cours d\u2019eau); concessions forestières empêchant l\u2019expansion de l\u2019agriculture et de la colonisation et permettant la création des monopoles de la pulpe et du papier; concessions de rivières empêchant certaines régions de vivre de pêcheries et favorisant les trusts de l\u2019électricité; distribution des terres de la Couronne aux grosses compagnies; NETTOYAGE ET TEINTURE 20% d'escompte Notre Merveilleux Nettoyeur de Vêtements \u201cZORIC de LUXE\u201d suns odeur est Supérieur ù toute autre méthode de Nettoyage BUANDERIE JOLICOEUR TEINTl IIIKRS-NETTOYEURS 1132 Parthenais\tTel.AMherst 2161 Juillet, 1935 Page treize b)\ttoute notre législation sur l'immigration; c)\tla loi des compagnies et la loi de faillite; d)\tcertains*** mesures tarifères prises contre l\u2019importation ^\u2019articles français, par exemples, les livres; e)\tla loi défendant la fabrication à domicile du cidre de pomme, etv.En résumé, politique de faveu, à certaines grosses entreprises, et écrase ment, par contre-coup, de nos petites et moyennes industries.VII.\tL'INSTRUCTION COMMERCIALE DES CANADIENS FRANÇAIS A-T-ELLE ETE ADEQUATE?Le H âvre de Montréal Occupe le premier rang des Ports de Mer du Canada per La valeur de la manutention annuelle des marchandises.Le tonnage des Importations et des Exportations.Le tonnage enregistré des navires.L'étendue de quaiage disponible.Le nombre et la qualité de ses entrepôts.Les facilités d'entreposage frigorifique.L'efficacité du service de ses voies ferrées.?Le plus grand Port du monde pour Vexportation des Céréales et le second port du Continent de 1*Amérique du Nord.?Pour détails et informations, prière de s\u2019adresser aux Commissaires du Havre de Montréal BANQUE CANADIENNE NATIONALE Siège social Montréal ?Capital versé et réserve, $12.(HH),(HH) Actif, plus de $127, (HH), (HH) ?Toutes opérations de banque et de placement: Comptes courants Prêts et escompte Nantissements Coffrets de sûreté Comptes d\u2019épargne Encaissements Mandats Chan ge sur tous pays Achat et vente de monnaies étrangères.\u2014Lettres de crédit documentaires et circulaires.\u2014 Financement des importations et des exportations.\u2014Achat et vente de valeurs de placement.?550 bureaux au Canada Abstraction faite des déficiences du passé, l\u2019instruction commerciale des jeunes Canadiens français est actuellement bonne, surtout depuis la fondation des Hautes-Etudes Commerciales et le perfectionnement de l\u2019enseignement élémentaire supérieur.On vante le bel effort de nos collèges commerciaux.On incite nos collèges classiques à ne point négliger l\u2019orientation professionnelle commerciale, puisque tant de collégiens ratés ne se sont pas gênés dans le passé pour embrasser en désespoir de cause les carrières économiques.Même si certains ont pu reprocher à notre instruction une centralisation excessive, en ce sens qu'elle aurait été contrôlée par des instituteurs nourris à des sources trop anciennes, on reconnaît généralement que nos maîtres dans le domaine de l\u2019enseignement économique ont moins manqué de compétence que leurs élèves n\u2019ont manqué d'aptitude, de goût et d\u2019application.On recommande d'insister plutôt sur le besoin d'une éducation faite de sens pratique et de fierté, une éducation nationale, qui nous donne à la fois le goût des choses économiques et l\u2019intelligence de leur valeur collective.VIII.\tD'APRES VOUS, NOS ME-THODES ONT-ELLES BESOIN D\u2019ETRE RAJEUNIES?Oui, en partie, bien que nous soyons déjà en marche vers une sensible et durable amélioration.Le défaut du passé, a été l'absence, le dédain de la théorie.L'obstacle du temps présent, c\u2019est la lutte entre elles de deux classes économiques retranchées chacune dans leur camp: d'une part, les traditionalistes, aux méthodes surannées, à la sagesse absolue, pour qui l\u2019expérience, une fois bonne, le sera toujours et qui craignent des mesures qu\u2019on n\u2019a jamais tentées; d\u2019autre part, les réactionnaires, ambitieux, larges de vues, soucieux de se former l\u2019esprit par autre chose que des formules, lesquelles ne s\u2019adaptent pas, et surtout, désireux d\u2019innover.Deux éléments surtout sont à la base d\u2019un rajeunissement de nos méthodes: la publicité, la comptabilité.Une condition: l'entente la plus complète possible entre les réactionnaires et les traditionalistes.IX.\tD\u2019APRES VOUS, CEUX QUI OCCUPENT DES POSTES RESPONSA-BLES ACCEPTENT-ILS VOLONTIERS DES COLLABORATEURS PLUS JEU-NES QUI LEUR APPORTENT DE L\u2019ENTHOUSIASME, DE L\u2019ENERGIE ET PARFOIS UN PEU DE THEORIE?Question d\u2019espèces.On répond par oui et non: plus souvent non que oui.On signale comme un obstacle à cette collaboration entre jeunes et plus Âgés, l\u2019exclusion des jeunes par l'emploi pré férentiel des pères de famille nombreuse.On note que les Anglais comprennent mieux le profit qu\u2019ils peuvent rendre aux jeunes et se rendre à eux-mèmes en les initiant très Vite à leur rôle économique et à la marche générale de l\u2019entreprise.Ces messieurs ont sans doute été moins dédaigneux de la théorie dans le passé que ne le furent la plupart de nos Canadiens français en place.Ils en ont aujourd'hui moins peur.X.\tLES JEUNES APPRECIENT-ILS COMME IL CONVIENT L\u2019EXPERIENCE PRATIQUE DE LEURS DEVANCIERS, LES EFFORTS QU\u2019ILS ONT ACCOMPLIS, ET ACCEPTENT-ILS DE SERVIR LOYALEMENT JUSQU\u2019ALJ JOUR Of LEUR EXPERIENCE ACQUISE LEUR PERMETTRA D\u2019ETRE CHEFS A LEUR TOUR? Page quatorze Juillet, 1935 ÉCOLE TECHNIQUE DE MONTRÉAL 200 - OUEST, RUE SHERBROOKE Forme une main d\u2019oeuvre experte dans les travaux manuels, notamment dans la fabrication des meubles, y compris le mobilier de genre.Des travaux de placage, de marqueterie et autres spécialités de I ébénisterie y sont exécutés sous la direction de professeurs et artisans hautement qualifiés, avec des essences de la Province de Québec.Pour tous renseignements s'adresser au secrétariat ( eux qui ont conscience de leurs responsabilités et veulent compléter par l\u2019expérience acquise leur actif intellectuel, oui.Les autres, non.Dans ce dernier cas, on donne plusieurs explications.Les jeunes sont aigris, parfois désespérés.Ils sont préoccupés et déçus par le problème tie leur établissement.Ils vivent dans un siècle d\u2019individualisme.Ils ont peut-être trop appris de leurs devanciers que l\u2019intérêt individuel est la seule mesure de l\u2019action, lis exigent, pour servir, que leurs patrons les initient et leur donnent des postes responsables.Ils exigent, pour respecter la hiérarchie et l\u2019expérience, qu'on les respecte eux-mêmes.XI LES CANADIENS FRANÇAIS ONT-ILS PRATIQUE, COMME IL CONVENAIT, LA SOLIDARITE ECONOMIQUE ENTRE ACHETEURS, PRODUCTEURS OU DISTRIBUTEURS ?Non.Des tentatives nombreuses ont été faites sans donner l'élan à une action commune et d\u2019envergure.On semble croire que le mouvement coopératiste, chez nous, a raté parce qu\u2019il partait d\u2019un principe unique: le patriotisme, l'intérêt national.Peut-être aurait-il fallu dans les campagnes de propagande, mettre davantage le point sur l\u2019intérêt individuel.Particularité, notre peuple se défie des mouvements de masse.Jalousie ou timidité?Manie de dénigrer ceux qui réussissent?Souci de ne point aliéner une liberté dont il use d\u2019ailleurs assez mal quand le snobisme s'en mêle?Complexe d\u2019infériorité qui porte à ne point croire è la possibilité d'une action concertée du moment qu'elle est tentée par les nôtres?\u2014 Le débat reste ouvert.CONCLUSION En manière de conclusion, nous résumerons les réponses à la douzième et dernière question: XII.QUELS MOYENS SUGGEREZ-VOUS POUR FAIRE REPRENDRE AUX NOTRES LEUR PRESTIGE DANS LE DOMAINE ECONOMIQUE?a ) l.\u2019éducation: 1.\tApprendre à nos enfants et à nos jeunes gens l'utilité personnelle et la puissance collective de l\u2019argent.Les ramener de temps à autre des spéculations pures aux réalités pratiques et aux nécessités de la vie.C\u2019est le rôle des maîtres.Qu\u2019ils soient de plus entraînés de bonne heure à exercer leur initiative dans des postes responsables.* 2.Leur enseigner aussi, par une éducation nationale, la beauté patriotique du gain matériel et l\u2019urgence d\u2019une plus grande fidélité à nos devoirs économiques si nous voulons vraiment la survivance de notre groupe ethnique en ce pays.Rester Français, fermement et fièrement.3- Faire l'éducation de l\u2019acheteur: combattre la tendance à acheter chez les autres, par défiance des siens, par insouciance, par snobisme.Collaborer aux organisations déjà créées pour cette fin; les compléter au besoin.Former le citoyen fort et \"de race\u201d.4.\tFaire l'éducation du vendeur: lui donner le goût de la qualité, de l\u2019art, de la franchise, de l\u2019exactitude, de l\u2019honnêteté, de la politesse.5.\tAbandonner l\u2019esprit rentier pour l\u2019esprit d\u2019entreprise, la ténacité, le goût du travail et du risque.A) L\u2019instruction: !.Que dans nos maisons d\u2019enseignements, ni les maîtres, ni les élèves ne s\u2019habituent à considérer la carrière économique comme un parent pauvre des professions libérales.2.\tQue, dans nos collèges l\u2019enseignement des matières commerciales, à base de français d\u2019abord, d\u2019anglais ensuite, soit organisé sur une base à la fois théorique et pratique.3.\tQu\u2019à la sortie des collèges, maîtres et parents orientent les jeunes gens qui y ont des aptitudes vers une école commerciale supérieure, telle l\u2019Ecole des Hautes-Etudes Commerciales, afin de contribuer à la formation régulière de spécialistes et de compétences.4.\tQue nos chefs d\u2019entreprises sachent s\u2019entourer d\u2019exécutifs compétents.Qu'ils fondent des comités d\u2019études techniques dans leur propre industrie et qu\u2019ils ne se formalisent pas de prendre leurs conseils.Que la collaboration entre jeunes et vieux, entre le \"capital-argent\u201d et le \"capital-intelligence\" soit encouragée et soutenue; elle aura pour résultats un renouvellement des formules et des méthodes, une adaptation aux circonstances et aux nécessités du mouvement économique.c) La Coopération: 1.\tQue les chefs d\u2019entreprises respectent leur double devoir: s\u2019occuper eux-mêmes, comme il convient, de leur industrie; faire confiance à leurs fils le jour où ils croient devoir se retirer des affaires et leur en laisser la régie après les avoir de longue main initiés à leur rôle.En somme, qu\u2019il y ait, non plus rupture, mais continuité entre nos générations d\u2019hommes d'affaires.2.\tQue, si une entreprise doit être vendue au plus offrant enchérisseur, elle le soit autant que possible à quelqu\u2019un de notre race: que l\u2019argent provenant de la vente ne serve pas seulement des goûts individuels de dépenses et de spéculation, mais qu\u2019il serve à soutenir et à encourager d\u2019autres entreprises nôtres.3.\tQue notre peuple s\u2019avise de l\u2019importance qu\u2019il y a à élire des députés compétents qui tiendront en main le levier des lois; et que le législateur lui-même, une fois en place, sache protéger nos petites industries, nos petits commerces, nos petits capitaux en n\u2019accordant pas aux monopoles étrangers un traitement de faveur qu\u2019ils n\u2019ont en rien mérité.Que cessent surtout l\u2019aliénation Juillet, 1935 Page quinze de nos ressources naturelles et la politique de la porte ouverte aux immigrants de tout acabit.4.\tQue dans toute initiative d\u2019achat, de vente ou transaction quelconque, nous prenions l'habitude de nous adresser d\u2019abord à des Canadiens français.5.\tQue nos gouvernants favorisent par leur influence et sanctionnent par des lois tout mouvement coopératif entre Canadiens français; qu\u2019ils établissent, de concert avec nos industriels et commerçants, des systèmes d\u2019organisation et de contrôle susceptibles d\u2019inspirer une suffisante confiance aux petits producteurs et de donner satisfaction au public acheteur.6.\tQue nos chefs d'entreprises et nos hommes d'affaires déjà en place s\u2019unissent au lieu de se diviser, et que notre force économique, isolée ethnologiquement, tire de la solidarité son élément de vie essentiel.d) La Technique: 1.\tQue nos chambres de commerce soient véritablement le moteur et l\u2019organisme le plus sûr de notre activité économique.2.\tQu\u2019elles trouvent le moyen d\u2019enseigner à nos industriels et commerçants qui n\u2019ont pas eu l\u2019avantage d\u2019une instruction commerciale suffisante, la technique de leur profession.3- Que nos marchands s'avisent enfin de l\u2019importance d'un/ comptabilité tir-donnée, de la publicité, de la qualité des étalages et des produits, de la politesse et du service, de la compétence *»**\u2022 employés; enfin de la nécessité d'adapter leurs méthodes au mouvement général du commerce, lequel est essentiellement dynamique.Nous terminons ce rapport en remer* ciant les membres de notre chambre qui ont bien voulu collaborer à cette enquête.Même si nous dépassons ici les limites de notre rôle, nous tenons à signaler spécialement les travaux de MM.François Desmarais, André Bros-seau et Paul Simard.A des titres divers, ces trois membres nous ont fourni une étude détaillée et personnelle qui mérite nos félicitations.Les petits détails de la vie par Valmore GRATTON ?\\ o (ont ai res ou subconscients nos gestes re\\ êlent le fond tit- not r e nature; ils reflètent nos idées car on finit toujours par agir comme l\u2019on pense.Ils décèlent aussi les particularités de notre caractère aussi sûrement que la parole.Les mouvements même à peine esquissés comportent donc une signification pour un observateur tant soit peu perspicace.Il n est pas toujours facile de cacher une impression car cela exige une tension nerveuse qui contracte les traits, assombrit ou aiguise le regard.Tous ces details transpercent dans la phv-sionomie sous la forme d'une inquiétude, d'une crispation musculaire assez visible.S\u2019il est vrai qu\u2019un psychologue peut ainsi discerner les manifestations de vie intérieure dans les yeux de son interlocuteur, à plus forte raison, peut-il analyser les gestes et la démarche.Parmi les actes coutumiers que l'on répète incessamment, il en est qui ont une signification particulière.Ne distribue-t-on pas les poignées de main à tout hasard?Ce geste banal traduit tout de même les dispositions du moment de même que le tempérament.Que pouvons-nous conclure lorsqu\u2019un individu nous glisse entre les doigts de molles phalanges inarticulées, une chair visqueuse.Vous avez la sensation de palper un agglomérat gélatineux comme si un moius-que vous touchait 'épiderme.La premiere réaction est défavorable.Vous vous demande/ si vous avez affaire à une personne dénuée d'énergie ou fourbe.Absence de volonté ou de franchise, mollesse ou duperie.< ependant, j\u2019ai gardé le souvenir d\u2019une semblable aventure à deux occasions.Tous les deux sont des personnages connus.Le premier est un travailleur discipliné qui fait une prodigieuse dépense d\u2019énergie cérébrale non contrebalancée par aucune activité physique.Le second passe pour être très actif mais je me suis rendu compte que son initiative n\u2019est qu'une dispersion d'effort dénotant un manque évident de réflexion et de profondeur.Avec certaines réserves, j\u2019en ai tout de même conclu par la suite que mes conclusions restaient justes.La plus forte institution\t\t canadienne-francaise d'as-\t\tLARUE & TRUDEL SBBBSSSSS surance sur la vie en Amérique est\t\t \t\tJ.-Arthur EaKue, C.A.\tMaurice Chartr*, C.A.LA SOCIETE\t\tA.-Emile Hraurai».C.A.\tJean-Paul Cauthier.C.\\.Ji««
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