Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Les ateliers d'arts graphiques /
Éditeur :
  • Montréal, Québec :[École des arts graphiques],1947-1949
Contenu spécifique :
1949
Genre spécifique :
  • Revues
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Les ateliers d'arts graphiques /, 1949, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
^ tv mm .»» % ÛO ?o_-1-r-.Cv^x •:S feïèï.Ïêë3&& mm TÏ- $-S“ *w -# V: A'- SS#! ".-• '"¦-: • .¦ -;¦ ^ -' SsfeiassBi SiisgE-SiS Nous sommes à une époque où les artistes recherch ajustement esthétique dans tous les domaines de l’art.Epoque laborieuse, mais qui assurera aux générations futures une vie plus dépouillée, plus sincère, plus vraie.La musique.la peinture.la poésie.l’architecture, etc., suivent l’évolution des temps et de l’homme.Il en est de même pour la joaillerie.Les siècles ont passé et, de la beauté plastique du bijou antique, il ne restait plus rien.Là aussi, la décadence avait fait son oeuvre.On avait oublié que, dans l’espace, le corps humain était un élément plastique, et que cet élément, s’il voulait se parer d’objets précieux, devait le faire dans le même ordre d’idée.Le bijou était devenu une recherche d’effets, un trompe-l’oeil (comme en peinture).La simplicité du vrai disparue, 1 ne restait qu’un amalgame de pierreries, d’or, d’argent, d’une horrible somptuosité.C’est ainsi que se posait b problème pour le jeune joaillier.Devait-il ajouter un autre anneau à la chaîne, ou briser cette chaîne définitivement?C’est à ce moment que la sincérité entra en jeu, et qu’il décida de suivre la route la plus difficile : celle du remaniement.Puisqu’une réforme ne se fait pas aveuglément, il ira chercher à la source les éléments essentiels à son métier.Possédant une documentation adéquate, il pourra créer sans crainte, à côté des musiciens, des peintres, des poètes, des architectes de son époque.Nous pouvons donc voir dans un salon dessiné par Le Corbusier, décoré par Picasso, une jolie jeune fille écoutant un concert de Stravinsky ou de Khatchaturian.Elle porte une bague ou un collier.Et il n’y a qu’un élément dans ce salon : l’élément « axiome )).Si j’ai établi un parallèle entre les différentes formes d’art, c’est afin de prouver que l’évolution actuelle se fait sur des bases solides et qu’il ne s’agit pas d’une lubie accordée à un siècle.L’avenir nous dira si nous avons raison ou tort.Mais, devant la force et l’ardeur des artistes contemporains, il n’est aucun doute que demain nous réserve une place plus enviable sous le soleil.place que nous possédons déjà par le travail.Travail, source de joie.Jean Léonard. Créophagie omnicolore PELLAN 'SW \/)))Lr ON TOURNE FEU SUR LA BÊTE-ANGOISSE UN HOMME À LA MER GILLES HÉNAULT ON TOURNE Le pain de tous les jours et l'amour quotidien périssent à vue d'oeil Les mains s'envolent dans la lumière oblique (Messieurs tournez au ralenti) Le diable au corps était pris de panique Et l'arlequin faisait faux bond dans le ciel vide.(Tournez au ralenti) Le coeur battait plus fort Pauvre coeur pris au piège Le jour décoloré n'avait plus de vitrail Le monde sans velours Le monde de mercure amalgame corrodé Le monde pitoyable d'un amour sans pitié S'écroulait sous la paume Le vide est plein d'épines Et sous les feux croisés La nuit pleine d'épées.«Mm FEU SUR LA BÊTE-ANGOISSE L'attente d'un beau jour Fait oublier la vie.Le regard n'est plus dans l'air qu'un ruisseau desséché La douleur stridente brûle à petits feux La lampe irradie le plus secret sourire: Celui qui se traduit par une main coupée Dans les hiéroglyphes du rêve.La joue en feu est un signe d'incendie Et l'homme se souvient de la mère qu'il a L'insomnie grande ouverte bâille sur son enfance Et l'homme se souvient de cet enfant qu'il a La révolte est pour lui la vague la plus haute La mi-nuit est pour lors le carrefour du monde Les aiguilles se croisent, les pensées et les bras.Feu sur la bête-angoisse et sur le point du jour Feu sur toi, cauchemar, bête à peur, bête à fuir Bête des jours trahis par les nuits sans paupières. UN HOMME A LA MER La solitude est pourrie La beauté des femmes est effrayante Et le pire n'est pas dit Les paroles infidèles vont droit au coeur.Quand donc reviendra le pouvoir de regarder ?La source du rire est traversée d'oiseaux Le monde se meut à une grande profondeur.Ah quel charivari Quel tangage quelle étoile tombée ! J'avais le coeur au bastingage Les requins ricanaient aux hublots Ah quel roulis Quel silence éclaboussé de cris Les larmes à la mer L'amertume au silence Radio : Sabordage — stop — un homme en vaut un autre — stop — éclipse totale méridien du coeur — stop ¦ Louis Archambault Femme à tête de galet '"rY-\ H ” *V, * * '* * : /¦ -\î£ ¦mu Fusain Mimi Parent PAR&NT Wmf.cl des patates rites des iVoeufs 5 piastres vient en autobus dire des patates pi ées faire un cabinet w aire O une citrouille 1 bonhomme faire des roues faire u a u ne c ha n de l e une toi o aire 1 ég ise faire un hapelet faire un autobus aire un baeau à voile 1 ha loupe à moteur maman est à papa là François là à Montréa FRANÇOIS DUMOUCHEL 3 ans (Poème dicté) déborder les cadres Des yeux à l'emporte-ciel L'enfant blanc s'est suicidé Parce qu on lui refusait des ailes Parce qu'il aimait la nuit Et les femmes-déesses Les temps fous Nous n'y pouvons rien Même avec Les couteaux à deux tranchants Les murs à quatre faces Et vice-versa Si le vent refuse Les nageurs d'eau douce N'ont qu'à mourir de soif Nous n'y pouvons rien La mer se moque Des ceintures de sauvetage Des hommes à sauver Il y en a tant Nous n'y pouvons rien Même avec nos ceintures Les mains en commun Ne savent pas faire corps La main ignore la main Jusqu'à l'oublier En choeur Les poissons peuvent crier Si le ciel refuse Il n'y aura pas d'écho Nous n'y pouvons rien À quoi bon continuer à vrai dire La nuit sans chemise de nuit A l'air du jour Un frère sans coeur N'est pas un frère Pourquoi s'arracher les cheveux Il y a des cordes Et des branches Le temps clair reviendra Avec les hommes plus propres Les femmes plus rieuses Les enfants plus joueurs Le ciel plus large La terre plus ronde La mer plus douce Attendons sans mourir savoir VOIT Mener à sa guise Il ne faut plus y penser Le mal de terre l'emporte Sur le mal de mer Les règles du jeu Ne sont plus des règles Et le jeu n'est plus un jeu Les hommes aux fenêtres Appréhendent le pire On a tué la colombe À coups d'angoisse Pourtant Cette lutte à parti pris ne peut durer L'homme à bout supplie la lumière Les levers de soleil se font rares Et l'on risque de crever Dans une nuit sans réveil Moulée par des fous Patience Les jardins reviendront Des fleurs nouvelles Enfanteront des hommes nouveaux Hommes-sourire Hommes-jeunesse Hommes-espérance 3 poèmes de Patience Roland Giguère élève de l'Ecole des Arts Graphiques Rien n'est impossible La Palme — Illustration pour la couverture de La Révolution de l’Inde de Frances Gunther, édition Parizeau.La Palme — Caricature du comédien Gratien Gélinas pour une couverture de La Nouvelle Relève, édition de L’Arbre. .• — / - ¦-M-s sgt La Palme — Illustration pour la couverture du Décaméron de Boccace, édition Parizeau, Montréal.La Palme — Caricature du poète Robert Choquette pour une couverture de La Nouvelle Relève, édition de L’Arbre. LA NUIT ((u‘est-ce que l’art?Mais ce n’est rien, rien dn ton Et l’on pourrait en dire autant de la philosophie, des sciences et de ia religion.Ce n’est rien s'il n a la vie.Mais où se trouve la vie?Ees clercs ont lait de révélation raison; les artistes ont trans formé découvertes en trocs de métier; les philosophes nient tout ce ?* KS&sêii Sc® LlMftî m&t m ttsi; ; jjjjjgfM Heimeose aw\ee m wp-m*- mi m% • lût mMs àœm m® ¦ ' 1 ¦ mm .•“'ii jtvT, * mm •rvV'v/-iv; K r-H HI Nativité Jacques Lavery mm le monde invisible Ce siècle prometteur et décevant, où voisinent les pires faire place à l’inquiétude et au désordre ! Des hommes errant parmi les prodiges de leur science sont en peine d’offrir un peu de bonheur à leur race pitoyable.Il fait bon d’y trouver une personne désintéressée, un lieu de repos, une occasion sans mélange.J’eus cette chance : un heureux concours de circonstances me fit voir un film sur la vie qui paraît au microscope, et entendre les réflexions de son auteur, le Père Venance.Celui-ci a soin d’expliquer la nature de son entreprise; l’attrait de ce monde qu’on dit « invisible »; l’ambition qu’il eut de l’explorer et d’en partager la vue avec ceux qu’une même curiosité anime.En homme assuré de soi, il précise le pourquoi, le pour qui, et même le comment de son œuvre.Ce qui étonne, car si l’on connaît plusieurs motifs d’agir à tout créateur, on reste en général dans l’incertitude quant à ses moyens.Le savant et l’artiste aiment qu’on s’arrête au seuil du laboratoire ou de l’atelier.Mon goût va à celui qui s’exécute en pleine clarté.Ce fut un moment riche en contrastes et en possibilités.Cet apôtre de la précision est un savant des choses de l’âme; cette modestie et cette assurance passent sur les mêmes lèvres; cet homme qui professe le surnaturel fait aussi l’inventaire de ce qui se voit; dans ses mains, une partie de la matière prend vie, se colore, se multiplie, et manifeste une énergie étrange!.Des êtres nouveaux inquiètent le regard.La tâche de l’esprit s’accroît.Flaubert menait saint Antoine jusqu’aux bêtes rudimentaires munies de cils vibratiles, et le faisait s’achever dans la stupeur et l’adoration.Le religieux d’aujourd’hui, avec calme et méthode, entreprend la revue et la classification de ces phénomènes.Ceci est bien français, et bien scientifique.Français, si je ne me trompe, par le mélange insolite de calcul et d’enthousiasme; par l’intérêt passionné qui s’applique aux choses abstraites, et que n’arrêtent ni la difficulté ni la sécheresse; enfin, par le souci constant de l’expression nette et élégante.Scientifique, sans doute, par l’absence d’artifices et le désintéressement; par la rigueur et la circonspection.Avant d’aller plus loin, je songe à l’écart entre les activités du savant et du littérateur; à l’humilité du premier, qui, même chargé de connaissances, entoure ses pas de réticences, d’hypothèses et de silence; à l’ambition du second, qui n’a que ses lumières personnelles, et que son travail conduit à sans cesse affirmer; à cette « passion » mesurée qui fait l’un consumer sa vie à donner un sens précis à quelque fait; à l’assurance de l’autre, dont le savoir essentiel se réduit aux mots seuls; enfin, à leur conception si particulière du langage, qui est moyen d’expression limité chez- celui-ci, et instrument de manœuvre ou source « d’effets » chez celui-là ! Faut-il-regretter le temps où la science et la littérature se confondaient dans une même tête — le temps des Buff on et des Fontenelle, par exemple?La physique moderne n’a que faire des valeurs absolues ou arbitraires : elle spécule sur l’apparence et se fait volontairement variable comme ce qui paraît à nos sens, afin d’en capter un peu la fuyante réalité.Il semble qu’une doctrine fondée sur l’observation directe dût exclure les âmes pieuses.Pas toujours.Condillac — auteur du sensualisme — était dans les ordres.Il en est de même pour Lemaître, savant belge qu’adolescent j’eus le bonheur d’entendre exposer la théorie de la relativité.Aujourd’hui, tournant le dos aux corps célestes, délaissant même les formes familières, c’est à la suite d’un Capucin que nous pénétrons dans l’univers étrangement actif des micro-organismes.Le spectacle de cet homme penché sur un appareil dont émane quelque neuve merveille n’est pas sans rappeler les débuts de l’électricité.Alors, la bouteille de Leyde excitait l’intelligente curiosité de maintes personnes plus ou moins sceptiques.Peu d’entre elles soupçonnaient le développement futur et les conséquences incalculables de notions qui s’offraient pour la première fois! D’autres mains expertes font ici jaillir des prodiges de corps en apparence inertes, et notre imagination ébauche déjà un nouvel aspect de la connaissance.L’artiste envie celui qui fait voir cette beauté inattendue.Le P.Venance évolue dans ce monde subtil en poète et en peintre; — son enthousiasme grandissant à chaque découverte, sa vue se chargeant d’images toujours plus belles ! Il faut voir comme cet événement mêle intimement les notions de beauté et de connaissance.Les phénomènes auxquels nous assistons manifestent une sensibilité d’ordre universel.Nous avons l’impression que cette descente au sein des choses nous rapproche d’une réalité première, d’un ensemble de causes qui paraissent primordiales, et qu’à ce point, tous nos actes sont de même nature.L’artiste et le savant se confondent.Pour satisfaire leur antique soif de savoir, les hommes ont suivi d’étranges chemins et adopté d’étranges méthodes.Au hasard, je cite Beaumont, de l’armée américaine, qui examina l’estomac vif d’un voyageur canadien qu’une blessure.opportune avait doté d’un orifice à la poitrine, par où l’habile chirurgien fit des observations très précises.Ceci arriva il y a plus d’un siècle.(En passant, je note la méprise de l’auteur d’une Physiologie réputée, qui attribue ce mérite au géologue Elie de Beaumont.) Dans le même esprit, un savant russe, Winogradsky, enrichit la biologie en étudiant les microbes du sol dans l’état naturel, c’est-à-dire dans le sol tel quel, et non stérilisé : exemple typique d’observation directe.Ailleurs.Carrel déclare la nécessité de suivre la structure des organes sur des tissus vivants, et sur un écran où leurs mouvements sont projetés.Plus récemment, on a utilisé les rayons X et la photographie pour obtenir enfin l’image d’une molécule, confirmant les conceptions toutes théoriques des chimistes.Et l’inventeur du microscope « électronique » — dont la puissance de grossissement excède de beaucoup celle du microscope usuel — vient de rendre à l’œil une catégorie de corps jusqu’ici indescriptibles, dont certains bacilles redoutables.Tous ces chercheurs et ces curieux forment une race particulière qu’on pourrait appeler la race des aventuriers de l’esprit.Avec le temps, ils ont jeté une clarté singulière sur notre monde physique.La suite de leurs actions composerait l’émouvante histoire de la recherche du vrai! Quel est donc ce monde presque imaginaire, qui vit autour de nous et en nous, mais que nous ne savons voir sans détour?.Les travaux éclatants de Pasteur et Rcdiolaire Amibe Diatomées Cristaux Rotifère de ses émules en ont assez montré la puissance, et la part indéniable que prennent ces êtres infirmes à des opérations vitales, — la fermentation par exemple! Le sentiment que cette effervescence a lieu dans notre intimité même fait considérer d’un œil moins froid cette matière que des philosophes ont voulue passive.Quelle comédie se joue au sein de ce monde invisible et réel?Je contemple au microscope une vie qui me semble étrangère, l’existence d’êtres qui me sont à peine plus que des mots, un milieu et une société d’apparence abstraite, évoquant la géométrie plus que nos formes ordinaires.Jusqu’ici, la science s’est surtout préoccupée d’y appliquer des noms.Une vue d’ensemble équivaut à une parade plus ou moins réelle de termes plus ou moins mystérieux : dans un milieu liquide sans fond paraît un monde où l’on distingue à peine les animaux des plantes.Des Algues montant en vrille transforment la place en jungle sous-marine.Toutes parentes, voici les Diatomées — objets de splendeur symétrique aux valves transparentes exquisement perlées; les Bactéries —• les unes bienfaisantes à l’homme, les autres dangereuses — dont le nombre et les formes sont innombrables, allant du simple bâtonnet à l’apparence d’un sac hérissé de pattes ou d’un chapelet ondé, qui grouillent comme des vivants, ciliés ou munis de fouet, à la fois niant et affirmant la vie de leur nom bizarre ou smistre : Streptocoque, Typhus, Choléra, Spirochète, etc.Soudain, voici le premier témoin du premier âge de l’homme : l’Amibe, ébauche d’un animal et masse gélatineuse qui rampe, formée d’une seule cellule au dessin imprécis, qui se meut en variant sa propre forme, faisant jaillir un pied là où l’on croyait voir une bouche, et singulièrement pareille — dans sa vie primitive — au premier aspect d’une idée qu’aperçoit l’esprit quand il se meut dans l’inconnu et se choisit une voie qu’il éprouve à mesure.Voici le vivant en sa plus basse condition, collé à un plancher éternel.Voit-il ses frères plus agiles et plus favorisés : la Paramécie au corps oblong et entouré de cils vibratiles; le Stentor et la Vorticelle, qui sont montés sur un pied, et dont le calice garni de cils à son orifice crée un courant où s’engouffrent-bêtes et plantes, le premier dressé comme un lis, la seconde vrillée ou tendue; enfin, à l’écart des Infusoires, les Radiolaires qui resplendissent, éblouissants architectes dont la demeure calcaire combine le plan de l’arbre et la fermeté du coquillage.Au-delà, imitant l’ascenseur ou la fusée, la roue ou le traîneau, par grappes ou par corymbes lumineuses, commence la suite des êtres plus complexes à deux cellules ou plus — les Volvox, les Rotifères, merveilles dont l’organisation grandissante passe insensiblement aux animaux familiers de l’homme, puis à l’homme lui-même ! Toutes ces existences ont à leur origine quelques soucis toujours les mêmes : se nourrir, être sensible, durer.Leur vie mentale dépend nécessairement du développement de leur corps.Elles composent un monde dont l’action paraît sous d’autres formes à une échelle plus grande; un monde dont la principale fonction semble être de contrarier un certain retour à l’équilibre.Le premier résultat de ces études microscopiques est un agrandissement de l’univers.Notre conception du réel s’étend.Nous voyons un rapport plus étroit entre les mondes organiques et inorganiques.En effet, l’imagination entrevoit des relations troublantes entre l’animal et le végétal, et même le minéral.Ces distinctions arbitraires s’écroulent devant une conception d’ensemble plus vraie et plus subtile.Les faussetés propagées par la croyance au langage se font de plus en plus sentir.Nous remplaçons les mots abstraits par ceux qui désignent des faits.Là où je veux venir — qui me servira d’exemple — mais qui est difficile à exprimer, c’est que les corps de même nature ont tendance à se réunir en système fermé, à rechercher un état de stabilité; mais qu’à ce mouvement s’oppose par fois l’action de corps de nature autre, semblant relever d’un autre univers que celui-ci, et dont l’intention paraît étrangère.Le monde inorganique s’apparente au premier, le végétal et l’animal au second.Les mots nous feraient dire que le monde est un, et qu’il s’y trouve un même vouloir.L’observation directe dit tout autre chose.Les travaux du P.Venance ont le mérite de soustraire aux arcanes et de mettre sous le regard de tous une moitié du réel — où commence peut-être l’esprit.Du moins, nos yeux s’attendent à tout depuis qu’avec l’atome l’homme a touché à l’ordre antique.Paul Gladu.Diatomée Osiris Vitrail de Jean Benoît . Ala A ¦ A ¦ .is m mmwè A SA.-u **fes®y ' «Ü# Esakis -eü *Mw~r ,.;-^A ^vaaas^a IgpP^AAAA^^ g jrffc* A A A A A Ag£ JA* g.fcAA AAAA AA^^AA, "ï^ÎsIISisTjM^AA -&w9K Sf&ëfcl >'cfgs5i Ses5i c.k*3Sn i k 1-1 .TOV*W, ‘«ijawaRs» IS» Ml SsmS W4Ki ill _ :ôz!szü^!nMz!i3 iûiT 4 *• ¦ i£fK3u*iA iPtfV-i***- L-r*” 1 _ - VÜ» ,’ à> ™ • * * ÜCWiti r*\AL< 1^JWSjfrJSS&WS.?*-b «smes^v* .v.41 >r- £ >J§Üt£3s%-« ^-Viïtvs* * - -SA.j* *SB* y" *' "fciHsil ü-SÏÏS’e pH»» 8&Sfi@L ÿih~ nï^tgjg>I»figâg, Ï‘ à^30»iiWgl ¦S£SI& âi< m '* 4MM4I HHRSI ¦:-vV' ¦ !y!vX.¦ PI _______ VV.VY.'.V.W ¦ à STABILISATEURS DE L'EQUILIBRE ENDOCRINIEN I v Un homme et son péché J.Désormeaux (Cours d'illustration) Ecole des Arts Graphiques Un homme et son péché G.Boivin (Cours d'illustration) Ecole des Arts Graphiques MM G, î omit . CLERMONT PÉPIN Les lrag'inents fl œuvres de ( lermont Pépin que nous présentons aux lecteurs d Ateliers d Arts Graphiques fourniront à ceux-ci l’occasion d étudier d un peu plus près I évolution de la teclinique et de l’inspiration de ce jeune compositeur de vingt et un ans.Malgré sa jeunesse, Clermont n’est pas un nouveau venu au domaine de la composition puisque ses premiers essais dans cet art remontent à une quinzaine d années.Ses premières compositions d’enfant furent immédiatement remarquées (voir le Prélude écrit à I âge de onze ans) et lui valurent plusieurs prix spéciaux de la Performing Riglits’ Association.Plus récemment, son concerto pour piano et orchestre, en 1946, et sa sonate pour piano en 1947, dont on trouvera plus loin des extraits, obtinrent les grands premiers prix de la société CAPAC (Composers’, Authors and Publishers Association of Canada), et classèrent d’emblée ( lermont Pépin au tout premier rang de nos jeunes compositeurs canadiens. 4= ‘Y/iêu-h.A « î s S X t • • s 8 i • m >f »* » 5 ffigg »JPP.« JTP/Tfl Ï P -rr p P ! f—^ P r-r- r t I b fg Ï 5=1 IPi 6: t* H* «C «• * *gi§ vfiP-fTJv EFVr'-f ’ i°{£=ɧg ik JkJ ic » ?£ % ^ ^ , •§•-^tLj^p-i -itf- -#é il I*+ ‘ ft kr w P n~r lU -i-Al Sp^iJ^i*] •* i^~*«*.frM J« Ljb?»i* T br r ?fff p rr irf' r * mA-à-+ &P- *7 « é m \Wé * i~.~i Vr F P r r i M.m 4a k -•—f-*- t= ii>_j -lb Trf •fc'f ¦V f *TMff ?ff k *F TT- p-p-pk-riM^ 1 J« J • - -jPJ • JEB3g^]]* J7S CTJ?,pp ;'¥!tf V > .^f^pggff «—a é f Ï o €i—j- 3 X: *t' i—fe- Ip* ^ o T Ï4 T * is B r Æsg t ^=p=p f=^ O iit'ù • —ïtr y « = ?-1 Développement, section III. :: •(! [ i— c: i a —rn -ri CT° ü* A/icû.k *_7 >4 J>j JiJ .n h e J ilJl ¦ ^ i1 tN ^ t?QUATUOR L’écriture cl'un quatuor à cordes offre au compositeur des difficultés qui effraient les médiocres.Cette combinaison d instruments ne permet guère le camouflage de la pauvreté d inspiration.Elle a séduit la plupart des grands maîtres, de Beethoven à Ravel.qui lui ont consacré leurs plus purs chefs-d’œuvre.C’est le premier essai de Clermont dans ce domaine.Il a composé celle œuvre à 1 occasion du festival de musique contemporaine tenu à Rochester en mars dernier.L’auteur a dû 1 écrire en moins de trois semaines.Ceci explique sans doute le retour de Pépin à un style plus conventionnel.Il a probablement voulu n utiliser que des moyens techniques qu’il connaissait à fond.II s en est donc tenu purement et simplement à la forme de la sonate traditionnelle.Et le quatuor lui a quand même valu le grand prix CAP AC (1948) pour la troisième année consécutive.Maurice Lagacé ^Pi.tnW . ¦ itf • •' Un homme et son péché B.Sauriol (Cours d'illustration) Ecole des Arts Graphiques •f.Un homme et son péché G.Mayer (Cours d'illustration) Ecole des Arts Graphiques r ' V' r SCHEDULE 2 8 7 r* cover designed for Canadian Celanese by the author.ON BUILDING IVORY TOWERS! art serves both a biological and a sociological need and the line that differentiates one purpose from the other is almost imperceptible, we investigate this subtle boundary only to enable us to better comprehend the conditions under which art can enjoy the greatest possible influence in society and to stimulate the artist in appreciating the need for greater unity within the arts.art is one.the ways of the artist are many ! notwithstanding which, it is in the realm of the arts alone that mankind appears to have achieved any degree of understanding and international appreciation, threatened as we are today, with the catastrophic misuse of atomic power, the artist must face-up to and accept his responsibility to society.it is not an easy undertaking and it requires of us that we first of all banish from our own midst the countless, senseless issues that keep us divided, it is time for us to abstract and qualify, it is the time for us to be counted and to make ourselves known to each other so that we may commence to consciously work together in unison towards the one goal.art is life and a work of art is a manifestation of nature in fe'- W*' ' CLIMAX”.oil painting on wood by the author.mi* v ¦ • j-firA- > , : ¦-¦V , h V - ¦¦¦.»- .' our object then is to sustain life and to present to the rest of the world the myriad patterns and relationships that are the secrets of nature and which in particular aspects can only be given to the world through the medium of the artist.it is in the so-called realm of 'fine arts' where creative experimentation more commonly takes place, the works created in this field are particularly important, the approach is essentially biological and the rare new vistas of understanding that are discovered through individual investigation and expression cannot help but broaden, on sociological levels, man's comprehension of the pattern that is life, this pattern does not exclude any one living thing, but it is the sum total of them all ! it is a great pity, however, that the influence of works created in this capacity are severely restricted to the small circle of people who are concious of their value and to those few who are fortunate enough to be at times exposed to their influences.the greatest treasure is of little true value unless it can be enjoyed by a majority of people; this is especially true in the case of art.the most important channel for mass exposure to the influences of good art is through the medium of functional art, or what is sometimes called 'commercial' art.this brings us directly to the very crux of one of the senseless misunderstandings of the purposes of art which exists among artists and which must be eradicated if art is to make its maximum contribution to the development of society.one does not qualify a work of art by the fact that it hangs in a frame on a gallery wall, or because it exists on a canvas with its face turned against the wall in some artist's studio.it can just as well be and often is the cover of a brochure, a poster or an advertisement.by the same token, the value of a work of art cannot be judged by the fact that it may not be applied directly to 'commercial' usage, or because technological means are inadequate to lend proper expression to the work. MAINTENANT EN VENTE what we must realize is that a good work of art can only be created by a person of integrity possessing a fine intellect or at least a distinguished sensibility, it is a mistaken view to think that these people exist only in the realm of biological art or for that matter, only in the realm of sociological art.after all, artists are first of all people, and like people, they exist everywhere ! as in any other sphere of endeavor, there exists in art, apart from the few artists, the honest workman and the charlatan, there is no room in any field of endeavor for the charlatan.let us expose him at every opportunity ! there is always a place for the honest workman, while he may not possess in adequate proportions the qualities of intellect or sensitivity to justify the title of artist, his honesty and craftsmanship amply justify his place in the world of art.it is both common and understandable when artists differ in their evaluation of the intellectual content and or sensitivity of another artist's work, but so long as there is in that work an honesty of purpose and expression there exists a common meeting ground.it is on this common ground that we must lay our foundations, it is at this point that we must erect our 'ivory tower' of standards, a vantage point from which we will not pass judgment on others, but will merely put our own perception to the test.Drug /elder cover designed for Ay erst, McKenna and Harrison, by the author. gmsm.> i è mà LLULW lif i 1IA fc à I «¦«soHnMni .'W /.a Croisée des Chemins PELLAN Décor pour la pièce Madeleine et Pierre d'André Audet Jouée au Monument National en 1945.1 TH ______ ¦¦¦VIH iM-S .îi i .;i- PELLAN La rue Decor pour la pièce Le Soir des Rois de Shakespeare Jouée au Gésu par les Compagnons de St-Laurent. SEBASTIEN Costume de Sébastien.PELLAN pour la pièce Le Soir des Rois de Shakespeare.Jouée au Gésu par les Compagnons de St-Laurent.\\ + • V /2Sm ¦ Pour moi, l’ornementation d’une reliure (j’ai été à trop bonne école pour qu’il en soit autrement) s’inspirera des lignes et des figures géométriques qui permettent des combinaisons infiniment riches, sans les astreindre à rester toujours ou forcément dans le cadre rectangulaire du volume, laissant ainsi une plus grande liberté à la répartition des masses et plus de fantaisie à la disposition des couleurs, en ayant tendance dans la majorité des cas à la suppression de tout élément d’illustration.Tout en recherchant (sans y parvenir souvent) à matérialiser « construction », « architecture » comme « équilibre », même dans l’asymétrie, qui redevient d’ailleurs symétrie, à l’ouverture des deux plats, donnant ainsi souvent naissance à un troisième décor.JACQUES ANTHOINE-LEGRAIN Extrait de La reliure originale. all ¦mm mm ,- X r'.• : v .wimM 7rv/*^ V: * Reliure de Jean Larivière Elève de l'École des Arts Graphiques.Plein chagrin roux; mosaïque en chagrin noir, bleu, rouge, vert et orange. HMH ;.v.A ¦ / \ "/ » i A'\ v,-.¦ mm wmm - gplll s® ¦SA.cv' âsfeï .¦ ¦ Reliure de Jan Trouillot (Haïti) Elève de l'Ecole des Arts Graphiques.Plein chagrin roux; mosaïque rouge, verte et beige.Exécutée pour M.Dumarsais Estimé, président de la république d'Hatti. Reliure de Louis Grypinich Elève de l'École des Arts Graphiques.Plein chagrin rouge; mosaïque noire, blanche et grise; filets verticaux en or.mmm r ' : < MAQWCZ ~^£rï?~r£:.¦ .- .; -• ; 'Lg8;'::.^05.;4'; ae mma.mm riVArJ'vf 4 V.::4>v3:'V K>B -«isS ¦ M .J AMM# T-r^X'S^: F© mm* >>>*' •-< V=.sCfWsEv $*S r- «ïj - - >•.GRAND " MEAUUNES Plein chagrin noir; mosaïque bleue, rouge, verte, blanche et rousse; filets verts.Reliure de Pierre Ouvrard Elève de l'Ecole des Arts Graphiques. Villa-Lobos.un portrait « Atençao, minhas senhoras! » et 1’ « atençao » est lancé à plein nez par le mæstro, avec des gestes menaçants et des regards enflammés.Le silence se fait, le mæstro lève la main gauche, le poing fermé, puis dégage le majeur : les senhoras donnent le la; il lève la main droite et dégage le pouce : les hommes rendent le sol.La répétition de manossolfa est commencée.Elle durera dix minutes.Dix minutes pendant lesquelles le grand musicien, Heitor Villa-Lobos, directeur-fondateur du Conservatorio de Canto orfeonico, improvisera avec ses mains et ses doigts qu’il élève selon les caprices de son inspiration.Dix minutes pendant lesquelles les instituteurs qui suivent les cours du Conservatoire traduiront ces gestes en musique sans aucune hésitation, avec un ensemble presque parfait.Puis, de nouveau, le silence se fera, le maître abaissera les deux mains définitivement, un large sourire animera ses traits.Villa-Lobos nous regarde avec fierté.Je sais bien que tout cela n’est pas de l’épate et que cela fait bien partie du cours, mais quand même est-ce que le mæstro ne doit pas un peu se dire que les doctores americanos et canadenses que nous sommes en ont eu pour leur déplacement.Le cours est terminé, les instituteurs laissent la salle; Villa-Lobos nous conduit dans son bureau et nous fait servir un cafezinho pendant qu’il rallume son éternel cigare.Le plus illustre des compositeurs du continent américain est un personnage presque légendaire.Les critiques, les chroniqueurs, se basant sur maintes affirmations, sur maints jugements excessifs ou saugrenus du compositeur brésilien, ont volontiers répandu la légende d’un Villa-Lobos au caractère désagréable, à l’esprit suffisant.Mais c’est bien mal connaître le caractère brésilien que de croire en la méchanceté foncière d’un habitant du Brésil.Quant aux détracteurs, dans son propre pays, Villa-Lobos les doit à ses dons de novateur, à sa qualité d’homme désintéressé.Villa-Lobos a, Dieu merci, beaucoup de caractère; mais il faut avoir vécu au Brésil plusieurs mois pour savoir à quel point il en est besoin de caractère pour lutter contre la tendance générale des Brésiliens vers le mais ou menos, le plus ou moins, l’à peu près.J’ai assisté un jour à une colère du maître pendant un cours : ce fut une formidable explosion, une attaque à fond de train contre le mais ou menos et je n’écrirais pas que cette colère était de trop, qu’elle était un peu excessive.Villa-Lobos est-il suffisant?Cela est une autre histoire, sans importance artistique véritable, et j’en parle parce que d’autres avant moi l’ont fait, dans des revues américaines notamment, où > ,*vH L x i.‘V>' /.,7.ie miroir fumant A.Dumouchel IH MmB %%w*x*wtisa wMf: JUBanifi! V." iliil -miw « SS>3! r
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.