La seigneurie, 10 janvier 1966, lundi 10 janvier 1966
I pWit 655-8971 655-5866 Assurances générales Jean-Guy Blouin m COURTIER D’ASSURANCES Avec cette agence \Le service fait la différence Bureau ouvert jusqu’à 10 h.le soir 17 de la Bloqueriez Boucherville Montréal, le 10 janvier 1966 A qui de droit: Ci-inclus chèque pour un abonnement de deux ans à "La Seigneurie." Sincères félicitations pour la belle tenue de "La Seigneurie" et pour la qualité des articles qu'il contient.Que le plus franc succès couronne de si louables efforts : AUDE PARADIS, 739, Marie-Victorin, Boucherville, P.Q.l 9 i BOUCHERVILLE, SEMAINE DU 10 AU 15 JANVIER 1966 VOL 2 - NO 2 BOUCHERVILLE 10 JANVIER 1966 - , wr à T-> ;> •9 Ie f iT JTE l T': f t CT F L ^ ./, « •; • K a- ! v./ " h ?**• ; k .! i h * I mm&m J Z: ¦ [.S V/ ¦V m ./I PREMIERE ETAPE DE LA CEREMONIE: Bénédiction du terrain de la compa-A" Cayouette Ltée par M.l’abbé Georges Adam, curé de la paroisse St-Louis, en présence des invités.PRESENTATION DE LA BROCHURE PUBLICITAIRE: un magnifique ouvrage documentaire en couleurs sur la ville de Boucherville, par M.le Maire Clovis Langlois au Ministre des Affaires municipales, M.Pierre Laporte 1' I t] f : .i I t -¦ V i .1 I 1 ' ¦ E m ¦ : ; > U ët 4 • '¦J, i .< IT" \ •Sts S' .' V, % Wà'îI ü «Ce It, '«B y .a S vi si?.v % mm KEasMaagBam;* En présence des deux ministres, les membres de la Commission Industrielle de Bou cherville admirent maintenant la maquette de la Seigneurie Pierre-Boucher, ce "bijou du Canada français”.Dans l’ordre habituel: M.J.-R.Ruel, M.Léo Roy, vice-président de l’Hydro-Québec, M.Charles Desmarteau, M.le Ministre Pierre Laporte, M.Gaétan• Lavallée, M.J.-G.Maheu, M.le Ministre Saint-Pierre, l’échevin J.-R.Vallières.f MUSTANG THUNDERBIRD FAIRLANE • FORD A LA SORTIE DU PONT-TUNNEL CAMIONS FALCON ON PAIE MOINS CHER • VENTE • LOCATION • SERVICE nm SERVICE HORS PAIR 655-1301 chez BOUCHERVILLE 2, BOUL.MARIE-VICTORIN, TEL.U I 1 2 - LA SEIGNEURIE, semaine du 10 au 15 janvier 1966 DES COMMISSIONS 5 JANVIER : UNE ET DES HOMMES ASSEMBLÉE CHOC par Hollande NADEAU ¦ ¦ ¦ C’est, à vrai dire, le moins que l'on puisse conclure de cette séance publique de la commission scolaire.Tout, ce soir-là, était spécial, et la présence d'une cinquantaine de spectateurs n'en était pas le plus mince indice.Avant même le début de l'assemblée, le moins malin des spectateurs savait déjà que ça allait "barder".Chex les commissaires, comme dans le public, on est tendu, agressif ; on en a long à dire, on est décidé à jouer gros jeu: “on verra ce qu’on verra".Et toute cette atmosphère surchargée l'a été par le rapport de la commission consultative chargée d'étudier tout le domaine de la construction des écoles (choix des terrains, genres de constructions, engagements d’architectes).On aura tout vu ce soir-là, et de toutes les couleurs.On accuse l'autre de manquer de sérieux, on se fait des procès d'intention, on se coupe la parole, on cite les journalistes, dénonce les dic- tés d’ordre monétaire, que des questions strictement pratiques.En deux ans, j’en aurai entendu des déclarations incroyables d’hommes publics être acceptées sans créer le moindre sursaut de révolte .J’en aurai vu de ces belles questions mourir dans l’oeuf Il est en effet une curieuse de situation qui laisse ballotter certaines valeurs essentielles sans que personne ne pense (,ou n’ose, qui sait?) crier, holà! Bref, il nie semble que l’on poursuit bien souvent des accessoires alors que l’essentiel passe totalement inaperçu.En tout cas, pour l’instant il s’agit de questions administratives et je ne prétends pas, bien au contraire, qu elles ne doivent en rien faire l’objet de revendications.Mais il semble que si s’attaquer à des résultats est une chose importante, que plus encore doit, devrait être celle d’en étudier, d’en repenser le cadre.Avant d’en arriver là, je trouve toutefois excellente la volonté d’opposition agissante manifestée par certains.A la condition, cependant, qu’on aille au bout de ses revendications.80 if: ?on parle de faire intervenir son avocat, on tateurs : de tout, et pour tous les goûts., Ce qui m’étonne dans tout ce remue-ménage ce n est pas, bien entendu, que des citoyens et des représentants de groupements veuillent user de leur droit de regard dans le domaine des affaires publiques, que des payeurs de taxes manifestent une juste vigilance vis-à-vis leur administration scolaire, non, mais je m’explique mal que tel sujet précis, à tel moment donné, fasse se réveiller une population, provoque les plus vives réactions alors qu’un autre “beau” sujet à discussion (règle générale d’un ordre plus fondamental) fera lettre morte, alors qu’une autre situation problématique sera gobée sans broncher, sans provoquer le moindre commentaire.i ¦ Une politique d'opposition si elle veut être efficace doit s’appuyer sur des méthodes sérieuses.On soulève tel point, on manifeste sa désapprobation, on fait des commentaires, on expose des raisons justes : d’accord.Mais quand on juge une cause légitime, on tient bon et fermement.On assiste quelquefois à des manifestations qui riment à rien : on s’emballe, on menace, on dit “en savoir long” puis brusquement on prend tout à la blague, pour finalement dire : “vous ferez ce que vous voudrez”.Qu’est-ce.-qui fait se réveiller une population ?Quand une opposition devient-elle agissante?.8 res- II IM Qu’est-ce qui fait se réveiller, protester une population?|’ai bien l’impression que ce ne sont que des ambigu! i.- La ville grossit La campagne diminue fracassante Une réunion • • • • • • M.Gérard Savaria, président de la commission scolaire, représentant de la campagne, rappelle, que lors de l'annexion de la commission scolaire de la , , , ______ campagne à celle de la ville (il m'oppose donc à ce que nous a 6 oü f an8) qu'|| avait î"et.''SWUwf GaermainreetaSavCa°ria au^a^tou|ours^Ûn'co^!ssa!rê appuient cette objection.pour la représenter.Le rapport n est donc pas lu.M Savaria demande donc Un des membres de la commis- cette raison que les lots sion consultative (Gladu) s écrie 66 à 71 inclusivement {près du alors: "nous avons consacré g„|f) $oient retranchés du plus de 300 heures de travail a quartier no 4 (Savaria) pour l'étude de la construction des gtre englobés dans le quartier écoles, or actuellement seules no 5 (Tessier).les conclusions de notre rapport M Lafontaine ne l'entend pas sont connues du public et la ajn$i parce que selon lui, cette commission scolaire taxe^notre ablation diminuerait beaucoup ouvrage de pas sérieux sans frop le quartier no 4, qui ne seau moins nous accorder la chan- rajt pa$ a|or$ assez populeux, ce qu il soit lu et connu dans qu'ainsi, les quartiers ne se-son entier .raient pas égaux entre eux.M.Savaria explique que la campagne constitue une chose toute spéciale avec des problèmes très particuliers; qu'il importe donc qu'un commissaire en soit chargé exclusivement "D'ailleurs" ajoute M.Savaria, "l'évaluation y est plus forte"."Ce n'est pas l'évalutation qui importe", répond M.Lafontaine, "ce sont les enfants, les familles.Et, alors que vous aurez 400 voteurs dans la campagne, un autre quartier, lui, en aura U0û".„ Contrat à l'architecte Gagnon ?Lira, lira pas e e e Le rapport de la commission consultative a beaucoup fait parler de lui et dès le début de la soirée.La première question était celle de décider si on devait faire la lecture de ce fameux compte rendu.MM.les commissaires Lafontaine et Quintal expliquent que jusqu'à présent, seules les conclusions du rapport sont connues du public et que, afin de permettre une juste connaissance des faits, la lecture du rapport entier s'impose.M.Le commissaire Tessier ne l'entend pas de cette façon : "on a cru bon de publier les conclusions du rapport sans consul- La situation est des plus urgentes, nous avons sérieurement besoin d'écoles.Si, comme le veulent les prévisions, notre population scolaire augmentera de 1,000 enfants il nous faut deux nouvelles écoles, et en vitesse.Autrement, la moitié des écoliers devront aller à l'école de façon alternative.Nous nous sommes donc adressés à quelqu'un que nous connaissions, et nous avons eu raison puisque les esquisses sont déjà terminées et envoyées à Québec.Son travail a été accompli en 8 jours, ce qui, vous l'avouerez, constitue une bonne moyenne." Dans la salle on s'écrie : "l'architecte avait dû commencer son travail avant." M.Guerrier de la Ligue s'étonne: "Gagnon I Gagnon I c'est toujours lui, Le soleil ne luit-il pas pour tout le monde ?Nous avons dix architectes à Boucherville, on pourrait en encourager d'autres aussi." M.Tessier annonce que les plans de l'école de l'est ont été donnés à l'architecte Gagnon et qu'en huit jours tout le travail requis a été exécuté et présenté à la commission scolaire."Nous avons donné le contrat à l'architecte Gagnon : 1) parce que c'est lui qui nous a construit les écoles Antoine-Girouard, Pierre-Boucher et Paul-VI, et que nous sommes très satisfaits de ces trois constructions; 2) pour pratiquer une politique d'encouragement envers les citoyens de Boucherville comme nous le faisons pour les commerçants.Nous avons choisi M.Gagnon, un architecte compétent, un citoyen de Boucherville.On aurait engagé quelqu'un de l'extérieur que la population nous l'aurait reproché; 3) c'est dans l'intérêt même des enfants que nous avons accordé le contrat i M.Gagnon, ça presse I ter la commission scolaire, je Est ou Ouest ?les deux e e e sieurs terrains.Il semble qu’on aurait souhaité que la commission consultative se prononçât sur ce point.Ce à quoi le porte-parole de cette dernière a répondu que pareille décision s’était avérée impossible du fait que les statistiques de la rentrée scolaire n’avaient pu être terminées et obtenues à temps.Qu’il était donc absurde d’imaginer pouvoir prendre des décisions sans connaître toutes les données de la question.Voici quels sont les terrains du secteur ouest susceptibles d’être choisis pour la construction de l’école : La commission consultative devrait, entre autres choses, décider advenant la possibilité de la construction d’une seule école, qui, de l’est ou de l’ouest, présentait la situation la plus urgente et devait donc être le secteur choisi.On sait, toutefois, que tout dernièrement le ministère accordait deux permis de construction d’école à Boucherville, et que les- besoins de l’est et de l’ouest étaient donc comblés.Pour l’est, le terrain est déjà choisi (De Mésy), cependant que pour le secteur ouest, aucune décision n’a été prise, le choix restant à faire entre plu- "Rapport inadmissible" M.l’architecte Gagnon est présent.Et il précise les points suivants : “Les conclusions du rapport de la commission consultative sont préjudiciables aux ex-commissaires et condamnent le travail accompli par les commissaires d’écoles durant les quatre dernières années.On jette le discrédit sur des réalisations et d’une façon inacceptable.” “M.Lafontaine, qui faisait partie de la commission consultative, s’imaginerait-il par ha- sard être le seul être responsable ?" M.Gagnon termine en demandant la démission de M.Lafontaine.Ce à quoi M.Guerrier répond que “on voulait justement demander celle des trois autres commissaires.” Quant aux conclusions mêmes du rapport, M.Gagnon les rejette carrément, et il a déjà expliqué pour quelles raisons dans un article.publié dans La Seigneurie.M.Quintal fait ensuite remarquer que cette mesure de "retranchement" placerait certains électeurs dans une drôle de situation : "des gens seront ainsi empêchés de voter pour trois autres années.De cette façon, les frontières de la campagne reculeront toujours, la construction avançant constamment." La proposition de M.Savaria est appuyée par MM.Germain et Tessier, et la contre-proposition de M.Lafontaine est rejetée.Deux écoles : une architecture ?idée le fait qu’un tel procédé, de confier deux écoles au même architecte, au même entrepreneur en construction, réduirait sérieusement le nombre des soumissionnaires.“Nous avons de la difficulté à obtenir plus de deux soumissionnaires pour une école, imaginez ce que ce serait si on devait leur demander de soumissionner pour deux écoles à la fois ! M.Savaria répond que cette opération est très possible et que la Maison Lamothe a déjà construit deux écoles à la fois, que tout a pourtant marché normalement.C’est là qu’est tout le noeud du problème.On a deux écoles à construire, et pour ce faire, certains suggèrent que les mêmes plans soient utilisés, afin de réaliser ainsi une économie, substantielle, disent-ils.M.Germain apporte l’exemple suivant : dans le cas de deux constructions de l’ordre de cinq cent mille dollars, les plans d’architecte ont coûté $18,750 pour la première école, et $13,125, pour la deuxième, et qui, ajoute M.Germain, constitue une réduction de taux apprécia- M.Lafontaine oppose à cette "Esprit négatif" Le représentant de la Ligue, M.J.Claude Guerrier, se dit renversé par une telle décision et il reproche leurs attitudes aux commissaires Germain et Tessier plique, lui aussi, que, des écoles en des termes pour le moins construites au cours des deux non voilés."Vous rendez vous dernières années, une seule a compte, M.Tessier, que certains nécessité des réparations, "les- citoyens, de votre quartier, se- quelles ajoute-t-il, sont dues ront ainsi six ans sans voter.à des défectuosités techniques L'évaluation de la campagne a tout à fait en dehors du con- beau être de 12 millions, il n'en frôle des constructeurs, à reste pas moins que c'est le malfaçon de la brique, au sujet nombre d'électeurs qui est im- de laquelle, d'ailleurs, les manu- portant." facturiers sont poursuivis par M.l'ex-commisaire André Chartier est aussi présent.Et pas du tout d'accord avec les conclusions du rapport.Il ex- les entrepreneurs en construction." M.Chartier félicite ensuite la commission scolaire de faire fi du rapporf de la commission consultative "je considère leur décision très sage".M.Chartier ajoute en terminant qu'il est parti de la commission scolaire depuis deux ans mais qu'il remarque, malgré le temps, que l'esprit est toujours aussi négatif et que la mentalité est toujours aussi mauvaise.une ble.J LA SEIGNEURIE, semaine du 10 au 15 janvier 1966 - 3 Sun Luck :ï BIJOUTERIE R.IEBH chinese restaurant Bière — Vin Nourriture chinoise t te D MIMANT* R MONTRES VERRE TAIUE -BIJOUX CENTRE D’ACHATS BOUCHERVILLE 655*5551 \ \ NAISSANCE DE L’INDUSTRIE Livraison gratuite 655-1)83 - 1384 643 Marie-Victorin Boucherville m UNE PLANIFICATION INTELLIGENTE Boucherville est désormais une ville dont la politique économique s'oriente en regard de l'industrie.Lundi le 10 janvier, deux manifestations soulignaient cette naissance de l'industrie à Boucherville, Deux ministres du gouvernement du _ Québec patronnaient l'inauguration du Parc Industriel et le lancement de la brochure publicitaire: M.Pierre Laporte, ministre, et des affaires municipales et des affaires culturelles; M, René Saint-Pierre, ministre des travaux publics.Les membres du Conseil de ville, les représentants de divers groupements, plusieurs personnalités du monde du commerce et de l'industrie, une galerie bien remplie de journalistes, de photographes, de caméramans ont applaudi au succès de cette journée consacrée à mettre en lumière le développement et l'avenir industriel de Boucherville.Après la bénédiction du parc industriel et la levée de la première pelletée de terre, les invités ont été reçus à La Saulaie.Une salle fort joliment décorée, une atmosphère toute de cordialité, des invités oui examinent les maquettes du Centre Civique, de la Seigneurie Pierre-Boucher, du parc industriel, qui feuillettent la brochure publicitaire toute nouvellement sortie des presses: l'animation des grands jours.C'est ensuite le ministre Laporte, député du comté de Cham-bly, qui a dit se réjouir des événements qui marquent la naissance de l'industrie à Boucherville: "Voilà une ville qui incarne très bien toutes les choses que je prêche au Québec depuis trois ans.Je vous félicite d'avoir inauguré et réalisé une politique industrielle que votre brochure visualise d'une façon magnifique d'ailleurs." M.Laporte rappelle à son tour que c'est par le regroupement du village et de la campagne que le développement de Boucherville s'est opéré de façon aussi rapide: "Le problème auquel heurtait Boucherville était celui que l'on retrouve à l'échelle campagne vierge, sans services, de sorte que toute politique industrielle était impensable"."Sans loi, par la volonté des citoyens, la fusion s'est faite ici.Dans l'harmonie.Vous avez donné l'exemple et je vous en félicite." En parlant du mo vement industriel qui se dess.ie à Bou-chervilje, M.Laporte ajoutait: "On n'improvise pas l'avenir industriel d'une ville, il faut le préparer et sérieusement.Par planification intelligente, par une politique efficace capable de convaincre l'industriel que c'est là, chez nous, qu'il doit s'établir pour connaître une situation florissante, une bonne production." "Une autre chose a été bien comprise chez vous; celle que, à la base de tout bon développement industriel, doit s'élaborer un plan directeur d'urbanisme.Il s'agit là d'un investissement coûteux, bien sûr, mais plus encore d'un placement d'avenir sans lequel une ville en période de développement commet bien des erreurs et se retrouve vis-à-vis de sérieux problèmes." Ui î?\ v i-b# s i m ' se une 1 au nom de centaine d’invités DU CANADA FRANÇAIS”.% m ! IL m /i i il une M : il r- : R UN TRAVAIL MAGNIFIQUE C'est le Maire Clovis Langlois qui a souhaité la bienvenue d'usage et rappelé étapes successives qui ont permis une aussi totale transformation de Boucherville, fait d'un village sans " aucune industrie, une ville en plein essor en train de réaliser chez elle un centre industriel d'envergure: "vers 1950, Boucherville commençait à être choisie comme banlieue et la construction domiciliaire s'y organisait.Il y a 2 ou 3 ans, par l'annexion de la campagne, un territoire 7 ou 8 fois grand comme le nôtre, notre village saturé pouvait entrevoir des débouchés intéressants.La nécessité de créer une politique industrielle nous a fait constituer un fonds industriel et former une commission char-qée d'étudier tous les aspects de la question industrielle; et de faire en sorte d'attirer des industries à Boucherville"."Aujourd'hui nous avons 8 industries.Nous sommes heureux que des hommes d'affaires aient choisi d'établir leur maison chez nous et nous souhaitons que leur geste sera imité par beaucoup d'autres." Après avoir souligné le magnifique travail de la commission industrielle et qualifié la brochure publicitaire, leur oeuvre, de réalisation de qualité, M.le maire Langlois a présenté aux ministres un exemplaire de cette publication industrielle.V ' i I j i UNE VILLE EN PLEIN EPANOUISSEMENT : ce sont les commentaires du maire Langlois, des ministres Saint-Pierre et Laporte devant les maquettes des Centre Civique et les esquisses des futures industries.“N’OUBLIONS PAS LE VISAGE HUMAIN, LE COTE CULTURE" M.Laporte n'oublie pas ses responsabilités ministérielles côté culture et il déclare: "On s'occupe beaucoup des choses matérielles du développement économique mais on ne doit pas blier l'aspect humain.De sorte que s'il est excellent de former des spécialistes il ne faudrait pas minimiser l'importance du point de vue humain et culture.Et avec des gens comme M.Charles Desmarteau la situation est entre bonnes mains.La culture doit grandir au même rythme que l'habitation dans une ville pour que son développement soit harmonieux."Votre parc industriel est de qualité, votre voirie est un actif considérable, votre sens de la culture vous honore, votre avenir est magnifique.Et tout ce que je pourrai faire pour vous faciliter les choses, pour améliorer votre situation et votre avenir, je le ferai avec plaisir." 01 W^a^a .?aVaTaI Wa*a Ja*aJa* 'aTaVaVa ,VaV ’?aVa ?aVaVa* aVa^à TaTaVaT WW VaVaVaT àWa' ?aVaVaT.iwà' ?aVaVaTj aTaTaVa' VaVj a^aVa^a' ?aTAVAVj W*Wi ?aTaVaTj ÀVaVaVaI VaVj aTaVaTaI TaVaTaTa aTaVaVaV PaTaVaVa aTaTaTaT PaTaTaTa aVaTaVaV TaWa WW?PaTaVaTa! Ü Ü n -ffi» r C jtf f, Ü 'M?y en ou- Z -1/ ^ -r-i r % i ¦vy tV !' \ > à i Cette fois c'est M.le Ministre Saint-Pierre qui signe le Livre d’Or de la C.l.B.Il est entouré de M.Clovis Langlois, de M.Gaétan Lavallée et de M.Charles Desmarteau.Une réunion fracassante Beaucoup d’autres choses ont été dites lors de cette réunion, que les limites d’un texte nous empêchent de rapporter.Il reste pourtant que dans ces comptes rendus, comme dans les interviews d’ailleurs, que ça n’est pas tellement la lettre qui importe comme l’esprit.Quant à souhaiter oue toutes les nuances de cet esprit soient fidèlement reproduites.il s’agit là d’une impossibilité, autant physique qu'humaine, et il n’est pas un individu, tant soit ncu au fait du reportage écrit ou parlé, qui ne puisse en convenir.Le président de la Ligue, M.G.Hétu, intervient à son tour pour déclarer ce qui suit: “MM.les Commissaires, si vous n’êt,es pas d’accord avec les conclusions du rapport, vous devez pourtant admettre que les membres de la commission consultative étaient fort bien choisis, qu'ils sont des gens compétents et de bonne foi, qu’ils ont accompli un gros travail et qu’il conviendrait qu'ils en soient remerciés.’’ M.Hétu suggère ensuite que tout le rapport soit publié dans les journaux.Ce à quoi M.Tes- Voici quels sont les terrains susceptibles d’être choisis comme emplacement de la future école dans le secteur ouest; Lot 69, à 120 le pied carré, rue Le Baron; • SMlMsiàà.modèle de femmes femmes modèles ?moi, mes souliers a m m Mariane 0.MARTEL.m.d.Extrait de la revue “La Belle Canadienne” C.P.1145, Trois-Rivières, P.Q.Interrogées sur le secret de leur succès (car ce sont naturellement des femmes très en vue) elles répondront avec complaisance; “que ce n’est qu’une question d’orga-80 nisation et de planification”.Elles sont, tout d’abord, très bien secondées à la maison, par une aide ménagère |E§ incomparable qu’elles auront importée d’Europe, agant gsf constaté à regret l’incapacité de celles dont on dispose gg ici.Elles ont ensuite, évidemment, cela va sans dire, un |H mari très compréhensif et conciliant, et, pour compléter |H ce tableau idéal, des enfants surdoués, tout à fait exceptionnels! (A noter : cela implique que les autres, ||j nous, se contentent d’un bon mari et d’enfants en santé!) §g| Lesquels enfants, surdoués, sont également très bien Elg élevés : les plus jeunes ne pleurent jamais lorsque ma-B man s’en va au bureau “tout comme papa”, et sont même ¦ enchantés d’être laissés aux mains de la gouvernante revêche et moustachue, elle aussi importée.Quant aux g aines, eh bien, ils adorent tout simplement les Institu-! Hans de “premier ordre” auxquelles on les aura indéfiniment confiés pour la durée de leurs cours ._ Et le mari dans tout ça, me direz-vous?Eh bien, aux interviews auxquelles il sera convié aux côtés de sa célèbre H moitié, il fera bonne contenance.Il arborera même au Pr°Hl du photographe, un sourire de réclame de pâte dentifrice.Il éludera habilement, les pièges que lui tendront les journalistes en quête d’une brèche dans l’arma-3'' ture tr°P parfaite, par des réponses évasives et peu compromettantes, telles que: “Ma femme vous a tout ;*é.:;.Wïï dit> i{ n’y « rien à ajouter” ou bien encore par des banalités du genre re : “Heu oui ! le mariage est une expérience enrichissante” (ce qui, peut être interprété comme une phrase à double sens), quand ce n’est tout simplement un : “pas de commentaires”, en accentuant son large sourire, sous le regard attendri .et attentif de sa femme ! (suite de la semaine dernière) 1 — La femme de carrière à plein temps est sous tous rapports, la "superfemme”, pour faire pendant aux f| “surhommes” dont on nous rabat constamment les oreil- El les.Donc la super-femme.On en trouve beaucoup; Elle §9 est même devenue un article très répandu dans les §9 milieux intellectuels, artistiques et scientifiques.Elle jjra constitue à elle seule une prototype : celui de la “mai- M tresse-femme”.[ h Elles sont toutes posées, réfléchies, logiques avec 11 elles-mêmes et envers les autres, efficientes, au foyer si comme dans leur profession, et totalement dépouillées || d’émotions futiles.Elles exercent sur leur entourage im- S médiat et collatéral une influence stabilisante, ordonnée m et rigide, d’où sera définitivement banni tout imprévu.Le mariage n’est pour elles qu’un violon d’Ingres dont elles ne jouent que distraitement, pour se décontracter, à temps partiel.Elles sont trop accaparées par leur fonction primordiale, leur métier, leur véritable raison d’être sur cette planète.Prévoyantes, elles se seront munies d’un mari, par surcroît de sécurité, et comme un bon placement au point de vue statut social et biologique.Elles ont naturellement, parallèlement à leur carrière fulgurante, une famille à leur mesure.On peut également classer dans cette catégorie les femmes qui, tout en n’ayant pas de profession définie, sont des fanatiques de comités.Elles appartiennent à une w ¦ ou plusieurs sociétés de bienfaisance, et accumulent avec succès des, présidences et secrétariats impeccables.On les trouvera également au premier rang des salles de conté-rence sur le bilinguisme et biculturalisme, la discrimina- __ tion raciale, l’antisémitisme ou autre question à l’ordre du jour.Ce sont toujours elles qui engagent les débats et trouvent le moyen de poser des questions d’une telle intelligence que l’auditoire en demeure pantois, et le conférencier pris au dépourvu.H i :*< 5$fK5^.'7-3 comme ¦: • C f'r - 11 - : (à suivre la semaine prochaine) II LA SEIGNEURIE, semaine du 10 au 15 janvier 1966 - 7 HMHÜi a -^p1^ ce faire, il faut y organiser des activités de toutes sortes, y assurer tous les services possibles; favoriser l'ipiplantation d'institutions secondaires d'enseignement, créer des centres de culture et de récréation.Quant aux services d’eau, de police, d’entretien, Me Brûlé est d’avis qu’il faut, dans chaque cas, étudier une formule qui permettrait aux villes avoisinantes de collaborer entre elles sans pour autant que l’une soit soumise à l’autre.— Pour ce qui est de l’annexion même de Boucherville, qu’en pensez-vous?— On dit partout que ce mouvement est irréversible.Quoi qu'il en sort, il me semble à moi essentiel que des études soient faites, sur notre cas précis afin que nous sachions par des données exactes les avantages et les désavantages d'une annexion pour notre ville, le moment venu.Plutôt que de subir passivement l'annexion.sont intéressés.Les groupements se font représenter par des délégués, suivent notre travail, et constituent un encouragement pour le Conseil de ville.Nous avons chez nous un riche réservoir de capital humain et il est important que les postes publics attirent des compétences.Ces compétences elles sont là il faut les attirer aux affaires publiques.Pour ce, il faut leur créer des champs d'action, à leur taille, leur remettre certaines responsabilités, les faire ainsi s'intégrer à la vie de la communauté.— Durant les derniers dix-huit mois, la question de la rémunération des échevins et du maire a été souvent discutée, des membres du Conseil en ont même fait l’objet de proposition à deux ou trois reprises, chaque fois cependant la barrière du référendum a freiné toute action: quelle est votre pensée à ce sujet-là?— L'administration municipale est une chose complexe qui doit être confiée à des gens compétents.Or ces gens compétents ont des activités professionnelles qu'ils devront forcément négliger s'ils veulent consacrer leur temps à la chose municipale.Il faut donc faire en sorte que ce handicap n'en soit pas un et pour cela offrir des compensations substantielles aux candidats.Lès dédommager pour ce qu'ils perdent dans leur métier, leur profession.Et bien sûr, ne pas leur nuire par toutes sortes de tracasseries, au contraire, les encourager.Il faudrait offrir $3,000 échevins et $5,000 au maire.Cette question reviendra bientôt sur la table du Conseil et si elle obtient la majorité je souhaite qu'on aille en référendum s'il le faut.C'est une question qui doit être enfin réglée et c'est d'elle que dépendent beaucoup d'autres problèmes.— Que réponderiez-vous à ceux qui affirment que des échevins salariés seraient plus intéressés à l’argent qu’au bien public.— Non je ne pense pas que la rémunération aurait cet effet.Je suis convaincu que les électeurs d'une part serait beaucoup plus vigilants s'ils devaient élire ce droit de des candidats qui reçoivent un heureuse- salaire.Et que d'autre part, les citoyens seraient plus exigeants envers le Conseil.Quand un poste est rénuméré, on s'attend en effet à ce que du travail sérieux y soit accompli.Les hommes publics sont là pour ça, accomplir du travail sérieux.Il est dépassé ce temps où on s'imaginait que ces fonctions publiques amenaient des remerciements, donnaient des glorioles.¦ IM #5 ; JV *''4» " k.1 Que pensez-vous du vote J universel?— Une formule beaucoup plus démocratique que celle-là.Mais il faudrait avant de l'appliquer repenser le .système de taxation et l'établir d'une façon plus équitable pour tous.La taxe administrative devrait être enlevée villes pour relever du domaine provincial.La taxe foncière devrait être calculée par famille plutôt que par propriétaire.CONSEIL aux La pensée des membres du Conseil de ville Par HOLLANDE NADEAU — Et les familles nombreuses, alors?— Les familles nombreuses toucheraient une assurance sociale convenable de sorte que personne ne serait défavorisé.J'en profite pour ajouter que les parcs ' industriels devraient relever directement de la province, ne pas être supportés par les villes.On éviterait ainsi la concurrence entre les villes, on centraliserait tous les renseignements possibles nécessaires aux industriels, on faciliterait les démarches des industries qui désirent s'établir dans une ville donnée du Québec.— Que pensez-vous du travail de la Commission Industrielle de Boucherville?— Beaucoup de bien.On accomplit là une excellente besogne.Voilà un groupe d'hommes qui travaille résolument et qui mérite les plus sincères félicitations.— La brochure industrielle vous plaît?— Une très belle réussite.Une présentation unique, d'un caractère très différent de tout ce qui s'est fait jusqu'à présent dans le domaine de la publicité industrielle.Cette brochure constitue une publicité sans pareil pour la ville.J'aime particulièrement qu'on fasse ressortir le caractère historique de la ville, qu'on ait situé visuellement Boucherville au coeur des quatre voies de rencontre par mer, par terre, des airs.On a donné une identification humaine et je crois que c'est là une des bases les plus solides de la marche et de l'avenir d'un endroit.(à suivre la semaine prochaine) — Il s'agit là d'une question de politique provinciale sur laquelle je ne voudrais pas me prononcer, mais si on se rappelle le projet du même ministère de voter une loi concernant la rémunération des conseils de ville, projet auquel on n'a pas encore donné suite, on peut conclure qu'il pourrait bien être ainsi du sujet des quartiers électoraux.Pour ma part je suis convaincu qu'en 1967 la ville sera divisée en quartiers électoraux.— Etes-vous d’accord avec la proposition de trois quartiers?— Tout à fait.Ceci permettra à chaque quartier d'être représenté par deux échevins et assurera ainsi de plus grandes chances de bonne représentation.Quant à l'objection que pareille mesure favoriserait un ou deux quartiers au détriment de ou des autres, je n'y crois guère.C'est là majorité qui mène au conseil et elle s'obtient cette majorité, autant avec six quartiers qu'avec trois.Les services qu'une Ville accorde, même s'ils sont dans tel ou tel secteur, constituent, Il ne faut pas l'oublier, un profit pour une ville entière, et c'est, non pas la rivalité qui doit être adoptée comme tactique à l'heure où une ville se développe aussi rapidement que la nôtre, mais bien la compréhension.Elle doit être une règle — M.Brûlé, la Ville de Bou- de conduite.cherville sera-t-elle divisée en — Le regroupement munici-quartiers lors des prochaines pal est-il pour demain?L’an-élections municipales?nexion de Boucherville se fe- — Oui, et à mon avis, cette ra-t-elle vers l’est ou vers mesure forcera les citoyens de l’ouest?chaque secteur à être réellement — Ce qui est important pour intéressés aux candidats de leur une ville c'est qu'elle progresse quartier et à leurs idées.et qu elle réponde aux besoins — Vous n’avez pas l’impres- de sa population.Je ne pense sion que le ministre des affaires pas que ce soit en regroupant municipales pourrait d’ici 1967, des villes de la rive sud que l'on faire adopter son projet de loi y créera une vie plus intense, abolissant les quartiers électo- Il faut éviter à tout prix qu'une raux?ville se fige en dortoir, et, pour Ce titre qui parle de "la pensée des échevins" prend aujourd'hui une signification on ne peut plus juste.Et la pensée d'un conseiller nous connaîtrons, dans toutes ses ramifications.Nous causons avec Jean Brûlé, ou plutôt, Jean Brûlé parle.L'échevin du quartier no 2, un homme public doublé d'un avocat, accepte non seulement de répondre à nos questions, mais insiste pour le faire en précision, en longueur, avec force détails et solide documentation.Me Brûlé attache, dit-il, une réelle importance aux entretiens écrits de ce genre-ci.Ils ont, selon lui, une valeur plus grande encore que certaines phrases prononcées lors des campagnes électorales.Le lecteur étant à même, par l'interview écrite, de prendre contact avec la pensée réelle de son représentant, beaucoup plus objectivement que lors des discours politiques.Selon M.Brûlé nos questions sont trop complexes pour qu'il puisse y répondre eh abrégé Pas de résumé possible.Nous faudra donc procéder par étapes et échelonner nos questions au long de ?chroniques.Attaquons la première : m __ Ww' r aux Jean Brûlé, échevin — Y a-t-il avantage selon vous à ce qu’une ville garde un cadre restreint?— Ce qu'on observe c'est que dans une grande ville les citoyens sont passablement coupés de l'administration alors que dans une ville comme la nôtre, ils peuvent au contraire être très présents et chaque fois qu'ils le désirent, ils peuvent s'exprimer.— Jugez-vous que regard est utilisé ment par les contribuables?— Les spectateurs sont nombreux à nos assemblées, ils DE VILLE vxxx-xxxxxxx-xx-xxxxxx^ I *
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