Bulletin /, 1 décembre 1946, Décembre
[" otc 46 JA NV-47 194 \"^1 \u2022 LE DÉTAILLANT ET L ASSURANCE \u2022\u2022 FAISCEAUX II te çant pat excellence CORES pour radiateurs do coulions, tracteurs, autobus, compresseurs, auto-neige, souffleuses, etc.SPÉCIALITÉ: Nettoyage et Réparations THAOS HAHK Fabriqué par Acme Glove Works CARTIER MFG.LTD.LA.1*63 \u2014 *99 ÏT-DOMINIQUÏ \u2014 MONTRÉAL Cpui+Vé-Cj.lé OmnMtMéé, préédlmt LIMITED MONTREAL AU SERVICE DU PUBLIC DEPUIS 25 ANS & HEATING CO.LTD.177 est, ave des Pins \u2014 Tél.PL.7993-7994 Lucien L'ESPERANCE, président - SPECIALITES \u2022Plomberie sanitaire de haute qualité Installation de chambres de bouilloires \u2022Tuyauterie industrielle \u2022Vapeur à haute et basse pression \u2022Buanderies et cuisines d'institutions et d'hôpitaux Soudure oxygène et électrique par sou deurs certifiés par le gouvernement Réparations de tous genres de plombe-berie et chauffa?j \u2014w, iïiviiiïiiom ¦ » ¦¦ un ¦ ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ il ¦ é ¦¦ Société d'Administration et de Fiducie (Administration and Trust Company) fondée en 1902 Administration de sucessions Gérance d'immeubles et de fortunes privées Garde et gestion de portefeuilles VOÛTES DE SÛRETÉ Siège social: MONTRÉAL (Immeuble Crédit Foncier Franco-Canadien) 5 EST, RUE ST-JACQUES Hon.E.-L.PATENAUDE Président J.-THEO.LECLERC Vice-Président et Directeur Général J.-C.BROSSEAU Directeur et Secrétaire Général 7542 42331418 CIGARETTES DC IA CHAMBRE DC COMMERCE SOMMAIRE Pages Sommaire des articles du Bulletin en 1946 .2 Editorial, Une année s\u2019achève .Me Maurice Trudeau 5 L\u2019infiltration communiste au Canada .Pierre Laporte 7 La Chambre de Commerce internationale à l'ONU .Jeari'Marie Poirier 13 Le marchand détaillant et l\u2019assurance .Gérard Parizeau, L.S.C.15 Le directeur et sa fonction .Bernard Geoffrion 18 Une opinion .23 Le coup de collier .Léon Trépanier, O.B.E.23 Comme la fumée d'une fournaise .C.E.Campeau, i.c.25 Gouttes de savoir .Georges Longval, B.A., L.S.C.32 DÉCEMBRE 1946 », 48e année\t12e numéro Abonnement $3 par an LE BULLETIN DE LA CHAMBRE DE COMMERCE publié par la Chambre de commerce du district de Montréal.14 eet, rue St-Iacquea,\tMontréal Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa.Les articles signés n'engagent que leurs auteurs GRAVEURS 0 G R A P H E S ARTISTES LIMITEE 2 0 2 OUEST PUF ONTARIO PRES H L F U R Y * MONTREAL rtlU?>3 \u2018Is/bule^hifw Itftuilm U tabac peut rtrt JumS \" SWEET CAPORAL Le nouveau procédé \" R AIN - A W A Y \" sur les feutres ED.MICHAUD vous donnera une plus grande satisfaction .Parce que .\u2014leur feutre résine aux orages .\u2014il n\u2019est pas affecté par l\u2019humidité .\u2014il prolonge de beaucoup leur durée et conserve plus longtemps leur bonne apparence.ED.MICHAUD LE MAITRE CHAPELIER S MAGASINS POUR VOUS SERVIR 440, RUE McGILL 257, RUE UNIVERSITE - (Immeuble Tower) LAncastar 3286\tL Ancestor 2716 Décembre 1946 1 FR.1444 1IUD0N TRANSPORT I.P.HUDON, Prop.ENTREPRENEURS EN CAMIONNAGE 2121» rue dlsraëli Montréal o ALPHA WATCH CRYSTAL REG'D Assortiment complet de fournitures et d'outillage pour bijouterie et horlogerie.\u2022 G.LAJOIE» propriétaire membre de la Chambre # 408 ouest» rue St-Jacques H Arbour 4517 Montréal o PEINTURES D'ART REMISES A NEUF ANTOINE S ART GALLERY Encadr.il> expert \u2022\tMIROIRS VÉNITIENS \u2022\tMIROIRS DE FANTAISIE ANT.ULRICH membre de la Chambre 950 Victoria Square BElair 1727-8 Montréal SOMMAIRE DES AHTIELES \u2014 A- Aluminium et le Québec (L\u2019industrie de 1\u2019) I.S.Décarie .février\t25 Apprentissage (Les commissions d\u2019) Gabriel Rousseau, i.c.septembre\t13 Assurance (Le détaillant et F) Gérard Parizeau .décembre\t15 Automobile (Les progrès de F) C.E.Campeau, i.c.juillet\t21 \u2014 C \u2014 Canada et les cartels internationaux (Le) René Cousineau .avril\t23 Centralisation (La) en matière d\u2019éducation doit trouver chez*nous des ennemis acharnés, Hon.Onésime Gagnon .août\t32 Circulation à Montréal, (La) - Mémoire de la Chambre de Commerce de Montréal .mars\t5 Chambre de commerce de Montréal (Synthèse du travail de la Chambre) Bernard Couvette .juin\t5 Vie de l\u2019association .juin\t7 Consultations, renseignements, recherches .juin\t11 Civisme, économique, sociologie .juin\t12 Service d\u2019expansion commerciale .juin\t14 Service de coordination et d\u2019information industrielles .juin\t17 Bulletin .juin\t20 Etats financiers .juin\t21 Chambre de commerce de la province de Québec Congrès sur l\u2019Education, un placement * Rapport .août\t5 Chambres représentées .août\t7 Bilan du congrès, J.'M.Poirier.août\t9 Thème du congrès.C.'E.Boivin .août\t9 Clinique d\u2019orientation .août\t22 Epreuve réflexe .août\t22 Principes et programme .août\t23 Comment se prévaloir du bill 48, C.de L.Mignault .août\t26 Rapports résumés des comités .août\t36 Chambre de commerce de la province de Québec (Exécutif 1946'47).août\t34 Chambre de commerce des Jeunes de la Province .août\t30 Chambre (La) de commerce internationale à FO.N.U., J.'M.Poirier .décembre\t13 Chef d\u2019entreprise (Nouvelle responsabilité du), Jean Archambault .juillet\t27 Chez les Jeunes.février\t16 Chez les Jeunes .avril\t30 Conseil économique (Une formule heureuse de) J.'G.Lamontagne .novembre\t29 Commerce extérieur (Politique canadienne du) Rosario Cousineau .février\t7 Commerce de détail (Passé et perspectives) Raymond Dupuis, C.R., octobre\t4 Communisme (L\u2019infiltration au Canada) Pierre Laporte.décembre\t7 Coup de collier (Le) Léon Trépanier .*.décembre 23 Cours aux secrétaires des Chambres .juillet\t29 Courrier du mob .janvier\t2 .\tfévrier\t2 ****** mars 2 mai 2 ****** -10% juin 2 ** ** ** .juillet 2 Credit au consommateur (Le), Pothier Perland .avril 13 Crédit au consommateur (Le), Paul Vaillancourt, jr.novembre 27 \u2014 D \u2014 Dette (La) publique du Canada 1867*1945, Jean Delage.octobre 11 Détaillant (Le) et la publicité, André Roy .novembre 11 Détaillant (Le) et l\u2019assurance, Gérard Parizeau .décembre 15 2 DU BULLETIN EN 1946 Développement industriel de la province (Le) H on.Paul Beaulieu .août Difficultés et devoirs de l\u2019homme d\u2019affaires, Edgar Genest .août Disette en Amérique (La), Robert Letendre .février Dire à la face de la province (Le), Gilbert A.LaTour .août Directeur (Le) et sa fonction, Bernard Geoff ri on .novembre Directeur (Le) et sa fonction, Bernard Geoffrion .décembre \u2014 E \u2014 Editoriaux : L\u2019enseignement et les hommes d\u2019affaires.janvier Circulez ! .mars La disette en Amérique, Robert Letendre .février Corporations professionnelles ou monopoles ?Roger Des Groseillers .avril Une place à prendre ! .mai Synthèse du travail à la Chambre durant l\u2019exercice 1945'46, Bernard Couvrette.juin Politique à courte vue ?.juillet Le dire à la face de la province !, Gilbert A.LaTour.août Revendications ouvrières !, Robert Perron .septembre Les hommes d\u2019affaires pédagogues, Roger Des Groseillers .octobre Lutte des classes, Gilbert A.LaTour .novembre Une année s'achève, Maurice Trudeau .décembre Ecoles (nos) n\u2019auront rien à envier aux autres institutions du pays (Dans dix ans), R.P.P'E.Beaudoin, s.j.août Education (L\u2019)un placement !, P.H.Guimont .août Education and Experience, K.'E.T^orris .août Enseignement primaire (Finances de 1\u2019) mémoire de la Chambre de commerce de Montréal .janvier Enseignement primaire (Résumé du rapport de la Commission Fortier) .janvier Enseignement technique, Léon David Germain .août Enseignement primaire (Faits et statistiques sur 1\u2019) Huet Massue, i.c.août Entre les lignes, Robert Perron .février \u2014 F \u2014 Faits et statistiques sur l\u2019instruction primaire au Québec, Huet Massue, i.c.août Fonctionnarisme fédéral (Les Canadiens de langue française) Mémoire de la Chambre .mai Fumée (Comme la) d\u2019une fournaise.C.'E.Campeau, i.c.décembre \u2014 G \u2014 Gouttes de savoir, Georges Longval .novembre Gouttes de savoir, Georges Longval .décembre \u2014 H \u2014 Homme d\u2019affaires (Conditions de succès de 1\u2019) Esdras Minville .août Hommes d\u2019affaires pédagogues (Les),\tRoger Des Groseillers .octobre \u2014 l'Industrie (L\u2019) moyenne vs la production massive Paul Vaillancourt, jr .octobre Iindustric (La décentralisation de 1\u2019), C.'E.Campeau, i.c.octobre -J- Job Evaluation and its Effect on Labor Relations, Glen B.Gross .septembre \u2014 L \u2014 Législateurs à l\u2019oeuvre (nos) .».février Lutte des classes, Gilbert A.LaTour.novembre Liberté d\u2019initiative vs socialisme d\u2019état,\tRoméo Duford.novembre Décembre 194b 33 5 3 3 15 18 3 3 3 3 3 5 3 3 3 3 3 5 13 24 29 Aux membres de la Chambre de Commerce ! ?QUALITÉ NOUVEAUTÉ ETC.?TOUT EN MERCERIE membre de la Chambre des Jeunes 6557, rue St-Hubert CA.8922 Montréal 5 29 29 13 5 13 5 25 32 32 ÇùiiàuÜai-nouA Avez-vous fell votre testament ?Si vous l'avez fait, quelque changement survenu dans votre situation ne rendrait-il pas une revision opportune ?Assurez-vous en temps utile que vos dispositions testamentaires sont les plus favorables possible è votre famille Nous sommes h votre disposition.Vous pc.* nous consulter sans prendm aucun \tgagement 35\tSÉNATEUR DONAT RAYA OND Président de la société 3\tRENÉ MOR \u2018 vice-président 8 15\tHONORÉ PARENT directeur général 31\tTrust Général du Canada 27 3 21\tQUÉBEC\tMONTRÉAL 71,\t112, rue St-Pierre\true St-Jacque* 3 \u2014 M \u2014 Mesures (quatre) antidnflationnaires, Pierre'L.Trottier .octobre\t21 Misères (grandes et petites), Jeari'Paul Forest .novembre\t8 Mouvement Jaycee et l\u2019Union Nationale (Le) .juillet\t30 Mouvement ouvrier (Le) et ses revendications Me Guy'Merrill Désaulniers .septembre\t15 Musique (La) à l\u2019usine, Armand Finn .septembre\t21 \u2014 N \u2014 Nouvelles de la Chambre .février\t15 Nouvelles de la Chambre .avril\t29 Nouvelles de la Chambre .juillet\t19 \u2014 P \u2014 Politique à courte vue .juillet\t3 Place à prendre (Une) .mai\t3 Population au Canada (L\u2019avenir de la)\t.février\t17 Population et l\u2019emploi durant le guerre (Changements dans la) jean Allaire .avril\t17 Pour éviter ruines et misères, Rosaire Turp.octobre\t25 Publicité (Le détaillant et la), André Roy .novembre\t11 \u2014R\u2014 Rajustement (Le) économique et le développement industriel, Jean Delage .,.septembre 5 Revendications ouvrières, Robert Perron .septembre\t3 Revendications ouvrières (L\u2019incidence des) sur le fait industriel, Me Guy Favreau .septembre\t19 \u2014 S \u2014 Service (Le) des recherches et du développement du Ministère de la reconstruction, Raymond'A.Frigon .septembre\t29 Transport (Le développement du) dans la province de Québec, C.E.Campeau, i.c.novembre\t4 \u2014 V \u2014 Vivrons'nous sous la tente?, Jean-Marie\tPoirier .juillet\t15 Vrai ou Faux ?, Jean Delage .juillet\t5 Paul H Brault, Lt Col.Jean E.Chaput, O.B.E.E.D, Pierre A.Brault BRAULT & CHAPUT MEMBRES : MONTREAL STOCK EXCHANGE MONTREAL CURB MARKET CANADIAN COMMODITY EXCHANGE INC.Facilités d'exécution de commandes de valeurs mobilières sur tous les marchés Service \u201cTICKER\" MONTRÉAL et TORONTO Service de nouvelles \u201cDow lones\".Téléphones j BElair 2911-2-3-4.8 482, rue Saint-François-Xavier MONTRÉAL 6199, BOULEVARD ST-LAURENT, MONTREAL.FONDÉE EN 1875 Porte \u2014 Chassis \u2014 Moulures (La seule cour à bois à Montréal entièrement à l'épreuve des intempérie*) MARCHANDS DE BOIS DE CONSTRUCTION CRescent 4146 4 î(he année Il nous faut reviser les notions que nous avions au sujet de la paix et de la guerre.Jusqu\u2019à ces derniers temps la fin de la guerre signifiait le commencement de la paix.Il faut bien nous rendre à l\u2019évidence que, de nos jours, la fin de la guerre signifie : commencement de la guerre des nerfs.Autrefois, les délibérations qui précédaient la signature d\u2019un traité de paix avaient lieu à huis clos.Les plénipotentiaires pouvaient y aller de leur franchise ha' bituelle.Un peu comme des conspirateurs, ils discutaient entre quatre murs, se faisaient des concessions, manifes' taicnt certaines exigences et terminaient le tout par la préparation d\u2019un communiqué qui mettait suffisamment de chocolat autour de la pilule de telle façon que le bon peuple l\u2019avalait sans trop sourciller.Aujourd\u2019hui, on veut que tout se fasse au grand jour.Ainsi M.Molotov parle devant un microphone.On le traduit immédiatement.En quelques minutes, les opu nions qu\u2019il a émises font le tour du monde.M.Bidault, M.Byrnes, M.Bevin sont dans la même situation ainsi que les autres représentants des nations unies.L\u2019ennui, c\u2019est qu'ils ont nettement conscience du fait qu\u2019ils parlent au monde entier et que naturellement les citoyens de la nation qu\u2019ils représentent scrutent et analysent tout ce qu\u2019ils disent.On voit le résultat : ils peuvent perdre leur situation.Si, par contre, ils prennent position, ils sont obligés de la maintenir envers et contre tous.Chaque représentant est nécessairement influencé par la propa' gande qui se fait à l\u2019intérieur de la nation qu\u2019il repré' sente.Résultat ?C\u2019est la guerre dans les esprits, la guerre des nerfs.Nous assistons en plus à un spectacle tout'à'fait pa' radoxal.Ainsi, certain pays très riche qui vivait de ses exportations parce qu\u2019il disposait de capitaux énormes placés dans tous les pays du monde, capitaux qui lui ouvraient ces marchés quasi infinis, se trouve présente' ment ruiné et doit exporté quand même pour survivre.En conséquence, ce pays privera sa population du strict nécessaire pour exporter au maximum.Si, par hasard, ce pays se trouve à être un des bons clients du Canada, vous comprenez la situation qui est créée.On semble d\u2019opinion qu\u2019il est inutile d\u2019espérer la prospérité pour notre pays sans une politique d\u2019exportation à outrance.Comme vous le savez, nous sommes allés jusqu\u2019à avancer à nos clients ruinés par la guerre les fonds requis pour qu\u2019ils achètent chez'nous.Puis, les grèves ont commencé à paralyser le pays.Elles se sont réglées tant bien que mal.Les mêmes effets ont suivi : une hausse des prix, le ralentissement de la production et la rareté des stoc\\s ont contribué à cette DécMnbr* 1946 J achète.hausse.La situation semble dangereuse.Certains sont d\u2019opinion que nous assisterons à la crise en 1947 au printemps.Beaucoup, d\u2019avtre part, semblent espérer qu\u2019avec la disparition de certains contrôles, l\u2019équilibre se rétablira par le libre jeu de la loi de l\u2019offre et de la demande.Espérons qu\u2019il en sera ainsi.Ce tableau est peut'être trop sombre, aussi, posons'y une note claire On aurait pu croire que les Chambres de commerce auraient ralenti leur travail, mais bien au contraire elles\u2022 n\u2019ont jamais été si actives.Le congrès de septembre tenu à Montréal est une preuve magnifique de la vitalité du mouvement.S\u2019y trouvaient six cents délé' gués de quatre'Vingt'trois et quelques chambres.Celle du district de Montréal a atteint le plus grand nombre de membres de son histoire.Elle est, sans contesté, la Cham' bre la plus importante du pays entier.Malgré le sombre tableau que présente la situation internationale et même la situation intérieure, nos cliniques industrielles et com' mercialcs ont connu un succès sans précédent.Nous n\u2019a' vions jamais vu autant de convives à nos déjeuners' causerie hebdomadaires.Il est facile de constater le ma' gnifique développement d\u2019un esprit de corps qui nous permet d\u2019espérer les plus belles réalisations.Une de ces réalisations, c\u2019est l\u2019organisation du con' seil d\u2019orientation économique, civique et social.Ce conseil complète la structure organique de notre Chambre.Ce conseil s\u2019enquiert des meilleurs moyens pour résoudre les problèmes qui surgissent à la suite de toute législation provinciale, fédérale ou municipale.S\u2019il a des décisions à faire exécuter, il a à sa disposition un nouveau directeur de service.En plus, il faut noter que notre bulletin mensuel n\u2019est pas confiné à nos seuls membres, mais se rend dans toute la province.Les membres des conseils d administration de toutes les chambres du Québec reçoi' vent maintenant notre revue mensuelle.En conclusion, permettez'moi de vous offrir mes plus sincères félicitations et de formuler pour vous mes voeux les plus sincères à l\u2019occasion de l\u2019année qui commence, le le fais au nom de mes collègues de l\u2019exécutif, des mem' b res du conseil d\u2019administration, au nom de notre direc' teur général, de nos chefs de service, et de tout notre personnel.Notre Chambre entend intensifier et redoubler l\u2019utilité de ses services d\u2019entre'aide afin que tous et cha' cun, par la coopération, nous puissions réaliser en 1947 nos légitimes désirs de succès.'aurice J rude au 3 a VOISINS\" dan» 18 localités do un service rap i ils se trouvent.roxinntédesinatAre» es de distribution ^ .1 aux ouvriers de tout Canada THE ELECTRIC & GAS WELDING Co.Limited \u2022\tSoudure ÉLECTRIQUE \u2022\tSOUDURE A L'ACÉTYLÈNE \u2022\tCOUPAGE A L'ACÉTYLÈNE 5701 Do Normanvillo\tCAlumot 2030 MONTRÉAL.\tP.Q.loin du Ifffoyerl OOTAL rom TORONTO ChAtiau trontinac ouImc Confort service amical, cordiale hospitalité et cuisine exquise - telles sont les principales caractéristiques des fameux hôtels du Pacifique Canadien.Peu importe que votre séjour soit court ou prolongé, vous apprécierez l'accueil sympathique et toutes les commodités qui le rendront vraiment agréable.Les prix sont très modérés.ATTENTION SPÉCIALE aux membres de la CHAMBRE DE COMMERCE PALETOTS CHAT SAUVAGE BLEAU & ROUSSEAU 5004 - Sherbrooke O.3852 - St-Denis Tél.: HA - 8433 DE - 4482 nrrnii < l\u2019INFILTRATION COMMUNISTE AU CANADA Le péril communiste \u2014 L'attitude des hommes d'affaires à son endroit \u2014 Les moyens de le combattre PIERRE LAPORTE \"Il y a deux mondes .Les deux mondes du capitalisme et du communisme ne peuvent éternellement exister côte à côte.Aussi longtemps que nous vivrons dans un encerclement capitaliste, nous serons en danger\".Cette déclaration lourde de sens a été faite il y a quelques moi3 à peine par le russe Yudin, un des chefs de l'U.R.S.S.Elle a été sanctionnée et reprise par Staline lui-même au mois de février 1946.N est-on pas alors justifié de se demander s'il n'existe pas réellement un péril communiste ?Tout le monde en parle.Les journaux, depuis la fin de la guerre surtout, sont remplis des propos incendiaires que l'on tient au Kremlin.Des informateurs affirment que le Comintern, dissous en 1943, renaît de plus belle et se met en guerre contre notre démocratie et notre système capitaliste, à base d'entreprise privée.L'Eglise catholique, des partis politiques, des hommes d'Etat, d'autres encore dénoncent le communisme et son infiltration dans le monde.Existe-t-il un péril communiste ?Si le communisme est vraiment menaçant, quelle doit être l'attitude des hommes d'affaires à son endroit ?Autant de questions que les Chambres de commerce doivent se poser.Alors que le monde, à peine sorti d'une guerre ruineuse, tente de réorganiser les échanges internationaux; alors que notre pays cherche à garder la place qu'il s'est taillée dans le commerce mondial, nos hommes d'affaires n'ont pas le droit de se désintéresser d'un problème aussi grave que celui du communisme ! Les raisons qui militent en faveur de leur intervention sont d'ordre moral, d'ordre civique et d'ordre pécuniaire.L'Eglise catholique, pour sa part, nous prêche depuis plusieurs décades déjà que le communisme russe est une doctrine athée, aue doit réprouver tout chrétien digne de ce nom.Le gouvernement canadien nous a appris récemment par une enquête célèbre que le Canada est aux prises avec des agents de la Russie, avec des communistes canadiens qui sont plus loyaux à Moscou qu'à leur propre pays.Enfin, motif d'intérêt pécuniaire, l'industriel doit étudier la doctrine communiste pour savoir quel effet elle aurait sur son industrie ou son commerce.* * * La Chambre de commerce des Etats-Unis vient de faire à ce propos une magistrale enquête, qui s'est terminée par la publication d'un rapport intitulé : \"Communist infiltration in the United States\" Tout le document prouve, faits à l'appui, que les communistes sont à l'oeuvre dans toutes les Amériques comme dans le reste du monde et qu'ils ont engagé contre le monde capitaliste, à entreprise privée, un combat à finir.Ou nous vaincrons, ou bien alors nous mourons ! La situation n'est pas différente au Canada.Aux sceptiques nous Décembre 1946 donnerons l'exemple récent, et combien éloquent, des procès pour espionnage : Les enquêteurs ont démontré qu'Ottawa était le cerveau d'un vaste réseau d'es-pionnaqe russe, alimenté par des communistes recrutés dans toutes les classes de la société canadienne: savants, militaires, représentants du peuple, messagers .Aucune contribution n'était trop grande ou trop indigne aux yeux de Moscou pour atteindre son but.Et que dire des \"squatters\", des grèves multiples et souvent injustifiées aue des agitateurs communistes bien connus organisent pour paralyser l'entreprise capitaliste, et tenter d'établir son impuissance?Autant d'indices qui nous prouvent que notre peuple, notre \u201cbon\" peuple, n'est exempt pas plus que les autres de l'influence de la propagande com-munisante.Pourquoi en serait-il autrement alors que la majeure partie des pays du monde actuel est submergée par le communisme ou sérieusement en danger de l'être.Une petite revue de la situation mondiale le prouvera d'emblée.En 1943, à grand renfort de publicité, Moscou décidait de dissoudre le Comintern, désignation abrégée de \"Communist International\".Cette organisation mondiale était officiellement distincte du gouvernement soviétique, mais en fait était au service de ce gouvernement, dont elle n'était qu'une agence.Son quartier général a toujours été à Moscou et ses chefs comptaient parmi les leaders les plus influents de la hiérarchie communiste.En 1943, le chef suprême de toutes les Russies, Staline, décidait, \"dans un geste de coopération entre l'Union soviétique et ses alliés\", (disait alors la propagande), d'abolir le Comintern.Trois ans plus tard, en juin de cette année, le rapport de la Commission royale d'enquête sur l'espionnage au Canada laissait planer de forts doutes sur la disparition de cet instrument de propagande et de conquête.Le rapport déclare qu'il existe des documents irréfutables à l'effet que le Comintern est plus vivant que jamais et qu'il a actuellement pour mission d'orqaniser de grands réseaux d'espionnaqe dans les pays alliés de la Russie à la dernière guerre.Il faudrait des pages et des pages pour citer ne serait-ce qu'une infime partie du travail fantastique confié au Comintern ! On a prouvé aux Etats-Unis que le monde arabe, aue les colonies de l'Asie, que les Philippines, indépendantes depuis peu de temps, sont déjà solidement sous l'emprise de la propagande communiste.Il en va de même de tous les pays de l'Amérique latine.Les élections de 1946 au Chili ont été conduites par les aqents du Comintern et les communistes y ont remporté des succès renversants.7 PLateau 9709 Anderson & Valiquette Comptables Agréés Jean Valiquette, C.A., L.I.C.J.-Charles Anderson, L.I.C.Roméo Carle, C.A.A.Dagenais, C.A.D.Clairoux, C.A.Yvon Norm andin, C.A.84 ouest, rue Notre-Dame - Montréal Toujours à votre service MAURICE BERNARDIN ANDRÉ BERNARDIN PIERRE BERNARDIN Tous genres d'assurances BERNARDIN FRÈRES COURTIERS AGRÉÉS \u2022 CHerrier 3195 1285 VISITATION \u2014 MONTRÉAL illiiiii!il!ill!!ii!lî!iiIIil!IiiiHIÜII!II!iSfIili8iIiinif Faites disparaître vos INNtNf causés la période da guerre en nous confiant votre LIVRAISON ESTIMÉS FOURNIS SUR DEMANDE Nous verrons è acheter vas contiens si nécessaire TOUT» MARCHANDISE! 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Rappelons que Staline contrôle déjà tout l'est de l'Europe, une portion substantielle de l'Europe centrale, de même que les Balkans, la Grèce exceptée.A cela il faut ajouter la Mandchourie, en Chine, la Corée et tout le nord de la Chine.Voilà la situation du communisme dans le monde, il n'est donc pas exagéré de dire que le Comintern est une agence d'espionnage et d'agitation révolutionnaire.C'est à cette conclusion qu'en est venue la Commission royale d'enauête en déclarant que certains communistes canadiens \"ont admis avoir envers l'Union soviétique une loyauté plus qrande qu'envers le Canada lui-même, leur pays\".Doctrine communiste \"Il y a deux mondes .Les deux mondes du capitalisme et du communisme ne peuvent éter- nellement existe côte à côte.Aus si longtemps que nous vivron dans un encerclement capitaliste nous serons en danger\".Cette dé claration de Yudin, qu'on a pu li re au début de cet article en dii assez long sur les intentions du \"camarade\" Staline et de ses acc lytes.A cette déclaration nous poui rions avec profit opposer celle que faisait à Winnipeg, M.Gor don Cuckshutt, président de la Chambre de commerce du Cana da \"C'est sous le réqime de l'en treprise privée à base de concur rence, disait-il, que ce continent (américain) a atteint le plus haut niveau de vie du monde entier\"! Et il se déclarait fermement en fa veur de ce système.Communisme et entreprise privée Quel sort ferait-on à cette en treprise privée sous un régime communiste?La Chambre de commerce des Etats-Unis répond à la question en déclarant dans son rapport sur l'infiltration communiste:\t\"Sous le communisme, l'Etat est le maître suprême de la vie de ses citoyens.Dans le domaine économique, l'Etat est l'u nique propriétaire et c'est lui qui contrôle la propriété de production\".Il ne saurait être question non plus de liberté politique.La Rus sie elle-même reconnaît que cette liberté n'existe pas, pas plus d'ail leurs que les libertés de parole, de presse ou de religion.Dans ce \"paradis terrestre\" du communis me c'est trahir que de ne pas penser comme ses chefs et cett«* trahison est promptement punie de mort ou de détention dans d'infects camps de concentration ! Nous qui vivons en démocratie, qui sommes habitués à toutes les libertés (et à combien de licen ces .!) avons peine à croire que de telles choses soient vraies \"Propagande\"! dit-on.Et pourtant des enquêteurs sérieux affirment que tout cela est vrai; des per sonnages comme Gonzenko déclarent que la vérité est encore plus terrible que ce que l'on peut imaginer; des chiffres conserva teurs révèlent que 10,000,000 de personnes au moins croupissent dans des camps de concentration D'autres parlent de 30,000,000 de détenus ! Bulletin de la Chambre de commerce 8 De liberté politique point.Les récentes élections russes nous en donnent une preuve nouvelle.Seuls les candidats de Staline avaient le droit de briguer les suffrages.Ils ont tous été élus! Même attitude envers la liberté religieuse, qui n'existe que de nom.A certains moments la religion esi persécutée ouvertement, tandis qu'à d'autres le gouvernement se limite à lui susciter d'insurmontables obstacles.Voici à ce sujet un extrait du rapport de la Chambre de commerce des Etats-Unis.Il en dit long sur l'attitude communiste envers l'individu.\"En Amérique le travail est libre, au point même d'abuser parfois de cette liberté au détriment du bien-être national.Mais sous le communisme, les unions ouvrières sont des agents de l'Etat, utilisés pour discipliner les ouvriers afin d'augmenter la production et de permettre à l'Etat d'atteindre ses fins politiques.Elles sont impuissantes à protéger l'ouvrier contre une cruelle exploitation.Les journaux soviétiques parlent de certains cas où les ouvriers n'ont pas été payés pendant des mois.Malqré cela, leurs unions n'élèvent pas la voix contre l'autocratie des directeurs communistes des usines.Cet état de choses n'est révélé et cor-riqé que le jour où le parti lui-même décide de faire une \"purge\".Cette tyrannie existe dans toutes les phases de la vie.Il n'y a pas ae liberté d'expression dans la presse, à la radio ou dans les écoles.L'endoctrination de la propagande est complète et totale.Il existe des tribunaux, non pour défendre les droits du citoyen, mai3 seulement pour poursuivre les criminels et punir les fautes politiques.La religion est tolérée, aussi longtemps qu'elle demeure une créature de l'Etat, mais elle n'est pas libre au sens où nous l'entendons.La foi est permise à un degré limité, mais aucun homme d'église n'oserait élever la voix contre les violations de la loi morale\".Et voilà! Tels sont les principes de la doctrine communiste.Ceux de nos industriels qui trouvent le tableau intéressant, ceux qui préfèrent le mode de vie russe à notre démocratie canadienne de-Décambre 1946 vraient méditer sérieusement les lignes oui précèdent et prendre le temps d'en vérifier l'exactitude.Ils feraient des découvertes édifiantes .! Communisme et industrie Prenons pour acquis que le le' teur n'est pas encore convaincu.Que le communisme soit athée, il en convient, mais ne s'en effraie guère.Quant aux autres révélations: camps de concentration, esclavage, enrégimentation, persécutions politique et religieuse, il n'est pas très enclin à croire ce qu'en disent les journaux et revues.\"Propagande\", affirme-t-il.A cet industriel nous dirons alors tout simplement que le jour où le communisme subjuguera notre pays, il perdra définitivement son industrie ou son commerce.Il deviendra le \"camarade\" Untel, au service de l'Etat, aux conditions fixées par l'Etat et durant bon plaisir ! Parlons d'affaires.Le monde communiste, ennemi mortel du monde capitaliste, étend de plu3 en plus ses tentacules.La Russie, la France, une bonne partie de la Chine, un grand nombre de petits pays d'Europe et du monde entier en font déjà partie.Ce monde, du simple point de vue économique, représente une force extraordinaire, un marché que l'industriel même le moins compétent ne mésestimerait pas.Il faudrait être bien naif pour croire que Moscou, le coeur de toute cette organisation, permettrait à un pays capitaliste, au Canada, de commercer librement avec le monde communiste.Aux yeux de la Russie notre économie est une économie ennemie et Moscou n'aura de répit que le jour où elle aura croulé.Par l'infiltration progressive du communisme dans le monde, nos industriels et ceux des Etats-Unis vont donc perdre des marchés très alléchants et très rémunérateurs.Citons encore une fois l'opinion très au point de la Chambre de commerce américaine: \".Il faut dès maintenant, écrit-elle, attirer l'attention sur les répercussions du communisme dans la sphère internationale.Des industries américaines ont déjà souffert directement par la confiscation de leurs immeubles outre-mer.Nous avons virtuellement perdu tous nos puits d'huile et nos raffineries dans les Balkans, de même CRescent 4168 J.H.BRETON TEINTURIER ET NETTOYEUR 2461, rue Des Carrières Montréal Brevets d\u2019inventi i \u2014 Marques de commerce \u2014 Droits d\u2019auteur EN TOUS PAYS MARION & MARION Pondée en 1892 RAYMOND A.ROBIC J.ALFRED BASTŒN 761 Ouest, rue Ste-Catherine MONTREAL Téléphone PL.8567 PAIN\tGATEAU P AI NI SUPRÊME LIMITÉE La plus grande boulangerie canadienne-française au pays.\u2022* Téléphone : CRescent 2106 \u2022\u2022 C.O.BOUSQUET, Président QUALITE\tSERVICE 9 ACCF.SSOIRKS ELECTRIQUES Siège Social ASSURANCE SUR LA VIE Montréal J.-E MAHEU, L.8.C.,\tC.À., C.P.A.AURELIEN NOEL, L.S.C., M B A., C.A.HENRI-L.BELANGER, L.S.C., C.A.10 oumL ru« SAINT JACQUES.MONTHEAL \u2014 MA.7754 Comptables Agréés NOEL & A-R F A G G I O L O, L.S.C., C.A BERNARD ROBERT.L.S.C., C.A.IOSEPH BESSETTE.B.A.L.S.C., C.A.SHERBROOKE.Qu*.\u2014TéL S2 4372 ru* BREBEUF POUR VOTRE DÉMÉNAGEMENT, ENTREPOSAGE TRANSPORT GÉNÉRAL Voyez:\tTÉL.FR.2889 LABELLE EXPRESS COMONO LABEL.LC.PROPRIÉTAIRE MONTRÉAL ST-ZOTIQUE AUTOMOBILE LIMITÉE Vendeurs autorisés des automobiles VYbüicWu^ ut Jtincûl/L Présidant M.A.GINCHEREAU 304 à 306 rue, St-Zotique MONTRÉAL Membres de la Chambre de Commerce O.BÊDARD vice-Président TA.0681 que des industries géantes en Allemagne et en Hongrie.Bien que les pertes actuelles et futures de ce genre puissent peut-être ne pas représenter un item important pour la nation entière, elles constituent des pertes sérieuses pour les actionnaires intéressés.Elles portent également un rude coup aux futures mises de fonds internationales, si nécessaires à la production mondiale et au commerce étranger américain.Les prêteurs américains seraient-ils sages de développer certaines régions de l'Amérique latine ou de la Chine, s'il était probable que des régimes communistes s'implanteraient dans ces pays et s'empareraient de cette richesse ?La politique actuelle communiste dérange gravement le commerce mondial.Les communistes ont coupé le Danube, une des grandes artères commerciales.Ils paralysent la vie économique de la Hongrie, de l'Autriche, de la Corée et de l'Italie.Les réparations qu'ils demandent à l'Italie sont telles qu'elles feront de cette nation un satellite économique.On exerce de fortes pressions sur le Danemark et la Suède dans le même but.Dans certaines régions les communistes s'emparent à prix d'or des matières premières les plus rares, au détriment des prix et de la production dans d'autres pays.Plusieurs industriels canadiens ont dû apprendre d'expérience personnelle à connaître les tactiques communistes.Quand un industriel ou un homme d'affaires s'aperçoit que rien ne peut satisfaire l'union ouvrière qui représente ses ouvriers, quand il se rend compte de la mauvaise foi de certains porte-paroles ouvriers, il comprend vite que ces difficultés ont leur source en dehors de l'usine.Certains chefs ouvriers ont pour mission précise de susciter querelle après querelle.Les ouvriers ne sont pas toujours contents de cela, rarement même le sont-ils, mais ils sont obligés de marcher, n'étant pas préparés à résister aux volontés de leurs chefs.On pourra même parfois forcer à appuyer des demandes extrémistes et impossibles.Voilà un argument susceptible d'attirer l'attention de l'industriel et de l'homme d'affaires.Il y va en effet de son capital, du fruit de toutes ses années de travail ! 11 BuNatln dm la Chambra dm commerça 10 faut donc que les industriels, les commerçants, les hommes d'affaires, que tous les membres des Chambres de commerce prennent rang avec ceux qui sont engagés dans la lutte contre le communisme.La contre-attaque Quels sont les moyens de défense contre le communisme?Ie3 moyens d'attaque ?Le premier et le plus important de tous c'est la conviction personnelle.Répétons-nous, au point de nous en convaincre:\tcomme catholiques nous ne pouvons adhérer à une doctrine athée; comme tenants du régime démocratique nous ne pouvons pas et nous aurions bien tort de nous rallier à un parti qui a établi en Russie la plus cruelle dictature du monde entier; comme hommes d'affaires nous avons un intérêt vital à balayer le communisme de la face de la terre ! Une fois convaincus, devenons apôtres de la lutte anti-communiste.Il faut nécessairement que le peuple canadien sache à quoi s'en tenir.Puisque le communisme s'en prend à l'entreprise privée, nous avons le devoir de démontrer qu'en théorie et en pratique notre système est infiniment supérieur au leur.La plus pratique façon de combattre le communisme c'est de collectionner et de publier des faits d'une intégrité et d'une authenticité irréfutables, sur le communisme et les théories économiques communistes.Déjà des groupements importants ont engagé la lutte.L'Eglise, les gouvernements fédéral et provincial, plusieurs associations se sont prononcés contre le communisme et contre ses théories.A nous industriels et hommes d'affaires d'emboiter le pas.Il nous faudra dire au gouvernement d'Ottawa que nous n'entendons pas tolérer le communisme, idéologie qui veut la destruction violente de l'entreprise privée et capitaliste.Faisons nôtres les conclusions du rapport de la Chambre de commerce des Etats-Unis, qui se lisent comme suit : \u201c1\u2014Le communisme tablant sur la surprise, l'exposé des faits serait un bon moyen de défense.Nous suggérons une Décembre 1946 meilleure recherche des faits, impartiale et patriotique.Les individus et le gouvernement ont tous deux une responsabilité à ce propos.2\u2014\tDans le champ du travail, le communisme réussit surtout par l'organisation et la discipline.Les unions ouvrières et les groupes qui ne sont pas intéressés directement dans les relations ouvrières, devraient encourager l'éducation de l'ouvrier.Cela donnerait à la majorité non communiste l'entraînement nécessaire pour combattre leurs adversaires disciplinés.3\u2014\tL'homme d'affaires, très occupé par des problèmes d'affaires, devrait s'intéresser davantage aux problèmes du gouvernement et s'assurer qu'il pourra découvrir l'influence communiste dans ses relations ouvrières, ses affaires, et ses autres contacts.4\u2014\tLes communistes accordant leur première loyauté à une puissance étrangère, devraient être exclus, eux et leurs partisans, du service civil.5\u2014\tEn tant qu'agent d'une puissance étrangère, le parti communiste devrait être forcé de faire connaître les noms de ses membres, l'étendue de ses fonds et son activité.6\u2014\tA cause de l'activité du Comintern dans le monde, les Etats-Unis devraient établir une politique de stricte réciprocité avec l'Union soviétique pour ce qui a trait au nombre et à la liberté de déplacement des nationaux d'un pays par rapport à l'autre.7\u2014\tNotre gouvernement devrait adopter une politique franche envers ses citoyens au sujet des faits majeurs qui conditionnent notre politique étrangère\".Voilà ce que pensent les Américains.Nous aurions grand intérêt à nous rallier à leur opinion, d'autant plus eue nous connaissons maintenant l'étendue des ravages du communisme chez-nous.Les industriels et les hommes d'affaires doivent y songer.Il y va de l'intérêt de leur pays et de leur intérêt personnel.LA.5215 \u2019 Blue Print Co.Fondé» en 1907 Reproduction» de plans d'architecture, de génie civil, par différents procédés.Reproductions par procédé PHOTOSTAT L.MALARD\tgérant 1093, Côte Beaver Hall MArqurtt# 9331* ALEX.JULIEN, propriétaire membre de la Chambre de Commerce de Montréal Hôtel Plaza Enugiitié* 446-48, Place Jacques-Cartier Mentréal, Qué.e CHAMBRES: $1.50 et plus Téléphone dan» chaque chambre REPAS : 40c et plus Repas servis comme chez-soi A.Poupart & Cie LAIT CREME BEURRE ¦ OEUFS ¦ BREUVAGE- CHOCOLAT 6 L'Epicier progressif vend nos produits loctés Limitée 1715, rue WOLFE\tFHontenac 2194* .11 7029 ST-ARNAUD & BERGEVIN LIMITÉE SPÉCIALISTES EN DOUANE COURTIERS EN DOUANE TRANSPORT EXPÉDITEURS \u2014 ENTREPOSEURS \u2022 118, ru© St-Pierre\tMONTRÉAL üou& ava% JbcAûin d\u2019un ampbijé cvmpsdani ?*\tRappelez-vous qu\u2019il existe une institua tion spécialement désignée et constituée pour préparer les jeunes à occuper des situations dans les affaires avec compétence.*\tET RECHERCHEZ UN DIPLÔMÉ DE L'ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES COMMERCIALES (affiliée à l\u2019Université de Montréal et subventionnée par le Secrétariat de la Province.) La formation théorique et pratique qu\u2019il a reçue à l\u2019École, soit aux COURS DU JOUR, soit aux COURS DU SOIR, ne lui tient pa: lieu de l\u2019expérience, mais elle le met en mesure de tirer un parti plus rapide et plus complet de la pratique, et de vous servir mieux.Pour tous renseignements concernant l\u2019Ecole s\u2019adresser au Directeur : 535, avenue Viger,\tMontréal MODERN JEWELLERY Mfg.Co.Req\u2019d Manufacturier Spécialité:\tBAGUES \u2022 Lucien LABBÉ, propriétaire, membre de la Chambre BE.3917 350 EST, NOTRE-DAME,\tMONTRÉAL 1 Vente & Service Johnson -?- Distributeur pour POMPES à INCENDIE JOHNSON-IRON-HORSE P.A.TREMHLAY 4218 ru.Adam\tCL-6915 MONTRÉAL 4 AM.1169 TAPIS LAVÉS, RÉPARÉS.POSÉS.Linoléums cimentés et posés.ESTIMÉS SUR ^\t^\t^\tn ¦¦¦.\tDEMANDE.JEAN ROY, OÉRANT.4530 de Laroche MONTRÉAL.12 Bulletin de la Chambre de commerce LA\tDE COMMERCE INTERNATIONALE A L\u2019ONU 'ean- rlftarie Koirier LE Conseil économique et social de l'Organisation des Nations-Unies vient d'accorder un statut consultatif à la Chambre de Commerce internationale.C'est là l'attestation la plus éclatante de l'autorité des Chambres de Commerce et du rôle de premier plan qu'elles sont appelées à jouer dans l'établissement d'un monde meilleur.En raison de son importance, le comité américain de la Chambre internationale (United States Associates) a voulu consacrer à l'événement le dernier numéro de son Digest, une publication de fondation récente qui contribuera certainement à resserrer les liens déjà existants entre Chambres de Commerce américaines et canadiennes et à maintenir le contact entre l'Exécutif de la Chambre internationale et tous les hommes d'affaires qu'il représente.Cette cohésion, le Bulletin de la Chambre de Montréal, la plus considérable du Canada, tient à s'en faire l'artisan en inaugurant aujourd'hui une chronique sur l'association internationale.Ainsi pourra-t-on voir comment l'activité économique de sa localité, de sa province, de son pays s'intégre dans l'activité économique mondiale.Cette fois, nous nous familiariserons avec les rouages, le fonctionnement et l'objet du Conseil économique et social de l'ONU et nous verrons en quoi la Chambre de Commerce internationale peut lui être d'un précieux concours en vertu de son nouveau statut.L'ONU et le Conseil économique et social La préoccupation de l'après-guerre nous a valu depuis quelques années tant d'organisations de toutes sortes que l'homme moyen n'y voit plus bien clair.Le soleil ne se couche pas sur les Décembre 1946 délibérations de ceux qui se proposent l'édification du monde, délibérations dont on retrouve les échos chaque soir dans les colonnes de son journal.Du moins sera-t-il utile de connaître davantage les éléments principaux de l'Organisation des Nations-Unies, sans laquelle toutes les autres associations internationales risquent de faire oeuvre vaine.L'ONU comprend donc trois grands organismes : le Conseil de sécurité, composé de 5 membres permanents (grandes puissances) et de 6 membres temporaires, chargé de maintenir la paix et de décider des mesures d'ordre militaire, économique ou diplomatique à prendre contre les agresseurs ; la Cour de justice ir\u2019er-nationale, formée de 15 juges de nationalité différentes, qui dispose des litiges entre nations et juge les questions de droit ; enfin, l'Assemblée générale, constituée de tous les membres des Nations-Unies (au nombre de 54 au moment où nous rédigeons ces lignes), qui est, en somme, le cerveau de cette gigantesque organisation.C'est à l'Assemblée générale que ressortit le Conseil économique et social, dont relèvent à leur tour les commissions économiques (économie et embauchage, transport et communications, statistique) et les commissions sociales (narcotiques, droits de l'homme, statut de la femme).Comme son nom l'indique, le Conseil a pour fonction d'étudier les conditions économiques et sociales qui prévalent dans le monde et les anomalies qui ont été pour quelque chose dans l'acheminement vers la guerre.En d'autres termes, c'est à lui qu'incombe la réalisation de l'idéal des Nations-Unies : un standard de vie élevé, l'embauchage intégral, la solution des problèmes relatifs à l'économie, au bien-être et à la santé des peuples, la coopération en matière de culture et d'éducation sur le plan international, le respect universel des droits de l'homme et enfin, la liberté pour tous.Dans l'accomplissement d'une telle tâche, le Conseil est autorisé à consulter des organisa t i o n s non-gouvernementales.C'est le seul organisme des Nations-Unies à qui la Charte confère ce droit.Ces organisations non-gouvernementales dont le Conseil peut s'adjoindre les services se divisent en trois catégories : a) celles qui, de par leur nature même, exercent leur activité dans les mêmes domaines que le Conseil et qui sont bien au fait de la situation économico-sociale des régions qu'elles représentent ; b) celles qui connaissent à font certaines questions spécifiques ; c) enfin, celles qui concernent l'opinion publique et l'information.Jusqu'ici, seule des organisations de la première catégorie, dont la Chambre internationale, ont reçu officiellement leur statut, qui leur permet de se consulter directement avec les diverses commissions du Conseil.Les 18 membres des Nations-Unis, dont se compose celui-ci et qui sont élus par l'Assemblée générale pour trois ans, se réuniront trois fois l'an.Ici, pas de veto inquiétant ! Tous les votes sont égaux, et les décisions y sont prises à la majorité des voix.La contribution de la Chambre de Commerce internationale Plus qu'aucune autre organisation, la Chambre de Commerce internationale est autorisée à parler au nom des hommes d'affaires du monde entier.Elle représente adéquatement la propriété et la direction et elle a la compétence nécessaire peur traiter pertinemment de ia plupart des questions qui relèvent du Conseil économique et social.Il n'est à peu près pas de problèmes économiques d'intérêt mondial qui n'aient sollicité son attention et fait l'objet de mémoires documentés, basés sur les déclarations des hommes d'affe res et des spécialistes les mieux placés pour se prononcer sur la situation de leurs pays respectifs.A maintes reprises dans le passé 13 6681 Bureau:\tRésidence: FI.1177*\tAT.3608 CHARLES ROLLAND Courtier en Assurances 22 Années d'Expérience à votre Service \u2022 4030 ouest, Notre-Dame Montréal TÉL.DO.2442 - 2443 tflcntreai fcijeihÿ & Cleaning Co.XU TEINTURIERS ET NETTOYEURS PAUL VILLENEUVE président membre de la Chambre 189 «st, ru* Bélanger Montréal elle a eu l'occasion d'exprimer son opinion sur certaines questions d'envergure internationale, comme la politique commerciale ou monétaire, l'organisation de la production, l'accès aux matières premières, etc.La Chambre de Commerce internationale s'est toujours vivement intéressée aux grandes conférences ; elle y a participé en faisant des suggestions pour l'élaboration de programmes pratiques, qu'il s'aqît de l'économie proprement dite, de la finance ou des affaires en général.La part qu'elle a prise à l'aplanissement des difficultés économiques de l'entre-deux-guerres la désigne naturellement comme l'un des agents les plus actifs et les plus efficaces du rétablissement du commerce mondial, condition d'une paix stable.Tous ces renseignements précieux dans ses dossiers, toutes ces publications qui font autorité dans le monde entier, de quelle aide ne seront-ils pas pour le Conseil économique et social ! L'expérience des grandes conférences a donné à la Chambre de Commerce internationale la connaissance des moyens à prendre pour faire un travail constructif.Elle se rend parfaitement compte de la responsabilité quelle assume devant les nations et se prépare à la tâche qu'on attend d'elle.Il n'est pas hors de propos de rappeler que la 65e réunion du Conseil de la Chambre internationale s'est déroulée au début de décembre, à Londres, sous la présidence de M.Winthrop W.Aldrich, président de l'organisation.On y a étudié les rapports des comités des ^différents pays représentés au sein de la Chambre, qui constitueront des matériaux importants pour la Conférence internationale sur le commerce et l'embauchage, l'an prochain.Comme on le sait, M.Raymond Dupuis t Bprésente la Chambre de Montréal au comité canadien de la Chambre internationale.\"LE CHAPELIER DU NORD\" JDS.SAVARIA Mercerie et chapeaux pour hommes ?6856-58, rue St-Hubert DO.7996 PL.4851 BENOIT & MATHIEU MENUISERIE BIEN PREPAREE 1215, rue St-Timothée, Montréal 14 IE MARCHAND DETAILLANT ET L'ASSURANCE Traite-t-on généralement l'assurance comme une affaire ?Fait-on choix, par exemple, d'un seul courtier à qui on confie le soin de toutes ses assurances afin de leui donner l'uniformité voulue ?Ne distribue-t-on pas plutôt ses polices au hasard de ses amitiés, de la force de conviction ou de la ténacité du solliciteur ?Ne se laisse-t-on pas attendrir par le nombre de ses enfants ou ses besoins d'arqent ?Ne lui accorde-1-on pas telle ou telle assurance parce qu'il est un client, un neveu, un petit cousin ou le fils d'un associé ?Lui fait-on qagner ce qu'on lui a enlevé aux cartes un soir de chance ou préfère-t-on lui remettre ainsi indirectement une somme qu'on serait obligé de lui donner autrement si on devait lui venir en aide ?* * * Si vous avez un courtier, un seul, choisi pour ses seules connaissances de l'assurance, mettons que je n'aie rien dit.Mais si vous procédez autrement, permet-tez-moi de vous faire observer que vous courez un risque qui pourrait bien vous coûter cher.Si trois personnes voient à vos affaires, comment pouvez-vous croire qu'elles puissent s'en acquitter convenablement ?Songeriez-vous à vous faire soigner par trois médecins différents qui, ne se consultant pas et agissant peut-être en sens contraires, feraient rapidement de vous une loque ?Confieriez-vous à trois experts-comptables le soin de vérifier votre comptabilité ?Si vous me disiez : ce n'est pas tout à fait la même chose, vous auriez raison.Il n'en reste pas moins aue si vous voulez être bien assuré, permettez-moi de vous donner un conseil : donnez vos assurances à un seul homme.Sinon, vous vous exposerez à des surprises coûteuses au moment d'un sinistre.Comme pour vos autres affaires, ne laissez pas l'amitié, la pitié ou Décembre 1946 'ôrard f^anzfiau, d'autres considérations prendre le pas sur votre intérêt.Voilà la première idée élémentaire que j'ai désiré vou3 souligner.En voici une autre : même si vous avez un excellent courtier, ne le laissez pas décider seul des assurances qu'il vous faut.Cer tains ne juge.it aue par le prix.Combien, disent-ils, et si ce n'est pas trop cher, ils acceptent en pensant qu'après tout c'est autant que le fisc ne touchera pas.D'autres pensent de l'assurance-incendie, vol et responsabilité : j'en ai besoin comme tout le monde, mais combien ?Oh ! le moins possible.Au hasard, ils fixent une somme.Est-ce trop ?Probablement aue non.Mais est-ce assez?Cela, on le saura plus tard quand le sinistre sera venu.Dans l'intervalle, ou arommelle, on coupe au besoin quand les profits deviennent minces dura .t les périodes de vaches maigres.Etre assuré est bien, mais être bien assuré est mieux.Voilà la seconde idée élémentaire que je tiens à rappeler ici.Elle est simple comme tout et il ne faut pas être grand clerc pour l'avoir trouvée.D'accord, mais elle vaut son pesant d'or.Voyons ensemble, si vous le voulez bien, comment on peut \"sassurer qu'on est bien assuré\", comme un courtier invitait ses clients à le faire dans une annonce parue, il a quelques années, dans une revue française.Il faut un seul courtier, ai-je dit, ou tout au moins un seul aui ait la direction et la responsabilité du placement.Il faut aussi une collaboration régulière entre le courtier et l'assuré.Voyons quelle forme cette colaboration peut prendre.Une compagnie d'assurances recommande périodiauement ceci dans sa publicité : \"Consult your broker as you would your doctor\".De même que vous accor- deriez à votre médecin tout le temps nécessaire à son examen, il faudrait que vous acceptiez d'accorder à votre courtier le temps dont il aura besoin pour se rendre compte de ce qu'il vous faut.La seule différence, c'est qu'il ne vous fera pas attendre comme le médecin aui convoaue tous ses patients à la même heure./ près avoir discuté avec vous, sans être interrompu constamment par le téléphone ou par des clients, le courtier se sera rendu compte de vos besoins et il pourra, à un autre rendez-vous, vous apporter un relevé complet de vos a:cura .ces actuelles, des corrections à apporter à celles que vous avez déjà, des nouvelles à souscrire.La discussion pourra alors s'e .gacrer dans le calme.Je me rappellerai longtemps, avec joie et mélancolie tout à la fois, une conversation de ce genre commencée dans une pièce où tout en discutant avec moi, un client dirigeait la mise en place d'un piano' et l'aménagement de la pièce par les déménageurs.Il y aurait eu là matière à un acte de comédie assez réussi.Avez-vous besoin d'assurance-meendie, profits, responsabilité, vol ou bris des glaces ?Cela, c'est votre affaire.Mais perrrettez-moi de vous suggérer de ne pas discuter que le prix.La police est un contrat bilatéral, qui vous lie autant que l'assureur.Si celui-ci s'engage à vous indemniser, il y a des choses que vous devez fai *'' et d'autres que vous devez év er.S'il s'agit d'assurance contre l'incendie, par exemple, à moins que vous n'y soyez autorisé dans le contrat, vous ne devez pas faire usage de gazoline, de benzine, de naphte, d'un extrait du pétrole ou d'un corps très i n f 1 a m m a ble quelconque.S'il vous faut de l'alcool, de l'éther, de l'acétone pour votre commerce oii votre fabrication, si vous faites usage de vernis à la pyroxiline 19 Accessoires ÉLECTRIQUES ( en qros ) I BEN.BÉLAND INC.MONTRÉAL 10 7407, rue St-Hubert TAlon 6356 CAMIONNEURS VOS PNEUS RESIMELÉS DOU- BLERONT VOTRE MILLAGE.TRAVAIL GARANTI.Vente de pneus neufs et usagés.¦¦Mi % ai STADIUM TIRE! SERVICE 18 7 1 DELDRIMiF-R CH 8966 CHEZ PERRON SEMENCES ET ACCESSSOIRES DE JARDM I Téléphona *LAncarter 4191 v WH PERRON \\C,E P CPAINETItRS L PF FMNILm.yTFS 9Î5 BLVD ST I AU MF NI MON! RF AL 1* dénommés duco ou autrement dans la pratique, si vous avez des bonbonnes d'oxygène pour vos chalumeaux oxy-acétyléniques, si vous faites des réparations importantes dans votre immeuble, voyez à ce qu'on vous autorise.On exigera peut-être une surprime, mais, au moins votre contrat sera valide et vous vous exposerez pas à voir l bunal déclarer votre assurance _ jr.: valeur après un sinistre.Si vous souscrivez une assurance contre le vol des marchandises, sachez qu'on ne vous assure pas contre tous les genres de vol, Entre theft, vol sous toutes ses formes, et burglary, vol avec-effraction, la pratique et les tribunaux établissent une différence marquée, que vous devez connaître.Que vos chefs de service sachent que si les fenêtres sont mal fermées, que si le verrou n'est pas mis, que si la porte n'est que poussée, les voleurs emporteront peut-être toutes vos marchandises, mais vous ne toucherez rien.Pourquoi ?Tout simplement parce que votre police vous assure seulement quand, à l'endroit où les voleurs sont entrés, il y a des traces : \"visible marks of forcible entry\" spécifie la police.Si les cambrioleurs n'ont eu qu'à repousser la fenêtre, la porte ou l'imposte pour pénétrer dans votre magasin, votre police ne vous donnera droit à aucune indemnité.Mais alors aue faire, direz-vous ?Sachez ce que précise votre police et recommandez périodiquement à vos chefs de service d'exercer la surveillance nécessaire.Voulez-vous d'autres cas.Vous avez un camion ; savez-vous que les passagers ne sont pas compris dans l'assurarjce-automobile ?Si vous êtes assujetti à la loi des accidents du travail ou si vous êtes assuré par une société privée, votre personnel est garanti quand il est dans la voiture, au cours de ses fonctions.Mais si vous prêtez votre camion à l'un de vos employés pour déménager ses meubles à la campagne avec un voisin, si vous permettez à un autre de s'en servir pour un pique-nique, un jour d'été, vous gardez votre responsabilité de propriétaire, mais votre assurance ne vous garantit pas en cas d'accident.Si la voiture n'est pas en bon état, songez à la perte que cela peut représenter si la voiture est pleine de braves gens, dont les sentiments changeront après un accident.Imaginez également qu'en revenant du Nord, un de vos chauffeurs rencontre de jolies tilles.Il a le coeur tendre; il les fait monter.Un peu plus loin, il a un accident parce qu'il est distrait par ses voisines.Mais, direz vous, tant pis pour les jeunes filles.Leur avocat et elles-mêmes ne penseront sûrement pas ainsi.Vous êtes certain qu'on vous met tra en cause.Que faire ?Sachez d'abord que les passagers ne sont pas compris dans l'assurance du camion.Défendez à votre personnel de faire monter qui que ce soit dans l'automobile ; puis faites ajouter l'avenant des passagers qui, moyennant une faible surprime, vous mettra à l'abri pour trois personnes si on passe outre à votre défense Discuter avec votre courtier les détails de l'assurance, voilà donc le troisième conseil que je me permets de vous donner.Si vous le prenez au sérieux, vous constaterez rapidement qu'un bon nombre de problèmes se posent En voici quelques-uns qui ont trait à l'assurance contre incendie.Comme vous le savez, il y a, à un certain point de vue, deux types de police d'assurance contre l'incendie; celles qui contiennent la règle proportionnelle ou \"co-insurance clause\" et celles qui ne la contiennent pas.J'admets que cette clause est à peu près inintelligible, mais à l'usage, on lui a donné le sens que voici : 1\t\u2014 L'assuré s'engage à souscrire une assurance d'au moins 80 ou 90% de la valeur assurable des choses garanties, suivant le cas.2\t\u2014 S'il ne le fait pas, il devient coassureur pour sa part proportionnelle de l'insuffisance.Ainsi, pour vous donner un exemple très simple, si la valeui est de $10,000, l'assurance minima devra être de $8,000 avec le tantième de 80 %.Si l'assuré ne souscrit que $6,00n, il est coassureur pour $2,000, soit la différence entre l'assurance imposée de $8,000 et l'assurance souscrite de $6,000.Si le montant d'assurance est suffisant, l'assuré touche l'indemnité complète.S'il est insuffisant, il prend sa part proportionnelle ou quote-part.BuNtiln da la Chambra «la comrfiarca Il ne faut pas dire qu'on ne touchera que 80% de l'indemnité dans un sinistre partiel, comme trop de gens le croient.La sanction ne s'applique, encore une fois, que si l'assurance est insuffisante.La règle proportionnelle est facultative dans tous les cas, sauf pour un immeuble en béton, pour un bâtiment protégé par des extincteurs automatiques, pour plusieurs immeubles assurés à un montant global ou pour des marchandises logées à plusieurs endroits.Le tantième varie suivant la nature de la construction de l'immeuble, la répartition de l'assurance, la protection interne des immeubles.* * * Il y a également une autre clause avec laquelle il faudrait que vous vous familiarisiez : la clause de la répartition proportionnelle ou \u201cdistribution clause\".On la trouve dans certains contrats quand les choses assurées, des marchandises par exemple, sont réparties entre plusieurs locaux.Elle est l'équivalent de la règle proportionnelle de cent pour cent, mais la sanction opère en sens contraire.Comme la règle proportionnelle, elle est assez hermétique.L'intention, c'est de répartir le montant de l'assurance entre chaque local, dans la proportion de la valeur à chaque endroit.Il y a aussi la clause des deux-tiers, qui limite la responsabilité de l'assureur à un maximum de 66%% de la valeur de la chose assurée.Je n'insiste pas sur cette clause qui n'est guère employée que pour les risques ruraux.Si vous n'avez pas ces clauses dans vos polices d'assurance contre l'incendie, poussez plus loin l'étude du contrat.A l'intérieur, sous le titre des changements aux conditions statutaires, vous trouverez des choses à surveiller.Là, imprimée en rouge, il y a par exemple une clau.qui déclare nulle l'assurance lorsque l'immeuble est fermé durant trente jours et, parfois, lorsque la fabrication cesse pendant 10 jours consécutifs.Dans certaines polices, une autre clause précise également que si l'assuré ne met pas les choses à l'abri, au cours d'un incendie commençant chez un voisin, le contrat sera sans va- Décembre 1946 leur.Si vous me permettez un conseil, faites supprimer tout cela, sauf la règle proportionnelle et la clause de la foudre qu'on voudra garder.Mais, affirmerez-vous peut-être l'assurance paiera même si on a violé certaines conditions du contrat sans mauvaise foi.Mon agent m'arrangera cela, direz-vous ! L'optimisme est un état d'esprit excellent, mais il est imprudent de se livrer pieds et poings liés à un assureur dont on ne pourra invoquer que la générosité au moment du règlement.S'il s'agit d'une petite somme, il sera facile de s'entendre ; mais dans le cas d'un sinistre important, ce sera une autre histoire.Parce que l'assuré n'aura pas su conserver tous ses droits, il devra accepter un compromis avec tous les désavantages que cela présente.Et encore sera-t-il heureux s'il ne se trouve pas devant un simple refus II ne faut pas oublier en effet que la police d'assurance est un contrat bilatéral, que l'assureur est le fiduciaire de sommes qu'il est chargé de répartir au mieux des intérêts des assurés et qu'en appliquant les termes de l'entente, il ne fait que rendre justice à tout le monde.?Ht * Le mot valeur évoque une autre question très actuelle et très importante puisque c'est la base même de l'indemnité en assurance.Deux problèmes se posent à ce sujet.1.Comment doit-on déterminer la valeur des choses ou des immeubles que l'on veut assurer ?2.Quel montant d'assurance doit-on souscrire ?Pour établir la valeur, il faut d'abord s'entendre sur le sens du mot \u201cvaleur\".Pour les économistes, il y en a plusieurs.Il y a la valeur sentimentale et la valeur d'usage, mais aussi la valeur marchande, la valeur normale et la valeur courante.Il est évident que pour fins d'assurance, il faut mettre de côté la valeur sentimentale qui est celle que l'on donne à un objet parce qu'il nous vient d'un être cher.Si une photographie représentant un aïeul est détruite par le feu, on ne peut s'attendre qu'à recevoir le prix du cadre et peu de chose pour l'épreuve, même s'il s'agit d'un ancêtre.Même chose pour la valeur d'usage.Si, par exemple, on a une robe de chambre aussi PHESSE A PIED SPÉEIALE PRESSE A PIED des plus pratiques pour fabricants d'articles de fantaisie ou en cuir, et pour bijoutiers.On l'emploie pour la perforation, l'estampillage et l'ornementation.Pour plus amples renseignements écrire à Tél.: MArquette 6244 ©fîÉ ncHinc UORh S 1010 ST ALEXANDRE MONTREAL Daoust, Lalonde & Cie, Limitée Fabricants de chaussures et tanneurs HpftCIALITÊi hockey, ski, baseball, football, etc., etc.CHAUSSURES DÉ 8PORT : pour dame* et pour meeeieure SOULIERS DR VERNER 939 Square Victoria MArquette 1386 MONTREAL Compagnie Canadienne possédant STANDARD PAPER BOX LIMITED l'outillage le plus complet au Canada pour la fabrication de boites de carton, pliantes, rigides, gaufrées et de boîtes transparentes, etc., etc.?C.N.MOISAN Président et Gérant Général 6240 AVENUE DU PARC MONTREAL 1 Téléphone DOIIard 2401 17 LE DIRECTEUR ET SA FONCTION Administrer, c\u2019est ensuite exécuter son plan fâtrnarl Cjeofjrion Directeur de la publicité chez Poulenc Frères.vieille que confortable, on ne peut invoquer qu'elle tient au chaud tout autant au'une neuve pour réclamer le prix du neuf en cas de sinistre.En assurance, la base de la valeur, c'est généralement le prix de remplacement, déduction faite de la dépréciation.Ordinairement, pour un immeuble, on établit le cubage et on le multiplie par un prix au pied cube, qui donne la valeur totale.Ce prix varie suivant la nature de la construction, et les aménagements spéciaux faits dans l'immeuble.S'il y a une marge d'erreurs, par contre dans l'ensemble, si le cubage et l'examen des lieux sont faits avec soin, le calcul est suffisamment exact.Le résultat étant le prix de remplacement avec des matériaux de même nature, il suffira de déduire la dépréciation pour arriver à la valeur nette ou valeur assurable.Le taux de dépréciation varie sui -vant le degré de vétusté et l'état des lieux.Là également, il y a des écarts d'appréciation assez sensibles, quoique des tables, dont l'autorité fait foi, permettent de s'entendre.(1) Vous pensez probablement à l'évaluation municipale comme une autre base.Si vous en faites l'essai, vous constaterez que la comparaison n'est pas possible parce que, pour déterminer la valeur des biens-fonds, on tient compte de facteurs comme le prix d'achat, le quartier et le cours du marché et le revenu de l'immeuble, qui n'ont aucun intérêt en assurance.Pour donner un exemple, voici le cas de quatre immeubles de construction différente avec, en reqard de l'évaluation municipale, la valeur de remplacement, déduction faite de la dépréciation.1er exemple : Cas d'un immeuble dans un quartier très déprécié : évaluation municipale $5,550 valeur assurable, c'est-à-dire de remplacement\t$13,328.88 (1) On peut également assurer un immeuble ou ae la machinerie pour la valeur de remplacement, sans aucune dépréciation.(Suite à la page 30J Quand, pour répondre à un problème qui se pose, pour faire face à des conditions nouvelles, on a élaboré un projet, on a établi une stratégie, il reste à l'exécuter/ c'est-à-dire à le traduire en diverses opérations qui en formeront la réalisation matérielle.L'exécution demande à être organisée elle aussi car si elle est lancée, dirigée et coordonnée par le chef, par contre ce n'est pas lui qui exécute à proprement parler.Sa tâche est plutôt de s'assurer qu'il y a bien mise en oeuvre et de la bonne manière ; il choisira avec soin ceux qui seront responsables et précisera le lancement de toute l'affaire.Dans l'industrie, quand nous parlons d'exécution, nous touchons du doigt, pour ainsi dire, au service de la production.Il est impossible de ne pas le mentionner, c'est la fonction industrielle qui a été la plus étudiée et qui est la plus familière à tous.J'en parlerai surtout pour signifier que l'exécution, telle que nous la concevons, ne veut pas dire production seulement.Dans son grand désir \u2014 et son besoin \u2014 d'opérer à un coût minimum, l'industrie a déployé une inngéniosité remarquable.Sous la direction d'ingénieurs et de comptables spécialisés, elle a vraiment réalisé une organisation scientifique de la production.Si l'on s'arrête à songer que pareille préoccupation remonte à peine à 1900, on peut mesurer les pas de géant accomplis depuis que Frederick W.Taylor, cherchant à rationaliser la production de la Bethleem Steel Company, jetait les bases du taylorisme.Aujourd'hui, il est de pratique courante d'employer des méthodes d'organisation dont on peut presque dire que chacune d'elles constitue une science en elle même.Qu'on s'arrête un instant à penser à la division des tâches ot à la décomposition des opéra lions en mouvements simples, on comprendra aussitôt qu'elles ont rendu possible et générale l'in troduction de la machine et lui ont ainsi donné un essor formidable qu'on songe à la simplification des opérations qui, en même temps que l'étude des mouvements et leur chronométrage, a accru le rendement d'une façon quasi incalculable.Ces faits reconnus de la production sont res ponsables de la plupart des merveilles que nous connaissons mais ils résultent d'un effort col lectif de toutes les volontés ten dues vers le grand désir de l'in dustrie : produire toujours davan tage à meilleur marché.L'exem pie d'exécution perfectionnée qui nous est donné par la production devrait nous inciter à appliquer cette méthode à tous les genres d'exécution.Quels sont donc les problèmes qui se posent dans l'exécution de tout programme ?D'abord, corn me pour le planning, les formules n'existent pas toutes prêtes.On remarque seulement qu'on tra vaille ici dans un domaine plus concret ; les directives sont four nies et les voies sont tracées l'imagination et la recherche jouent un rôle moins important que dans le planning.Eléments de l'exécution Il faut faire face à des inter médiaires qui auront à accomplir une tâche selon des données pré vues au plan.Une bonne techni que d'exécution comportera donc nécessairement la transmission d'ordres, la délégation des pou- * Not# de la Rédaction : La première partie de cet article, parue dans le numéro de novembre étudiait la (onction administrative pour en dégager les éléments essentiels.Administrer, c'est projeter, exécuter, contrôler, trois opérations à appliquer simultanément, en toute occasion.Cette dernière partie traite de l'exécution et du contrôle.18 voirs, la détermination de la tâche de chaque agent d'exécution et de sa responsabilité propre, l'agencement des opérations nécessaires au rendement maximum et la prévision des besoins en main-d'oeuvre et en matériel.Des ordres d'exécution, je dirai qu'en plus d'être transmis au moment opportun et relayés à tous les intéressés, ils doivent être d'une grande clarté.Il importe de toujours penser que si l'on sait bien ce que l'on veut, par contre les autres n'en ont aucune idée.Jamais personne ne pourra établir le gaspillage de temps et d'argent causé par des ordres imprécis et équivoques, source infinie de désordre et de confusion.Déléguer ses pouvoirs à des subordonnés compétents est un art qui a souvent éé ignoré, surtout dans les petites entreprises.Il est impossible à quelqu'un, fût-il un génie, de tout faire et de toujours bien faire.Il faut laisser à d'autres certaines initiatives ; il est même important qu'ils fassent tout le travail qui ressortit à leur compétence.L'administrateur ne doit pas voir son temps accaparé par des occupations qui ne lui appartiennent pas.Son rôle est plutôt de coordonner, de conjuguer et d'organiser pour ainsi dire les efforts de ses subordonnés.Tout le monde sait par expérience l'impérieuse nécessité de bien déterminer les attributions de chaque employé et de définir la responsabilité qui lui incombe.C'est la seule façon pratique de repérer facilement une déficience qui s'ignore ou qui veut se cacher, et surtout, c'est le seul moyen de savoir à qui l'attribuer.Enfin, si l'on ne prévoit pas un certain ordre dans les opérations que l'on entreprend, on risque l'embouteillage ou l'arrêt complet de la production.Par ailleurs, la marche continue des opérations exige l'approvisionnement continu des fournitures.Il est donc pratiquement indispensable de préparer un programme d'opérations qui en détermine l'ampleur et la fréquence d'approvisionnement et un calendrier des opérations qui établit pour chaque moment la main-d'oeuvre et le matériel nécessaires.La réalisation d'un projet de publicité Un exemple mettra peut-être mieux en valeur la phase-exécution d'un programme.Examinons brièvement le cas d'un programme de publicité à exécuter et, parce qu'il m'est plus familier, voyons celui d'une maison de produits pharmaceutiques, sinon dans toute son étendue, du moins dans ses parties essentielles.Repassons d'abord les grandes lignes du programme qui a trait à la publicité particulière à chaque produit.Il va sans dire que ce programme a été déterminé en tenant compte des ventes antérieures, de la popularité de chaque produit dans chaque territoire, du rendement de la publicité de l'année précédente, des nouvelles possibilités de vente, des tendances de la thérapeutique et, finalement, en fonction d'estimés budgétaires préparés avec soin.Pour chaque produit, il a été défini clairement que telle quantité d'échantillons serait utilisée, et de quelle façon; que telle quantité et telle variété d'imprimés seraient nécessaires, et comment ils seraient distribués.Quels sont donc les problèmes que pose l'exécution d'un pareil programme ?D'abord la prévision et l'obtention du matériel requis et ensuite, l'utilisation de ce matériel.Pour la prévision du matériel, il faut tirer du programme toutes les quantités mentionnées, pour en faire le total.Cela donne une idée de l'importance de chaque item.Mais, parce qu'il est impossible de se procurer en même temps tout ce qui est nécessaire, il devient impérieux de décider immédiatement comment le matériel sera utilisé, c'est-à-dire à quel moment j'aurai besoin de telle quantité.Cela se détermine en répartissant les envois d'après leur importance, d'après leur fréquence, quelquefois d'après les saisons.On dresse ainsi un calendrier des envois, pour toute l'année, et une fois ce calendrier précisé, il est facile d'estimer les besoins en matériel pour une période donnée; au moyen du même document on peut évaluer le personnel qu'il faudra pour ce travail ; on peut même prévoir le temps qu'il prendra et organiser rm4 Le temps perdu ne se rattrape plus, vérité que tout industrie! expérimente à chaque heure du jour.ELECTRO-VOX représente donc un gros actif à la fin de l'année, puisqu'il a été conçu et réalisé pour épargner du temps, des courses et de l'énergie: de ce fait, il accroît la rapidité d'exécution et la production.C'est le système d'intercommunication le plus rapide qui soit.ELECTRO-VOX supprime les distances.Il suffit de pousser un bouton, immédiatement vous communiquez avec votre personnel n'importe où dans l'usine.La marche actuelle de votre usine n'est modifiée en rien; au contraire, le rendement se trouve doublé à tous points de vue.ELECTRO-VOX s'adapte à tous les types d'établissements de grande et de moindre importance.Chaque poste est un \u201cposte opérateur\".Manufacturé par PAUL CHAPUT LIMITÉE Siège socials Usines et bureaux 2222 EST, RUE ONTARIO, MONTREAL Dépôts et services Halifax \u2014 Québec \u2014 Ottawa Toronto \u2014 Winnipeg \u2014 Edmonton Calgary \u2014 Saskatoon \u2014 Vancouver 19 LAVALLÉE, BÉDARD, LYONNAIS, MESSIER, GASCON COMPTABLES AGRÉÉS Hector Lavallée, C.À., C.P.À.Romain-R.Bédard, C.A.Roger Lyonnais, C.A.Roger Messier, C.A.Lionel Gascon.C.A.Jean Lussier, C.A.10 est, rue Saint-Iacques BE.1039 Montrécd lean M.Tremblay, B.A.O.\tPLateai président\t4904 AL BENOIT-BENOIT\tPROTECT AL, INC.POUR VOS\tLUNETTES D'APPROCHE\t 1617, rue St-Denis\tMontréal Mécanique Générale SOUDURE Vente et échange de machines pour rimprimerie LEFEË RERES 986 DE BULLION Tél.: PL 9641 L'ÉCUSSON ' ' R \" vous garantit que tout papier ainsi filigrané est de la plus haute qualité pour la classe de prix donné*\u2019 C'est un blaspn personnel, l'emblème de la loyauté, caractéristique de la maison Rolland, et de la fierté que celle-ci ressent à vous offrir un papier répondant toujours à vos exigences.L'écusson \"R\" atteste sans contredit la haute qualité d'un papier de renommée nationale.PAPIER ROLLAND Fabricants de papiers fins depuis 1882 Bureau Chef, MONTREAL.Succursale, TORONTO.ONT.- Moulins, ST-JÉRÔME et MONT-ROLLAND.P.Q.COUVERTURES en/ j'uuxhA', tôtk, ttc, VENTILATION IMPERMEABILISATION stünii* Auto mmE DOLLARD »OULSVARP ST siGOuin JWHB3 l'ordre dans lequel l'exécution se ra faite.Il sera facile d'en suivre ainsi au jour le jour la mise en oeuvre et de faire, s'il y a lieu toute correction qui s'impose.Je passe sous silence les pro blêmes de l'obtention du maté riel qui est, somme toute, une question d'approvisionnement, e* celui de la mise en oeuvre elle même, qui comporte la transmis sion des ordres et la délégation des pouvoirs dont nous avons parlé tantôt.J'ai simplement vou lu signaler que la réalisation d'un programme exige d'être organi sée avec soin dans ses plus petits détails, car elle constitue la suite indispensable du projet, cette partie de la fonction d'adminis trateur qui distingue un homme d'action d'un rêveur, un réalisa teur d'un constructeur de châ teaux en Espagne.Administrer, c'est enfin contrôler l'exécution du projet Voici le dernier terme du tryp tique de l'administration : le con trôle.Beaucoup d'administrateurs ont eu des idées fameuses et plusieurs les ont exprimées; dans des projets remarquables; seulement il en est un grand nombre qui n'ont jamais su si leurs projets avaient eu une suite, laquelle, et pourquoi.Le contrôle, pour l'administrateur, c'est la comparaison pério dique de la prévision effectuée et des résultats de l'exécution C'est aussi un moyen de faire le point, à intervalles réguliers, de mesurer le rendement et d'opérer, s'il y a lieu, un rajustement du plan de travail ou des conditions d'exécution.Le contrôle joue, en somme, le rôle d'un conseiller précieux, in formé uniquement par les faits, qui signale automatiquement les erreurs de prévision, les change ments dans le goût de la clientèle, les transformations du marché, l'apparition de nouveaux produits ou de nouveaux concurrents.Si l'exécution n'apporte pas tous les fruits prévus au plan, si la publi cité ne rend pas autant qu'il a été prévu, si le produit semble moins apprécié, si les ventes d'un territoire donné diminuent, il y a lieu d'en rechercher la cause immédiatement, pour enrayer au plus tôt ce courant.Il paraît si raisonnable et si logique de con-BuHatln dm la Chambra da commerce fronter périodiquement l'hypothèse et la réalité, qu'il semble quelquefois oiseux de tant insister sur ce point.Mon excuse est que la mention du mot contrôle évoque malheureusement presque toujours chez l'administrateur le contrôle comptable, qui est connu de tous comme un moyen radical de prévenir le gaspillage ou le vol.Je crois qu'il est grand temps que l'on considère le contrôle comme un instrument de travail toujours utile, et qu'on s'en serve d'abord comme moyen de vérifier l'exécution de tout projet, mais surtout comme instrument de progrès et d'amélioration, dans une entreprise qui évolue sans cesse dans un monde lui-même constamment transformé.Cette notion est si fondamentale quelle aurait dû être appliquée depuis longtemps car, somme toute, elle n'est que la contrepartie du planning.J'irai même plus loin et dirai que le planning bien compris devrait inclure dans son élaboration les moyens de contrôle, et prévoir les moments d'exercer ces sondages, à différentes phases de l'exécution.Comment s'opère le contrôle et quelle forme doit-il prendre ?Si l'on conçoit le contrôle comme étant l'étude comparée des données de l'exécution et de celles du projet initial, nous observons que l'instrument ou l'expression du contrôle, c'est le rapport dont nous dirons un mot seulement.La valeur du rapport est conditionnée, dans une large mesure, par le peu de délai qu'il doit mettre à parvenir à l'administrateur, d'où l'extrême importance d e s'organiser pour que les résultats de l'exécution soient enregistrés promptement et pour qu'ils jient relayés aussitôt à ceux qui peuvent en tirer parti.Disons aussi que, pour que les rapports aient leur pleine signification, ils doivent concerner toutes les phases de l'exécution, de façon à en donner une vue d'ensemble, et ils doivent être fréquents, de manière à en permettre une surveillance continue.Seule la connaissance parfaite d'un problème en particulier permettra d'établir le sujet, la forme et le nombre des rapports à présenter en fonction d'un travail donné.La règle d'or pour les rapports est d'éviter d'en créer qui sont inutiles, mais de ne pas hésiter à en instituer qui peuvent être utiles.En résumé, je dirai que le planning ne vaut rien s'il n'est pas informé par le contrôle et le contrôle doit être partout où il y a planning.CONCLUSIONS L'étude du rôle de l'administrateur nous a permis de dégager une méthode de travail, un procédé, qui s'inspire des développements les plus récents de la science de l'administration.Cette méthode offre l'extrême avantage de pouvoir s'appliquer à toutes les catégories d'administrateurs et aux entreprises de toutes tailles.Ses principes substituent à l'à-peu-près des méthodes scientifiques qui, si elles ne les éliminent pas entièremer*.réduisent du moins à un minimum ce qu'on appelait autrefois si pompeusement les risques de l'entreprise.On l'a vu par maints exemples, l'administrateur est à même, par la mise en pratique quotidienne de méthodes rationnelles, de prévoir et d'organiser la conduite de son entreprise, à l'avance d'estimer ses ventes, sa production et ses déboursés probables, et de prévoir ses besoins de fonds de roulement, d'équipement, d'espace, de matériel et de main-d'œuvre.AVANTAGES D'UNE ADMINISTRATION EFFICIENTE Pareils avantages fournissent en outre l'occasion d'agir en fonction de la tendance économique.Ou bien on tirera avantage d'une période de prospérité ou bien on cherchera à amoindrir les effets d'une période de dépression.Si la tendance est favorable, il faut immédiatement chercher à tirer parti de profits accrus par une production accrue.On songera alors à agrandir ou à ajouter d'autre équipement.Si l'on anticipe une rareté de certaines fournitures, un programme de recherches ou la collaboration des universités peut apporter des substituts, lin programme d'entraînement du personnel assurera le flot continu d'une main-d'oeu-vre compétente quand on en aura besoin.Enfin, des produits nouveaux sont à développer et à lancer quand la demande est favorable.Au contraire, si la tendance annonce l'imminence d'une période difficile, l'administrateur verra à éviter des contrats d'équipement ou de fournitures qui l'engagent à long terme.Il réduira à un minimum ses inventaires de matières premières et de produits finis.Il modifiera sa politique d'embauchage s'il anticipe une réduction du personnel.Enfin, il retardera le développement de nouveaux produits devant la perspective d'une demande diminuée.Ces réactions de l'administration en présence de certains faits, ne sont possibles que parce quelle utilise toutes les ressources offertes par le contrôle effec tif de l'exécution rigoureuse d'un planning bien fait.Je dirai cependant que les mêmes phénomènes peuvent amener des réactions toutes différentes.Par exemple, une autre école de pensée veut qu'en face de la perspective d'une dépression économique, on essaie d'aller à l'encontre de la tendance et d'en contrecarrer les effets.On peut étudier, par exemple, quels produits seront le moins affectés et se limiter à ne produire que ceux-là.L'augmentation d'un budget de publicité à pareil moment opère quelquefois des merveilles.Ces réactions différentes sont beaucoup moins classiques que les précédentes et j'avoue, pour ma part, qu'elles me séduisent.Je ne suis pas fataliste e! l'idée de devoir fatalement me soumettre à un cycle économique qui prévoit régulièrement une crise après chaque période de prospérité, ne me sourit guère.Par contre, je crois que tous ces développements merveilleux dont nous avons parlé n'auront vraiment un sens profond que lorsque leur application généralisée sera profitable non seulement à chaque industriel mais encore délivre! a le monde économique de l'obsession des périodes creuses, du chômage, etc., etc.Tout n'a pas été dit de l'admi nistration et de l'administrateur C'est un sujet de proportions infinies qui prête à des interprétations illimitées.Les conceptions (Suite à la page 25) Déc«mbr« 1946 21 PLateau 8651 La Cie \u2014 The NATIONAL de Patates \u2014 Potatoes Co./.RIVET Fruits et legumes en gros Wholesale fruits and vegetables 185-187 PLACE DTOUVILIE A l'Oueet \u2014 We*t MARCHE BONSECOURS INDUSTRIELS f Toi.FRontenac 1803\t LUCIEN MATHIEU\tENH\u2019G.Marchand Tailleur\t 2251 rue Frontenac coin Rouen\tMontréal Tel.AM.5433 ^^^nirnTrnrr ÆBICOÎfUSt GUY ROY.Prop.Membre de la Chambre 779 E.RACHEL Coin St-Hubert CIE I1VC.VALEURS DE PLACEMENT Savard Hodgson & COURTIERS EN VALEURS DE PLACEMENTS 276 ouest, rue St-Iacques\tPL 9501 AGENTS DE CHANGE SAVARD & HART Membres de la Bourse de Montréal et du Curb de Montréal 276 ouest, rue St-Iacques\tPL 9501 I.E.SAVARD, MEMBRE DE LA CHAMBRE VeJ rêteJ d'hier je réalisent dans la Mture ddujcurdkui\" LINCOLN\u2014MERCURY\u2014CAMIONS dumming 1640 ouest, rue Ste-Catherine (près Guy) Tél.Fl 2424 Montréal BuHetln de la Chambre de commerce Une Opinion.En marge d'un article paru dans le numéro de juillet et intitulé \"Vrai ou Faux?\", notre collaborateur nous autorise à reproduire la lettre suivante : Montréal ,1e 6 nov.1946.Monsieur Jean Delage, Economiste ingénieur, 806, édifice Dominion Square, Montréal.Cher monsieur Delage, J'ai lu avec beaucoup d'intérêt l'excellent article que vous avez publié sous le titre \u2019\u2019Vrai ou Faux?\" dans le numéro de juillet du Bulletin de la Chambre de Commerce de Montréal.Les chiffres que vous nous offrez sont de très grand intérêt et vous avez droit à des remerciements pour avoir si bien documenté les membres de la Chambre autour de cette importante question des salaires dans le Québec par rapport à ceux de l'Ontario.Me permettriez-vous de signaler \u2014 point qui intéressera sûrement vos lecteurs \u2014 aue depuis 1943, date des données fournies par vous \u2014 il y a eu des changements appréciables en faveur du Québec en ce qui concerne les taux horaires de salaires dans l'industrie textile.Par exemple, le bulletin numéro 9-4040 de l'Office Fédéral de la Statistiaue couvrant le moi3 d'août 1946 nous fournit des chiffres éloquents en faveur du Québec dans l'industrie textile du coton : TAUX HORAIRE \u2014 AOUT 1946 INDUSTRIE TEXTILE DU COTON Ontario .51.8% Québec .53.3% Québec paie donc 2.8% plus que l'Ontario pour ce qui est du textile coton.Si vous me permettez de glisser un bon mot pour ma propre compagnie, j'ajouterai aue le taux éauivalent pour la Dominion Textile Co.Ltd.est 56.3$ par heure, soit 8.7% de plus que le chiffre pour l'Ontario.Votre bien dévoué, Dominion Textile Company Ltd (signé) Bertrand Boissonnault, directeur des relations industrielles.LE COUP DE COLLIER rjLenn 3 repanier O.RC.Chef du secrétariat et commissaire industriel de la Chambre de Commerce des TroiS'Rivières.Il est une expression que l'on emprunte fréquemment au vocabulaire populaire pour signifier l'effort décisif, brusque et souvent définitif, afin d'atteindre le but ultime.Cette expression c'est LE COUP DE COLLIER.A voir l'activité fiévreuse qui se i manifeste de ce temps-ci au sein de nos Chambres de Commerce, il semblerait que ces groupements d'ordre économique se sont entendus pour contrecarrer, par un effort collectif, le sabotage de notre économie nationale et de l'entreprise libre.La composition de nos Chambres de Commerce, dans notre province principalement, n'est pas ce qu'elle était il y a cinquante ans tant au point de vue de leur orientation que des problèmes qu'elles avaient à envisager.La Chambre de Commerce de Moniréal célébrera l'an prochain le 60è anniversaire de sa fondation ; la Chambre de Commerce des Trois-Rivières aura ses soixante-cinq ans en décembre prochain.Lorsque nous évoquerons le souvenir des pionniers de ces institutions, il faudra bien se garder de comparaisons qui seraient de nature à amoindrir leur mérite.S'ils procédèrent lentement dans l'élaboration de projets de toutes sortes, c'est que la vie, dans le temps, était une vie lente, dénuée des multiples préoccupa-| tions que le progrès moderne, le choc des classes, la concurrence intense, nous ont imposées graduellement depuis.Il y a cinquante ans et plus, le monde était en équilibre.Séparé dans le temps par un océan quasi infranchissable, 1 e Nouveau-Monde s'occupait de ses propres affaires et le jeu des chancelleries du Vieux-Monde lui était indifférent.Nos Chambres de Commerce se composaient d'une poignée de marchands qui déjà avaient eu quelques succès et qui discutaient gravement de leurs communs intérêts.Le mal des résolu-i tions longues et fourmillantes 1 d'attendus, sévissait alors tout comme aujourd'hui et la plupart des suppliques du temps s'adressaient aux gouvernements.A cette époque enfin, le problème de l'industriel, du petit marchand, du simple commerçant, était étudié exclusivement à la Chambre de Commerce et ce n'est que beaucoup plus tard, qu'à Montréal par exemple, on fonda l'Union du Commerce et plus tard encore, l'Association des Marchands-détaillants et l'Association des Manufacturiers, institutions qui centralisèrent des intérêts spéciaux et ralentirent l'action de la Chambre de Commerce.Il y a plus encore.Pour franchir le seuil d'une Chambre de Commerce, pour être admis dans ce sanctum d'une assemblée délibérante où l'on étudiait l'avenir de nos ports, l'amélioration de nos voies de transport, les questions d'exportation et d'importation, il fallait être plus qu'adulte et moitié grisonnant.Aujourd'hui, c'est le contraire.Pour employer une expression de fCeyserling, \"on se rajeunit en se polarisant avec la jeunesse\".Tout de même les ainés ont bien mérité de la présente génération, car ils ont, en somme, \u201cfait croître deux épis de blé ou deux brins d'herbe là où il n'en crois-sa\u2019t qu'un\" et nous ne pouvons d'ailleurs remonter plus qu'à vingt ans pour constrler un véritable essor, un franc coup de collier, dans le développement de nos Chambres de Commerce.Et cet essor, nous le devons à la persistance lente mais constante, à l'entêtement que mettaient nos ainés dans leurs revendications et demandes.Lisez les procès-verbaux d'il y a un quart ou un demi-siècle, et vous verrez que l'Ecole des Arts et Métiers, nos Ecoles Techniques, notre Ecole des Hautes Etures Commerciales, les bourses d'étude pour nos étudiants sont la résultante de demandes et de représentations de la part de nos Chambres de Commerce de la Province.23 ASSUREUR-CONSEIL \u2022\tAssurance-Vie \u2022\tAssurance Commerciale \u2022\tAgencement de Successions \u2022\tFonds de Pension pour employés JU-(pJüUpfiB (BoiàVDJd Commissaire de la Cour Supérieure Optométristes à l'Hôtel-Dieu CARRIERE S.SENECAL EMILE CARRIERE, O.O.D.ADRIEN SENECAL, O.O.D STE-CATHERINE EST LA.2211 * Vendeur autorisé des montres BULOVA - GRUEN - ELCO et des Joailleries ADORNA & CORO / bijoutiTr -tm*v*____________ ROGER CHOITIKIARP CR.0045 6562, rue ST-HUBERT Maurice chartré, C.A.\tMaurice Samson, C.A.A.-Émile Beauvais, C.A.Jean-Paul Gauthier, C.A, Léon Côté, C.A.Gérard Marceau, C.A.Lucien-P.Bélair, C.A.Lionel Roussin, C.A.Jacques Angers, C.A.\tDollard Huot, C.A.\tAlbert Garneau, C.A.Raymond Fortier, C.A,\tJean Lacroix, C.A.\tGuy Bernard, C.A.Percy Auger, C.A.\tHensley Bourgouin, C.A.Roger Roy, C.A.Montréal\tQuébec\tRouyn CHARTRE, SAMSON, BEAUVAIS, GAUTHIER & CIE, COMPTABLES AGREES - CHARTERED ACCOUNTANTS les cartels dissimulés, l'art de la publicité et sa technique, facteurs qui prédominent aujourd'hui dans l'industrie et le commerce, ont amené industriels et commer çants, fabricants et marchands à se solidariser davantage et à augmenter leurs connaissances dans le domaine de la production et de la vente.L'amiral Nelson disait un jour \"Tout mon succès dans la v;e, je le dois au fait d'avoir toujou s été un quart d'heure en avance'' C'est ce que s'efforcent de prc tiquer aujourd'hui nos Chambres de Commerce surtout depuis 1910, date de fondation d'une fédé ration des Chambres laquelle englobe l'activité et le travail concerté de plus de 90 institutions du même genre dans notre Province.Et comme stimulant, nos Chambres de Commerce aî nées favorisaient, il y a une quin zaine d'années, la fondation d'une Chambre de Commerce des Jeu nés qui elle aussi est formée en fédération.Voilà des facteurs qui justifient bien le \"coup de collier\" suscité par 1 e s problèmes multiples d'après-guerre et la perspective d'inquiétants lendemains.Il me semble que nos Cham bres de Commerce en général se tiennent encore trop éloignées de cette ruche bourdonnante qui s'appelle le secrétariat de la Chambre Provinciale auquel la Chambre de Commerce du District de Montréal donne une hos pitalité et un apport généreux.Le secrétariat est composé d'une petite phalange de jeunes spécialistes nés à l'Ecole des Hau tes Etudes Commerciales, por teurs de brevets universitaires, auteurs de thèses qui leur ont mé rité des titres.J'avais dépassé de puis longtemps l'âge scolaire quand surgirent, sous l'impulsion de gouvernants clairvoyants, ce admirables institutions où ces jeunes gens ont puisé leur savoir Si je me reporte à l'époque où il n'y avait pratiquement pa d'industriels ou de gros mar chands pouvant se vanter d'avoir fait leurs humanités, et qui de voient leur succès en affaires exclusivement à leur travail opi niâtre, j'en connais plusieun d'entre eux qui s'empressèrent de pousser leurs enfants vers l'édu cation pratique comme celle que BuNatin dm la Chambra da commarec 24 \"Cmm la Quittée 4'um faumaUe.! » c: HRn mm ru naé© , 4\u2014 l'aménogement du chou?fog© central par district, dans km nouvelles zone* résidanttelle* ©?industrielles surtout.S* ié led n h cation des lianes de chemins de ter dans le tern foire des villes d importance Le chauffage centrai par dis trict a donné d excellents résultats aux Etats-Unis et en Europe, par tieuhèrement en Russie Les ope rations du chauffage sont concen trées dans un seul bâtiment gui peut utiliser du combustible sans fumée avec la plus grande effi caaté possible Ce système est fa cil© à installer dans un district d'industries légères II permet or, fin de supprimer le poêle à char bon ou à bois des maisons et d'utiliser uniquement le gaz ou l'élcdncité pour la cuisson On estime qu'à New York, l'emploi du gaz a supprimé plus de l,7S0, 000 cheminées Ce problème p bailleurs une importance i r jle Car comment protéger le territoire d'une ville si les villes voisines restent inactives St-Louis (Mis souri) constatait au début de 1945 que la plus grande partie de la fumée qui affectait son territoire provenait de sa banlieue, où des industries géantes étaient installées Un journal local écrivait \"We all have to breath the same air; why not the same community spirit\" Montréal a des pouvoirs assez étendus à ce sujet (60 Vict Ch.66 Sect 34) L'urbanisme L'urbanisme moderne s'inquiète à juste titre des fumées dans les villes.La construction d'habitations bien situées et l'aménagement de vastes parcs ne peuvent suffire à créer des conditions de vie sanitaire et agréable, si l'air que respirent les citadins est sans cesse pollué par la fumée et si les rayons du soleil n'y peuvent plus y pénétrer.Même les plus beaux édifices ne pourront rehausser les aménagements urbains les mieux conçus, si leurs murs sont noircis et désagrégés.Cependant.1 éuminabon de kt \u2022umét ne peut être féaLeé© rapt te ment Elle née©saute une ter te de moeurs© en harmonie avec le marquer que k> rénovation de* tone* vétuste* peu?parfois com menas?par 1 élimination de* fru mée* L exemple le plus frappant en est ks Fark Avenue à New York î! y a queknie* année* cette artère traversait une tone de taudis Les focomotive* l inon datent de fumée et de suie Une lutte ardue fut entrepris© contre les chemins de fer Bientôt ce* dernier* étaient électrifiés et leur rails enfouie* Aujourd'hui les hô tels et les appartements 1er* plus chics de New York se trouvent sur cette artère dont la valeur fon cière des terrains en bordure s>st accrue dans des proportions fan tastiques L'avenir Enfin, l'avenir réserve plusieurs inconnus Aujourd hui l'on parle déjà d'habitations entièrement fermées à l'air atmosphérique Permettez moi de citer ce para graphe de l'urbaniste français Bohr L\u2019urbanisme contemporain appelle l'application de tous les progrès récents intervenus dans le \"conditionnement\" de l'air respirable Les notions courantes d'aé ration et de chauffage sont dépassées La technique est mise au point, d'un air appelé exact\" conforme aux variations des saisons et des climats.Les locaux, même éloignés des ouvertures de la façade, sont dès lors traversés par un courant régulier d'air chauffé ou rafraîchi ou de juste hygrométrie.La sujétion si souvent pesante, à tous points de vue, des règlementations actuelles d'hygiène peut être levée.Plus encore, la technique dite de la \"ventilation forcée apporte un surcroît de liberté appréciable dans l'élaboration des plans .C'est seulement, lorsque les villes seront débarrassées de leur air pollué, que les citadins jouiront de ce ciel clair qui pourrait révolutionner le caractère même de la vie urbaine.0*11 tes) CAFÉ MARTIN LIMITÉE LEO DAtttX/XAND jm \u201cla plut chic restaurant français à Montréal** SALONS PRIVÉS Ve* Food 1er Ouvert Jour et Nw?1521.de U MONÎAGNé 1946 39 ?WINDOW CLEANINGco R -fUB\u20acRT Ægi*iTiirn«[nî»ri>i.Ti fenêtres et vitrines de toute SORTES NETTOYÉES PAR DES CANADIENS EXPERIMENTAS ET ASSURES Appel** S.LAMOTHE nm.429 ST.VINCENT LaCie de LAVAGE de VITRES 2011 Ml ru# Mont-Royal (près Delertméer) Montréal CHemer 3337 CAPSULES POOl BOUTEILLES A LAIT EchantUlocui mu lUmirailc C.M.Lesaqe & Fils MANUFACTURIERS AMhorst 5233 5140.rue Delanaudière.MontréaL C.& G.de la Mirande propriétaires membres de la Chambre LE DETAILLANT ET L ASSURANCE .iâw U fmg* IA/ 2e exemple : Immeuble done le même quar tier évaluation municipale 19,800 valeur assurable\t326,400 3e exemple : Petit immeuble de rapport dans un quartier où les touristes abondent évaluation municipale $5.150 valeur assurable\t$20,000 4e exemple : Immeuble en béton évaluation municipal© $56.250 valeur assurable\t$86.339 Le rapport de l'évaluation municipale à la valeur de remplacement dans ces quatre cas choisis au hasard, est approximativement de 42, 37.26 et 6SV2 Cela est assez concluant Et que dire maintenant de la valeur des marchandises ?Ici il s'agit encon.du prix de remplacement au moment du sinistre et non du prix coûtant au moment de l'achat ou de la souscription du contrat d'assurance.Ce que l'on vous versera si vos marchandises sont détruites par le feu, c'est le prix de revient le jour de l'incendie, compte tenu de l'état des marchandises Si celles-ci étaient défraîchies ou démodées, si malgré une active campagne de publicité et des prix alléchants vous n'aviez pu vous débarrasser d'un vieux fonds porté chaque année aux inventaires pour une somme dérisoire, vous ne devez évidemment pas vous attendre qu'on vous verse le prix du neuf.Par contre, on se trouve parfois devant des cas inattendus.Ainsi, l'autre jour pour un fauteuil vieux de quatre ans, mais en très bon état et payé $52.00, on a dû verser une indemnité de $51.00 pour remplacer la couverture abimée par le feu parce que, depuis quatre ans, le prix de remplacement a énormément augmenté.Pour la machinerie, l'idée est la même.La base de calcul, ce n'est pas le prix coûtant initiai moins le maximum de dépréciation accordé par le service de l'impôt sur le revenu.Pour certaines machines, il existe des tables de dépréciations Mais dans l eneer.bie.comme la dépréciation m extrêmement variable suivant genre d outillera#, on peut pose comme règle que ks base, oust bien pour \\a règle proportionnel!* que pour le règlement d un mur tre ce sera la valeur de remplo cement, moms une dépréclattc?raisonnable En temps norman/ '-rile ci tien! compte de l'usure * du fait que des modèles plus ré cents, plus efficaces sont réquliê rement mis sur le marché En pé nodes troublées comme celie-c.les notions ordinaires sont boule versées Ainsi, dans certaines af foires, l'outillage est teilemer rare qu'il ne s'agit pas de cher cher à obtenir le modèle le plu récent et le plus efficace, autar que de trouver une machin* quelle quelle soit pour faire l* travail le moins mal possible l> facteur rareté étant devenu pr mondial, le pnx ne compte guère Aussi les régies antérieures n\u2019ont elies plus leur exactitude ordinal r© L© mieux qu\u2019on puisse faire c'est de suivre les fluctuations à l'aide d'une expertise tenue pé diodiquement à date et d'cruq menter ou d© diminuer le montant de l'assurance suivant la marche de la valeur La quatrième idée élémentaire que je veux vous apporter, c'es: de surveiller les fluctuations de valeur de vos biens mobiliers et immobiliers et de souscrire le montant d'assurance nécessaire Vous aviez peut-être une assu rance d a $ 1C,000 ou de $20,000 il y a trois ans Si votre courtier vous suggère de l'augmenter, ne croyez pas qu'il cherche à vous faire faire une dépense inutile Vérifiez votre inventaire et, au besoin, faites les corrections né cessai res en vous rappelant que les valeurs pour fins d'impôt et pour l'assurance sont deux choses bien différentes.Le fisc permet ou tolère certaines dépréciations que l'expert ne peut admettre au mo ment d'un sinistre, sans appliquer la même méthode pour l'établis semen t de l'indemnité.Dans cer faines industries, l'outillage se déprécie vraiment très vite.Dans d'autres, la comptabilité applique un pourcentage annuel élevé, qui indique plus de prudence aue d'exactitude, surtout dans une période de prix croissants comme celle que nous traversons.Il faut RiiRetlw de la Chambre de commerce imrut compte
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