Bulletin /, 1 décembre 1947, Décembre
[" ^OVlllX noil ET BONNE ANNÉE !$Mz mmm LES RELATIONS EXTERIEURES \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 THE ELECTRIC & GAS WELDING Co.Limited \u2022\tSoudure ÉLECTRIQUE \u2022\tSOUDURE A L'ACÉTYLÈNE \u2022\tCOUPAGE A L'ACÉTYLÈNE 5701 De Norman ville MONTRÉAL.CAlumet 2030 P.Q.AU SERVICE DU PUBLIC DEPUIS 25 ANS & HEATING CO.LTD.177 est# ave des Pins \u2014 Tél.PL.7993-7994 Lucien L'ESPÉRANCE, président ?\u2014 SPÉCIALITÉS - \u2018Plomberie sanitaire de haute qualité \u2022Installation de chambres de bouilloires \u2022Tuyauterie industrielle \u2022Vapeur à haute et basse pression \u2018Buanderies et cuisines d'institutions et d'hôpitaux 'Soudure oxygène et électrique par soudeurs certifiés par le gouvernement \u2022Réparations de tous genres de plomberie et chauffage.FAISCEAUX CORES pour radiateurs de camions, tracteurs, autobus, compresseurs, auto-neige, souffleuses, etc.SPÉCIALITÉ : Nettoyage et Réparations Everite Automotive Radiators Ltd.Successors to CARTIER MFG.LTD.LA.1863 \u2014 993 ST-DOMINIQUE \u2014 MONTRÉAL Cjustave-Cf.de Uonnancour, president Société d'Administration et de Fiducie (Administration and Trust Company) Fondée en 1902 Administration de successions Gérance d'immeubles et de fortunes privées Garde et gestion de port feuilles \u2022 VOÛTES DE SÛRETÉ \u2022 Siège social: MONTRÉAL (Immeuble Crédit Foncier Franco-Canadien) 5 EST, RUE ST-JACQUES Hon.E.-L.PATENAUDE Président J.-THEO.LECLERC Vice-Président et Directeur Général J.-C.BROSSEAU Directeur et Secrétaire Général 42381418 7546 Décembre 1947 1 «\u201c\u2018T,\u2019»*' te mcteur entièrement \u201dre-manufacturé\" qui perte la garantie 4'un moteur neuf Master Motor II est démontré scientifiquement que l'acier et la fonte qui ont subi l'épreuve du temps et de l'usage sont meilleurs que lors-qu'ils sont fraîchement coulés.MASTER MOTOR signifie 1.\tMoteurs qui ont subi l'éprouve du temps et de l'usage.2.\tAddition de pistons, de segments et de coussinets neuls fabriqués par les manulacturiers les plus en vue.3.\tGarantie et approbation de l'ü AP et des manulacturiers contre toute défectuosité de matériel et de construction.4.\tEchange immédiat \u2014 Aucun# porte de temps.11 existe présentement un MASTER MOTOR pour Chrysler \"6\", Dodge.Plymouth.Ford V-8 et Mercury do tout modèle Distributeurs de pièces, approuvées et garanties pour toutes marques d'autos, de camions, de tracteurs et de machinerie fixe.Radiateurs reconstruits et réparés, réparation de têtes de cylindres et de blocs fendus.Outillage »t équipement.Distributeurs exclusifs des pneus Outta Percha.Exigez MASTER MOTOR de votre garagiste DISTRIBUTEURS IjniTED puro pnms L I m I T E D 50 MAGASINS 2 Bulletin de la Chambra da commarce SACHONS PROFITER DE LE COMMERCE L'homme d'affaires de la Province de Québec est à la porte d'une véritable caverne de trésors.dans notre production minière, dans nos pêcheries et nos pelleteries, dans nos forces hydrauliques, dans notre agriculture .et dans notre emplacement favorisé au centre même des systèmes de transport ferroviaire, flu-vien, océanique et aérien.Sachons profiter de nos richesses .et, avec un gouvernement stable et un peuple industriel, marchons de l'avant vers une nouvelle prospérité.ife Exportations 1946: $910,525,406 Importations 1946: $589,466,090 En 1941, 5,079 grossistes employant 32,413 personnes ont ?endu pour $1,699,875,000 51,866 détaillants, employant 74,562 personnes en 1944, ont ?endu pour $1,003,012,000.LA PROVINCE DE Décembre 1947 3 Bulletin de ta Chambre de Commerce \u2014 SOMMAIRE \u2014 Page* Editorial .Esdras Minville L'avenir de notre commerce extérieur .Richard B.Spiro Les Chambres au service de l\u2019éducation .Paul Dozois La Noël à l'usine .Ernest A.Dench Les Relations extérieures I .Philippe Hurteau Ce que veut le client .L\u2019Actualité du passé .Paul Vaillancourt, jr.Le verdict du client .La circulation d\u2019hiver, source de bénéfices pour la province .J.Emile Renaud Comment on livre la bataille de la neiije .Guillaume Piette Autorité unique pour notre réseau routier, De Gaspé Beaubien La santé des hommes d\u2019affaires .Jean Lavigne Les affaires, une place ou une carrière ?\u2014 II Si vous valez quelque chose, prouvezde.Walter Huvitig Les loyers et l\u2019avenir du détaillant .Gouttes de savoir .Georges Longval Production accrue par le bonus au rendement .Faits et opinions sur la vente et la publicité .Index du Bulletin (1947) .5 7 11 15 17 21 23 25 26 26 27 31 35 43 46 47 48 49 fl H H IM > A 49o année\tDÉCEMBRE 1947\t12e numéro ABONNEMENT : 1 an : $3.00 \u2014 2 ans : $5.00 \u2014 3 ans : $7.00 Le numéro : 30 cents \u2022 LE BULLETIN DE LA CHAMBRE DE COMMERCE publié par la Chambre de commerce du district de Montréal.Directeur - administrateur : Jean ALLAIRE 14 est rue St-Jacques,\tMontréaL Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa.CIGARETTES SWEET CAPORAL \u201cLa formo la plu» port tout laquollo /\u2022 tabac pout étro fumé\" I\t| PLOMBERIE 1 | CHAME || !jenimiqnJ| \t ¦\tg ^W75, RUE CHAMBORlT***2^! ^ Æ Les articles signés n'engagent que leurs auteurs 4 Bulletin dt la Chambra da PRÊTS Les demandes de prêts de tous ceux qui peuvent assurer le remboursement dans un délai raisonnable reçoivent toujours à nos succursales ce bon accueil qui est une tradition dans cette banque.LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA Siège social : 221 ouest, rue St-Jacques \u2014 Montréal 320 succursales et bureaux VciùS êtes ÿnêités à visiter notre comptoir d'ARTICLES «i BUREAU \u202263 M«, nu STI-CATMRINI Montréal ST-ARNAUD & BERGEVIN UHIil SPECIALISTES EN DOUANE COURTIERS EN DOUANE TRANSPORT EXPEDITEURS \u2014 ENTREPOSEURS \u2022 118.rue St-Pierre\tMONTREAL 500,000 APPAREILS EN DIX ANS! Rayonnement pins vaste \u2014 valeur aeerae Aujourd'hui, votre contrai téléphonique pout tous mettre on communication, dans los provinces de Québec et d'Ontario, avec 500.000 téléphones de plus qu'en 1937.C'est pourquoi votre appareil a plus de rayonnement, plus de valeur que iamais.flous installons, en ce moment, avec toute la rapidité dont nous sommes capables, de nouveaux tableaux de distribution et de nouveaux appareils afin d'assurer le service téléphonique & la fois le plus efficace et le moins dispendieux.La demande reste considérable.A mesure que nous ajoutons de nouveaux appareils au réseau, la valeur de votre téléphone continue d'augmenter.U COMPAGNIE DI TÉliPHONE BEU DU CANADA lOAT S SURCROÎT I\t1 1947 se termine dans une atmosphère de crainte.L\u2019ho-rizon est lourd d\u2019orages.Aurons'nous une autre guerre ?L\u2019insécurité a été la note dominante des douze mois qui se termineront bientôt.T^nus avons assisté à des prises de position, à la constitution de zones d'influences, à l ap' port du groupe russe.Sous la poussée d\u2019une propagande atteignant quelquefois à l\u2019hystérie, le groupe dit des \u201cdé-mocraties\u201d a été amené peu à peu à une réaction qui semble définitive.Les masses se sont agitées sous la poussée de fauteurs de désordres, de spécialistes de l\u2019exploitation de la misère.L\u2019épreuve de force des communistes semble s\u2019être terminé par un échec.Les groupes chrétiens d\u2019Europe se sont ressaisis.Mais la partie n\u2019est pas terminée.II Le triangle économique constitué par les EtatS'Unis, la Grande'Bretagne et le Canada s\u2019est brisé.Le jeu de la compensation monétaire ayant cessé, une pression irrésis' tible s\u2019est exercée sur le dollar canadien.Le gouverne-ment du pays n\u2019a pas jugé à propos de céder.Il a inau' guré plutôt une politique de restrictions à l\u2019importation des marchandises américaines.A longue échéance, cette politique pourrait faire naître chez nous des industries qui auraient dû exister avant aujourd\u2019hui.On nous dit, malheureusement, que les mesures auxquelles on vient d\u2019avoir recours ne sont que temporaires.Dès lors, on se demande si l\u2019homme d\u2019affaires peut s\u2019engager à fond dans une voie nouvelle.Des précisions s\u2019imposent.Il y a, en effet, une con-tradiction apparente entre des mesures temporaires de restrictions et les ententes permanentes de Genève.Ces dernières avaient éveillé l\u2019espoir darts l\u2019esprit de l\u2019entre-preneur canadien; enfin, les marchés du monde allaient s\u2019ouvrir et le Canada pourrait répartir plus largement ses exportations.Pour exporter cependant, il faut que la production canadienne dispose d\u2019un excédent sur la consommation J intérieure.Les gouvernements ne semblent pas croire à l\u2019existence naturelle d\u2019un tel excédent puisqu\u2019ils parlent de restreindre la consommation.L\u2019augmentation des prix, qu\u2019on n\u2019a pas encore réussie à arrêter, leur donne raison.Le Canada est entré dans un cycle inflationnaire.Les causes de ce phénomène sont assez nombreuses et assez complexes.Au fond, il s\u2019agit d\u2019un problème de productivité.La main'd\u2019oeuvre ne donne pas ce quelle devrait et, cependant, réclame les gages et salaires qui lui permettraient de se procurer les nécessités de la vie et lui laisseraient une certaine marge de disponibilités.Le rétrécissement de cette marge, après qu\u2019on s\u2019est assuré le nécessaire, ne saurait s\u2019aggraver sans provoquer une crise.On oublie généralement qu\u2019au fond, pour I\u2019ou-vrier, il s\u2019agit de troquer un certain nombre d\u2019heures de travail contre une certaine quantité de biens et de ser' vices.Par ailleurs, la détérioration des moyens de produc' tion pendant la guerre contribue, pour une certaine part, à la diminution de la productivité.L\u2019industrie, pour sa part, a à faire face à un phénomène relativement nou' veau : l\u2019accélération du rythme selon lequel ses immobi' EFFORTS.lisdtions tombent en désuétude.L\u2019industrie et le com-merce sont, du fait de l\u2019inflation, dans une position dont la vulnérabilité augmente sans cesse.Le niveau des ventes au'dessous duquel l\u2019exploitation ne peut plus se faire sans perte s'élève continuellement à cause d une augmenta-tion non proportionnelle des salaires et du prix des ma-ténaux.Malgré un sentiment d\u2019insécurité assez généralemt t répandu, 1947 n\u2019a pas apporté la crise qu\u2019on redoutait.Les affaires se ut généralement maintenues au niveau de 1946.Dans certains secteurs, elles ont même aug' menté.L\u2019appel quasi irrésistible du vide européen a augmente la demande de nos produits.Si, en plus des facteurs que nous avons énumérés, on ajoute ce dernier, il n\u2019y a pas lieu de s\u2019étonner que les prix n\u2019aient pu résister.A cette situation, il n\u2019y a qu\u2019un remède : l\u2019aug' mentation de la production.III Dans un climat économique, civique et social fait d\u2019incertitude, la Chambre de commerce du district de Montréal a continué de servir.Dans les secteurs du com-merce, de l\u2019industrie et du civisme, vos services ont con-tinué leur rôle de propagandistes des idées saines et des méthodes les plus modernes.Vos déjeuners'causerie hed' domadaires, vos cliniques industrielles ou commerciales, vos cours, vos journées d\u2019études ont été fréquentés plus que jamais.Ces diverses mesures de portée générale bénéficient en dernière analyse à chacune de nos entre-prises.7^os gouvernants ont bien voulu accorder confiance à votre Chambre en faisant droit à certaines de ses recommandations.C\u2019est ainsi qu\u2019au cours de 1947 le gouvernement de la province a voté la loi réglementant les ventes à tempérament.Tout récemment, ce même gouvernement régularisait les heures d\u2019exploitation des postes de ravitaillement d\u2019essence de la région métropolitaine.Par ailleurs, le gouvernement du pays accueillait avec sympathie les démarches de votre Chambre en vue d\u2019obtenir une représentation plus juste des Canadiens de langue française dans le fonctionnarisme fédéral.Le mémoire de votre Chambre sur l\u2019immigration a fait la base des recommandations de la Chambre de Commerce du Canada.Votre mémoire sur les relations fédérales'provinciales en matière d\u2019impôts sera soumis d l\u2019approbation de toutes les Chambres de commerce du pays par voie de référendum.Il ne saurait être question ici d\u2019énumérer tout le travail accompli par votre Chambre.Qu'il suffise de dire que son prestige est au plus haut niveau.1948 marquera un moment critique de notre régime économique et social.T^ous devrons montrer que nous savons assumer nos responsabilités.Avec mes collègues de l\u2019Exécutif, du Conseil d'ad' ministration et des commissions, avec la collaboration du personnel de votre secrétariat, je vous promets le con' cours de tous les instants de votre Chambre.Bonne et Heureuse Année ! Esdras MDEVILLE 6 Bulletin de la Chambre de commerce 1 lUILOING [BBlfUBRli Votre fleuret Cdifice E L.GAUTIER \"Gene\" prés.YO.4707 ggp?Masse & Gauthier Inc.IMMEUBLES CONSTRUCTION\t5534 AVE.VERDUN LOCATION\tVERDUN.Qué.Fondée en 1872.nous célébrons notre 75e Anniversaire avec l'ouverture de notre nouvel édifice qui nous permettra de donner une attention plus prompte à vos besoins de matériaux de construction.Alex.Bremner Limited MATERIAUX DE CONSTRUCTION 1040.rue BLEURY.\tMONTREAL 1 INDUSTRIELS ! 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l\u2019avenir de notre com\u2022 merce extérieur, a poussé la conscience jusqu\u2019à retoucher son texte au dernier moment à la lumière des récentes mesures restrictives sur nos importations.J^on content d exposer les principales données du problème complexe de ywtre corn merce extérieur, de situer le Canada dans le mécanisme des échanges internationaux, M.Spiro a suggéré aux hommes d\u2019affaires la seule attitude propre, selon lui, à redonner à notre commerce extérieur un équilibre gravement compromis par la crise du dollar, à savoir : exporter davantage aux pays riches, importer davantage des pays pauvres.Voici le texte de la conférence de M.Spiro.LE CANADA traverse présentement une période de prospérité.La question se pose : Pouvons-nous prolonger cette prospérité indéfiniment avec un commerce extérieur fort réduit ?Sera-t-il possible de maintenir une économie stable au Canada sans exportations ni importations?Cette question est d'une grande importance aujourd'hui que la situation mondiale nous autorise à croire aue le commerce international deviendra de plus en plus difficile.La réponse, claire et nette, est que le bien-être de la nation canadienne dépend du commerce extérieur et que nous ne pouvons renoncer ni à l'importation des matières premières et des articles d'alimentation, ni à l'exportation de nos produits agricoles, forestiers et industriels.D'abord, notre agriculture produit plus que nous pouvons consommer au Canada, même avec une population grossie par l'immigration, de plus, nous devons importer de qrandes quantités de marchandises essentielles a u maintien de nos industries et à la satisfaction de nos exigences en matière d'habillement et d'ali-mentatiçn.Nous ne pouvons certainement pas envisager l'existence sans notre tasse de café ou notre tasse de thé, sans notre chocolat, notre sucre, etc .Notre industrie textile ne pourrait fonctionner sans l'importation du coton, de la laine, etc.En outre nous sommes habitués à importer des produits industriels des Etats-Unis.Pour payer toutes ces importations, nous devons exporter d'autres produits aux pays fournisseurs.Enfin, notre capacité industrielle a tellement augmenté pendant la guerre qu'elle dépasse la capacité d'absorption du marché Canadien.Bientôt, les différentes pénuries auront disparu.Les magasins sont déjà remplis de marchandises et il est probable qu'ils le resteront à la suite des impôts dont le gouvernement vient de frapper jusqu'aux articles fabriqués au pays.Nos manufacturiers devront ou chercher de nouveaux débouchés ou réduire leur production avec comme résultats le chômage et la dépression générale.Malheureusement, en ce qui concerne le commerce extérieur, nous traversons une crise la crise du dollar.Examinons un instant cette crise.Le commerce international peut être organisé sur une base multi-latérale ou par de nombreux accords bi-latéraux Le commerce international multilatéral dépend de la convertibilité des monnaies non garanties par des réserves d'or en mon-ncies qui le sont.De nos jours, en raison de l'accumulation de l'or aux Etats-Unis, cette convertibilité se confond avec la possibilité d'échanger pour des dollars américains les devises des autres systèmes monétaires.Une monnaie peut être convertie en dollars américains si elle est garan tie par une réserve d'or suffisante ou par des crédits favorables aux Etats-Unis.Même si un pays dispose d'une certaine quantité d'or ou de dollars américains, sa monnaie ne peut être considérée comme vraiment convertible que si cette réserve est maintenue ou augmentée par un bilan corn mcrcial et monétaire favorable par rapport aux Etats-Unis.Si, \u2014 comme c'est le cas du Canada, \u2014 cette réserve baisse à un rythme inquiétant, on ne peut plus considérer cette monnaie comme convertible et sa va leur doit être soutenue par un système de contrôle du change que nous connaissons bien.Appliquons maintenant ces considérations au commerce extérieur du Canada.Nous pouvons le classifier en trois catégories : 1.\u2014 En premier lieu, un pourcentage considérable de nos exportations est dirigé vers des pays emprunteurs, comme la Spécialiste de la question, l'auteur indique les points névralgiques de la crise du dollar et recommande à nos importateurs d'éviter les coulages inutiles de notre précieuse réserve en achetant leurs produits directement des producteurs sans passer par les Etats-Unis, chaque lois que la chose est possible.D pose en principe que nous devons importer davantage des pays pauvres et exporter davantage aux pays riches. 8 BuHttln de la Chambra da commerce TR.3361 a LA COMPAGNIE C.A.CAYOUETTE LTÉE Manufacturiers et Marchands de Portes et Châssis GERARD CAYOUETTE.Yicu-présidunt entrepreneur a Manufacture 890 LAVALLÉE - ST-HYACINTHE a Bureau : 2650.rue Jolicoeur, Montréal PL.4851 BENOIT A MATHIEU MENUISERIE BIEN PREPAREE 1215.rue St-Timothée.Montréal Grande-Bretagne, la France, la Hollande, la Belgique, etc.Cette exportation n'a pas le moindre effet sur la valeur du dollar canadien, puisque ces pays nous paient avec les dollars que nous leur avons prêtés.D'autre part, nous importons très peu de ces pays \u2014 pour des raisons que nous examinerons plus loin \u2014 ce qui fait que, ces pays ne peuvent pas obtenir de dollars pour rembourser ces emprunts, non plus que pour continue: d'acheter au Canada quand l'argent de ces emprunts sera épuisé.Il est douteux que ces emprunts aient un effet durable sur le commerce extérieur de notre pays.2.\t\u2014 Nous exportons à des pays qui, selon les règlements de notre contrôle du change, doivent'nous payer en dollars américains.Ces pays peuvent être classés en deux sous-catégories : il y a ceux qui disposaient de grandes réserves de dollars américains accumulées pendant la guerre, réserves qui s'épuisent rapidement.C'est le développement que nous pouvons observer dans la plupart des pays de l'Amérique du Sud, comme l'Argentine, le Brésil, le Chili, le Pérou, l'Equateur, la Colombie et le Mexique.Ces pays ont été forcés d'imposer de3 restrictions rigoureuses sur l'importation des articles qu'ils doivent payer en dollars et notre exportation en souffre déjà.Nous importons très peu de ces pays, pas assez pour balancer notre commerce avec eux.3.\t\u2014 Enfin, nous vendons nos produits à des pays dont la mon- naie est garantie par une réserve d'or ou placés dans une situation favorable par rapport aux Etats-Unis.Abstraction faite des Etats-Unis.il y a seulement une douzaine de pays qui se trouvent dans cette position heureuse : la Suisse, la Belgique et le Congo-Belge, la Turquie, le Portugal, l'Union de l'Afrique du Sud, les Philippines, l'île de Cuba, l'île de Porto-Rico, Terre-Neuve, le Vé-nézuéla, les républiques de l'Amérique Centrale, comme le Gua-témala, le Salvador et le Panama.A nous en tenir au point de vue monétaire, nous voyons donc que i'économie mondiale se compose aujourd'hui d'un bloc de pays riches et d'un autre bloc de pays plus ou moins pauvres Seuls les 12 ou 13 pays énumérés ci-haut appartiennent au bloc riche avec les Etats-Unis, tandis que le reste du monde se trouve dans une position plus ou moins précaire parce que forcé de payer ses importations en dollars et d'acheter plus qu'il ne peut vendre.Malheureusement, le Canada appartient aussi au groupe des pays qui achètent beaucoup plus des Etats-Unis qu'ils n'y vendent.Au Canada, la situation se présente donc comme suit : nos importations considérables des Etats-Unis ont réduit la réserve de dollars américains et d'or qui garantit notre monnaie tandis que le nombre des pays où nous pouvons vendre nos pro-au ts contre paiement en dollars américains ou en or est devenu très restreint.D'un autre côté, nos exportations aux Etats-Unis sont insuffisantes pour balancer ce LE GRANIT NATIONAL LTÉE PIONNIERS d« l'industrie du GRANIT NOIR en AMÉRIQUE MANUFACTURIERS ET EXPORTATEURS DES FAMEUX : e GRANIT \"NOIR INCOMPARABLE\" peerless slack) e GRANIT \"ROUGE SAGUENAY\" (saguenay redi Nous exploitons la seule carrière de granit noir pleinement développée en Amérique du nord.Façades de magasins, portiques ornementaux et tout travail de construction en granit poli ou taillé.Toute pierre livrée numérotée et prête à poser.\u2022 SERVICE D'INGENIEUR \u2022 Aussi monuments de tous genres\t\u2022 Ecrives à : ST-JOSEPH D'ALMA, LAC ST-JEAN.P.Q.Case Postale 368\t20 Rue Colicu*J\tTél.230 r Décembre 1947 9 que nous y achetons et tous nos autres pays clients nous paient en devises inconvertibles.Si nous appelons les autres pays \"pauvres\", cela ne veut pas dire que leur économie soit en dépression.Par des accords bilatéraux, il leur a été possible d'organiser leur commerce entre eux.Il existe une centaine de ces accords bi-latéraux entre les nations européennes; la Hollande, par exemple, a conclu des accords bi-latéraux avec presque tous les autres pays d'Europe.La Suisse a même signé une entente bi-latérale avec l'Argentine, laquelle, est liée avec presque tous les pays de l'Amérique du Sud par des accords similaires Pourtant, tous ces pays professent que le commerce libre, ou, comme nous l'appelons aujourd'hui, le commerce multi-latéral, est celui que nous désirons pour l'avenir; mais il leur est impossible de faire reposer sur ce principe leur économie, ravagée par la guerre.Malheureusement ces accords bi-latéraux menacent de falsifier complètement les prix des articles échangés.Les prix des produits soumis à ces accords dépendent uniquement, de la quantité disponible d'une part, de l'urgence du besoin, de l'autre.Ils n'ont absolument rien à voir avec les prix fixés pour ces mêmes produits sur les marchés libres internationaux.Si un pays, lié par un pareil accord, emploie ces produits pour la fabrication d'articles destinés à l'exportation, il se trouvera que les prix des dits articles seront trop élevés pour entrer en concurrence avec les articles similaires fabriqués, par exemple, au Canada ou aux Etats-Unis, pays qui peuvent se procurer les matières premières nécessaires, sur les marchés libres à des prix moindres.Voilà une des raisons pour lesquelles les prix d'exportation demandés par l'Angleterre, la Belgique, la France, l'Italie, etc., sont beaucoup trop élevés.Ces prix empêchent ces pays de balancer leur commerce extérieur par des exportations aux pays qui leur ont prêté des dollars comme les Etats-Unis et le Canada.Autre difficulté pour ces pays, leurs devises par rapport au dollar ont une valeur plus ou moins fantaisiste, c'est-à-dire que le cours du franc français, du franc belge, de la lire italienne, de la livre sterling est grossi et ne correspond pas à la valeur actuelle de ces devises.Peut-être la valeur de la livre sterling devrait-elle être, non pas $4.00 mais $3.00 ou même $2.50; de même pour les monnaies des autres pays européens.Malheureusement, tous ces pays ont enregistré le cours de leur change à la Banque Internationale et au Fonds International Monétaire, et, selon l'accord de Bretton Woods, ils ne peuvent dévaluer leur monnaie de plus de 10 % qu'avec la permission expresse du Fonds International.le suis d'avis que la cause principale des prix élevés d'exportation de ces pays pauvres n'est pas tellement dans leur manque de machines-outils, d'équipement ou de main-d'oeuvre spécialisée que dans les prix exorbitants que ces pays doivent payer pour des matières premières achetées selon les accords bilatéraux et le cours extraordinaire de leur monnaie.Voilà les deux facteurs qui séparent le MArquette 1386* DA0UST, LAL0NDE & CIE Limitée FONDÉ B EN 1*91 Fabricants de Chaussures Athlétiques et Tanneurs Bureaux 935 à 939 Carré Victoria Tannerie 5080, rue Iberville Montréal mm ggSftgM Dana U choix do eotro papeterie d'al-iaires, guidas-voue sur l'écusson \"R\" iiligrané.Pou import# quo tous re-chorchioi I# bond lo plus résistant ou 1# papier 1# moins dispsndioux.est écusson ost pour vous un# garanti# qu# voir# choix #st vraiment digne du nom d# s#s iabricants \u2014 Rolland \u2014 #t du vôtre.Créé 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astronomiques au bloc pauvre sans possibilité d'une compensation par des achats de marchandises fabri quées par le bloc pauvre.Il semble toutefois que les financiers, les banquiers et les économistes qui ont préparé les accords de Bretton Woods corn mencent à reconnaître qu'il ne sera pas possible de rétablir le commerce extérieur d'après le principe multi-latéral si l'on ne permet pas de fixer le change sur une base réaliste correspon dont à la valeur actuelle des monnaies.Voilà pourquoi je ne serais pas du tout surpris si un remaniement général des cours du change était décidé de pair avec la réalisation du plan Marshall, y compris la dévaluation de^ la livre sterling et, peut-être même, du dollar canadien.Pour nous du Canada, cette question revêt une importance extraordinaire en ce que notre exporta-i tion, facteur de notre prospérité actuelle, dépend du pouvoir des autres pays de nous payer en dollars américains.Ce mode de paiement, à son tour, dépend de notre intention d'acheter d'eux, car c'est seulement par la vente de leurs produits qu'ils pourront acauérir suffisamment de dollars pour payer nos exportations.Où il apparaît que l'objectif de notre commerce extérieur n'est pas seulement d'augmenter nos exportations vers les Etats-Unis, mais encore et surtout d'augmenter nos importations des pays qui n'ont pas de dollars et qui appartiennent au bloc pauvre.Nos efforts doivent être concentrés sur l'importation des produits de l'Angleterre, des autres dominions britanniques, comme l'Australie et la Nouvelle-Zélande, sur l'importation des produits de la France, de la Belgique, de la Hollande, de l'Italie, etc.Comme le gouvernement vient d'interdire un grand nombre d'articles du bloc pauvre et du bloc riche, on pourrait penser qu'il a négligé ou oublié cette distinction et aussi le fait que nous devrions donner priorité aux importations du bloc pauvre.C'est qu'en vertu des accords de Genève sur le commerce international, il n'est plus possible de favoriser tel pays aux dépens de tel autre.Toutefois, les nouveaux (suite à la page 39) Décembre 1947 11 LES CHAMBRES an.mjwîxjl dsL l'éducation.Il y a interdépendance étroite entre le standard d'instruction et la prospérité d'un peuple .Les Chambres l'ont compris au congrès de 1946.Qu'ont-elles lait depuis ?La réponse nous est fournie par M.PAUL DO-ZOIS, président du comité d'éducation de la Chambre de la province.LA CHAMBRE de commerce de la province de Québec s'est préoccupée depuis un an de nos problèmes scolaires.Les Chambres ne sont pourtant pas formées d'éducateurs de carrière mais d'hommes d'affaires, et nous sommes habitués à les voir à l'oeuvre dans des domaines plus matériels et plus près, du moins apparemment, de notre portefeuille.A quel titre et dans quel but se sont-elles tournées vers ce sujet et que viennent faire les hommes d'affaires dans l'éducation des enfants ?Il est vrai que j'ai, comme vous, l'impérieux devoir de donner à mes enfants la meilleure éducation possible mais je ne possède de ce fait aucune connaissance spéciale en pédagogie.Aussi, ce n'est pas par cette voie que les Chambres de commerce sont intervenues en matière d'éducation et il n'est pas question ici de savoir s'il faut donner une demi-heure ou une heure de catéchisme par jour aux enfants ou s'il faut enseigner l'anglais en deuxième ou en quatrième année.Je n'en sais rien.Laissons aux grammairiens le soin d'établir les règles de syntaxe.11 y a assez d'autres problèmes dans l'éducation qui sollicitent l'attention des hommes d'affaires, et qui intéressent les Chambre de commerce comme telles.Niveau d'instruction et niveau de vie.De nombreuses études ont établi hors de tout doute, la relation étroite qui existe entre le niveau d'instruction et le niveau de vie d'une population.Il a été prouvé, chiffres à l'appui, que là où l'ins- truction est plus poussée, le revenu par tête est plus élevé, le chiffre moyen de ventes est plus haut, les loyers ou la valeur d'occupation des logements sont plus considérables, en un mot, la prospérité économique est plus grande.Le raisonnement est assez simple.Les salaires ne sont-ils pas basés sur le rendement et la productivité ?C'est une vérité de La Police que je ne tenterai même pas de démontrer à des hommes d'affaires.Mais ce qu'on oublie plus souvent, c'est que l'éducation est le facteur le plus déterminant du rendement et de la productivité.J'attire votre attention sur le paragraphe suivant de la lettre du mois d'octobre de la Banque Royale du Canada : \"Il est prouvé que l'éducation est un instrument essentiel dans l'expansion du commerce, de l'industrie et de l'agriculture; que nous ne saurions mieux faire que de consacrer de plus en plus d'argent à l'éducation pour améliorer la situation économique locale et que si nous voulons maintenir le haut niveau d'existence dont nous jouissons sous le régime de l'initiative privée, il importe de prendre immédiatement des mesures sérieuses pour améliorer les écoles.C'est là une raison de plus pour que les industriels, les cultivateurs et les financiers s'intéressent davantage à l'éducation''.On ne me reprochera pas d'aller chercher mes autorités chez des gens déjà préjugés en faveur de l'éducation.C'est une banque, une de nos plus grandes institutions financières, qui parle quotidiennement en piastres LAIT CREME BEURRE ¦ OEUFS ¦ BREUVAGE- CHOCOLAT nos produits L'Epicier progressif vend lactés Limité* 171».ni* WOLFE\tFHont*nac 11M* 12 Bulletin de lo Chambre da commarca et en cents, et cependant cette maison d'affaires estime de son intérêt et du vôtre de s'intéresser aux problèmes de l'éducation.Je ne crains pas d'affirmer qu'en augmentant la moyenne d'instruction chez les Canadiens et particulièrement, chez les Canadiens de langue française, nous contribuons directement au relèvement économique de notre pays et de notre groupe ethnique, nous rendrons les jeunes aptes à gagner davantage et nous faciliterons la marche des affaires vers de plus hauts sommets.On n'a peut-être pas assez proclamé que, par une meilleure éducation, les citoyens du pays augmentent leurs revenus et, en conséquence, permettent à l'industriel et au commerçant d'écouler plus facilement leurs produits.Cette vérité a été mise en évidence par le travail des Chambres de commerce des Etats-Unis où 1150 comités d'éducation formés dans autant de Chambres de commerce accomplissent depuis plus de trois ans un travail admirable.Nos voisins du sud jouissent pourtant d'un standard MArquefte 0421-9963 CAFÉ MARTIN LIMITÉE LEO DANDURAND présidant \"Le plus chic restaurant français è Montréal\" SALONS PRIVÉS Sss Food Bar - Ouvart Jour at Nuit 1521, da la MONTAGNE d'éducation qui fait l'envie de plusieurs pays, ils possèdent pourtant une fédération de \"Home and School Associations\" qui couvre tout leur pays mais on a jugé qu'il leur manquait encore quelque chose.Il ne suffisait pas d'avoir des écoles, des associations de parents qui s'intéressent à l'éducation de leurs enfants, il fallait de plus que les hommes d'affaires comme tels apportent leur contribution à l'avancement et l'amélioration du système scolaire américain.Cette même vérité a poussé la Chambre de commerce de la province de Québec à entrer à son tour en cette sphère d'activité.Education, un placement Vous vous rappelez que l'an dernier, la Chambre tenait à Montréal un congrès ayant pour thème : \"L'éducation, un placement\" et pendant trois jours, les 600 délégués de quelque 93 Chambres de commerce entendirent exposer tous les aspects de notre organisation scolaire.Au risque de scandaliser, on affirma et on prouva que le niveau moyen d'instruction dans la province est h plus bas au Canada, que la fréquentation scolaire est chez nous plus courte que partout ailleurs au Canada et que le Québec dispose d'un budget scolaire relativement inférieur à celui des autres provinces.On remarqua, en même temps, que le rythme du développement industriel de notre province est beaucoup plus lent que celui de la province voisine, on rapprocha de ce fait la courbe de l'augmentation naturelle de notre population pourtant plus accentuée que dans les autres régions du Canada et on regretta la perte de capital humain que notre province est appelée à subir tous les ans par l'émigration.(Voir Bulletin de septembre 1946) Et ces hommes d'affaires partirent convaincus qu'ils pouvaient faire beaucoup pour la cause de l'éducation, convaincus de leur intérêt direct à s'occuper des problèmes scolaires et décidés à mettre au service de l'éducation dans leur milieu tout le poids et toute l'influence de leur Chambre de commerce.Le congrès se termina par la déclaration solennelle que voici : \"L'éducation est un placement pour l'individu, la famille et la société.Elle est un facteur essentiel de l'expansion commerciale, industrielle, agricole et sociale de la province de Québec et c'est le devoir de chaque Chambre de commerce de s'assurer, dans sa localité, du niveau d'éducation requis pour ses besoins.C'est également son devoir d'établir des relations cordiales, publiques et privées entre les milieux d'affaires et les milieux d'éducation.C'est la responsabilité de la Chambre de prêter son concours constructif aux milieux d'éducation\".Il fut décidé à l'unanimité que chaque Chambre de \"fi taut la peine ^attendre \" LINCOLN\u2014MERCURY\u2014CAMIONS dumwiinç P4Viou£(;Jmm 1640 ouest, rue Ste-Catherine (près Guy) Tél.Fl 2424 Montréal Déctmbrt 1947 13 commerce formerait incessamment un comité d'études de propagande et d'action au service de l'éducation dans son milieu.62 comités d'éducation Les Chambres ne s'endormirent pas sur cette déclaration et cette résolution : elles y donnèrent suite par de nombreuses activités.Il est plutôt difficile d'estimer exactement le travail accompli dans le domaine de l'éducation par les Chambres de commerce au cours de l'exercice qui vient de se terminer et de vous en donner un aperçu même sommaire.Il nous faudrait un recul de quelques années pour envisager dans son ensemble les résultats concrets de nos progrès scolaires.Soixante-et-deux comités d'éducation ont été organisés dans autant de Chambres de commei-ce de la province de Québec : c'est un chiffre déjà fort impressionnant.Ces comités ayant pour mandat précis de se mettre au service de la cause éducationnel- CH.5505 M.BÉDAHD Enr\u2019q.MANUFACTURIER D'ÉCHELLES A EXTENSION \u2022 TRÉTEAUX ET ESCABEAUX \u2022 AUTRES SPECIALITES SUR COMMANDE \u2022 540 1 ru9 Marquette MONTRÉAL le dans leur milieu respectif, ont d'abord pris contact avec les autorités compétentes c'est-à-dire la Commission scolaire.Pour beaucoup d'entre eux, c'était déjà une révélation.Au cours de réunions des comités d'éducation, des membres ont appris, pour la première fois, .le nom de leurs commissaires d'écoles.A plus forte raison ignoraient-ils tout de leurs problèmes et de leurs difficultés.Le commissaire, cet inconnu, même s'il était bien disposé, ne pouvait donc compter sur aucun mouvement de l'opinion publique pour l'appuyer dans ses projets, pour le seconder dans ses efforts.Dans plus de 90% de nos Commissions scolaires, les commissaires sont élus par acclamation depuis des années, n'est-ce pas une indication de l'indifférence à peu près totale des contribuables.Et à la faveur de cette indifférence se sont glissés dans nos Commissions trop de Séraphin Poudrier qui ne se sont pas souciés des standards de l'éducation mais n'ont eu pour préoccupation principale que de maintenir au plus bas niveau possible les taxes scolaires.Comme le public en général se désintéressait des activités de sa Commission scolaire au point que personne ne suivait ses assemblées, que personne ne prenait connaissance de ses rapports annuels, on laissait aux commissaires toute latitude et toute responsabilité dans l'administration des écoles sans leur fournir aucune collaboration, sans même manifester le moindre intérêt.Réveil de l'opinion publique Devant ces faits, les Chambres ont entrepris de faire connaître le rôle véritable de ce fonctionnaire public, ce qui a permis la correction de certaines situations et la réhabilitation du commissaire dans l'estime de ses concitoyens.Nos comités ont secoué l'apathie générale des contribuables en matière d'éducation et ont canalisé vers ce but toutes les forces des Chambres de commerce en une semaine consacrée spécialement à l'éducation du 7 au 15 mars dernier.Des manifestations furent prévues pour chaque jour de la semaine et ont atteint la population de plus de 50 municipalités différentes de la province.La ville d'Arvida remporta les honneurs du concours organisé parmi les Chambres pour la semaine d'éducation qui s'est avérée la plus utile à la localité.Les comités ont continué dans ce sens pendant toute l'année.Tout a été mis à contribution : journaux, radio, circulaires, brochures, pancartes, réunions publiques, visites des écoles, etc., etc.; des dizaines de milliers de parents ont eu l'occasion de visiter les écoles et d'entrer en relations directes avec les instituteurs.Des centaines de réunions publiques ont été tenues, la plupart de ces réunions étaient suivies de dis- WESTMOUNT MOVING & Warehousing Ltd.350 VICTORIA AVENUE WESTMOUNT, P.Q., (Canada) DExter 3581 DÉMÉNAGEMENTS ENTREPOSAGE Service local et à Longue distance Permis spécial pour les Etats-Unis \u2022 L.JODOIN président VALEURS DE PLACEMENT\tAGENTS DE CHANGE Savard Hodqson & \\il COURTIERS EN VALEURS DE PLACEMENT 276 ouest rue St-Jacques\tPL 9501\tSAVARD & HART Membres de la Bourse de Montréal et du Curb de Montréal 276 ouest rue St-Iacques\tPL 9501 J.E.SAVARD, MEMBRE DE LA CHAMBRE\t Succursales à Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières et St-fean\t 14 Bulletin dm la Chambra da commarca ALPHA WATCH CRISTAL\t\tTél.WE.0250 REG\u2019D\t\t AMortiment complet de fournitures et d\u2019outill»ge pour bijouterie et horlogerie.\t\tGASTON GERVAIS \u2022\t\tMembre de la Chambre G.LAJOIE, propriétaire membre de la Chambre\t\t?Poste de service IMPERIAL ?w 408 ouMt ru* St-Jacques HArbour 4517\tMontréal\t\t3405 St-Patrick\tMontréal Étudiants, Parants, Educateurs, Chefs d'entreprises L\u2019Institut Canadien d\u2019Orientation Professionnelle ?oui offre ses iorricos : EXAMENS COMPLETS D'ORIENTATION PROFESSIONNELLE ET SCOLAIRE Tests mentaux et d'aptitudes - Entrevues psychologiques Directeur : Monsieur W.ÊTHIER, P.S.S., D.Ph.No 4327, rue Saint-Hubert, MONTREAL - FRontenac 2414 Demandez le fil a coudre NATIONAL DE QUALITE GARANTIE Votre marchand le tient St vous insistez et demandez la marque \u201cNATIONAL\u201d vous l\u2019aimerez FABRIQUE RAM LE Fil NATIOf^L LTEE SHERBROOKE.P Q eussions et de forums qui permettaient à l'auditoire de participer réellement à la campagne entreprise.Il en est résulté un rapprochement de plus en plus étroit entre les parties intéressées et une meilleure compréhension du problème.Dans la poursuite de leur travail, les comités d'éducation des Chambres de commerce ont obtenu une coopération venue de toutes parts.Les autorités religieuses ont pris une part active au mouvement et nous ont donné de précieux témoignages d'appréciation.Nos évêques ont non seulement approuvé le travail des Chambres de commerce mais ils ont, dans bien des cas, assisté personnellement aux assemblées, ils ont encouragé et presque exigé la tenue plus fréquente de réunions de ce genre si fructueuses et pour la cause de l'éducation et pour les hommes d'affaires.Les curés des différentes paroisses ont discuté du problème avec les hommes d'affaires et, convaincus de son importance, ont demandé à leurs fidèles d'accorder au mouvement toute leur attention.Les autorités civiles ont également apporté leur appui à cette campagne : le secrétaire de la province, le département de l'Instruction publique, les maires des municipalités sont tous intervenus pour demander au public de répondre avec empressement à l'appel des Chambres de commerce.De nombreuses autres as sociations et clubs sociaux ont contribué au succès de cette propagande, tels les Kiwanis, les Ecoles de Parents, les Chevaliers de Colomb, les syndicats ouvriers et combien d'autres.Si la cause, à laquelle se sont consacrés nos comités d'éducation, avait besoin d'une preuve additionnelle pour justifier sa valeur et son importance, ils la trouvent dans cette unanimité créée autour d'eux.Résultats immédiats et pratiques Ce travail des Chambres de commerce n'a pas eu pour seul résultat d'éveiller l'opinion publique et spécialement le milieu des affaires aux problèmes de l'éducation.Ce serait déjà beaucoup mais on a, de plus, obtenu dans presque tous les milieux des résultats tangibles, concrets et immédiats : de nouvelles écoles ont été construites, des réparations (suite à la page 41) Décembre 1947 IS ee LA NOEL A L\u2019USINE PLUS QU'UNS TRADITION, UN PUISSANT STIMULANT pat £rned ^4.^bench ®fpOUT le monde, jeunes, vieux ük ou gens d'âge mûr, sort plus léger d'une réception de Noël Peu importe la forme de réjouissance, le résultat est le même si le Père Noël en reste le centre.Les adultes reprendront le travail avec plus d'entrain après cette halte saisonnière.Sans compter que les relations entre les membres d'un même personnel s'en trouveront renforcées.Parlant de Père Noël, puisqu'il ne peut y avoir de célébration complète sans ce légendaire personnage, ce qui est encore pire que d'être privé de Père Noël, c'est d'en avoir un qui paraisse faux dans sa physionomie et dans son attitude.Parce qu'il porte une barbe immaculée et un uniforme rouge bordé de blanc, l'un des employés croira qu'il est vraiment le Père Noël, mais ses nombreux jeunes visiteurs garderont-ils de lui une bonne impression ?J'en doute fort, à moins que le Père Noël soit cet oiseau rare, dont on ne trouve qu'un échantillon par mille personnes et qui peut assumer un rôle à pied levé sans s'y être préparé.En d'autres termes, notre Père Noël est un acteur et comme tel, il doit accorder un soin minutieux au moindre détail du maquillage et du costume.Le procédé habituel du théâtre consiste à se coller au menton des rangs superposés de cheveux artificiels crépelés jusqu'à ce qu'on obtienne l'épaisseur voulue.Une barbe postiche, accrochée aux oreilles par un fil de laiton, est vite reconnue et détruit l'illusion.De même il ne convient pas de se fabriquer un costume en coton à fromage.Dans l'esprit des enfants, le héros de Noël doit être vêtu somptueusement.Une école de Pères Noëls (eh oui, elle existe) recommande le coton chin-chill#a rouge avec parements de lapin blanc.Autre point important, le Père Noël de l'usine devra avoir des connaissances générales étendues.Il faut se souvenir que les jeunes enfants le considèrent comme un homme d'une grande sagesse et s'attendent : 1\t\u2014 qu'il sache tout des jouets.Cette notion fondamentale, le Père Noël l'acquerra en causant avec les personnes préposées au rayon des jouets dans les magasins de l'endroit et en lisant les annonces et catalogues.S'il s'y entend un peu en mécanique, il saisira rapidement quelques principes de base de la fabrication des jouets.Ainsi muni, il pourra répondre d'une façon satisfaisante aux mille questions que ne manqueront pas de lui poser les petits visiteurs.Sans cette connaissance de sa \u201cmarchandise\", il perdra vite contenance et ne sera rien de plus pour eux qu'un mannequin costumé.2\t\u2014 qu'il connaisse parfaitement la région arctique.Inutile de dire que cette érudition doit s'étendre aux Esquimaux et aux rennes.Ici encore, une petite excursion dans une bibliothèque lui sera d'un grand secours.Il existe évidemment quantité de récits de voy^.ges ou d'explorations, mais notre homme trouvera probablement ce qu'il lui faut sur les rayons de la bibliothèque locale.3\t\u2014 qu'il puisse identifier chaque enfant et savoir son âge.Tout jDhilippt î^rmiUicn&irtr A t C fc S S OIR F S FIFCTRIQUFS r 6 3 2, .iv# du P.irc vn t;ro\\ v, O N T R F A I CA.5731 e Energie conservée e Confusion éliminée Tous les départements \u201ccouverts\" à la seconde.Le système 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personnage légendaire dans l'esprit des jeunes, un homme d'affaires moderne sans risquer de les décevoir.On ferait bien de travestir cette aide en épouse ou en fille du Père Noël.4\t\u2014qu'il soit un homme occupé, luttant sans cesse contre le temps pour livrer ses jouets à ses petits amis à la date du 25 décembre.D'où la nécessité d'entourer le Père Noël d'une atmosphère d'activité intense, 6Ù du moins d'en donner l'illusion.La tranquillité d'un trône impressionnant n'est pas de mise ici.Entre ses conversations avec les enfants, le Père Noël doit continuer son rôle en s'affairant, par exemple, à la réparation d'un jouet brisé destiné à quelque enfant pauvre de la ville.5\t\u2014 qu'il soit un type à gagner la confiance des parents et des gardiens d'enfants.Comment faire pour entrer dans les bonnes grâces des parents ?Toutes les mamans ont de la difficulté à inculquer le souci de l'hygiène à leurs rejetons.Si la leçon vient du Père Noël et qu'elle est faite sur un ton bonhomrr les enfants l'écouteront certai aient.Le vieillard est leur idole.Un Père Noël de nos connaissances fait toujours sensations quand il promène une loupe sur les mains des enfants pour voir si elles sont propres, s'arrêtant en particulier aux ongles.Il accompagne cet examen de commentaires badins, où il glisse quelques remarques sérieuses.Tous ceux qui subissent l'examen avec honneur reçoivent une boîte de bonbons et sont invités à signer le livre d'or du Père Noël Ceux qui n'ont pas les mains assez propres sont condamnés, sur le ton qu'on devine, à revenir pour un second examen.La plupart, évidemment, se hâtent d'aller faire un brin de toilette dans la salle de repos.Quelle fut, selon vous, l'attitude des parents ?Ils étaient tout simplement enchantés.Le contact physique du Père Noël avec les enfants ne doit pas s'étendre au delà d'une poignée de main.Il aura soin de toujours porter des gants blancs.Lo Père Noël d'un grand magasin à rayons possède quatre paires de gants blancs; chacune est lavée et mise à sécher deux fois par jour.Embrasser le bonhomme sur sa fausse barbe peut sembler un geste touchant, mais les parents ne devraient pas encourager les enfants à le faire.Le Père Noël doit penser à sa santé et à celle de ses visiteurs.Un bureau de santé, celui de Newark, N.J., n'a-t-il pas déclaré que la barbe postiche du Père Noël est un nid idéal de microbes.La stérilisation est maintenant obligatoire et le baiser interdit.Si le Père Noël de l'usine doit fumer durant une période de repos sans enlever sa barde, on fera bien de rendre celle-ci à l'épreuve du feu oar le procédé de la Croix-Rouge américaine, à savoir: faire dissoudre quatre onces de phosphate ammonical dans une pinte d'eau; bien mélangez, puis y tremper la barbe du Père Noël.Vous connaissez maintenant les cinq éléments qui doivent vous guider dans le choix d'un Père Noël parmi votre personnel.On peut aussi recourir au Père Noël officiel de la localité, habituellement un acteur professionnel, qui s'installe dans la ville vers le 15 décembre, sous les auspices de quelque organisation civique, et y demeure jusqu'à la veille de Noël.Chaque jour, il fait la tournée des magasins à des heures régulières.Il accepte aussi des invitations venant d'organisations industrielles, sociales ou autres.Il devient ainsi pendant une quinzaine la vedette de la ville.Ce genre de Père Noël apparaît aux enfants comme le plus authentique qu'il leur ait jamais été donné de voir.Le souvenir qu'ils en garderont ne se confondra pas avec une douzaine d'autres.Même un tout jeune enfant sait que personne ne peut être à plusieurs endroits à la fois.Etes-vous maintenant convaincus que la barbe et l'uniforme rouge ne suffisent pas plus à faire un bon Père Noël que quelques taches de neige boueuse à composer un Noël tout blanc.Le Doyen des Représentants PLYMOUTH \u2022 CHRYSLER \u2022 FARGO jf ^frtOMOBHE 372 Ave Victoria GASTON GIRARD, PRÉSIDENT Membre de la Chambre Service rapide et courtois à notre clientèle depuis 1914 WESI^OUNT.QUÊ.WA.2763 Décembre 1947 17 EXTERIEURES LES RELATIONS par Philippe Hurteau, B.A., L.S.C., directeur français des relations extérieures, La Compagnie de Téléphone Bell du Canada.Ce fameux produit du vingtième siècle que constituent les relations extérieures est-il plus qu'une simple étiquette accolée à un nom, à tout hasard, pour conférer une importance souvent outrancière à une entreprise ou à un groupement avec ou sans but lucratif ?En quoi consistent les relations extérieures ?Quels sont leurs fondements ?Est-ce une profession ?Pourquoi une entreprise progressive doit-elle les pratiquer ?Quelles sont les principales fonctions de l'officier de relations extérieures ?Faut-il avoir reçu une formation spéciale pour être en mesure de tracer un programme de relations extérieures et d'en assurer l'exécution ?Quelle influence les relations extérieures sont-elles susceptibles d'exercer sur la destinée du régime d'entreprise libre ?Telles sont les principales questions que l'on se pose couramment au sujet des relations extérieures et auxquelles il est opportun de répondre de façon satisfaisante.\u2018 Relations extérieures\u201d ou \u201cpublic relations\u201d, voilà deux mots plutôt ronflants de prime abord, qui épatent les uns et font sourire les autres, jetant généralement la confusion dans les esprits.Or à cela, il n'y a rien de mystérieux.Un homme qui s'est acquis une réputation universelle, Dale Carnegie, a eu l'exceptionnel mérite de codifier les principes directeurs des relations humaines dans un ouvrage qui sert maintenant de bréviaire à une multitude d'hommes d'Etat, d'industriels, de marchands et professionnels.Dans son livre \u201cHow To Win Friends and Influence People\u201d, Carnegie a mis en lumière l'aspect psychologique des rapports entre individus et démontré l'importance de l'entregent dans la lutte pour la vie.Cette oeuvre bien humaine lui a probablement profité beaucoup plus qu'aux millions de gens qui l'ont lue.En effet, il y avait un abîme entre l'auteur et ses lecteurs; celui qui sépare la théorie de la pratique, et cet abîme, dans plus d'un cas, ne fut pas franchi.Il reste, cependant, que normalement chacun aspire à se faire aimer, à gagner la confiance, l'estime, le respect, voire même l'admiration et l'affection de son entourage.Par sa conduite, toute personne exerce une influence sur les sentiments, l'opinion et l'attitude subséquente des membres de sa famille, de ses amis, de son employeur, de ses camarades de travail, clients et fournisseurs, puis de ses connaissances.L'opinion et l'attitude de tous ces gens lui seront favorables dans la mesure où elle aura su respecter leurs droits, leurs opinions, tenir compte de leurs sentiments, ménager leur susceptibilité, dans la mesure où elle se sera montrée \u2022 Dans un second article, M.Hurteau traitera des instruments et des médiums de relations extérieures, du directeur de ce service dans l'entreprise moderne, de sa formation, et des bienfaits que l'entreprise privée peut espérer de la pratique de saines relations extérieures.sincère, honnête, généreuse, cordiale et serviable à leur endroit.\u201cII est un principe que doit absolument suivre quiconque aspire au succès,\u201d disait Henry Ford, \"et ce principe, c'est la compréhension de la nature humaine.\u201d Les relations humaines sont donc un art qui consiste à régler sa conduite sur les exigences de la nature humaine, à subordonner ses rapports avec autrui à l'application de principes visant à éveiller, conserver et accroître la faveur de son entourage.Cet art, TRUDEAU, & BEAULIEU AVOCAT8 \u2022! PROCUREURS Maurice Trudeau, C.R Roger Beaulieu Philippe Beauregard\tI -Allred Ethier 204 ouest.Notre-Dame \u2014 LA.1127 MONTREAL 1 laan M.Tremblay, B.A.O\tPLateau président\t4904 AL.BENOIT-BENOIT\tPBOTECTAL, INC.POUR VOS\tLUNETTES D'APPROCHE\t 1617, rue St-Denis\tMontréal T.-A.NOIX, sec.-très, et gérait, membre de la Chambre PRS DESJARDINS, président, membre do la Chambre = LIMITEE\t- SPECIALISTE EN FOURRURE DEPUIS PLUS DE 60 ANS TEL: HA.8191 - H70.RUE ST-DENIS 89^505 18 8u8«tln d« la Chambra da PAIN\tGATEAU PAIN SUPRÊME LIMITÉE La plus grande boulangerie canadienne-française au pays.a Téléphone : CRescent 2106 C.O.BOUSQUET.Préeident QUAUTE\tSERVICE LIS ENSEIGNES IDÉALES & COMPAGNIE ?Tout en peinture et enseignes Fabricant de la fameuse ENSEIGNE ELECTRIQUE EN PLASTIQUE entrepreneur peintre 37b Queen\tTéL 4157 GRANBY.P.Q.communément appelé entregent, chacun de nous le pratique tous les jours sur une échelle plus ou moins grande suivant le rang qu'il occupe dans la communauté, et avec plus ou moins de succès.Or, les relations extérieures ne sont ni plus ni moins que l'extension, la manifestation de ce phénomène psychologique et la pratique de cet art dans des cadres plus vastes, ceux de la communauté toute entière.Bien qu'elles appartiennent surtout au monde des affaires, les relations extérieures n'en sont pas l'apanage.Les gouvernements, les partis politiques, les corps publics et autres associations ont généralement des officiers de relations extérieures ou du moins pratiquent les relations extérieures sous une forme ou sous une autre, l'heureuse poursuite de leurs fins exigeant également l'appui et le concours du public.De nos jours, il est reconnu que la clientèle de toute grande entreprise repose pour une large part sur sa réputation, sur le rang qu'elle occupe dans l'opinion publique.\"Dans un pays démocrate que\", écrit Arthur W.Page, ancien vice-président de l'American Telephone and Telegraph Company, qui est considéré comme l'un des pionniers des relations extérieures, \u201ctoute entreprise d\u2019af' faires s\u2019établit avec la permission du public et subsiste par son approba' tion\u201d.Cette opinion sensée s'applique particulièrement bien à la compagnie à fonds social, qui détient une charte du gouvernement, donc du public, lui concédant le privilège d'exploiter un ou plusieurs commerces ou indus- tries, et lui enjoignant de se conformer à la loi et à certaines conditions.La compagnie à fonds social est une personne légale, donc une personne qui a des droits et des obligations.Cela implique que ses opérations doivent être conduites dans l'intérêt public; que le peuple, par l'entremise de représentants librement élus, peut, si elle n'a pas su remplir ses obligations, restreindre ses droits ou les abolir, soit en légiférant sur ses opérations ou en lui imposant des taxes prohibitives, soit en l'étatisant ou en annulant sa charte.Le public a, par conséquent, un droit de vie ou de mort sur une compagnie à fonds social; en tout temps, il peut juger l'entreprise et sanctionner sa conduite.Il est donc essentiel qu'une compagnie entretienne d'excellentes relations avec ses employés, ses clients et fournisseurs, ses actionnaires et le public en général; qu'elle se comporte de sorte qu'au moins la majorité des citoyens lui soit favorable.C'est là, cependant, un niveau minimum à atteindre et non un objectif à viser, car la compagnie doit chercher à améliorer sans cesse ses relations extérieures afin de continuer à jouir de la confiance et de l'appui du public, à grandir dans son estime et à vivre dans une atmosphère propice à son expansion.Il convient de distinguer les employés, les actionnaires, les clients et fournisseurs du public en général.Avec la première catégorie de personnes qui, par le truchement de la fusion sociale, influera fatalement sur la seconde, la compagnie entretient des relations directes dans une certaine E lm\\h LIQUEURS DE GRANBY, Ear.Geo.A.Langevin, Prop.Distributeurs et embouteilleurs des marques : ORANGE-CRUSH CREAM SODA \u2022 EAU MINERALE \"PASKY\" HIRES ROOT BEER \u2022 JAMAICA DRY, Etc.7.Centre \u2014 Granby 4 a.m.à 1450 KC Décembre 1947 19 mesure, bien qu'il faille compléter les contacts personnels par l'emploi de modes de communication à portée collective; avec le public en général, ses relations directes sont forcément restreintes et, pour l'atteindre efficacement, elle doit recourir aux leviers que sont la publicité, l'annonce et la propagande sous leurs diverses formes.Personnelle et exclusive à ses débuts, l'entreprise est graduellement devenue impersonnelle et universelle.L'avènement de la machine, la découverte et le perfectionnement des moyens de transport et des procédés de fabrication, l'institution de la concurrence, l'expansion des marchés, la cohésion des capitaux, l'ingérence gouvernementale et l'organisation syndicale du travail sont autant de facteurs qui ont contribué à élargir les cadres de l'entreprise, à favoriser la création de sociétés anonymes et à multiplier les relations entre le monde des affaires et le public au point que le premier a, pour ainsi dire, perdu contact avec le second et compris qu'il fallait, sans plus tarder, rétablir ce lien vital.Incidemment, l'industrie du téléphone est probablement celle qui a conservé le plus de relations directes avec le public.En effet l'exploitation d'un réseau téléphonique maintient l'entreprise en relations constantes avec une section importante du public.Le volume des communications urbaines et interurbaines, à lui seul, suffirait à le démontrer.Bien rares sont ceux qui ne sont pas sinon des abonnés, du moins des usagers du service téléphonique.Les bureaux d'affaires, d'autre part, reçoivent chaque jour des milliers de clients, qui viennent régler leurs comptes et exprimer leurs besoins.Simultanément, les techniciens du service d'outillage pénètrent chez des milliers d'abonnés pour procéder à une réparation ou à une installation.La grande majorité des employés, dans une compagnie de téléphone, occupent pour ainsi dire, une situation stratégique, étant en mesure d'influencer constamment l'attitude du public et de forger la réoutation de l'entreprise.Les employés de toute compagnie forment une classe particulièrement importante du public et exercent sur celui-ci une influence souvent prépondérante.S'ils sont justement rémunérés, satisfaits de leurs conditions de travail et de la tâche qu'ils accomplissent, s'ils sont traités comme des êtres humains, comme des collaborateurs et non comme les vulgaires rouages d'une grande machine, si leur opinion est entendue et prise en considération, ils excelleront dans l'exercice de leurs fonctions et iront chantant les louanges de la compagnie qui les emploie.Partout, dans le public, ils susciteront l'intérêt et la sympathie à l'égard de l'entreprise qui aura eu le mérite de les avoir si bien compris.Dans le cas contraire, ils neutraliseront systématiquement et instinctivement les effets normalement bienfaisants de la mieux agencée des campagnes d'annonce et de pu- Le Jambon \"Maple Leaf,, TENDERSWEET EST UN PRODUIT DE CANADA PACKERS LIMITED MONTREAL # PHIL.LABERGE DIRECTEUR ET GÉRANT DES VENTES UVAUll, BÉDARD, LÏONNAIS, MESSIER, GASCON COMPTABLES AGRÉÉS Hector Lavallée, C.A.Romain-R.Bédard, C.A.Roger Lyonnais, C.A.François-J.Bastien, C.A.10 est, rue Saint-Jacques Roger Messier.C.A.Lionel Gascon, C.A.Jean Lussier, C.A.Jean Paul Talbot, C.A.BElair 1039 Montréal LA COMPAGNIE D'IMPRIMERIE ET DE LITHOGRAPHIE CANADIENNE LIMITÉE Impressions et Lithographies Spécialités : \u2014 CALENDRIERS, IMPRESSIONS EN COULEUR, REVUES FRontenac 2111 2151 est, rue Outario MONTRÉAL 20 BuM«tln de la Chambra da commarca blicité.En d'autres termes, il est inutile de vouloir édifier de sai- SuE LA M E I L L EU R E CIGARETTE AU CANADA nés relations extérieures sur de déplorables relations industrielles.Et c'est le propre de l'officier de relations industrielles d'assurer le règne de l'harmonie et du respect mutuel dans les rapports entre l'employeur et l'employé, de poser le premier trait d'union entre la compagnie et le public.Dans l'exercice même de leurs fonctions, les employés du premier au dernier, président, gérant, vendeur, comptable, sténo-dactylo, livreur et jusqu'au liftier, contribuent à faire aimer ou à faire détester la compagnie.Avec la direction de l'entreprise, ce sont eux qui maintiennent les relations directes avec les clients et fournisseurs, les actionnaires et le public en général.A travers leur conduite, à travers leur personnalité se réflètera la personnalité de l'entreprise.Par correspondance, téléphone ou entrevue, ils sont destinés à communiquer fréquemment avec le public.Aussi est-il éminemment désirable qu'ils laissent en toute occasion une im-prec- \" qui ajoute au lieu de retrancher au bon renom de la compagnie.Autant vaudront les employés, autant vaudra la compagnie.L'entreprise a également une personnalité d'ordre physique qui doit entrer en ligne de compte.Ainsi il importe que ses immeubles soient attrayants sans être nécessairement luxueux, suffisamment vastes et adéquatement éclairés; que, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, ils respirent le bon goût, l'ordre et la propreté.Par exemple, on aura tout avantage à construire une usine dont l'architecture s'harmonisera autant que possible avec le style local et qui, au lieu de gâcher l'aspect d'un quartier, puisse être considérée comme un actif du simple point de vue de l'apparence.Si l'usine dégage des vapeurs nocives ou des odeurs nauséabondes, on étudiera et on appliquera tous les moyens scientifiques connus pour supprimer ces inconvénients.Une pelouse bien entretenue et de riantes fleurs en rendront les abords plus accueillants.Il ressort de ce qui précède que les relations extérieures sont autant un mode de vie conforme aux léqitimes exigences et goûts du public aue l'art de déterminer une attitude de la part du public favorable aux intérêts de l'entreprise, c'est-à-dire de conquérir la confiance, le respect, l'admiration, l'estime et l'amitié du public. Décembre 1947 21 CE QUE VEUT LE CLIENT Pourquoi les gens prennent-ils l'habitude d'aller à tel magasin plutôt qu'à tel autre ?C'est la question qui a servi de principe à une récente enquête sur les goûts du consommateur aux Etats-Unis.Voici donc la liste des principales considérations qui le guident dans ses achats.Un endroit de stationnement.Beaucoup se plaignent que les marchands ne se préoccupent guère, en général, d'être à proximité d'un terrain de stationnement, quand ils ne laissent pas leur propre voiture en face du magasin.La faculté de retourner la marchandise.Ceci constitue un véritable problème; mais on pourrait adopter pour politique de reprendre les marchandises chaque fois que le client semble de bonne foi.Un client mécontent fait plus de tort au marchand que la misérable somme d'argent qu'il peut perdre en acceptant les retards.Des commis courtois.Le plupart des clients interrogés se sont déclarés mécontents des commis.Ils sont d'avis que les vendeurs ne connaissent pas assez leurs marchandises, qu'ils manquent de courtoisie, qu'ils perdent trop de temps à bavarder avec les copains tandis que les clientes attendent, que certains d'entre eux forcent la vente au point de ne pas laisser au client le temps de faire son choix.Un esprit civique.Les clients disent qu'ils s'éloignent des marchands qui font d'eux-mêmes et de leur commerce le centre du monde.A produits et services égaux, ils préfèrent fréquenter l'établissement de l'homme d'affaires qui prend un intérêt sincère au bien de la communauté et fait sa part dans les initiatives civiques.Plus d'intérêt pour les cultivateurs.Plus d'un cultivateur sent que le marchand n'accorde pas assez d'attention au marché rural.Il éprouve déjà assez de difficulté à venir au magasin pour qu'on le dispense d'y faire le pied de grue un bon moment parfois avant d'être servi.Il suggère que les marchands augmentent leur personnel le jour de la semaine \u2014 habituellement le samedi \u2014 que la plupart des fermiers choisissent pour faire leurs emplettes.LAR MACHINERY LIMITED DESSINATEURS - FONDEURS - MACHINISTES ?SOUDURE AU GAZ ET A L'ELECTRICITE OUVRAGE GENERAL EN MACHINERIE ?METABETCHOUAN.Qué.UNE RÉVOLUTION DANS L'ÉCLAIRAGE MODERNE Ecrire pour prospectus illustré IX TU RE S JT/ TOUS GENRES - TOUTES GRANDEURS PRIX DEFIANT TOUTE COMPETITION ¦ GARANTIE D'UN AN ¦ La variété.Selon 44 % des clients qui ont participé à l'enquête, les étalages n'offrent pas assez de choix.C'est ce qui fait qu'un certain nombre d'entre eux préfèrent s'approvisionner dans une ville plus considérable.Des fours de vente plus propices.Certains marchands organisent leurs ventes à des dates trop éloignées du jour de paye.En les faisant Wl.itl.ur> voeux à tous nos ctients à (c de Yloët et de (a %uv.((.^4, occasion nnée.PRODUITS LD.G.PRODUCTS 6615 Papineau ¦ MONTRÉAL ¦ CR.4275 Bulletin de la Chambre de commerce NEW SHERBROOKE HOTEL Sous la gérance conjointe de MM.MacLeod & Maclver SHERBROOKE, Qué.Brunswick Hotel I.H.MARCOUX, prop.e A l'épreuve du feu e Danse tous les soirs e Grill (24 milles de Sherbrooke - route No.5) RICHMOND, Qué.coïncider avec ceux-ci, ils seraient assurés d'un plus grand nombre d'acheteurs, qui paieraient comptant.Un service téléphonique adéquat.Le service téléphonique laisse à désirer dans maints établissements.C'est un fait reconnu que si le client ne peut avoir la communication, il s'adressera ailleurs.Une meilleure publicité par circulaires.Selon les clients, trop de marchands n'annoncent que des produits de qualité inférieure.Ils assurent qu'ils achèteraient davantage si ces derniers prenaient soin de faire une publicité au moins égale à leurs produits de qualité.L'enregistrement des commandes (ou follow-up).Il arrive à tous les marchands d'être à court d'un .article.Dans ce cas, le client aime qu'on enregistre sa commande et qu'on l'avertisse dès que la marchan dise est disponible.Excéllente occasion pour le marchand de se faire un capital de bonne entente.L'encouragement aux.marchands locaux.D'après certains clients, il y a des marchands qui se plaignent de ce que les consommateurs vont faire leurs emplettes à l'extérieur, mais qui ne se gênent pas eux-mêmes pour acheter dans une autre ville automobiles, meubles, vêtements, etc., toutes choses qu'ils pourraient se procurer dans la localité.Si le marchand veut que le client encourage le commerce local, il doit d'abord donner l'exemple.La vérité.\"Trop de commis nous trompent sur la qualité de la marchandise\", accusent les clients.Voilà qui devrait inciter les marchands à ne pas surfaire la qualité de leurs produits.Des prix raisonnables.Tout le monde admet que le marchand d'une petite ville ne peut vendre au même prix que celui de la grande ville.Mais encore faut-il que cette marge soit raisonnable et quelle ne dépasse pas la perte de temps et les frais de transport jusqu'aux grandes agglomérations.Le petit marchand courrait alors grand risque de perdre une bonne partie de sa clientèle Pour prévenir cet exode, il lui suffit de se tenir au courant des prix à l'extérieur, par les journaux ou autrement, afin d'y adapter les siens.Des magasins plus attrayants.On exprime l'opinion que beaucoup de magasins de village manquent de propreté, que l'éclairage y est défectueux ou que l'étalage en est pauvre.Il arrive même que le marchand ne peut trouver l'article désiré, tant le désordre est grand dans sa marchandise Heureusement, ce n'est pas la règle générale.On trouve des détaillants qui demandent aux vendeurs et aux clients des r uggestions pour améliorer l'intérieur et les vitrines de leurs magasins.(D'après HARDWARE RETAILER, National Retail Hardware Association Indianapolis, Ind.J Décembre 1947 23 L'ACTUALITÉ DU PASSÉ Il faut vivre du passé, dans le présent, pour l'avenir.,4V \u201c \u2018 \u2019 jPaut \\Jail(ancourt, jr.p£TJSR un soixantième anniversaire est une chose assez banale, surtout pour une institution, lorsque nous savons que, même les hommes vivent en moyenne jusqu\u2019à environ 64 ans Ce qui cependant est plus extraordinaire, c est le travail accompli par la Chambre dans cet espace de temps relativement court, travail exécuté durant presque toute son existence dans des conditions souvent pénibles.Si la Chambre a aujourd'hui une histoire dont, à juste titre, nous sommes fiers, nous la devons à l\u2019esprit de clairvoyance et de sacri-fice de certains de nos compatriotes.Puissent ces anciens voir dans cette nouvelle chronique, un témoignage de sincère gratitude venant de la génération qui leur a succédé LE passé en lui-même n'a aucune valeur s'il n'est pas relié au souvenir pour donner l'expérience.Cette chronique convoque donc le lecteur aux belles années de 1887, c'est-à-dire au début de l'essor économique de notre province et de la ville de Montréal.Ensemble, étape par étape, nous revivrons les heures glorieuses et pénibles des développements de notre pays et plus spécialement de Montréal, histoire à laquelle, plus d'une fois, la Chambre de Commerce s'est identifiée et à laquelle, par son travail continu depuis soixante années elle croit pouvoir revendiquer une modeste part.1887 C'est le 2 février 1887 qu'eut lieu la première assemblée de la Chambre qui, l'année de sa fondation, compta 225 membres.La cotisation annuelle était de $3.00 devant, quelques années plus tard, être baissée à $2.00.Le premier président de la Chambre fut M.l'échevin Grenier, président de la Banque du Peuple, qui devint plus tard Maire de Montréal, et dont le Colonel Paul Grenier, membre de la Chambre, est le petit-fils.L'HISTOIRE SE RÉPÈTE En lisant les procès-verbaux de l'année 1887, on retrouve des faits et des demandes qui se rapprochent étrangement de l'actualité.Parmi ces demandes, se trouve, entre autres, un mémoire demandant à Québec et à Ottawa une juste représentation pour les Canadiens français, dans ces deux gouvernements.Un autre rapport établit l'urgente nécessité d'une grande salle publique à Montréal.Le lecteur se rendra compte que le gouvernement fédéral et le gouvernement municipal ne font rien à la légère et que nous avons tout lieu de croire qu'au centenaire de la Chambre, on pourra annoncer à nos membres que, devant l'urgente nécessité de l'une et de l'autre de ces questions, les gouvernements fédéral et municipal se sont rendus avec empressement aux demandes formulées par la Chambre, en 1887, et réitérées souvente fois depuis ! En 1887, également, la Chambre, dans le but de détruire le monopole du transport en commun, à Montréal, approuvait le bill d'incorporation de la Compagnie des Tramways de Montréal.A cette époque, la Compagnie des Chars Urbains était la seule compagnie du genre à Montréal.Cette résolution de la Chambre contenait le paragraphe suivant : Tél PLateau 6934 ROMÉO LABERGE * CIK COMPTABLKS AUDITEURS ROMEO LABERGE, A P A Treize ans à l\u2019impôt sur le revenu Bureau 455 ouest, rue CRAIG MONTREAL Encourageons cl* préférence ceux qui affichent cette carte.parce qu font leur part.PRESSE MÉCANIQUE \u2022\tPuissance : 5 et 10 tonnes.\u2022\tPercussions à la minute : ISO à 200.\u2022\tEmporte-pièce ; 7 pouces.\u2022\tPénétration: > A\".\u2022\tPoids : 470 lbs.\u2022 Aussi Presses à pédale, grandeurs : 3 - 6 - 8 * 10 © (T|n CHinE O RK 5 1010 ST ALE X ANDRE MONTREAL 24 QonAulia^-nouA Avez-vous fail votre testament?Si vous l'avez fait, quelque changement survenu dans votre s tuation ne rendrait-il pas une révision opportune ?Nous sommes également à votre disposition en ce qui regarde votre assurance-vie commerciale et l'établissement d'une caisse de retraite pour votre personnel.SÉNATEUR DONAT RAYMOND président de la société RENÉ MORIN vice-président HONORÉ PARENT CR.directeur général Trust Général du Canada QUÉBEC\tMONTRÉAL 71,\t112, rue St-Pierre\true St-Jacques \u201cConisdérant que l\u2019incorporation d\u2019une nouvelle compagnie de tramways à Montréal aurait pour résultat direct l\u2019établissement d\u2019un service plus \u2022 régulier, plus rapide et plus étendu et quelle détruirait le monopole ac* cordé à la compagnie actuelle des Chars Urbains contre laquelle de nom' breuses plaintes ont été faites, sans résultat\u201d .La Chambre recommande au gouvernement d\u2019accorder l\u2019incorporation de la Campagnie des Tram-ways de Montréal.Nous nous demandons ce que penserait le président de la Compagnie des Chars Urbains, s'il lui était dor~4 de prendre, de nos jours, un des véhicules de la Montreal îramv \u201e à cinq heures, à la place d'Armes .Toujours en 1887, on parlait du chemin de fer élevé, condition essentielle, paraît-il, à la prospérité de toute grande ville.Il est également question d'une exposition annuelle qui serait tenue à Montréal Cette exposition eut lieu durant quelques années pour disparaître et redevenir, de nos jours, un projet d'actualité.Enfin, la Chambre protesta de toutes ses forces contre l'observance trop stricte du dimanche qui, comme le disait un homme spirituel du temps, \u201cmenaçait de changer la métropole en nécropole du Canada'' C'est en 1887 que le ministre fédéral des Pêcheries défendit la pêche à la ligne, le dimanche, dans toutes les provinces du Dominion.On se rend compte que dans sa campagne contre la trop stricte observance du dimanche, la Chambre de Commerce a eu un résultat qui dépassait ses espérances.\u201cLes Liqueurs Saquenay Enr\u201d Chicoutimi St-Joseph d'Alma Dolbeau SAGUENAY FURNITURE CO.LTD.N.TREMBLAY Vice-président et gérant Rivière-du-Moulin Chicoutimi P.Q.AUTHIERe \u2019 TÉLÉPHONE 302 ORIN 322 .JONQUIÈRE .PO \u2022 \u2022 AUTOBUS AU SERVICE DU PUBLIC \u2022 40 PASSAGERS CHACUNE \u2022 UN PROGRÈS DE LA CITÉ 25 LE VERDICT DU CLIENT \u20ac\u2022 qu'il fout pour plaire à so Majesté a fait dernièrement une enquête dans sept magasins de Pittsburgh auprès de 3,223 clients sur ce qu'ils considèrent comme les conditions d'un bon service de vente.L'enquête avait pour but de révéler ce qui contribue à satisfaire ou mécontenter l'acheteur.Sur les vendeurs ainsi jugés au tribunal de la clientèle, 2,282 sont sortis de l'épreuve avec la mention EXCELLENT ou BIEN, 307 avec celle de MEDIOCRE ou TRES MEDIOCRE.En même temps qu'elle a fourni aux patrons un dossier de chaque vendeur, cette enquête a permis d'établir les principes qui devraient guider le commis dans cette opération délicate qui s'appelle la vente.Les voici par ordre d'importance selon les clients interrogés.1\t\u2014 Se montrer intéressé tout le temps que dure la Tente.2\t\u2014 Fournir toutes les iniormations né- cessaires au sujet de la marchandise.3\t\u2014 Exposer la marchandise avec soin.4\t\u2014 Répondre aux questions et réfu- ter les objections d'une manière satisfaisante.5\t\u2014 En user courtoisement avec le client 6\t\u2014 Remercier celui-ci et l'inviter ù revenir.7\t\u2014 Lui faire des suggestions ou lui montrer autre chose.8\t\u2014 Le servir avec diligence dans la mesure du possible.9\t\u2014 Eviter de le mettre & la gène s'il n'achète rien.10\u2014 Rédiger promptement la facture.On a pu aussi, en s'appuyant sur cette enquête, connaître quelques-uns des motifs de mécontentement du client.Entre autres: se sentir complètement ignoré, voir les commis causer entre eux sans s'occuper de lui, devoir patienter de longues minutes pendant que les vendeurs rangent tranquillement la marchandise, ou encore entrer dans un magasin désert.(D'après \"What is important in sell* ing7\u201d, Research for Retail Training, Université de PittsburghJ.COUVERTURES tu f4*ûoÜ', ttk.etc, VENTILATION IMPERMEABILISATION vÆitüniC 4uAi nt I intelligent * tl< «dapter * ce travail Un» nécMftité : la spécialisation Li specialisation est p»ju»*éc si lots aujourd\u2019hui, dans les affaire», qu l\u2019on cherche toujours à placer chacun dan* %a propre niche Pourquoi ti*ui le monde et vchi» y été* n> s efforce t il pas de trouver chait**ur à son pied ?I>. GUY BOILEAU CKTUtPHENtUR GCHtRAl $421 \u2022 2* Avenu*.Rom mont.MONTREAL S p 6 c t a 1 i t « EDIFICES COMMERCIAUX «t RELIGIEUX CHARLES MALTAIS Marchand - Contractour général 98, rue St-Jo#eph ST-JOSEPH D'ALMA, Qué Tél.338\t\tTEL 440 HÔTEL CHICOUTIMI\t\tHÛTEL CHAMPLAIN \"La Rendez-voua de* voyageurs\"\t\tMde ALBERT DUFOUR, Prop IOS.DESBIENS\t\tChambres avec bain et douche Directeur gérant\t\tCuisine canadienne de premier ordre ?\t\tGrill moderne CHICOUTIMI, Qué.\t\t10, Ave Labrecqu*\tChicoutimi P.Q. W » -Î Cl/iirval 3838 Vilcu Site! \\rrhilfrtiral (wUrertlM Uailrt Tout genre de travaux en 1er forgé, en bronze et en aluminium A U Ml pottM «I rbéMii M alimlniuai 11245, nie Victoria, MONTRÉAL LST GOUTTES.DE SAVOIR \u2022 UIE Cdl.l.AHUHATIIIN DE DEORIiES LflNIiVAL BA.LS I! Activité économique du Québec\u2014 Dane The Monetary Times,\" août 1947 Un reportage en mar je de l'ac tivite éKX>nomique du Québec Une cinquantaine de page» envi ron dans lesquelles se déploie le Québec sous ses angles lets plus riches et les plus profonds Si l'on veut bien, c'est une mise au point sur la vie industrielle ac tuelle de la province de Québec Des pages admirable», qui sollicitent autant l'imagination que les yeux, redisent avec élan tout ce que l'on peut trouver dans cet îm mense pays de l'Est canadien C'est l'histoire présente de l'en treprise québécoise à ses déve loppeinents et aussi de son ave nir, car.on l'envisage de façon assez poussée les jalons sont posés Ainsi, pour ne citer que quel ques titres de chapitres, on pour ra lire avec intérêt : Quebec\u2019s Reconversion; The People of French Canada, et les autres exposés sur l'agriculture, la pêche, les mines, etc Bref, l'article résume ou plutôt reflète bien cette idée qui apparaît au chapitre \u201cThe People of French Canada\" : \u201cQuebec is without a douht the most interesting province in Canada to-dai 3 to-aay.*i im CHEZ I TOUT EST BON 1 SEMENCES \\ ACCESSSOI RES de J AhOIN 1 T.I.phon.?LA n caster 4191 PERRON WH PIRIION *clt Vient de paraître-.lie supplément No 28 de la Ga zette du Travail\", intitulé Salai res et Heures de Travail au Ca nada en 1945 \" Cette petite brochure renferme les taux de salaires que l'on a payé en 1945 pour plus de 150 métiers différents à travers tout le Canada On peut y faire d'intéressants points do comparaisons \u2022 \u2022 \u2022 Innovation.- Les éditeurs do Fortune\" vien nent de mettre au point un nou veau service à la fois original et susceptible d'intéresser les hom mes d'affaires en qénéral En effet, il s'agit d'ur.bulletin d'opinions qu\u2019ils insèrent dans la publication elle même et qui fi gure à titre de supplément Ce dernier contient les opinions de plus de 25,000 hommes d'affai res bien choisis Les éditeurs de Fortune\" leur demandent ce qu'ils pensent des affaires pour les prochains six mois.On nous indique que cette en quête sera conduite à six mois d'intervalle Avec la publication du prochain supplément, on sera à même de faire les rapprochements nécessaires entre les prédictions déjà faites et la réalité PRODUCTION ACCRU! PAR LE BONUS AU RENDEMENT LES pbn* J KHrmiikatiiin de b pnxkKtxxi pu k Kmu* \u2022 41k item ilr flu» et» piut I 4(kn(»fi Jri Ni mui J iiltvuiu«tr4(ii
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